AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | .
 

 Tempus Fugit  Fanfiction Harry Potter

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4  Suivant
AuteurMessage
Invité
Invité
avatar

en savoir plus sur moi

MessageSujet: Re: Tempus Fugit  Fanfiction Harry Potter Mer 13 Juil - 21:35

Chapitre 6: Master Severus

Ce matin-là, Edelweiss avait pris un petit déjeuner rapide et avait déguerpi de l’école en moins de temps qu’il ne fallait pour dire Quidditch. La vie avait repris son cours comme avant depuis sa dernière entrevue avec le maître des potions et elle attendait encore de lui ses commentaires sur ses travaux. Mais, les jours se succédaient sans qu’il ne mette le sujet sur le tapis, ce qui à la fois l’impatientait et d’un autre côté la soulageait. Elle n’avait pas encore pris le temps de se rendre auprès de Madame Pomfresh comme conseillé et ce matin encore, entre deux gorgées de thé, il lui avait glissé une allusion comme de quoi, elle avait intérêt à y aller. Hélas, la jeune femme devait se rendre en ce matin du troisième samedi de septembre au village de Pré-au-Lard pour régler une histoire de livraison non effectuée. De ce fait, ce bilan de santé prenait encore un peu de retard. Ainsi donc, elle se rendit au petit village à pied, dans la brume matinale de l’Ecosse. Le temps avait beau être clément en ce moment en pleine journée, il s’était nettement rafraîchis le matin, forçant la Serdaigle à refermer prestement son long manteau de cuir doublé de fausse fourrure autour d’elle. Fort heureusement, le chemin jusqu’au village n’était pas bien chronophage et il fût bientôt à porter d’yeux.

Dès son arrivée, elle se dirigea vers l’auberge des Trois Balais pour y prendre une boisson chaude et revigorante. Il était encore un peu tôt pour une bière au beurre, dès lors elle préféra se contenter de savourer un chocolat chaud, chantilly et marshmallow. Assise au bar, elle bavassa un petit moment avec la tenancière des lieux avant de relire la liste du matériel qu’elle venait chercher. Sa boisson terminée et l’heure d’ouverture des boutiques passées d’une bonne quinzaine de minute, elle vida les lieux avec le sourire. En passant la porte, elle sursauta en entendant une plainte longue et douloureuse provenant d’un félin. Elle baissa les yeux étant sûre de savoir à qui appartenait pareil comédie et tomba nez-à-nez avec le fléreur qu’elle pensait avoir laisser à Poudlard. « Je rêve ou tu as accepté de te salir suffisamment les pattes pour venir ici ? » Amour poser sur son postérieur lui lança un regard assassin de félin mécontent, les oreilles aplaties avant de détourner la tête avec un dédain total. Edelweiss étouffa un rire avant de s’accroupir devant lui. « Oh mon pauvre petit bébé, tu aurais pu te prendre une épine dans la patte après tout… ou te la fouler ou même pire… te casser une griffe ! » De nouveau, elle étouffa un rire ce qui fit tourner la tête de l’animal qui souffla de colère avant de se relever en lui montrant son postérieur. La sorcière se releva et se lança dans la marche qui devait l’amener à la boutique de matériel. Dans un mouvement souple, elle se pencha vers l’avant, ramassa son félidé par le dessous de ses pattes avant et le chargea sur son épaule. « Arrête ton char Ben-Hur, tu ne sais pas me bouder plus de cinq minutes. Si tu es sage, je t’achèterais quelques gourmandises. »

Le professeur intérimaire de soins aux créatures magiques –désormais écrit SCM – arriva enfin à destination après avoir descendu un bon trois quart de la rue principale et s’être engagé dans une des rues adjacentes de gauche. Là, se dressait la boutique qui l’intéressait : Felix Creatura. La devanture était à l’image de la personne qui tenait la boutique, complètement miteuse, mais on y trouvait tout le nécessaire pour s’occuper des créatures magiques et on pouvait également s’y procurer les éternels hiboux, chouettes et autres animaux de compagnies habituels des élèves de l’école. La jeune rousse poussa la porte du magasin et y pénétra sans faire grand cas d’être discrète. Personne en vue. Elle parcouru alors les étagères à la recherche de quelques articles pour elle-même, enfin surtout pour le fléreur qui étudiait ses faits et gestes depuis son perchoir sur les épaules de sa maîtresse. « Puis-je vous aider ? » lança une voix chaude et masculine dans son dos.

Edelweiss sursauta, toute perdue dans ses pensées qu’elle était précédemment et ne reconnaissant pas la voix enraillée du vieux propriétaire. Pour cause, lorsqu’elle se fut retourner, elle tomba nez-à-nez avec un jeune homme qui devait avoir entre cinq et sept ans de plus qu’elle. Grand, parfaitement bâti, un visage aux traits harmonieux souligné par deux yeux bleus rieurs et une masse de cheveux ondulés châtain pour couronné le tout. Il se tenait négligemment accoudé au comptoir et dégageait un charme tout naturel, mais pas moins envoûtant. L’apparition d’un tel Apollon l’avait ébahie, il faut dire que le jeune homme ne souffrait d’aucune comparaison avec les hommes qui l’entourait à l’école. À leur décharge, ils n’avaient plus la jeunesse comme atouts majeur non plus. Soudain, elle perçut une légère douleur dans son épaule gauche – qui n’avait d’autre origine que les griffes de son animal de compagnie- et revient à la réalité. « Oui. J’avais envoyé un bon de commande depuis Poudlard afin de recevoir le nécessaire de matériel pour m’occuper des animaux de l’école, mais… »
« Ah oui ! Je m’en excuse, d’ailleurs. Mon oncle a malheureusement dû se mettre en repos de manière précipitée et je viens seulement de reprendre les rênes de la boutique. » s’excusa-t-il en se frottant nerveusement la nuque. « J’espère que vous n’êtes pas encore en rupture de stock ? »
La jeune femme haussa un sourcil, curieuse par nature, elle aurait aimé en savoir davantage, mais ce n’était peut-être pas judicieux d’ainsi s’immiscer dans les affaires familiales.
« Non, mais il ne faudrait pas que la livraison traine jusqu’à samedi prochain, Monsieur ? » Elle accentua sur l’interrogation dans l’espoir de lui soutirer ces informations. Après tout, ils risquaient bien de se voir un long moment.
« Bagman, Alesto Bagman, pour vous servir, Miss. » À ces mots, il lui prit la main et l’approcha de lui pour y posé ses lèvres douces et chaudes, ce qui tira un petit frisson de plaisir coupable à la sorcière. « Je m’étonnais de ne pas voir figuré le nom d’Hagrid sur ce bon de commande, mais je dois avouer que la surprise est agréable. Ils devraient songés à vous donner définitivement le poste, professeur Devonshire. »
Edelweiss sentit ses joues s’empourprée de manière violente et lui retira sa main pour ensuite, l’emmenée à la rencontre d’Amour qui n’avait pas émis un seul son depuis leur entrée dans la boutique. Un regard vers l’animal et elle le découvrit en train de littéralement planifier le meurtre du jeune homme de par son regard. En parlant du bellâtre, il s’attacha à la contemplation de la jeune rousse pour suivre son intérêt désormais posé sur le fléreur. 
« Je rêve ?! C’est un vrai, fléreur ? Je veux dire de sang-pur ? » Lorsqu’il approcha sa main pour flatter la tête d’Amour, ce dernier émis un grognement d’animal prêt à l’agression, ce qui le fit reculer. Le professeur intérimaire se mit à rire avant de reposer son regard sur Alesto.
« Oh oui, avec le caractère qui va avec comme vous pouvez le constater. Il n’aime pas les étrangers et il a horreur qu’on le touche sans permission. Il est encore jeune, mais j’ai peu d’espoir qu’il s’améliore avec le temps. » Lança-t-elle avec un trait d’humour qui n’était pas au goût du félin qui lui enfonça ses griffes dans l’épaule une nouvelle fois.
« Un authentique fléreur en sommes. » railla-t-il avant de retourner derrière son comptoir et se pencha sur un énorme volume déposé là. « Je viendrais personnellement vous livrer votre commande, disons… demain vers onze heures. C’est possible pour vous ? »
« Oh oui, je n’en espérais pas tant de vous. » Elle s’approcha du meuble en bois de chêne et y déposa le contenu de son petit panier. « Ceci est pour mon compte personnel. »
« Pour une si belle sorcière, je me dois de faire de mon mieux. » Il lui fit un clin d’œil et ramassa le matériel qu’elle avait pris soin de choisir pour les ranger dans un petit sac en papier kraft. « Cela vous fera 1 gallions, 11 mornilles et 18 noises. » (Approximativement 15,5€) Elle le vit également glisser une autre friandise dans le même sac avant de lui faire signe de se taire en posant son index sur ses lèvres fines avant de ponctuer le tout par un nouveau clin d’œil charmeur. À nouveau le professeur intérimaire de SCM rougit, n’ayant pas l’habitude d’être draguer si ouvertement, en fait d’être draguée tout court. Elle déposa le compte exact dans la main d’Alesto Bagman et prit ses achats avant de lui adresser un léger sourire. « Merci, au plaisir de vous revoir, Monsieur Bagman. »
« Je vous en prie, vous pouvez m’appeler Alesto. Consentiriez-vous à me donner votre prénom ? »

Une douce chaleur l’envahie de nouveau, lui faisant perdre le sens de ses convenances, elle qui d’habitude ne se laissait pas si facilement attirée par les autres. Peut-être bien que le professeur Rogue avait raison, qu’il serait temps de remédier à ce changer brusque de caractère. Ceci dit, elle finit tout de même par lui donner son prénom. « Edelweiss. À demain, alors. » Et elle tourna les talons pour sortir prestement de la boutique. Après quelque pas, elle s’arrêta dans un angle mort et posa sa main sur sa poitrine pour sentir son cœur qui battait à tout rompre. Elle ne pouvait nier qu’elle venait trouvait ce jeune homme charmant, ni qu’il l’avait mise dans un drôle d’état. La dernière fois qu’elle avait ressenti cela, c’était durant le bal de Noël l’année dernière. À cette évocation passagère, elle revit le visage de l’inconnu évaporé si tôt la danse finie. Les deux jeunes hommes s’opposaient en bien des points. Elle avait deviné que son cavalier n’était pas particulièrement loquace et du peu qu’elle avait perçu, il avait une voix très grave, presque caverneuse, mais suave et chaleureuse. Alesto était plus tôt bavard, ce qui le servait bien dans son rôle de vendeur et de charmeur, sa voix était certes très masculine, mais pas aussi basse que l’inconnu, plus caressante cependant. Ils s’opposaient également d’un point de vue physique, l’un châtain clair, l’autre arborait une crinière sombre comme les ailes d’un corbeau. Ils avaient toutefois chacun les yeux bleus, mais pas de la même nuance. Bleu nuit, contre bleu ciel d’été. Le combat de la lumière et des ténèbres pour un cœur torturé par l’inconnu du sentiment d’affection, l’inconnu de l’amour lui-même. Pourtant, le choix ne serait-il par parfaitement simple, si Alesto venait à lui proposer un rendez-vous, voir une relation ? Bien sûr que si, car l’anonyme du bal avait beau avoir occuper son esprit depuis lors, elle ne l’avait jamais revu et l’espoir que cela arrive s’était éteint. Elle s’interrogea pourtant sur l’idée d’une naissante relation, était-elle prête à cela ? Elle soupira et d’un geste de la main envoya balader ce questionnement futile à plus tard, avant de reprendre sa route.

Ses pas la menèrent au magasin d’articles de potions, elle voulait continuer ses expérimentations, même si Severus venait à lui dire qu’elle était un danger public, pour améliorer l’une ou l’autre de ces dernières qui à ses yeux lui était prometteuse. Munie de son panier, elle faisait un court shopping, plongée dans ses pensées et s’avança vers le comptoir toujours dans sa bulle. Amour se mit alors à ronronner discrètement sur ses épaules, ce qui l’apaisa quelque peu. La personne devant elle se retourna dans un mouvement théâtral de cape noire et elle recula d’un pas pour le laisser passer. « Tiens donc, Edelweiss. Vous faites votre shopping ? »
La jeune femme leva les yeux pour rencontrer le regard d’onyx de son ancien maître des potions et sortit de ses rêveries. « Hmmm ? Oh oui… quelques affaires à régler et vous, Severus ? Les élèves gaspillent déjà ? » demanda-t-elle tout en déposant son panier sur le meuble du vendeur qui commença son minutieux inventaires.
« À vrai dire, Madame Pomfresh me charge déjà de refaire sa réserve de potions. Elle avait omis de le faire avant les vacances. »
« Je vois. Elle était pressée d’aller au soleil sans doute. » dit-elle sur le ton de la plaisanterie, accaparée par les paroles du vendeur qui lui annonçait ce qu’il lui devait. Elle régla le tout avant de rétrécir ce second paquet pour le glisser dans sa poche. Elle s’approcha de la porte du magasin à la suite du professeur Rogue qui lui tient la porte ouverte. « Fichtre ! Les gentlemen ne sont pas tous disparu ! » et elle éclata de rire, constatant que ce trait d’humour avait esquisser l’ombre d’un sourire sur le visage de l’inexpressif Severus Rogue.

Ce dernier reprit la parole : « Miss, puis-je vous inviter à… prendre une tasse de thé ? L’heure est un peu trop matinale pour autre chose, je le crains.  J’aurais aimé vous entretenir de certaines choses, seuls à seuls. »
Son cœur manqua un battement – décidement celui-ci semblait par trop émotif aujourd’hui- d’appréhension, mais elle ne se voyait décemment pas refuser un nouvel entretient avec lui, pas après l’avoir fait grandement attendre pour le premier.
« Avec plaisir, Severus. »
Elle prit sa suite, le rattrapant en quelques pas et entra en sa compagnie aux Trois Balais. L’auberge s’était quelques peu remplie depuis son passage matinal, aussi se demanda-t-elle où ils pourraient discuter sans être espionner. Elle ne vit pas son compagnon se diriger vers Madame Rosmerta avant de revenir à elle en lui prenant discrètement le coude droit avant de lui glisser à l’oreille : « Venez. » Provoquant en elle la même sensation de malaise que lorsqu’il en avait fait de même dans son bureau quelques semaines plus tôt, mais elle le suivit sans un mot à l’étage.

La porte se referma derrière la tenancière de l’établissement, les laissant seul dans un petit salon à l’étage, plus chaleureux encore que la salle commune en bas avec un énorme sofa et deux fauteuils plus modeste. Alors qu’elle retirait son énorme manteau, elle observa l’ancien Mangemort qui jouait de sa baguette magique pour insonorisé la pièce, dès fois que quelqu’un voudrait les espionnés. Elle accrocha son vêtement à une patère et prit place dans le sofa, tandis qu’elle observait l’homme se départir de sa longue cape noire qui rejoins alors son manteau, laissant Severus Rogue en simple pantalon bleu nuit et redingote de la même couleur. Le thé arriva dans la même foulée, ce qui au moins annonçait qu’ils seraient tranquilles pour le reste du temps qu’ils passeraient ensemble. Edelweiss se pencha au-dessus de la théière et en huma l’air chaud qui en sortait. « Earl Grey ? »
« Oui, je le trouvais approprié. » Affirme-t-il avant de s’asseoir dans le fauteuil qui faisait face à la jeune demoiselle. « Donc… Je n’ai pas eu l’occasion de vous faire parvenir le souhait du directeur, la dernière fois. Il faut dire que vos révélations concernant votre avenir, m’ont laissé matière à réfléchir. » La théière ensorcelée siffla deux coups et l’homme en habits sombres en retira la boule à thé pour la posée sur le côté tout en continuant de parler. « Je sais que le directeur vous a demander de rejoindre l’ordre du Phénix et par conséquent, il souhaiterait grandement que je vous enseigne à protéger votre esprit des intrusions extérieurs. »
Que Dumbledore cherche à protéger l’ordre en invitant ses membres à se protéger eux-mêmes grâce à l’Occlumencie ne l’étonnait pas outre mesure. Que Rogue soit son professeur en revanche l’était plus, elle était d’ailleurs prête à lui demander si, il était un occlumens, mais elle se mordit la langue avant qu’un mot ne pusse franchir ses lèvres. Cela lui parut finalement une évidence, sinon comment diable serait-il si parfaitement stoïque en toutes circonstances ?

« Dois-je conclure de votre silence que cela ne vous dérange pas outre mesure ? »
« Cela devrait ? » En vérité, Edelweiss ne savait pas si cela devait la déranger ou non. Certes, elle avait d’assez mauvais souvenirs de ses premiers cours de potions, mais n’était-ce pas ainsi qu’elle était devenue aussi forte dans cette matière ? Toutefois, maintenant qu’elle avait presque dit ses quatre vérités à l’homme en face d’elle, il pourrait avoir quelques griefs contre elle. « Et vous, cela vous dérange-t-il ? »
« Je suppose que non… » conclu-t-il en versant le liquide brûlant dans les tasses, plongeant un demi-sucre et un nuage de lait dans le thé de la rouquine, qui s’étonna qu’il l’ait observée à ce point durant leur entrevue précédente.
« Vous avez lu dans ma tête ou bien ? »
« Non, je vous ai simplement observée chaque matin. »
La sorcière piqua un fard et étouffa dans l’œuf une remarque qu’elle ne voulait pas voir sortir. Pour ravaler le tout, en prenant une gorgée de thé encore trop chaud, mais peut-être valait-il mieux qu’elle se brûle la langue, qu’elle ne cherche la petite bête avec lui. Elle l’observa faire de même dans un silence parfait avant qu’il ne le rompe à nouveau.
« J’ai étudié vos travaux avec beaucoup d’intérêt, Edelweiss. Ils sont… » Ah, la voilà donc la fameuse discussion sur son choix d’avenir. Le moment de vérité où elle saurait réellement ce qu’elle vaut et s’il allait se moquer d’elle. « Brillants. Impeccables pour tout dire. »
Elle faillit en lâcher sa tasse qui émit un bruit désagréable et vu la grimace de son ancien professeur, ce compliment devait lui avoir arracher les cordes vocales en passant.
« M…Merci… » bégaya-t-elle devenant encore plus rouge, si cela était possible.
« Je ne saurais que trop vous encourager sur la voie de la maîtrise de potions. Non, en vérité, je vous somme de la faire. »
« Par Merlin… par Merlin… » se marmonnait-elle en elle-même en serrant d’avantage la sous-tasse entre ses mains qui tremblaient, son cœur qui cognait dans sa poitrine comme s’il allait quitter son thorax.
« Aussi, je pense vous confier le mot de passe de mon laboratoire personnel, afin que vous puissiez à votre guise continuer vos recherches et votre perfectionnement. Oserais-je même vous proposez de vous donner quelques cours personnalisés pour que votre première année à venir soit des plus aisées. »
« C’est bon, je vais défaillir ! » Elle prit une grande inspiration dans le but de se calmer alors qu’elle se sentait envahir par la joie. Severus Rogue, la chauve-souris, le bâtard des cachots allait réellement l’aidée dans cette voie ? Cette fois, ce furent ses genoux qui se mirent à trembler. « C’est un honneur, monsieur… Merci… vraiment, merci. Je n’en espérais pas tant. »
« De rien, miss. Je manquerais à tous mes devoirs si, je ne le faisais pas. » Termina-t-il en esquissant la même ombre de sourire qui le caractérisait, avant de boire à nouveau. « Hmm… que pensez-vous des mercredi soirs pour les potions et peut-être le vendredi pour les cours d’occlumancie ? »
« C’est très bien, oui, c’est même parfait. »
« Magnifique. Alors, nous nous reverrons au dîner. » Il se leva en reposant sa tasse vide avant de retourner prendre sa longue cape noire, concluant là leur entrevue.

La jeune femme se leva alors prestement pour l’arrêter. « Severus. » Il se retourna en ajustant le lourd tissu qu’il avait reposé sur ses épaules, s’attendant sans doute à un énième remerciement de la part de la jeune rousse, mais en vérité…
« Vous vous doutes sans doute de ce que je vais vous demander, n’est-il pas ? » Lentement, il laisse retomber ses bras le long de son torse et la dévisagea de son expression pourtant toujours neutre. Il avait lui-même passé sa maîtrise de potions, il en connaissait les tenants, les aboutissants et les règles élémentaires de cet art aussi beau que rude. Il se revoyait encore entré en première année à l’académie et la fierté que cela avait représenté pour lui, trop souvent sous-estimé et méprisé par ses camarades. Oui, il savait ce qu’elle s’apprêtait à lui demander et le courage que cela devait lui demander. Aussi, avant même qu’elle n’ait ouvert la bouche, il prit la parole : « Rendez-vous dans le bureau du directeur ce soir, Miss Devonshire. » Puis, il quitta la pièce dans un nouveau tourbillon de cape et disparu de sa vue.

Le soir venu, Edelweiss rejoignit la statue en forme de griffon gardant l’escalier qui menait au bureau d’Albus Dumbledore. Sans surprise, elle y retrouva le professeur de potion qui semblait même l’attendre. Sans se retourner vers elle, il lui tendit un bout de parchemin soigneusement roulé sur lui-même. « Ceci vous sera utile à l’avenir. »
Alors qu’elle l’ouvrait, il prononça le mot de passe pour se rendre auprès du directeur. Elle jeta un œil au contenu du papier qui s’avéra être le mot de passe du laboratoire de potions de Rogue et le plongea ensuite dans la poche de son pantalon, se promettant mentalement de le brûlé dès qu’elle rentrerait chez elle, histoire qu’il ne tombe pas entre les mains de quelconques élèves. La sorcière se retrouva en peu de temps debout dans le bureau pas si familier que ça du vieux sage en compagnie de Severus. L’ambiance n’était pas aussi bonne enfant que d’ordinaire, les lumières semblaient être de pâles spectres de petits fantômes dans l’obscurité ambiante et même Dumbledore, d’ordinaire toujours joyeux, se tenait au centre de la pièce un air grave et solennel sur son visage.
« Miss Devonshire, je tiens à vous informer que j’ai personnellement contacter l’académie de potions qui accepte de vous prendre comme élève retardataire cette année même et ce sur insistance même du professeur Rogue, ci présent, qui juge que vous serez capable d’assurer vos cours, votre apprentissage de l’occlumencie, mais également des potions dans le même temps. Par ailleurs, votre maître choisi étant l’un des meilleurs élèves que l’académie ait connus, vous pourrez suivre les cours par correspondance. Vous êtes néanmoins invitée à y faire un tour de temps à autres. Acceptez-vous ces conditions ? »
Il fallut néanmoins quelques secondes à la jeune femme pour emmagasiner les informations qu’elle venait de recevoir. Elle allait devoir bosser sec pour réussir tout cela en une seule année et surtout sans rater quoique ce soit, mais elle n’avait pas été la meilleure élève de sa promotion pour rien. « Je les accepte, monsieur le directeur. »

« Bien, commençons. » Il tira sa baguette de sa manche ample et invita chacun des deux protagonistes à s’approcher de lui. « Posez vos mains l’une contre l’autre. » Ils s’exécutèrent et Albus posa le sommet de sa baguette sur les index liés. Puis, il reprit la parole : « Vous engagez vous, Severus Tobias Rogue, à enseigner votre science à miss Devonshire, d’être pour elle un maître impartial, aidant, attentif et pédagogue ? Vous engagez vous à partager sa gloire en cas de réussite, que votre crédibilité et votre honneur n’en soit que renforcé ? Vous engagez vous à subir la honte de son échec, si elle venait à échouer, ruinant ainsi votre réputation ? »
« J’engage ma réputation et mon honneur. J’engage ma personne à respecter ces serments. Que la magie scelle mes paroles. »
Un premier filament d’un rouge rubis quitta le corps du professeur de potions au niveau du poignet pour aller s’enrouler autour des mains posées l’une contre l’autre avant de plonger dans le poignet d’Edelweiss. Leurs doigts s’écartèrent en éventails, les mains pivotèrent légèrement, de sorte que chaque phalange se trouve en vis-à-vis d’un espace interdigital.
« Vous engagez vous, Edelweiss Lizzie Devonshire, à étudier avec ardeur en vue de réussir votre première année de maîtrise de potion, à écouter tous conseils qui vous serons apporter, à obéir et respecter votre maître ? Vous engagez vous à faire en sorte que son honneur et sa réputation ne soit pas entacher par l’échec au péril de la vôtre ? Vous engagez vous à recevoir un châtiment exemplaire dans cette éventualité ?»
« J’engage ma réputation et mon honneur. J’engage ma personne à respecter ces serments. Que la magie scelle mes paroles. »
Un second filament de couleur similaire fit le même chemin en sens inverse, alors que leurs doigts s’abaissèrent simultanément pour finir étroitement enlacés, provoquant un rayonnement rougeoyant.
« Moi, Albus Perceval Wulfric Brian Dumbledore, scelle ce serment en ma qualité de témoin et d’enchaîneur. Vous voici désormais, maître et élève. Allez avec les honneurs. »

À la seconde où Dumbledore baissa sa baguette, les deux protagonistes voulurent séparer leurs mains, mais cela leur fût impossible. « Ah oui, ça va prendre un petit moment avant que vous ne puissiez-vous lâcher. Le temps de retourner à vos appartements normalement. Bonne nuit. » Le vieux sorcier venait de disparaître, son visage et son attitude ayant retrouvé leur bonhommie d’antan. Severus soupira avant de tirer Edelweiss sans ménagement à sa suite. « Venez. » Emporter dans le tourbillon qui suivait toujours l’ancien Mangemort, elle descendit l’escalier à sa suite avant de le suivre dans le couloir, leurs mains toujours étroitement liées. « Cela vous est déjà arrivé ? » finit-elle par demander alors qu’elle essayait de se calquer sur le pas de son mentor.
« Je n’ai jamais pris de disciple avant vous, Edelweiss. »
« Ah… » En réalité un ‘oh’ aurait été plus représentatif de ce qu’elle ressentait en cette instant. Toutefois, elle préféra se taire afin de ne pas regretter ce qu’elle venait de faire et puis, elle connaissait l’affection de Severus pour le silence. Parcourir les couloirs dans ce silence n’avait rien d’une sinécure.
« Aux vues des circonstances, nous aurons cours de potions tous les jours dès dix-neuf heures. Nous réserverons le samedi après-midi à l’occlumancie. »
« Bien, maître. »
Il s’arrêta brusquement et quelque part, elle remercia Merlin qu’il soit toujours lié à elle pour lui éviter de se retrouver par terre. Ils étaient déjà arrivés devant ses appartements à elle. « En dehors de nos séances de cours lier à ce serment, vous pouvez continuer de m’appeler Severus. »
Elle releva la tête et plongea ses yeux azures dans l’immensité noir des siens. Elle se rendit alors compte que leur proximité ne la dérangeait pas, qu’elle appréciait même le contact de sa main dans la sienne. Cette main était pleine d’une force qu’elle jugeait colossale, si le dos de celle-ci était aussi doux que la peau fine d’un bébé, la paume était plus rêche, usée par la manipulation des ingrédients et ustensiles des potions. La douce odeur de cannelle et de bois de santal qui le caractérisait maintenant vient alors lui chatouiller les narines et elle se surprit à souhaiter se perdre dans ses bras. Elle était tellement perdue dans sa contemplation de la personne de son maître qu’elle ne remarqua même pas que la magie les avait déliés. Par ailleurs, lui-même ne fit rien pour la lâcher.
« Il est tard, Edelweiss… » Elle secoua la tête pour sortir de son état second et remarqua alors qu’elle était libre. Elle retira sa main prestement de la sienne.
« Oui, vous avez raison. Bonne nuit, Severus. »

Il passa à côté d’elle, emportant avec lui le souvenir de ce contact prolongé, les effluves de son parfum. Elle le suivit des yeux, jusqu’à ce qu’il disparaisse et rejoignit ses appartements. La porte refermée, elle s’appuya contre cette dernière et soupira longuement. D’abord Alesto, maintenant Rogue… « Qu’est-ce qui cloche chez moi ! »
Revenir en haut Aller en bas
VIEILLE CROUTEd'Always Love.
avatar
VIEILLE CROUTE ∞ d'Always Love.

en savoir plus sur moi
▵ posts : 2112
▵ arrivé(e) le : 23/01/2013
▵ avatar : Rachel McAdams

MessageSujet: Re: Tempus Fugit  Fanfiction Harry Potter Jeu 14 Juil - 13:51

Commencé à lire sur Wattpad et je me suis totalement mise dedans !
L'univers HP quoi chou

Du beau boulot inlove J'ai hâte de lire la suite héhé ♥️
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
avatar

en savoir plus sur moi

MessageSujet: Re: Tempus Fugit  Fanfiction Harry Potter Jeu 14 Juil - 16:44

Ah tu as la chance d'avoir la totalité de ce qui a déjà été écrit au moins :rire:
Merci, ça fait plaisir magnon
Revenir en haut Aller en bas
VIEILLE CROUTEd'Always Love.
avatar
VIEILLE CROUTE ∞ d'Always Love.

en savoir plus sur moi
▵ posts : 2112
▵ arrivé(e) le : 23/01/2013
▵ avatar : Rachel McAdams

MessageSujet: Re: Tempus Fugit  Fanfiction Harry Potter Jeu 14 Juil - 22:22

Ahha oui ! Wink
D'ailleurs, si tu veux, je peux relire tes chapitres et essayer de t'aider avec les fautes et le reste. Genre la syntaxe et les reformulation si y a besoin Very Happy
Je serais ravis de t'aider chou
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
avatar

en savoir plus sur moi

MessageSujet: Re: Tempus Fugit  Fanfiction Harry Potter Jeu 14 Juil - 22:28

Ah ce serait avec plaisir, car comme je dis à force de me relire, je connais l'histoire donc si même y'a un truc qui ne va pas, ça ne me saute plus aux yeux. :arf:
D'habitue, ma maman est ma relectrice, mais... j'avoue que j'ose pas lui faire lire ce que j'écris ange
Revenir en haut Aller en bas
VIEILLE CROUTEd'Always Love.
avatar
VIEILLE CROUTE ∞ d'Always Love.

en savoir plus sur moi
▵ posts : 2112
▵ arrivé(e) le : 23/01/2013
▵ avatar : Rachel McAdams

MessageSujet: Re: Tempus Fugit  Fanfiction Harry Potter Jeu 14 Juil - 22:56

Bah ok alors ! 
Mp moi ton adresse mail ! Je modifierais les chapitres sur Word en faisant apparaître mes corections et je te renverrais le tout en pièce jointe. Cela te convient ? inlove
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
avatar

en savoir plus sur moi

MessageSujet: Re: Tempus Fugit  Fanfiction Harry Potter Jeu 14 Juil - 23:05

Cela me convient tout à fait. chou
Je te mp ça. Merci beaucoup slurp
Revenir en haut Aller en bas
LOVE GAME @ du mois de septembre.
avatar
LOVE GAME @ du mois de septembre.

en savoir plus sur moi
▵ posts : 6494
▵ arrivé(e) le : 19/11/2014
▵ avatar : Sarah Michelle Gellar.

MessageSujet: Re: Tempus Fugit  Fanfiction Harry Potter Dim 17 Juil - 11:56

Désoléeee de pas avoir posté avant, j'suis pas mal occupée donc je lis petit bout par petit bout quand j'ai le temps. gosh Mais j'adoooooooore. inlove Ca y est, elle commence à être troublée par Rogue. :rire: En plus, ils vont se voir pratiquement tous les jours, c'est parfait. angel chou Et lui, elle le laisse pas indifférent, ça se voit. hehe

Par contre, j'me méfie du blondinet. boude

J'veux la suite ! mignon slurp
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Invité
Invité
avatar

en savoir plus sur moi

MessageSujet: Re: Tempus Fugit  Fanfiction Harry Potter Dim 17 Juil - 12:17

Y'a pas de mal ne t'en fais pas :rire: J'allais posté la suite dès qu'Anastasiya serait repasser derrière moi. Ce qui n'est pas une mince affaire Mais puisque tu insistes, je vais t'envoyer ça angel

Pauvre Alesto, il ne trouvera donc jamais grâce aux yeux de personne lool
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar

en savoir plus sur moi

MessageSujet: Re: Tempus Fugit  Fanfiction Harry Potter Dim 17 Juil - 12:22

Chapitre 7 : A glass of whisky

Le maître des potions laissa la porte se refermer derrière lui dans un bruit petit bruit sec. En arrière-plan, il entendit même le son du tableau qui pivotait dans l’autre sens pour dissimuler cette dernière, un bruit plus mat, plus étouffé. D’un mouvement gracieux, il détacha sa longue cape de ses larges épaules avant de la suspendre à la patère qui trônait dans ce petit hall d’entrée, dont la présence rendait l’arrivée dans ses appartements tout de suite plus théâtrale, passant de l’ombre à la lumière chaleureuse dégagée par le feu de l’âtre de sa cheminée. Il s’avança dans la pièce et ouvrit la porte d’une armoire à sa gauche judicieusement installée là et dissimulant aux yeux de tous son bar personnel contenant en majeur partie du whisky pur feu. Il en retira une bouteille qu’il plaça dans sa main droite. Dans la seconde partie de l’armoire, il s’empara d’un verre et se trouvant en si bonne compagnie, il alla prendre place dans un fauteuil de cuir noir et de style ancien. Penché vers la table basse en chêne sombre, il se servit deux bons doigts de spiritueux avant de posé la bouteille et de se laissé aller en arrière, posant sa tête sur le haut du siège. Son thorax se gonfla sous l’effort de sa longue inspiration et redescendit brusquement lorsqu’il en relâcha la pression pour expirer bruyamment. Portant le verre à ses lèvres, il goûta à l’âpreté première de sa boisson, frémit à la brûlure que provoquait son passage dans sa gorge avant d’en savourer les notes boisées et caramélisée d’arrière bouche. Il resta ainsi longtemps à méditer sur la saveur de ce cru de vingt-cinq ans d’âge qu’il ne sortait que lorsqu’il avait l’impression de se perdre. Il lui sembla dénoté une légère touche de vanille et de tourbe alors que le goût premier se dissipait. Il en reprit une gorgée afin de retenter l’expérience, non sans une certaine délectation.

Boire pour oublier. Tenter d’oublier pour boire. Peut-être était-ce une futilité. Boire pour essayer de penser un minimum, mais c’était souvent peine perdue ou il n’avait pas encore assez bu pour y parvenir. Son regard charbonneux s’abandonna à la contemplation des poutres en bois de son plafond avec un intérêt tout particulier pour la seconde en partant de l’extrémité supérieur. Il y trouva un nœud qui avait l’étrange forme d’un œil et se perdit encore davantage dans ce qui aurait fait office de pupille. Alors, son esprit s’égara sans qu’il ne le veuille dans une analyse de ces dernières semaines. S’imposa à lui l’image de son ancienne élève, de tous les petits instants qu’ils avaient passé ensemble. Ce n’était rien de plus que quelques poussières dans son existence, mais pour lui c’était spéciale. Il n’aurait su expliquer pourquoi, il y avait quelque chose d’apaisant dans sa présence chaque matin, chaque midi et soirée à ses côtés au repas. Un seul bilan s’imposait, inconsciemment elle avait chamboulé pas mal de chose dans sa perception de l’existence. Il avait toujours refusé de prendre quelconque disciple en maîtrise de potions et ce malgré que l’académie lui ai envoyer maints hiboux pressant, empli d’arguments valable. Il lui avait suffi d’une demande de la part d’Edelweiss pour accepter sans même réfléchir plus de cinq secondes. Par Merlin, comment avait-il réussi à ne pas remettre en question cette demande ? Il n’avait aucune réponse à formuler à cette interrogation.

Certes, le professeur de potion l’admettait volontiers en son for intérieur, il la trouvait brillante et elle était très prometteuse dans le monde des potions, mais également dans d’autres domaines. N’y avait-il pas autre chose ? Durant des années, il avait observé la jeune Serdaigle qui n’était pas sans lui rappeler quelqu’un d’autres. Il ne l’entendait que rarement en cours et de ce qu’il savait, elle était pareil avec les autres professeurs. Effacée, bien qu’elle ait parfois l’audace de répondre à des questions plus pointilleuses qui ne pouvaient être qu’ignorée par ses camarades. Comme pour leur sauver la mise. Leur sauver la mise, mais pourquoi ? Elle n’était jamais accompagnée par que de très rares amis, qui pour la plupart profitait honteusement de son savoir et sans s’en cacher en aucune manière. « J’ai encore réussi à prendre le devoir de potion du rat de bibliothèque. » Avait-il entendu gloussé un jour une jeune bleu et bronze de l’année de la rousse au détour d’un couloir. Pire encore, lorsqu’il avait eu à corriger lesdites copie, il retomba bien cinq ou six fois sur la même copie, car ces cornichons sans cervelles n’avaient même pas eu la dignité de tenter de cacher leur méfait. Du fait, l’ancien mangemort avait dû coller une mauvaise note à tous pour tricherie, alors que le devoir aurait nettement mérité un Optimal. Il avait entendu les médisances à son sujet, les ragots et les méchancetés. Le seul qui échappait réellement à cette règle, le seul véritable ami qu’il ne lui ai jamais connu était Cédric Digory, malheureusement décédé. À trop regarder sous cet angle, il se força à prendre une large gorgée de son verre. Par trop d’aspect, Edelweiss Devonshire lui rappelait sa propre personne au sein de cette école, il y a des années de cela.

Elève surdoué, ayant appris seul une grosse partie de la matière dispensé dans l’école de magie avant d’y arriver à l’âge de onze ans, Severus n’avait jamais eu qu’une seule véritable amie désintéressée d’exploiter son potentiel. Lui aussi l’avait perdue tragiquement, mais surtout de son fait. Il avait souvent soupçonné Edelweiss d’avoir eu une enfance, certes plus joyeuse que la sienne et cela n’était pas bien difficile, mais emplie de ses propres difficultés. Il était persuadé que si elle se plongeait à corps perdu dans les livres, c’était parce qu’elle trouvait en eux les seuls amis qui vaille la peine au milieu de ces hypocrites profiteurs qui l’entouraient. Il avait envisagé même, qu’elle ait été un cru émanant d’une école pour surdouée moldue avant son entrée à Poudlard. Et il avait eu raison sur ce dernier point, il en avait eu confirmation par Dumbledore. Là où certains élèves moldus surdoués sont incapables de sentiments, d’autres en sont emplis et d’autres encore cherche à les noyer dans le travail après moult déceptions. Lui-même, comme la jeune femme, faisaient partie de la dernière catégorie. Peut-être était-ce finalement pour cela qu’il n’avait pas réfléchit avant d’accepter de se plonger dans cette tâche… Dumbledore lui avait souvent dit qu’un jour la meilleure partie de lui finirait par refaire surface et ce de manière inattendue. Il avait le sentiment qu’inconsciemment, la jeune sorcière était en train de creuser dans la tombe où il avait enfui ses bons sentiments et ses bons côtés pour les libérés.

Pour en finir avec ses réflexions étranges, son esprit revient à ce serment effectuer quelques heures plus tôt dans le bureau du directeur. Rogue se souvient de cette sensation lorsque leurs mains s’étaient rencontrées pour la première fois paume contre paume, de la vague de chaleur lorsque leurs doigts s’étaient entrelacés. Il ne pouvait le nier, il avait apprécié cela autant que cela l’avait mis mal à l’aise, provoquant son envie de séparer leurs mains au plus vite, bien qu’avec un certain regret. Pourtant, en voyant sa collègue et maintenant disciple en faire de même, il en avait déduit qu’elle avait toujours à son égard quelques griefs. Ceci lui rappela qu’il avait ressenti une sorte de déception d’ailleurs, qu’il ne s’expliquait pas encore. Condamné à rester attaché à elle, il l’avait emmené de force, encore mu par les sentiments qui l’assaillait, comme pour fuir les sensations agréables qu’il ressentait, pour lui faciliter la tâche. Mais, elle n’avait pas essayé de se détacher de lui lorsque la magie s’était enfuie… Son cœur en avait accéléré puis s’était serré lorsqu’il lui avait fait remarquer qu’il était tard pour qu’elle le lâche enfin.

L’homme sombre se tira violement hors de ses pensées et se redressa dans son fauteuil, les coudes posés sur les cuisses, le torse en avant. Le verre de whisky qu’il tenait encore en main fit un allé vers sa bouche où il se vida totalement cette fois. Il n’avait plus matière à tourner et retourner autour du pot. Elle lui plaisait, mais à quel homme ne plairait-elle pas ? Il voulait plus que cette relation trop cordiale avec elle, mais en quels termes pouvait-il espérer plus ? La seule notion d’amitié s’imposa à lui, persuadé qu’elle ne voudrait jamais plus d’un homme presque vingt ans plus vieux qu’elle, qui l’avait par le passé souvent poussé dans ses retranchements en se l’aliénant pour un long moment encore. Pourrait-il faire avec ? Seul le temps le lui dirait. Il leva les yeux vers sa bibliothèque où trônait une photo sorcière de son seul amour : Lily Evans, madame Potter. Un sentiment de trahison lui enserra le cœur et la colère monta en lui. Il ne se trouvait pas le droit d’avoir des sentiments pour une autre femme qu’elle, il n’avait jamais aimé qu’elle. Que diable lui arrivait-il donc ? Deviendrait-il par trop sentimentale ? Pourquoi s’attacher à Edelweiss Devonshire, quand il avait juré de n’aimer que Miss Evans ? « Mais parce qu’elle lui ressemble… » lui criait son cerveau. « Uniquement par le physique et encore… elle a quelque chose de plus. » le rassura son pauvre cœur torturé depuis si longtemps.

Certes, les deux femmes arboraient des cheveux roux, mais le professeur intérimaire les avait plus foncés, plus lumineux que la mère du survivant. Elles étaient toutes deux brillantes, mais leurs caractères s’opposaient en bien des points. La différence majeure demeurait dans leurs yeux, verts étaient ceux de Lily, bleus sont ceux d’Edelweiss. Il se prit le visage dans les mains et soupira longuement. Le contact froid de son verre vide contre son front lui fit plus de bien qu’il ne l’eu jamais cru capable et pourtant, il n’était même pas ivre. Shakespeare insinue dans Hamlet que la grande question de la vie est : ‘être ou ne pas être’. Pour Severus Rogue, elle était plus de l’acabit : ‘d’aimer ou ne pas aimer.’ Prisonnier de remords et de regrets probablement éternels, il s’enfermait dans sa zone d’inconfort. N’y tenant plus, il posa le verre et vida les lieux en oubliant de remettre sa terrifiante cape sur ses épaules, ne le réalisant qu’une fois qu’il ressentit la douce piqure du vent frais de la fin septembre.

Le locataire des cachots arpentait désormais les couloirs de l’école de sorcellerie en tâchant de se vider l’esprit, espérant secrètement croiser quelques élèves hors de leurs dortoirs pour passer ses nerfs à vif sur eux. Coller une retenue ou l’autre, retirer des points à une maison, même si c’était la sienne en cet instant cela lui importait peu, pourvu que cela chasse de son esprit la torture de ce dilemme. La femme qu’il aimait ou celle qu’il pouvait aimer, la mort ou la vie, l’ombre ou la lumière… « Mais Lily ne t’aimait pas comme toi, tu l’aimais… » le railla alors son cerveau comme pour lui assener un nouveau coup de poignard, pour rouvrir la plaie mal cicatrisée de son pauvre cœur. Ce dernier à nouveau tentait de survivre à ces sarcasmes. « Mais, une autre pourrait en profiter. Panser les blessures du passer… » La raison et les sentiments s’opposeront toujours, cela il en avait la certitude, car même dans cette perspective la raison lui disait que même elle pourrait le faire souffrir de la sorte, mais les sentiments veulent espérer. Les genoux flageolants, il prit appui sur le pilier le plus proche et se laissa aller contre.

« Amour ! » Entonna une voix à la fois proche et lointaine. Proche, car elle devait être à quelques mètres de lui. Lointaine, parce que perdu dans ses pensées, elle l’en fit immergé avec surprise. Toujours affalé contre la pierre tel un infirme cherchant une béquille, il chercha des yeux la propriétaire de cette voix qu’il ne connaissait que trop bien. « Amour… Par Merlin, Amour ! » Il se rendit compte alors qu’il était sorti du bâtiment, qu’il se trouvait dans la cour du château seulement illuminé par la seule lumière argentée de la lune. De par sa position, il pouvait assurer que l’heure était plus qu’avancée et il s’étonna d’autant plus qu’Edelweiss soit elle aussi hors des murs de ses appartements. Quittant son point de chute, il partit à la rencontre de la jeune femme qui semblait désespérément chercher quelque chose. « Amouuuuuuuur… ». L’ancien mangemort s’interrogea un instant, craignant qu’elle ne soit somnambule et donc en plein délire de sommeil, cherchant un potentiel petit ami qu’elle ne risquait pas de trouver en ces lieux. Saisissant sa baguette, il lança un lumos informulé et pu voir en quelle tenue elle se trouvait. La rouquine se déplaçait pied nu dans la nuit froide, vêtue de son pyjama en coton à l’effigie d’un personnage de dessin animé connu du monde moldu et un peignoir en satin bleu royal. Pas une tenue pour une virée nocturne en somme.

« AMOUR ! Reviens ici ! » s’impatienta la sorcière alors que Rogue se détachait de sa contemplation, décidé maintenant à intervenir.
« Mais qui donc cherchez -vous ainsi, Miss Devonshire. Vous ne pensez pas que c’est inconvenant de… »
« Il s’agit de mon fléreur, Monsieur Rogue ! Quoi ?! Le nom ne vous convient pas ? C’est vrai qu’Amadeus Marquis d’Ouistrenesse c’est beaucoup mieux ! Vous me voyez passer mon temps à l’appeler Amadeus Marquis d’Ouistrenesse ?! Vous me fatiguez tous à vous moquer de mes choix ! » Cracha la jeune femme passablement exaspérée et il ne savait pas si cela était dû à la disparition de son animal, de sa présence ou encore une fois de ses sautes d’humeurs trop régulière.  « Amadeus… Il ne l’est pas aimé des dieux ! Il devrait s’estimer heureux d’être déjà aimer par moi ! »
« Edelweiss, calmez-vous… » tempéra-t-il en s’approchant d’elle en la voyant trembler comme une feuille. Il l’attira à lui pour lui offrir un peu de sa propre chaleur dans un geste plus paternaliste qu’intéressé. « Il va revenir. »
La jeune femme se rendit compte alors qu’elle avait encore agresser Severus sans raison apparente et voulu se débattre en martelant faiblement son torse de ses poings serrés, mais elle était trop fatiguée pour lui faire quelconque mal. « J’en ai assez… je veux rentrer chez moi… » Les larmes se mirent à couler le long de ses joues. « Je lui ai fait peur… Je me suis emporter en voyant une lettre de menace d’élève sur mon bureau… »

Le sang du Serpentard ne fit qu’un tour, il avait sa petite idée quant à l’origine de la lettre. À vrai dire, il s’étonnait presque qu’il ait mis si longtemps. Il la serra davantage encore, entamant un léger mouvement de berceuse pour la calmer et posant son menton sur le sommet du crâne de sa nouvelle disciple. Lié pour le meilleur, mais également le pire. Un léger bruit, suivit d’un mouvement attira son regard et il aperçut alors le félin qui avait décidé de se montrer. Il fronça les sourcils en l’observant, persuadé qu’il était d’avoir vu dans les yeux de l’animal une espèce de sourire de satisfaction. « Edelweiss… » murmura-t-il « Regardez… »
La jeune femme se tira de ses bras avec promptitude dès que ses yeux bleus se posèrent sur le fléreur à la robe grise qu’elle saisit dans ses bras en couvrant sa tête de baiser affectueux. « Mais où étais-tu, idiot ! Je t’ai cherché partout ! Je te hais, Amour ! » Puis elle le câlina de nouveau, provoquant un raz-de-marée de ronronnement chez l’intéressé. « Ne me fait plus un coup pareil. »

La scène parvient à tirer un sourire attendrit au sinistre maître des cachots, un sourire que seul lui pourrait se souvenir d’avoir eu. Quelques instants après, il remit son masque inexpressif de froideur et s’empara de la main de la Serdaigle. « Venez, miss, nous allons voir Madame Pomfresh. Maintenant. » Le ton ne souffrait aucune désapprobation, aucun commentaire, ni protestation. « Cela ne peut plus durer. » La demoiselle acquiesça, suivit son maître en serra Amour contre elle comme s’il avait s’agit du plus beau des trésors. Comblé d’attention, le fléreur ronronnait encore en couvant sa maîtresse du regard et se blottissant davantage contre sa poitrine. Une petite lueur malicieuse planait dans ses yeux, comme s’il était fier de lui, mais fier de quoi ? Le félidé soupira d’aise, ferma ses yeux et fit mine de s’endormir le temps que les deux professeurs parviennent à l’infirmerie. Severus tira Poppy Pomfresh de son sommeil, ce qui ne la mit pas de bonne humeur du tout.

« Cela ne pouvait pas attendre le matin, professeur Rogue ?! » Assena-t-elle sur un ton venimeux alors qu’elle désignait un des lits de l’infirmerie à Edelweiss.
« Cela fait déjà près de trois semaines que je lui ai dit de venir vous voir. Alors non, femme ! »
La jeune prof posa son fléreur sur un siège et prit position sur le lit vide en seule spectatrice de cette joute de morsure.
« Bon très bien, allez attendre dehors, Severus ! Je réclame un peu d’intimité. Quant à vous, miss, ne bougez pas ! » La médicomage sortit sa baguette et commença son auscultation poussée. Cela lui prit un moment, mais les résultats n’étaient pas ceux qu’elle escomptait.
Revenir en haut Aller en bas

Tempus Fugit  Fanfiction Harry Potter

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 2 sur 4Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Always love ::  :: express yourself. :: write and read.-