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 imperfections are beauty, madness is genius and silly is better than boring (grace)

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MessageSujet: Re: imperfections are beauty, madness is genius and silly is better than boring (grace) Sam 8 Oct - 23:29

imperfections are beauty, madness is genius and silly is better than boring
Grace & Zola
"Yeah I’mma dance my heart out ’til the dawn, but I won’t be done when morning comes, doin' it all night, all summer, gonna spend it like no other."

C'était un monde qu'elle connaissait bien, parce que c'était celui, dans lequel elle avait grandi. Et pourtant, sa mère ne ressemblait nullement à toutes ces hypocrites amoureuses de l'argent de leurs époux, dépensières à l'excès, amatrices de champagne hors de prix, et plus encore des ragots, ces hypocrites aux grands airs, qui se croyaient chacune supérieures à toutes les autres, à leur faire la morale, alors qu'elles étaient les premières à tromper leurs maris. Non, Zola refusait la simple idée que sa mère ait pu être comme elles. Elle valait tellement mieux que ça, madame Penrose. Elle avait été une avocate de renom, dont le nom avait été sur toutes les lèvres, lorsqu'elle était sortie victorieuse de plusieurs procès ayant fait grand bruit. Madame Penrose, c'était cette maman, qui n'en avait pas forcément l'apparence, mais que Zola admirait énormément, et aimait plus que tout. C'était ce modèle, qui lui avait donné envie de devenir ce qu'elle était à présent. Et à l'opposé, il y avait son père. Ce père, qu'elle avait à la fois admiré et craint. Un peu comme sa mère. Parce que la seule faiblesse de sa mère, ça avait été son mari, sans doute. Son mari, cet homme, ce père, qui avait mis ses deux uniques enfants en compétition, dans l'unique but de satisfaire son égo et son orgueil. Ce père, qui avait détruit ses enfants, et leur relation, pour son bon plaisir. Ce père, qui avait aussi détruit sa femme, qui ne supportait pas le déchirement entre leurs deux enfants, justement. Non, la famille Penrose, dans son intégralité, ne ressemblait pas à tous ces hypocrites profiteurs, avides de champagne et de sexe, ayant suffisamment d'argent pour vivre jusqu'à la fin de leurs jours sans avoir à travailler, grâce à l'héritage reçu de leurs parents, eux-mêmes hypocrites profiteurs, avides de champagne et de sexe, riches héritiers paresseux. Zola n'avait pas spécialement grandi dans une jolie bulle d'amour – du moins, ça a avait été le cas, mais sa jolie bulle avait été cabossée et menacée d'éclatement à bon nombre de reprises, à cause des interventions de son père –, mais elle avait su être différent des gens de ce monde. Et maintenant qu'elle était adulte, maintenant qu'elle avait épousé un homme qu'elle n'aimait pas, elle était effrayée par la simple idée de pouvoir leur ressembler, même si sa situation n'était pas comparable à la leur. Edward était devenu sa faiblesse. Elles pourraient faire tout ce qu'elles voulaient d'elle, raconter tous les ragots qu'elles souhaitaient, Zola se montrait sur la défensive dès qu'il s'agissait de lui, désormais. Et c'était fatigant. Fatigant, de devoir toujours être sur ses gardes. Fatigant, de jouer la comédie. Fatigant, de faire semblant. Fatigant, d'avoir l'impression de ne pas y arriver. Fatigant, d'être faible. Alors ce soir, étrangement, elle avait bien besoin d'un remontant – elle qui, pourtant, n'aimait pas trop l'alcool, d'ordinaire. Elle rit au jeu de mots de son amie Grace, qui était dans un état bien pire que le sien, bien qu'elle ne le montrait pas. « Sans doute. Ils doivent bien proposer des amuse-bouches microscopiques. Tu ne penses pas ? » demanda Zola en se mettant alors à rire – preuve sans doute, qu'elle tenait décidément mal l'alcool : elle riait trop facilement. Elle riait, puis se posait des questions philosophiques, à la limite existentielles (à ses yeux seulement, évidemment). C'est ainsi qu'elle demanda à Grace, si elle pensait qu'elles deviendraient un jour comme les autres pies qui étaient également invitées à la soirée. Passant du rire, à une profonde réflexion. Les deux amies plaisantèrent en faisant remarquer à quel point elles deux étaient bien mieux, en profitant pour évoquer l'amour au passage. Chose que la blonde n'avait pas connu depuis un bon moment. « Tu crois ? » demanda-t-elle, avec un intérêt sincère. Elle ne savait pas trop quoi en penser. « Ca doit être ennuyeux, quand même, leur vie. » dit-elle, en esquissant un sourire. Les problèmes et la complexité de l'amour occupaient bien le temps, c'était certain : on s'ennuyait sans doute beaucoup moins, quand on aimait – ou quand on était enfermé dans un mariage, comme c'était le cas pour Zola. Une réflexion intérieure commença d'ailleurs pour cette dernière, qui fit alors remarquer à voix haute, qu'elle était comme elles, comme elle disait. L'alcool lui libérait sans doute un peu trop la parole ; elle venait même d'avouer qu'elle trouvait Edward « terriblement canon ». Ce qu'elle n'aurait jamais dit, encore moins à ce dernier. Et pourtant, elle était mariée avec lui. Elle pouvait dire cela librement. En revanche, la fin de sa phrase pouvait paraître légèrement... étrange. Ou inattendue – Grace en avala d'ailleurs son alcool de travers. Les toussotements de son amie, tirèrent Zola des pensées dans lesquelles elle s'était perdue, ce qui la fit réagir aussitôt. L'avocate posa une main dans son dos, soudain inquiète, oubliant automatiquement ses derniers propos. L'excuse que sortit Grace pour détourner l'attention des invités qui s'étaient tournés vers elles, fit sourire Zola. Elle avait décidément, beaucoup de répartie. Madame Flyleaf l'emmena à quelques mètres de là, et la questionna. Zola se rappela alors, des paroles qu'elle avait sorties, juste avant que Grace n'avale son champagne de travers. « Hum... » Elle en avait trop dit, pour se taire. Et puis, Grace était son amie. Et Zola en avait assez de garder tout ça pour elle. Et surtout, elle avait absorbé bien trop d'alcool, pour se taire. L'alcool la rendait bien trop bavarde, bien plus qu'elle ne pouvait l'être à l'accoutumée. « C'est pas l'envie qui manque. » dit-elle d'un air songeur. C'était bizarre, d'avoir ça à voix haute. C'était des pensées, qu'elle ne s'était jamais permise d'avoir – mais qu'elle avait eues, malgré elle –, et qu'elle voulait encore moins dire à voix haute. « Mais c'est mon ami, tu comprends. » ajouta Zola, qui semblait un peu perdue, soudain. Toute son assurance était partie, avec l'alcool. L'alcool faisait toute la différence, il la changeait complètement. Et peu de gens, pouvaient la voir dans cet état. Aussi vulnérable, et aussi peu maître de son corps, et de ses pensées. « Dommage que je ne puisse pas profiter des avantages, quand même. » lança-t-elle, paraissant à nouveau dans la lune. Paraissant être une autre, aussi. Surtout.
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MessageSujet: Re: imperfections are beauty, madness is genius and silly is better than boring (grace) Ven 14 Oct - 1:37


 

 
 


« Imperfections are beauty, madness is genius and silly is better than boring. »
Zola ღ  

 
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Pour certains, ce milieu ainsi que tout ce qu’il offrait étaient profondément malsains tandis que, pour d’autres, c’était là un univers aussi attractif qu’addictif. Pour Grace, il représentait en réalité ce que la vie pouvait être de manière générale. Quelque chose dont il fallait profiter des meilleurs côtés sans se laisser submerger par ce qu’il y avait de mauvais. Elle y parvenait plutôt bien, même si elle avait connu une période où elle s’était perdue entre tous ces soirées mondaines, ces grandes pièces de théâtres et ces ballets de danse. Contrairement à Zola, elle ne venait pas de ce monde, et avait dû s’en acclimater en épousant William. Mais elle savait qu’elle ne s’en détacherait pas en se séparant de lui. Elle faisait partie des têtes incontournables de ces soirées désormais, notamment grâce à sa notoriété dans le milieu de la mode. Et elle connaissait les codes par cœur. Aussi, elle avait une personnalité assez forte pour s’en sortir parfaitement bien dans ce monde de requins. Et, pour la connaître à merveille maintenant, elle n’avait aucun doute sur le fait qu’il en était de même pour sa compagne de la soirée. Zola venait d’une famille riche mais elle était bien plus simple et naturelle qu’elle n’y paraissait derrière son élégance naturelle. Elles n’étaient pas devenues si proches sans raison de toute évidence. A la vérité, la créatrice de mode appréciait énormément son amie parce qu’une complicité comme celle qu’elles avaient était difficile à trouver. Et c’était d’autant plus vrai lorsqu’on était entouré de personnes fausses et hypocrites comme l’étaient sans doute une bonne partie de celles présentes à ce gala de charité ce soir. Zola parvint d’ailleurs à provoquer un petit rire de sa part en évoquant la taille des amuses bouches qui leur étaient servis. – De toute manière, ce soir, ma préférence va au champagne. affirma-t-elle en récupérant une énième coupe à la boisson dorée sur le plateau d’un serveur qui passait justement près d’elles. Timing parfait. Elle ne savait déjà plus si c’était son troisième verre, le quatrième, ou peut-être le cinquième. En tout état de cause, elle ne s’en préoccupait pas vraiment. Elle n’avait absolument pas prévu de les compter. Néanmoins, elle se sentait encore parfaitement elle-même parce que, contrairement à l’avocate, elle avait l’avantage de tenir l’alcool assez bien. L’expérience, sans doute. De ce fait, c’était plutôt amusant pour Grace de voir son interlocutrice en pleine réflexion philosophique sur un sujet dont elle ne se serait surement pas inquiétée en étant sobre. Elles, avoir des points communs avec ces femmes, vraiment ? C’était impensable, c’était tellement loin de la vérité. Et c’était peut-être bien présomptueux et prétentieux de la part de la jolie blonde, mais elle était persuadée qu’elles avaient toutes deux bien plus de valeurs que toutes ces épouses aux vies semi-parfaites. Mais, finalement, elle était peut-être plus sensible au champagne qu’elle le croyait parce que Grace elle-même commençait à penser des choses qui ne lui étaient pas habituelles. Elle savait que son amie avait raison. Elle savait que sa vie était bien plus remplie et riche que celle de ces personnes. Jamais, elle ne s’était ennuyée dans sa vie de couple. Bien au contraire, sa relation avec William avait toujours été passionnelle, peut-être même un peu trop, parce que, malgré tout l'amour qu'ils se vouaient l'un à l'autre, elle avait fini par les détruire. Et, à l’inverse, ces femmes… Elles ne souffraient pas. Elles, elles n’avaient pas le cœur brisé lorsqu’elles apprenaient que leur mari les trompait. Elles, elles continuaient leur vie tandis que Grace avait l’impression que la sienne partait en lambeaux. – Elles ne sauront jamais ce que c’est d’avoir le cœur brisé, elles, au moins. murmura-t-elle la gorge serrée, encore un peu perdue dans ses pensées. Mais elle se rendit compte assez rapidement des mots qu’elle venait d’employer. – Désolée. Je ne veux pas plomber l’ambiance. C’était mieux quand on disait qu’on était bien plus sexy qu’elles. lâcha-t-elle avec un petit rire un peu forcé. Elle tentait de se reprendre, pour elle mais aussi pour Zola. L’heure n’en était pas aux lamentations. Buvant une bonne partie de son champagne comme pour évacuer toutes ces idées noires, la belle fut soudain interrompue par les paroles stupéfiantes qu’elle venait d’entendre. Et comme elle ne faisait jamais les choses à moitié, elle en avala carrément de travers l’alcool qu’elle était en train de boire tandis que son acolyte posait sa main contre son dos pour s’assurer qu’elle allait bien. Fort heureusement, elle s’en remit assez vite et parvint même à trouver une excuse à sa réaction pour les convives qui se trouvaient non loin d’elles. Elle n’avait pas envie d’attirer l’attention sur elles, pas du tout même avec ce que la jeune Néo-zélandaise venait de lui confier sans s’en rendre compte. Ce qu’elle voulait, c’était comprendre son aveu. Elle ne perdit pas de temps pour l’entraîner un peu à l’écart des autres invités pour qu’elle puisse s’exprimer librement. Son regard était rivé sur elle, attendant ses explications avec une certaine curiosité. Visiblement, le problème ne venait pas d’un manque d’envie de la part de Zola. Surement pas d’Edward non plus, il restait tout de même un homme. A vrai dire, la styliste était en train de se demander s’il avait des problèmes d’impuissance. Auquel cas, elle plaignait de tout son cœur la pauvre avocate. Le sexe… Ce n’était peut-être pas le plus important dans un couple. Mais elle n’allait pas se mentir, c’était quelque chose d’essentiel, quand même. Néanmoins, la jeune femme sortit de toutes ses suppositions en entendant la jeune Penrose-Stanford prendre à nouveau la parole. – Ton ami ? Elle essayait mais… A vrai dire, non, elle ne comprenait rien du tout. Marquant un silence durant quelques secondes, la belle était en pleine réflexion. Zola s’était lancée dans cette conversation en évoquant en premier lieu ces femmes qui n’étaient pas réellement amoureuses de leurs époux. Se pourrait-il que… Elle avait tellement de mal à y croire, Grace. Et c’était encore plus compliqué avec son amie qui s’adressait à elle comme si elle était d’ores et déjà au courant de ce qui semblait pourtant être un énorme secret. – Zola… Tu n’es pas amoureuse d’Edward ? Mais… Pourquoi l’as-tu épousé ? demanda-t-elle d’une voix douce, sans aucun jugement.

 


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MessageSujet: Re: imperfections are beauty, madness is genius and silly is better than boring (grace) Sam 22 Oct - 21:42

imperfections are beauty, madness is genius and silly is better than boring
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Le mariage était, selon certaines personnes, synonyme de dépendance et de perte de liberté, considéré comme inutile, parfois néfaste, coupable de tous les maux. Mais Zola ne s'était jamais réellement intéressée au mariage, jusqu'à ce qu'elle se retrouve à devoir organiser le sien. Est-ce qu'elle s'était un jour imaginée, qu'elle épouserait quelqu'un ? Ça lui avait traversé l'esprit, c'était certain. Mais elle s'était dit qu'elle verrait. Après tout, on pouvait se croire incapable de quelque chose, et le faire malgré tout. Alors, oui, elle s'était qu'elle verrait. Et ce jour, où il avait fallu répondre à cette question, était arrivé bien plus tôt qu'elle ne se l'était jamais imaginée. Mais la chose la plus surprenante dans tout ça, était sans conteste l'identité de son époux : Edward. Edward Stanford, soit son correspond américain du lycée, avec lequel s'était tissée une véritable et solide amitié, qui ne s'était jamais brisée, malgré le temps, le temps qui n'avait fait que la rendre plus belle et plus forte. Edward, c'était cet étranger qu'elle avait d'abord pris pour un imbécile, la tête pleine de préjugés – mais surtout, profondément ennuyée à l'avance, de cette correspondance épistolaire qu'elle avait été obligée de faire –, et qui, peu à peu, était devenu un pillier, un besoin, une nécessité. Tout simplement, il était devenu son ami, sans doute le meilleur, l'un des rares à qui la blonde se confiait sans hésiter, ou presque. Quand il avait débarqué en Nouvelle-Zélande, en plein milieu de la nuit, Zola n'avait pas hésité une seule seconde, à aller le chercher à l'aéroport, laissant tomber ses dossiers – et c'était bien la seule fois de sa vie. C'était certainement l'amitié qui comptait le plus à ses yeux, celle dont la perte pouvait tout simplement détruire la Penrose. Et, parce qu'il y avait toujours des gens pour dire qu'une amitié homme-femme était impossible, qu'une amitié homme-femme sans ambiguïté ne pouvait exister, beaucoup dirent, en apprenant leur mariage, qu'ils l'avaient prédit. Mais non, leur amitié avait toujours été sincère, toujours réelle. Pour Zola, en tout cas. Sans éprouver aucun sentiment amoureux pour Edward, elle s'inquiétait pour lui, se souciait plus ou moins de lui. Il n'était pas seulement sa faiblesse, parce qu'elle devait cacher les dessous de leur mariage. Non : il était aussi sa faiblesse, parce qu'il avait littéralement toute sa vie entre ses mains, parce qu'il était son meilleur ami. Son meilleur ami amoureux d'elle.
Maintenant, ils étaient mariés. Et c'était bien plus difficile à supporter, que Zola ne se l'était imaginée. Maintenant, elle devait jouer la comédie continuellement, mentir à ses amis, par crainte que la vérité ne se sache. Mentir à ses amis ? Belle preuve de confiance. En réalité, Zola avait complètement confiance en eux. Mais il ne s'agissait pas vraiment d'elle, dans ce cas-ci, ou du moins, pas seulement. Elle ne pouvait pas se permettre de mettre en péril la tranquilité d'Edward. Mais c'était difficile, alors que ça venait simplement de commencer. Alors la blonde était là, à présent, à ce gala, enchaînant les verres, pour oublier, sans doute, d'une certaine manière. « Comme je te comprends ! » répondit-elle d'ailleurs à Grace, qui disait préférer le champagne, pour ce soir. Le champagne, grandement apprécié pour ses nombreuses qualités, autant par Grace, que par Zola, visiblement. Et par les autres convives de la soirée, que les deux jeunes prenaient un malin plaisir à critiquer, avant de finalement penser qu'il était peut-être mieux de mener une vie comme la leur. « Mais elles ne sauront pas non plus ce que c'est, qu'aimer. » répondit Zola, dans une tentative peut-être un peu foireuse, de réconforter son amie, qui s'excusa presque aussitôt pour ses derniers mots. « Hé, tu ne la plombes pas. Tu as le droit d'être malheureuse. Si tu veux... on peut même partir d'ici, en piquant une bouteille de champagne. Ça doit être faisable. » dit Zola en regardant discrètement autour d'elle, à la recherche d'un serveur à amadouer – ou séduire –, pour obtenir le précieux breuvage. « Pas besoin de le dire, de toute façon, c'est vrai. On EST plus sexy qu'elles, c'est un fait. Et je n'attends que ton signal pour aller le prouver en jouant de mes charmes irrésistibles pour piquer cette bouteille, à ce serveur, là-bas. » déclara la blonde, un sourire aux coins des lèvres, espérant que son amie sourirait un peu aussi.

Mais l'alcool avait la trop grande capacité à délier la langue de l'avocate, qui en avait déjà beaucoup trop dit sur son mariage bidon avec Edward. Ce mariage, qu'elle avait proposé, pour lui. Comment expliquer ça ? Comment expliquer qu'elle était prête à tout pour son ami le plus cher, même à l'épouser, même à l'embrasser en public, même à jouer la femme amoureuse qui pourtant n'aimait personne ? « Oui, on s'est connus au lycée, il y a... longtemps. J'arrive pas à compter. » Ou elle ne le voulait pas, atteinte d'une flemme soudaine. Et Grace ne comprenait pas ce qu'elle disait. Qui l'aurait pu ? Les propos de Zola étaient flous, confus, comme son esprit en cet instant. Elle essayait d'expliquer, mais les mots étaient difficiles, refusant à sortir. Zola se passa une main sur le visage, sentant soudain une grande fatigue l'envahir. « Je n'ai jamais aimé Edward autrement que comme mon meilleur ami. » Voilà, les mots étaient finalement sortis, d'une façon étonnamment claire. Mais son explication n'était pas complète. Grace avait demandé pourquoi. C'est vrai, pourquoi s'enchaîner dans un mariage sans amour ? On n'était plus au Moyen-Âge, et Zola n'était pas comme ces autres femmes qu'elle critiquait quelques instants plus tôt avec sa compagne des soirées mondaines. « Les médias l'embêtaient. » dit-elle simplement. « Il a beaucoup souffert après sa blessure. Il a dû arrêter le basket à cause de ça. Je voulais qu'il soit tranquille, avec les paparazzis au moins. Il est un peu moins poursuivi qu'avant. Un peu, mais c'est déjà pas mal. » Pauvre Edward, qu'elle ne supportait pas de voir souffrir. Pauvre Edward, qu'inconsciemment, elle voulait protéger un peu comme un enfant, alors qu'elle était aveugle, incapable de voir les sentiments qu'il avait pour elle.
Zola avait dit ces derniers mots lentement, ayant encore de la difficulté à retrouver ses esprits. Il était peut-être tant qu'elle arrête de boire pour ce soir, mais elle décida de prendre un dernier verre. Pour la route.
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MessageSujet: Re: imperfections are beauty, madness is genius and silly is better than boring (grace) Dim 6 Nov - 18:46


 

 
 


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Elle n’avait jamais cherché l’amour. Elle n’avait jamais tenté à tout prix de trouver l’homme de sa vie. Il lui était tombé dessus soudain, sans prévenir. Alors qu’elle n’avait que seize ans, alors qu’elle avait la vie devant elle. L’adolescente qu’elle était enchaînait les petits-amis à une vitesse hallucinante, en changeant chaque semaine comme si elle les collectionnait. En réalité elle se lassait vite, de tout. Et les garçons n’échappaient pas à cette règle. Elle avait envie de s’amuser, de profiter de sa jeunesse. Et c’était là que William était arrivé. Comme un cambrioleur en pleine nuit, il était entré dans son cœur par effraction alors qu’elle ne s’y attendait absolument pas. Il était venu l’aborder en pleine rue, alors qu’elle était en pleine crise d’hystérie typiquement Gracienne. Elle était tombée amoureuse de lui en une fraction de seconde, comprenant mieux que jamais le véritable sens d’un coup de foudre. Foudroyée par l’amour, à seize ans, alors que rien ne l’y préparait. Et pourtant, elle avait plongé la tête la première dans ce monde encore inconnu. Elle avait appris à aimer, elle avait appris à conjuguer ses verbes au nous, et plus seulement au je. Elle avait appris à partager sa vie avec un homme, elle qui avait un besoin cruel de liberté. Elle apprenait encore, parce que l’amour était bien quelque chose qu’on ne pouvait jamais totalement maîtriser. Mais William avait tout gâché. Il lui avait brisé le cœur. Il l’avait détruite de l’intérieur. En surface, elle semblait toujours la même mais au fond d’elle, c’était comme si elle avait perdu toute foi en l’amour. Elle n’avait pas seulement perdu l’homme qu’elle aimait, elle avait aussi dû tirer un trait sur tout ce qu’ils avaient construit ensemble. Elle ne savait même plus si elle était capable de vivre seule, après avoir si longtemps vécu avec lui. Au fil des années, William était devenu, en plus de son mari, tellement d’autres choses. Il était son soutien le plus précieux, son confident le plus vital, sa conscience quand elle en avait besoin, et même celui qui n’hésitait pas à la remettre à sa place lorsqu’il le fallait. Il jouait tellement de rôles dans sa vie. Avec le temps, c’était comme s’ils étaient devenus les deux moitiés d’une même personne. Et subitement, elle devait apprendre à vivre sans sa moitié. L’amour lui avait tout donné, avant de tout lui reprendre brusquement. Violemment. Fatalement. L’amour était une salope, qui attendait qu’on en devienne accro pour se barrer, voilà dans quel état d’esprit la jolie blonde se trouvait en ce moment. Et, si elle tentait de cacher son amertume à ses proches, le champagne qui coulait à flot depuis le début de la soirée la poussait à se dévoiler un peu plus avec Zola. La pauvre avocate tentait comme elle le pouvait de la réconforter. Grace avait souvent entendu qu’il valait mieux avoir aimé une seule fois, quitte à en avoir le cœur brisé, plutôt que n’avoir jamais aimé. Et, en vérité, c’était même quelque chose qu’elle pensait, avant. Mais la douleur faisait tellement mal. Constamment. Tout le temps. Elle ne cessait jamais. Et elle se détestait d’être aussi cynique, aussi différente de la jeune femme pétillante et pleine d’entrain qu’elle avait toujours été. Elle n’avait jamais supporté les personnes trop acerbes, ces rabat-joie dont elle n’avait aucune envie de faire partie. S’excusant rapidement pour ses paroles, elle laissa un tendre sourire apparaître sur ses lèvres face à la réponse de son interlocutrice. Zola pouvait parfois paraître froide aux yeux de certains, davantage intéressée par son travail que par son entourage, mais elle était une merveilleuse amie. Elle faisait tout pour la réconforter, quitte même à quitter cette soirée pour elle. Son sourire se fit plus amusé à sa proposition de fuir en piquant une bouteille de champagne. Jetant un coup d’œil en direction du serveur dont parlait la grande blonde, Grace n’était pas contre l’idée. – Je dois dire que ta proposition est plutôt tentante ! affirma-t-elle d’une voix un peu plus légère, quelque peu apaisée par les paroles de la grande blonde. Elle n’était pas de ceux qu’il fallait consoler avec de grands discours rassurants, mais plutôt de ceux qui avaient besoin qu’on les aide à retrouver le sourire. – Ça me permettrait de voir si tu es vraiment capable de monter sur le podium ou le comptoir d’un bar. ajouta-t-elle d’un ton plus taquin, retrouvant un peu plus de légèreté. Elle essayait au mieux de se changer les idées.

Mais elle allait vite avoir quelque chose en tête pour lui permettre de penser à tout autre chose. Elle n’était pas la seule dont la langue se déliait grâce à l’alcool. C’était même plus impressionnant encore chez Zola qui lui confiait un secret de taille, surement sans vraiment s’en rendre compte. L’écoutant parler avec attention, la créatrice de mode comprenait un peu mieux au fil des explications de son amie. Elle avait épousé Edward, non pas par amour, mais par amitié. Un geste d’autant plus fort de la part de la jeune femme qui semblait certaine de ne rien ressentir d’autre pour son meilleur ami. Mais c’était presque insensé pour Grace. Se lancer dans un mariage signifiait également qu’elle paraissait en couple et heureuse en ménage pour tous ceux qu’elle rencontrait. Y compris ses amis, d’y compris elle. Elle devait avoir le comportement d’une femme amoureuse alors qu’elle ne l’était pas. La New-Yorkaise avait elle-même déjà dû jouer les couples modèles avec William, et pendant un long moment en plus. Alors même qu’en intimité, ils se faisaient vivre un enfer. Edward et Zola, au moins, semblaient s’entendre à merveille. Mais c’était tout de même fou, comme décision. Elle en comprenait toutefois les raisons, sachant pertinemment combien il était parfois éreintant d’être poursuivi par des journalistes en mal de sensations. Et c’était tout à l’honneur de l’avocate d’être prête à un tel sacrifice pour son ami. L’espace de quelques secondes, Grace tenta de se mettre à sa place. Elle pensa à Alex, son propre meilleur ami. Elle aurait été capable de faire une chose pareille pour lui s’il en avait vraiment eu besoin. Néanmoins, lorsqu’elle tentait de les imaginer en train de jouer les amoureux, ça lui semblait totalement impossible. Il était comme son frère à ses yeux. Alors que Zola avait exprimé très clairement qu’elle n’était pas indifférente au charme de son mari. – Tu es vraiment une amie géniale, Zola. Je le savais déjà, mais là, tu m’impressionnes. avoua-t-elle avec un petit sourire sur le visage avant qu’elles ne prennent toutes deux un dernier verre. Le champagne avait de toute manière déjà fait son effet pour qu’elles y prêtent davantage attention. Buvant quelques gorgées de sa coupe, la jolie blonde reprit finalement la parole. – Et ce n’est pas trop difficile pour toi, comme situation ? Elle était soudain préoccupée du ressenti de son amie, comme si elle prenait conscience de tout ce qu’un tel mensonge pouvait engendrer. Elle voyait bien que la jeune femme semblait plus calme subitement, comme atteinte par ses confessions. Peut-être était-il temps qu’elles quittent ce gala de charité tous les deux pour réellement aller s’amuser et se vider l’esprit de leurs vies trop compliquées. Peut-être bien, oui.

 


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MessageSujet: Re: imperfections are beauty, madness is genius and silly is better than boring (grace) Sam 19 Nov - 19:51

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"Yeah I’mma dance my heart out ’til the dawn, but I won’t be done when morning comes, doin' it all night, all summer, gonna spend it like no other."

Peut-être qu'un jour, ça ne lui suffirait plus. Le boulot d'avocate, jouer avec Edward les amoureux transis, cuisiner, ses amis, ses promenades, toutes ces choses qui la faisaient sourire chaque jour, toutes ces choses qui lui donnaient envie de se lever le matin, toutes ces petites choses qui donnaient un sens à sa vie. Mais elle vivait surtout pour le travail, Zola. C'était sa passion première, la seule chose qui l'animait vraiment, qui lui donnait goût à la vie. Qu'avait-elle de réellement motivant, sinon ? Ses amis, certes, mais elle ne les voyait malheureusement pas tous les jours. Et tout le reste était secondaire. Mais que se passerait-il, si un jour, sa passion devait s'éteindre, ou si, pire encore, elle se voyait contrainte d'y mettre un terme ? Elle ne pourrait pas être avocate jusqu'à la fin de ses jours, c'était un fait. Mais la plupart du temps, la blonde essayait simplement de ne pas y penser. Elle n'y était pas encore, après tout. Elle avait encore toute sa vie devant elle. « Evidemment qu'elle est tentante. C'est moi qui l'ai faite. » répondit-elle à son amie en prenant un grand sourire faussement prétentieux, dans le but de changer les idées à Grace, ou au moins d'essayer. « Tu doutes de ce dont je suis capable ? » rétorqua-t-elle, prenant un air de défi. Elle était honnêtement un peu soulagée de voir son amie reprendre un ton plus léger, de sembler un petit peu moins triste, même si Zola se doutait bien que la douleur était toujours bel et bien là.

Les deux amies s'étaient alors mises à boire, enchaînant les verres. Ce n'était nullement dans les habitudes de Zola, pourtant. Si au début, ça avait été plutôt pour accompagner sa compagne de soirées mondaines, par la suite, ça avait également été pour mieux supporter la compagnie de toutes ces hypocrites autour d'elles, mais aussi un peu pour oublier son tout nouveau mariage avec Edward, déjà fatiguée de la comédie qu'elle devait jouer constamment. Déjà déprimée, aussi, sans doute. Parce que ce n'était pas si simple. Et puis, peut-être qu'Eliot avait raison. Peut-être qu'elle avait besoin de s'envoyer en l'air. Tellement, qu'elle en venait à penser à utiliser son pauvre ami Edward pour assouvir ses pulsions – ce qui serait totalement irresponsable et irréfléchi, surtout venant de sa part. « Oh... C'est gentil. » Elle n'avait pas l'habitude qu'on le lui dise. Qu'elle était une amie géniale. Peut-être qu'elle-même se considérait déjà comme trop égoïste, peut-être parce qu'à part son travail, elle se fichait beaucoup du reste, peut-être parce qu'elle ne voyait pas tant de monde que ça, et surtout, peut-être parce que parfois, ça ne la dérangeait vraiment pas d'être seule. Zola ne s'était jamais vue comme une amie géniale, comme Grace venait de la qualifier. Elle était plutôt réaliste, d'habitude, alors elle avait conscience d'un certain nombre de ses défauts – même si l'homme ne pouvait sans doute jamais vraiment être complètement transparent à lui-même. Mais ça lui faisait plaisir, ce que disait Grace. Ça la touchait, elle, la fille qui ne ressentait rien. « Mais toi aussi, tu l'es, tu sais. De ce que j'ai pu en voir jusqu'à présent. » Peut-être qu'elles se voyaient surtout lors de ces soirées mondaines, mais ça n'empêchait que Zola pensait également réellement ses propos. Grace semblait être de ces gens, capables de tout pour changer les idées à ceux qui leur étaient proches, capables des pires bêtises simplement pour voir un sourire naître sur le visage de ceux qui semblaient mal. C'est aussi pourquoi Zola se sentait tellement triste, à l'idée que bientôt, William et Grace seraient divorcés. C'était peut-être parce qu'elle les connaissait tous les deux. Mais c'était aussi, parce qu'une femme telle que Grace, méritait vraiment d'être heureuse, de vivre en paix. Elle le méritait tellement. « C'est supportable. On s'y fait. Mais y'a des moments où c'est plus difficile. Edward, par contre, je ne sais pas. » En effet, elle ne savait pas. Elle ne savait rien. Rien de ce qui les liait. Et lorsqu'elle saurait – si ce moment arrivait un jour –, elle tomberait sans doute de très haut. Et la chute ne serait sans doute pas sans dommages collatéraux.
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MessageSujet: Re: imperfections are beauty, madness is genius and silly is better than boring (grace) Jeu 24 Nov - 17:48


 

 
 


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Quitter cette soirée mondaine remplie de prétention commençait à devenir une option plus que tentante pour les deux jeunes femmes. Grace devait même admettre que son amie avait eu une excellente idée en lui proposant de s’en échapper avec une bouteille de champagne. Lui faisant part de son enthousiasme, elle laissa échapper un sourire sincèrement amusé par les paroles de son interlocutrice prononcées d’un ton faussement prétentieux. C’était l’une des petites choses qu’elles avaient en commun. Elles pouvaient parfois avoir l’air un peu trop orgueilleuses. Mais ce qu’on pouvait prendre pour de l’arrogance était en réalité surtout une certaine forme d’assurance. Aussi, elle était reconnaissante envers Zola parce qu’elle savait, au fond d’elle, qu’elle voulait surtout essayer de lui changer les idées et lui faire retrouver le sourire. Et elle y parvenait plutôt bien lorsqu’elle prenait cet air de défi pour lui faire comprendre qu’elle était bel et bien capable de monter sur le podium d’un bar à ses côtés. – Je ne demande qu’à voir ! affirma la jolie blonde en toute sincérité. Pour l’heure, il était vrai qu’elle avait un peu de mal à imaginer l’avocate sérieuse et consciencieuse qu’elle connaissait prête à jouer les petites délurées au centre d’une piste de danse. La scène était quelque peu difficile à visualiser. Mais c’était tout à fait probable, néanmoins. Elle ne savait que trop bien qu’il fallait se méfier des apparences, et plus encore quand elles avaient l’air si sages.

Et pourtant, tout en sachant parfaitement que les apparences pouvaient être trompeuses, Grace ne s’attendait certainement pas à la révélation à laquelle elle eut droit en grande privilégiée qu’elle était. Elle pouvait remercier toutes les coupes de champagne accumulées par les deux amies pour avoir poussé Zola à lui confier son secret parce que, si elles n’avaient pas enchaîné les verres de cette façon, elle n’aurait probablement jamais découvert la vérité. Elle n’aurait jamais pu deviner que le mariage de la jeune femme avec Edward n’était en fait qu’une mise en scène, un trompe-l’œil destiné à berner le monde entier. Quoiqu’encore surprise, elle comprenait toutefois les raisons d’une telle décision, certes extrême, mais justifiée par la pression subie par le beau ténébreux. Ce qu’elle en retenait, c’était surtout le sens de l’amitié à toute épreuve de Zola. Faire un tel choix, même pour son meilleur ami, c’était quelque chose d’énorme. Une attention tout à fait remarquable que ne pouvait que relever Grace. Et elle était sincère dans chacun de ses mots. La grande blonde n’était peut-être pas l’amie la plus présente au quotidien, ni même celle qui était toujours disponible pour une sortie quelconque. Mais elle était sans conteste de ceux sur lesquels on pouvait aisément compter. Laissant un doux sourire apparaître sur son visage en entendant Zola lui renvoyer son compliment, elle était tout autant touchée qu’elle. Elle avait conscience du fait qu’elle n’était pas l’amie la plus facile à supporter qui soit. Elle était extrêmement caractérielle, ce qui mettait parfois ses proches dans une situation indélicate. Aussi, elle se laissait bien trop souvent entraîner, et ses amis avec, par ses pulsions. Une vraie tornade blonde qu’il était parfois difficile de suivre. Mais, à sa manière un peu spéciale, elle s’efforçait d’être présente pour chacun de ses amis au mieux qu’elle le pouvait. Et c’était peut-être cela, le plus important. – Nous sommes toutes les deux exceptionnelles, que veux-tu. lui rétorqua-t-elle avec un clin d’œil malicieux. Elle plaisantait, bien qu’elle ne doutait pas des qualités exceptionnelles de son interlocutrice. Mais, retrouvant un certain sérieux dans la conversation, la belle devait admettre qu’elle s’inquiétait surtout sur le poids qui devait peser sur les épaules de madame Penrose-Stanford. Elle sentait, en écoutant Zola, combien cela pouvait être difficile d’endosser un tel rôle avec quelqu’un dont elle n’était pas amoureuse. Elle espérait malgré tout que la situation ne soit pas pesante pour l’un ou pour l’autre des deux époux. Son amie avait le droit au bonheur, réellement. – Ce doit être difficile pour lui aussi. J’imagine que l’essentiel, c’est que vous sachiez parfaitement faire la distinction entre votre amitié et ce mariage. Terminant ce qu’il restait de sa coupe de champagne d’une traite, Grace décida d’alléger quelque peu la conversation. – Et ça, ça veut dire… Pas de sexe, ma petite. dit-elle avec un petit sourire taquin sur le visage. Voyant l’un des serveurs passer près d’elles à ce moment-là, la créatrice de mode posa sa coupe, vide, sur son plateau avant d’en profiter pour lui faire sa demande. – Dites-moi, serait-il possible de nous rendre un petit service ? Un regard enjôleur, un sourire charmeur, le tour était joué. – Mon amie et moi voudrions fêter certaines choses, alors… On a pensé que vous pourriez nous ramener une petite bouteille de champagne ? Le garçon les regarda tour à tour un peu troublé avant d’acquiescer et tout de suite aller s’exécuter. Amusée, elle le regarda s’éloigner avant de se tourner vers Zola. – T’es prête à vraiment t’amuser ? Elle en avait besoin. Elles en avaient toutes les deux besoin.


 


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MessageSujet: Re: imperfections are beauty, madness is genius and silly is better than boring (grace) Dim 18 Déc - 19:54

imperfections are beauty, madness is genius and silly is better than boring
Grace & Zola
"Yeah I’mma dance my heart out ’til the dawn, but I won’t be done when morning comes, doin' it all night, all summer, gonna spend it like no other."

La petite Zola Penrose n'avait pas longtemps mené une petite vie heureuse et légère, comme celle que les enfants mènent habituellement. Très tôt, son père avait commencé à les pousser, son frère et elle, vers la réussite, en veillant à ce qu'ils travaillent énormément, ou à ce qu'ils lisent le plus possible, quand tous leurs devoirs de la semaine étaient terminés. Avoir son père sur le dos, n'avait jamais vraiment dérangé Zola, peut-être parce qu'elle s'était très rapidement habituée à faire tout ce qu'on attendait d'elle, tout comme son frère jumeau. Depuis, la blonde s'était faite à cette vie de travail, et ça lui convenait parfaitement. Parce que malgré tout, elle aimait réellement ça. Mais trop, si bien qu'elle ne s'amusait jamais, ou du moins, très peu. Elle n'avait jamais trop été du genre à sortir avec ses amis, même pour aller au cinéma. Elle n'avait jamais vraiment tenu l'alcool non plus, sorte de secret inavouable qu'elle gardait plutôt bien, étant donné que, justement, elle n'avait jamais trop été du genre à sortir. Mais ce soir, sa faiblesse était visible, et l'avocate ne s'en rendait même pas compte, son esprit étant certainement bien trop embrumé. Mais au moins, elle s'amusait. Comme souvent, avec Grace. Au fond, Zola n'était pas toujours aussi coincée qu'on pouvait le penser, elle était capable de rire, et de se lier avec des personnes qui lui étaient totalement différentes. « Quand tu veux. » répondit Zola à Grace, avec un sourire énigmatique. Elle pouvait se montrer surprenante, surtout quand elle avait un tel taux d'alcool dans le sang. Elles verraient peut-être bientôt, quel effet l'alcool pouvait avoir sur madame Penrose-Stanford.

Et justement, c'est cet alcool, sans doute, qui avait permis quelques révélations. Peut-être que si Zola avait su rester sobre, Grace n'aurait rien su. Mais l'inverse était tout aussi possible. Son récent mariage occupait tout le temps son esprit, lui rappelant sans cesse qu'il lui fallait jouer perpétuellement la comédie, de crainte que la supercherie ne soit découverte. Et qu'Edward perde sa tranquilité. Mais d'une certaine manière, Zola avait eu besoin d'en parler, mais comme toujours, elle avait besoin d'aide, parce qu'elle ne parlait pas facilement de ses problèmes. Alors l'alcool l'avait aidée à délier sa langue. Maintenant, Grace savait tout. Le mariage, les raisons, les « besoins » de Zola. « Ce doit être ça. » répondit l'avocate en riant plus doucement, cette fois. Ça lui faisait du bien, d'entendre ces mots, de la part de Grace. Parce qu'au fond, Zola était comme n'importe quel humain, elle avait besoin d'être rassurée de temps à autre, et de savoir qu'elle n'était pas aussi horrible qu'elle se l'imaginait. Savoir qu'elle était une bonne amie, ou, du moins, que quelqu'un le pensait, la touchait réellement.
Au fond, elle trouvait qu'elle ne faisait tant de sacrifices que ça, pour Edward. Elle était indisponible sentimentalement parlant, à cause de son travail, alors si son célibat pouvait servir à quelqu'un, surtout s'il s'agissait de quelqu'un qui lui était cher, Zola n'hésitait pas. « Oui, je pense aussi. Oui, tu as raison. On reste amis. » Elle fit un petite grimace avant de se mettre à rire, toujours à gorge déployée. « Je suppose qu'il va falloir que je m'y fasse. » répondit-elle en prenant un air faussement déçu. Sur ce, Grace interpella un serveur, et lui demanda s'il leur était possible d'avoir une bouteille de champagne, ne lésinant pas sur les sourires charmeurs. Zola la regardait, d'abord ahurie, avant de se mettre à rire à nouveau, sincèrement amusée par le manège de son compagne de soirées mondaines. Ledit serveur partit alors quérir leur fameuse bouteille, du moins, l'avocate l'espérait. Elle avait envie de s'amuser, pour de vrai. Elle en avait marre de faire tout ce qu'on lui disait de faire, tout le temps. Alors sans doute regretterait-elle ses frasques le lendemain, lorsqu'elle cumulerait migraine insupportable et gueule de bois, mais le plus important, était qu'elle s'amuse sur le coup. Qu'elle vive dans l'instant, pour une fois. « Evidemment. » Le serveur revint à cet instant précis avec la précieuse bouteille. « A toi l'honneur ? » demanda Zola, sourire en coin, en tendant la bouteille de champagne à son amie.
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MessageSujet: Re: imperfections are beauty, madness is genius and silly is better than boring (grace) Lun 9 Jan - 19:47


 

 
 


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Quand tu veux. Lui avait-elle dit. Zola savait-elle que ce n’était pas là le genre de phrases qu’elle risquait de négliger ? Avait-elle conscience qu’elle n’allait surement pas oublier ses paroles ? Surtout, se rendait-elle compte qu’elle se trouvait face à une femme qui n’avait, et c’était parfois désespérant, peur de rien ? Peut-être que non, en fin de compte. Elles se connaissaient toutes deux plutôt bien désormais. Mais Grace était loin d’être uniquement la femme mondaine qui savait faire impression lors des galas de charités organisés par d’autres femmes mondaines. Elle était une personne aux multiples facettes, de sorte qu’il était difficile, laborieux, voire même impossible de la connaître dans son intégralité. Aventureuse, elle était prête à entraîner son amie dans un endroit en totale opposition avec cette élégante et sobre salle des fêtes. Mais peut-être était-ce elle qui n’avait pas conscience de ce dont la personne à laquelle elle faisait face était capable. Zola était réservée, mystérieuse même. Mais elle pouvait aussi s’avérer bien plus téméraire qu’elle ne voulait bien le montrer. Et ce serait avec un malin plaisir que Grace s’amuserait à ressortir cette partie peut-être cachée de sa personnalité. Elle adorait bien trop pousser les autres au-delà de leurs limites habituelles. Et, l’alcool aidant, elle n’aurait surement pas besoin d’en faire beaucoup.

Pour preuve, tout ce champagne ingurgité semblait avoir un effet considérable sur l’avocate. Si, d’ordinaire, elle savait la tenir à merveille, sa langue s’était naturellement déliée devant une Grace intriguée, surprise et finalement touchée par ce qu’elle apprenait. Elle ne s’attendait pas à découvrir une chose aussi importante sur Zola ce soir. Admirative face au sens de l’amitié dont elle faisait preuve, elle lui reconnaissait également un certain courage. Vivre avec un homme qui l’attirait quelque peu sans toutefois céder à la tentation pour préserver leurs relations, ce ne devait pas être évident. Elle n’était pas certaine qu’elle en aurait été capable à sa place, Grace. Mais sa remarque fit rire la jolie blonde de bon cœur alors qu’elle semblait résolue à vivre avec cette insatisfaction. – Et peut-être qu’il faudrait que tu trouves quelqu’un qui t’aiderait à combler tes envies, aussi. la taquina-t-elle avec un sourire malicieux sur les lèvres. Maintenant qu’elle connaissait la nature platonique de son mariage, il lui semblait légitime que Zola s’autorise à combler ses besoins, avec un autre homme que celui qu’elle avait épousé. Mais, pour ce soir, elle avait envie de l’aider à profiter de sa nuit autrement. Après la conversation à cœur ouvert qu’elles avaient eue, qui en disait beaucoup sur l’état d’esprit actuel de l’une comme de l’autre, Grace estimait qu’elles avaient toutes deux besoin de se détendre. Et, pour cela, il était temps de quitter enfin ce gala pour une soirée bien plus délurée. Tout d’abord, suivant l’idée qu’avait eue son amie quelques minutes plus tôt, la belle interpella un serveur. Sous le regard amusé de la jeune femme, elle n’hésita pas un seul instant à se servir de ses charmes pour lui soutirer une bouteille de champagne. Et le serveur paraissait conquis puisqu’il ne mit que quelques instants pour revenir auprès d’elles muni de sa trouvaille. Heureuse de voir sa requête si rapidement exécutée, Grace lui adressa un sourire enjôleur pour le remercier avant de se retrouver à nouveau en tête à tête avec sa compagne de la soirée. Cette dernière était aussi déterminée à s’amuser qu’elle, ce qui était un bon présage pour le reste de leur nuit. La créatrice de mode ne réfléchissait pas un seul instant au lendemain, elle ne le faisait jamais. Aussi, la fête s’avérait d’ores et déjà exceptionnelle en compagnie de Zola. A son invitation, la future divorcée la regarda avec une certaine malice dans les yeux. – Quittons déjà cet endroit, tu m’en seras reconnaissante demain matin. Parce qu’elle n’oubliait pas le lieu dans lequel elles se trouvaient, et encore moins les personnes qui les oubliaient. Pour leur réputation à toutes les deux, il valait mieux qu’elles s’éclipsent dès maintenant. Invitant son interlocutrice à la suivre à l’extérieur du bâtiment, elle savait déjà où l’amener. – - Je crois que tu n’as pas encore eu l’occasion de découvrir le bar dont je suis la gérante ? demanda-t-elle une fois à l’air libre tout en s’évertuant à déboucher la bouteille de champagne en sa possession. Elle remplit leurs coupes avant de reprendre la parole avec un sourire malicieux sur les lèvres. – Ça te dit qu’on s’y rende ? Et la fête, la vraie fête allait pouvoir commencer.


 


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MessageSujet: Re: imperfections are beauty, madness is genius and silly is better than boring (grace) Mar 21 Mar - 20:31

imperfections are beauty, madness is genius and silly is better than boring
Grace & Zola
"Yeah I’mma dance my heart out ’til the dawn, but I won’t be done when morning comes, doin' it all night, all summer, gonna spend it like no other."

Il était peut-être temps qu'elle se bouge. Qu'elle change. Qu'elle tente l'impossible. Qu'elle se laisse aller. Qu'elle prenne des risques. Tout ça, ce n'était pas elle, mais on avait tous besoin de faire des folies, un jour ou l'autre, non ? Après tout, Oscar Wilde avait bien dit, que « les folies sont les seules choses qu'on ne regrette jamais ». Parce que rien n'était plus grisant que de faire quelque chose d'inhabituel, de vaincre ses peurs pour faire quelque chose qui ne nous ressemblait absolument pas. On sentait l'adrénaline nous emplir les entrailles. Zola aimait ce sentiment. Pourtant, ça faisait bien des années que ce n'était pas arrivé. Ça faisait des années qu'elle n'avait pas pris de risques, des années qu'elle n'avait plus essayer de déroger aux règles. Même pas aux règles auxquels tous étaient contraints, mais plutôt à ses règles, celles qu'elle s'imposait elle-même. Peut-être qu'elle avait simplement peur de se lâcher, peur de ce qu'elle pouvait être vraiment. Elle s'était privée de tellement de choses, depuis l'enfance, que faire quelque chose qui ne lui ressemblait pas, la terrifiait. Tout le monde a peur de l'inconnu, c'est peut-être ce qui expliquait l'envie de l'avocate de se contenter de ses petites habitudes.
Ce soir, elle s'était lâchée. Enfin. Un peu trop, sans doute, et alors ? Au moins, elle s'amusait, pour une fois. Zola devait admettre que c'était agréable. Qu'elle devrait faire ça plus souvent. Ça pourrait lui faire du bien, peut-être. Tout ça, c'était grâce à Grace. L'avocate se dit qu'il faudrait qu'elles se voient plus souvent, en dehors des soirées mondaines. En tout cas, elle savait que son amie avait raison, quand celle-ci lui dit qu'il faudrait qu'elle trouve quelqu'un, pour combler ses envies. Peut-être que madame Stanford ne voulait pas l'admettre, mais c'était vrai. Elle le savait, elle l'acceptait, maintenant, même. Elle savait reconnaître ses torts, quelques – rares – fois. « C'est vrai. » répondit la blonde sur le ton de la plaisanterie, en se mettant à rire, bien qu'elle pensait sincèrement ces mots. Elle se sentait... libérée. Décidément, elle avait bien fait de venir. Peut-être qu'elle avait simplement besoin de parler, besoin de confier à quelqu'un les dessous de son mariage. Elle qui d'ordinaire, gardait tout pour elle, avait peut-être bien finalement besoin de parler de ce qui n'allait pas avec quelqu'un qu'elle appréciait. « Grace, merci pour cette soirée. » Pourtant, elle n'était pas finie, cette soirée. Mais Zola avait simplement envie de le dire. Elle en ressentait le besoin, d'une certaine manière.
Et justement, Grace venait de leur dégoter une bouteille de champagne ; nul doute qu'elle finirait bientôt, si elle demeurait entre leurs mains. « Très trèèèès bonne idée. J'approuve, je te suis. » La blonde suivit alors son amie, en laquelle elle avait toute confiance. Elle aurait pu la suivre les yeux fermés, ça ne l'aurait pas gênée. De toute façon, elle avait déjà bien trop d'alcool dans le sang pour protester. Grace leur servit deux coupes, avant de proposer à la jeune avocate de découvrir le bar qu'elle avait ouvert récemment. « Avec joie ! » s'exclama aussitôt Zola. « Allons-y. Je suis certaine qu'il est génial, puisqu'il est géré par toi. » ajouta la blonde en faisant un clin d'oeil à son amie.
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Dernière édition par Zola L. Penrose-Stanford le Mar 18 Avr - 15:22, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: imperfections are beauty, madness is genius and silly is better than boring (grace) Mer 29 Mar - 2:07


 

 
 


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Elle n’avait jamais eu cette impression avant ce soir, Grace, mais elle était en train de prendre conscience d’un détail non négligeable. Elle avait toujours trouvé quelques points qu’elle avait en commun avec la belle Zola. Mais, en réalité, il y avait une chose sur laquelle elles étaient diamétralement opposées, une chose aussi importante dans la vie de l’une que de l’autre. Si l’avocate était trop habituée à suivre les règles, elle, elle avait trop tendance à toutes les enfreindre. Elle ne supportait pas que son comportement soit dicté par un quelconque règlement, qu’il s’agisse du code de la route ou bien des bonnes mœurs des sociétés. Un aspect d’elle qui se trouvait pourtant être en totale contradiction avec le milieu mondain auquel elle appartenait désormais. Mais c’était peut-être justement parce qu’elle n’avait pas toujours fait partie de ce monde qu’elle s’y sentait bien moins rattachée que la plupart des convives ici présents, Zola en particulier. Ce n’était pas tant la meilleure des options non plus, car il fallait avouer que son tempérament imprévisible l’avait plus d’une fois mise dans des situations délicates, voire même carrément dramatiques. Mais, elle vivait au moins, elle vivait à deux cent à l’heure. Au fond, elle était trop impulsive, trop spontanée pour pouvoir agir autrement qu’en suivant son instinct. Seules ses envies primaient sur tout le reste. Et ses envies résidaient en une seule chose à cet instant précis de la soirée, c’était de faire découvrir à son amie que le monde ne s’arrêtait pas à cette salle des fêtes, aussi jolie soit-elle. Peut-être qu’en réalité, une personne saine d’esprit devrait savoir trouver un entre-deux entre les comportements si extrêmes des deux jeunes femmes. Ou peut-être qu’elles étaient faites pour se compléter, en fin de compte. Mais, ce soir, Grace avait envie de montrer à la belle blonde comment elle, elle voyait la vie. Elle voulait lui faire oublier ce mariage complexe dans lequel elle était happée. Elle voulait lui faire retrouver cette légèreté qui semblait lui manquer. Et, aider Zola à se lâcher, ça l’aidait elle aussi au bout du compte. Depuis qu’elle s’était séparée de William, elle n’avait plus vraiment l’impression d’être elle-même. Rien n’avait changé en apparence, hormis le fait qu’elle était redevenue blonde. Mais, à l’intérieur d’elle, c’était tout le contraire. Elle avait cette sensation amère de se perdre en même temps qu’elle perdait l’homme qu’elle aimait malheureusement encore. C’était peut-être dû à toutes ces années qu’elle avait partagées avec lui, à tel point que leurs vies lui avaient toujours semblées indissociables l’une de l’autre. Ou c’était peut-être le chagrin et la douleur qui la rendaient différente. Mais, ce soir, elle avait l’impression d’oublier cette souffrance. En incitant sa compagne de la soirée à s’amuser, elle retrouvait celle qu’elle était. Si Zola lui en était reconnaissante, la jolie blonde l’était tout autant envers elle. Alors quand elle prit la peine de la remercier, elle lui adressa un doux sourire pour lui répondre en toute sincérité. – C’est à moi de te remercier. J’ai l’impression de me retrouver un peu, grâce à toi. Elle se mordit la lèvre, désireuse de contenir toute émotion trop vive. Et finalement, elle reprit la parole d’un ton plus malicieux, comme pour retrouver une certaine légèreté. – Et puis, la soirée ne fait que commencer. Attend la fin pour me remercier. précisa-t-elle avec un clin d’œil espiègle. Après tout, Zola pouvait autant lui en être reconnaissante que se demander comment elle avait bien pu l’embarquer dans ses folies. Mais, pour le moment, elle paraissait heureuse de la tournure que prenaient les choses. Mais le champagne, décidément versé à flot, n’y était peut-être pas étranger. Retrouvant la fraîcheur de la nuit, elle leur servit deux nouvelles coupes alors qu’elles discutaient de la suite de leur programme. La Néo-Zélandaise semblait partante pour découvrir le bar dont elle était la propriétaire, la complimentant même au passage. – Oh, c’est adorable ! Tu vas voir, on s’y amuse bien plus qu’ici ! s’exclama-t-elle non sans grande discrétion puisqu’elle attira le regard de quelques personnes sorties fumer à l’extérieur. Elle arqua un sourcil en les fixant jusqu’à ce qu’elles détournent le regard avant de se saisir de son téléphone portable. Un appel, et quelques minutes plus tard, elle vit un taxi s’arrêter devant elles. Les deux amies s’engouffrèrent à l’intérieur avant qu’elle ne lance. – Le bar le plus branché de la ville s’il-vous-plait. Mais encore ? semblait dire le chauffeur. Levant les yeux au ciel, la belle reprit comme une évidence. – Le CLP !! Même pas sûr qu’elle soit éméchée, ou non… Mais elle se sentait joyeuse. Très joyeuse. Terminant comme elle le pouvait son énième coupe de champagne alors qu’elles arrivaient à destination, elle reprit en direction de la grande blonde. – J’espère que ça va te plaire !

 


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