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 Tempus Fugit  Fanfiction Harry Potter

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MessageSujet: Tempus Fugit  Fanfiction Harry Potter Dim 10 Juil - 20:44

Coucou les chatons chou

Je viens vous soumettre ma fanfiction sur Harry Potter suite à la promesse de Julia de m'épouser, si je la postais lool

Un petit résumé pour vous: La jeune sorcière Edelweiss Devonshire vient de finir son cursus scolaire à Poudlard, lorsque Dumbledore lui demande d'assurer l'intérim des cours de soins aux créatures magiques pendant l'absence d'Hagrid. Une année qui promet. Entre le ministère qui se mêle des affaires de l'école, le retour de Voldemort, la jeune femme est encore perturbée par le souvenir du charmant inconnu qui lui a sauvé la mise durant le bal de Noël du tournoi des trois sorciers. Si, elle tente bien d'oublier, elle n'y parvient pas, comme si son subconscient tentait de lui dire que la personne qu'elle cherche est bien plus proche qu'elle ne croit...

Les évènements prennent donc place durant la cinquième année du Trio d'Or...

Ceci est une fanfiction, aucun des personnages ne m'appartient, ils sont la propriété de J.K. Rowling sauf Edelweiss.

Voilà, vous en savez déjà beaucoup :rire: Sachez pour ceux qui serait pressé de lire la suite, qu'elle est posté sur Wattpad et sur FanFiction.net

Bonne lecture et n'hésitez pas à commenter voir à critiquer. Pour les critiques, je demande juste que ce soit constructif.

P.S: Il y a des fautes, je le sais très bien. J'ai beau me relire, au bout d'un moment je ne les remarques plus C'est pourquoi je cherche un bêta-lecteur ou une bêta-lectrice.
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MessageSujet: Re: Tempus Fugit  Fanfiction Harry Potter Dim 10 Juil - 20:48

Chapitre 1: Return to Hogwarts

La grande salle ressemble à un palais de glace en ce jour du bal de Noël. Tout, ou presque, n’est qu’un dégradé de blanc, de bleu et d’argent. Pour elle qui virevolte dans les bras de son cavalier, cela semble un nuage doux et léger. Il y a-t-il encore un sol sous ses escarpins noirs vernis, il ne lui semble pas palpable. Elle vole, elle en est certaines, tel le majestueux aigle royal de sa maison, elle touche presque les étoiles. Sa longue robe argent balaie l’air qui l’entoure et qui pourtant semble lui manquer tant sa respiration est courte et difficile, tant son cœur bat la chamade à lui donner l’impression qu’il veut quitter sa cage thoracique. La jeune sorcière pensait ne jamais danser ce soir, pas après la malheureuse farce dont elle avait fait les frais. Persuadée que de toute façon personne n’inviterait un rat de bibliothèque comme elle… Pourtant, elle évoluait gracieusement dans les bras de cet inconnu aux yeux bleu nuit hypnotisant, aux cheveux plus sombre que la nuit elle-même. Elle se remercia d’avoir utilisé le fond de teint magique d’Amelia Jansen qui évitait à quiconque de voir à quel point elle brûlait. Un pas après l’autre, elle ne les avait pas comptés, elle était nulle en danse d’ailleurs, mais elle savait que la fin approchait à grand pas. Non, elle ne pouvait pas s’arrêter, pas avant de l’avoir questionné. La dernière mesure fût donnée, elle pressa ses doigts dans le tissu de la veste de l’inconnu. « Qui êtes-vous ? » murmura-t-elle pour que seul son interlocuteur l’entende. Un rictus semblable à un début de sourire se dessina sur ses lèvres fines et pâle. Il ouvrit la bouche et… Ding ding deng dong… Ding ding deng dong… La jeune femme ouvrit un œil, son visage encore plongé dans son oreiller entouré par ses cheveux auburn en pagaille. D’un geste rageur, elle exerça une pression sur le sommet de son réveil représentant la tour de l’horloge du Parlement londonien, Big Ben pour les touristes. Maudit soit son oncle qui lui avait acheter cela. Un long soupire quitta ses lèvres et elle enfonça à nouveau son visage dans l’oreiller, prête à retourner dans son rêve, même si elle savait pertinemment que le nom qui serait sortie des lèvres du bellâtre inconnu serait totalement inventé. Maudit soit-il lui aussi… Depuis le bal de l’année dernière, il hantait ses nuits et elle avait eu beau le chercher après le bal, elle ne l’avait jamais retrouvé. Nouveau soupir de frustration, car elle était condamnée à rêver d’un homme qu’elle ne croiserait jamais plus. Ah les maux qu’amour inflige parfois…

La jeune sorcière referma ses yeux vairons pour retourner dans les méandres des bras de Morphée, décidée à profiter encore un peu du repos de ses vacances, lorsque quelque chose remua à ses pieds, remonta insidieusement le long de sa colonne vertébrale par petite pression, tel un doux massage matinal avant d’enfoncer ses piquants dans ses omoplates.
« AMOUR !! ARRÊTE CA TOUT DE SUITE !! » Hurla-t-elle en se redressant d’un bon.
L’animal se retrouva rapidement étendu dans les draps bleus alors qu’elle s’asseyait pour lui faire face et le fusiller du regard en le sermonnant.
« Non, mais ça ne va pas dans ta petite tête de fléreur ?! Qu’est-ce qui te prends ? » Bien sûr, le félin au pelage gris-bleu ne lui répondrait pas, mais elle devinait à travers ses yeux émeraudes qu’il se moquait d’elle. Enfin, si on croit au fait que les animaux sont capables de sentiments et d’émotions, ce qui est bien sûr totalement son cas. Grommelant et pestant contre son nouvel animal de compagnie, la jeune femme tourna la tête vers son mur et aperçu dans son champ de vision son calendrier. « Par la robe de nuit de Merlin ! »
Dans la seconde qui suivit, la jeune femme sautait hors de son lit et se précipitait dans la salle de bain alors qu’elle entendait la voix de sa mère. « Edelweiss, le petit déjeuner est prêt ! » Décidément, ce n’était pas son jour.

Empoignant sa robe de chambre, la demoiselle l’enfila en descendant les escaliers de la maison à une allure folle pour finalement atterrir d’un bond sur une chaise de la cuisine. 
« Bonjour. » Réussi-t-elle a marmonner avant d’enfoncer ses dents dans un toast beurré d’une main, alors que la seconde commençait déjà à récolter les précieux morceaux d’œufs brouillé dans son assiette. Elle ne mangeait pas à ce stade, elle engouffrait, ce qui ne put lui épargner le regard désapprobateur de sa mère accompagné de claquement de langue.
« Doucement, tu n’es pas en retard. » Elle ne l’écoutait absolument pas et attrapa à deux mains sa tasse de thé encore chaude. C’est ce moment que choisi le félidé pour sauter sur la table en toisant d’un air impérieux –et surtout supérieur- la maîtresse de maison avant de laisser échapper un bruit ressemblant vaguement à un miaulement affamé et désespéré.
« Amadeus Marquis d’Ouistrenesse, un moment, je te prie. Il faut vraiment que tu dresses ton chat, Edel’ ». Affirma la mère de la sorcière.
« Fléreur, M’man, c’est un fléreur et appelle le Amour c’est quand même vraiment plus pratique. »
La rousse leva les yeux au ciel en se rappelant la façon pompeuse dont l’éleveur d’où provenait le dit Fléreur le lui avait présenté. Amadeus Marquis… non, mais je vous jure, il n’avait pas trouvé plus stupide comme nom ? Bon, Amour ce n’était peut-être pas mieux, mais c’était le seul nom qui lui était venu à l’esprit. Pendant ce temps, le fléreur reçu sa portion de bacon du matin dont il se délecta, se pourléchant les babines une fois son petit déjeuner terminer, gratifiant la mère de sa propriétaire d’un ronronnement satisfait et presque affectueux.
« À quelle heure est ton train ? » s’enquit alors madame Devonshire en observant son unique progéniture jouer avec le drôle de félin.
« 11 heures, maman, comme toutes les années depuis huit ans. » Elle releva ses yeux vairons, bleu et vert, vers sa mère et soupira. « Et si, je n’étais pas un bon professeur… Non, mais c’est vrai. Je n’ai aucune expérience, à part les cours pris pendant l’été pour assurer le poste que Dumbledore m’a confié… Bon, j’admets que j’étais souvent sollicité par mes camarades de classe pour leur réexpliquer certaines choses… Cependant, je n’ai jamais donné cours et… »
« Tu es passionnée par la matière que tu vas donner, Edelweiss, rien que pour ça tu ne peux pas être nulle comme tu le sous-entend. » Coupa la femme d’une quarantaine d’année en lançant à sa fille un sourire encourageant. Si, sa fille demeurait souvent un mystère total pour le commun des mortels, pour sa douce maman elle était un véritable grimoire ouvert.
« Hagrid est meilleur que moi… il s’occupe de créature magique depuis des dizaines d’années… »
« Et il a commencé à s’en occuper au même âge que toi. Cesse de te tourmenter, ma chérie, le directeur ne t’aurait pas demander d’assurer l’intérim, s’il ne t’en pensait pas capable et Hagrid aussi. »
Devant tant d’éloquence et de persuasion, Edelweiss décida de se taire et d’adresser un petit sourire à sa mère avant de décréter qu’elle allait prendre une douche, suivie de près par le félidé. Animal de compagnie qui se tient sur son séant durant toute la durée des soins de corps de sa maîtresse avec un air des plus intéressé. La sorcière finirait par croire qu’il est un peu voyeur sur les bords.

Enfin, la future prof quitta sa chambre vers huit heures, vêtues d’un jeans très classique, d’un haut noir qui ne manquait pas de mettre en valeur ses formes que certains mâles qualifieraient de généreuses. Elle avait réussi à dresser ses cheveux ondulés en une queue de cheval haute. Aucun bijou n’ornait le reste de sa tenue, mise à part une paire de boucle d’oreille en forme de chat, elle préférait garder cela pour de grande occasion et de toute façon, le port de bijoux se prêtait mal à sa fonction de professeur intérimaire de soins aux créatures magiques. Tirant sa lourde malle qui l’avait accompagné à Poudlard du temps de ses années d’élèves derrière elle, elle soupira et se tourna vers Amour qui la toisait depuis le haut des escaliers.
« À nous deux, boule de poils ! » Décréta-t-elle les poings sur les hanches. Le Fléreur bondit sur ses pattes et se mit à courir, poursuivit par sa maîtresse qui jurait mordicus qu’il finirait par rentrer dans sa cage de transport. Une heure entière fût d’ailleurs nécessaire pour qu’elle parvienne victorieusement à ses fins, même s’il avait nécessité qu’elle use d’un subterfuge mettant en scène l’estomac de son compagnon à quatre pattes. Monsieur Devonshire poussa la porte à cet instant, amusé de voir sa fille débraillée descendre triomphalement cage à la main.
« Victoire ? » demanda-t-il avant d’appuyer son regard qui allait de haut en bas. « Je dirais match nul, personnellement. » Edelweiss baissa alors les yeux sur sa tenue avant de laisser échapper un petit cri suraigu. Des poils gris partout, un haut de travers et sa coiffure complètement à l’ouest, il ne l’avait pas loupé. Elle sentit alors un petit courant électrique la parcourir alors que son père lui jetait un sors de nettoyage. « En route, princesse. »

Une bonne heure et demi de voiture fût nécessaire à la belle et son père pour rejoindre la gare de King’s Cross en voiture. Monsieur Devonshire descendant après tout d’une famille de moldu, il s’était fait à ce monde et après ses études à Poudlard avait décidé de continuer de travailler dans le monde sans magie en reprenant l’entreprise de son père. Il avait rencontré sa femme, une demi vélane, lors d’un voyage en France et il n’avait pas fallu longtemps pour qu’ils décident de se marier. Edelweiss ne rêvait pas de ce type de romance, en réalité cela lui passait même au-dessus de la tête, ne se trouvant pas assez jolie pour quiconque. Elle avait une certaine beauté bien sûr, quelque chose qui lui était propre, mais elle avait toujours vécu la différence de couleur de ses yeux comme un véritable complexe. Railler dans sa plus tendre enfance par ses camarades du jardin d’enfant moldu, elle avait dès l’âge de dix ans réussi à obtenir de porter en cours une lentille de contact bleue sur son œil vert pour harmoniser son regard. Désormais sorcière accomplie et diplômée, elle usait d’un charme pour camoufler ce petit désagrément. Ensuite, il y avait ses cheveux. Ni lisse, ni bouclé et dont elle n’arrivait pas à obtenir d’eux qu’ils soient l’un ou l’autre. Enfin, elle n’avait jamais vraiment pris le temps de s’intéresser aux garçons à l’école de sorcellerie, bien trop occupé à réussir ses cours, jusqu’au bal de Noël du tournoi des trois sorciers. Elle secoua doucement sa tête et jeta un dernier regard à sa tenue avant de descendre. Le sortilège de ses yeux resterait en place jusqu’à ce soir au moins, elle pouvait respirer.

Poussant son chariot, elle se dirigea avec son paternel vers la voie 9 3/4. Ils se tenaient sur le quai en se faisant face en silence.
« Dire qu’il y a huit ans maintenant tu partais en tant que jeune élève… et te voilà professeur. » Dit son père en rompant le silence qui devenait pesant et en cachant mal l’émotion dans sa voix. Un sourire contrits apparu sur le visage de sa fille et elle haussa les épaules.
« Allons, papa, je ne savais pas que tu versais dans le sentimentalisme. » Les premiers bruits de chariot d’élèves retentirent alors et avec eux les au revoir, elle devait prendre place dans un compartiment avant eux. Monsieur Devonshire prit alors sa fille unique dans ses bras.
« Fait attention à toi… » lui murmura-t-il à l’oreille avant de la laisser.
Ses yeux bleus se plantèrent dans l’immensité vert émeraude de ceux de son géniteur et elle acquiesça simplement, consciente qu’il craignait pour sa vie depuis qu’on avait annoncé le retour de celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom. Son père y croyait, sa mère également et elle n’y faisait pas exception, bien que la communauté sorcière soit divisée. Elle inspira un grand coup avant de lui tourner le dos pour monter dans le dernier wagon et de rejoindre le dernier compartiment. Elle prit ses aises dans celui-ci en compagnie d’Amour et de Nelson, son hibou version miniature comme elle s’amusait à dire. Telle une jeune élève en partance la première fois pour Poudlard, elle fit longuement signe à son père alors que le train s’ébranlait dans un nuage de vapeur vers les Highlands et sa nouvelle maison pour quelques mois.

La gare n’était plus en vue lorsqu’elle se laissa retomber assise sur son siège et libéra le fléreur de sa cage de transport. Elle ne craignait pas qu’il s’échappe, personne ne viendrait la dérangée dans ce compartiment, elle avait fermé la porte et baisser les stores pour qu’on lui laisse la paix, privilège de professeur. Le félidé fit le tour du propriétaire, pendant que la jeune professeur, inquiète encore de sa nouvelle fonction, relisait ses plans de cours pour les différentes années. Elle ne sortit sa tête rousse de ses cours qu’à deux reprises. D’abord pour acheter des friandises à la vieille hôtesse du train, après tout ce n’est pas parce qu’on est plus haut gradé qu’on ne peut pas avoir envie de petites douceurs sucrées. La seconde fût l’œuvre de son cerveau, qui agacé par tant de travail finit par partir à la dérive, emmenant sa douce amie à revoir le visage du bel inconnu qui lui avait ponctuellement servit de cavalier.
« Par la culotte en dentelle de Merlin ! » Jura-t-elle en lâchant rageusement ses copies et en se renfrognant. Un soupire naquit du fond de son torse pour venir mourir à la porte de ses lèvres rosées. Elle devait faire le vide dans son esprit. Vive, elle s’empara d’une plume et d’un parchemin pour y coucher une lettre à destination d’une amie française.

Chère Sophie,

Seuls quelques mois ont passé depuis notre dernière rencontre, quelques semaines pour notre dernier courrier. Pourtant, tu me manques comme si cela faisait une éternité. Je t’avais promis de venir te voir en France pendant le cours de l’année, mais je suis actuellement en partance pour Poudlard afin d’y donner des cours de soins aux créatures magiques. Ce sera en quelque sorte une première expérience, peut-être que je pourrais ainsi me décider sur la voie que je veux suivre ensuite, moi qui ne cesse de changer d’idée. Et toi, qu’as-tu prévu pour cette année ? T’es-tu enfin décidée entre la métamorphose et les études de médicomages ?

Tu te souviens du bal de Noël ? Quelle question, tu étais de celle qui ont dansés le plus ce soir-là. As-tu toujours des nouvelles de ton charmant bulgare dont le nom m’échappe encore ? Oui, je n’ai pas la mémoire des prénoms, ni des noms, ce qui risque de ne pas jouer en ma faveur d’ici quelques heures en tant que professeur… -sa plume se stoppa nette pendant plusieurs longues secondes, peut-être même une minute ou deux. – Je n’arrête pas de penser à lui, de rêver de lui et je ne sais que faire. Cela s’était calmer durant la fin de l’année scolaire, j’étais probablement trop concentrée sur mes ASPICS pour encore y songer. J’ai en horreur l’idée qu’il me hantera jusqu’à la fin de mes jours ou tout du moins jusqu’à ce que je me trouve quelqu’un ou que quelqu’un me trouve.

Enfin, je ne t’ennuie pas plus avec mes tourments digne d’une adolescente midinette dans ses premiers amours. Envoie-moi de tes nouvelles, de celles de ta famille, de tes vacances, enfin de tout en somme.

Je t’embrasse bien fort sur les deux joues,
Ton amie, Edelweiss Devonshire.

P.S : Si tu pouvais aussi m’envoyer à nouveau ces délicieux caramel au beurre salé, je t’aimerais pour toujours.


Quelques instants plus tard, Nelson prit son envole en direction du continent, vers la France, vers son amie Sophie et Edelweiss reprit son travail jusqu’au sifflement caractéristique du train entrant en gare. Un coup d’œil dehors et un sourire se dessina sur ses lèvres, elle était de retour.
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MessageSujet: Re: Tempus Fugit  Fanfiction Harry Potter Dim 10 Juil - 21:07

Chapitre 2: The little pink hood

En deux temps, trois mouvements et un coup de baguette plus tard, Edelweiss avait revêtu un tailleur pantalon gris perle et par-dessus sa robe de sorcière anthracite. Un moulinet de sa main droite et elle entoura sa queue de cheval de façon à faire un chignon plus ou moins droit et correct. Pour le reste ses chaussures classiques iraient très bien avec le reste de sa tenue. Amour se montra un peu plus coopérant quand fût venue l’heure de rentrer dans son panier de transport, ne lui opposant comme résistance que son regard dédaigneux et irrité. 
« Excusez-moi, votre majesté, de vous contraindre à si peu de luxe… » lui dit-elle sur un ton cérémonieux et cynique en plus. Sur ces paroles, elle empoigna la cage et quitta son compartiment pour rejoindre le quai de la gare dès que le train eu stopper ses machines. D’un pas rapide, elle disparut en direction des diligences, monta dans l’une d’elle qui démarra sans attendre l’apparition des premiers élèves. Dire que l’année précédente, c’était en temps qu’élève qu’elle se trouvait là et sans la compagnie du fléreur. Le jeune animal ne s’était d’ailleurs pas fait entendre de tout le chemin qui les séparait de la gare au hall de Poudlard. Elle profita de son arrivé pour lâcher le fauve miniature, non sans lui intimer l’ordre de ne pas aller vagabonder à sa guise. Visiblement intimidé par son nouvel environnement, le félidé ne tarda pas à se comporter en véritable petit chien, manquant d’ailleurs plusieurs fois de faire trébucher la sorcière qui se rendait à la salle des professeurs.

Quelques fois, elle s’y était rendue avec sa camarade de classe Lydia Skiney, à l’époque préfète de Serdaigle. Elle se sentait revenue à cette époque où elle l’avait suivie à contre cœur, à petit pas, prête à se fondre dans le mur, les yeux rivés vers le sol et le cœur au bord des lèvres. La sensation n’avait pas changé, même si elle allait ce jour franchir la porte en tant que collègue du corps enseignant qui l’avait connue élève. Restait à savoir qui allait reprendre le cours de défense contre les forces du mal, la grande question annuelle depuis l’arrivée de monsieur Potter à Poudlard. Dit comme ça, il pourrait presque passer comme une malédiction. Le tableau qui dissimulait l’entrée de la salle de repos professorale arriva devant elle bien trop vite à son goût. Elle resta un instant interdite, elle avait totalement oublié le mot de passe.
« Le mot de passe ? » quémanda le locataire de la toile.
« Un petit instant… » répondit-elle en fouillant fébrilement les poches de sa cape afin de retrouver le morceau de parchemin sur lequel elle l’avait noté.
« Semper fidelias. » Lança une voix sévère, mais haut perché, dans son dos. Edelweiss pivota sur ses talons pour apercevoir le professeur Flitwick qui venait de lui sauver la mise. Mieux valait que ce soit lui qui la découvre dans cet état de fébrilité que…allez au pif… le professeur Rogue ? Rien qu’imaginer la scène, elle avait envie de se décomposer et de fuir. « Bonsoir Miss Devonshire. Vous me semblez… inquiète ? Perdue ?»
Les joues de la jeune sorcière s’empourprèrent violemment et elle se mit inconsciemment et discrètement à danser sur un pied puis sur l’autre. Ce qui eut pour effet de faire sourire le professeur de sortilèges. Son ancien directeur de maison était quelqu’un qu’elle appréciait beaucoup et le voir en dehors de son rôle de professeur, comme collègue même, restait quelque chose d’étrange, mais également d’agréable. « Un peu… » finit-elle par confesser alors qu’elle suivait le petit sorcier à travers l’ouverture menant à la salle qu’elle n’avait jamais qu’entre aperçu.
« Il ne faut pas voyons, nous ne vous mangera pas. Venez, le banquet commencera promptement. » La manger non, elle n’y avait jamais songé, mais se faire ridiculiser ça… ou se prendre une remarque bien sentie. Non, elle ne visait personne en particulier… ou pas.

La jeune femme n’eut pas le temps d’admirer la pièce dans laquelle elle côtoierait pour un temps ses anciens professeurs. Elle nota cependant la présence de fauteuils à l’air moelleux et chaleureux, la grande cheminée et une immense table en chêne garnie de chaises assorties. Aucune couleur ne prédominait vraiment, elle était sobre, sans doute pour rappeler l’impartialité dont un professeur devait faire preuve lors de ses cours. Ce qui avait une petite connotation ironique quand elle repensait à certains de ses cours. Elle dû faire une foulée de course pour rattraper le professeur Flitwick qui se dirigeait vers une porte en bois donnant sans le moindre doute sur la grande salle. Voilà donc où elle menait cette première porte qu’elle avait souvent vue depuis sa place à la table de Serdaigle. En parfait gentleman, Filius Flitwick la laissa passer en premier et referma la porte derrière lui.
Edelweiss demeurait quelque peu mal à l’aise de se retrouver sur l’estrade des professeurs, face aux grandes tables où n’étaient pas encore entasser tous les élèves. Elle adressa un nouveau regard à son sauveur du jour qui tendit une main vers les places libres à gauche du siège central occupé par Dumbledore. La première chaise vide était celle du professeur McGonagall qui ne tarderait pas à faire son entrée avec une flopée d’élève de première année. La seconde devait apparemment lui être attribuée d’après ce qu’elle comprenait du non verbal de son ancien professeur. Cependant, si elle n’avait pas eu assez d’amour propre pour ça, on aurait pu lire l’horreur et la syncope arrivant à grand pas, lorsqu’elle comprit qu’elle allait passer tout le banquet coincé entre Minerva McGonagall d’un côté – ce qui aurait pu être pire-, mais surtout Severus Rogue de l’autre ! « Ô misère… » marmonna-t-elle pour elle-même avant d’aller prendre place sans un regard assassin pour Dumbledore. Poliment, elle s’adressa alors à son seul voisin proche.
« Bonsoir professeur. » Elle n’avait aucune illusion concernant une éventuelle réponse de la part de la chauve-souris des cachots. Elle prit sa coupe devant elle, actuellement remplie d’eau, et en prit une gorgée.
« Bonsoir Miss Devonshire. » De surprise, elle faillit recracher ce que contenait sa bouche. Elle dut faire un effort surhumain pour réussir à avaler le liquide avant de regarder son voisin - en cachant assez mal sa surprise évidemment - qui, comme si c’était la chose la plus naturelle du monde, continua sur sa lancée. « Vous avez fait bon voyage ? » Le ton n’avait rien de chaleureux, le professeur de potions restait fidèle à lui-même sur ce point, il était cordial, poli, mais sa voix rauque et masculine demeurait aussi froide que sévère. Si, la sorcière n’avait pas déjà été assise, elle en serait tombée sur les fesses et ce devant tout le monde.

« Euh… oui, très bon même. Merci, monsieur… » Pendant un instant, elle se demanda si elle allait réellement se mettre à échanger des banalités sur son voyage, le temps qu’il faisait ou sur comment s’était passer les vacances avec son ancien maître des potions et détesté professeur. Heureusement pour elle, l’homme en noir ne fit pas mine de vouloir continuer la conversation, à son plus grand soulagement. Bien sûr, elle avait conscience qu’ils étaient désormais collègues et par conséquent ils seraient amenés à se côtoyer plus souvent, mais ça en aurait été trop pour elle en une seule journée, si elle avait dû faire « ami-ami » avec le locataire des cachots. Elle prit une nouvelle gorgée d’eau avant de regarder la salle qui se remplissait petit à petit, jouant nerveusement avec ses doigts en dessous de la table. Sa nervosité devait être aussi visible qu’un géant dans une plaine, car cela ne manqua pas d’attirer l’attention de son proche voisin, mais également du directeur. Trop engluée dans sa bulle, elle ne vit d’ailleurs pas le jeu discret de regard que se lancèrent le directeur et le potioniste.

« Miss… Miss Devonshire…Edelweiss ! » Elle sursauta alors et tourna brusquement sa tête vers le professeur Rogue, encore plus surprise qu’auparavant.
« Ou…oui ? » Il connaissait déjà son prénom ? C’était possible ça ? On parle ici de Severus Rogue quand même, celui qui traite ses élèves comme des cornichons sans cervelles, qui retirent des points sans aucune partialité. Le Severus Rogue qui ne la laissait jamais répondre tant il avait l’air d’être fatiguée qu’elle ait réponse à presque tout. Par le string léopard de Merlin, le bâtard des cachots connaît son prénom !
« Calmez-vous où je vous glisse une potion calmante dans votre verre d’eau… » siffla-t-il entre ses dents « Vous me donnez le tournis. » Ah ben voilà, elle retrouvait son ancien professeur. L’euphorie de la situation venait de redescendre à pique vers les tréfonds des abysses et elle baissa les yeux, souhaitant plus que tout se glisser dans un trou de souris. Quand on parlait de se prendre une remarque bien sentie ou de se faire ridiculiser, elle était bien partie.
« Pardon, professeur Rogue… » finit-elle par ajouter comme si elle avait encore été une élève à laquelle il pouvait retirer des points. Dire que même après ses études elle continuait de craindre cet homme.

Les premières années firent leur apparition derrière le professeur McGonagall, qui fidèle à elle-même portait son habituel chapeau pointu et ses robes de sorcières noires et vertes. Ce détail la fit sourire et elle s’attacha alors à observer la tenue des autres professeurs. Tout semblait comme d’ordinaire, que ce soit les tenues excentriques de Dumbledore, les robes bleues de madame Bibine, le costume tiré à quatre épingles de Flitwick, le style ténébreux de Rogue. Elle soupira intérieurement d’aise, trouvant dans cette vision familière la sécurité dont elle avait besoin pour se détendre. Jusqu’à ce qu’une masse rose se distingue de l’autre côté de son voisin masculin. Une véritable agression oculaire devrait-on dire, tant cette couleur lui était insupportable et cela ne devait pas être que son cas lorsqu’elle sonda le visage de ses anciens camarades. Sur le coup, elle ne s’interrogea pas directement sur l’identité de la petite sorcière potelée qui lui faisait vivre cet enfer coloré, mais il lui sembla impossible que ce soit elle qui prenne en charge les cours de DCFM. Se pourrait-il que Dumbledore ait enfin accorder à Rogue le privilège d’enseigner ladite matière ? Dans ce cas, elle craignait déjà pour la santé mentale des élèves. En analysant la situation plus avant, elle en vient à la conclusion qu’une personne aussi propre sur elle ne pouvait pas plus gérer les cours de potions. Alors que venait faire ce gros bonbon à l’odeur sucrée à Poudlard ? Il y en avait des professeurs excentriques dans l’établissement, Dumbledore et Trelawney en première ligne, mais ici l’originalité n’était pas tant dans l’allure des vêtements, mais dans leur sérieuse austérité contrasté par leur horrible couleur.

Elle était ainsi tellement perdue dans les méandres de ses réflexions qu’elle n’avait même pas fait attention à la répartition de cette année, pas plus qu’à l’arrivée à ces côtés du professeur McGonagall et encore moins au fait qu’Albus Dumbledore était à présent debout derrière son pupitre pour son discours annuel de début d’année. Elle ne réagit finalement que lorsque le vieux sorcier mit ensemble dans une phrase : absence d’Hagrid, cours de soins aux créatures magiques et professeur Devonshire. À cet instant, elle devient tout de suite plus attentive aux paroles du directeur, apprenant ainsi que le petit chaperon rose n’était autre que Dolores Ombrage, nouveau professeur de DCFM nommé par le ministère de la magie. Les applaudissements des élèves furent assez mitigés, entre beaucoup de chaleur chez les Serdaigles et les Poufsouffles, plus diffus chez les Gryffondors et quasiment rien de la part des Serpentards. « Vos anciens camarades de maison ont l’air très enthousiaste de votre nomination, Miss Devonshire. » Lui glissa alors le professeur de Métamorphose. « J’espère toutefois que vous saurez vous montrez impartial ou le plus possible. »

Sur le coup, elle eut très envie de répondre quelque chose de cinglant, comme par exemple qu’elle ne suivrait sans doute pas l’exemple du potioniste assis à sa gauche ! Nonobstant cela, elle n’en eu pas le temps. D’abord parce qu’elle finit par comprendre que sa jeunesse et son manque d’expérience ne jouait pas en faveur d’une telle réponse et ensuite parce que l’affreux bonbon du ministère venait de toussoter, interrompant le directeur afin de réclamer la parole. Son comportement en dérangea plus d’un à la table des professeurs, mais pas seulement et le discours dans lequel elle se lança ensuite avec son ton condescendant, comme si elle s’adressait à une bande de demeuré sans cervelle, n’arrangeait en rien l’antipathie qu’Edelweiss commençait à ressentir pour elle. Elle avait réussi à battre son méprisable ancien professeur de gauche, ce qui n’était pas peu dire ! Pour ce qu’elle comprit du blabla de l’ancienne sous-secrétaire, cela ne fût guère pour lui plaire, mais ce serait mentir que de dire qu’elle ne s’y attendait pas. De ce qu’elle avait lu dans la Gazette du Sorcier tout l’été, elle se doutait que le Ministre Fudge mettrait tout en œuvre pour garder Dumbledore – et Harry Potter par extension- à l’œil et ce de la plus détestable des façons. De nouveau, son cerveau ne fit pas la moindre attention à la suite et fin du discours du directeur, ne prêtant aucune attention au fait le festin avait commencer. Cette fois, ce fût une douleur cuisante dans le mollet qui la ramena à la réalité et à la raison de surcroît lorsqu’elle comprit que ce n’était autre qu’Amour qui avait planter ses griffes pour réclamer son dû de nourriture. Un regard à gauche, un regard à droite… tout le monde semblait concentré sur son repas ou prit dans une discussion passionnante. Elle se saisit du bout de sa fourchette d’une tranche de bacon, qu’elle prit délicatement entre son pouce et son index. De nouveau, elle s’assura que personne ne se préoccupait de son cas et la tira rapidement vers le bord de la table avant de la laisser glisser au sol. Le fléreur bondit dessus comme si elle avait été vivante et l’attaqua ensuite à belles dents. « Morfale ! » pensa-t-elle avant de s’occuper de se sustenter elle-même.

La grande salle était désormais presque vide, les derniers élèves se pressaient les uns derrière les autres pour rejoindre leurs dortoirs après l’ordre donné par Albus Dumbledore. La jeune rousse suivit le mouvement que ce dernier avait lancé en quittant son siège, ramassant au passage son animal de compagnie qui s’était endormi comme un bien heureux après avoir fait un sort a pas moins de dix tranches de bacon ! Le serrant contre sa poitrine elle ronchonna entre ses dents : « Espèce d’estomac sur pattes… ». Elle suivit de même le reste de la file professorale à l’intérieur de la salle de repos, en espérant pouvoir demander au directeur où elle devait loger. Elle n’allait tout de même pas élire domicile chez Hagrid ? Ce serait fort inconvenant et impoli. La sorcière n’osait même pas s’approcher de lui pour le déranger, car il continuait de bavasser avec Mme Pomfresh en marchant. Bref, ils étaient tous désormais dans le couloir, certains les avaient même distancés pour rejoindre leur appartement et elle était toujours dans la compote quand Dumbledore finit –semble-t-il- par remarquer qu’elle attendait désespérément qu’il lui permette de lui parler. Ce ne fût pourtant pas ce qu’elle attendait qui sortit des lèvres du sorcier : « Ah oui, Miss… Severus, vous accompagnez notre jeune demoiselle à ses appartements ? Merci, on se voit demain Miss Devonshire. » Et il s’en fui sans un mot de plus.

« Enfer et damnation… » soupira sa pauvre conscience avant qu’elle ne pivote sur ses talons et suivent les capes noires qui partaient à grandes enjambées. Sur le trajet, elle s’imagina déjà vivre dans les cachots pour le reste de l’année, ce qui n’avait actuellement qu’une saveur humide et moisie désagréable. Elle rattrapa le professeur en trois foulée de course, histoire de ne pas passer pour une petite fille apeurée, même si elle n’en avait jamais été aussi proche en ce moment.

Le silence était réellement insoutenable et dérangeant, mais de quoi pourrait-elle bien parler avec lui ? Elle savait d’expérience que l’homme en noir n’aimait guère le bruit, surtout dans sa salle de classe. N’y tenant plus, elle décréta qu’elle allait commencer par le remercier de jouer les bagagistes d’hôtel avec elle. « Au fait… merci de bien vouloir… m’escorter, professeur Rogue… je me doute que… »
« Severus… » assena-t-il sans prévenir, laissant la jeune femme à nouveau confuse.
« Pardon ? »
« Appelez-moi, Severus, nous sommes collègue semblerait-il, autant commencer à s’appeler par nos prénoms tout de suite, vous ne croyez pas. »
« Oui, mais c’est uniquement pour cette année…je…je ne crois pas que je continuerais comme… » balbutia-t-elle encore sous le choc de la familiarité que lui proposait d’adopter le maître des cachots.
« Pourquoi donc ? Ce n’est pas ce que vous vouliez faire ? » Il tourna ses yeux d’onyx sur elle et comme toujours, cela lui donna l’irrépressible envie de disparaître. Hélas, elle n’était ni une souris, ni une animagus. Il s’arrêta, sans qu’elle comprenne pourquoi.
« Je…enfin… je ne sais pas ce que je veux faire. » Confessa-t-elle en concentrant son attention sur ses chaussures.
« Enfin, miss, vous devez bien avoir une idée ! » Le ton était anormalement autoritaire, presque déçu à vrai dire. L’ancien Mangemort était estomaquer à dire vrai qu’une si brillante élève ne sache pas que faire de sa vie. Edelweiss Devonshire, il le savait, avait été l’une des meilleurs élèves de sa promotion, si pas la meilleure. Ce qui à ses yeux la rendait aussi insupportable que la miss-je-sais-tout des Gryffondors, mais avec une personnalité qui restait un mystère pour tout le monde. L’allée retour de gauche à droite et de droite à gauche de la jeune femme confirma les craintes du professeur, avant qu’elle ne hausse les épaules.
« J’ai pensé aux soins aux créatures magiques, évidemment, mais… il n’y a pas énormément de déboucher après l’enseignement, la recherche ou l’élevage, mais… Puis, j’ai pensé à la médicomagie aussi, j’aime beaucoup soigner également ou encore… » Elle se stoppa nette dans ses confessions se rendant compte de ce qu’elle allait lâcher comme bombe si elle continuait.
« Quoi, Edelweiss ? » Une sueur froide lui parcouru l’échine lorsqu’elle se souvient qu’il connaissait son prénom et pire encore qu’il l’avait déjà utilisé lors du banquet un peu plus tôt. Sortant de la bouche du potioniste ça lui donnait l’impression de prendre une douche froide. Elle se secoua mentalement avant de lancer le pire de ses mensonges.
« La botanique. » Elle ne devait vraiment pas être convaincant sur le coup, rien qu’à voir l’expression de surprise dans les yeux noirs qui étaient toujours braqué sur elle.
« La botanique ?! » Relança-t-il en marquant bien qu’il ne la croyait pas. Les résultats de la jeune sorcière à ses ASPICS, il les connaissait. Des Optimaux partout sauf divination et en botanique où elle n’avait eu que des acceptables. Elle se moquait de qui au juste ?

Le malaise d’Edelweiss ne fit que croître à mesure qu’elle se sentait déshabillée dans son mensonge par les yeux inquisiteurs du professeur Rogue. Par Merlin, qu’elle pouvait encore plus le détesté en ce moment. Elle jeta un coup d’œil à sa gauche, comme pour chercher une échappatoire et saisi sa chance au vol en découvrant le tableau d’une jeune femme accompagnée d’une licorne qui semblait attendre qu’on se préoccupe d’elles. « Oh ! Nous sommes arrivés ? »
« Ne changez pas de sujet, miss… » commença-t-il avant de comprendre qu’en réalité, c’était peine perdue, d’autant plus que Rusard venait de commencer son tour. « Soit, nous reprendrons cette conversation… Bonne nuit. »
« Bonne nuit, pro…Severus. » lança-t-elle sur un ton plus joyeux qu’elle ne l’aurait voulu avant de soupirer de soulagement une fois la longue cape noire disparu de son champ de vision. La sorcière aux cheveux auburn s’occupa alors de son tableau, réfléchissant au mot de passe. Un sourire se dessina sur ses lèvres avant qu’elle n’enregistre le mot secret. Elle disparut dans un mouvement souple à travers l’ouverture, juste au moment où le concierge apparaissait à l’angle du couloir.
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MessageSujet: Re: Tempus Fugit  Fanfiction Harry Potter Dim 10 Juil - 21:29

Bon bah même si je risque de m'faire taper dessus, je t'épouse. eclat inlove :rire:

J'ai adoré ce premier post ! chou Tu parviens parfaitement à nous faire entrer dans l'univers exceptionnel et magique - c'est le cas de le dire - de Harry Potter. gosh Et j'ai envie de dire, ça fait du bien ! hate

J'ai hâte de voir la suite, avec le retour de son mystérieux cavalier hihi. :rire: hate

Aussi, tu as une superbe plume. chou C'est fluide, parfois imagé mais toujours très agréable à lire. inlove Il y a quelques petites fautes mais vraiment, c'est pas gênant. Et d'ailleurs, si tu as word, il te les soulignerait. **

Vivement la suite ! hate inlove

Edit: Post 2. mdr

AHHHHHHHH ROGUE. bave inlove inlove sex
Sérieux, j'suis inlove. mdr Tu l'interprètes super bien, je l'imaginais en lisant le récit. chou Et j'aime le fait qu'il connaisse son prénom, tout ça, fin bref je l'aime, et j'aime le post. eclat

On a hâte de voir comment ça va évoluer. slurp
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MessageSujet: Re: Tempus Fugit  Fanfiction Harry Potter Lun 11 Juil - 11:30

Ouiiiiiiii j'ai une femme! pom pom coeur yep inlove

Merci pour ces supers commentaires, j'en attendais pas tant. gosh
Le début c'est toujours bien -ou pas- c'est après que ça part en live. :rire:

Allez, je vais te donner deux chapitres de plus à te mettre sous la dent lovers
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MessageSujet: Re: Tempus Fugit  Fanfiction Harry Potter Lun 11 Juil - 11:36

Chapitre 3: Professor Devonshire

Edelweiss referma la porte de ses appartements à l’aide de son talon gauche, ses mains étant toujours trop occupées à porter contre elle son précieux fléreur endormi. Son regard actuellement azuré se porta sur un canapé en cuir brun foncé et elle remercia secrètement la personne qui avait aménagé les lieux, car elle put alors poser le félidé sur ce dernier. Amour avait beau être un très jeune animal, à peine six mois, il pesait déjà son poids et il devenait également encombrant. Pour toute réponse à ce changement, le petit félin se retourna sur le dos en s’enroulant sur lui-même. Une position des plus comiques qui lui arracha d’ailleurs un petit rire. Elle prit sa baguette, lançant un sort en direction de la cheminée pour obtenir une belle flambée qui réchaufferait l’atmosphère. Une fenêtre attira son attention et elle s’en approcha pour regarder au dehors. Sous ses yeux ébahit, elle découvrit le spectacle du lac noir au clair de lune, la verte pelouse qui l’entourait se dégradant dans des nuances de gris. Elle n’était pas dans les cachots comme elle le craignait, mais elle n’en était pas très éloignée non plus. Il allait falloir faire avec l’idée que son voisin le plus proche resterait la chauve-souris des cachots. La jeune sorcière se surpris à penser que cela aurait pu être pire, bien obligée de constater qu’il ne s’était pas montrer aussi désagréable qu’ordinaire. Elle découvrait agréablement que son nouveau statut n’avait pas que des mauvais côtés, elle allait pouvoir en savoir plus sur ses anciens professeurs et peut-être pouvoir juger Severus Rogue à sa juste valeur. En effet, lorsqu’elle y réfléchissait –même déjà en tant qu’élève- elle avait beau ne pas porter le maître des potions dans son cœur, très loin de là même-, elle n’avait jamais démenti ses qualités de professeurs et tentait souvent de se convaincre qu’il n’était pas aussi horrible en dehors des cours. Sa façon de donner cours était déplorable, ça tout le monde s’accordait à le dire, mais c’était justement ce comportement qui l’avait poussé à exceller dans cette matière pour éloigner d’elle ses remarques sarcastiques et blessantes. C’était ses foutues manières exécrables qui en dépit de tout avait éveillé en elle sa passion des potions et l’avait mené à imaginer suivre le cursus de maîtrise de cet art après ses études. Voilà ce qu’elle venait de cacher son odieux mensonge botanique, ne se voyant pas admettre à cet être exécrable qu’il l’avait contaminée à sa science ! C’était sans doute pour cela, que même si elle détestait l’homme, elle le considérait comme un excellent professeur et un potioniste au sommet de son art. Pourtant, l’homme derrière le masque de pierre devait être différent, elle en était même persuadée après cette courte entre vue. Probablement que lui, comme elle, était mal à l’aise devant la nouveauté de la situation. Peu d’élèves rêvent de devenir professeur à peine quelques mois après leur sortie de l’école.

Son front parsemé de cheveux auburn reposait désormais sur la vitre froide de la fenêtre, le regard perdu dans l’immensité noire et reposante du lac. Un soupire plus tard, elle s’en détourna pour observer la pièce aux murs nus de toutes traces de couleurs ou de décoration. Elle hésita un moment entre l’idée de s’occuper de mettre un peu de vie dans son nouveau chez elle et celle d’aller se coucher sans tarder. Finalement, l’austérité de la pièce, malgré les ondes chaleureuses dessinées par le feu, eu raison d’elle et elle brandit à nouveau sa baguette. Un instant plus tard, les murs avaient pris une teinte écrue pour deux d’entre eux et les derniers un ton cramoisi. Le tout dégageait maintenant une sensation de chaleur, tel un petit cocon sécuritaire. Le mobilier à l’allure aussi vieille que le château lui-même –ou presque- se mariait assez bien avec les nouvelles couleurs. Tout du moins, il ne tranchait pas totalement et ne choquait pas l’œil ou plutôt le sien, elle se fichait de l’avis de ses improbables visiteurs, persuadée qu’elle n’en aurait jamais. Elle réserva un sort similaire à la salle de bain, jouant dans les ton noirs et blanc. Elle termina par sa chambre pour laquelle elle choisit à nouveau l’écru plus foncé, marié cette fois au bleu royal, rappel de son ancienne maison. Satisfaite, elle défi sa malle amené par les elfes de maison et la vida avec quelques coups de baguette pour en terminer avec son emménagement. Les poings sur les hanches, elle admira la pièce un petit sourire satisfait jouant sur ses lèvres. La suite des événement n’a que peu d’importance, la douche et le lit en furent les seuls acteurs, pour un repos des plus mérités.

Un son familier tira l’endormie de son sommeil sans rêves, celui de son réveil Big Ben et elle maudit une fois encore le nom de son oncle qui le lui avait offert. Son pied rencontra une résistance plutôt molle lorsqu’elle tenta de s’étirer et elle en déduit qu’Amour se trouvait présentement au pied de son lit, ayant probablement migré là après que le feu se soit éteint dans la cheminée au cours de la nuit. Edelweiss se tira paresseusement de son lit pour rejoindre la salle de bain pour un brin de toilette et une séance d’habillage mettant en scène ses vêtements professoraux de la veille. Elle ne devait après tout pas donner de cours ce matin, son emploi du temps ne contenait encore qu’un rendez-vous avec Dumbledore entre le petit déjeuner et le déjeuner, cela lui laisserait tout le temps de changer de tenue avant d’entamer les trois heures de cours de l’après-midi, respectivement avec les troisième, cinquième et septième années. D’ailleurs, lorsqu’elle inspectait son horaire, elle trouvait qu’il était particulièrement peu chargé, mais donnant un cours optionnel cela devenait tout à fait normal. Loin de la déranger outre mesure, elle décida qu’une fois son rendez-vous avec le directeur achevé, elle se ferait son propre planning d’apprentissage afin de pouvoir décider de ce qu’elle ferait de sa vie une fois cette année d’intérim terminée. En outre, elle étudierait ses matières pour le brevet de capacité d’enseignement. Prête des pieds à la tête, elle quitta ses appartements, Amour sur les talons qui toisait tout ceux qu’il croisait de son air supérieur. Elle fit le chemin inverse de la veille au soir, repassant par la salle des professeurs et gagnant alors l’estrade de la grande salle. Il était encore très tôt d’après ce qu’elle pouvait constater, car les élèves étaient assez rares autour des tables et les professeurs également. Ce fût guère une surprise pour elle de retrouver son guide d’hier soir attablé et prêt à attaquer le contenu de son assiette. Dans un mouvement fluide et souple, elle vient s’asseoir à sa place et adressa ses salutations matinales.

« Bonjour pro…Severus. Je ne m’y fais pas… » soupira-t-elle avant de se servir une belle portion d’œufs brouillés, quelques tranches de bacon, une saucisse et des tomates bien grillées. Amour monta sur ses jambes tout en souplesse avant qu’elle ne le dépose autoritairement au sol. « Non ! Tu restes par terre, morfale. » Elle remarqua alors placer au sol, une petite gamelle dorée dans laquelle apparu une quantité plus que suffisante de bacon. Ces elfes de maisons, quel talent !
« Bonjour, miss Devonshire. » La sorcière concentra alors son attention sur son voisin de table et fronça les sourcils.
« Ah non, vous voulez que je vous appelle Severus, alors vous m’appelez par mon prénom aussi ! Il n’y a pas deux poids, deux mesures. » Le ton était sans doute un peu plus autoritaire qu’elle ne l’avait prévu. Ce pourquoi ses joues prirent à nouveau une teinte rosée de gêne.
« J’avais pourtant cru comprendre que cela vous dérangeait. » La jeune femme haussa un sourcil, invitant par là son interlocuteur à continuer. « Vous aviez l’air complètement épouvanter hier soir, lorsque je l’ai utilisé. »

La jeune femme remercia le ciel de ne rien avoir en bouche à ce moment-là, car cela aurait été une nouvelle épreuve pour ne rien recracher. Son non-verbal avait-il réellement été aussi expressif hier soir ? Visiblement. Pour quoi devait-elle passer maintenant… Au moins pour quelqu’un qui ne savait pas ce qu’elle veut et encore pire pour une fieffée menteuse. « C’est-à-dire que… non, enfin… j’étais surprise c’est sûr, mais…pas au point d’être épouvanter. » bredouilla-t-elle en s’attaquant à son petit-déjeuner, qui lui faisait moins envie d’un coup.
« Pourtant, n’importe qui aurait cru qu’au mieux je venais de vous verser de l’eau glacé sur la tête ou au pire que je vous avais menacer de mort. » Le professeur de potions restait calme, terriblement calme, ce qui n’aidait en rien la jeune femme à se sentir à l’aise. Comment faisait-il pour rester aussi tranquille dans cette situation de malentendu ? Peut-être qu’elle prenait tout cela trop à cœur aussi.
« Avouez que venant de vous surtout, c’est assez étonnant d’entendre le prénom d’une ancienne élève sortir de votre bouche. » marmonna-t-elle plus pour elle-même que pour envenimé la situation et en se concentrant sur la prise de son repas.

Severus Rogue n’avait rien manquer de ce que la jeune femme venait de dire et il ne pouvait pas vraiment la contre dire. Il aurait cependant voulu se défendre, après tout il avait de bonne raison d’agir de la sorte, mais sa nouvelle collègue ne lui en laissait pas l’occasion. Son attention plongée dans son assiette, elle ne lui laissait que le luxe d’admirer son profil harmonieux et délicat. De plus, elle lui avait mentit, il le savait et il désirait savoir pourquoi. Il aurait pu d’un informulé utiliser la légilimancie, mais si elle l’apprenait ensuite la discussion n’en serait que plus houleuse. Jugeant que ce n’était pas le moment d’aller lui rappeler leur petite discussion nocturne plus avant, il se clos dans le silence et continua son maigre repas du jour, non sans observer du coin de l’œil l’avancée de sa voisine. Elle venait de terminer lorsqu’il reprit la parole.
« Pourquoi m’avez-vous mentit hier soir ? » À nouveau, le visage de l’ancienne Serdaigle se peint de cette expression d’horreur qu’il avait déjà observer la veille. Si, elle avait amorcé son mouvement de départ, elle venait de se rasseoir pour lui faire face. La fuite n’était pas vraiment un trait de caractère qu’on attribuait à la maison des bleus et bronzes et il espérait bien qu’elle n’allait pas trouver une parade intelligente cette fois.

« Je n’ai pas envie d’en parler. » Ce n’était pas la réponse qu’il attendait d’elle, allez savoir d’ailleurs pourquoi il s’entêtait de la sorte à vouloir absolument savoir. Peut-être parce qu’elle avait semblé extrêmement mal à l’aise, comme terrifiée de lui révéler cette chose.
« Je vous avais dit que nous reprendrions cette conversation, Edelweiss et vous savez que je ne lâcherais pas l’affaire. Vous feriez tout aussi bien de me répondre maintenant. » Sa voix était dure, il avait repris le ton qu’il utilisait avec ses élèves, loin de celui dont il usait d’ordinaire avec ses collègues. Il n’était pas beaucoup plus agréable à vivre avec ces derniers, mais l’ancien mangemort faisait un tout petit effort pour être moi acariâtre. Puis qu’il lui faisait avoir des sueurs froides lorsqu’il était plus dispo à la conversation, qu’en serait-il lorsqu’il redevenait le froid maître des cachots. Il espérait que cela aurait plus d’effet. Malheureusement, les Serdaigles sont peut-être moins rusés que les Serpentards, ils n’en demeurent pas moins très intelligents et observateurs, ce qui lui permit une fois de plus de glisser entre les doigts de la chauve-souris des cachots.

« Je crains qu’il ne vous faille attendre encore un peu, j’ai un rendez-vous avec le directeur dans cinq minutes et il serait fort inconvenant que je sois en retard, Severus. » lui envoya-t-elle avec ce ton presque condescendant et un grand sourire aux lèvres avant de se lever prestement. « Vous finirez par vous lassez, monsieur, j’en suis persuadée. » Et elle disparut en quelques foulées suivie par son animal de compagnie. Quant à l’homme rester derrière, il bouillait littéralement sur place, en colère contre la répartie soudaine de la jeune femme et plus encore de ne pas être parvenu à ses fins. Elle voulait jouer ? Et bien il allait jouer lui aussi et n’était pas né celui qui pourrait dire qui gagnerait la partie. À son tour, le potioniste quitta sa place pour prendre la direction de sa salle de classe pour son premier cours qui, contrairement à la Serdaigle, commençait dans une petite demi-heure.

Un sourire satisfait jouait malicieusement sur les lèvres d’Edelweiss, heureuse d’avoir su aussi bien briser les espoirs placés par Severus Rogue dans la force de son ton professorale. Cela faisait bien longtemps que ce ton-là ne l’impressionnait plus, elle en avait même pris l’habitude après sept années à étudier les potions avec lui. Elle avait puisé dans ce ton familier la force de lui rabaisser le caquet et elle n’en était pas peu fière. Elle n’en était pas moins consciente qu’il continuerait de la poursuivre jusqu’à ce qu’elle lui livre la vérité et quelque part, elle s’amusait de ce petit jeu, se demandant ce qu’il pouvait bien avoir à faire de savoir la vérité ou pas. L’idée que le bâtard des cachots se tracasse de son avenir lui semblait parfaitement absurde et celle qu’il ait pu sentir que ce mensonge le concernait également. Quoi qu’un peu moins peut-être, elle le savait extrêmement doué pour dévisager les élèves à la recherche de la moindre émotion répréhensible. Soit, elle décida de faire fi de tout cela et de rejoindre son rendez-vous au plus vite. Parvenue à la statue qui masquait l’accès au bureau directorial, elle se place sur sa gauche et l’escalier apparu. Pas besoin de mot de passe lorsqu’on est attendu visiblement. Une poignée de seconde plus tard, elle frappait à la porte de bois ouvragé avant de pénétré dans l’antre de Dumbledore. Ce dernier faisait les cents pas allant de long en large, de large en long et parfois même en diagonale.

La porte se referma derrière elle, mais le vieux sorcier ne sembla guère avoir fait attention au fait qu’elle était présente et encore moins qu’elle ait frapper. Elle se racla la gorge une première fois, puis une seconde avant qu’Amour ne décide que s’en était trop pour lui et pousse un miaulement sonore d’animal agonisant. Façon d’attirer l’attention très réussie, puisque le directeur s’arrêta net pour trouver l’origine du bruit.
« Bonjour professeur, vous… » commença-t-elle avant qu’il ne la coupe brusquement.
« Oui, oui, bien sûr, bien sûr… je n’avais pas oublier, j’étais seulement encore perdu dans mes pensées. Venez, venez ! Prenez un siège, miss Devonshire. » Elle le suivit du plus rapidement qu’elle put en direction de son bureau et tomba presque assise sur le siège en question lorsque son fléreur décida que la plume de phénix qui venait de tomber était une proie à sa portée et fonça dans ses jambes.
« Alors… » lança Albus Dumbledore en s’asseyant à son tour de l’autre côté du bureau. « Comment ça se passe ? » Edelweiss se contenta de le fixée surprise et remplie d’incompréhension.
« Euh… bien… enfin, je suppose… » Elle ne voyait pas trop à quoi devait mener cette question. « Mais, de quoi parlez-vous au juste ? »
« Suis-je bête, vous ne commencez les cours que cette après-midi. Je deviens vieux, mais pas encore sénile je vous prie de le croire. » Il ouvrit bruyamment un tiroir pour en sortir un bol en argent qu’il posa sur le tablier de son bureau. « Un malice réglisse, miss ? » La sorcière refusa poliment d’un signe de la main, se rappelant le mauvais souvenir qu’elle avait de ces sucreries. « J’aurais besoin de vous, miss… » lança-t-il finalement après avoir jeté un des bonbons dans sa bouche, laissant à nouveau son ancienne élève dans l’incompréhension. Elle avait bien compris qu’il avait besoin d’elle, sinon pourquoi l’aurait-il nommée intérimaire. « Non, vous ne comprenez pas, j’ai besoin de vous pour autre chose que les cours de soins aux créatures magiques. » Le vieux sorcier émis une grimace lorsque le malicieux bonbons lui mordilla la langue, ce qui fit grimacer l’intérimaire de même.
« Mais encore, monsieur ? » se risqua-t-elle à demander, sa curiosité toute Serdaigle piquée au vif.
« Edelweiss, vous devez savoir que vous avez été l’une des meilleurs élèves de la dernière promotion de Poudlard. » Le rouge enflamma les joues de la jeune femme qui se tassa un peu plus sur son siège. « Vos résultats sont brillants et vous savez que nous vivons des heures sombres, n’est-ce pas ? » Le souvenir de l’inquiétude de son père sur le quai de la gare de King’s Cross lui revient en mémoire et elle hocha simplement la tête.
« Oui, monsieur… Ma mère n’était pas très enthousiaste quant à mon retour ici par les temps qui cours. » Qui le serait d’ailleurs, elle avait entendu les rumeurs dans les couloirs et le train qui parlaient d’élèves qui n’étaient pas revenu, de ceux qui avait failli ne pas revenir. Elle continua : « Mais Poudlard est bien protéger, n’est-ce pas ? » Il n’y avait aucune inquiétude dans sa voix, loin de là même, c’était une question purement rhétorique.
« Oh ça oui, mais vous avez constaté que le ministère met son grain de sel dans nos affaires. » Elle ouvrit grand les yeux, il n’allait tout de même pas lui demander de faire amie-amie avec le gros bonbons roses ! « Miss, il se pourrait que les choses… dégénèrent à cause de cette personne. » Elle relâcha l’air qu’elle avait contenu dans ses poumons dans l’attente de sa sentence. « Je vous demande de faire le maximum pour qu’elle ne trouve rien à dire sur votre compte, afin que si par malheur il devait m’arriver quelque chose…Non, ne protestez pas, je préfère envisagé toutes les options. Comme je disais, vous devrez faire en sorte de protéger les élèves avec Severus, Minerva et les autres professeurs. Vous m’informerez également de la situation. Ai-je votre accord ? »

Si, elle s’était attendue à cela, elle ne serait pas actuellement à deux doigts d’imiter un poisson rouge hors de l’eau. Dumbledore lui faisait là preuve d’une confiance quasi aveugle. Elle comprenait pourquoi, il lui demandait cela. Contrairement aux autres professeurs elle pouvait user de bien des créatures pour lui faire parvenir des messages secrets dans le cas potentiel d’une disparition opportune du directeur. Cependant, elle n’en demeurait pas moins une très jeune fille. « Bien sûr, professeur. » Le sourire franc que lui adressait son directeur était aussi très satisfait. « J’aimerais également solliciter votre présence au sein de l’ordre du Phénix. Ne vous en faites pas ce n’est pas quelque chose de très compliqué et qui vous prendra beaucoup de temps. »
« Je sais, monsieur… Mon père a souvent eu les oreilles traînante à l’époque où Vous-savez-qui terrorisait tout le monde, mais j’étais déjà en route, il craignait pour notre vie s’il avait tenté de rejoindre ce groupe. En tant que né moldu, il se sentait assez concerné dirons-nous. » Elle avait assez de mal à croire qu’il lui proposait cela et en même temps, elle en était très flattée. « J’accepte, en souvenir de Cédric… » conclu-t-elle en baissant les yeux.

La douleur de la perte d’un ami tel que le fût le jeune Digory resterait à jamais une plaie béante quelque part dans son cœur et il aurait été mensonge de croire qu’elle n’avait pas envisager la vengeance, mais ça c’était avant d’apprendre qu’il avait été tué par Voldemort. Elle avait depuis abandonné cette idée, mais Dumbledore venait de lui permettre d’au moins œuvrer pour mettre en échec le responsable de cette douloureuse perte. Les paroles de la sorcière rousse touchèrent un petit point dans le cœur du vieux mage qui n’eut pas de sourire cette fois, mais bien un air grave.
« Il n’y a pas de plus noble choix, que celui fait pour honorer la mémoire d’un ami. Je vous contacterais pour les prochaines réunions de l’ordre. Vous pouvez aller vous préparer pour vos cours, Edelweiss et bonne chance. »

La jeune femme ne se le fit pas dire deux fois, pressée à la fois de retrouver le confort de ses appartements pour revoir son plan de cours de la journée et également afin de mettre de la distance entre elle et le directeur, des fois qu’il aurait encore quelque chose à lui demander. La porte était presque atteinte lorsque la voix du vieux sorcier se fit à nouveau entendre. « Miss… vous ne devriez pas mentir au professeur Rogue. » Elle s’arrêta net et fit volte-face
« Quoi ? » croassa-t-elle, car oui cela produit exactement le même son que s’il avait s’agit d’une véritable grenouille. Pour toute réponse, elle eut droit à un énigmatique sourire d’Albus Dumbledore. « Je vois… vous avez fait un tour là-dedans. » grogna-t-elle en désignant avec son majeur et son index de sa main gauche sa boite crânienne. « Ce n’est pas très fair-play, ça monsieur. »
« Je me dis simplement, que vous pourriez profiter de cette année pour améliorer vos connaissances dans certains domaines et ainsi vous décidez dans vos choix d’avenir. Je ne doute pas qu’il pourrait se montrer d’une aide précieuse pour vous. » lança-t-il non sans un petit air malicieux sur les lèvres. Elle reconnaissait toutefois qu’il n’avait pas totalement tort.
« Peut-être, mais j’en suis seule juge. Au revoir, monsieur. » Envoya-t-elle avant de quitter pour de bon le bureau du directeur. Sans un regard en arrière, ni sur les côtés, elle prit la direction de ses appartements. Elle avait de quoi cogiter un moment avant de se rendre au déjeuner et ensuite au premier cours qu’elle allait donner.

Une fois de retour dans ses quartiers, elle se laissa tomber sur le canapé moelleux et soupira. En résumé, elle allait servir d’espion au cas où Dumbledore se faisait exclure du château et de ses fonctions par extension. Elle venait également de se faire catapulter dans l’ordre du Phénix et au final, elle se demandait au final si c’était une bonne chose. Amour sauta sur ses jambes et se frotta contre son torse, apposant son museau humide contre sa joue, tel un doux baiser pour la réconforter. Elle glissa alors sa main sur le doux et gris de son petit compagnon. « Heureusement que tu es là toi. » Finalement, elle opta pour l’optimisme, se disant qu’au final elle servirait à quelque chose en protégeant les élèves. D’un accio informulé, elle fit venir à elle un tas de parchemin contenant son emploi du temps, ses cours et la liste des matières à étudier pour le fameux brevets d’enseignement. Le fléreur prit confortablement ses aises sur les cuisses de sa propriétaire, ronronnant imperceptiblement par moment, bien plus fort à d’autres, notamment lorsque Edelweiss passait distraitement ses doigts dans son pelage.
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MessageSujet: Re: Tempus Fugit  Fanfiction Harry Potter Lun 11 Juil - 11:47

Chapitre 4: Disturbances

Elle tournait et se retournait devant son miroir sur pied, admirant sa tenue de professeur de soins aux créatures magiques. Hagrid lui avait conseillé de prendre des vêtements pratiques et solides, dans des matériaux qui supporteraient bien les mauvais traitements. Elle avait ainsi fait l’acquisitions d’un pantalon en cuir brun, d’une chemise blanche en fil d’Acromentule dont les manches avaient été retournée jusqu’aux coudes et d’une jaquette ouverte sur la poitrine également en cuir brun. Elle avait chaussé une paire de botte noir en cuir de dragon et dépassait de sa poche arrière droite une paire de gant dans le même matériel. Manipuler des créatures pouvait s’avérer dangereux, mais les vêtements qu’elle portait avaient été ignifuger et un sort les protégeait au mieux des mauvais traitements. Elle avait réussi à discipliner ses cheveux pour qu’ils restent en arrière, simplement retenu par une demi-queue de cheval. Pour une fois, elle se trouvait jolie dans son miroir. Pour une fois, elle était à l’aise avec son physique au point qu’elle était presque tenter de laisser apparaître son œil vert, mais les moqueries de ses camarades lui revinrent en mémoire et elle abandonna cette idée. Elle jeta négligemment son manteau tout de cuir et doublé de fausse fourrure en travers de son bras, prête à aller se sustenter à nouveau avant d’attaquer sa demi-journée de cours. Parcourant le couloir, elle surprit Amour à marcher avec une dignité peu commune, avec un air de m’as-tu vu et émettre quelques petits bruits dans l’intention non dissimulé d’attiré l’attention. Sur lui ou sur sa maîtresse ? Un peu des deux, si on considère que les félins sont des créatures extrêmement fières et avec une tendance à se pavaner extrême. Encore plus lorsqu’il s’agit d’un fléreur visiblement. « Il semblerait que tu te sois rapidement accommodé à ton nouveau lieu de vie. » Observa la jeune sorcière avant de voir son animal se frotter outrageusement contre un pilier. « Veux-tu bien te comporter correctement oui ! » Un sifflement d’admiration se fit entendre, mais elle eut beau en chercher la provenance, elle n’en vit pas la provenance. « Allez dépêche-toi un peu. »

Lorsqu’elle apparut sur l’estrade des professeurs pour prendre place près de son voisin habituel, elle ne remarqua pas qu’une bonne partie des regards masculins se tournait vers elle. Edelweiss n’avait après tout jamais à sa connaissance susciter leur attention et encore moins hanter leur fantasme. Cela étonnait d’ailleurs beaucoup Sophie qui était au courant de son ascendance de vélane et qui comparait sa situation à celle de Fleur Delacour. La jeune Serdaigle avait à l’époque hausser les épaules en disant que le sang moldu de son père avait dû contrecarré les pouvoirs de la créature qu’était sa grand-mère maternelle. La jeune française quant à elle avait une autre interprétation de la situation, elle pensait que son amie se cachait trop dans ses robes sobres, ne cherchant nullement à se faire remarquer et par conséquent ne se mettait jamais en valeur. Cédric avait coupé court à ce débat en affirmant sur un ton qui ne souffrait aucun commentaire que les deux filles avaient des points de vue complémentaire. Sophie en avait éclaté de rire, Edelweiss avait simplement hausser les épaules, se fichant au final pas mal d’attirer les garçons. Et pourtant, si elle avait été consciente de l’effet qu’elle faisait à ces messieurs actuellement, elle aurait sans aucun doute admis que Digory n’avait jamais eu autant raison que lorsqu’il avait dit cela. Une fois un peu plus apprêter, moins négligée que lorsqu’elle était élève et plus sure d’elle avec son corps, elle en faisait tournée des têtes. Des élèves évidemment, cette bande d’ado échauffé par leurs hormones encore tempétueuses, mais dans les professeurs aussi. Et s’il y en avait bien deux que cela avait l’air d’amuser, c’était Dumbledore et Amour. Pour le premier, cela se voyait comme le nez au milieu du visage, son visage était certes peu expressif, mais ses yeux riaient à la place de ses lèvres. Pour le second, un initié aurait rapidement pu identifier la même lueur de malice ironique au tréfonds de ses pupilles de félin. Absorbée par le remplissage de son assiette, la rouquine sursauta lorsqu’elle entendit le professeur McGonagall toussoté avant de prendre la parole. « Rogue, faites attention ! »

Edelweiss se tourna vers le maître des potions et ne put que constater que ce dernier venait de renverser une partie du contenu de son verre sur sa redingote foncée. Elle fronça les sourcils, se questionnant sur la maladresse de son voisin, chose insensée pour un potioniste.
« Il m’a glissé des mains, Minerva. »
« Glissé des mains, ben voyons… » La sorcière plus âgée leva les yeux au ciel à ces paroles. « Il y a apparemment une épidémie de verre glissant. » Ajoute-t-elle en désignant les élèves dont certains avait laissé échapper des verres, mais pas seulement.
« Peeves est peut-être en cause… ce ne serait pas étonnant. » dit innocemment le professeur intérimaire à des kilomètres de penser qu’elle était en partie responsable de tous ces accidents alimentaires et prenant une bouchée de pain. McGonagall la regarda estomaquée avant de se tourner vers le directeur comme si elle attendait qu’il réagisse. Pour toute réaction, elle vit se dernier pouffer de rire en se cachant derrière sa coupe en faisant mine de boire. Quand elle se tourna vers Severus pour qu’il réagisse, ce dernier fuit son regard. Croyait-elle réellement qu’il allait dire à la jeune femme que c’était à cause d’elle qu’il était maladroit ? Il avait encore une certaine fierté à défendre ! Devant si peu de bonne volonté, Minerva McGonagall soupira avant de retourner à son repas.

Le repas terminé, Edelweiss fût dans les premières à quitter les lieux pour prendre la direction de la forêt interdite pour son premier cours, loin de se douter qu’elle serait le centre d’attention de plusieurs discussions durant son absence. En effet, McGonagall avait finalement réussi à approcher Dumbledore pour lui faire part de sa vision des choses.
« C’est inconvenant, Albus, nous ne sommes pas à un défilé de mode ! »
« Ma chère Minerva, tel que je connais notre intérimaire ce n’était pas le but visé. Rendez-vous à l’évidence, elle n’a aucune conscience de l’effet qu’elle a eu. » Tempera le vieux sage en continuant de marcher. « Elle n’a fait que suivre les instructions d’Hagrid, vêtements solides et pratiques. Je ne peux pas croire que vous lui prêtiez des intentions de gourgandines. Pour le reste, son ascendance à fait le reste… »
« Ne serait-il pas plus sage de le lui faire remarquer que sa tenue laisse un peu trop songeur une bonne partie des hommes ? » Questionna alors le professeur de métamorphose. Le directeur s’arrêta, un air songeur sur le visage avant de hausser les épaules.
« Non, laissons-la, enfin s’affirmer, Minerva. N’avez-vous pas souvenir du bal de Noël de l’année dernière ? Voulez-vous revivre cela ? Je vous rappelle que vous étiez la première à trouver la situation détestable. Qui plus est, je pense que ça fera du bien à plus d’une personne dans ce château. Enfin, qu’elle mal fait-elle réellement ? Aucun. Sur ce, je vous laisse. » Il prit la direction avant de s’arrêter net. « S’il fallait demander à miss Devonshire de se changer, ce serait également le cas pour Trelawney et Ombrage. Je trouve leurs tenues plus troublantes encore, pas vous ? Ce sont de véritables agressions visuelles ambulantes. » Et il repartit dans un froissement de tissus laissant Minerva McGonagall songeuse un moment.

Pendant ce temps, les élèves de troisièmes rejoignaient le lieu des cours de soins aux créatures magiques. Certains en trainant les pieds –pour faire bonne mesure et ne pas passer pour des fayots-, d’autres avec enthousiasme et pas toujours pour le cours. Le rendez-vous était donné près de la cabane vide du garde-chasse où les attendait le professeur intérimaire, une boite sous le bras. Aujourd’hui, la jeune rousse aborderait les Botruc avec les 3èmes années de Poufsouffle et Serdaigle. Un cours qui pourrait effectivement s’avérer dangereux, mais qui à son plus grand plaisir se passa pour le mieux. À la fin de celui-ci, chacune des maisons avaient gagné une vingtaine de points et Edelweiss leur avait vivement conseillé de se préparer au devoir qui ne tarderait pas à suivre. C’est avec assurance nouvelle qu’elle accueilli les élèves de cinquième année de Serpentard et Gryffondor, mais pas sans se douter un peu qu’il serait bien moins aisé et paisible que le précédent. Pour ces derniers, l’intérimaire avait préparé un cours un peu particulier sur une créature non naturelle, créée de toute pièce par un sorcier quelques dizaines d’années auparavant. Elle escorta sa classe un peu plus avant dans la forêt interdite, jusqu’à un enclos construit là avec Hagrid durant les derniers mois de cours.
« Installez-vous sur les bancs et n’hésitez pas à prendre des notes. Croyez-moi, ce ne sera pas du luxe. » lança-t-elle avant d’ouvrir l’enclos et d’y pénétrer en se tenant face aux élèves. « La créature, ou plutôt les créatures que vous allez découvrir aujourd’hui n’ont pas encore tout à fait leur place dans le bestiaire magique. Pour cause, leur création est très récente et on la doit à un sorcier éleveur pas très malin à mon sens. Quelqu’un a-t-il déjà entendu parler des Félicornes ? » Elle sonda l’assistance d’un regard pénétrant, mais même la célèbre miss-je-sais-tout des Gryffondor ne leva pas la main. « Magnifique, j’ai tout à vous apprendre alors. Bien, comme son nom l’indique, il s’agit d’une hybridation entre un fauve du bestiaire moldu, le tigre et une licorne. Oui, une licorne. Si ce nom vous semble niais, vous n’êtes pas les seuls. » Une rumeur fit son apparition au sein du groupe qui se mua bientôt en un brouhaha total. « Silence ! Sinon, vos points s’envoleront aussi vite qu’un Abraxan coursé par un Cerbère. Miss Parkinson veuillez me passer la boîte qui se trouve sur votre gauche, merci. »

Edelweiss enfila ses gants en peau de dragon et prit alors avec délicatesse la boite que lui tendait la vert et argent par-dessus la clôture. Elle s’avança alors plus avant en ouvrant son paquet contenant évidemment quelques douceurs à destination de ses pensionnaires. Quelques claquements de langues et rats morts plus tard, une petite colonie de dix individus de tous âges daigna se montrer aux yeux des élèves, provoquant dans leurs rang quelques murmures d’admiration. Le professeur lança quelques bestioles mortes dans leur direction avant de reprendre ses explications. « Ces créatures mesurent pour les plus grands spécimens rencontrer à ce jour la taille d’un grand chien, type Dogue Allemand. Ils sont carnivores exclusivement, ce qui les rends potentiellement dangereux malgré qu’ils aient été créer dans le but de servir d’animal de compagnie. Comme beaucoup d’hybride, on les pensait stérile, mais dame nature et dame magie étant imprévisible, vous constaterez par vous-même que ce n’est pas le cas. » dit-elle en désignant les quatre plus jeunes individus aux pelages très colorés. « Comme les licornes, ils ne se laissent pas approcher à la guise humaine. Les mâles, qui possèdent deux cornes derrières les oreilles, ne se laisse approcher que par les filles et les femelles par les garçons. Ces dernières n’ont qu’une seule corne au milieu du front. Pour ce qui est de la pureté de l’âme, cela reste à déterminer. Le ministère qui a eu quelques altercations avec ces spécimens pensent que ce n’est pas à exclure. Les adultes arborent une robe blanche lignée de noir et en de rare cas, comme le mâle dominant ici, roux ligné noir, alors que les plus jeunes sont de couleurs moins conventionnelles. » Quelques rires se firent entendre, car en effet voir des jeunes animaux verts, bleus, roses ou jaunes n’avait rien de conventionnel. Un des individus mâles vint se frotter contre la jambe d’Edelweiss qui le caressa distraitement du bout des doigts. « Sachez que le sorcier qui à ‘confectionner’ ces créatures ne le racontera plus… ils ne sont pas domesticables à cent pourcent. Il est possible de les approcher, de lier une relation basée sur le respect avec eux, mais leur instinct de chasseur reprend très vite le dessus. Votre travail du jour consiste à les observer à travers la clôture, de tenter de nouer ce contact avec eux afin que dans les prochaines leçons vous puissiez apprendre les soins de corps. Mesdemoiselles former des groupes de trois et messieurs également. Dispersez- vous autour de l’enclos. Et méfiez-vous… évitez de passer vos doigts pour l’instant. Bon travail. »

Edelweiss quitta alors l’enclos après avoir vidé sa boite de rats et referma minutieusement la porte. Tout semblait se passer dans le calme le plus total que ce soit du côté des élèves ou des félicornes, certains n’hésitant pas à se frotter contre la clôture face aux élèves admiratifs. « Vous semblez bien partie, mesdemoiselles, Arcturus semble sous votre charme. Tenez-vous pouvez lui donner ceci. » Elle confia une nouvelle friandise poilue à Miss Bulstrode et passa au groupe suivant.
« Professeur ! » Quémanda alors la voix d’une élève n’étant autre que Miss Granger en personne.
« Oui, miss ? » répondit alors la rouquine en se dirigeant vers le groupe qu’elle formait avec Parvati Patil et Lavande Brown.
« Je voulais savoir pourquoi on n’en parlait pas encore dans les bestiaires magiques. » L’intérimaire se retient de lever les yeux au ciel avant de répondre.
« Les premiers spécimens n’ont qu’une quinzaine d’années et jusque très récemment, le ministère les pensait incapable de se reproduire. Les individus que vous avez sous les yeux font partie de la seconde et de la troisième génération. Les spécialistes n’ont commencé à s’intéresser à eux qu’après avoir découvert des groupes vivants à l’état sauvage et avoir constater leur reproduction naturelle. L’étude des spécimens a donc été autorisée et puisqu’ils ne manifestent aucune agressivité lorsqu’on ne s’en prend pas à eux, ils ont été autorisé dans le cadre de ce cours et… MALEFOY !!»

Un mouvement sur sa gauche venait d’interpeller la jeune femme qui ne put que constater avec horreurs que le prince des Serpentards avait trouvé hilarant de faire voleté un jeune fauve qui criait de peur après sa mère. D’ailleurs, il n’était pas vraiment le seul à trouver cela amusant dans son petit groupe d’ami vert et argent. Si, la farce n’était déjà pas au goût du professeur, elle ne l’était pas non plus au goût du mâle dominant du petit groupe d’animaux. Edelweiss n’eût que le temps de sortir sa baguette pour stopper l’animal enrager dans sa course. « IMMOBILUS ! » hurla-t-elle avant de pousser un tout petit soupir de soulagement en constatant que cela avait fonctionner. En moins de temps qu’il ne fallait pour le dire, elle avait rejoint la bande de jeunes crétins et avait attraper leur leader par la manche de sa robe de sorcier. « Imbécile ! Cela vous amuse donc de vous mettre en danger ? Qu’avez-vous donc à prouver, Monsieur Malefoy ?! » Questionna-t-elle.
Le visage de l’élève de cinquième année se décomposa en une multitude de grimace qui masquait mal son malaise que ce soit face au danger auquel il avait échappé de peu ou de la honte de se faire ainsi sermonner par son nouveau professeur.
« Lâchez-moi ! » cracha-t-il sur un ton venimeux. « Vous n’êtes pas professeur de toute façon, vous n’êtes qu’une intérimaire ! »
La jeune femme vit rouge, littéralement, au point qu’elle aurait bien été tenté de lui retourner sa main en plein visage. Ce qu’elle n’aurait certainement pas manquer de faire si elle avait encore été élève. Au lieu de quoi, elle maintient sa prise sur le jeune homme, saisissant maintenant son poignet. « Vous voulez voir si je ne suis pas professeur ? Je retire cinquante point à Serpentard pour avoir mis vos camarades en danger, pour maltraitance d’une créature et manque de respect à un professeur ! De plus, je vous colle en retenue pour le reste de la semaine ! Je ne saurais trop vous conseiller de ne pas aggraver votre cas, jeune homme ou je me verrais dans l’obligation d’en référer à votre directeur de maison. Vous commencez bien l’année, il me semble. »

Le visage du jeune homme venait de prendre une jolie teinte cramoisie qui jurait grandement avec sa tignasse blonde trop claire. Il la testait, comme il avait testé Hagrid deux ans plus tôt ce qui avait mener à un véritable désastre, mais contrairement au doux et paisible demi-géant, elle n’allait pas se laisser faire. « J’en parlerais à mon père, infâme sang mêlé ! Sale hybride !» Une rumeur de surprise passa dans le dos de la Serdaigle qui fronça les sourcils, bouillant intérieurement d’une rage absolue qui pourrait être dévastatrice si elle la laissait sortir. Elle se marmonnait intérieurement de garder son calme, de ne surtout pas faire quelque chose de regrettable. « Monsieur Longdubat, vous rangerez les bancs avec vos camarades Potter et Weasley. Miss Parkinson, Bulstrode et Greengrass vous vous assurerez que personne n’approche les Félicornes pendant ce temps. Le cours est terminé et vous, Malefoy, vous venez de vous mettre dans de sales draps. En avant ! » Sans prendre le temps de jeter un regard aux élèves stupéfait resté en arrière, elle tira sans ménagement l’élève en direction du château.

Le professeur Rogue se remettait doucement de l’apparition de midi de son ancienne élève, qui n’avait plus rien avoir avec la jeune fille discrète et fuyante d’autrefois. On lui aurait dit que son sang de Vélane venait de prendre ses droits sur elle, il n’aurait pas dit l’inverse. Toujours est-il qu’il n’avait pas été insensible au charme qu’elle dégageait désormais, ce qui ne lui plaisait pas vraiment, voir pas du tout. La mauvaise humeur du maître des potions s’en fit ressentir tout au long de l’après-midi, les élèves les plus faibles ayant été gratifié d’une ribambelle de remarques bien sentie, mais les meilleurs également. Vers le milieu de l’après-midi, il avait cru être débarrasser de ses réflexions et du souvenir de la jeune femme au sommet de sa féminité, quand on tambourina à la porte de sa classe. « Entrez ! » lança-t-il sur un ton froid et dur avant de voir apparaître Némésis en personne, il aurait pu le jurer. « Professeur ?  Que puis-je pour vous ? » questionna-t-il toujours sur le même ton, son visage inexpressif, bien qu’intérieur il était assailli par la surprise. Son regard dévia sur la personne qu’elle avait traîné avec elle et une sueur froide lui coula le long de la colonne vertébrale. Il pesta en silence contre Drago Malefoy avant d’aboyer ses ordres aux autres élèves. « Sortez, le cours s’arrête ici. » Les élèves ne se le firent pas dire deux fois, ils évacuèrent les lieux à la hâte, la tête basse pour ne pas se faire remarquer outre mesure par la chauve-souris des cachots dont la mauvaise humeur venait d’hausser d’un cran. La porte claqua derrière Edelweiss et Drago les laissant à la merci du regard noir de Severus Rogue. Le silence s’installa un instant, lourd et pesant avant d’être rompu par le sombre maître des lieux.

« Qu’a-t-il fait ? » demanda-t-il en désignant d’un geste du menton son filleul toujours tenu d’une main de fer par le haut de sa robe par le professeur de soins au créatures magiques.
« C’est un danger public, mais ne me faites pas croire que vous ne le saviez pas déjà… » lança-t-elle plus mordante qu’elle ne l’aurait voulu, comme si toute la crainte qu’elle avait pu un jour avoir pour son ancien professeur avait disparu.
« C’est bon, je voulais juste amusez un peu les autres, il n’y a pas eu de mort ! » Couina alors le Serpentard en se tortillant sur lui-même dans le vain espoir qu’Edelweiss allait le lâcher.
« Silence, Malefoy ! Donc, votre petit protéger ici présent, s’est amuser à utiliser le Wingardium Leviosa sur un jeune félicorne de quelque semaine, déclenchant ainsi la fureur de son paternel. Lequel n’est ni plus ni moins que le dominant du groupe qui, si vous avez bonne mémoire, est le plus virulent et le plus agressif. Mais, si ça ne s’était arrêter qu’à cela… Dois-je répéter les injures que tu as lancées ou tu le feras toi-même ? » Le jeune homme se tortilla davantage alors que son directeur de maison le fusillait encore un peu plus du regard. Sa situation venait de devenir encore plus inconfortable qu’il ne le pensait.
« Drago ? » Cette fois, ce fût la voix de Rogue qui intervient pour l’inviter à parler et révéler la nature des insultes envoyer à la figure de son professeur. Se retrouver face à son parrain devait éveiller en lui une sorte de courage ou d’inconscience aller savoir.
« Je ne lui ai dit que la vérité, ce n’est pas un professeur, ce n’est qu’une intérimaire et je refuse d’écouter les inepties d’une sale hybride de sang mêlé ! Mon père… »
« En entendra parler, effectivement Drago. » coupa alors le potioniste en gardant un calme olympien. « Mais selon ma version des faits, pas la tienne qui ne serait que par trop édulcoré. Professeur, quelle a été votre punition ? » Cette fois les yeux onyx rencontrèrent les yeux azur de son interlocutrice.
« Une semaine de retenue et cinquante point en moins, mais je trouve cela bien trop léger vu l’offense occasionnée et le danger auquel il s’est exposé, mais également auquel il a exposé ses camarades. »
« Très jute, je retire également cinquante point à ma maison et rajoute une semaine de retenu à ce jeune idiot. » Le visage rougit de Malefoy venait de viré au blanc pâle et sa moue était des plus déconfite.
« Par ailleurs, professeur Rogue, je ne souhaite pas me charger de ses retenus, pourriez-vous vous arranger avec Monsieur Rusard ? »
« Tout à fait, je ferais le nécessaire. Maintenant, monsieur Malefoy, dégagez-moi le plancher. » Edelweiss relâcha sa prise sur son élève et ce dernier vida les lieux non sans pester contre les deux professeurs. La porte refermer, le professeur de potion soupira avant de retourner vers son bureau dans un tournoiement de cape et d’un pas vif.

« Je vous félicite, miss Devonshire, vous avez parfaitement réagit. Il vous a testé et vous ne vous êtes pas laisser démontée. » Il s'assit sur son siège avant de prendre une pile de copie. La jeune sorcière s’approcha alors un peu en observant autour d’elle puis haussa les épaules.
« Je ne supporte pas qu’on insulte ma famille, monsieur Rogue. Je m’attendais cependant à plus de clémence de votre part vis-à-vis de lui. » Elle le transperça de ses yeux bleus ce qui le cloua dans le silence un moment. Son regard devient aussi dur que l’acier et il posa sa plume.
« Puis-je savoir ce que vous insinuer ? »
« Que je me dois de vous remercier d’avoir été aussi impartiale face à la situation. Cela faisait un moment, je pense que Malefoy méritait une bonne punition. » L’ancien mangemort se détendit légèrement.
« Peut-être bien… Il risque néanmoins de continuer de vous en faire baver un moment, Edelweiss, il n’aime pas se sentir humilier. »
« Moi non plus. Mon cours est optionnel, je ne l’oblige nullement à continuer à le suivre et s’il le faut je n’hésiterais pas à le viré à coup de bottes aux fesses. »
« Et vous n’auriez pas tort, enfin éviter les châtiments physiques c’est assez mal vu. » Il reprit son ustensile d’écriture pour avancer dans ses papiers. Le frottement du cuir lui indiqua que la jeune femme s’apprêtait à vider les lieux. « Edelweiss. Nous avons une discussion à terminer, auriez-vous l’amabilité et la politesse de venir la terminer ici après le dîner ?»
La jeune femme s’était arrêter sur le chemin qui menait à la sortie et se figea. Elle soupira en son for intérieur avant de répondre d’un ton calme et presque joyeux. « Entendu, Severus. À ce soir. » Et elle quitta les cachots pour se rendre à son dernier cours de la journée en espérant que les septièmes années seraient moins idiots que leurs prédécesseurs.
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MessageSujet: Re: Tempus Fugit  Fanfiction Harry Potter Lun 11 Juil - 23:44

Wooow j'adore !!! hate Je veux la discussion après le dîner ! inlove 

J'aime les réactions de Rogue, il est parfait. Rolling Eyes gosh Et Edelweiss est super craquante je trouve. chou J'aime bien voir aussi les interventions de Hermione ou Malefoy, tu mets que mes préférés. mdr
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MessageSujet: Re: Tempus Fugit  Fanfiction Harry Potter Mar 12 Juil - 11:08

Merci slurp
Malheureusement, Hermy et Malfoy n'auront de vraies discussions avec Edelweiss que bien plus tard hum Elles sont pas encore écrite c'est pour te dire :arf: mais c'est prévu t'inquiète pas lool
J'ai 17 chapitres d'écrits déjà gosh Donc, t'en auras encore 2 ce soir haha
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MessageSujet: Re: Tempus Fugit  Fanfiction Harry Potter Mer 13 Juil - 21:23

Chapitre 5. Don't worry about me.

La journée s’était terminée sur une note assez agréable avec des élèves aussi attentifs que passionnés, ce qui lui fit oublier un instant qu’elle allait avoir une sérieuse discussion avec le professeur de potions après le repas. Son petit doigt lui disait par ailleurs que ça risquait de prendre une tournure tout sauf agréable. Ainsi donc, après avoir apporté tous les soins nécessaires aux créatures dont elle avait la responsabilité dans l’école, elle retrouva sa place à table entre les deux professeurs habituels. Tout fût beaucoup trop calme à son goût. Rogue qui ne soufflait mot, McGonagall qui ne lui adressait même pas un regard et Amour qui avait décidé que son bol de nourriture était plus intéressant que tout le reste. Alors qu’elle picorait littéralement le contenu de son assiette, elle fût assaillie par la foule de souvenirs de l’après-midi et surtout de la façon avec laquelle elle avait agi. Elle avait parlé avec une telle froideur et rudesse à son ancien professeur qu’elle était même surprise qu’il n’ait pas été plus virulent avec elle lorsqu’ils s’étaient retrouvés seuls après le départ de Drago. Une sueur glacée lui parcouru l’échine jusque dans le creux des reins à l’idée que ce manque évident de tact risquait de se faire payer au centuple. Soudainement, l’appétissant rôti de porc ne lui fit plus du tout envie et elle repoussa son assiette avec une moue dégoutée. Le diner était pourtant loin d’être terminé, mais Edelweiss se contenta de vider le contenu de son verre avant de se lever pour quitter les lieux, sans un regard pour ses collègues. Elle s’affala dans l’un des fauteuils près de la cheminée de la salle des professeurs et lâcha le plus long soupire de sa vie avant de fermer les yeux. Elle apprécia ce calme à sa juste valeur, loin du tumulte de la grande salle et des regards par trop inquisiteurs de ses occupants. Elle sentit son corps se détendre, alors que le feu la réchauffait de façon tout à fait agréable et qu’il envoyait ses rayons lumineux danser sur son visage. Le courage n’étant pas un trait typiquement Serdaigle, elle n’avait aucune envie de quitter ces lieux pour retrouver la froide salle de classe des potions et son inquiétant maître. La porte de la grande salle s’ouvrit et Edelweiss se leva d’un bond pour s’enfuir de là, peu envieuse de croiser quiconque avant son face à face avec Severus Rogue. Sans trop savoir comment, alors qu’elle parcourrait les couloirs jusqu’à ses appartements, quelque chose lui percuta les mollets. Chose qui s’avéra être son compagnon à quatre pattes.

« Tiens ! Je suis de nouveau assez intéressante pour toi ? » demanda-t-elle avant de lancer le mot de passe en direction de son tableau. Le fléreur émit un miaulement à déchirer le cœur, comme un pardon d’une âme attristé. « Fameux comédien » pensa alors la jeune femme aux cheveux auburn avant de rentrer dans ses appartements. Pendant qu’Amour s’en allait s’installer sur le canapé pour sa royale sieste, la jeune professeur ramassa quelques papiers sur son bureau qu’elle réduit à la taille d’un petit carnet pour le glisser dans sa poche. Elle s’empara de sa cape qu’elle posa sur ses épaules en prévision de la fraîcheur qui régnerait là où elle se rendrait. Elle regarda le félin qui s’endormait paisiblement en ronronnant avant de secouer la tête. « Je reviens plus tard, à moins que tu ne décides de venir aussi. » Pas de réponse, elle haussa les épaules et quitta les lieux en direction de la classe de potions. Elle ne se pressa nullement d’ailleurs, croisant de temps à autres un élève de Serpentard qui se rendait dans son dortoir, n’y prêtant en définitive que peu d’attention. Une fois son but atteint, elle frappa à la porte, mais à son grand désespoir –et après avoir réitéré la manœuvre plusieurs fois- il n’y eu aucune réponse. Le peu de courage qu’elle avait rassembler sembla la quitter de seconde en seconde, elle en vient à se dire que peut-être, elle avait commis un autre imper en quittant la grande salle dans la précipitation. Et pourtant…

Severus Rogue n’avait rien perdu du comportement de sa voisine alors qu’il se restaurait. À mesure que le repas avançait, le malaise la gagnait de plus en plus, jusqu’à l’instant où elle vida les lieux sans un mot d’explication, sans un regard pour ses collègues. Il en avait déduit qu’elle ne le rejoindrait pas pour terminer la conversation qu’ils avaient eu vingt-quatre heures plutôt, qu’encore une fois, elle allait le fuir. Lui avait-il donner matière à adopter pareil comportement envers lui en tant que collègue ? Il ne le pensait pas, bien qu’il demeure l’austère et froid professeur de potions qu’il eut toujours été. Cela le mit de fort méchante humeur et il regretta d’ailleurs que la journée soit terminée, ne pouvant de ce fait pas passer ses mauvais sentiments sur les cornichons sans cervelles de cette école. Un frisson roula sur la peau de sa nuque, le sentiment d’être observé d’une façon plus qu’insistante. Il coula un regard de biais vers l’auteur de cette intrusion, qui n’était autre que le vieux citronné de Dumbledore. Il étouffa un long soupire dans le fond de sa gorge, conscient qu’un tel regard voulait dire que le directeur souhaitait lui parler à la fin du repas. Dans l’absolu, il était convaincu qu’il n’avait pas l’obligation de se rendre dans sa classe, persuadé qu’il n’y trouverait pas la présence attendue, mais il n’avait guère envie d’échanger des banalités, ni même des paroles importantes avec qui que ce soit. Hélas, alors que la grande salle se vidait et qu’il se décidait à partir également, la voix du vieux sorcier résonna à ses oreilles. « Severus, un instant, je vous prie. »

Le maître des potions s’arrêta net et attendit que le vieillard se place à sa hauteur pour passer la porte de la salle des professeurs. Une fois la porte de chêne refermée, Albus reprit la parole. « Avez-vous eu l’occasion de vous entretenir avec notre nouveau professeur de soins aux créatures magiques ? » L’évocation de l’ancienne élève l’irrita d’avantage –si cela était possible- mais, Severus rongea son frein avant de répondre sèchement : « Brièvement. En quoi cela vous est-il important, Albus ? » L’homme sombre observa la surprise peindre les traits de son interlocuteur avant que ce dernier ne hausse les épaules. « En rien. Je lui ai cependant glisser de le faire, cela m’étonne que ce ne soit fait. J’ose espérer que cela ne saurait tarder… » Un ange passa, Dumbledore ne dit rien de plus et Rogue en déduit qu’il était donc libéré de la discussion qu’ils avaient engagée. « Oh, encore une chose ! » Le potioniste s’arrêta dans son mouvement et recula son pied avancé pour le joindre à l’autre pour se tenir droit. Ensuite, il vit volte-face dans un mouvement de cape noir dont seul lui avait le secret. « Oui ? » lâcha-t-il glacial. « La demoiselle fait maintenant partie de notre association. Il serait judicieux de lui apprendre à… » marmonna le vieux sage en tapotant sa tempe gauche. Severus fronça les sourcils avant de comprendre pourquoi il agissait ainsi. Là dans un coin de son champ de vision apparu une masse difforme et rose. « Oh oui, bien sûr… Je pense que Miss Devonshire est tout à fait capable de m’aider pour ce petit problème de stock de potion anti-migraine, Albus. Je lui en parlerais à notre prochaine entrevue. Bonne soirée, monsieur. » Les robes noires firent leur office et il disparut dans l’embrasure du tableau. « Si elle a lieu… » ronchonna-t-il au plus profond de lui-même en parcourant les couloirs, sommant plusieurs élèves de se dépêcher de retourner dans leurs maisons à coup de menace de retrait de points.

Comment allait-il s’y prendre pour donner des cours de Légilimancie à Edelweiss alors qu’elle passait son temps à se trouver des excuses basiques pour le fuir. De quoi avait-elle peur au juste ? Il ne pouvait plus lui retirer de point et s’il venait à tenter de lui pourrir l’existence, il se ferait immédiament remettre à sa place par le vieux sénile ! Un groupe d’élève déguerpi en vitesse en voyant arrivé de loin le professeur Rogue plus semblable en ce moment à une chauve-souris que jamais, avec sa grande robe de sorcier flottant dans le courant d’air du couloir, son pas presser et rageur. Il tourna à l’angle d’un couloir afin de rejoindre les cachots, puis il prit un autre embranchement qui le mènerait à sa salle de classe dans laquelle, il avait laissé sa paperasse à faire. « Cette fille va finir par me rendre… » Il n’eut pas le loisir de terminer sa phrase - qui allait se finir en ribambelle d’injures - pour éviter de percuter la personne qui attendait devant la classe. « Edelweiss ! »

La sorcière avait failli prendre racine dans ce couloir et baillait allégrement aux corneilles avant que l’accident ne risque d’arriver. Elle avait violemment reculé pour ne pas se prendre en pleine face un professeur Rogue probablement au comble de son énervement. Ses pieds venaient de se mêler lorsque son interlocuteur lança son prénom avant de lui saisir les bras pour la retenir dans sa chute. « Severus ! » Dans un mouvement réflex, elle lui saisit les poignets pour reprendre son équilibre et se retrouver plus près de lui qu’elle ne l’aurait réellement souhaité. Une douce odeur de bois de santal et de cannelle vient lui chatouiller les narines, rendant la situation encore plus embarrassante qu’elle ne l’était déjà. Elle connaissait cette odeur, elle l’aurait juré ! Sans échanger le moindre mot, ils se lâchèrent mutuellement et reculèrent chacun d’un pas. Le silence s’était fait autour d’eux, lourd et oppressant. Un silence que le directeur de Serpentard fini par rompre. « Vous... vous m’attendiez ? » Pour la première fois dans la vie de la jeune femme, la voix de son ancien maître des potions trahissait sa surprise. « Oui. Vous m’aviez dit de vous rejoindre pour… finir notre discussion. » Elle fronça les sourcils d’incompréhension, il n’était pas sénile pourtant. Soudain, elle comprit et un nœud se forma dans le creux de son estomac. « Je vois… vous pensiez que je ne viendrais pas à cause de mon comportement au… J’avais juste besoin de réfléchir, la journée a été dure. »
« Je vois. » coupa-t-il avant d’ouvre la porte d’un mouvement de baguette. « Dans ce cas, puisque vous êtes là, donnez-vous la peine d’entrer. »

Les mains devant elle, serrée l’une contre l’autre comme une élève honteuse et en retenue, Edelweiss se glissa à travers l’ouverture de la porte en frôlant presque le maître des lieux et retrouvant cette odeur si agréable qu’il dégageait. En revanche, on en dira pas tant de la salle de classe. Elle ne s’étonnerait pas qu’il laisse volontairement la salle dans cette état afin de fournir du travail aux élèves qui se retrouverait en retenue avec lui prochainement. Il passa à nouveau à côté d’elle à grandes enjambées pour se diriger vers le fond. Il ouvrit la porte du fond et tendit le bras en travers de l’ouverture laisser, l’invitant en silence à s’y rendre. Le bureau du professeur Rogue… c’était comment dire… comme se retrouver à nouveau élève dans l’attente d’une remontrance pour usage illicite de farces et attrapes de chez Zonko dans le couloir lorsqu’il passait par là. À l’époque la jeune rousse était en troisième année, mais la remontrance et les retenues associées lui avait fait se jurer de ne plus jamais se retrouver dans ce bureau. « Vous pouvez vous asseoir, vous savez ? Du thé ? » Edelweiss sortit de sa rêverie pour regarder Severus avant de hocher timidement la tête, de retirer sa cape grise et de prendre position dans l’un des fauteuils en cuir. Elle étouffa une surprise en découvrant que ces derniers étaient terriblement confortables malgré l’austérité qu’ils présentaient dans leur masse noire. Son hôte s’affairant à faire le thé, elle observa la pièce sous un autre angle. Elle n’était pas ici en tant qu’élève, elle n’avait rien fait qui mérite une punition, elle était là parce qu’il l’avait invitée et cela la détendit un peu. Son dos s’affaissa doucement et entra en contact avec le dossier du fauteuil, ses longues jambes se croisèrent en lui donnant un air absolument décontracté. Une tasse en porcelaine anglaise de style ancien, mais très simple fit alors son apparition dans son champ de vision sur le bord du bureau en bois sombre. « Merci. » fût tout ce qu’elle finit par dire avant de mettre une demi-cuillère de sucre et un nuage de lait. Dans un silence presque parfait, chacun des protagonistes mélangea son breuvage avant d’en prendre une gorgée.

« Miss Devonshire… »
« Professeur, je… »

Voilà qu’en prime la situation devenait cocasse, voir quelque peu ridicule. Edelweiss se tassa sur elle-même et se prit d’intérêt pour le bout de sa botte avant de relever les yeux en attendant la remarque sadique qu’il pourrait lancer, mais Severus s’était tut également.

« Honneur aux dames. » dit-il en rompant le silence, croisant les bras sur son torse. Elle remarqua à ce moment-là qu’il n’avait plus son impressionnante cape noire, ce qui lui rendait un petit côté humain et normal. Pour un homme de son âge, il était encore plutôt bien de sa personne. « Une minute, il a quel âge déjà ?! » se questionna la sorcière avant de se rendre compte qu’elle le laissait patienter depuis maintenant plus longtemps qu’elle ne le voulait. Merlin merci, il devait s’imaginer qu’elle réfléchissait à ses mots, plus qu’à l’âge qu’il devait avoir et qu’elle le reluquait allègrement. « Je voulais m’excuser pour tout à l’heure. J’ai été un peu… brusque ? froide ? désagréable ?  Je ne sais pas trop quel qualificatif utilisé pour mon comportement. »
« C’est le moins que l’on puisse dire, vous auriez encore été élève, vous auriez probablement gagné un mois de retenue pour un tel comportement et … »
« Hey ! C’est parce que vous ne vous êtes jamais regarder ! J’ai été à bonne école pour ça, ne vous demandez pas qui m’a appris à être comme ça ! » Elle se mordit la langue avant de marmonner quelque chose d’inaudible dans sa barbe fictive.

Pour une surprise, c’était une surprise. Le professeur resta néanmoins parfaitement froid, distant et neutre, comme à sa fatigante habitude. En réalité, il ne savait que répondre, elle avait dit cela sur un ton qui ressemblait effectivement assez au sien. Nonobstant, il était surpris de ce brusque changement de comportement, du repentir à l’agressivité. Il haussa un sourcil avant de décroiser les bras et de prendre appui sur son bureau.
« Certes, mais j’étais votre professeur, ce n’est plus le cas. Je tente d’être aimable –ce mot le fit tiquer- avec vous. Je noterais cependant, que vous étiez particulièrement hors de vous, à raison. Ce qui n’en reste pas moins une raison suffisante pour venir me souffler dans les oreilles comme vous l’avez fait. »
« Et donc, que vous soyez professeur à l’époque est une raison suffisante pour que vous me souffliez dans les oreilles et celles de mes camarades à longueur de temps, sans raison suffisantes ? » Le ton était tranchant, acerbe, rempli de reproche et à la fois d’ironie. « Ah non, j’oubliais vous êtes tellement impartial que seul les autres maisons bénéficiaient de votre caractère adorable en cours. »
« Là, vous agissez comme une gamine puérile. »
« Peut-être, mais au moins, vous voyez ce que ça fait d’être face à vous… »
« Vous voulez dire que vous avez revirer de comportement en un claquement de doigt, juste pour me faire des reproches ? »
« Non ! Enfin… non, ce n’était pas… Par la barbe de Merlin, je vous ai encore agressé ? » La jeune rousse se décomposa sous ses yeux, le visage cramoisi par la honte et reprit une gorgée de thé. « Je ne sais pas ce qui me prend… je commence à croire que j’ai des sautes d’humeur. »
« Vous ne seriez pas enceinte par hasard. »
« NON MAIS ça ne va pas?! » Elle plaqua ses mains directement sur sa bouche. « Désolée… mais, non… aucun risque de ce côté là… »

En la voyant rougir encore davantage, il comprit qu’il n’y avait pas à creuser de ce côté-là et qu’il avait touché une corde sensible. Ce qui pourtant ne le rassura pas plus, confirmant même ses craintes vis-à-vis de ce qu’il avait imaginé plutôt dans la journée.
« Edelweiss, prenez-le comme un conseil, je vous prie. Vous devriez aller voir Popy à l’infirmerie qu’elle vous fasse passer un bilan. » La surprise visible comme le nez au milieu du visage sur celui de son interlocutrice le fit soupirer. « Jusqu’ici vous étiez quelqu’un de très effacé et du jour au lendemain… voilà ce que ça donne. Vous ne pensez pas que vous avez un problème ? Outre le fait que vous êtes stressé comme un vivet doré avant un match de Quidditch à l’époque par votre nouveau statut ? »
« Vous avez probablement raison… à quoi pensez-vous ? »
« Rien de certains, mais votre état me tracasse. Oui, il me tracasse ! Ne me regardez pas comme si j’étais un Troll. Si, vous continuez ainsi, vous pourriez être inapte à enseigner, vous le savez ? »

La jeune sorcière baissa les yeux. Son cœur avait raté un battement en entendant que Severus se tracassait de son état de santé. Pourquoi ? Elle ne se l’expliquait pas. Cela n’aurait pas dû être possible, elle nourrissait -si pas une haine tenace- d’immense reproche vis-à-vis de lui. Pourtant, il avait aussi contribué à faire d’elle ce qu’elle était aujourd’hui, une brillante sorcière devenue professeur intérimaire à l’âge à peine fleurit de dix-huit ans. Elle jouait nerveusement avec ses doigts dans un silence total.

« Changeons de sujet… » lança-t-il dans un long soupire. « Pourquoi m’avez-vous mentit ? » Et il insista particulièrement sur le dernier des mots de son interrogation.
Ils y étaient enfin, la grande conversation sur le pourquoi du comment. Edelweiss reprit sa tasse de thé qu’elle termina d’une traite avant de la reposer sur le bureau. Par cet acte qui pourrait paraître désinvolte, elle signifiait pourtant que ce qu’elle allait dire était très sérieux et important pour elle. D’ailleurs, elle vivrait mal qu’il se moque d’elle après cela.

« Potions. » finit-elle par dire. C’était même en réalité sortit tout seul sans qu’elle le veuille. Sortit comme ça de son contexte, ça semblait évidemment terriblement incompréhensible. Elle en eut la confirmation lorsqu’elle vit son hôte hausser l’un de ses sourcils. Elle respira un grand coup, emplissant ses poumons d’air à s’en faire mal et soupira en chassant tous l’air qui s’y trouvait. « J’adore ça… vraiment. Je passais des heures à réfléchir, à faire des essais chez moi. Alors, j’ai pensé à faire la maîtrise en potions. Pas la botanique… » Elle avait tout débité sur un ton neutre en regardant à nouveau le bout de sa botte gauche, comme s’il avait s’agit de la chose la plus importante sur cette terre. D’ailleurs, en y regardant de plus près, elle remarqua qu’elle avait intérêt à passer un coup de brosse dessus.
« Miss Devonshire… » déchira le silence reposant de la pièce et elle releva vivement la tête pour croiser le regard onyx du maître des potions, ici présent et pour y voir quoi ? Rien ! Évidemment, ça le tuerait d’avoir une once de sentiment sur le visage. Victimes de ses sautes d’humeur, elle se leva d’un bond et se mit à cracher son venin sur le professeur.
« C’est votre faute aussi ! Si votre impossible comportement m’a poussé à exceller dans votre satané matière pour éviter vos remarques désobligeantes, que dis-je votre venin ! De fait, je me suis prise au jeu et maintenant… maintenant… Aaaaaah ! Vous m’énervez-vous savez ! Vous et Dumbledore ! Qui s’imaginait que vous pourriez m’aider, mais en fait, vous n’en avez rien à faire ! » Finalement, elle se tut et se laissa retomber sur le fauteuil pour se prendre le visage dans les mains. « Je vous déteste et pourtant… vous êtes probablement le seul professeur pour qui je recherchais chaque fois l’excellence. Pour lequel silencieusement, j’étais ravie d’aller en cours les dernières années. »

À nouveau le silence, encore plus long, encore plus lourd, au point que noyer sous ses cheveux auburn, Edelweiss souhaitait sincèrement que Severus finissent par le rompre, même si c’était pour l’engueuler copieusement. Elle l’en suppliait même silencieusement en sentant poindre au bord de ses paupières inférieurs la douleur caractéristique des larmes.

L’homme en question n’avait aucune espèce d’idée du combat qui se menait dans l’esprit de la Serdaigle, encore sous le choc de ses révélations presque intime de la jeune femme. En la poussant ainsi à la révélation, il avait l’impression d’avoir violer une partie d’elle, une partie qu’elle aurait voulu qu’il ignore à jamais. Mais, elle avait craché le morceau, cracher son venin et ses reproches. À travers cela, elle lui avait demander de l’aide à demi-mots, à mots-cachés et il en restait encore plus surpris. Elle avait involontairement énoncé qu’il avait du mérite à ses yeux, de l’importance. Jamais, on ne lui avait fait pareil compliment. Jamais, il n’aurait pu se douter que son attitude en classe ai pu la blesser au point d’en faire une véritable guerrière, mais il devait l’admettre il sentait poindre en lui un sentiment qu’il ne pensait jamais ressentir pour une élève : la fierté. Malgré son manque de bonne volonté à être un professeur juste, une personne sympathique ou même allons carrément jusque-là un bon professeur, il avait réussi à pousser une élève à l’excellence. Parcouru de cet explosif cocktail de sensation agréable, il ressentait également de la honte. Honteux d’être aussi responsable du désespoir de la jeune femme, de lui avoir imposer la haine de sa personne et désormais d’essayer d’être appréciable avec elle pour le bien du corps enseignant. Pour d’autres raisons également, comme le fait qu’il n’avait jamais rien eu contre elle en particulier. Dumbledore lui avait suggérer de lui parler, de lui demander de l’aide pour sans aucun doute ses futures études, mais allait-il le faire. Pouvait-il seulement refuser face à toutes ces paroles ?

« Avez-vous des travaux à me monter, Miss ? » La jeune rousse releva la tête vers son interlocuteur, les yeux déjà rouges, alors qu’elle n’avait pas encore pleurer et l’air surprise. Elle avait imaginé le pire, qu’il lui hurle dessus, qu’il lui fasse ravaler la façon dont elle venait de lui parler, mais… il lui demandait simplement des travaux ?! Elle glissa sa main dans la poche de son pantalon et rendit sa taille normale à son livre de travaux et les tendit au professeur Rogue. Il le feuilleta rapidement avant de le poser devant lui. « J’étudierais cela avec attention, mais nul doute que… » Qu’il ne pourrait rien faire pour l’aider, qu’il ne voyait pas comment il pourrait perdre son temps avec elle ? « Vous ferez une excellente élève en maîtrise de potion. » Edelweiss devait à présent ressembler à une chouette avec ses yeux ébahit, Merlin merci, elle avait ma bouche fermée. Quant à Severus, il lui avait fallu faire un énorme effort pour qu’il finisse par lui dire un mot gentil et surtout un compliment, même s’il le pensait sincèrement. « Je crois que nous avons eu suffisamment d’émotion pour ce soir, non ? » Elle acquiesça, reprit sa cape et se leva du fauteuil en vue de partir. Sa main posée sur la poignée de porte, elle sentit sa présence masculine dans son dos qui se penchait sur son épaule en direction de son oreille. « Et aller voir Poppy, vous ne pouvez pas rester dans cet état… » Sa prise se resserra sur le bout de métal à lui en faire blanchir la jointure de ses doigts fins, mal à l’aise de cette si courte distance entre eux. Sa tête refit un mouvement d’approbation et elle ouvrit enfin la porte pour sortir. Elle n’avait pas encore fait un pas hors de la salle qu’elle se retourna vers Severus Rogue. « Merci, monsieur. » Il avait déjà regagné son bureau et reprit en main le volume qu’elle lui avait déposer. Le début d’un rictus de sourire encourageant vient orner la partie gauche des lèvres du maître des potions. « De rien, mademoiselle. Je suis là pour ça. » Elle sentit une vague de chaleur lui parcourir le visage puis le reste du corps, elle quitta la pièce avec une sensation étrange et un pâle début de sourire.

L’ancien mangemort regarda la Serdaigle s’en aller sans un mot, les mains refermées sur le livre de travaux qu’elle lui avait confiés. Il ne quitta du regard l’embrasure de la porte par laquelle elle avait disparu qu’une fois qu’il eut entendu le son de la porte de la salle de classe se refermer. Alors, il ouvrit à nouveau le volume de papier pour y retrouver la caractéristique écriture ronde et magnifiquement tracée de son ancienne élève, comme une vieille amie, comme un trésor et en démarra la lecture avec avidité, un verre de whisky pur-feu à la main et quelques biscuits au chocolat sur une assiette.
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Tempus Fugit  Fanfiction Harry Potter

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