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 Tempus Fugit  Fanfiction Harry Potter

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MessageSujet: Re: Tempus Fugit  Fanfiction Harry Potter Dim 17 Juil - 12:31

Chapitre 8 : Under the trees

Octobre se terminait déjà, le parc de Poudlard s’était peint des couleurs de l’automne. Le rouge profond côtoyait l’orange chatoyant et le jaune pimpant. Devant pareil couleur, bien des yeux restaient émerveillés, mais pas ceux du jeune professeur. Cela faisait près d’un mois que le diagnostic était tombé quant à son état qui n’allait pas aller en s’améliorant, mais empirer surtout si elle ne parvenait pas à trouver une solution. Assise sur son lit, elle relisait ses travaux sur une potion calmante qu’elle tentait d’améliorer pour qu’elle agisse au mieux sur son propre problème. Elle entendait encore la voix de madame Pomfresh qui raisonnait à ses oreilles.

-Flashback-
« C’est votre sang de vélane le problème, miss. Il semble que les traits de caractère propre à cette créature aient été trop brimer par votre sang humain et qu’il tente de faire valoir ses droits sur vous. Je ne peux rien y faire, il va vous falloir apprendre à faire la paix avec la vélane en vous. » avait dit la vieille médicomage d’un air désolé.
« Je ne vois pas bien comment je pourrais faire ça. Qu’est-ce qu’elle veut au juste ? »
Poppy prit un air grave et observa d’abord les alentours avant de se rapprocher de la jeune femme comme pour lui faire des confidences.
« Miss Edelweiss, depuis que je vous connais, je ne vous ai jamais vu vous intéresser aux garçons, ni aux filles si votre préférence va vers elles. Ce n’est pas à moi d’en juger. N’avez-vous jamais eu de relation amoureuse ? » Le joue de la rousse virèrent au rouge cramoisi et elle se tassa sur elle-même, donnant ainsi sa réponse à l’infirmière de l’école. « Peut-être devriez-vous reconsidérez votre célibat comme étant la source du problème. Les vélanes sont faites pour plaire et jusqu’ici vous l’avez brimée pour faire totalement l’inverse. »
« Je ne peux pas faire ça… Je ne veux pas ! » s’était-elle emporter en se levant du lit où elle était installée. « Dites-moi qu’il y a une autre solution. »
Madame Pomfresh soupira avant de prendre une fiole dans son armoire. « Vous pouvez essayer la potion calmante que voici, mais je doute qu’elle soit efficace longtemps dans votre cas. »

De retour dans le présent, la sorcière posa son regard sur le petit flacon qui trônait sur sa table de nuit avant de s’en saisir et d’en boire une bonne rasade. La médicomage avait raison, déjà la potion ne faisait plus assez d’effet et les sautes d’humeur revenaient inlassablement, surtout lorsqu’elle était fatiguée et plus prompte à ne plus se contrôler. Durant ce mois, elle avait consacré son samedi à tenter d’améliorer sa potion, alors qu’elle aurait dû prendre des cours de légilimancie, mais Severus avait été compréhensif et l’aidait même dans cette tâche ardue. Le reste de la semaine, elle donnait ses cours et recevait le soir l’enseignement de son maître en matière de potion. Elle réservait le dimanche à se détendre et à voir Alesto avec qui elle avait lié une franche amitié. Elle devait d’ailleurs le voir bientôt ce qui lui rendit un peu d’espoir. L’absence d’Amour éveilla ses soupçons quant à l’heure qu’il était et elle daigna enfin quitter son lit pour se rendre au petit déjeuner sans entrain et le regard dans le vide, symptôme de la prise de la potion. Elle prit sa place habituelle entre le professeur McGonagall et le professeur Rogue avant de poser ses yeux sur le contenu de son assiette. Sans un mot, elle repoussa son assiette et se contenta de boire son jus de citrouille du matin. Quelqu’un cependant ne l’entendait pas de cette oreille et lui saisit brusquement le poignet sans se soucier du fait qu’il pouvait lui faire mal.
« Manger au moins quelque chose, Edelweiss, ou je vous assure que je vous donnerais la becquée. » tonna discrètement la voix du maître des cachots.
« Je n’ai pas faim, Severus ! » siffla-t-elle en tentant vainement de lui reprendre son poignet enserrer dans ses doigts semblables à des serres de rapaces. Il en avait d’ailleurs toute l’apparence en y repensant, son nez crochu, ses doigts serré autour de son poignet et sa cape qui ferait office d’ailes.
« Vous allez passer sous les feux d’Ombrage aujourd’hui, alors je vous conseille vivement de ne pas lui donner matière à vous coller des points négatifs. Man-ger… tout de suite ! » Il relâcha son poignet et elle soupira autant de soulagement que d’agacement.
« Vous n’êtes pas mon père, Rogue. » cracha-t-elle venimeuse avant de s’attaquer malgré tout à son petit-déjeuner. Elle savait qu’il avait parfaitement raison, qu’elle devait être en forme pour ne pas se retrouver en difficulté, comme elle l’avait promis à Dumbledore. Depuis que Minerva avait découvert que le gros bonbon rose usait de plume de sang pour punir les élèves et qu’elle avait contesté cela, Ombrage était devenue grande inquisitrice et passait au peigne fin tout le corps enseignant. Elle sentait peser sur elle le regard charbonneux de son voisin, il ne la laisserait pas se lever avant que la dernière miette de toast n’ait quitté son assiette, alors elle se forçait bouchée après bouchée à terminer tout. Une fois terminé, elle se leva précipitamment pour quitter la salle et croisa la directrice adjointe. Cette dernière posa sa main sur son avant-bras d’un signe encourageant.
« Bonne chance, miss Devonshire. » puis elle disparut au détour d’un couloir.

La matinée s’était terminée sans qu’elle ne voit apparaître le professeur de DCFM dans son champ de vision. Elle profita de son heure de fourche avant le repas de midi pour aller étudier ses cours de potions à la bibliothèque. Lors du déjeuner, elle se força d’emblée à manger pour ne pas subir une nouvelle fois les attaques vicieuses de son maître. Elle attaquait la dernière bouchée de son repas lorsqu’un petit hibou se posa devant elle avec un petit bout de parchemin dans le bec. À peine s’en fût-elle saisie qu’il quitta la salle avec tous les autres. Elle ouvrit son courrier et sourit en coin, ce qui ne manqua pas de surprendre ses deux voisins qui la voyait morose depuis près d’un mois.

Edelweiss,

J’ai pu me libérer de mes fonctions cet après-midi, je t’apporte le matériel promis pour les Félicornes. Rejoins-moi près de la cabane d’Hagrid.

Affectueusement,

Alesto.


Dès que la bienséance le permis, Edelweiss fila hors du château pour retrouver son ami qui se trouvait nonchalamment appuyer contre un arbre. Son sourire ne fit qu’augmenter à mesure qu’elle s’approchait de lui et son cœur se réchauffa alors quand il l’embrassa sur les deux joues. « On est contente de me voir, on dirait. Je prends ça comme un compliment. » la railla-t-il avant qu’elle ne lui fiche son poing dans l’épaule.
« Tu sais très bien que tu es l’un des rares amis que j’ai ici. Je serais toujours contente de te voir. » assura-t-elle avant de prendre la boite qu’il avait amené avec lui pour en inspecter le contenu. « Merci, Alesto c’est pile ce qu’il me fallait. »
« Promet moi seulement d’être prudente dans ton expérience. Ne prends pas des risques inconsidérés. »
La jeune rousse leva les yeux vers son ami, surprise, avant que ne se dessine un sourire au coin de ses lèvres. « On devient sentimentale ? Je pensais que la drague n’était qu’un jeu pour toi, du moins c’est ce que tu m’avais dit. »
Le jeune homme se frotta nerveusement la nuque avant d’émettre un petit rire contrit.
« Oui… mais ça c’était avant que je ne te rencontre. » dit-il tout à fait sérieux ce qui mit mal à l’aise la jeune sorcière qui recula d’un pas. « Edelweiss… » commença-t-il.
« Tu sais très bien que je ne suis pas… fréquentable. Avec ce qui m’arrive, je… » tenta-t-elle de se défendre avant qu’il ne lui prenne les avant-bras.
« Mais je me fiche que tu sois sujette à des crises avec ton sang ! Edelweiss, je te veux comme tu es. » Il l’attira lentement contre lui comme avec un animal qu’on ne veut pas effrayer, faisant monter la température du sang d’un cran. La dernière fois qu’elle avait été si proche d’un homme, c’était lors du bal de Noël et c’était un tout autre jeune homme. Son image lui revient, mais elle la chassa sèchement. Ce n’était plus rien qu’une chimère, Alesto lui était réel et prêt à lui donner de sa personne pour de vrai. Il était peut-être la clé de l’apprivoisement de sa vélane.
« Je ne veux pas te blesser. » murmura-t-elle consciente que dans ses sautes d’humeur, elle pouvait se montrer extrêmement virulente dans ses propos.
« Tu ne me blesseras que si tu me repousse. » Délicatement, il posa ses lèvres contre celles de la jeune fille qui se crispa sur le moment, volontaire qu’elle était d’encore tenter d’argumenter, mais qui finalement se laissa aller à cette douce étreinte. Lentement, elle lui retira ses bras pour aller les nouer autour du cou d’Alesto avant de se détacher de lui. Ils se sourirent mutuellement, scellant silencieusement le début de leur relation de couple. À quelque mètre de là, un spectateur silencieux observait la scène l’œil mauvais assis sur son postérieur. Amour battait furieusement l’air de sa queue et grognait méchamment à la vue de sa maîtresse s’épanouissant dans les bras du grand brun.

C’est une jeune prof épanouit qui se présenta à son cour de SCM avec les cinquièmes années de Serpentard et Gryffondor. Elle nota d’emblée l’absence à son cours de Drago Malefoy, ce qui accentua sa bonne humeur. Une fois séparé de leur leader, les plus revêches devenaient presque de doux agneaux, ce qui n’était pas pour lui déplaire. Elle lança les consignes aux élèves pour leur évaluation pratique de soin aux Félicornes et passa de groupe en groupe en griffonnant dans un carnet des remarques sur tel ou tel élève. C’est alors que sa bonne humeur retomba comme un soufflé sortit trop vite du four lorsqu’elle vit arrivée cahin-caha Dolores Ombrage au loin. Edelweiss étouffa elle-même un rire moqueur lorsque le chaperon rose manqua de se tordre la cheville sur le chemin qui menait aux enclos. « Madame la grande inquisitrice. Soyez la bienvenue à mon cours. » lança l’intérimaire à destination de sa collègue de DCFM.
« Je vous remercie, miss Devonshire. Le chemin est un peu tortueux, n’avez-vous jamais peur de vous tordre une cheville ou que vos élèves se blessent en venant ici ? » attaqua d’emblée le petit bout de femme rondouillard. « Mes élèves et moi ne nous aventurons pas en haut talons dans la forêt, pauvre tarte ! » pensa-t-elle.
« J’ai fait remarquer cela en début d’année au directeur, mais comme vous le savez c’est un homme fort occupé. Je suppose que des aménagements seront effectués pendant le mois de décembre, les températures ne me permettant plus alors de donner cours en extérieur. » La jeune femme rusait quelque peu, en réalité la qualité du chemin ne l’inquiétait nullement après tout, les élèves n’avaient qu’à regarder où il mettait les pieds. Ils avaient plus de chance de finir à l’infirmerie après un cours de sortilèges que le siens.
« Vous n’avez pas l’agrégation ministériel pour être professeur, il me semble ? » Un hideux sourire se dessina sur les lèvres chargé d’un rouge à lèvres roses de l’immonde bonne femme.
« J’ai réglé ce problème fin septembre, madame. » Edelweiss ne se laissait pas démonter et sortit de la poche intérieure de sa veste le dit document en règle. « J’ai passé mes examens avec succès au ministère même le trois octobre. Avec les félicitations du jury. »
« Oh ! Mes félicitations tardives alors professeur. Je m’étonne que le corps enseignant n’en ait pas plus parler. » Ombrage paraissait quelque peu déçue de ne pas pouvoir avoir à redire sur l’agrégation de sa trop jeune collègue à ses yeux. « J’ai ouï dire que lors d’un de vos premiers cours un élève avait failli être blessé… »
« Failli est le mot, l’animal a été stoppé à plus de trois mètres de l’élève concerné, qui est également le seul responsable de ce qui a failli lui arrivé. » Edelweiss prenait bien soin d’appuyé sur le verbe faillir à chaque fois qu’elle le prononçait. « Il s’en était pris à l’un des bébés de ces animaux, normal qu’un adulte ait voulu intervenir pour le protéger. Le professeur Rogue se fera une joie de vous confirmer mes dires. La sécurité à mon cours est primordiale, madame l’inquisitrice. »
« Je vois cela et votre tenue de gourgandine est une priorité aussi ? Je veux dire… est-il réellement primordial qu’il en montre autant ? » Un sourire mauvais difformait maintenant le visage de l’ancienne sous-secrétaire de ministère et beaucoup d’élève venait d’émettre un son de surprise. Edelweiss, elle, bouillait littéralement sur place, prête à lui sauté à la gorge pour lui faire ravaler son sous-entendu. Elle repensait aux paroles de Dumbledore, de ne surtout pas lui tendre le bâton pour se faire battre, alors elle ravala le venin qu’elle allait bientôt lui cracher au visage. « Traite moi de prostitué aussi ! Oui, ma tenue est tout à fait appropriée à mon travail ! Pauvre cruche ! Raclure de bidet ! Fiente de hibou ! » À croire que son Serpentard de maître déteignait sur elle.
« Je vous avoue que je ne la trouvais pas déplacée à ce point, personne ne m’en avait fait la remarque avant vous. J’y remédierais au plus vite, madame. » Arriva-t-elle à dire avec un ton presque enjoué en arborant son plus grand sourire.
« Fort bien, je vous laisse reprendre vos activités, professeur. » Elle mit un point final à la feuille de note qu’elle n’avait cessé de gratter depuis le début de leur entretien. Ombrage rendit son parchemin d’agrégation à la rouquine avec un sourire qui glacerait le sang de par sa fausseté. « Il nous faudrait plus de professeur aussi compréhensif que vous, miss Devonshire. » dit-elle avant de reprendre le chemin du château non sans risquer de se casser la figure une nouvelle fois. « Si tu pouvais te casser une jambe, ça me ferait bien plaisir, grosse vache ! » ragea-t-elle en elle-même avant de se tourner vers ses élèves. « Le spectacle est terminé, au travail. » Edelweiss passa la fin de sa journée à réfléchir à un moyen de rabaisser le caquet d’Ombrage pour le reste de l’année, mais elle devait bien avouer qu’elle ne voyait pas vraiment comment. Jusqu’à ce qu’elle ait l’idée improbable, reste à savoir si la personne à laquelle elle pensait lui prêterait son concours.

Severus Rogue était assis à son bureau dans ses appartements à corriger des copies d’élèves ou plutôt à envoyer une ribambelle de piètre, d’acceptable ou d’effort exceptionnel sur la plupart de celle-ci. Rare étaient ceux qui méritait le tant convoité Optimal. Il soupira longuement en reposant la dernière copie de la pile des élèves de cinquième année de Gryffondor après y avoir imposer un Désolant, puisqu’il s’agissait de monsieur Londubat. Le maître des potions allait s’emparer d’une nouvelle pile de copie lorsque l’on frappa à sa porte. Il haussa un de ses épais sourcils noirs et alla s’enquérir de la nature de son visiteur.
« Edelweiss… c’est ce qu’on appelle une surprise. » Il ouvrit néanmoins la porte plus largement pour qu’elle puisse entrer.
« Je me surprends moi-même, Rogue, si vous voulez tout savoir. » Elle jeta un regard circulaire pour observer la pièce. Elle n’avait absolument rien de l’austère cachot qu’elle imaginait qu’elle serait. Elle secoua la tête pour se reconcentrer sur son professeur. « Je viens vous demander un… service. » L’intéressé haussa à nouveau un sourcil d’un air suspicieux. « Il me faudrait une de vos austères tenue… »
L’ancien mangemort manqua de s’étrangler de surprise et pour une fois son impassibilité fondit comme neige au soleil. « Vous voulez quoi ?! » La jeune femme leva les yeux au ciel avant de designer sa tenue de la main.
« Une de vos redingotes d’un autre siècle qui vous donne l’air tout sauf sympathique et qui ne mette absolument pas votre personne en valeur. C’est assez précis pour vous ? » 
« Et puis-je savoir pourquoi ? » lança-t-il acide pour le coup.
« Pour ne plus ressembler à une pute ! » Gronda-t-elle en le regardant fixement dans le blanc des yeux. « Personne ne m’a fait de remarque jusqu’ici, mais apparemment ma tenue pose quelque problème à l’inquisitrice. »
« Et vous avez l’intention de lui rabattre le caquet en vous transformant en moi ? » continua-t-il sur son ton naturellement glacial.
« Pas exactement, j’userais d’un sortilège pour en changer la couleur. Avouez que j’aurais l’air d’une parfaite bonne sœur avec ça… »
L’homme sombre soupira avant de se pincer l’arête du nez. « Edelweiss… par Merlin, vous n’avez rien d’une prostituée ! Et je ne pense pas que ce soit une brillante idée. »
« Vous avez une meilleure idée ? Je vous rappelle qu’en tant que maître vous devez m’aider. Et c’est exactement ce que je vous demande. » Elle croisa les bras en le défiant du regard. Un instant, il se demanda si c’était son sang de vélane qui changeait son comportement ou si c’était le fait d’être trop souvent en sa compagnie à lui. « Outre cela, je pensais que vous étiez mon ami, Severus. »
Rogue se redressa et prit la direction de sa chambre sans un mot, dans une parfaite neutralité. Un instant, elle crut qu’elle avait poussé l’affrontement trop loin, mais elle respira lorsqu’elle le vit réapparaître avec ce qu’elle lui avait demandé. « Allez donc enfilez ça, qu’on voit ce que ça donne. » dit-il en désignant sa chambre d’un mouvement de tête. La jeune femme déglutit alors difficilement, n’osant croire qu’il était réellement en train de marcher dans son plan foireux.

Une fois seule avec les vêtements de Severus dans sa chambre, elle hésita un moment. Elle se sentait mal à l’aise dans l’intimité de son professeur. Elle inspira un grand coup puis changea la couleur de la redingote pour le bleu roi et le pantalon en noir de jais. Elle quitta ses vêtements, ne gardant que sa chemise blanche, pour enfiler le tout. Un nouveau sortilège et elle ajusta les vêtements à sa taille. « Alors ? » demanda la voix de Severus derrière la porte. « Eh bien… » Elle avait beau se regarder dans le miroir, elle ne se trouvait pas si stupide que ça. Un coup de baguette et ses longs cheveux se nouèrent en chignon serré, ne laissant qu’une petite mèche lui retomber sur la joue droite. « Montrez-vous, comment voulez-vous que je vois à travers la porte ? » Elle prit une grande inspiration de nouveau pour quitter la chambre et se présenta devant son professeur. Il tomba des nues et n’émit cependant aucun son, aucun mot. « J’ai l’air ridicule pas vrai ? » rougit-elle comme une tomate.

Le maître des lieux dû se faire violence pour cesser de la détailler comme il le faisait précédemment. La jeune femme lui semblait loin d’être ridicule au contraire, la redingote lui donnait un air austère, mais elle marquait si bien ses formes de femme qu’il ne pouvait lui rester indifférent. « Loin de là… » fini-t-il par lui répondre. « Un rien vous habille on dirait. Je suppose qu’avec le sang que vous avez ça n’a rien d’étonnant. » Les joues de la sorcière s’empourprèrent et elle fit demi-tour, décidée à arrêter cette mascarade sur le champ. « Où allez-vous ? » demanda alors celui qu’elle pouvait pleinement considérer comme un ami.
« Me changer, je ne vais pas vous mettre dans l’embarras. Je devrais peut-être essayer le col rouler… »
« Je ne pense pas. Restez comme ça et allons manger, au moins nous pourrons rire en silence de la tête des autres. » Elle put lire une lueur de malice dans les yeux d’onyx de Severus Rogue, ce qui la fit pouffer de rire.
« Terriblement Serpentard. »
« Excentrique comme une Serdaigle. »
Elle passa devant lui pour quitter les appartements en souriant. « Je vous rendrais tout cela demain. »
« Inutile, ils étaient trop petit pour moi. » mentit-il à la perfection en prenant la direction de la grande salle en compagnie de la jeune femme.
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MessageSujet: Re: Tempus Fugit  Fanfiction Harry Potter Dim 17 Juil - 14:01

Je fais au plus vite ahha Mais oui, ça prend du temps calin
J'ai finis de lire sur Wattpad hehe
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MessageSujet: Re: Tempus Fugit  Fanfiction Harry Potter Dim 17 Juil - 18:51

Ne t'en fais pas, à ton aise, c'est déjà génial que tu veuille bien le faire chou
Ahaha oui :rire: Et tu auras bientôt le 18 ème en VIP
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MessageSujet: Re: Tempus Fugit  Fanfiction Harry Potter Mar 19 Juil - 11:14

OUHH j'aimeee hehe
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MessageSujet: Re: Tempus Fugit  Fanfiction Harry Potter Lun 5 Sep - 18:34

Chapitre 9 : Love and other potions.

Depuis plusieurs semaines maintenant, Edelweiss s’était fait à son nouveau style vestimentaire plus stricte et sévère. Certes, elle avait cessé de s’habiller totalement comme son professeur de potion dès le lendemain de leur grand coup d’éclat, pour personnalisé un peu plus son nouveau style. Et puis, il avait été très visible que cela dérangeait pas mal de monde de la voir vêtue identiquement à Severus Rogue. Dès lors, elle avait troqué la redingote en tissus pour un manteau gothique en cuir rouge et noir qui se boutonnait jusqu’à la base du cou, dont le col se redressait sur une dizaine de centimètre et qui s’étendait jusqu’au pli du genou. Le revêtement intérieur était fait de satin noir et masquait de partout la chemise blanche en fil d’Acromentule qu’elle avait conservé de son ancienne tenue. Elle s’était de même procurer de nouveaux pantalons en cuir noir. Si, la tenue restait assez excentrique pour elle, celle-ci conservait bien cacher le moindre millimètre de sa peau à partir du cou. Bref, cette tenue avait été approuvée par Dolores Ombrage, lavant ainsi toute épée de Damoclès pesant sur sa tête. Elle avait d’ailleurs également adopté le chignon sévère à quelques mèches folles au niveau du visage pour coiffure, par faisant son image de femme parfaitement austère. Alors qu’au fond, vêtue de la sorte elle se sentait l’âme guerrière et aventurière. Ce n’était pas ces vêtements plus masquant qui avait fait diminuer son fan club masculin non plus. La remarque cuisante de l’inquisitrice avait au moins eu le mérite de lui faire prendre conscience de ça et ce n’était pas franchement pour lui plaire. Plaire aux hommes était une chose, mais aux élèves s’en était une autre ! De plus, elle n’était désormais plus un cœur à prendre depuis plusieurs semaines, même si elle gardait pour elle cet état de fait.

L’autre grand changement provenait de son fléreur qui depuis ce jour semblait lui tiré la tête tous les samedis et dimanches sans exception. Ce qui se produisait donc ce matin au petit-déjeuner. La grande salle était peu remplie lorsqu’elle se présenta pour prendre son repas du matin et Amour était posé sur la chaise du professeur Rogue, la dédaignant totalement en toisant du regard le peu d’élèves présents. « Amour, ça commence à bien faire… » soupira-t-elle en se servant du jus de citrouille. « Et descend de là, ce n’est pas ta chaise que je sache. » Le félin aplati ses oreilles et tenta de lui pincer les doigts lorsqu’elle approcha sa main de sa tête. « Cesse immédiatement, ou je te renvoi à la maison ! »
« Bonjour. » lança une voix traînante derrière elle et déclenchant chez le jeune fauve une salve de ronronnement joyeux. « Cher ami, veuillez descendre je vous prie. » Contre toute attente, Amour obéit au professeur Rogue et se posa assis entre la chaise de sa maîtresse et la sienne. Pour Edelweiss, c’était à n’y rien comprendre et ça commençait même à la contrarier. Bien sûr, elle connaissait la perspicacité de ces créatures pour détecter avec certitudes les gens fréquentables ou non, mais de là à ce qu’il soit à deux doigts de réclamer des câlins à Severus, cela dépassait l’entendement.
« Bonjour, Severus. » finit-elle par répondre aux salutations de son maître avant de prendre la théière. « Du thé ? »
« Volontiers, miss. » Il lui tendit sa tasse d’une main puis envoya au sol une tranche de bacon supplémentaire à Amour. Ce qui fit penser à la rousse que son compagnon allait finir par devenir énorme ! « Vous ne prenez plus votre potion calmante, je vois. »
La bleu et bronze secoua négativement la tête en terminant de vider le liquide brûlant dans chacune des tasses. « Il semblerait que moi et ma chère amie, nous ayons trouver un terrain d’entente. » Elle glissa un nuage de lait dans la tasse de son professeur et lui rendit avant de s’occuper de sa propre boisson.
« J’en suis fort heureux. Peut-être pourrions-nous alors commencer les cours réclamer par le directeur ? » Leurs regards se croisèrent et le silence s’installa un instant durant lequel les tasses de thé restèrent en suspend dans l’air. « Ce soir, par exemple. »
« C’est ce qu’il était convenu. » répondit-elle en portant sa tasse à ses lèvres pour en prendre une gorgée. Elle avait craint un instant qu’il ne souhaite que leur rendez-vous professoral ne se fasse plus tôt. Elle avait pas mal de chose à faire ce jour, à commencer par les devoirs des élèves à corriger, ses propres devoirs de potions, s’occuper des créatures de l’école et surtout aller à son rendez-vous avec son petit-ami. « Je vais tâcher de me dépêcher de faire tout ce que j’ai à faire. »
« Parfait, je vous attends après le dîner. » conclu-t-il en mordant dans son toast beurré. Aucun des deux ne remarqua alors le regard assassin que le fléreur venait de porter à sa maîtresse, bien trop au courant de son programme de la journée. Il tourna les pattes et quitta la grande salle par la porte qui venait de s’ouvrir sur Minerva McGonagall.

Fin de journée, la Serdaigle n’avait pas encore terminé ses corrections et décida alors de prendre son repas dans ses appartements pour avancer au mieux avant de se rendre à son cours d’Occlumencie. Elle soupira pour la dixième fois depuis qu’elle avait commencé avant de se laisser tomber dans le fond de son siège de bureau. « Je commence à comprendre pourquoi Rogue est aussi acariâtre avec les élèves… » marmonna-t-elle en griffonnant un ‘P’ pour Piètre sur la copie d’un élève de troisième année. Elle sursauta en entendant la porte de ses appartements s’ouvrir, dévoilant l’entrée triomphale du fléreur qu’elle n’avait pas vu de la journée. « Tiens, un revenant. Tu t’es bien amusé au moins ? Combien de pauvres petites bêtes as-tu martyrisé aujourd’hui ? » Amour l’ignora superbement pour aller prendre place sur le canapé, rouler en boule et profitant de la chaleur du feu. Une vague de colère monta au sein de l’organisme d’Edelweiss qui ne se retient d’engueuler l’animal que lorsqu’elle se rendit compte de l’heure qu’il était. « Par les chaussettes à pois de Merlin ! » Lança-t-elle en sautant de se son siège pour aller chercher sa cape et sortir promptement de ses appartements avant d’être en retard pour de bon. Une fois dans le couloir, elle enfila sa cape et la resserra autour d’elle, prenant conscience qu’elle n’avait ni pull, ni son manteau qu’elle ne quittait généralement plus par soucis de décence aux yeux du chaperon rose. Elle allait se mettre en route lorsque quelqu’un lui saisit le poignet pour l’attirer à l’écart. Ses pieds s’emmêlèrent, manquant de la faire tomber, mais elle parvient à se reprendre et à voir qui l’emmenait aussi sèchement dans le sens opposé de sa destination. « Professeur McGonagall ? ! »

Son cerveau se mit à fabuler sur l’endroit où le professeur de métamorphose l’emmenait avec une telle détermination. Aurait-elle fait quelque chose de mal ou de déplacer qui nécessitait qu’elle soit emmenée de force chez le directeur ? Dumbledore avait-il besoin d’elle pour quelconque mission à passer sous silence ? Se tramait-il un complot entre les professeurs pour se débarrasser de Dolores Ombrage ? Cette dernière idée lui semblait tellement douce qu’elle aurait réellement souhaité qu’il en soit ainsi. Depuis que le gros bonbon rose avait jeter Sybille Trelawney à la porte le jour d’Halloween, tout le personnel enseignant était à cran, mais beaucoup le cachait avec brio. Elle-même avait du mal à se contenir depuis qu’elle devait s’occuper de la chouette de monsieur Potter, blessé par la même idiote d’inquisitrice afin de récupérer une lettre. Bref, elle accueillerait toute tentative pour se débarrasser d’elle avec beaucoup de joie. De nouveau, elle se sentit tiré dans une autre direction pour finalement se rendre compte qu’elles étaient toutes les deux dans un placard à balai. Son poignet était toujours enserré par la main de la vénérable sous directrice et un certain malaise s’installa alors. « Je peux vous demander ce que tout cela signifie ? » Le peu de lumière qui filtrait par la meurtrière du placard se refléta dans les yeux bleus du professeur de métamorphose. À cet instant, la jeune rouquine su que quelque chose n’allait pas, mais elle aurait été bien incapable de dire quoi jusqu’à ce que la respectable directrice des Gryffondors ne saisisse son visage entre ses mains et n’approche le sien pour faire se rencontrer leurs lèvres. Un signal d’alarme se déclencha dans sa tête avant que ses pensées ne dérivent une fois de plus dans des scénarios étranges. Edelweiss posa ses mains au niveau des poignets de son ancien professeur, mais sa volonté de la repousser s’amenuisa un instant, lorsque la dame qui l’entravait se fit plus quémandeuse et sa bouche plus entreprenante. L’intérimaire se surprise à sentir une vague de chaleur lui envahir le visage et à répondre à cette étreinte avec plus de fougue qu’elle ne l’aurait cru. Puis, d’un coup d’un seul, elle retrouva sa volonté et se sépara violemment de la sous-directrice. « Arrêtez ! » Elle recula dans le fond du placard à balai en posant ses mains contre le mur, la mine apeurée. « Qu’est-ce qui vous prend, Minerva ?! » À cet instant, deux sentiments se battait dans le corps de la jeune femme, la culpabilité vis-à-vis d’Alesto et l’envie de retourner dans l’état second dans lequel elle se trouvait quelques secondes plus tôt. La drôle de lueur dans les yeux de Minerva McGonagall s’alluma davantage avant qu’elle ne se lance dans une déclaration passionnée.
« Ne voyez-vous pas que mon cœur brûle d’un ardant amour pour vous. Ne comprenez-vous donc pas mon bouillonnant désir pour vous, ô ma déesse. Votre si charmant visage est un phare dans la nuit sombre qui entoure mes jours depuis si longtemps… » Les yeux de la jeune femme s’écarquillèrent à tel point qu’elle ressemblait à s’y méprendre avec une chouette. Une chose était certaine, elle avait besoin d’aide et tout de suite. Il lui était clair que la directrice adjointe avait été victime d’une mauvaise blague. « Ne me rejetez pas ou j’en mourrais ! » se mit à pleurnicher la vénérable dame qui posa alors ses mains devant son visage. La rousse réfléchit un instant, maudissant le farceur à l’origine de cet embarras et de la honte à venir de Minerva, avant de se décider. « Venez, Minerva, allons discuter ailleurs que dans ce cagibi… Allons, allons, sécher vos larmes, nous allons prendre un verre d’hydromel. » Elle lui prit délicatement le poignet et fût surprise de la coopération de la femme et elles quittèrent le placard à balais.

Severus Rogue tournait désormais en rond dans son bureau, la colère montant en lui tel un serpent de feu embrasant tout sur son passage. Encore une fois, il jeta un œil à l’horloge au fond de sa classe de potion. Jamais, au grand jamais, Edelweiss n’avait été en retard à l’un de ses cours, mais ce n’était pas cela qui apaisait sa colère à son égard. Il fit violemment volte-face pour retourner derrière son bureau et passer sa longue cape noire, bien décidé à aller chercher son élève lui-même en la maudissant d’avance de le faire attendre de la sorte. Il ajustait le tissu lorsqu’il entendit frapper trois coups à la porte. Sa colère flamba et il traversa la salle en un temps record, faisant résonné sa voix puissante : « Vous êtes en retard ! Vous savez que j’exècre les gens qui ne sont pas à l’heure, vous mériteriez que je vous renvoie chez vous ! » Il termina sa tirade en ouvrant la porte d’un geste sec et direct. « Qu’est-ce qui… » il s’arrêta net dans sa tentative de moralisé sa jeune disciple, le visage muet de stupeur devant le spectacle qui s’offrait à lui. Edelweiss était bien là, mais pas seule. Minerva McGonagall l’enlaçait au niveau des hanches, la tête posée sur son épaule et la serrant comme si sa vie en dépendait. Sur le visage de la rouquine, l’ancien mangemort lisait le désespoir grandissant de ne pouvoir se défaire de son ancienne prof de métamorphose. Quant à lui, un incendie de jalousie naquit au plus profond de son être, lui donnant la furieuse envie de s’en prendre à sa collègue et directrice des rouges et or. « Severus… » Ses yeux d’onyx rencontrèrent ceux de son élève qui le suppliait d’avance. « Aidez-moi, je vous en supplie. »
« Entrez… » dit-il en ouvrant plus largement la porte et la refermant rapidement, lançant un silencio et un collaporta pour s’assurer que personne n’entrerait ici pour voir la directrice adjoint dans cet état. « Que s’est-il passé ? » demanda-t-il en marchant vers la porte qui dissimulait l’entrée de son laboratoire privé.
« Je l’ignora. Elle m’a attrapé lorsque je sortais de chez moi pour venir ici et m’enfermer avec elle dans un placard à balais… » raconta la jeune femme en tirant le professeur toujours avachi sur elle.
« Un placard à balais ?! » s’étrangla-t-il de surprise.
« Oui… très charmant je sais. Bref, j’ai remarqué que quelque chose n’allait pas, mais je n’ai pas eu le temps de dire quoi que ce soit que… Enfin, elle m’a fait une déclaration d’amour insensé. Tenez, Minerva assez-vous, je vais chercher les verres. » Elle tira l’une des chaises pour forcer la doyenne du groupe à s’asseoir. Celle-ci remarqua alors seulement la présence de son ancien élève dans la pièce et lui décocha un grand sourire.
« Oh Severus, vous venez boire avec nous ? Que vous êtes charmant, j’espère que vous accepterez de bénir notre relation ? »
Le principal intéressé posa un regard surpris sur la directrice de la maison adverse et haussa l’un de ses épais sourcils noirs. Charmant ? Jamais elle n’avait dit cela de lui. Il observa McGonagall longuement, remarquant l’étrange lueur qui animait son regard et puis fit volte-face. « Il est cuisant celui-là. J’ai presque de la peine de la sortir de là en la voyant si euphorique et sympathique. » Il retira sa longue cape et la tendit à Edelweiss qui s’empressa d’aller la pendre à une patère.
« N’ayez pas tant de remords ! Je ne pense pas qu’elle apprécierait d’être dans cet état si elle en avait conscience. » Elle s’apprêtait à retourner près de son maître de potion, lorsqu’elle fût à nouveau happée par sa tortionnaire qui l’attira sur ses genoux. « Faites vite, merci ça m’arrangerait ! »
« Ma douce, préférerais-tu Severus à moi ? » bouda Minerva en la serrant de nouveau.
« Mais non, bien sûr que non, voyons… » Assura cette dernière alors qu’elle priait de nouveau pour que l’homme sombre se dépêche dans ses mixtures. Ce dernier riait dans sa barbe inexistante en entendant les niaiseries que débitait son ancien professeur. Rien que pour en rire, il aurait voulu que ça dur et aussi un peu par vengeance personnelle, mais il doutait sérieusement qu’Edelweiss apprécie, sans parler d’Albus. Deux coups de cuillères plus tard, il en avait enfin terminé. Pour parfaire l’illusion, il servit du jus de fraise dans deux autres verres. « Tenez mesdames, à votre santé ! » Il donna la potion à Minerva et l’autre verre à Edelweiss avant de boire une partie du sien. La rouquine en profita pour se lever et s’éloigner quelque peu de McGonagall en buvant le contenu de son verre. « Vous êtes un génie… Elle n’aurait jamais bu si nous n’avions trinquer avec elle. »

La potion ne tarda pas à faire effet, laissant réapparaître la Minerva McGonagall qu’ils connaissaient tous deux, à leur grand soulagement. Elle semblait avoir la bouche sèche et être totalement perdue, si bien que Rogue s’en alla quérir un verre d’eau. « Que s’est-il passé ? » demanda la directrice adjoint en fixant la jeune femme qui lui faisait encore face.
« Eh bien… » commença-t-elle en se tordant les doigts dans tous les sens. « Vous avez pris un puissant philtre d’amour visiblement qui vous a poussez à me faire une déclaration d’amour enflammée… » Elle s’arrêta là en voyant le visage de la rouge et or se décomposer et décida à cet instant de lui épargné les détails. « Mais, le professeur Rogue a été très efficace. »
« Avez-vous une idée de comment cela a pu se produire, Minerva ? » demanda alors le maître des lieux, malgré le regard noir que lui jetait Edelweiss, jugeant qu’il ne fallait pas brusquer la pauvre femme. Le silence s’installa quelques instants, durant lesquels les deux potionistes observaient le professeur de métamorphose rassembler ses idées.
« Les chocolats. » finit-elle par dire avant de continuer son explication devant l’incompréhension de ses deux collègues. « J’ai reçu des chocolats aujourd’hui, mais j’ignore de qui. »
« Je vois. » répondit l’ancien mangemort qui se détourna alors de Minerva pour aller chercher un flacon dans son armoire avant de le lui ramener. « C’est probablement un élève qui a voulu faire une farce. Prenez ça, ça vous aidera à dormir. »
La sorcière la plus âgée de la pièce prit le flacon avant de lancer un regard désolé à Edelweiss qui lui adressa un petit sourire encourageant. « Ne vous en faites pas, je ne vous en veux pas. Personne ne saura, nous serons tous muet comme des tombes. Cela serait faire trop plaisir à l’auteur du méfait que d’en parler. »
La doyenne acquiesça, se leva et vida les lieux la tête encore basse sous le poids de la honte qui l’avait envahie, laissant seuls les deux sorciers qui se trouvait côte à côte. La porte à peine refermée, Rogue reprit la parole. « Vous ne lui avez pas tout dit n’est-ce pas ? »
« Vous trouvez qu’il était approprié de l’anéantir en lui disant qu’elle m’avait embrassé comme jamais personne auparavant ? Moi pas. » répondit-elle sans lever les yeux vers lui, se contentant de fixer la porte.
« J’approuve. »
« Le pire, c’est que j’ai aimé ça… je ne tourne vraiment pas rond. » soupira-t-elle avant de regarder le sol avec un intérêt tout à fait nouveau. Severus haussa un sourcil et tourna son regard charbonneux vers sa disciple, absorbée par sa contemplation du dallage.
« Si, vous voulez… nous pouvons… » commença-t-il dans l’optique de lui proposer de reporter leur séance d’Occlumencie du jour.
« Non. Cela me changera les idées. » trancha-t-elle en relevant la tête et retira sa cape à son tour pour aller la pendre à côté de celle de Rogue. « Par curiosité, c’était quel philtre d’amour selon vous ? »
« Hmm… Fort heureusement, pas de l’Amortentia, mais à peine moins puissant. » dit-il en haussant les épaules. Puis, désignant l’un des fauteuils. « Prenez place, nous allons commencer. »
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MessageSujet: Re: Tempus Fugit  Fanfiction Harry Potter Lun 5 Sep - 18:39

Chapitre 10: Legilimens.

Rogue déroula une longue pochette de cuir où il maintenait ses outils de travails ranger dans un ordre méticuleux. De là, il sortit sa baguette magique de bois aussi sombre que son apparence et au manche savamment sculpté. Tout en faisant cela, il s’adressa à sa jeune élève. « Que savez-vous de l’Occlumencie ? » D’emblée, il se doutait de sa réponse, mais il n’avait pu résister à l’envie de la lui posée.
« Uniquement ce que j’en ai lu dans les livres. Oui, je sais c’est terriblement Serdaigle… En même temps, vous vous attendiez à autre chose de ma part, professeur ? » La jeune femme était à présent assise sur le vieux fauteuil parfaitement inconfortable qui trônait dans le laboratoire et attendait patiemment que la séance commence.
« Absolument pas. Cela m’arrange dans un sens, je n’ai nul besoin de vous expliquer le principe de ces cours. » Il fit alors volte-face en pivotant sèchement sur ses talons pour faire face à la jeune femme. « Uniquement pour vous rafraîchir la mémoire, je vais m’efforcer de pénétrer dans votre esprit et vous devez résister. Si possible, me repousser hors de votre esprit. Je ne m’attends pas à ce que vous réussissiez du premier coup, bien entendu. » Même si secrètement, il n’en serait pas surpris en considérant qu’Edelweiss avait été capable de surpasser bon nombre de ses camarades dans de nombreuses matières. « Êtes-vous prête ? » s’enquit le professeur de potions.
Edelweiss saisi les accoudoirs du fauteuil au creux de ses mains, enfonçant presque ses ongles dans le bois qui se trouvait découvert de cuir à cet endroit. Elle hocha positivement de la tête au moment où l’homme sombre pointait sa baguette sur elle en lançant d’une voix tonitruante : « Legilimens ! » Elle se retrouva projeter sans ménagement contre le dossier du siège et une vive douleur lui parcouru le cerveau.

C’était un jour d’été ensoleillé, la jeune rousse et sa famille remontait l’allée d’une maison de campagne anglaise en pierre de pays, mais la jeune femme ne pouvait pas encore la voir, car ses parents l’avaient forcé à porter un bandeau sur ses yeux. Les seules sensations qu’elle percevait était la caillasse sous ses converses en jeans, le chant des oiseaux et le vent qui s’emmêlait dans sa crinière rousse. « C’est bon ? » demanda-t-elle d’une voix impatiente alors que sa main droite se cramponnait au biceps de son père. Ce dernier souriait de béatitude en regardant sa femme qui pouffait de rire. « Bientôt, ma chérie. » rassurait-t-il. Au bout de quelques mètres, elle sentit que la texture du sol changeait, qu’elle marchait désormais dans l’herbe et le chant des oiseaux laissa place à un concert de miaulement enjoué. Une boule de poil grise, aux yeux verts, un peu gauche sur ses pattes grattait furieusement le jeans de la jeune femme. « C’est lui indubitablement. » assura alors une voix grave de baryton qu’elle ne connaissait pas. Les grattements cessèrent alors et son père la lâcha pour lui faire tendre les bras. Ensuite, il y eu le premier contact avec les poils soyeux de l’animal qui la réclamait à corps et à cri. Le bandeau tomba, retiré par sa mère et la sorcière posa son premier regard sur le jeune fléreur qui ronronnait de satisfaction et de tendresse en la regardant dans les yeux. « Bon anniversaire, princesse. » Une larme de joie roula sur sa joue alors que l’éleveur reprenait la parole. « Il se nomme Amadeus Marquis d’Ouistrenesse. Il est d’une excellente lignée pure souche de fléreur. Je désespérais de lui trouver un maître, il se montrait particulièrement difficile. » Edelweiss porta la petite tête de l’animal à son visage et l’embrassa entre les deux oreilles. « Je t’appellerais Amour. Moi aussi, je serais difficile avec un nom pareil. » murmura-t-elle.

La vision se brouilla et elle sentit qu’on se retirait de sa tête. Pendant qu’elle revenait à la réalité en tentant de reprendre son souffle, elle entendit le son de la voix d’Amour et sentit ses griffes qui –comme quelques mois auparavant- grattait son pantalon. Penchée en avant, elle ouvrit les yeux pour croisé les deux émeraudes du félin qui la regardait rongé d’inquiétude. « Raté… » finit-elle par dire. « Ne t’en fais pas, Amour, je vais bien. »
Severus fit mine d’avancer vers la jeune femme qui semblait au bord de l’évanouissement, mais le fléreur se retourna vivement, gonfla son pelage, soufflant de colère et grognant de rage. Intimidé par tant de ferveur chez l’animal à défendre sa maîtresse, il recula d’un pas. « Amour, ce n’est rien. Laisse-le, il ne me veut aucun mal. » Le félidé tourna sa tête vers la sorcière, un air interrogateur dans son regard. « Je t’assure. C’est nécessaire, c’est pour mon bien. Il doit continuer, ainsi je pourrais mieux me défendre. » Elle saisit le fléreur et le serra dans ses bras comme on serre un enfant. Ce qu’elle lui murmura alors à l’oreille resta un mystère pour Severus Rogue, mais lorsqu’elle le relâcha, Amour s’en alla à petit pas pour aller se poser sur une étagère vide un peu plus loin, non sans lâcher un dernier grognement d’avertissement à l’intention de l’homme.
« Il est arrivé comme une furie peu après que je sois entré dans votre esprit. Je ne sais même pas comment il a su ce qui se passait. » dit soudainement le professeur. « Je n’aurais jamais imaginer qu’un animal puisse à ce point être lier à son maître. Ce n’est pas de l’affection, c’est… »
« De l’amour, oui. Vous l’avez vu vous-même. Lorsqu’on s’est vu la première fois, on a tout de suite su qu’on était fait l’un pour l’autre. Il me protège et je tente d’en faire de même. Il est tout pour moi et parfois je me plais à penser que je suis tout pour lui. » La jeune femme soupira. « C’est très sentimental, n’est-ce pas ? »
« Certes, mais maintenant que je l’ai vu… il est difficile de ne pas y croire. Au final, son nom est le parfait reflet de ce qu’il est. » Rogue lâcha le fléreur des yeux pour retrouver le regard lapis lazuli de la jeune femme. « Il ne risque pas de se mettre de nouveau en colère ?»
La jeune femme hocha négativement avant de regarder son professeur de la tête au pied. « Il ne vous a rien fait au moins ? » Une vague de peur illumina son visage au teint d’albâtre.
Ce fût au tour de Rogue de faire le signe de négation avant de conclure. « Mais, il a bien failli. » Il reprit son masque de froideur et se redressa de toute sa taille. « Vous n’avez rien tenter, Edelweiss. Contrôler vos émotions. Recommençons. » Décréta-t-il alors en pointant à nouveau sa baguette vers son front. « Legilimens ! » Il plongea de nouveau dans les souvenirs de sa disciple.

La bleu et bronze se tortillait devant le miroir sur pied du dortoir qu’elle partageait avec ses condisciples de septième année. Elle n’avait jamais fait preuves d’une grande élégance depuis qu’elle était ici, ni même d’intérêt pour les discussions féminines sur la coquetterie. Pourtant ce soir, elle avait fait de son mieux pour ne pas décevoir son cavalier du jour, un élève de sa classe plutôt populaire auprès des jeunes filles. Elle soupira une énième fois en observant l’air suspicieux sa longue robe glamour en mousseline bleu roi. La jupe retombait presque au sol et masquait ses escarpins noir vernis. Son bustier était retenu par un morceau d’étoffe formant une bretelle par-dessus son épaule droite et parcouru de petits brillants qui s’étendait sur son sein droit et finissant sa course sous le gauche, formant un motif floral élégant. Un voile supplémentaire partait de la moitié de son buste pour finir par rejoindre sa jupe au sol, donnant à l’ensemble un air vaporeux. Elle avait sorti ses plus beaux bijoux fait d’une parure offerte par sa grand-mère maternelle à l’occasion de son quinzième anniversaire. Un discret collier en or blanc représentant l’aigle Serdaigle, une paire de boucle d’oreille longue et un bracelet fait du même matériau. Chacun d’eux étaient orné d’un saphir, l’œil de l’aigle, les pendants de ses boucles, le bracelet étant le plus gâtés de tous en possédant neuf exactement. Avant de partir, la jeune femme passa une étole bleu nuit sur ses épaules pour ne pas risquer de prendre froid dans les couloirs parcourus du vent frais de l’hiver. Sophie Lecomte, élève à l’académie Beauxbâtons, était venue l’aidé plutôt dans l’après-midi pour réaliser un chignon tressé un peu flou dans ses longs cheveux roux, pourtant difficile à dompter et aussi pour la guider dans le choix de son maquillage simple, mais efficace. Fin prête, elle s’empara de sa pochette en cuir noire et vida les lieux parmi les dernières de sa maison. Lorsqu’elle parvient à la grande salle, elle tomba nez-à-nez avec le jeune homme qui l’avait invité pour le bal, mais il n’était pas seul. Andrew Terryfield se tenait en compagnie d’une autre jeune femme attachée à son bras qui semblait parfaitement épanouie. La Serdaigle haussa un sourcil avant de comprendre avant même que le jeune homme ne lui adresse la parole. « Ah, Edelweiss ! J’ai finalement changé de cavalière. Qui voudrait danser avec un rat de bibliothèque de toute façon… » Et il partit dans un grand rire accompagner en écho par ceux de ses amis. La sorcière se mordit l’intérieur des joues pour ne pas se mettre à hurler, hésitant entre rentrer en courant dans la tour des Serdaigles ou à rentrer dans la grande salle pour ne pas lui donner la satisfaction de l’avoir blessée. Finalement, elle redressa sa tête et se prit le même chemin que tout le monde, estimant qu’elle passerait de toute façon inaperçue. Un fois à l’intérieur, elle se trouva un banc reculer et sortit de sa pochette un livre sur les créatures magiques avant de jeter un œil à Andrew et de marmonner entre ses dents. « Crétin. »

Une fois de plus, elle ressentit comme un appel d’air et se retrouva penchée en avant avec une furieuse envie de vomir. Elle finit par se redresser en respirant comme quelqu’un qui venait de risquer la noyade. Severus, lui, demeurait interdit, dressé fier et droit sur ses pieds en face de son élève. Pourtant, en lui brûlait le feu de la colère vis-à-vis de l’imbécile d’Andrew Terryfield. Toutefois, il n’en piperait mot et se contentait d’observer Edelweiss d’un côté et Amour de l’autre. La jeune femme se leva soudainement et se mit à marcher de long en large en secouant ses mains d’un air agacé. Deux fois qu’il entrait dans sa tête, deux fois qu’elle ne réussissait même pas à l’ébranler ne fusse qu’un peu. Elle devait voir ça comme monter sur un ring de boxe, se projeter dans l’idée qu’elle allait le mettre K.O. « D’accord… » Elle souffla un coup avant de lui faire face à nouveau. « Allez-y ! » Le maître des potions haussa l’un de ses sourcils, surpris par tant de détermination, mais il n’hésita pas plus longtemps avant de prononcer la formule, replongeant dans la tête de son élève. Il fût un instant balloté parmi des bribes de souvenir, les efforts de la sorcière semblaient payer jusque-là, mais il finit par réussir à stopper sa tentative, plongeant dans un nouveau souvenir.

Le décor était celui des trois balais, un bon feu brûlait dans l’âtre et non loin de là, la jeune femme était assise en face d’un jeune homme approchant son âge aux cheveux châtain et aux yeux bleus. Chacun d’eux avaient une main serrée autour d’une chope de bièraubeurre presque vide et leurs autres mains étaient enlacées. Difficile de croire que la scène n’était pas récente lorsqu’il entrevit la tenue de la jeune femme, la même que celle qu’elle avait porté le matin même. Edelweiss éclata d’un rire cristallin face aux paroles de son petit ami. « Il faut que je rentre, j’ai encore du travail. » conclu cette dernière avant de finir sa chope et de se lever en enfilant son manteau. Le jeune homme l’attrapa au vol par la taille alors qu’elle allait prendre le chemin de la sorte et alla écraser ses lèvres contre celle de la sorcière. « Je t’aime. » La surprise se lui dans les yeux de la rousse, mais Severus n’eut pas l’occasion d’approfondir sa séance de voyeurisme sur ce souvenir, qu’il sentit à nouveau de la résistance dans l’esprit de la jeune femme. Il ballota de nouveau un instant, luttant contre les tentatives d’Edelweiss pour le chasser de sa tête avant d’arriver dans un nouveau souvenir.

Il faisait sombre dans la pièce, un dallage noir et blanc recouvrait le sol et une peinture défraîchie parcourrait les murs. Il n’aurait su dire qu’elle en était la couleur d’origine tant la scène lui paraissait se jouer en noir et blanc. À l’une des vieilles tables en bois, il retrouva assis la très jeune Edelweiss plongé dans la lecture d’un livre de ce que les moldus appellerais les sciences. Un grondement d’orage se fit entendre, le faisant sursauté et il vit alors seulement les barreaux aux fenêtres. « Hey, le monstre ! » Un groupe de jeunes enfants entre huit et dix ans venaient d’entré dans la pièce qui devait servir de salle d’étude. L’un d’eux s’empara du livre de la jeune fille et l’envoya voler à travers la pièce. « Tu réponds quand je te parle. » cracha-t-il avant de lui attraper les cheveux sous les gloussements de ses petits camarades. Edelweiss ne répondait pas, le regard dans le vide, ne réagissait pas, trop consciente qu’il lui arriverait pire si elle osait broncher. « Comment tu as fait pour avoir des meilleurs points que moi ? C’est moi le génie des maths ici ! » Une larme perla au coin des yeux de la demoiselle, une seule larme de douleur tant la traction sur son cuir chevelu augmentait. D’un coup d’un seul, elle fût projetée au sol, sa tête heurtant le dallage noir et blanc. Il n’y eu ensuite qu’un brouhaha de son hurler par l’enfant qui rouait la pauvre fille de coups de pieds et de poings sous les rires sonores de ses camarades. Des injures pour ce qu’il en distinguait allant de « tricheuses » à « trainée » en passant par divers nom d’oiseau. Puis, un liquide foncé commença à noyer le premier carrelage blanc au niveau du visage de l’enfant. Tout à coup, il se prit un véritable mur dans la figure avec une violence insoupçonné. Il fût projeté hors de l’esprit de la jeune femme par ce même mur qui venait de s’enflammer. Revenu à la réalité, il se ramassa au sol et entendit hurler son élève : « ASSEZ !!! » Debout sur ses jambes, le professeur intérimaire soufflait comme un bœuf sous l’effort qu’elle venait de produire pour réussir à repousser l’homme à présent au sol en face d’elle. « Assez… » murmura-t-elle avant de se laisser tomber assise sur le fauteuil.

Le silence s’installa dans la pièce, lourd, long et angoissant. D’un côté, la jeune sorcière récupérait aussi bien physiquement que mentalement. Ses muscles tremblaient encore de la tension qu’elle leur avait imposée par tant d’efforts pour réussir son exercice, une sensation de faiblesse intense parcourrait son corps et lui donnait simplement envie de s’allonger là, parterre et de s’endormir jusqu’au lendemain. Psychologiquement parlant, elle se sentait tout aussi mal. Honte, tristesse, colère se mélangeait en un goudron épais qui lui donnait l’impression qu’on l’avait violée mentalement. Pourtant, elle avait accepté ces cours d’Occlumencie, en connaissance de cause et en sachant donc parfaitement ce qui pouvait se passer, mais elle n’avait jamais pensé qu’elle allait revivre ce moment-là en particulier. Elle était en train de se convaincre qu’il n’avait pas fait exprès d’aller réveiller cela en elle. Elle releva les yeux pour constater qu’il ne s’était toujours par relever, toujours prostré au sol où elle l’avait envoyé valser. Alors, elle se leva de sa place pour s’approcher de lui, ses jambes cédant lorsqu’elle fût presque à destination et finissant par s’asseoir au sol à côté de son professeur. « Severus ? »

L’ancien Mangemort gisait assis au sol, le regard dans le vide, vaguement conscient de ce qui se passait autour de lui. En son for intérieur, il vivait une véritable bataille intérieur entre raison et sentiment. Dès qu’il avait vu le souvenir du matin même d’Edelweiss avec l’illustre inconnu, il avait senti poindre en lui un sentiment de jalousie intense et totalement injustifiée, voir injustifiable. Il n’avait aucunement le droit d’être jaloux du jeune homme qui avait réussi à faire la conquête de la jeune femme. Son esprit l’assenait encore de la certitude qu’il ne pouvait aimer que Lily Evans, refusant de l’appelée par son nom de femme mariée. Il devait être heureux pour son élève, enfin dans la mesure de ses capacités à montrer ses sentiments qui approchait dangereusement celle d’une petite cuillère. Pourtant, jaloux il l’était et il ne parvenait pas à éteindre le feu de ce sentiment en lui. Du fait, son cœur lui donnait entièrement raison, poussant sa rengaine infernale sur son affection grandissante pour sa jeune élève. Mais l’aimait-il pour autant de la même manière que l’inconnu du souvenir ? Il ne pouvait nier qu’il s’intéressait davantage à la rouquine depuis qu’il l’avait vue au bal de Noël l’année dernière, ravissante et envoutante qu’elle était alors. Un intérêt rehausser par sa venue à Poudlard en tant que professeur intérimaire, lui permettant alors de mieux la connaître, la comprendre et la voir s’épanouir en assumant qu’elle était désormais femme et non jeune fille. Trahison, c’était le sentiment second sortir de cette longue réflexion qui le poussait à constater qu’il pensait moins à sa chère Lily depuis lors, qu’il s’en éloignait de façon presque irrévocable. Peut-être devait-il remercier le petit ami d’Edelweiss de l’avoir ainsi remis sur le droit chemin, de lui faire prendre conscience qu’il oubliait ce qui lui était le plus important. Honte, il la ressentait également lorsqu’il finit par comprendre qu’inconsciemment il avait imaginé la jeune femme lui appartenant, se baladant avec lui, l’étreignant affectueusement ou souriant pour lui uniquement. Qui voudrait de lui de toute manière ? Lui, le terrible professeur de potion, la chauve-souris de Poudlard, le bâtard des cachots au cœur aussi noir que les robes qu’il porte. Pourtant, il n’était comme ça qu’en façade, une enveloppe ténébreuse pour cacher la lumière d’un cœur qui n’aspire qu’à la salvatrice compagnie d’une personne aimante. Mais, qu’avait-il oser imaginer ? Elle si jeune, lui si vieux quand il faisait le rapport de leurs âges. Comment pourrait-elle le voir autrement qu’en professeur et maître ? Enfin, il y avait une douleur plus profonde, plus ancienne. Une douleur qu’il avait vainement tenter de toujours dissimuler au reste du monde et ce depuis sa plus tendre enfance. Cette douleur avait resurgi lorsqu’il avait assisté impuissant au passage à tabacs de la jeune rousse par ses camarades d’école et lorsqu’il avait compris l’humiliation dont elle avait été victime au bal de Noël l’année dernière, au nez et à la barbe de tout le corps enseignant. Il ne pouvait s’en vouloir, ils étaient tous plus préoccupé par le sort de Monsieur Potter et des autres candidats du concours des Trois Sorciers. Il avait d’abord cru qu’en parfaite élève solitaire, elle avait décidé de venir seule et pourtant…

Une pression s’exerça sur son bras droit, la chaleur d’un autre corps qui se pressait contre le sien en signe de réconfort et il se rendit seulement compte qu’elle était là près de lui, comme si toutes les rancœurs qu’elle avait contre lui s’en était allées. « Severus…est-ce que ça va ? » Enfin, il redressa la tête, affrontant enfin le regard lapis lazuli de la jeune femme et en y lisant une profonde et sincère inquiétude. Qui des deux avait été le plus blessé dans cette histoire ? Il lui avait fait revivre l’enfer. Elle avait réveillé en lui des sentiments qu’il pensait enfui. Ils étaient là désormais, assis sur le carrelage glacé du cachot, comme deux âmes blessées par la vie qui ont fini par se comprendre et s’apprivoisé. À cet instant, il aurait aimé trouvé la force et les mots pour lui dire à quel point il comprenait ce qu’elle devait ressentir, mais rien ne venait en son esprit. Lentement, sa main gauche se souleva pour rencontrer la tempe droite de la sorcière et en dégagé l’épaisse masse de cheveux. Elle était là, fine et discrète, rien de plus qu’un trait plus épais sur sa peau naturellement blanche, la cicatrice. Il revit alors la mare de sang qui s’échappait sur le sol de la salle d’étude, il entendit à nouveau les cris, les rires et les larmes mêlé dans un concert funeste. Ses lèvres fines et blanche s’entrouvrir alors : « Je suis désolé… ». L’onyx rencontra l’azur, une larme solitaire roula sur la joue de chacun des protagonistes pour venir mourir sur le sol. Aucun autre mot ne fût échangé à cet instant, il n’y en avait nul besoin. Seuls les êtres qui ont connu la violence peuvent avec tant de sincérité, de douceur et de compassion prononcé pareils mots. Cette simple phrase reflétait en elle tout ce qu’il regrettait de n’avoir pas fait pour la protéger des maltraitances qu’elle avait subies en silence à Poudlard, tout le rôle de professeur attentif qu’il n’avait pas eu. Tout l’amer remord d’un enfant ayant subi la même chose qui n’a pas su reconnaître chez autrui le même mal. Pourtant, au lieu de s’enfuir, au lieu de tourner le dos, Edelweiss restait là, ses yeux plonger dans ceux de son maître et professeur, sa main toujours posé sur l’avant-bras de l’homme sombre. « Moi aussi… »

De quoi se montrait-elle désolée. De n’avoir pas demander de l’aide quand elle en avait besoin. De ne pas avoir anticipé ce qu’il risquait de se passer durant ces cours. De simplement avoir fait resurgir d’ancienne blessure chez quelqu’un qu’elle estimait énormément. Dans un geste rapide et non réfléchis, elle lança ses bras autour du coup de l’homme qu’il y a peu encore elle craignait et serra jusqu'à ce que son corps se colle au sien pour une étreinte réconfortante dont elle avait le plus grand besoin et dont il avait également besoin. Les bras de l’ancien Mangemort se nouèrent autour de la taille fine d’Edelweiss et il enfouit son visage dans l’épaisse chevelure rousse qui embaumait la lavande. Un souvenir passa en un éclair, lui rappelant sa jeunesse, lui rappelant sa chère Lily. Il n’avait pas su gardé Lily, ni amoureusement, ni amicalement. Il ne pouvait certainement pas avoir Edelweiss pour lui, mais au moins pouvait-il essayer d’avoir son amitié. « Je serais toujours là, à compter de ce jour et… » La jeune femme releva son visage vers le sien, aussi proche qu’il pouvait l’être sans que cela ne soit malsain. « À jamais. » Un pâle sourire se dessina sur le visage de la jeune femme qui vient alors déposer un baiser sur la joue de son ami. « À jamais. » répéta-elle, scellant ainsi leur pacte sous le regard tendre du fléreur, spectateur silencieux de la scène.
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MessageSujet: Re: Tempus Fugit  Fanfiction Harry Potter Mar 6 Sep - 2:52

Ooooh j'avais trop de retard, moi. gosh Mais j'ai tout rattrapé ! hate La scène avec Mcgonagall m'a fait tellement rire. mdr Et j'adore la séance d'occlumancie. chou La fin est trop chou ! inlove Il est trop touchant, Arf. gosh chou
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MessageSujet: Re: Tempus Fugit  Fanfiction Harry Potter Mar 6 Sep - 13:58

mdr et moi j'étais trop ailleurs pour penser à poster :arf:
Il devrait être plus choupi, plus souvent le Severus, ça lui va bien :p
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MessageSujet: Re: Tempus Fugit  Fanfiction Harry Potter Mar 6 Sep - 16:21

Chapitre 11: If... I will kill you!

La neige était tombée en masse annonçant dans son sillage l’arrivée de l’hiver et pourquoi pas un Noël blanc. Dans les rues de Pré-au-Lard encore engourdie du frais sommeil, un homme seul avançait. Le noir de sa tenue jurait avec le blanc immaculé du paysage, rendant sa venue indiscrète. Cependant, si Severus Rogue avait un jour souhaité être discret, il aurait probablement mis de côté ses tenues d’ébène. Silencieux et fugace comme une ombre, il entra aux trois balais pour s’y réchauffer en attendant l’ouverture des magasins. Il avait choisi de venir aussi tôt pour éviter la foule d’élèves qui viendrait dès dix heures tapantes envahir les rues du petit village. Une fois à l’intérieur de la salle commune de l’auberge, il jeta un regard froid et austère aux gens déjà présent et qui le dévisageait avec trop d’insistance à son goût. De son pas souple et rapide habituel, il gagna l’un des coins de la salle où il pourrait avoir la paix et retira sa longue cape dans un léger tournoiement. À peine fût-il assis que Madame Rosmerta vient à lui. « Qu’est-ce que je vous sers ce matin, professeur ? » L’ancien Mangemort planta son regard d’obsidienne dans celui de la tenancière avant d’annoncer son choix de sa voix rauque et puissante. « Du thé. Surprenez-mois, pour une fois. Merci, Athéna. » Il fit venir à lui la Gazette du Sorcier du jour et s’y plongea à corps perdus. Son esprit se mit seul à divaguer vers des sujets totalement opposé au contenu de son journal. Il avait entre aperçu que Fudge soupçonnait que les disparitions étaient liées à Sirius Black, ce qui le fit rire dans sa barbe inexistante. « Pauvre imbécile… Il a toujours été incompétent, mais là ça frise le ridicule. » avait-il pensé avant de se mettre à réfléchir au matériel qu’il devait se procurer pour son stock. Ainsi réfléchir à cela le fit dérivé vers la rousse qui occupait de plus en plus ses pensées. Il ne devait pas, il le savait, c’était chaque fois une nouvelle épreuve pour lui, mais il ne pouvait faire autrement. Depuis ce cours d’Occlumencie, leur relation avait pris un tournant en tête d’épingle. Il appréhendait chacun des nouveaux cours avec elle autant qu’il les attendait avec impatience. En sa présence, il n’avait plus besoin de se comporter comme l’austère professeur de potion, il pouvait sourire lorsqu’elle jurait, rire aux traits d’humour qu’elle faisait et parler librement de choses et d’autres. La vie semblait nettement plus douce lorsqu’elle était à ses côtés et dès qu’elle disparaissait de son champ de vision, il replongeait dans les ténèbres parce qu’elle ne serait jamais à lui comme il aurait voulu qu’elle le soit. Condamné qu’il était désormais par sa propre raison à n’être pour elle rien de plus que l’ami le plus fidèle qu’elle n’aurait jamais. En y repensant, voilà bien quelque chose de terriblement Poufsouffle !

La porte s’ouvrit dans un tintement de clochette et les têtes-sans-cervelles se mirent à lancé des insanités sur le passage de l’inconnu. Rogue ne leva pas les yeux de son journal, toujours absorbé par ses plus noires pensées. La voix masculine et chaude raisonna alors dans la salle, une voix qu’il avait déjà entendue auparavant. « C’est le jour les amis, je le sens bien ! » lança l’individu d’une voix goguenarde en direction d’un groupe d’hommes assis au comptoir qui faisaient les yeux doux à madame Rosmerta. « Quoi ? Tu vas demander ta rouquine en mariage, Al’ ? » questionna le plus âgé avant de retourner à sa chope de bièraubeurre. « N’importe quoi, Nigel ! Je parle de chose plus… terre-à-terre… » répondit le concerner sur un ton trahissant ses intentions et terriblement sensuelle.
« Il faut toujours que tu te vante, Alesto. » Soupira la tenancière. « Laisse-lui le temps de se faire à votre relation, tu ne crois pas ? »
« Ma chère Rosmerta, après plus d’un mois de relation, je me sens en droit d’attendre plus que quelques baisers de sa part. » Railla-t-il avant de prendre sa chope en main. « Vu sa nature, je m’attends à une véritable tigresse, grrrr… »

Les doigts du professeur de potions se crispèrent autour de son édition de la Gazette du Sorcier lorsqu’il comprit de qui l’homme parlait ainsi. Il lui avait suffi d’un regard par-dessus le papier journal pour qu’il se mette à voir rouge. La jalousie consumait son âme aussi sûrement que le feu réduirait en cendre le quotidien qu’il lisait, lorsqu’il l’y jetterait. Le pire étant sans doute d’entendre le jeune homme parler ainsi de la jeune femme qu’il disait aimer. Jamais, il n’aurait employé ce genre de parole si elle était sienne ! Il n’avait donc aucun respect pour la jeune sorcière ? Foi de Severus, ce jeune-homme méritait qu’on le ramène sur terre et il allait s’y employer. Il se leva soudainement, remit sa longue cape et se dirigea vers le comptoir où le jeune homme continuait de parler de ses espérances envers sa dulcinée. L’homme en noir se racla la gorge sous l’œil amusé de la tenancière et il déposa le montant dû pour sa théière de thé. À cet instant, il fût remarqué par Alesto Bagman, ancien élève à Serpentard. « Tiens, professeur, ça vous arrive de sortir de vos cachots ? »
« De toute évidence, monsieur Bagman. Cela ne vous arrive en revanche jamais de vous taire… » Trancha-t-il avant de couler un regard de biais à son ancien élève et petit ami d’Edelweiss. « Toute la salle a eu droit à un rapport détailler de vos espérances pour la journée. »
« Oh… vous aurais-je choqué, monsieur ? » railla-t-il avant d’ajouter : « Cela devait être rude pour vos chastes oreilles. » Un concert de rire en provenance de ses petits camarades se fit entendre, mais cela était loin de démonter le sinistre professeur de potions. Au contraire, un étrange sourire ironique naquit sur les lèvres trop fines de Severus Rogue.
« Vous savez ce qu’on dit, Bagman, c’est ceux qui en parle le moins qui en font le plus. Je suis donc en droit de me poser des questions vous concernant… » conclu-t-il glacial. Un ange passa, personne n’osant répondre ou ne trouvant à répondre à ce trait verbal. Rogue reprit alors : « Quant à ce que vous attendez de la part de votre chère et tendre, que je devine être notre nouvelle enseignante, je suis de l’avis de madame Rosmerta, la patience est une vertu. Mais, suis-je bête, la vertu n’est certainement pas quelque chose que vous comprenez, alors je ne devrais pas être surpris que la patience ne fasse pas partie de votre vocabulaire. Enfin, laissez-moi vous éclairer sur les femmes une fois pour toutes, monsieur Bagman, puisque visiblement vos connaissances dans le domaine sont à la hauteur vos anciens résultats scolaires, autrement dit bien piètre, voir quasiment trollesque. » Il appuya son coude gauche sur le comptoir, croisant ses longues jambes ainsi que ses doigts devant son buste. « Vous n’avez rien à attendre d’elle. Elle ne vous doit absolument rien. J’en viendrais à parier que même si vous estimez qu’elle n’est qu’un jouet à vos yeux, elle retrouvera plus vite chaussure à son pied que vous. Si, tel est le cas, permettez-moi donc de douté de vos sentiments. Quant à savoir pourquoi, il se pourrait bien qu’elle retrouve quelqu’un avant vous, je vais vous éclairer sur la question… » Il planta son regard d’onyx dans les pupilles claires du jeune homme. « Je me chargerais personnellement de faire de votre vie un enfer, si jamais vous osez lui faire le moindre mal. Vous pourrez dire adieu à votre visage d’ange et à la possibilité de procréer, monsieur Bagman. Ce serait tellement dommage, vous qui avez l’air de raffoler de la dites choses. Athéna, puis-je avoir un verre de Whisky Pur Feu, je vous prie. » conclu-t-il en reportant son intention.
« Bien entendu, Severus. » lança cette dernière en souriant.
« Quelque chose à ajouter, monsieur Bagman ? »
Le visage du bellâtre venait de prendre une teinte cramoisie qui contrastait assez mal avec sa tignasse châtain clair et ses yeux bleus. L’homme avait sa fierté et il venait de se faire simplement humilié par son ancien directeur de maison. Il avait encore du mal à croire ce qu’il venait de se passer et encore d’avantage au fait qu’une personne aussi froide puisse se tracasser du sort qu’il réservait à sa petite amie. Cela ne le regardait absolument pas d’abord ! Il ne voyait qu’une seule raison pour que l’austère maître des potions prenne ainsi la défense de sa nouvelle collègue et cela le fit sourire d’avance de lui rabaisser le caquet de la sorte. « Mais, c’est que vous êtes amoureux d’elle, on dirait bien. C’est la meilleur ça, comment une vieille gargouille comme vous avec un physique aussi ingrat peut seulement s’imaginer avec une fille pareille ? Vous me donnez envie de vomir rien que d’y penser. »
Severus Rogue prit en main son verre de spiritueux avant de le porter à ses lèvres pendant que l’autre imbécile crachait son venin. Bien sûr qu’il avait raison sur tous les points. Il aimait Edelweiss, mais elle ne voudrait jamais de lui, il n’espérait d’ailleurs pas qu’elle s’en rende compte un jour, mais il n’allait pas se laisser démonter par un petit con prétentieux. Et puis, plutôt mourir que de lui faire le plaisir de lui avouer la vérité. Il reposa son verre et son regard sur Alesto dans le même temps.
« Une fois encore, vous avez misé sur votre esprit subtil et pénétrant, mais comme toujours vous n’êtes pas parvenu à la bonne conclusion. » Pour le coup, il serait presque fier d’avoir piquer sa réplique à ce cabot de Black, mais il lui fallait en terminer avec le jeune homme. « Je ne vois pas pourquoi je devrais me justifier, mais par excès de bonté envers votre ignorance, je vais vous éclairer, vous et votre vacuité abyssale. Comme vous devez le savoir, miss Devonshire et moi sommes en quelque sorte voisins dans le château et pour une bonne raison, puisque j’ai accepté d’être son ‘parrain’ lors de cette première année d’enseignement. Par conséquent, je me préoccupe effectivement de son bien-être, car il me semble que si vous lui briser le cœur, elle ne sera pas en mesure d’assurer convenablement ses cours. Ce qui pourrait être regrettable pour son avenir de professeur, mais également pour celui de ses élèves, en particulier ceux qui doivent passer leur BUSEs et leurs ASPICs cette année. Or donc, je vous invite à prendre la menace au sérieux, monsieur Bagman, car je ne serais pas le seul à vous tomber dessus dans l’éventualité d’un quelconque problème venant de vous. Pour être plus clair… » Il envoya dans le feu son édition de la Gazette du Sorcier d’un seul mouvement du bras. « Vous serez aussi griller que ce journal. Et si vous ne me craignez pas, je vous suggère de prendre la menace Dumbledore au sérieux, c’est en quelque sorte sa petite protégée. »

Les deux hommes se toisèrent alors du regard, se défiant mutuellement de trouver à ouvrir à nouveau la bouche pour répliquer. C’est ce moment que choisi la porte pour faire tinter à nouveau les cloches de l’entrée et faire apparaître une crinière de cheveux roux ainsi qu’une masse de poil gris-bleu. La sorcière tomba nez-à-nez avec cette scène étonnante qui la laissa un moment perplexe avant qu’elle ne décide d’ouvrir la bouche. « Bonjour… j’ai loupé quelque chose ? » Son regard lapis lazuli se déplaçait d’Alesto à Severus et de Severus à Alesto. Amour, pour sa part, avait ses yeux émeraudes rivés sur le petit ami de sa propriétaire et grondait d’un air mauvais en battant furieusement l’air de sa queue. Les deux hommes se lâchèrent enfin du regard et c’est Alesto qui prit la parole pour lui répondre.
« Juste une petite mise au point entre hommes, rien de plus, mon cœur. » Dit-il en s’approchant d’elle pour la serrer dans ses bras, mais il recula d’un pas lorsque le fléreur lui souffla au visage. « Charmant, Amour, comme toujours. Je t’attends à la boutique, d’accord ? Au revoir, professeur ! » termina-t-il sur un ton acide, ce qui ne manqua pas de surprendre la jeune rousse. Une fois que son petit ami eu disparu, elle posa son regard sur Rogue qui lui tournait à présent le dos et terminait son verre de Whisky pur feu. Un autre fit son apparition devant lui et il haussa alors un de ses épais sourcils noirs. « C’est pour avoir enfin rabattu le caquet à cet impudent. Croyez-moi, je vous offrirais bien la bouteille rien que pour ça. » murmura alors madame Rosmerta.
« Merci, Athéna. Cependant, je ne suis pas sûr que Dumbledore apprécierait que je rentre en état d’ébriété. »
« C’est ce que je me suis dit. » conclu-t-elle en appuyant ses dires d’un clin d’œil avant d’aller s’occuper d’autres clients. L’homme en habits sombres s’empara de son verre et s’en retourna à sa table, suivit de prêt par un certain fléreur descendu de son perchoir et sa maîtresse qui venait de commander son chocolat chaud, chantilly, marshmallow et pointe de cannelle. Cette dernière s’invita sur la chaise en face de Severus et croisa ses bras devant elle.
« Alors, je peux savoir ce qui s’est passer pour que je retrouve les deux hommes que j’apprécie le plus en train de s’entretuer du regard ? » questionna-t-elle en ne le lâchant pas des yeux.
« Je crains que tu n’apprécies pas de le savoir. » répondit Severus en replongeant dans un nouvel exemplaire de la Gazette du Sorcier. Le silence s’étant installé, uniquement troublé par le petit bruit sec du mug de chocolat chaud que Madame Rosmerta venait d’amener à Edelweiss. Severus regarda un instant par-dessus son journal, intrigué par l’odeur de cannelle qui se dégageait du breuvage de la jeune femme. « De la cannelle ? »
« Oui, j’adore ça. Bon, si tu crachais le morceau ? » trancha-t-elle avant de faire glisser un peu de chantilly vers Amour qui se pourléchait déjà les babines. La chauve-souris des cachots soupira et tourna la page de son quotidien.
« Je ne l’aime pas. Il a été très inconvenant et impudent avec ça. »
« Et ? c’est censé justifier ton comportement envers lui ? Pourquoi ? »
« Je viens de te le dire… je ne l’aime pas. » Il tourna une nouvelle page, sans aucun regard pour la jeune femme qui était en train de s’énerver, persuadé qu’il lui cachait quelque chose d’important.
« Tu ne l’aime pas ? Bon sang, Severus, tu as quel âge pour me sortir une réponse aussi puérile ?! » tonitrua-t-elle en levant les yeux au ciel.
« Trente-cinq ans… » répondit-il en posant la Gazette du Sorcier et en prenant une gorgée de son breuvage. En relevant ses yeux charbonneux vers sa disciple, il remarqua alors sa surprise. « Quoi ? Je sais, je ne les fais pas. »
« C’est le cas de le dire ! Je te pensais beaucoup plus vieux que ça ! » Elle prit une gorgée de sa propre boisson avant de reprendre le fil de la conversation. « Non, mais il faudra un jour que tu m’explique comment tu fais pour assumer à ce point d’avoir l’air d’avoir au moins quinze ans de plus… »
« Que voudrais-tu que je fasse ? Je suis très bien comme ça. » lança-t-il sur un ton égal.
« Pardon ? On dirait un prêtre avec ta redingote surannée ! »
« Ne recommence pas avec ça ! Je ne reviendrais pas là-dessus ! » cracha-t-il en la fusillant du regard, ce qui eut pour effet que la jeune femme se tasse sur elle-même en croisant les bras sur sa poitrine et détournant son regard. L’ancien Mangemort reprit sa lecture avec beaucoup d’intérêt. Un temps mourut avant qu’elle ne reprenne la parole.
« Tu pourrais au moins faire un effort. » Il rabaissa à nouveau son journal assez sèchement. « Ne fut-ce qu’avec tes cheveux… Ils sont obligés d’être constamment aussi gras ? On pourrait presque faire de la friture avec ce que tu as sur la tête. »
« Ils sont compliqués. » Persiffla-t-il. « Chose que tu devrais comprendre avec la masse indisciplinée que tu as sur la tête. »
« D’accord, j’abandonne les cheveux, mais les dents qu’est-ce que tu as comme excuses ? » Envoya-t-elle en haussant un sourcil de la même manière qu’il le faisait lui. Rogue se rembrunit et ne s’abaissa pas à répondre à cette question, laissant donc la jeune femme gagné la partie. Il soupira avant de replier son journal.
« Tu te rends compte qu’on est parti d’une discussion sur ton précieux petit ami et qu’on a dérivé sur tes talents d’esthéticienne ? »
« Qui sont aussi grandiose que le talent du tailleur de Dumbledore… Autrement dit, ils ne valent pas grand-chose. Mais puisque tu relance le sujet de ta prise de bec avec Alesto, j’attends. » Sourit-elle en buvant à nouveau une rasade de chocolat chaud. Tel est pris qui croyait prendre se dit alors Severus en soupirant largement. Il n’avait aucunement l’envie de voir réapparaître le sujet qu’il avait tenté d’éloigner. En vérité, s’il avait sacrément envie de lui dire que son petit ami était un goujat, mais dans un autre sens il ne voulait pas lui faire de peine. Nonobstant cela, c’est elle qui insistait après tout.
« Il est arrivé ici en se vantant de votre programme de la journée ou tout du moins de ce qu’il espérait de ta part lors de votre entrevue du jour. » Il prit son verre et fit tourner le liquide ambré en son sein.
« C’est-à-dire ? »
« Des choses qui ne se disent pas en publique généralement… Quelques inconvenances en résumé. »
« Severus, par pitié, soit clair… » soupira-t-elle en posant son front sur la table, fatiguée par la tournure que prenait la discussion.
« Bon très bien, mais ne vient pas te plaindre après si ça ne te plait pas ! Il a dit qu’il estimait normal que vous passiez à quelque chose de plus charnel après plus d’un mois de relation et qu’il espérait bien que vu ton ascendance que tu serais particulièrement performante au lit ! » cracha-t-il alors amer avant de retourner à son journal. Alesto ne l’avait peut-être pas dit de cette façon, mais le sous-entendu était clair pour lui du moins et probablement pour n’importe qui d’expérimenté dans la salle.

Edelweiss avait relever la tête au moment où Rogue était passé du calme à la tempête et elle fixait à présent la photo qui faisait la une de la Gazette du Sorcier sans la voir, passablement surprise des révélations concernant son petit ami et ses espérances, qu’elle jugeait un peu démesurée pour le coup. Elle, performante au lit ? Il rêvait grandement là. Elle ne put lâcher qu’un petit « Oh… » après plusieurs minutes d’un long silence durant lequel Amour avait fini par se rouler en boule sur un coin de la table. « Je vois… » finit-elle par dire plus distinctement en se grattant nerveusement la tempe gauche de son index. Severus lui bouillait littéralement sur place, dans ses veines son sang s’était fait lave de jalousie et il tentait de dissimuler son mal être en fixant un article vantant les mérite d’une nouvelle laine révolutionnaire pour les adeptes du tricot. « Petit con… » se marmonna-t-il mentalement en pensant de nouveau à son ancien élève. Enfin, il tenta un nouveau regard vers Edelweiss qui semblait absorbée dans la contemplation du mur à côté d’eau, le menton posé sur le poing de son bras accoudé à la table. Visiblement, elle était mal à l’aise, il le sentait et cela le fit longuement soupirer.
« Je suis désolé… de m’être immiscé ainsi dans votre intimité, peut-être que votre vie de couple est à ce point palpitante, mais ce n’est pas franchement un comportement adapté en ce genre de lieu. »
« Hein ? » finit-elle par dire en sortant de ses rêveries. « Ah non ! Non ! Il a eu tort, mais… En fait, je ne le pensais pas comme ça. Je veux dire, où je me doute qu’il espère un peu plus que… Sérieusement, je suis réellement en train d’avoir cette conversation avec toi ? »
« De toute évidence. » Il termina alors d’une traite le contenu de son verre et le déposa en silence. « Et ça ne m’enchante pas plus que toi. »
Edelweiss demeura un instant interdite et fixa son chocolat chaud qui refroidissait avec un œil nouveau. « Je ne suis pas prête pour ça… » finit-elle par marmonner dans sa barbe inexistante.
« Alors, tu dois lui dire. » Les yeux d’obsidienne de Severus étaient plongés dans le fond de son verre vide qu’il triturait entre ses doigts. « Edelweiss… ne commet pas l’erreur de penser que tu lui dois quelque chose. Surtout de cet acabit-là. Si, tu dois sauter le pas et ça arrivera forcément un jour, fait le quand toi tu es prête. » Il releva les yeux pour croiser ceux de la jeune femme. « Surtout avec lui… »
Elle esquissa un léger sourire avant de se pencher en avant : « Tu ne l’aimes vraiment pas, n’est-ce pas ? » Rogue haussa les épaules avant de lâcher son verre et de se laisser aller dans le fond de son siège.
« Il est trop poli pour être honnête, il y a anguille sous roche avec ce type. Et je ne suis pas le seul à le sentir. » Il posa ses yeux sur le fléreur endormi avant de poursuivre. « Néanmoins, je ne te dirais jamais ce que tu dois faire. Sache seulement, que je ne le sens pas. » Il regarda à nouveau la sorcière avant de conclure. « Et si jamais, il te fait du mal de quelque manière que ce soit… Il passera un sale quart d’heure. »
« Merci… » Il haussa un sourcil, étonné des remerciements qu’il ne comprenait pas. « D’être aussi prévenant. » Le sinistre professeur de potion se radoucit quelque peu.
« De rien, je suis là pour ça aussi… c’est ce à quoi sont censé servir les amis, non ? »
« Je suppose… On ne peut pas dire que j’en ai eu beaucoup. » La jeune femme se leva et enfila son manteau dont elle s’était défaite en s’asseyant un peu plus tôt. « J’y vais, je dois encore faire des achats avant d’aller le retrouver. Je te laisse Amour, comme tu l’as si brillamment compris, il ne l’aime pas non plus. Je comprends mieux pourquoi vous vous entendez si bien. » Sur ces paroles, elle s’évanouit hors de sa vue, ne laissant comme seul indice de sa venue qu’un mug de chocolat chaud vide et un résidu d’odeur de lavande. Severus soupira longuement avant de poser ses yeux sur le fléreur qui avait sur ce temps relever la tête pour le regarder. Délicatement, il glissa ses longs doigts fins sur la tête de l’animal avant de s’adresser à lui. « Toi, tu en sais plus que nous… Si seulement tu pouvais parler, tiens. Quoi que… je ne suis pas sûr de vouloir savoir ce que tu penses réellement de moi. » L’homme se leva et ajusta sa longue cape en observant les premiers élèves qui apparaissaient dans l’auberge. « Allez viens, Amour, il est temps pour nous de partir. » Il prit l’animal dans ses bras et lui murmura à l’oreille. « La prochaine fois, prend sur toi et accompagne là. Cela me ferait tellement plaisir que tu te serves de ses jambes pour faire tes griffes, si tu vois ce que je veux dire. » Une lueur malicieuse passa dans les yeux du félins, le message était bien passé.
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MessageSujet: Re: Tempus Fugit  Fanfiction Harry Potter Mar 6 Sep - 16:34

Chapitre 12: Oh dear we are in troubles.

En ce matin de décembre, la grande salle de Poudlard avait commencé à se parer des couleurs qui serait les siennes pour les fêtes de fin d’années. Un subtil mélange d’argent et d’or avait été choisi cette année. À la table des professeurs, Severus Rogue s’amusait à narguer Amour en lui faisait balancer devant le nez une tranche de bacon. Le dos tourné aux grandes tables des élèves, le seul témoin de la scène étant Filius Flitwick qui s’était glissé discrètement à sa place. La porte de la salle des professeurs s’ouvrit à la volée et il laissa tomber la nourriture d’un air totalement innocent. Entra alors une nuée entière de professeur dont la propriétaire du dit félin qui vient prendre sa place auprès de son professeur et ami. « Bonjour, cher Severus. » lança cette dernière en se servant de la nourriture avant de jeter un regard à sa voisine, qui fuit son regard comme tous les jours depuis la fameuse histoire du philtre d’amour.
« Bonjour, Edelweiss. » répondit l’homme des cachots avant de regarder dans la même direction qu’elle. « Toujours pas plus de réaction de la part de Minerva, je vois. »
« Non… ça en devient pénible et vu ce qui se prépare pour notre petite organisation, il faudrait sans doute que je prenne le taureau par les cornes et que je crève l’abcès. Sort de là, tout de suite. » Elle le fusilla du regard avant de mordre dans son toast du matin.
« Prit en flagrant délit. Je n’ai plus rien à t’apprendre en Occlumencie, je le crains. » Soupira ce dernier avant de reposer son regard sur les élèves qui mangeaient à belles dents dans un brouhaha de conversation.
« Mais, tu pourrais m’enseigner l’autre pendant de cette science de l’esprit. » Elle prit la théière et remplit leurs deux tasses.
« Sans aucun doute, si tu n’en as pas encore marre de m’avoir sur le dos. Merci, miss. »
« Le jour où ça arrive, je te le ferais savoir, n’en doute pas. » La sorcière se pencha alors pour prendre son animal de compagnie sur ses genoux et le forcer à avaler un bout de bacon préalablement trempé dans une potion. « Avale, Amour ! Sinon, je te jure sur la tête de Merlin que je passe à une autre méthode mettant en scène ton postérieur. » Devant la menace, l’animal se dépêcha d’avaler son médicament contre le rhume. Le fléreur tourna ses yeux suppliant vers Severus qui manqua de s’étouffer devant la comédie qu’il jouait.
« Cela n’arriverait pas si tu ne te promenais pas jour et nuit hors du château. » lui assura se dernier. « On peut commencer cela dans les jours à venir… Conservons-nous le samedi ? »
« Cela me semble bien. » Conclu-t-elle en reposant l’animal au sol pour qu’il puisse terminer son copieux repas du matin.
« Cela ne dérangera pas, notre bien-aimé… » commença Severus avec l’intention non dissimuler de faire monter Edelweiss sur ses grands chevaux.
« Ne recommence pas, Severus… » siffla-t-elle entre ses dents avant de relever brusquement la tête en direction d’Albus Dumbledore.

Le directeur de Poudlard réclama le silence en martelant son verre du bord de sa petite cuillère. En quelques minutes, toute l’assemblée se trouvait dans un silence presque religieux, prêt à écouter les paroles du vieux sage. « Chers élèves et professeurs, j’ai l’immense plaisir de vous annoncer que la grande inquisitrice et moi-même, avons décider qu’un bal de Noël se tiendra en ces lieux en date du 22 décembre. » Un mouvement d’appréciation passa à travers les élèves, masquant ceux qui désapprouvaient. Parmi les détracteurs de cette idée, se trouvait Edelweiss et Severus. La première parce que sa première expérience en la matière était désastreuse. Le second, simplement parce qu’il ne supportait pas l’idée de se trémousser au milieu des élèves. Autant dire qu’ils avaient tous deux envies de disparaître sur le champ. Dumbledore réclama à nouveau le silence pour reprendre son petit discours. « Il va sans dire que la bienséance devra être respecter et que les tenues les plus affriolantes se verront bannie de la fête. Pour terminer, tout le monde devra participer, sans exception. » Le directeur balaya la salle du regard pour terminer sa course en fixant les deux professeurs qui avaient eu l’espoir une fraction de seconde de pouvoir éviter la fête. « Merci de votre attention et une excellente journée. » Le brouhaha reprit de plus bel, le bal étant après tout un sujet qui méritait amplement de figurer sur toutes les lèvres. « Bon, ben ça s’est fait… » marmonna la rouquine avant de voir le professeur McGonagall vidé les lieux. « Bonne journée, Severus. Je vais régler le problème une fois pour toute. »
« Bon courage. » Soupira-t-il conscient que ce ne serait en rien une partie de plaisir pour elle.

La jeune femme prit la suite de son ancien professeur de métamorphose au pas de course et en évitant quelques élèves qui se pressaient vers leurs salles de cours. « Minerva ! Minerva attendez-moi ! » Elle évita de justesse un élève qui n’avait pas décidé de se bouger de son chemin. Parvenue à sa classe, la respectable dame s’arrêta et Edelweiss eu le loisir de la rattraper. Elle posa une main au niveau de sa gorge et repris son souffle. « Il faut… que je vous parle… c’est important. »
« Cela doit effectivement l’être, miss, pour que vous me coursiez dans les couloirs. Dans ce cas, donnez-vous la peine d’entrer. » Trancha la vieille dame en ouvrant la porte de sa salle de classe, par laquelle elles entrèrent ensuite. Edelweiss suivit la femme aux robes vertes jusqu’à son bureau en observant la salle de classe. Une fois à destination, elle s’adossa à une table d’élève et observa son interlocutrice. Cette dernière retira son éternel chapeau pointu pour laisser apparaître son célèbre chignon et enfila ses petites lunettes rectangulaires avant de s’asseoir. « Je vous écoute, Edelweiss. »
« Je crois que vous savez très bien pourquoi je suis là, madame. J’ai conscience que ce qui s’est passé doit vous peser sur la conscience, mais je tenais à vous dire que vous n’êtes pas la seule dans ce cas. Je comprends votre malaise, je le vis également, mais j’ai décidé de passer au-dessus de tout ça. » Les lèvres du professeur de métamorphose tressaillir et elle posa la plume qu’elle tenait en main depuis seulement quelques secondes. « En outre, puisque vous ne semblez pas disposée à me parler, je ne peux pas avec l’aide de notre maître des potions rechercher le responsable pour le punir. Alors, une fois pour toutes Minerva, vous n’avez rien à vous reprocher ! Je ne vous en veux pas. En fait, je devrais peut-être même remercier Merlin et tous les dieux que cela ait été vous. D’autres aurait sans doute réagis de manière plus violente. »
La jeune sorcière croisa les bras sur sa poitrine pour observer son ancien professeur en silence, ayant fini sa litanie, elle attendait quelques réactions de la respectable directrice adjointe. Réaction qui selon elle tardait à venir. Minerva McGonagall avait son regard plongé dans le vide, elle analysait les paroles de la jeune femme avec attention, tentant sans doute de trouver une parade pour protester. Sans relever les yeux, rongée encore par la honte que son comportement sous philtre d’amour lui imposait, elle répondit : « Vous ne m’aviez pas dit que je vous avais embrassé. »
« En effet. » Edelweiss n’avait pas hésité avant de répondre, car elle ne se trouvait rien à se reprocher pour son silence. « Je n’ai pas jugé utile de vous ébranlé davantage ce soir-là. J’avais l’intention de vous faire le compte rendu de ce qui s’était produit, si vous me l’aviez demandé le lendemain. Cependant, je pense que la mémoire vous est revenue avant qu’on ne se revoit, me tromperais-je ? » La directrice des rouges et ors lui répondit par la négative et la rousse haussa les épaules. « Je suis désolée, si vous avez vécu ça comme une trahison, mais je n’ai pas pensé mal, bien au contraire. Il devait déjà être assez pénible pour vous d’imaginer une fraction de seconde ce qui avait pu se produire, pour que je vous assomme encore avec des détails plus pousser. » La Serdaigle s’approcha du bureau et fit face à Minerva McGonagall. « Je ne vous en veux pas, Minerva. Pour rien du tout. Essayez de voir le bon côté de la chose, essayez de rire de ce malheureux événement. Avouez… ça aurait pu être Rusard que vous embrassiez. » Elle lui lança un petit sourire ironique et la Gryffondor fini par lâcher les prémices d’un éclat de rire. Edelweiss la rejoignit dans son hilarité, des larmes venant jouer au coin de ses yeux. Au bout de longues minutes et quelques douleurs aux côtes plus tard, Minerva reprit la parole :
« Merci de m’avoir ouvert les yeux sur une situation au final pas si horrible que cela. »
« Mais de rien. Je dois avouer que je ne supportais pas l’idée d’être en froid avec vous tout le reste de l’année. » Le professeur de SCM prit une moue embêté avant de soupirer. « Je voulais profiter de l’occasion pour… vous demander si vous accepteriez de m’accompagner à Pré-au-Lard pour que je me trouve une tenue pour le bal. Visiblement, quand je me charge seule de me trouver une tenue, elle déplait à notre chère Dolores… Alors, je me suis dit qu’avec un avis extérieur, je ne risquerais pas de commettre un impair. Et puis, je confesse que je suis nulle pour me mettre en valeur et que j’aurais grandement besoin d’une main féminine secourable. » La jeune femme jouait nerveusement avec ses doigts et les yeux rivés sur ces derniers, peut-être consciente qu’elle en demandait beaucoup à Minerva et encore plus du fait que cela pouvait être prématuré après la discussion qu’elles venaient d’avoir. Elle ne vit donc pas le regard de la sous-directrice s’illuminer à cet instant. Elle qui, dans un passé maintenant révolu, rêvait d’avoir une fille et de la pomponner, venait de se voir proposer d’accomplir ce rôle au moins une fois dans sa vie. Un brin de lumière à travers son obscure vie composée de chagrin d’amour et de veuvage précoce. Sa joie était telle qu’une petite larme vient poindre au coin de l’un de ses yeux avant qu’elle ne consente à s’exprimer.
« Rien ne saurait me faire plus plaisir, miss Devonshire. » La jeune femme releva la tête et esquissa un discret sourire de gratitude envers le professeur de métamorphose. La cloche retentit annonçant le début des cours. « Peut-être pourrions-nous nous rejoindre demain matin aux Trois Balais ? »
« Avec joie. Je vous laisse, passez une agréable journée. » La jeune femme disparue au milieu de la foule d’élèves qui entraient maintenant dans la classe de la sous-directrice.

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Deux silhouettes féminines avançaient dans le blanc immaculé de la neige en ce samedi matin, se dirigeant de concert vers la boutique vers la boutique du Gaichiffon pour y faire un peu de shopping. Un exercice dans lequel la plus jeune des deux n’excellait vraiment pas, mais elle se sentait rassurer par la présence de la doyenne de leur duo. Edelweiss Devonshire pénétra la dernière dans la boutique avec son éternel compagnon à poils sur les épaules. Ce dernier quitta son douillet perchoir quelques secondes après que la porte se soit refermée. Les yeux lapis lazuli de la jeune sorcière firent le tour de la boutique et elle se dit à elle-même : « C’est ici que les Romains s’empoignent… » 
« Bonjour mesdames ! Que puis-je pour vous ? » lança la voix enjouée d’une petite sorcière potelée au visage charmant et plein de bonhommie. « Oh, mais je me souviens de vous, miss. Quel dommage que vous préfériez votre austère tenue à quelque chose qui… vous mettrais plus en valeur. » La sorcière ponctua ses dires de quelques claquements de langue désapprobateur. La jeune rousse lui répondit par un simple sourire contrits avant de détourner le regard.
« Nous venons, justement, pour trouver une tenue de bal à miss Devonshire. Rien qui ne soit trop affriolant, c’est pour le bal de Noël. » Intervient Minerva, sauvant ainsi la mise à la jeune femme qui n’osait pas déserrer les dents.
« Ah oui ! Le directeur a envoyé un hibou pour prévenir les commerçant. Ah, cette bonne femme avec ses idées de bonne sœur. Transformer les jeunes demoiselles en cageot sous le couvert de la bien séance. Suivez-moi, mesdames. » Elle n’avait pas encore fini de cracher son venin qu’elle les entraînait déjà dans le fond de la boutique. « Voici, tout juste arrivée de Paris et de Londres. La toute dernière mode en matière de robe de soirée. Je vous laisse regarder à votre aise. »
Alors qu’elle s’en allait, les regards d’Edelweiss et Minerva se croisèrent avant qu’elles n’éclatent de rire. Lorsqu’elles eurent récupéré leur sérieux, la demoiselle s’approcha des robes et commença à les étudier avec un œil suspicieux.
« On dirait que notre chère Dolores fait l’unanimité. » Commenta la directrice des rouges et ors. « On m’a toujours dit que les roux ne devaient pas porter de rose. Est-ce vrai ? »
« En même temps, si quelqu’un devait remporter la palme de la chieuse de service, ce serait bien elle. Disons qu’on a l’air… Je ne saurais pas vous dire exactement de quoi on a l’air en rose. Ma mère à regretter une fois de m’avoir acheté une robe rose pour mes quatre. Vous voulez voir ce que ça donne ? » dit-elle en sortant une robe d’un rose bonbon de l’une des barres suspendues.
« Rions un coup. » lança Minerva sur un ton qui étonna grandement la Serdaigle. Qui aurait cru que la vieille dame était aussi joueuse. La rouquine s’exécuta et enfila la robe de bal rose bonbon à bustier dont la jupe faisait de nombreux repli. Le tout parsemé de quelques strass. Lorsqu’elle quitta la cabine d’essayage, il y eu un long blanc pendant lequel les deux femmes se regardèrent avant d’éclater de rire. Elles riaient tellement qu’elles s’en faisaient mal aux côtes.

« Vous n’allez tout de même pas porter ça ! » s’étranglèrent alors deux voix dont une masculine que les deux femmes ne connaissaient que trop bien. Severus Rogue se tenait là avec la tenancière du magasin, arborant tous deux une grimace indescriptible sur le visage, qui eut pour effet de faire repartir les deux sorcières dans leur hilarité. Edelweiss se pinca le nez pour tenter de retrouver son calme alors que Minerva s’essuyait les yeux avec un mouchoir, tant elle pleurait de rire. La plus jeune des deux inspira longuement avant de répondre aux deux chouettes qui les observaient toujours.
« Non, je montrais à Minerva à quel point le rose est abjecte sur moi. » Confessa-t-elle.
« Ah, j’osais espérer que vous ne feriez pas une faute de goût aussi monstrueuse, miss. Par pitié, changez-vous avant que mon estomac se retourne. » Elle vida à nouveau les lieux et la jeune femme regard le sinistre professeur de potion avec un air de défit.
« Et vous, monsieur, que me conseillez-vous alors pour aller avec mon teint ? »
« Tout sauf du rose. C’est vraiment une couleur à vomir, même quand elle n’est pas sur vous. » Il tourna son regard sur les robes et fit une grimace qui voulait tout dire. Il n’était certainement pas le plus à même de conseillez une femme sur la tenue qu’elle devait porter. « Vous devriez essayer la verte ou la bleu marine. Voir la robe bordeaux, même si ça m’arrache la gorge de le dire. De plus, je doute être un tant soit peu qualifier sur le sujet Sur ce, je vous laisse entre femmes. »
Les deux dames regardèrent tour à tour les robes que l’homme sombre avaient énoncées et l’aînée haussa les sourcils d’un air surpris.
« Il n’est pas si mauvais conseiller qu’il veut bien le dire. Prenons cela au sérieux, alors. » Elle décrocha les robes de leur penderie et les donna à la jeune femme qui s’empressa d’aller les essayer. Au bout d’une bonne grosse demi-heure d’essayage, il ne restait plus qu’à départager la bleue de la verte. La rouquine refit un tour dans chacune d’elle et enfin.
« C’est indéniablement celle qui est le mieux. » Approuva la sous-directrice en donnant une paire d’escarpin à la jeune femme pour qu’elle les essaye avec sa robe.
« Indubitablement. Elle a été faites pour elle, c’est une évidence pour moi. » Renchérit la patronne du magasin. « Oh et avec ça en plus ! Vraiment, miss, c’est elle qu’il vous faut. » Elle lui passa une étole en tissu extrêmement léger autour des bras. « Parfaite non, professeur ? »
« Je n’aurais pas dit mieux moi-même. Notre grand inquisitrice ne pourra rien y trouver à redire. »
« C’est-à-dire que je n’avais pas pour projet d’acheter plus qu’une robe… » commença la jeune femme avant d’être coupée.
« Sottise ! Allez, sortez de là qu’on puisse passer à la caisse. » Le professeur intérimaire obéit docilement à son ancien professeur et retourna dans la cabine pour sortir de sa robe et tendre le tout aux femmes à l’extérieur en passant sa tête.
« Auriez-vous d’autres coloris dans les manteaux que je vous ai acheté, madame ? J’aimerais renouveler un peu ma garde-robe. »
La dame soupira, mécontente que la jeune femme lui demande encore après ces horribles manteaux gothiques qui ne la mettait en rien en valeur à ses yeux. « En noir et en vert émeraude, miss. Je vous les apporte. »

Edelweiss quitta la cabine d’essayage un peu après avoir essayé les deux manteaux et ne pouvant se décider entre les deux les prit tous les deux. Lorsqu’elle arriva à la caisse, elle surprit Minerva avec deux paquets dans les mains.
« Ne me dites pas que… Minerva ! » s’indigna-t-elle en voyant dépasser un bout d’étole du premier sac.
« Je ne tolérerais aucune protestation. Voyez cela comme un cadeau à la fois pour me faire pardonner et pour vous remercier de m’avoir fait vivre l’une des plus belles matinées de ma vie. » La jeune femme soupira à s’en dépendre les poumons alors qu’elle payait ses manteaux.
« Je vous ai déjà dit qu’il n’y avait rien à pardonner… Je ne vous ai pas demander de venir pour me faire payer mes affaires vous savez ? »
« J’en suis tout à fait consciente, oui. Nous y allons ? » Elles rétrécirent leurs paquets pour les mettre plus facilement en poche et quittèrent les lieux. Après s’être éloigné de la boutique, McGonagall reprit la parole : « J’ai toujours rêvé d’avoir une fille, je l’aurais sans doute beaucoup trop gâtée, mais c’est un rêve que je ne réaliserais jamais. Grâce à vous, j’ai vécu une journée dans la peau d’une mère ou d’une grand-mère qui emmène sa fille pour se préparer à un grand jour. Merci, Edelweiss. De tout mon cœur. »
Les confessions de Minerva émurent la jeune femme qui ne s’imaginait pas que ce qui sonnait comme une corvée pour elle rendrait la dame si heureuse. Elle lui prit le bras et l’entraîna vers les trois balais. « Dans ce cas, préparez-vous mentalement. Votre travail ne s’arrête pas là, Minerva. Je suis une vraie citrouille pour me maquiller et me coiffer. De quoi parfaire votre rôle de grand-mère de substitution. »

Lorsque les deux dames entrèrent aux trois balais, elles ne s’attendaient certainement pas à tomber nez-à-nez avec Alesto Bagman encore une fois en train de glousser au comptoir avec ses amis de beuverie. Edelweiss fit le tour de l’auberge des yeux, dans l’intention évidente de vider les lieux au plus vite, mais elle surprit un visiteur silencieux dans un coin qui bouillait sur place. « Minerva… rejoignez Severus et calmez-le si vous le pouvez. Je crois qu’il est temps que j’ai une petite discussion avec Alesto. » La dame eu un mouvement de surprise en découvrant le visage décomposer par la rage de son ancien élève et acquiesça avant de rejoindre l’ancien Mangemort au plus vite. La jeune femme inspira profondément avant d’aller se planter derrière ce qui semblait être son petit ami, bien campée sur ses pieds et les points sur les hanches. Ce dernier discutait encore de ses aptitudes, de sa chance d’avoir une petite amie au sang de vélane et de ses intentions la concernant. Pas étonnant en somme que son maître des potions soit littéralement en train de bouillir. « Tu n’en as pas marre à la fin ? » finit-elle par dire pour attirer l’attention du jeune homme. « Je pensais avoir été clair sur le sujet non ? »
Le tenancier de la boutique de soins aux créatures se retourna passablement surpris de se faire prendre la main dans le sac par celle-là même sur qui il tenait la discussion précédemment. « Ma chérie ! Oh relax, ma beauté, que serait la vie si on ne peut plus discuter de choses et d’autres entre potes. » Il tenta de la prendre dans ses bras, mais celle-ci se déroba prestement.
« Ma parole, tu es saoule de si bon matin ?! Ne me touche pas ! Lâche-moi ! » Alesto n’avait pas dit son dernier mot et entraîna la jeune femme à l’autre bout du comptoir pour finalement la collée contre le mur. Sur sa chaise, Severus venait brusquement de se lever, mais fût tempérée par Minerva qui lui assurait que la jeune femme saurait se débrouiller. Pour une fois, la jeune femme aurait voulu que la rouge et or ait raison, mais elle ne maîtrisait au contraire pas du tout la situation. Les relans d’alcool absorbé par le jeune homme lui chatouillait désagréablement les narines et lui donnait envie de vomir. Son visage trop prêt du sien, elle était bien forcée de le regarder dans les yeux.
« Il faut bien que je compense le manque d’action dans notre couple par quelque chose non ? Entre ton travail qui ne nous laisse pas le temps de nous voir et toi qui me repousse constamment, excuse-moi, mais j’ai le droit d’espérer plus ! » Siffla-t-il en lui serrant le poignet si fort, qu’elle crut un moment qu’il allait se casser.
« Cela ne justifie rien, Alesto… je t’ai dit que… » tenta-t-elle de se justifier.
« Que tu n’étais pas prête, oui… mais tu pourrais faire un effort ! Je suis un homme, j’ai des besoins aussi, mais tu ne sembles pas t’en rendre compte. » La pression sur son avant-bras s’accentua et la jeune femme commença à vouloir se débattre.
« Lâchez-la, monsieur Bagman. Je doute que cela règle votre querelle d’amoureux que vous lui brisiez le poignet. » Le concerné lâcha brusquement sa proie pour faire face au directeur de Poudlard en personne, qui se tenait derrière lui. « Tout va bien, miss Devonshire ? » Cette dernière acquiesça en se massant le poignet, elle passa à côté de l’homme émécher qui lui lança un regard qui semblait dire qu’il n’en avait pas fini avec elle. « Venez. Quant à vous, monsieur Bagman, je vous suggère de rentrer chez vous pour dégriser. » Le vieux sage passa un bras autour des épaules de la sorcière et l’entraîna vers le reste de ses collègues présents.

À peine fût-elle assise que Rogue lui saisit le coude pour inspecter son poignet encore rougit de la maltraitance imposée par le jeune homme. Edelweiss n’ouvrit même pas la bouche pour protester, ni ne réagit encore sous le coup de ce qui venait de se passer. Ses yeux fixaient le vide avec insistance, comme si le monde autour d’elle n’existait plus, comme si elle était seule au monde. Pourtant, autour d’elle les trois professeurs de Poudlard se faisaient par les uns aux autres de leurs impressions, mécontentements ou encore de certaines choses qu’ils rêvaient de faire subir à ce petit crétin. C’est finalement Albus Dumbledore qui attira l’attention des autres sur le fait que la jeune femme ne réagissait plus. « Severus ? » Demanda-t-il d’un air inquiet. Le concerné sortit sa baguette et la pointa discrètement vers la tempe d’Edelweiss, murmurant la formule qui lui permettait d’entrer dans la tête de la jeune femme. Il n’y avait pas de mur, il n’y avait pas de flamme. Ses défenses étaient inexistantes, pourtant il savait qu’elle les avait consolidés avec force ces dernières semaines. Ce qu’il y vit en revanche le fit sortir de là très rapidement, l’estomac noué, le visage tordu par une grimace d’horreur. Avait-elle sentit qu’il s’était introduit dans son esprit ? Peut-être. Toujours est-il que la sorcière rousse revient à elle et fixa le vert et argent d’un regard encore embrumer par le vide. L’échange fût terriblement intense, comme si le temps s’était suspendu, comme s’ils communiquaient par télépathie, alors que ce n’était qu’un échange de regard. Soudain, elle se leva et vida les lieux, sans un mot et sans plus de bruit que la chaise qui avait racler le sol. Un temps mourut de nouveau avant que Minerva ne prenne la parole : « Qu’avez-vous vu ? » sa voix trahissait sans mal son inquiétude. L’ex-mangemort déglutit avant de desserrer les dents. « Une ruelle. Une bande de jeune hilare. Principalement des garçons. Une adolescente meurtrie au sol. » Il osa alors regarder Albus Dumbledore. « Il n’obtiendra jamais rien d’elle, ça je peux vous l’assurer. »
« Ne faites rien qui puisse vous nuire, Severus. »
« Oh, mais je ne compte pas m’en prendre à lui. Il va se l’aliéner tout seul comme un grand comme il est parti là. » À son tour, le maître des cachots vida les lieux pour retourner à ses occupations du jour.
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