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 imperfections are beauty, madness is genius and silly is better than boring (grace)

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MessageSujet: imperfections are beauty, madness is genius and silly is better than boring (grace) Sam 9 Juil - 1:11

imperfections are beauty, madness is genius and silly is better than boring
Grace & Zola
"Yeah I’mma dance my heart out ’til the dawn, but I won’t be done when morning comes, doin' it all night, all summer, gonna spend it like no other."

Jetant brièvement un coup d'oeil à l'horloge, Zola termina de se coiffer rapidement. Elle se leva ensuite, et s'observa dans le grand miroir de sa chambre, plissant par réflexe sa robe rouge, pourtant impeccable. Elle s'imprégna de La Petite Robe Noire, parfum français qu'elle connaissait de sa mère française, et qu'elle portait depuis quelques temps déjà. Alors prête, la jeune femme enfila ses escarpins, attrapa son sac, et rejoignit sa voiture, quittant son immensément vide maison. Une vingtaine de minutes, elle était arrivée, pile à l'heure pour la réception à laquelle elle était conviée. Réception organisée par une totale inconnue, dont elle se souvenait à peine le nom. N'était-ce pas... Clarkson ? Thompson ? Anderson ? Un nom en -on, lui semblait-il. Zola ne savait même pas vraiment pourquoi cette femme l'avait invitée ; elle savait seulement qu'elle était une amie de l'une de ses amies, qu'elle ne l'avait croisée qu'une seule fois, chez ladite amie, et que cette inconnue lui avait témoigné son désir de faire connaissance avec elle. La blonde n'avait plus que répondre positivement avec un grand sourire poli. Elle était là, à présent, à une réception dans une demeure qui, à l'image de ses propriétaires, lui était inconnue. Elle trouverait bien quelqu'un qu'elle connaîtrait ; du moins, elle l'espérait. Et puis, après tout, elle connaissait ce monde, depuis bien longtemps déjà. Elle y était mêlée depuis sa naissance, sans qu'elle n'ait jamais eu son mot à dire. Elle y baignait plus que jamais, depuis qu'elle avait épousé Edward, son compagnon de noyade ; de noyade, parce que ce monde les opprimait parfois terriblement. N'était-ce pas les parents de son nouvel époux, qui avaient insisté pour qu'il s'unisse à une demoiselle de leur monde ? Zola se rendait chaque jour un peu plus compte, que les gens de la « haute société » auraient toujours bien du mal à accepter « les autres » parmi eux, ne se reproduisant qu'entre eux exclusivement, tenant éloignés d'eux tous ceux dont le compte en banque n'était pas assez rempli. Il arrivait parfois – pour ne pas dire souvent –, qu'elle éprouvât un profond dégoût pour ce petit club de privilégiés, dont elle faisait pourtant, bel et bien partie. Parfois, elle se souvenait. Elle se souvenait de cette époque, où elle avait voulu se rebeller, contre ses parents, contre cette partie de la société. Elle était sortie avec un garçon pas très fréquentable, à l'opposé de tous ces gens qu'elle détestait alors. Elle était sortie avec lui, et en était tombée folle amoureuse ; une amourette singulière, qui n'avait évidemment pas pu fonctionner bien longtemps. À l'époque, Zola s'était rendue compte, qu'elle ne pourrait jamais vraiment quitter ce monde : qu'elle le voulait ou non, elle y était liée pour toujours.

Œuvres caritatives et soirées mondaines étaient devenues son quotidien. Zola Penrose, récemment devenue madame St-John, était connue comme une habituée de ces soirées : c'était bien les rares fois où elle sortait de chez elle, pour autre chose que le travail. Mais contrairement à un grand nombre de ces commères au sourire hypocrite, Zola se souciait réellement de toutes les causes pour lesquelles elle organisait des soirées de bienfaisance. Cela faisait d'ailleurs trop longtemps qu'elle n'en avait pas organisé ; il faudrait y remédier bien vite. « Oh Grace, dieu merci tu es là ! » s'exclama Zola, en apercevant soudain son amie, chassant aussitôt de ses pensées l'éventualité d'une nouvelle soirée mondaine chez elle. Elle sera Grace dans ses bras avec un sourire sincère – elle ne pourrait pas être plus sincère avec quelqu'un d'autre que Grace. « Je sentais venir une looongue et ennuyeuse soirée. » lâcha Zola, en jetant un coup d'oeil à tout le gratin présent ce soir. Elle avait une coupe à la main, but une gorgée d'alcool. Elle s'était attendue à passer sa soirée à discuter avec d'autres femmes, un sourire hypocrite collé au visage. Mais Grace était là. La soirée ne pouvait pas être ennuyeuse. Grace et « ennuyeux » n'allaient pas ensemble, ils étaient l'antithèse l'un de l'autre. Avec Grace, Zola était toujours certaine de passer un bon moment. « Tu vas bien ? » s'enquit la blonde, sincère.
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MessageSujet: Re: imperfections are beauty, madness is genius and silly is better than boring (grace) Dim 10 Juil - 14:39


 

 
 


« Imperfections are beauty, madness is genius and silly is better than boring. »
Zola ღ  

 




Adossée à l’embrasure de la porte de la chambre de sa fille, Grace la regardait dormir avec sérénité. L’esprit quelque peu embrumé quant à elle, la jeune femme se demandait si, en fin de compte, elle faisait bien de se rendre à ce gala de charité. En règle générale, elle n’avait pas tant de scrupules à sortir le soir, bien au contraire. Mais la présence de William la rassurait en quelque sorte. Seulement, leur couple n’était plus, et lui, elle l’avait naturellement jeté à la porte de leur villa. Un souvenir encore trop récent dans son esprit, mais surtout dans son cœur. Mais c’était justement cette douleur qui l’avait poussée à accepter l’invitation. Elle refusait l’idée même de gâcher sa vie à cause de l’homme qui avait brisé son cœur. Un trop-plein de fierté, une souffrance non assumée, voyez cela comme vous voulez, mais Grace n’était pas une femme qui acceptait d’être mise à terre. Il suffisait de la regarder pour le voir. Le parfum enivrant, la coiffure impeccable, le maquillage parfait, et vêtue d’une robe étincelante aux tons dorés qui mettait parfaitement en valeur sa silhouette, elle était éblouissante. Quelques bijoux de valeur venaient subtilement parfaire sa tenue. A vue d’œil, il paraissait impossible de remarquer à quel point elle était détruite de l’intérieur. Apparence, tout n’était finalement qu’apparence. Elle ne savait si c’était l’éducation de ses parents qui, malgré leurs maigres revenus, s’étaient toujours montrés excessivement fiers. Ou si c’était son intégration dans ce milieu mondain si envié mais si inaccessible. Peut-être était-ce un mélange des deux. Mais la vérité était qu’elle n’avait jamais su révéler ses faiblesses, comme si les dévoiler à quelqu’un risquait de la rendre vulnérable. C’était sans doute grâce à cette facette-là de sa personnalité qu’elle s’était bien acclimatée de ce monde qui, certes, offrait des avantages considérables à l’élite dont elle faisait désormais partie. Mais elle avait aussi la fraîcheur et la spontanéité qui manquaient à beaucoup. Elle pouvait tout autant être adorée que détestée mais il était compliqué de lui rester indifférent. Dès la première soirée mondaine à laquelle elle avait assisté, alors qu’elle n’était âgée que de dix-sept ans seulement, elle avait su faire son petit effet en entraînant la majorité des convives sur la piste de danse. Et depuis, elle dérogeait rarement à la règle. Ce soir, cependant, la belle ne savait pas comment les choses allaient se dérouler pour elle. Il était évident qu’elle avait besoin de s’aérer l’esprit et s’évader de ses problèmes, fut-il le temps d’une soirée. Mais elle savait d’ores et déjà qu’on lui demanderait des nouvelles de son époux. Et, sur ce point, elle n’avait pas encore décidé de ce qu’elle dirait, et de ce qu’elle tairait. D’une certaine manière, elle était convaincue qu’ils finiraient par divorcer, même si William le refusait pour le moment. Alors l’annoncer tout de suite la soulagerait certainement. Seulement, elle n’avait pas envie de provoquer des rumeurs, ou même un esclandre. L’élite mondaine avait tendance à trop aimer les histoires des uns et des autres. Alors elle penchait malgré tout vers le mensonge même si cela l’agaçait de donner raison à son mari qui assurait que rien n’était terminé entre eux. Bon sang, la soirée n’était même pas encore commencée qu’elle avait déjà besoin d’un verre. Mais la jeune femme entendit finalement la sonnette de l’entrée retentir, indiquant l’arrivée de son baby-sitter. Après un dernier regard en direction d’Haylee, la jolie blonde descendit aussi rapidement que ses escarpins lui permettaient les escaliers de la villa pour aller ouvrir à Oscar. Quelques mots échangés, et la voilà qui se saisissait de sa pochette pour partir enfin. Après un petit trajet en voiture, elle arrivait enfin au lieu de la réception, avec quelques minutes de retard. Cela n’aurait pas été normal, sinon.

Rejoignant l’intérieur de la demeure aux allures de château, elle observa les yeux d’un regard neutre. Sans doute qu’elle n’en avait pas l’air, comme ça, mais quelque part en elle, il y avait toujours cette adolescente fascinée par ce monde de paillettes. Et pourtant, ces soirées caritatives paraissaient parfois bien fades mais elle savait trouver un moyen de s’y occuper, outre la cause pour laquelle elle s’y rendait bien entendu. Et d’ailleurs, à peine arrivée, elle reconnut la tête blonde de l’une de ses rares véritables amies de ce milieu. Laissant instantanément un sourire apparaître sur son visage face à la belle Zola, sublime dans la robe rouge qu’elle portait, elle la serra naturellement dans ses bras pour la saluer. – Et non, je suis venue te sauver d’un ennui mortel ! lança-t-elle avec malice, amusée de voir son amie presque soulagée de la retrouver. Elle aimait beaucoup Zola. Douce et agréable, elle avait surtout ce dont peu pouvaient se vanter dans le milieu, la tolérance envers chacun. Pour Grace qui avait longtemps dû faire face aux regards réprobateurs de ceux qui estimaient qu’elle n’avait pas sa place auprès d’eux, elle avait bien plus de valeurs que tous ceux qui les entouraient. Profitant du passage d’un serveur près d’eux pour saisir habilement une coupe de champagne, elle entendit alors la question de son interlocutrice. – Si on te demande, tu diras que oui. Mais… J’ai connu mieux. Je crois d’ailleurs que je vais profiter de la soirée pour noyer tout ça. avoua-t-elle dans un petit rire, joignant le geste à la parole en buvant plusieurs gorgées de son verre. Si elle préférait taire ses états d’âme aux autres invités, il lui paraissait évident qu’elle ne cacherait pas la vérité à l’une de ses amies. – Et toi, comment vas-tu ? Tu connais notre hôte ?



 


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MessageSujet: Re: imperfections are beauty, madness is genius and silly is better than boring (grace) Mer 13 Juil - 0:02

imperfections are beauty, madness is genius and silly is better than boring
Grace & Zola
"Yeah I’mma dance my heart out ’til the dawn, but I won’t be done when morning comes, doin' it all night, all summer, gonna spend it like no other."

Elle se demandait parfois, si sa vie se résumerait toujours à ceci. Dormir, travailler, aller aux soirées mondaines. C'était si peu de choses, au fond ; elle se surprenait elle-même, en constatant que jusqu'à présent, elle ne s'était pas lassée de tout ça. Peut-être parce qu'au fond, sa vie n'était pas aussi banale qu'elle s'obstinait à le penser. Des fois, elle regrettait presque de ne pas faire partie de ces gens de son âge, qui avaient choisi la simplicité, qui s'étaient posés et avaient fondé une famille. Enfin, elle savait bien que ce n'était pas si simple que ça : le bonheur ne l'était jamais. Non, ce qu'elle regrettait quelques rares fois, c'était d'avoir choisi le travail, à tout le reste. Zola aurait pu mener une toute autre vie, mais elle avait choisi celle-ci. Celle qui lui correspondait, sans doute. Celle qui lui allait, ce qui était vrai. La Penrose ne s'était jamais plainte, elle avait toujours travaillé ardemment, travaillé dur pour atteindre ses objectifs. Ça aurait pu se limiter à cela simplement ; mais il avait fallu qu'elle propose ce mariage, cet arrangement, à Edward. Ça, le regrettait-elle ? Sans doute, mais jamais, au grand jamais, elle ne l'aurait admis. Encore moins devant lui. Elle n'aurait pas voulu le blesser, même si elle le connaissait, sachant pertinemment qu'il ne l'aurait pas montré. Edward demeurait l'un de ses meilleurs amis, ceux pour lesquels elle était prête à tout. Absolument tout. Leur mariage en était la preuve, bien qu'il ait paru comme une décision un peu soudaine et précipitée – pourtant prise après beaucoup de réflexion. Mais parfois, elle se disait que, justement, elle avait peut-être proposé sans réfléchir assez, sans imaginer les conséquences, conséquences qui étaient apparu dès que les six mots avaient été prononcés, scellant leurs destins pour toujours. La première de toutes, était qu'elle se condamnait à rester seule, puisque l'alliance à son doigt signifierait toujours aux hommes l'interdiction de s'approcher d'elle – elle prétendait s'en ficher, et de toute façon, elle aurait parfaitement pu retirer la bague, symbole de ce mariage faux, et pourtant, elle s'obstinait à la garder, pour une raison qui lui était inconnue. Pourquoi faire, de toute manière ? Zola n'était pas branchée coups d'un soir, et vivait une histoire d'amour beaucoup trop passionnée avec son travail d'avocate, pour pouvoir laisser entrer quiconque dans sa vie, sans compter que ses seules sorties, n'étaient que pour des soirées mondaines et œuvres caritatives, et quelques fois pour des promenades dans des lieux reculés et quasiment vierges de populations. Mais la blonde savait néanmoins, que cela lui manquerait quand même, de ne plus être courtisée – après, c'était toujours flatteur, surtout lorsqu'on était marié à une personne qui ne nous aimait pas, et ne nous faisait donc pas compliments. Pourtant, Edward était assez... agréable. Et là était la deuxième conséquence de ce mariage. Le jeune homme semblait vouloir profiter pleinement des « avantages » de cette union, estimant visiblement que l'alliance à son doigt lui donnait l'autorisation de partager une de ses nuits, voire plusieurs. Zola se sentait assez mal à l'aise, face à ses avances récurrentes, et répondait à chaque fois par la négative – pourtant, dieu sait ce que ça faisait longtemps qu'elle ne s'était pas envoyée en l'air. Elle avait même déjà pensé accepter ; mais jamais, elle n'accepterait, jamais. Et jamais, il ne saurait, qu'elle avait failli céder. Elle ne voulait pas créer de malaise entre eux, elle ne voulait pas gâcher cette si belle amitié, à cause de ses envies de femme.
Enfin, la dernière des conséquences, était que tout cela l'obligeait à mentir à ceux qui comptaient le plus à ses yeux : sa famille avant tout, et ses amis. Au fur et à mesure, Zola s'était améliorée dans le rôle de l'épouse modèle et follement amoureuse. A tel point, que tous y croyaient. Ou presque.

Alors Zola jouait un rôle, partout. Elle avait l'impression d'être une contrefaçon, la contrefaçon de Zola Penrose, à partir du moment où elle avait endossé le nom des St-John. Ici, à cette soirée mondaine, elle était désormais Zola St-John, la riche héritière des Penrose ayant soudain trouvé l'amour dans les bras de son meilleur ami, contre toute attente. De toute façon, tous ici, ne jouaient que des rôles. Rires faux et hypocrisie étaient le quotidien des gens de ce monde. En fin de compte, Zola n'était pas si différente d'eux. Elle n'était qu'une jeune comédienne, au milieu d'une centaine d'acteurs oscarisés.
Heureusement, il y avait Grace.
L'une des rares véritables amies de Zola, appartenant à ce monde. La blonde prenait toujours un réel plaisir à retrouver son amie, étant à chaque fois certaine, de passer un bon moment. Grace était de ces amis si chers, avec qui le lien s'était tout de suite créé, aisément, pour demeurer solide. Elle était l'une de ces amis, que Zola ne voulait absolument pas perdre, au même titre qu'Edward – mais bon, il y avait quand même beaucoup moins de chances, que Zola couche avec Grace –, de ceux qui la faisaient rire, qui étaient capable de réveiller la folie qui était présente tout au fond d'elle. Zola adorait Grace, elle fut donc ravie de l'apercevoir – désormais, aux yeux de la St-John, une soirée mondaine ne pouvait pas être une bonne soirée mondaine, si Grace Flyleaf n'était pas là. « Oh, que ferais-je sans toi ! » répondit Zola avec un sourire amusé, le pensant malgré tout. Elle s'enquit ensuite de comment elle allait, s'en souciant sincèrement. Grace n'était pas une de ces mégères fausses et curieuses à qui Zola demandait poliment comment se portaient leurs chers bambins dont elles ne s'occupaient jamais, ou comment elles trouvaient le dernier spa ayant ouvert en ville. Si Zola posait des questions de ce genre à Grace, elle portait un intérêt sincère aux réponses de son amie. Parce qu'elle était son amie, justement. « Par solidarité, je boirai avec toi. Que s'est-il passé ? » demanda-t-elle, une mine inquiète sur le visage. Et comme son amie lui retournait ensuite la question, lui demandant au passage si elle connaissait leur hôte, Zola rit doucement. « Non. C'est une amie d'une amie, qui veut devenir mon amie, je crois. » lâcha-t-elle avec un mépris non feint. Voilà qu'elle devenait comme les autres. « Je plaisante. J'ai dû lui parler, quoi, une fois ? Et elle a prétendu vouloir faire connaissance. Enfin, elle m'a vue arriver, mais n'est pas venue me voir une seule fois. Et toi, tu la connais bien ? » demanda Zola à son tour.
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MessageSujet: Re: imperfections are beauty, madness is genius and silly is better than boring (grace) Mer 13 Juil - 22:41


 

 
 


« Imperfections are beauty, madness is genius and silly is better than boring. »
Zola ღ  

 




La vie constamment en mouvement, il n’y avait pas un instant où Grace s’arrêtait. Enfant déjà, elle agissait comme une véritable pile électrique impossible à calmer. Et en devenant adulte, elle était toujours aussi survoltée et difficile à canaliser… Le seul qui y parvenait, par le passé en tout cas, était son mari. Il avait une emprise sur elle qu’il pouvait bien se vanter d’être le seul à posséder. Maintenant qu’elle se retrouvait célibataire, la jeune femme devait, non seulement survivre à la douleur colossale qu’elle ressentait, mais aussi apprendre à vivre seule. A se gérer seule, surtout. Mais ce n’était peut-être pas pour ce soir. Parce qu’à peine arrivée dans la salle des fêtes immense décorée pour l’occasion, la jeune femme sentait déjà que sa soirée ne serait sans doute pas si innocente qu’elle le devrait. Les soirées mondaines se ressemblaient souvent. L’alcool coulait à flot, les ragots encore plus. Et Grace elle-même était déjà préparée aux questions qu’elle allait devoir subir des autres convives. Pour satisfaire leur curiosité malsaine, aucun d’entre eux ne se gênerait pour l’interroger au sujet de son mari. D’autant plus que, et ça, elle n’y pensait que maintenant, la belle avait retiré son alliance. En réalité, elle l’avait même carrément balancée à travers la pièce avant de jeter William hors de leur villa. Mais il s’agissait là de détails qu’elle préférait garder pour elle. Elle trouverait bien une excuse si l’un des invités se montrait trop… Observateur. Mais elle ne voulait pas y songer pour le moment, d’autant plus que son attention venait d’être reportée sur l’une des seules personnes vraies de ce monde de faux-semblants. Zola. La belle Zola. Avec elle, leur lien s’était créé aussi rapidement que sincèrement. Une amie, une amie dans ce milieu surtout, c’était sans doute la chose la plus précieuse qui soit. Et déjà, elle se sentait soulagée de retrouver la jeune femme à ses côtés ce soir. Elle n’avait guère envie de passer son temps à mentir à ses interlocuteurs, et avec elle, il n’y aurait pas de risque qu’elle le fasse. Zola avait dépassé le cadre du simple milieu mondain qu’elles avaient en commun pour bénéficier, à la différence de tous les autres, d’une véritable place dans son cœur. Et, outre sa sympathie et son sens des valeurs, l’avocate avait quelque chose que Grace appréciait particulièrement chez quelqu’un… Cette facilité à se laisser entraîner par sa folie. Au premier regard, la jeune femme semblait sérieuse et posée. Mais il suffisait de la pousser un peu pour qu’elle se révèle plus spontanée, plus joueuse. En fait, à vrai dire, sur ce point elle lui rappelait son mari qui exerçait d’ailleurs le même métier. Peut-être bien que tous les avocats avaient besoin d’une petite part d’excentricité dans leur vie. Ou alors, c’était elle qui était attirée par les gens plus calmes qu’elle, des gens qui pouvaient en quelque sorte lui apporter un équilibre lorsqu’elle pouvait quant à elle leur apporter un peu de piquant. Heureuse de retrouver la belle et élégante blonde ce soir, Grace répondit à son étreinte pour la saluer. Le ton taquin, elle lui assura qu’elle était venue pour la sauver de son ennui. La réponse amusée de son amie déclencha un rire de sa part alors qu’elle se saisissait déjà d’une première coupe de champagne avant de poursuivre leur conversation, le cœur un peu plus serré. « Comment vas-tu ? » était la question qu’elle redoutait le plus en ce moment. Souvent, dans un réflexe presque naturel, elle se contentait de répondre qu’elle allait bien. Plus encore quand elle se plongeait dans cet univers rempli d’hypocrites qui faisaient mine de s’intéresser aux autres lorsqu’en réalité, ils jubilaient de les voir tomber de leur piédestal. Mais c’était naturellement qu’elle avait avoué à son interlocutrice, qui elle était une véritable amie, qu’elle n’allait pas aussi bien qu’elle ne l’aurait voulu en ce moment. C’était un euphémisme, puisqu’en vérité, elle était complètement dévastée de l’intérieur. Baissant les yeux vers le liquide doré dans son verre à la question de Zola, la styliste garda le silence quelques fractions de secondes. Ce n’était pas facile d’avouer qu’elle était désormais séparée de l’homme dont elle était pourtant toujours folle amoureuse. Peut-être s’y habituerait-elle au fil du temps. – J’ai mis William dehors. Je l’ai trouvé au lit avec l’une de ses anciennes clientes. déclara-t-elle le ton faussement neutre. Elle ne tenait pas à craquer, encore moins ici. D’abord, parce que ce n’était pas du tout l’endroit pour s’effondrer. Aussi, elle ne voulait aucunement inquiéter l’une de ses amies. Il fallait également admettre qu’elle n’avait jamais été du genre à dévoiler ses faiblesses, encore moins ses blessures. Surtout, elle s’était persuadée elle-même qu’elle avait fait une croix sur son époux, même s’il paraissait évident qu’elle était bien plus touchée qu’elle ne voulait le montrer. Elle but d’ailleurs une bonne partie de sa coupe pour ôter le goût amer laissé par ses paroles. – Enfin, je n’ai plus du tout envie de le voir, et j’aurais d’ailleurs surement besoin de tes conseils parce qu’il refuse obstinément le divorce. Cette fois, elle termina complètement son verre. Si elle commençait ainsi, sa soirée risquait de devenir très vite bien mouvementée. Mais qu’importe, ce n’était pas comme si elle songeait aux conséquences de ses actes, Grace. Reportant au bout de quelques instants son attention sur son alliée de la soirée, la future ex-madame Flyleaf l’interrogea à son tour, notamment sur ses relations avec leur hôte. Elle se mit à rire en entendant les propos de Zola, retrouvant un peu plus de légèreté avant de lui répondre également. – Je sais juste qu’elle a de bons goûts vestimentaires. lâcha-t-elle d’abord avec malice, avant de s’expliquer avec un peu plus de clarté. – Elle est cliente à ma boutique. Quand elle a compris que j’étais la créatrice, elle a voulu sympathiser et m’a invitée. Nul doute que si elle avait eu affaire à l’une des vendeuses du magasin de luxe, elle n’aurait sans doute pas été aussi enjouée et chaleureuse avec elle. Un nouveau serveur qui passait, une nouvelle coupe qui atterrissait entre ses doigts. Et elle reprenait la parole. – La dernière fois que j’ai trop bu, j’ai fini sur un podium dans un bar… Promets-moi de m’empêcher de réitérer l’expérience… Ou d’être avec moi si ça arrive. ajouta-t-elle immédiatement, un sourire taquin sur les lèvres.

 


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MessageSujet: Re: imperfections are beauty, madness is genius and silly is better than boring (grace) Lun 18 Juil - 22:27

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Qui était l'organisatrice de cette soirée ? Zola ne se souvenait même plus du nom de la dame en question, et n'en avait pas vraiment honte. De toute façon, elle n'avait été invitée, que pour permettre à cette mondaine au nom oublié, d'agrandir son carnet d'adresses. C'était un peu le but de tous ces gens : voir et être vu. C'était un monde où seule l'apparence comptait ; Zola s'en rendait de plus en plus compte, depuis qu'elle avait épousé Edward. Leur mariage n'était fait que de fausses apparences, de mensonges. Tant qu'ils semblaient complices et amoureux, ça pouvait aller. La blonde prenait un malin plaisir à jouer l'épouse jalouse, dès qu'une jeune femme s'approchait d'Edward. Son comportement laissait penser qu'elle était attachée au jeune homme, il donnait l'illusion. Et quand ils étaient ensemble, ils faisaient tout pour paraître être un couple normal. Zola s'était faite à leurs brefs baisers et au contact de sa main dans la sienne : Edward avait beau être son ami, cette nouvelle proximité avait beaucoup perturbé la demoiselle au début. Mais elle s'y était faite. Zola avait toujours fait ce qu'on lui avait dit de faire, sans doute un peu bêtement. Elle était la petite fille sage et obéissante, qui osait très rarement contredire ses parents, ou tenter un quelconque acte de rébellion. D'ailleurs, après avoir été une petite fille exemplaire, elle avait été une adolescente relativement calme. Son seul véritable geste d'opposition avait été de sortir avec Jay. Un geste de révolte, qui n'en avait finalement pas vraiment été un, puisqu'elle était tombée amoureuse de lui, en fin de compte. Prise à son propre jeu. Un peu bêtement.

Zola n'avait jamais vraiment tenté quoi que ce soit, pour quitter ce monde. Même sa tentative ratée de rébellion, n'avait pas été faite dans le but de s'en séparer. Elle était née et avait grandi dans ce monde, il était devenu le sien. Malgré tous ses efforts, elle ne pouvait pas le quitter. De toute façon, elle sortait tellement peu, que ses uniques amis appartenaient à celui-ci. Encore une fois, elle n'avait jamais rien fait pour tenter de s'en dissocier : la preuve, elle venait encore aux soirées mondaines. Elle n'y pouvait rien : elle ne pourrait jamais se résoudre à en sortir, et de toute manière, elle ne pourrait jamais vraiment le faire. D'une certaine façon, elle l'aimait. Elle l'aimait surtout, parce qu'il lui avait permis de rencontrer des gens comme Grace. Ce monde-là, finalement, n'avait pas que des inconvénients.
Grace était donc là, ce soir. Zola ne cacha pas son soulagement lorsqu'elle l'aperçut, ni sa joie. Elle demanda ensuite à son amie, comment elle allait. Celle-ci lui apprit qu'elle noierait tout dans l'alcool, puisque la réponse n'était pas oui. La St-John répondit qu'elle l'accompagnerait, et joignit le geste à la parole en attrapant un verre d'alcool sur le plateau d'un serveur qu'elle gratifia d'un sourire, tout en écoutant la réponse de son amie. Grace lui apprit avoir trouvé William avec une autre femme. Zola faillit en lâcher son verre de surprise. « Oh mon dieu. Ma pauvre... » dit-elle à voix basse, afin qu'on ne l'entende pas. Elle l'aurait à nouveau serrée dans ses bras, si elles n'avaient pas été entourées de dizaines de vipères prêtes à répéter tous les faits et gestes. « Il a bien caché son jeu. » lâcha-t-elle, encore sous le choc de l'annonce. Elle estimait beaucoup William, l'avait toujours vu comme un mentor. Avocate comme lui, elle savait qu'elle pouvait lui poser les questions qu'elle se posait, sur une affaire. Elle était un peu déçue, mais plus encore, elle était triste pour Grace. Elle ne pouvait pas imaginer ce que cela faisait, sans doute parce que pour sa part, elle se fichait pas mal, qu'Edward se tape une autre femme. Simplement... Pas chez eux. Ailleurs, il pouvait faire tout ce qu'il voulait. Ou presque. « Oh, oui, pas de soucis. Tu n'auras qu'à passer à la maison, on sera plus tranquilles pour parler de ça. » répondit Zola d'une voix douce. Elle but quelques gorgées de son verre, avant de finalement terminer son verre. Elle avait soif, tiens. Avant qu'elle n'aperçoive Grace, elle avait imaginé que la soirée serait longue, et ennuyeuse ; elle s'était imaginée, qu'elle resterait seule, seule dans sa tête, même si elle discutait avec d'autres personnes. En somme, cette soirée l'avait un peu déprimée par avance : mais elle avait dit qu'elle viendrait, alors elle était venue. Et à présent, elle découvrait Grace, devant faire face à un événement des plus difficiles. Zola se sentait bien égoïste, à côté. Elle n'était pas tellement à plaindre, avec sa petite vie rangée, sa vie faite de boulot et de soirées mondaines. Elle n'avait pas l'amour, elle n'avait pas l'amour et ses complications. Au fond, ça lui évitait bien des soucis.
Les deux amies se mirent à évoquer leur hôte de la soirée. « Oh, alors elle remonte un peu plus dans mon estime. Si elle s'habille chez toi, c'est qu'elle n'est pas si mauvaise. » répondit la blonde avec un clin d’œil et un sourire sincère. « C'est encore une profiteuse, quand même, alors. Elle te voulait aussi dans son carnet d'adresses, pour accroître sa popularité, sans doute. Alors que les trois quart des invités présents ce soir, doivent cracher sur elle, derrière son dos. » lâcha Zola avec un sourire coin. Elle aussi, elle pouvait être mauvaise. Mais bon, elle doutait d'avoir tort, pour cette hôte.
La blonde vit son amie attraper un autre verre, écouta sa remarque avec un sourire, avant de rire. « Je vois. Mais t'en as bien le droit. Et je crois, que ce soir, je risque de t'accompagner. » répondit-elle en saisissant une nouvelle coupe à son tour, avant d'en boire quelques gorgées. « Ça fera un divertissement pour toutes ces pies. » Elle avait décidé de s'amuser, elle aussi, ce soir. Elle avait envie de boire, pour une fois. Sa vie était trop lisse, trop sage. Elle s'ennuyait, elle déprimait un peu. Elle avait besoin de changements. « Tu crois qu'on deviendra comme elles, un jour ? » demanda Zola, en désignant les autres invitées. Sur ces paroles, elle termina son verre, sans trop apprécier le goût de l'alcool. De toute façon, elle n'avait jamais trop aimé ça – elle avait appris à avoir un avis sur les vins, mais au fond, elle s'en fichait pas mal. Encore une fois, tout était basé sur l'apparence. Décidément, sa vie entière n'était faite que d'apparences.
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MessageSujet: Re: imperfections are beauty, madness is genius and silly is better than boring (grace) Ven 22 Juil - 20:56


 

 
 


« Imperfections are beauty, madness is genius and silly is better than boring. »
Zola ღ  

 




L’identité de leur hôte ce soir n’importait guère à Grace. Pas plus que la raison officielle de ce gala de charité. Les soirées caritatives représentaient quelque chose d’important pour elle, pourtant. Contrairement à la plupart des convives, elle ne s’y rendait pas uniquement pour être bien vue mais aussi parce que ces causes lui tenaient sincèrement à cœur. A l’inverse d’eux, elle avait connu la pauvreté. Pour l’avoir vécue, elle savait ce qu’était la misère loin de cette petite bulle dorée qui se pensait au-dessus des autres, au-dessus des malheurs. C’était sans doute son passé, justement, qui lui permettait de garder les pieds sur terre. Il l’empêchait de se perdre dans ce monde attirant mais superficiel et faux. Mais, ce soir, elle devait bien admettre que le motif qui l’avait poussée à se rendre à cette fête n’avait rien de louable. Elle avait surtout besoin d’oublier, le temps de quelques heures, les tourments dans lesquels elle se trouvait depuis plusieurs jours maintenant. Sortir lui avait toujours procuré un effet bénéfique, à court terme en tout cas. Elle avait ce besoin de voir que le reste du monde continuait de vivre pour retrouver la force de le faire elle-même. Et elle ne connaissait pas de meilleur moyen que la fête et la nuit pour cela. C’était sans doute ce qui l’avait conduite à se lancer dans le domaine en ouvrant son propre bar. A côté, cette soirée s’annonçait certes un peu moins amusante à première vue. Mais la jeune femme ne doutait pas qu’elle trouverait un moyen de se détendre. Elle avait l’habitude, et l’alcool pouvait accessoirement l’aider. Surtout, elle avait vite retrouvé l’une des plus belles rencontres qu’elle avait pu faire dans ce milieu dans lequel il était pourtant si difficile de créer de véritables liens. La présence de Zola, ce soir, était réconfortante. Voir une tête familière, et surtout à laquelle elle était attachée, au milieu de toutes ces personnes dont elle se fichait royalement était toujours appréciable. Mais, en ce moment, alors qu’elle sentait continuellement ce vide dans son cœur, elle en avait plus besoin encore. Grace n’avait jamais supporté la solitude. Et quand elle s’isolait, c’était vraiment mauvais signe. C’était pour cette raison, aussi, qu’elle s’efforçait de continuer sa vie malgré sa rupture, pour s’empêcher de se laisser sombrer dans la tristesse et la solitude. Néanmoins, elle ne pouvait pas éviter le sujet, pas avec ses amis. Elle aurait pu cacher ce qui se passait dans sa vie en ce moment, bien sûr. Elle l’avait même déjà fait. Mais cela signifierait qu’elle n’était pas sûre de vouloir quitter définitivement William. Et ce n’était pas le cas, n’est-ce pas ? Avouant ainsi sa rupture, et les raisons de celle-ci, à son amie, la styliste baissa quelques secondes les yeux suite à la réaction de Zola. Son époux avait bien caché son jeu, c’était certain. C’était sans doute pour cette raison qu’elle était tombée de si haut en le découvrant dans les bras de Rebecca… A moins que ce soit parce qu’elle l’aimait autant. L’amour lui donnait des ailes mais l’atterrissage avait été violent. S’empêchant de paraître vulnérable, surtout alors qu’elles étaient entourées d’une bande de vipères qui attendaient les premières rumeurs de la soirée, elle fut reconnaissante envers son amie qui se montra discrète malgré sa compassion. Elle la comprenait, parce qu’elles étaient du même monde. – C’est gentil, vraiment. Je sais que tu l’estimes beaucoup, et je ne veux pas que tu te retrouves entre nous, je peux prendre un autre avocat mais… Je voudrais d’abord en parler avec toi. avoua-t-elle avec sincérité. Elle savait bien que n’importe quel avocat était apte à la conseiller mais n’importe lequel d’entre eux ne pouvait pas la soutenir comme une véritable amie. Mais elle verrait cela en temps voulu. Elle n’avait aucune envie de discuter de son divorce ce soir, et encore moins de plomber l’ambiance. Elle était plutôt connue pour être celle qui divertissait, et elle n’avait vraiment pas envie de changer parce qu’elle avait le cœur brisé. Alors, munie d’une nouvelle coupe de champagne, la belle blonde lança un tout autre sujet, à savoir leur hôte de la soirée. Les paroles de son interlocutrice la firent sourire sincèrement. Elle était toujours touchée lorsqu’il s’agissait de son travail, simplement parce que c’était la seule chose, avec sa fille, dont elle pouvait vraiment être fière. Et l’unique chose qu’elle avait réalisé toute seule, aussi. Mais Zola avait raison. La seule chose qui avait poussé l’organisatrice de la soirée à l’inviter était sa réputation dans l’univers de la mode. C’était triste d’une certaine façon… Mais surtout tristement ordinaire. Ce milieu était presque uniquement rempli de personnes qui pensaient à leur seul profit. Si Grace s’était comportée exactement de la même manière avec cette femme, mais qu’elle n’avait été qu’une vendeuse et non la créatrice de la marque, jamais elle ne l’aurait invitée ce soir. Ce qu’on était passait souvent bien après ce qu’on représentait, c’était ainsi. – Je crois que tu as bien résumé la chose. Mais je ne dirais rien, je profite de mon côté de son champagne. rétorqua-t-elle avec un léger sourire sur le visage. Elle en était déjà à sa troisième coupe, d’ailleurs. Mais ce furent surtout les paroles suivantes de l’avocate qui l’intéressèrent. – L’élégante et la très distinguée Zola sur un podium, je suis sure que ça en laisserait plus d’un stupéfait. la taquina-t-elle, toujours en souriant. Grace, quant à elle, ne pourrait qu’apprécier. Elle n’aimait que trop voir les gens les plus calmes montrer la part de folie qu’ils cachaient en eux. Ça lui manquait peut-être, aussi… Buvant quelques gorgées de son verre, elle entendit alors la question de son amie. Elle secoua instantanément la tête négativement. – Oh bon sang, j’espère que non. répondit-elle tout de suite avant d’y réfléchir un peu plus. Qu’est-ce qui les différenciait de ces femmes, au fond ? Elle-même, surtout, pouvait devenir la pire des pestes quand elle le voulait. Mais, à la différence de ces personnes, faire semblant n’était pas dans sa nature. – Elles sont comme ça parce qu’elles n’ont rien de mieux à faire. Entre leurs séances chez le chirurgien et leur aventure avec leurs amants, il faut bien qu’elles s’occupent. Cette fois, c’était elle qui était mauvaise langue. Mais, en réalité, elle disait simplement la vérité. Rares étaient les femmes mondaines qui avaient une vie en dehors de ce monde, une vie professionnelle notamment. Zola et Grace faisaient partie des exceptions. Terminant sa coupe d’une traite, la belle reprit finalement d’un ton plus léger. – Et puis, tu oublies une chose... On est bien plus sexy ! Ah... L'alcool commençait doucement à faire son effet.

 


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MessageSujet: Re: imperfections are beauty, madness is genius and silly is better than boring (grace) Mer 24 Aoû - 1:08

imperfections are beauty, madness is genius and silly is better than boring
Grace & Zola
"Yeah I’mma dance my heart out ’til the dawn, but I won’t be done when morning comes, doin' it all night, all summer, gonna spend it like no other."

En fin de compte, Zola ne regrettait pas une seule seconde d'être venue à cette soirée. Si elle avait su qu'elle y trouverait sa fameuse compagne de soirées, elle s'y serait rendue avec bien plus d'empressement et d'enthousiasme, qu'elle n'en avait fait preuve ce soir. Elle était toujours heureuse de la voir, plus encore lorsqu'elles étaient à une soirée de ce genre, parce qu'elle était certaine que pour une fois, elle s'amuserait. Ces derniers temps, Zola avait pu remarquer qu'elle n'avait pas un grand nombre d'amis, et pourtant, cela ne lui pesait pas. Son travail était tout à ses yeux, et passerait peut-être toujours, avant tout le reste – ou pas. Ou pas, parce que quand ses amis avaient besoin d'elle, la blonde était toujours présente. Elle n'était peut-être la femme la plus sociable au monde, mais quand il s'agissait de ceux qu'elle chérissait, ceux qui étaient devenus bien plus importants que les membres de sa propre famille, elle était toujours là, toujours souriante, toujours attentionnée. Elle ne pouvait pas comprendre ce que vivait Grace, parce qu'actuellement, Zola n'était pas amoureuse. Parce que c'était une chose, qui ne lui était pas arrivée depuis des années, et parce qu'elle s'en fichait. Mais pour avoir aimé auparavant quelques fois, elle imaginait de manière relativement réaliste, à quel point la douleur de son amie devait être immense, profonde, et irrépressible. Alors elle la plaignait sincèrement, et si elles avaient été seules, elle l'aurait prise dans ses bras, inquiète. Et pourtant, tout le monde se serait accordé à dire que la Penrose n'avait pas le moins du monde l'air câline. Mais, encore une fois, quand il s'agissait de ses amis, elle devenait quelqu'un d'autre. Ou peut-être, tout simplement, qu'elle était elle-même, et que c'était avec les autres, qu'elle était cette personne ambitieuse, un brin imbue de sa personne, qui ne pensait qu'à tout gagner. « Tu peux compter sur moi. Je serai toujours là pour en parler. » la rassura-t-elle, ne pouvant cacher son inquiétude – elle qui savait toujours si bien cacher ses émotions. Elles ne s'attardèrent pourtant pas sur le sujet, ce qui était sans doute mieux.
Zola se mit à plaisanter à propos de l'opportunisme dont faisait part leur hôte de la soirée. Grace répondit en plaisantant à son tour, ce qui fit sourire la toute nouvelle madame Penrose-Stanford – et ce qui la rassura un peu aussi. Elle ne doutait pas que Grace était une femme incroyablement forte, et qu'elle devait atrocement souffrir derrière son sourire ; mais elle se disait que, peut-être, elle pourrait essayer de lui changer un peu les idées. « Tu as raison. Et je vais faire de même. Au moins, faire l'hypocrite avec elle, a permis quelques avantages. » Et comme son amie lui disait de l'empêcher de remonter sur un podium, totalement ivre, ou, au contraire, de l'accompagner, Zola répondit que ce soir, elle la suivrait sans doute. Elle ne plaisantait qu'à moitié : avec le mariage, et tout ce que cela impliquait, la jeune femme avait grand besoin de se changer les idées – bien plus qu'elle ne se l'était imaginée. Elle rit doucement à la réponse de Grace, avant d'attraper un nouveau verre. « Ça risquerait surtout de faire la une des tabloids, et je ne suis pas sûre que ça ferait une bonne publicité à Edward. » répondit-elle sur le ton de la plaisanterie, bien que c'était absolument vrai. Elle ne voulait pas porter préjudice à son cher époux, qui était avant tout son ami, en attirant sur eux l'attention de la presse à scandale, celle même qu'il avait voulu fuir en l'épousant. Chassant ses pensées, la blonde demanda à Grace si elle pensait qu'elle deviendrait comme les autres mondaines, celles qui ne faisaient pas grand chose de leurs journées, se contentant d'utiliser les cartes bancaires de leurs aimants maris à l'excès. La réponse de celle qui semblait avoir la ferme intention de divorcer, la fit une nouvelle fois rire, sans qu'elle n'essaie de se contenir, cette fois – quitte à attirer l'attention des autres invités. « C'est exactement ça. Au fond, elles doivent bien s'ennuyer, tous les jours. Je les plaindrais presque. » La remarque suivante de Grace la fit encore une fois rire, et elle sentait qu'elle s'amusait déjà beaucoup. « C'est vrai. On doit en faire, des envieuses. Garanties tout naturel, et même pas besoin de botox ! » s'exclama la franco-néo-zélandaise, qui commençait à se lâcher un peu plus, et rire davantage, au fur et à mesure qu'elle avalait le doux nectar offert par leur hôte. Elle en prit d'ailleurs une nouvelle coupe, imitant son amie, et la but assez rapidement, jetant un œil à l'ensemble des invités présents. « Tu crois que y'en a combien, parmi elles, qui ne se sont pas mariées par amour ? » demanda-t-elle à Grace, toute aussi sérieuse que son taux d'alcoolémie le lui permettait. Elle avait l'impression d'être comme elles, avec son mariage faux, bidon, dans lequel il n'y avait pas une once d'amour véritable, si ce n'était celui qu'on porte à un ami.
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MessageSujet: Re: imperfections are beauty, madness is genius and silly is better than boring (grace) Ven 2 Sep - 19:25


 

 
 


« Imperfections are beauty, madness is genius and silly is better than boring. »
Zola ღ  

 




Retrouver des visages familiers lors de ces soirées mondaines n’était pas quelque chose d’inhabituel pour une femme comme Grace qui sortait si régulièrement. Mais voir quelqu’un qu’elle respectait et appréciait sincèrement, c’était déjà là quelque chose de plus rare. C’était un monde attirant, prometteur et rempli de paillettes mais terriblement dangereux, un monde de requins où il valait mieux savoir nager. Il était également indispensable dans cet univers de savoir reconnaître ses alliés, des personnes en qui avoir confiance, des personnes qui pouvaient même finir par devenir de véritables amis. Grace avait trouvé Zola. Zola qui lui ressemblait sur bien des points mais qui, paradoxalement, différait sur bien d’autres. C’était sans doute cela, au fond, l’amitié, l’amour. Ressembler assez à quelqu’un pour s’entendre, mais être assez différent pour s’attirer. Et c’était ainsi que les deux jeunes femmes s’étaient naturellement liées d’amitié. Une amitié sincère et rare, ce qui la rendait d’autant plus importante aux yeux de la créatrice de mode. C’était donc avec facilité qu’elle s’était confiée à son interlocutrice, lui apprenant des détails sur sa vie privée qu’elle préférait taire pour le moment aux plus curieux. Sa rupture avec l’homme qu’elle aimait n’avait rien de facile, parce qu’elle l’aimait justement. Elle était en proie à des centaines de contradictions en elle, entre son cœur et sa raison. Mais, quelque part, la douleur que William lui avait infligée lui permettait de rester ferme quant à la décision qu’elle avait prise de le quitter. Se lancer dans le divorce ne serait pas évident, mais elle n’oubliait pas que, dans cette histoire, elle avait le soutien de ses proches, de ses amis. Et, plus particulièrement, celui de cette belle avocate au regard rassurant, qui savait lui exprimer sa compassion sans un mot. Parce que ce n’était ni l’endroit, ni le moment. Et peut-être le valait-il mieux, car Grace n’était pas certaine de la manière dont elle aurait réagi dans le cas contraire. Surement n’était-elle pas encore prête à avoir une véritable discussion à cœur ouvert. Mais elle savait qu’elle pourrait le faire, lorsqu’elle le serait. Et les paroles réconfortantes de son amie ne faisaient que la conforter dans ce sentiment. Esquissant un doux sourire, la jolie blonde finit par lui répondre. – Je t’appellerais dans la semaine. Merci Zola. termina-t-elle d’une voix teintée d’une certaine émotion, malgré elle. Mais ce n’était pas le moment de craquer, alors elle poursuivit la conversation sur un sujet bien plus léger. Elle préférait, elle maitrisait mieux ces discussions-là. Surtout, la présence de son amie l’aidait à se sentir mieux. Elle était rarement dans le rôle de celle dont il fallait changer les idées, plus habituée à la situation inverse. Mais elle ne doutait pas que Zola y parviendrait. Laissant un sourire apparaître sur ses lèvres à l’évocation de l’organisatrice du gala, elle reprit avec répartie en désignant sa coupe de champagne. – Il faut voir le verre à moitié rempli. Une philosophie qu’elle s’efforçait d’appliquer dans sa vie également. Laisser revenir sa légèreté habituelle, même le temps d’une soirée, c’était exactement ce dont elle avait besoin. Quitte à entraîner son interlocutrice dans ses extravagances. Celle-ci ne semblait pas contre, bien que subsistaient surement quelques réserves, dues à la présence de son mari. – Voilà pourquoi il faut divorcer. rétorqua-t-elle l’air entendu, bien que sa plaisanterie pouvait paraître de mauvais gout. Etre mariée à William ne l’avait jamais empêchée de faire ce qu’elle voulait, parce qu’il savait faire preuve d’une compréhension incroyable… Hum. Elle s’engageait sur un mauvais terrain, là. Terminant son verre d’un trait, elle tenta de se reconcentrer sur la voix de la belle blonde qui semblait soudain s’inquiéter de ce qu’elles, elles pourraient devenir à force de côtoyer cet univers rempli de faux-semblants. Sur ce point, Grace ne s’en faisait pas. Tout les différenciait de ces femmes, non ? Sa réponse eut le mérite de faire rire l’avocate qui, rapidement, confirma ses paroles. – Presque ! répéta-t-elle avec malice, parce qu’au fond, c’était loin d’être le cas. Elles s’amusaient trop à parler d’elles… Ah, elles ne valaient peut-être pas beaucoup mieux en fin de compte. Mais commérer avec légèreté en compagnie de l’une de ses plus proches amies lui faisait un bien fou. C’était quelque chose qu’elle n’avait pas fait depuis longtemps. Et, aux paroles suivantes de Zola, ce fut à son tour de laisser échapper un rire spontané. – Rien à voir avec elles, tu vois ! Elle lui adressa un clin d’œil avant de se saisir d’une nouvelle coupe de champagne dont elle but d’ores et déjà plusieurs gorgées. Elle prit le temps de réfléchir à la question de son amie qui semblait soudain s’intéresser à la vie conjugale des convives qui les entouraient. Ce ne fut qu’après avoir observé l’ensemble des convives qu’elle se décida à lui donner une réponse. – Je dirais toutes. A l’exception de quatre, ou cinq peut-être. Je trouve ça triste, au fond. Elles s’enchaînent dans un mariage alors qu’elles ne sont même pas amoureuses, tout ça pour… De l’argent ? De la reconnaissance ? Elles ne savent pas ce qu’elles ratent. Et cela venait d’une femme en pleine procédure de divorce. - Enfin, ça a un avantage : Elles ne souffrent pas, au moins.


 


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MessageSujet: Re: imperfections are beauty, madness is genius and silly is better than boring (grace) Lun 5 Sep - 15:35

imperfections are beauty, madness is genius and silly is better than boring
Grace & Zola
"Yeah I’mma dance my heart out ’til the dawn, but I won’t be done when morning comes, doin' it all night, all summer, gonna spend it like no other."

Zola était bien plus effrayée qu'elle ne se l'imaginait, à l'idée de ressembler un jour à ces femmes. Une chose cependant, l'empêchait – ou lui permettait – de ne pas être comme elles : elle travaillait, et durement. Femme au foyer, ce n'était certainement pas pour elle. La blonde était tout simplement incapable de rester tranquillement en place, elle devait sans cesse s'occuper, de crainte de sentir un profond sentiment de tristesse l'envahir. Elle ne pouvait tout simplement pas passer toute une après-midi à regarder la télévision, c'était chose impossible. La Penrose ne passait généralement pas plus d'une heure ou deux à ne rien faire. Au-delà de cette durée, elle devait bouger. Toujours être en mouvement. Toujours faire quelque chose, ou bien elle aurait l'impression de perdre son temps. C'était le problème de Zola : elle était incroyablement maniaque, et terriblement organisée. Si son planning était perturbé, elle était contrariée pour le restant de la journée.
Ainsi, l'avocate essayait de se convaincre qu'elle n'était pas comme ces autres mondaines. Ce qui n'était pas totalement faux. Cela faisait longtemps que la blonde avait compris le mode de fonctionnement de ce monde : c'était d'ailleurs pour cela qu'elle s'était retint de prendre son amie dans ses bras pour la réconforter. Parce qu'elle savait pertinemment que les autres pies avec lesquelles elles passaient la soirée, se jetteraient aussitôt sur les ragots. Alors Zola ne put que soutenir Grace moralement, autant qu'elle put. Elle lui rappela qu'elle était là en cas de besoin, ce à quoi son amie lui répondit qu'elle l'appellerait dans la semaine, avant de la remercier. La jeune madame Penrose-Stanford sentit bien que Grace n'allait pas aussi bien qu'elle essayait de le montrer, mais la blonde préféra ne rien dire de plus. Mieux valait changer de sujet : c'est d'ailleurs ce que fit Grace. C'était si drôle de critiquer leur hôtesse de la soirée, si hypocrite et profiteuse ! Zola souligna que sourire à cette mondaine leur permettait d'avoir accès à certains avantages. La réponse de son amie la fit rire une nouvelle fois. « Tu as parfaitement raison. Et quel humour ! Sorti pile au bon moment. » plaisanta-t-elle, buvant une gorgée du délicieux champagne de leur hôte. Elles parlèrent ensuite d'alcool, justement. Zola ne s'imaginait pas montant sur les tables, ou se donnant en spectacle, à cause de l'alcool – et sans doute avait-elle tort : elle sous-estimait les pouvoirs que pouvait avoir l'alcool. Surtout, elle savait qu'elle devrait éviter ça, ou la presse à scandale risquerait d'en avoir vent, et ça ne plairait sans doute pas à Edward – c'était pour être tranquille, justement, qu'il l'avait épousée. La remarque de son amie la fit doucement rire, et pourtant, Zola savait qu'Edward et elle n'étaient pas près de divorcer : cette situation leur convenait à tous deux – du moins, bien plus à lui, qu'à elle –, alors pourquoi y mettraient-ils mis fin ? « Mmmh, oui. Pourquoi s'enchaîner dans un mariage, en fin de compte ? Autant rester célibataire, et libre. Au moins, on peut faire tout ce qu'on veut. » Mais avant qu'elle ne se marie – même si cette union n'était pas trop contraignante –, est-ce qu'elle faisait ce qu'elle voulait ? Zola avait le don de s'imposer elle-même des contraintes, n'ayant besoin de personne pour se rendre la vie compliquée et embêtante.
Les deux blondes se remirent à parler des autres invitées de la soirée, celles justement, auxquelles Zola espérait ne pas ressembler. Elle plaisanta en disant qu'elle plaindrait presque celles-ci, qui n'avaient pas grand chose à faire de leurs journées : sans doute se contentaient-elles de regarder leur feuilleton préféré à la télévision, de préparer leur pendaison de crémaillère, ou leur prochaine soirée mondaine. Elle lança une parole sur le fait qu'elles deux, au moins, n'avaient pas eu recours à la chirurgie estétique, et qu'elles devaient faire énormément d'envieuses. Elle parlait toujours sur le ton de la rigolade, à l'opposé de son ton habituel : pour une fois qu'elle s'amusait un peu, et qu'elle ne passait pas la soirée, à travailler sur un dossier. C'est alors qu'elle demanda, très sérieusement, à son amie, combien elle pensait qu'il y avait de femmes qui ne s'étaient mariées par amour, mais plutôt par intérêt, parmi leurs compagnes du soir. La réponse de son amie la plongea dans une profonde réflexion, sans aucun doute due à sa consommation de champagne. « Hum, oui. L'amour ne doit pas être dans leurs plans. » répondit-elle, avant d'attraper un autre verre sur le plateau d'un serveur qui passait là, déposant son autre verre, vide. « C'est certain. » répondit-elle à la remarque de Grace, avant de boire son autre verre. Elles ne souffraient pas. Plus ça allait, et plus elle se disait, qu'elle était comme elles. Plus ou moins. Zola ne s'était certes pas mariée par amour, mais ce n'était pas non plus dans le but de porter le célèbre nom Stanford, celui d'un ancien joueur de basket, qui faisait encore la Une des magazines people, notamment depuis qu'il avait épousé une certaine Zola Penrose. Ce n'était ni pour le prestige, ni pour l'argent, qu'elle lui avait proposé de l'épouser. C'était simplement pour lui venir en aide. Mais, oui, c'était contraignant. Elle s'était délibérément enchaînée dans un mariage qui n'était pas sincère, fermant volontairement toutes les portes à l'Amour, s'il décidait un jour de se pointer. Mais tomber amoureuse n'était pas dans ses plans. Alors elle s'était dit qu'épouser Edward, ne changerait pas grand chose à sa vie. « Oh mon Dieu, je suis comme elles. » lâcha-t-elle à voix haute, sans réfléchir. « Un peu. Edward est terriblement canon, mais je ne peux pas coucher avec lui, moi. » dit-elle, un peu plus bas, mais parlant plus à elle-même, qu'à Grace. C'était plutôt comme si elle réfléchissait à voix haute. Elle avait à peine conscience du fait qu'elle était en train de se trahir, de trahir son mariage. Elle avait simplement la tête qui tournait. Elle était fatiguée. Fatiguée de cacher ça, un secret aussi gros, et qui, pourtant, n'était pas si important. Si ?
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MessageSujet: Re: imperfections are beauty, madness is genius and silly is better than boring (grace) Sam 10 Sep - 18:54


 

 
 


« Imperfections are beauty, madness is genius and silly is better than boring. »
Zola ღ  

 




Elles n’étaient pas comme ces femmes, ni l’une ni l’autre. Elle en était profondément persuadée, Grace. Elle n’était certainement pas la meilleure personne qui soit, elle ne pouvait dire le contraire. Elle était caractérielle, irresponsable et surement un peu trop fêtarde, parmi tant d’autres choses. Mais, à l’inverse de la plupart des personnes présentes dans cette salle, elle était débordante de sincérité. Authentique. Et, malgré tout ce qu’on pouvait dire sur elle, elle restait une personne qui avait de réelles valeurs. Tout autant que Zola. Elle la savait altruiste, généreuse et sincèrement concernée par les sentiments et les besoins des autres. Elle était sans doute l’une des rares convives qui s’étaient rendus à ce gala de charité par souci pour les personnes dans le besoin, et non simplement pour se montrer au sein de la haute-société néozélandaise. Au même titre, elle était une amie loyale et fidèle. Sans qu’il lui soit nécessaire de la voir quotidiennement, Grace n’avait pas de doute sur le fait qu’elle pouvait compter sur elle à tout moment. La preuve étant qu’elle s’était naturellement tournée vers elle pour se confier au sujet de la douloureuse séparation qu’elle était en train de vivre. Mais aussi, pour lui demander son aide dans le cadre du divorce qu’elle envisageait désormais. Sans pouvoir véritablement réagir face à sa détresse, la belle blonde parvint tout de même à lui transmettre le soutien naturel d’une amie en pareilles circonstances. Elle n’avait rien à voir avec ces femmes, non. Et elle le prouvait par sa seule réaction. Nonobstant cette vérité, cela ne l’empêchait pas de s’amuser en sa compagnie sur le dos des autres invités, tout comme sur l’organisatrice de la soirée. Si elle faisait preuve d’une hypocrisie incroyable, les deux amies avaient plutôt décidé d’en tirer profit en savourant l’un des avantages des soirées mondaines… Le champagne. Lançant d’ailleurs à ce sujet une petite plaisanterie, pas vraiment fine mais de rigueur, Grace déclencha un rire de la part de son amie qui confirma ses paroles tout en relevant son trait d’humour. Amusée, la styliste lui adressa un clin d’œil en guise de réponse jusqu’à ce que le sujet dérive sur la manière dont elles allaient occuper leur soirée. Elles s’échauffaient doucement en sirotant coupe sur coupe et, à ce rythme, elles n’allaient sans doute pas rester sobres bien longtemps. Telle était la volonté de la New-Yorkaise. Quant à son amie, elle l’avait en quelque sorte prévenue mais elle ne semblait pas s’en inquiéter réellement. Hormis lorsqu’elle pensait à Edward, son mari qui pourrait être susceptible de subir les conséquences de leurs frasques éventuelles. Les joies de la vie de couple, en somme. Il fallait avouer que ce n’était pas la meilleure période pour évoquer le mariage pour Grace. Elle en était à ce stade où, tant bien que mal, elle tentait de se convaincre elle-même qu’elle se sentait bien plus libre en se retrouvant célibataire. Mais, si Zola n’avait pas besoin d’un homme pour s’imposer des contraintes, elle ne se laisserait quant à elle jamais brimer par un homme. Au fond, l’une comme l’autre avaient d’ores et déjà des caractères trop affirmés pour que la présence, ou l’absence, d’un homme les changent. Mais ce fut avec légèreté que la jolie blonde répondit à son interlocutrice, bien plus simplement. - C’est vrai ! Il faut que je m’y mette… Tu crois qu’il y a quelque chose à se mettre sous la dent ici ? demanda-t-elle à son amie en jetant un coup d’œil aux alentours. Elle observait les hommes présents dans la pièce, bien décidée à se changer les idées bien qu’il n’était pas certain qu’elle soit véritablement prête. Mais elle sortit subitement de son analyse visuelle en entendant la question de Zola. Si elle-même était convaincue qu’elle différait en tous points de ces femmes, l’avocate semblait plus hésitante. Elle tenta naturellement de la rassurer, par des exemples pertinents, et d’autres un peu plus futiles. Finalement, ce fut la Néozélandaise qui releva un point auquel elle n’avait pas vraiment pensé tout de suite. Ces femmes étaient, pour la plupart, tellement aveuglées par l’argent et la notoriété que, en fin de compte, elles ne connaissaient pas réellement le bonheur, et encore moins l’amour. La créatrice de mode hocha la tête d’un air un peu distrait aux paroles de son interlocutrice. Tout comme elle, elle se trouvait plongée en pleine réflexion, se demandant si, finalement, ces femmes n’avaient pas raison. Elles avaient tout ce dont on pouvait aspirer, et surement des aventures pour pimenter leur quotidien. N’était-ce pas plus facile ? Non, au fond, elle savait combien l’amour était un sentiment fort, unique… Et qui rendait totalement accro. Non, elle aurait été incapable de se marier pour des raisons pécuniaires. – Je crois qu’il aurait été plus facile d’être comme elles, au fond. avoua-t-elle avant de terminer son verre d’un trait pour pouvoir en récupérer un autre alors que le serveur s’approchait d’elles. Sa nouvelle coupe à la main, elle était bien loin des préoccupations qui traversaient actuellement l’esprit de son acolyte. Elle l’approcha de ses lèvres pour en boire quelques gorgées lorsque, subitement, elle entendit les propos spontanés de Zola. Le fait qu’elle affirme être comme ces femmes qu’elles prenaient un malin plaisir à critiquer, elle ne comprenait pas. Mais ce furent surtout les mots suivants de la belle blonde qui l’interloquèrent. En réalité, elle était tellement surprise qu’elle avala le délicieux nectar de travers, ce qui la poussa à tousser quelque peu et ainsi attirer le regard des convives les plus près d’elles. Retrouvant ses esprits, elle leur lança le plus naturellement du monde, d’une voix des plus outrées. – Mon amie vient de me dire qu’elle préférait porter des Louboutin plutôt que des Jimmy Choo, vous imaginez ? Bon, elle aurait pu trouver quelque chose de mieux que la comparaison entre deux marques de chaussures de renom mais c’était tout ce qui lui était venu à l’esprit sur le moment. Et l’essentiel était qu’elle avait convaincu ses interlocutrices, l’importance qu’elle accordait à la mode n’étant plus à prouver. Une fois qu’elles se furent retournées, Grace incita la jeune Penrose-Stanford à s’éloigner de quelques pas pour pouvoir reprendre leur conversation. Plongeant à nouveau son regard dans le sien, elle reprit la parole d’un ton intrigué, malgré elle. – Pourquoi tu ne pourrais pas coucher avec ton propre mari ? Tu n’en as pas envie ?


 


  CODAGE DE © MRS HYDE

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