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 Tempus Fugit  Fanfiction Harry Potter

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MessageSujet: Re: Tempus Fugit  Fanfiction Harry Potter Sam 10 Sep - 1:43

Oooh j'adore ! hate La réaction de Rogue dans ce post est juste parfaite. chou On sent qu'il ne va pas pouvoir se contenter de rester son amie longtemps. siffle

Superbe post. inlove
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MessageSujet: Re: Tempus Fugit  Fanfiction Harry Potter Lun 3 Oct - 18:13

Désolée de répondre que maintenant, le retour en cours tout ça gosh
Et oui, notre Severus adoré commence à s'échauffer lool mais c'est un homme compliqué :arf:

Chapitre 13: Underwater.

La jeune rousse marchait dans les couloirs de Poudlard, une légère lueur brillant au sommet de sa baguette. C’était son jour de patrouille à la recherche d’élèves enfreignant le règlement. La discipline avait été durcie par la grand inquisitrice qui soupçonnait qu’il existe des réunions d’élève et ce malgré le décret qu’elle avait édité concernant leur interdiction. Elle avait beau être habillée de pied en cape, le froid mordait son corps et engourdissait ses articulations. Minuit approchait à grand-pas, sa garde était donc presque terminée, elle prit le chemin du retour vers ses appartements pour y retrouver la chaleur et son fléreur dans le même temps. Une bonne nuit de sommeil, c’est ce qu’elle espérait désormais et si possible réparateur. Elle resserra sa cape autour de ses épaules et se dirigea vers les escaliers en silence et en essayant de ne surtout pas éveiller l’attention des tableaux endormi qui risquerait de la sermonnée d’ainsi les déranger. De plus, elle craignait un coup foireux de la part de Peeves, qui depuis son arrivée en tant que professeur n’avait pas encore osé s’attaquer à elle. Elle pariait fort que ce ne soit en prévision d’une blague qu’elle ne risquait pas d’oublier. Parvenue au rez-de-chaussée, la chaleur de son sang sembla se dérobée et elle se retourna brusquement, persuadée d’avoir senti une présence dans son dos. Rien. Elle parcouru la porte de l’école à l’aide du faisceau lumineux émergeant de sa baguette, mais celle-ci était –comme elle s’y attendait- parfaitement close et verrouillée. La jeune femme secoua sa longue crinière d’un geste agacé avant de reprendre sa marche en se traitant mentalement d’idiote. Avec toutes les précautions prisent par Dumbledore, que pourrait-il bien se produire. Elle regagna néanmoins ses appartements au pas de course toujours parcourue par ce sentiment d’oppression. Lorsqu’Edelweiss retrouva la chaleur de ses appartements, elle soupira d’aise et retira sa longue cape pour la posée sur le canapé où se trouvait Amour. « Tu aurais au moins pu m’accompagner, flemmard ! » Le félin ouvrit un œil avant de bondir sur ses pattes, son pelage gonflé et grondant violemment. « Amour ? Qu’est-ce que… » Son hurlement se perdit dans la main qui venait de s’accrocher à sa bouche pour la faire taire. Elle tenta de se débattre, mais une autre entrave apparu autour de son torse et un pied la fit ployer jusqu’à ce qu’elle tombe à genoux au sol. Le fléreur s’élança alors toutes griffes dehors sur l’assaillant de sa maître, tentant de le désarçonné, ce qui permit à la jeune femme de ramper en avant pour échapper à la prise de son agresseur. Les cris de rage d’Amour se mêlait à ceux de l’homme qui avait pénétré dans ses appartements, jusqu’à ce qu’il parvienne à se débarrasser du félin qui s’écrasa devant les yeux d’Edelweiss. « Avada Kedavra ! » Un éclair vert jaillit en direction de l’animal qui tentait de se relever. Ce dernier s’effondra alors, sans plus aucune étincelle de vie dans les yeux, raide et froid. « NON !!! AMOUR !! NON !!! » Hurla la bleu et bronze qui ne réfléchissait même plus à la situation, tentant d’agrippé le corps inanimé de son animal de compagnie, les yeux baignées de larmes de colère et de tristesse. Ses protestations moururent lentement au milieu des sanglots et des gémissements de douleur. Son cœur était déjà en miette et elle pressentait que son corps le serait bientôt aussi. Un moment de lucidité, elle dégaina sa baguette, mais l’inconnu avait tout prévu. « Expelliarmus ! » L’objet lui vola des mains, elle fût retournée comme un vulgaire sac de pomme de terre et tirée par les chevilles jusque sous le corps de son agresseur. « Tu es à moi… » Son visage se peignit d’horreur en découvrant l’identité de son agresseur. Des cheveux châtains encadrait un visage pourtant si angélique, rehaussé par des yeux d’un bleu si pur qu’on aurait pu croire qu’il s’agissait de l’océan. « Toi… pourquoi ? » Son corps sembla se vidée de toute énergie, permettant ainsi au jeune homme de faire apparaître des liens invisibles aux endroits stratégiques. L’instant d’après, il commençait à lui arracher les boutons de son manteau gothique tout en riant. Reprenant conscience du danger imminent, la sorcière se mit à ruer sous le poids de ce corps honi, tel un cheval furieux. Alesto lui assena une claque magistrale avant de la forcer à le regarder. « Regarde-moi, sale pute ! » Dans son brouillard de larme, elle tenta de le regarder, mais son visage devenait flou, difforme. « Oui, tu n’es jamais qu’un sale monstre. » Ses cheveux changèrent du châtain au noir, sa voix descendit de deux tons en graves et finalement, ce n’était plus Alesto qu’elle avait sous les yeux. C’était Severus Rogue.

Edelweiss se releva en sursauté, couverte de sueur, l’air affolé, mais belle et bien allongée dans son lit à baldaquin. Frénétiquement, elle se mit à chercher quelque chose avant que ce qu’elle cherchait ne finisse par lui atterrir tout chaud dans les bras. « Amour ! Oh, Amour… » Elle sera le fléreur dans ses bras avec une avidité qu’elle ne se connaissait pas, étouffant ses sanglots dans les poils gris et soyeux de son petit compagnon. L’animal frottait frénétiquement sa tête contre le visage de sa maîtresse puis chercha à faire sa place au creux de son cou à l’aide de son museau, comme si sa vie en dépendait. Il se répendait en petit cri, doublant ses ronronnements pour rassurer celle qu’il aimait temps. « J’ai eu si peur… ça semblait tellement réel. » Elle se redressa enfin et planta son regard dans celui d’Amour qui semblait la questionnée. « Un cauchemar… rien de plus qu’un cauchemar. » La jeune femme se laissa retomber contre son oreiller et fixa son ciel de lit en soupirant longuement. Le fléreur vient alors se rouler en boule prêt de sa tête et lui lécha tendrement la tempe gauche. La peur noua l’estomac du professeur intérimaire, la possibilité qu’elle replonge dans ce cauchemar lui hurlait de ne surtout pas se rendormir et à vrai dire, elle ne savait pas bien comment elle pourrait y parvenir. Elle tritura l’une de ses mèches de cheveux, elle devait dormir. La semaine avait été longue entre les cours dispensés aux élèves, ses cours de potions et elle devait en plus se mettre à étudier pour ses examens de janvier. Il existait bien un moyen, elle le savait, mais cela impliquait qu’elle quitte sa chambre et après cela, elle n’était pas vraiment rassurée. Elle secoua sa tête avant de se décider à quitter son lit. « Bon sang, Edelweiss ce n’était qu’un cauchemar. » se rassura-t-elle. Elle enfila ses pantoufles et sa robe de chambre, n’oublia pas sa baguette avant de vider les lieux avec Amour sur les talons.

La Serdaigle avait initialement penser à aller frapper à la porte de Rogue, mais elle s’était ravisée au dernier moment, se rappelant que le Serpentard était de corvée inspection des couloirs avec Rusard ce soir. Il ne lui restait donc plus qu’une possibilité : réveiller Madame Pomfresh pour obtenir une potion de sommeil sans rêve. Elle était presque à destination lorsque quelqu’un la héla dans le couloir. « Edelweiss, que fais-tu dehors à cette heure ? » la questionna son interlocuteur qui n’était autre que le professeur en charge des tours de gardes anti-élèves hors des dortoirs. Un coup de chance dans son malheur pensa la jeune femme, qui ne devrait dès lors pas subir le courroux du cerbère de l’infirmerie. Quant au fléreur qui avait décidé de la suivre comme son ombre, dans un besoin de protection après cette nuit agitée, il allait se coller dans les jambes du maîtres des cachots et s’y frotter tendrement.
« Severus, tu ne peux pas mieux tomber. Je venais voir madame Pomfresh pour lui demander une potion de… AAAAAAAAAAAAAAAH !!! » La jeune femme n’eut effectivement pas l’occasion de terminer sa phrase qu’elle se retrouva trempée de la tête aux pieds. Elle ressentit un passage froid dans tout son corps avant de voir s’envoler sa robe de chambre dans les airs. « PEEVES !!! » Pour toute réponse, l’esprit frappeur lui lança à nouveau une douche froide avant de partir dans un grand rire, traversant un mur et laissant retomber au sol la robe de chambre détrempée au sol comme un tas de chiffon. La scène s’était passée tellement vite que personne n’avait eu le temps de réagir et en ce qui concernait Severus Rogue, il était maintenant plus préoccupé par autre chose que le fantôme facétieux. En effet, il ne parvenait pas à détacher son regard de la sorcière dont le pyjama trempé en dévoilait un peu trop. C’est finalement Amour qui décida que s’en était assez en miaulant un grand coup. L’ex-mangemort revient sur la terre ferme et sortit sa baguette dans un but évident de secourir la jeune femme. Il tenta d’abord l’enchantement de Récurvite, puis celui de Tergeo, mais rien n’y fit, Edelweiss était toujours trempée de la tête aux pieds.
« Moi qui me disait dernièrement que je n’avais pas encore eu droit à être baptisée par lui, voilà qui est fait. » Elle se pencha pour ramasser quelque chose au sol et soupira. « Les sortilèges ne serviront à rien, ce sont des bombes à eau d’inventions frères Weasley… Ils auront pensé à placer un sort qui empêche les victimes de se sécher à l’aide de la magie. Comment diable Peeves a pu s’en procurer ? »
« Dolores à confisquer tout leur stock, je suppose que ce farceur aura été en pêcher dans le bureau de notre chère inquisitrice. Tiens. » Il lui tendit sa cape et elle ne se fit pas prier pour s’enrouler dedans, sa mâchoire avait effectivement commencé à claqueter et elle tremblait également de tout son corps. « Donc, tu disais que tu étais ici pour quoi déjà ? » demanda-t-il en reprenant le chemin des cachots par l’escalier le plus proche.
« Il me faudrait une potion de sommeil sans rêve. » Au bout de quelques mètres, elle retira ses pantoufles, préférant marcher pieds nus que de subir les assauts d’eau dans ses pieds à chaque fois qu’elle posait le pied au sol. « Au départ, je voulais venir te trouver, mais je me suis souvenue que tu étais de garde. » Sur ces mots, elle éternua un grand coup, manquant de peu de descendre l’escalier en colimaçon sur les fesses, avant de resserrer à nouveau la cape autour d’elle. « Rappel-moi d’aller en toucher deux mots au Baron Sanglant, il ne va pas s’en tirer comme ça… »
« D’abord, je pense qu’il va falloir que tu prennes une douche chaude et que tu enfiles des vêtements secs. Je dois avoir ce que tu cherches… Mais, je ne te donnerais pas ça à moins d’une bonne explication, je suppose que tu le sais. »
La jeune femme acquiesça, résignée à raconter son cauchemar même si honnêtement, à choisir elle aurait préféré parler de ça avec Madame Pomfresh. Elle n’était pas dedans elle. En moins de temps qu’il n’aurait fallu pour le dire, elle se trouvait au beau milieu des cachots à quelques mètres des appartements de Rogue avec une horrible sensation de froid dans tous le corps. « Inutile que je te fasse parcourir le chemin jusque chez toi avec ce froid, à moins de vouloir te rendre malade pour de bon. Qu’est-ce qu’il foute dans leurs farces ces deux-là. » dit-il en posant sa main fraîche sur le front de la jeune femme qui lui semblait monter rapidement en température.
« Sait pas… ils ont peut-être un contrat avec Poppy pour lui envoyer du travail. » Tenta-t-elle d’ironiser, même si la situation ne lui plaisait pas du tout, pas plus qu’à Severus visiblement. Une fois dans les appartements du maître des potions, elle se planta devant le feu, même si elle doutait que ce soit indiqué en cas de monté de fièvre, mais pour le coup, elle voulait de la chaleur et vite. Quant à Severus, il avait rapidement disparu derrière une porte pour ressortir de la pièce quelques minutes plus tard. « Je t’ai mis des serviettes propres dans la salle de bain et de quoi t’habiller le temps que tes vêtements sèchent. Balancent-les dans la chambre avant d’aller sous la douche. » Edelweiss retira la cape noire qui lui avait servi de cache misère le temps du chemin et la rendit à son propriétaire qui émit quelque précision. « Chambre, première porte à gauche. »

Ainsi, la rouquine se retrouva seule dans la salle de bain de son professeur avec un sentiment de malaise grandissant. En même temps, il ne se serait jamais imaginer faire ça du temps où elle était élève et encore moins maintenant. Bref, plus vite elle serait réchauffée et au sec, plus vite elle aurait sa potion et plus vite elle serait de retour dans sa chambre. Une fois totalement déshabillée, elle laissa tomber ses vêtements trempés de l’autre côté de la porte qu’elle referma à clé. Non pas qu’elle s’imagine qu’il soit capable d’entrer dans la pièce alors qu’elle était en tenue d’Eve, mais la prudence était son maître mot ce soir. L’ombre de son cauchemar faisait planer au-dessus de sa tête des relents de peur intestines. D’ailleurs, elle posa sa baguette le plus près possible de la cabine de douche, au cas où. « Je deviens paranoïaque » se dit-elle avant de tourner le bouton d’appel d’eau. La douche fût certes brève, mais salvatrice de par sa chaleur, surtout après une douche glacée en pleine hiver. En quittant la cabine de douche, elle s’enroula dans une serviette verte extrêmement moelleuse, ce qui la fit rire en pensant à qui elle appartenait et elle fit de même avec ses cheveux pour ne pas ressortir avec des cheveux entièrement trempé. Elle observa un moment les lieux qu’elle n’avait pas analysés, trop pressée à l’idée de se réchauffer. La salle de bain était sombre, mais étonnamment les couleurs ne reflétaient en rien la personnalité de Severus. Le carrelage était fait en noir et blanc, très classique au final pour une salle d’eau. Un détail lui arracha un sourire au niveau du lavabo. Trônait là, une brosse à dent neuve et un dentifrice commencé depuis peu, bref c’est qu’il avait pris la remarque au sérieux. Finalement, elle quitta les lieux après avoir enfiler un pyjama d’été entièrement noir d’homme et rejoignit le salon.

Severus était penché sur son bureau, occupé à préparer une potion pour éviter que sa jeune élève ne tombe malade. Il avait délaissé sa trop célèbre redingote et son foulard pour laisser apparaître la chemise blanche qu’il portait toujours en dessous. Le col entrouvert, les manches retroussées, lui donnant un petit côté négligé qui lui allait somme toute mieux que son air trop sévère. Il avait remonté ses cheveux en catogan à l’arrière de son crâne, allégeant ainsi son visage aux traits prononcés, les rendant tout de suite moins ingrats en vérité. Edelweiss était soufflée de voir à quel point il pouvait être différent une fois qu’il changeait un rien sa tenue. En vérité, à cet instant, elle le trouvait beau et même carrément attirant. Et c’est là que le bas blessait véritablement pour elle. Cela lui semblait absurde d’être attirée physiquement par Rogue, à tel point qu’elle remisa cela sur le compte de la vélane en elle qui faisait de nouveau des siennes depuis quelques temps. En fait depuis que sa relation avec Alesto battait de l’aile. Elle se râcla la gorge pour signaler sa présence et s’approcha de l’homme occupé pour observer ses faits et gestes. « J’ai vu que… ma remarque sur l’hygiène buccale avait fait mouche. » dit-elle avant de croiser son regard. « Désolée, je ne voulais pas être désobligeante. »
« Tu étais en colère, mais quelque part… c’était un mal pour un bien.
 » Il lui tendit une coupe pleine d’un liquide vert tout sauf ragoûtant. « Cul sec. Il faudra attendre pour l’autre, elle mijote encore. »
Edelweiss soupira et s’enfila la potion d’une traite avant de faire une horrible grimace et de rendre le verre à son propriétaire. « Pouah ! Pourquoi il faut toujours que ce soit infecte pour que ce soit bon pour le corps. » Puis, elle se retourna pour aller s’asseoir dans le canapé près du fléreur endormi et remonta ses jambes sous son menton. Le potioniste quant à lui rangeait paisiblement ses affaires en attendant, histoire de ne pas avoir les yeux trop baladeurs. Le silence s’installa, plutôt dérangeant pour eux qui avait pris l’habitude de parler de choses et d’autres. Finalement, la demoiselle rompit le silence.
« Il est neuf… » Rogue se retourna pour la regarder avec un air d’incompréhension sur le visage. « Le pyjama. »
« Ah… oui, je n’en porte jamais à vrai dire. » Ses joues se tintèrent de rouge après qu’il ait pris conscience d’avoir révélé un aspect très privé de sa vie. Il soupira et s’asseyant dans un des fauteuils mono personnel près de la cheminée il retira ce qui tenait ses cheveux attachés.
« Tu étais mieux quand tu avais les cheveux attachés. Je dis ça, je ne dis rien. » Les yeux bleus de la jeune femme se portèrent sur le félin endormi et elle se mit à jouer à faire des dessins dans les poils de l’animal. « En fait, je dirais même que tu es plus attirant quand tu ne ressembles pas à… ce que tu ressembles d’habitude. Pourquoi tu n’es pas comme ça plus souvent ? » Elle releva les yeux pour les plongés dans le regard d’obsidienne qui se détourna peu après.
« Pourquoi voudrais-tu que je le fasse ? » se rembrunit-il en croisant les jambes et en martelant du bout des doigts les accoudoirs du fauteuil.
« Ah oui, c’est vrai qu’à l’âge canonique de trente-cinq ans, c’est mort pour toi de vouloir avoir une vie amoureuse ! Bon sang, Severus… Tu pourrais avoir de l’ambition dans un domaine au moins. Je ne sais pas moi, te trouver une petite amie pour commencer. » Elle soupira avant de se lever pour aller lui faire face en posant ses mains sur les siennes. « Tu vaux mieux que cette vie d’ermite que tu t’es choisie… Je ne sais pas pourquoi d’ailleurs et en fait je m’en fiche complètement ! Moi ce que je vois, c’est quelqu’un de complexe, qui a besoin d’attention, mais qui fuit quiconque essaie de l’aider !»
« Et toi, tu mérites mieux qu’un pauvre type comme Alesto ! » Lança-t-il d’un ton acide. « Mais laisse-moi deviner… tu vas me dire que tu l’aimes et que par conséquent tu lui pardonneras tout ! Que la dernière fois aux trois balais, il ne l’a pas fait exprès, qu’il était sous le coup de l’alcool ! » Le Serpentard se leva d’un bond, forçant la jeune femme à faire plusieurs pas en arrière, les yeux grands ouverts, l’estomac noué par la peur de voir son ami dans cet état de colère.
« Severus… ce n’est pas… » tenta-t-elle de commencer d’une voix calme, mais trahissant son anxiété naissante.
« Oh ça va, je les connais les excuses. Pendant près de treize ans, j’ai entendu ma mère me sortir ces excuses pendant que mon père se saoulait et lui tapait dessus avant qu’il se désintéresse d’elle pour tourner les coups sur moi ! L’amour a bon dos dans ce genre de cas ! C’est bien vrai ce qu’on dit, il rend aveugle, mais il vous rend surtout idiot !» Edelweiss se retrouva acculée contre un des coins de la cheminée, littéralement perdue dans ce tourbillon de reproche que lui envoyait l’homme sombre à la figure. Elle faillit trébucher contre le tisonnier, mais se rattrapa de justesse au col de Severus. C’est tout ce qui lui fallut pour reprendre pied et hurler au visage de la chauve-souris des cachots : « JE NE L’AIME PAS ! »
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MessageSujet: Re: Tempus Fugit  Fanfiction Harry Potter Lun 3 Oct - 18:23

Chapitre 14: Kiss by a rose.

Blanc. Les deux protagonistes se fixaient en silence. L’un, le visage peint d’incompréhension. La seconde reprenant son souffle et les yeux déjà mouillée par les larmes de colère et peut-être un peu de honte. « Je ne l’aime pas… je… j’en aime un autre. Une chimère plus exactement… » Ses doigts se crispèrent davantage sur le col de la chemise immaculée et elle fixa ses yeux lapis lazuli sur le premier bouton. « Ce n’était qu’une passe, que le besoin profond de la vélane en moi qui cherchait la stabilité, à plaire et à se sentir désirée, mais je ne peux pas… Je ne peux pas… » Une larme roula sur la joue de la jeune femme et elle lâcha enfin l’homme qu’elle agrippait pour passer à côté de lui. « J’ai assez vu la violence pour encore la supporter. Tu le sais… tu n’as vu qu’un dixième de ce que j’ai vécu, mais je ne peux pas croire que tu puisses ne pas comprendre. Je ne peux pas croire que tu ais pensé une seconde que je lui pardonnerais d’avoir levé la main sur moi, même qu’une seule fois. » Elle retrouva la sécurité du canapé de cuir noir, celle du fléreur qui était sorti de sa torpeur, alertez par les cris et la dispute des deux sorciers. Ses jambes contre son torse, la jeune femme fixait ses pieds nus.
« Excuse-moi… ma haine pour lui a pris le dessus. Je suppose… qu’il était inévitable que je ne finisse pas par exploser. Pardonne-moi… » Severus Rogue était à présent accroupis face à son élève, ses mains entouraient délicatement les chevilles de la rousse et il cherchait un contact visuel avec elle. Lorsqu’il le trouva, il reprit la parole. « Est-ce que tu arrives encore à faire confiance aux hommes après tout ça ? »
« C’est difficile. Je me méfie de tout le monde de toute façon. » Elle haussa les épaules puis détourna le regard avant de soupirer. « Les humains m’ont trop souvent déçue pour que ce soit encore facile. Je pensais qu’il était différent, je voulais le croire plutôt… mais j’ai compris la dernière fois, que je n’étais qu’un objet, qu’un nom en plus à son tableau de chasse. » Discrètement, Amour se déplaça vers l’autre extrémité du canapé pour laisser la place au Serpentard qui prit la place sans se faire prier. « J’aurais dû écouter, Amour. J’aurais dû t’écouter. »
« Dans ta situation, je pense qu’il est normal de faire des erreurs. Je ne sais pas… je n’ai pas la malchance d’être embourbé avec des sangs aussi différents qui se font la guerre. Tu ne dois pas t’en vouloir, Edelweiss. Regarde-moi. » Elle s’exécuta docilement et l’obsidienne rencontra l’azur. Un instant, la possibilité de capturer les lèvres de la jeune femme traversa l’esprit du potioniste, qui la chassa d’une main invisible pour reprendre le cours de la discussion. « Ne laisse pas un garçon gâcher tout. Encore moins ce crétin manipulateur. Pense à cet autre jeune homme… »
« Ah… lui… » soupira-t-elle avant de laisser retomber son front sur l’épaule de Severus. « Faudrait que je l’oublie, mais il faut croire que dame nature m’en veut. »
« Ne me dit pas que tu vas laisser Alesto gagner ou je… » commença-t-il en optant pour son ton professoral qui ne souffrait en général aucunes protestations.
« Non ! C’est juste que je ne sais même pas qui il est. » Elle releva la tête en voyant l’air surpris de Rogue et elle ne put s’empêcher d’arborer un sourire défaitiste. « Tu te souviens du bal l’année dernière où je me suis retrouvée seule comme une pauvre idiote ? Eh bien, un jeune homme m’a ‘sauvé’ la mise en m’invitant à danser. Et avant-même que je ne puisse lui demander son nom, il s’était évaporer et mon cœur avec lui. Depuis, je tâche de récupérer cet idiot de palpitant et d’oublier le fuyard. Pathétique n’est-ce pas ? » Conclu-t-elle avec un rire jaune en reposant sa joue sur l’épaule amicale offerte.

Comment lui dire sans passer pour un menteur. Comment lui dire sans qu’elle ne lui rit au nez. Le regard d’obsidienne se perdit dans la contemplation du feu qui brûlait dans la cheminée. À cet instant, il maudissait la vie d’être si compliqué et surtout de se l’être compliquée de la sorte. Une petite main se faufila dans la sienne, il resserra ses doigts autour de celle-ci et goûta le plaisir de sentir la peau de la jeune femme en contact –si fugace soit-il – avec la sienne. Finalement, il se décida à répondre : « Non, c’est plutôt romantique comme idée. » Il posa sa joue contre la tête de la jeune femme, humant discrètement l’odeur d’eucalyptus que dégageait ses cheveux, ce qui le fit sourire. Elle avait utilisé son shampoing sous la douche et pendant un instant, il eut simplement l’impression qu’elle lui appartenait un peu. « Tu m’accompagne au bal ? » murmura-t-il comme une prière silencieuse, un vœux secret inavouable. D’ailleurs, il regretta un instant toutes ces paroles. Que ce soit l’énonciations du romantisme ou son invitation non dissimulée.
« D’accord… » fini-t-elle par répondre en serrant à son tour la main de l’homme qui lui était semblable à une bouée de secours à laquelle elle s’accrochait désespérément.
« Mais ? » Questionna alors l’homme sombre, ayant perçu comme une pointe d’appréhension dans la voix de la jeune femme et cela lui d’ailleurs comme un pincement au cœur.
« Je ne sais pas danser… » Elle se redressa et le regard avec une petite moue désolée. « Je serais absolument ridicule. Heureusement, ça ne tue pas. »
« Ce n’est pas grave, je peux t’apprendre… »
« Tu sais faire ça, toi ? » Puis se rendant compte de ce qu’elle venait de dire, elle s’excusa. « Désolée, je ne mets pas en doute tes talents de danseurs, en fait… plus ceux de professeur de danse. » À ces mots, Severus se mit à rire et se leva pour lui tendre la main pour l’inviter à se lever.
« Bien sûr, je pourrais bien t’épater à ce sujet. On a encore le temps de faire un premier essai avant que ta potion ne soit prête. »

Il pointa sa baguette sur la radio qui trônait dans un coin du salon pour qu’elle s’allume, puis sur la table basse pour qu’elle libère l’espace en allant se glisser entre le bureau et le mur. La radio cracha un moment avant de s’arrêter sur une station moldue qui passait un morceau lent qui se prêtait assez bien à un slow. Il prit délicatement les mains de la jeune femme pour les positionner sa main gauche sur son épaule puis, plongeant ses yeux dans les siens avant d’aller plus loin. « Tu me fais confiance ? » lui demanda-t-il alors que ses mains restaient en suspens dans l’air.
« À toi oui… toujours… » Il posa alors sa main gauche sur la hanche gracile de la sorcière et serra sa main droite dans la sienne, avant de se rapprocher d’elle. Oh oui, il aurait pu profiter de la situation, mais il ne le fit pas, ce n’était après tout pas son style.
« Ton pied entre les miens et laisse-moi te guider. Détends-toi et laisse-toi aller. »

There used to be a greying tower alone on the sea.
You became the light on the dark side of me.
Love remained a drug that's the high and not the pill.

But did you know,
That when it snows,
My eyes become large and,
The light that you shine can be seen.

Baby, I compare you to a kiss from a rose on the gray
Ooh, the more I get of you, the stranger it feels, yeah
And now that your rose is in bloom
A light hits the gloom on the grey


Le pied de la jeune femme se retrouva malencontreusement sur celui de son partenaire de danse et elle se raccrocha à lui avant de grimacer. Elle se fit mentalement la remarque que c’était heureux qu’ils soient tous les deux pieds nus. Elle n’était déjà pas bien grande, son menton atteignant à peine l’épaule de Severus, mais avec ses souliers ça aurait été encore pire. Et si, elle avait laissé son pied traîner sous le sien…
« Je suis parfaitement ridicule… » soupira-t-elle en fixant à nouveau le premier bouton de la chemise blanche qu’elle avait en face de ses yeux.
« Bien sûr que non. » Il lâcha sa hanche un instant pour la faire tourner sur elle-même durant la partie instrumentale qui suivit pour l’étourdir un peu et l’aider à se détendre.

There is so much a man can tell you, so much he can say
You remain my power, my pleasure, my pain, baby
To me you're like a growing addiction that I can't deny
Won't you tell me is that healthy, baby
 
But did you know
That when it snows
My eyes become large and
The light that you shine can be seen

Baby, I compare you to a kiss from a rose on the gray
Ooh, the more I get of you, the stranger it feels, yeah
And now that your rose is in bloom
A light hits the gloom on the grey


Le plan du Serpentard avait fonctionné mieux qu’il ne l’avait escompté. Edelweiss était à présent totalement détendue évoluant dans ses bras comme si elle avait toujours su danser. En vérité, la jeune femme se sentait toujours gauche, mais elle avait plongé son regard dans les deux onyx qui formait celui de son cavalier d’un soir et elle avait ainsi quitter la réalité. Elle s’était perdu dans les ténèbres d’obsidiennes et le sol sous ses pieds lui était devenu totalement indifférent, les mouvements initiés par l’homme une seconde nature. Elle revient un instant sur terre lorsque raisonna sa voix chaude et suave : « Pousse sur tes pieds et soutiens toi à mes épaules. » Un instant plus tard, à la fin du nouveau temps instrumental, elle était dans les airs et elle riait comme une enfant soulevée par son père à bout de bras, qui aurait l’impression de voler.

I've been kissed by a rose on the gray
I've been kissed by a rose
I've been kissed by a rose on the gray
And if I should fall along the way
I've been kissed by a rose
...been kissed by a rose on the gray


L’homme sombre tourna un instant sur lui-même avant de la reposer au sol. Le sérieux initial se perdit dans un enchevêtrement de pas emprunter à différent type de danse, mais ce n’était pas le plus important. L’important c’est qu’ils s’amusaient tel deux adolescents, oubliant pour un temps les difficultés d’une vie d’adultes, les responsabilités d’un professeur, les déboires amoureux, tout cela sous l’œil très attentif d’un certains fléreur qui ronronnait doucement de satisfaction. Entre sourire complice et rire éclatant, plus rien d’autre n’avait d’importance que cette courte parenthèse hors du temps.

There is so much a man can tell you, so much he can say
You remain my power, my pleasure, my pain, baby
To me you're like a growing addiction that I can't deny
Won't you tell me is that healthy, baby

But did you know
That when it snows
My eyes become large and
The light that you shine can be seen

Baby, I compare you to a kiss from a rose on the gray
Ooh, the more I get of you, the stranger it feels, yeah
And now that your rose is in bloom
A light hits the gloom on the grey


Les cheveux roux lui caressaient parfois le visage, son cœur se serrait lorsqu’il la voyait sourire et s’épanouir de la sorte dans ses bras. Par instant, elle lui rappelait tellement une autre. Le fantôme de Lily Evans s’accrochait encore à lui, comme pour lui rappeler sa sinistre implication dans la tragédie qui s’était joué à Godric’s Hollow, il y a si longtemps maintenant. Il les sentait sur ses épaules, ses doigts fantomatiques et tout le poids de la culpabilité qui faisait de pair avec eux. Un court instant, il accrocha son regard rieur et son cœur se gonfla d’une douce chaleur qui irradia alors le reste de son être. Elle n’était pas Lily, elle ne le serait jamais et il ne voudrait jamais qu’elle le soit. Elle était sa rédemption, la lumière dans le brouillard opaque qu’était devenu sa vie. Une rose en fleur, l’éclosion de la femme à l’aube d’une vie d’adulte qu’il n’avait qu’à cueillir en tendant la main et pourtant… Cela lui semblait tellement insurmontable. Comme si le bonheur pouvait être un fardeau, comme si la vie pouvait être une montagne infranchissable, il la laissait lui échapper. Il avait eu l’occasion de se déclarer, de la conquérir et de s’opposer à Alesto, mais il l’avait laissée partir. Il n’y pouvait sans doute plus rien et ça, il en crèverait. Oh oui, il en crèverait lorsqu’il la verrait avec un autre, lorsqu’elle aura oublié les chimères de cet amour pour un inconnu qu’elle ne reverrait pas…. Alors, il réduit à néant l’espace entre eux, reprenant le slow dans sa plus stricte expression. Pendant un court instant, il la serrerait aussi fort que la bienséance le lui permettrait. Pendant un petit moment, elle lui appartiendrait. Il regretta presque aussi tôt, lorsque ses courbes féminines se pressèrent contre son corps, il n’était qu’un home après tout. S’il savait encore contenir ses ardeurs pour le moins déplacée, de son point de vue, il n’en était pas moins ronger par le désir profond d’unir ses lèvres aux siennes et de parcourir son corps de ses mains avides de tendresse charnelle.

Yes, I compare you to a kiss from a rose on the gray
Ooh, the more I get of you, the stranger it feels, yeah
And now that your rose is in bloom
A light hits the gloom on the gray


Pressée contre le corps de Severus, la jeune femme n’opposa aucune résistance, ne ressentit aucun malaise. Pourtant, il y a quelques semaines encore, elle aurait tenté de fuir, elle aurait trouvé cela déplacé et malsain. Elle se souvenait encore de la surprise ressentie lorsqu’elle l’avait entendu l’appeler par son prénom, d’avoir assez mal tolérer d’être si proche de lui alors que la distance était respectable. Cela avait disparu, comme si ça n’avait même jamais existé. Elle n’avait jamais été si proche d’un homme et pourtant, ça lui semblait si naturel en ce moment. La chaleur grimpa en flèche dans son petit corps contaminé par celle de son cavalier. Elle avait appris à connaître bien des facettes de ce trop mystérieux sorcier, de cet être honni par tous ces élèves qui cachait en vérité un être complexe, mais ô combien surprenant et aimable, quand il le veut bien. Et là, elle réalisait à quel point il lui plaisait, à quel point elle était bien avec lui, contre lui, dans ses bras ou simplement à côté de lui. Elle se surprit à penser qu’à la fin de l’année scolaire, elle ne le verrait sans doute plus ou plus comme maintenant et son cœur se serra. Se satisfait-elle réellement de l’avoir pour ami ou envisageait-elle la possibilité d’une évolution ? Elle était déchirée. Entre la chimère et le réel. L’envie d’oublier et la difficulté de le faire. Sans le savoir, elle vivait les mêmes tourments que son professeur et ami, à un degré cependant nettement différent. Sa main gauche glissa de l’épaule du maître des potions jusque sur poitrine de ce dernier qui se soulevait au rythme régulier de sa respiration.

Now that your rose is in bloom
A light hits the gloom
On the gray…


La chanson mourut tout en douceur et sans un mot prononcé, la radio se tût pour de bon. Les corps en mouvement s’étaient arrêtés, les yeux se fixaient encore, dans l’attente de quelque chose qui tardait à venir. Le souffle brûlant de l’homme se répercutait sur les lèvres purpurines de la jeune femme, il hésitait. Il hésitait entre la lâcher et prolonger encore un instant cette sensation de béatitude qui le parcourrait depuis qu’elle se tenait dans ses bras. La jeune femme tergiversait également entre se détacher de lui et rester là où elle était si bien. Elle pataugeait dans la marée montante de ses sentiments qui lui hurlait d’agir et sa raison qui ramait en surface pour lui dire de rentrer dans ses appartements. Cela paraissait une éternité et pourtant ce n’était qu’une poignée de seconde, peut-être une pincée de minutes. Ses yeux bleus se posèrent sur les lèvres fines et trop clair de son partenaire. Raison… sentiments… qui allaient gagner le combat. Une tension dans sa nuque, elle la chassa d’un léger mouvement avant d’être emporté dans le torrent de la passion. Timide certes, mais la rousse venait de manière presque inconsciente de poser ses lèvres pulpeuses sur celle du grand brun.

La surprise fût la première chose qu’il ressentit, rêvait-il ? La sensation de papillons voletant dans son ventre lui fit comprendre que non. Ses mains serrèrent avidement sur la taille fine de d’Edelweiss, comme pour se convaincre encore d’avantage qu’il vivait quelque chose de réel. C’était doux, tendre et trop chaste pour lui, mais il y remédia assez vide. Sa bouche se fit quémandeuse, presque conquérante et absolument possessive. Elle céda, elle ferma les yeux et se laissa partir comme elle n’avait même pas oser le faire durant leur petit cours de danse improviser. Le cœur de la jeune femme pulsait dans sa cage thoracique au point qu’elle aurait cru possible un instant qu’il la perce pour s’en échapper. Brûlante, elle en tremblait pourtant comme si elle avait rejoint l’Antarctique. Ses doigts s’étaient crispé sur le coton de la chemise blanche qu’elle malmenait, s’y accrochant comme si sa vie en dépendait. Une sensation dure et de chaleur encore plus intense dans son dos attira son attention. Un mur, la cheminée et lui collé outrageusement contre elle. Ils reprirent leurs souffles sans un mot, sans même bouger, sans se regarder. Son cerveau nageait dans la brume de ses désirs internes, perdu qu’il était dans l’analyse de la situation. Dangereuse, incongrue et surtout irraisonnable. Analyse qui trouvait écho dans le cerveau de l’autre protagoniste. Mais au diable la raison ! La sorcière replongea dans la volupté d’un baiser passionné, limite animal qui trahissait la nature des bas instincts qu’elle avait trop souvent réprimer. La vélane avait décidé qu’elle aurait son mot à dire et elle envoyait paître le reste. Des boutons blancs volèrent dans la pièce et Severus se retrouva bientôt torse apparent assis sur le canapé avec une tornade rousse assise à califourchon sur ses genoux.

Pendant qu’il bataillait encore pour analyser la situation, ses mains elles semblaient avoir revendiquer l’existence d’une vie qui leur étaient propre et s’en aller à la découverte du corps en ébullition qui leur était offerte. Tout son corps réclamait plus d’attention, toujours plus de contact, de tendresse et d’attention. Il frissonna de tout son être lorsque les délicates mains féminines commencèrent à explorer son torse parsemé de quelques cicatrices. Il en avait toujours été privé, de son propre fait d’ailleurs, mais cela ne changeait rien au manque que cela avait fait naître. Il n’était pas un petit garçon sage, il avait eu son content d’aventure sans lendemain avec des femmes de la profession ou pas, mais il n’y avait rien de commun avec ça ici. Quelque chose le dérangeait, sans qu’il ne puisse mettre le doigt dessus. Pourtant, personne n’aurait pu penser qu’il vivait une véritable lutte interne lorsqu’on voyait ses mains se perdre sous le t-shirt du pyjama noir pour découvrir le dos puis le ventre de la jeune femme jusqu’à la naissance de sa poitrine. C’est là qu’il mit le doigt dessus, au moment même où elle allait lui retirer totalement sa chemise. À cet instant précis, qu’il relâcha ses lèvres, tournant la tête et remis sagement ses mains sur les hanches d’Edelweiss. « Arrête. » finit-il par dire sur un ton des plus secs et même cassant.

Edelweiss qui avait fini par accepter de façon sûre qu’elle désirait ardemment l’homme en face d’elle, et peut-être pas qu’en tant qu’ami ou amant, reçu une véritable douche froide. Pourtant, si elle stoppa docilement ses mains au niveau des épaules de Severus et se redressa pour le regarder, ne descendit pas pour autant de ses jambes. Oui, elle l’avait embrassé, mais n’était-ce pas lui qui en avait demandé plus ? Lui qui au final avait allumé l’incendie qui l’avait consumé jusqu’au tréfonds de son être et il voulait tout arrêté sans plus d’explication. Alors, la sorcière le fixait intensément, attendant qu’il la regarde pour avoir au moins une once d’explication. Rien ne vient et finalement, elle quitta pour de bon cette étreinte et se releva pour arranger sa tenue. « Je suis désolée… » finit-elle par dire en regardant autour d’elle, les bras croisés.
« Tu n’es pas encore en sûre de ce que tu ressens… » lui fournit-il comme explication, sans savoir s’il parlait réellement d’elle ou de lui. Il remit sa chemise et la reboutonna à moitié avant de retourner à ses potions et de remplir un flacon d’une mixture bleue nuit. Edelweiss se sentit encore plus idiote qu’avant, si cela était possible d’ailleurs. Elle avait agi bêtement, mais sans aucune arrière-pensée, elle n’avait même pas eu le temps de pensé réellement avant de l’embrasser et maintenant…
« Je vais rentrer, je vous ai assez embêter ce soir… » Elle employait à nouveau le vouvoiement avec lui, comme une distance nécessaire qui n’aurait jamais dû être brisée. Persuadée que ça allait absolument tout changer dans leur relation. Elle craignait d’ailleurs ce qui allait se produire vendredi lors du bal avant de penser subitement que peut-être cela aussi tombait à l’eau. Severus, quant à lui, ressentit un frisson désagréable en l’entendant reprendre cette sale habitude. Il referma le flacon et le lui tendit alors. La Serdaigle le prit, mais il le retira en arrière pour diminuer la distance qu’elle venait de mettre entre eux.
« Je ne t’en veux pas pour ce qu’il vient de se passer. Cela ne change rien entre toi et moi. » Un soupir de soulagement échappa à la jeune femme qui resserra un peu plus sa prise autour de la potion. « C’est autant ma faute que la tienne… On s’est oublié un instant et c’est tout. » Sa voix rauque baissa d’un ton à la fin de sa phrase, comme s’il avait mentit et la jeune femme tentait de se convaincre qu’il mentait effectivement.
« Alors… rendez-vous vendredi au bas de l’escalier du premier étage ? » dit-elle avant de déglutir difficilement et de sourire dans la seconde d’après en voyant l’air surpris de son ami. « Oui, c’est Minerva qui m’aide à m’habiller. Et pour ceci ? Je te dois une explication…»
« Inutile. Si, tu dis en avoir besoin, c’est que c’est vrai. Je te fais confiance. » Il lâcha enfin la fiole de potion de sommeil sans rêve avant de faire quelque pas, se saisir de sa cape noire et de la lancer de façon taquine à la jeune femme. « Tu vas en avoir besoin dans les couloirs. Bonne nuit, Edelweiss. » À ces mots, il disparut derrière la porte de sa chambre.

Edelweiss et Amour quittèrent les appartements du professeur de potion après qu’elle ait récupérer ses vêtements encore humides. Marchant pied nus dans le couloir, elle prit garde à ne pas recroiser ce satané fantôme ! De retour chez elle, elle lâcha ses vêtements et se laissa glisser contre la porte en bois pour se retrouver au sol. Elle se mit à fixer la potion qu’elle avait toujours entre les mains sans réellement la voir. « Mais quelle conne quand même ! » hurla-t-elle avant de balancer une de ses pantoufles à travers la pièce en faisant peur à une araignée qui tentait de faire sa toile au coin de la fenêtre. Dans sa petite tête se fit une idée qu’elle ne risquait plus de se sortir, Rogue ne voudrait jamais d’elle parce qu’elle n’était rien de plus qu’une gamine à ses yeux et puis, pourrait-elle seulement l’aimer comme il le méritait ? Un seul constat : non, parce qu’elle ignorait simplement ce que c’était d’aimer. Jusqu’ici ses relations avec les hommes s’étaient limiter à un désir animal et instinctif rien de plus. Ne voulant plus penser, ni rêver, la rouquine se leva, avala le contenu du flacon d’une traite et alla s’écrouler dans les bras de Morphée sans plus de cérémonie. Dans les cachots, un autre sorcier aurait également bien pris de cette fameuse mixture de sommeil pour oublier les tourments qui le rongeait à présent.

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MessageSujet: Re: Tempus Fugit  Fanfiction Harry Potter Dim 13 Nov - 17:58

Chapitre 15 : Fly like an eagle

Le vendredi était arrivé plus vite qu’Edelweiss ne l’avait escompté et elle appréhendait toujours ce qui allait se tenir au soir dans la grande salle. Il lui faudrait plus qu’un cours de danse improviser –et ayant largement dérapé en plus – pour qu’elle soit à l’aise avec l’idée de se retrouver sur une piste de danse au milieu de plus d’une centaine de personnes. Bref, donner ses cours lui permettait au moins de se plonger dans le travail et de ne penser à rien d’autres, mais ce ne serait qu’une échappatoire provisoire, elle le savait. D’autant plus que l’horloge semblait lui jouer des tours en accélérant le passage du temps. Elle n’était pas la seule donc les sens étaient en ébullition à cause du bal de ce soir. Les élèves de quatrième années qu’elle avait toute la matinée n’avaient pas cesser de bavarder ou de s’envoyer des petits mots derrière son dos. Heureusement, la sonnerie retentit, annonçant la fin de la matinée et le très attendu repas de midi. La jeune sorcière n’ajouta rien et laissa s’enfuir la foule galopante des élèves à travers la porte de sa classe. Il lui avait fallu trouver un sujet intéressant pour ces cours à l’intérieur du château, il était impensable d’aller à l’extérieur avec le temps qui se déchaînait constamment entre accalmie et tempête de neige. Le sujet depuis plusieurs semaines était donc : les elfes de maisons. Pour ce faire, elle avait dû aller déranger lesdites créatures dans leur cuisine et tenter d’en convaincre un de participer aux cours pour l’épauler dans ce qu’elle disait. C’est ainsi qu’elle s’était retrouver affublé de Dobby dont elle ne connaissait pas l’histoire jusqu’ici.

« Miss Devonshire est satisfaite du travail de Dobby ? » demanda celui-ci en se tenant sur son bureau, les mains jointent devant lui et ses gros yeux tourner sur elle.
« Pardon ? Ah oui ! Bien sûr, Dobby. Pourquoi en doutez-vous ? » La sorcière avait été une fois de plus appée par ses préoccupations basiques avant d’être réveillée par l’elfe de maison.
« Dobby a toujours peur de mal faire, vous savez. Dobby a été longtemps considérer comme de la vermine. Dobby n’a pas l’habitude des gentils sorciers. » Un soupire échappa à la jeune femme avant qu’elle ne baisse les yeux vers ses ongles qu’elle avait manucuré hier, enfin tenter serait le mot le plus approprier.
« Je sais ce que s’est… enfin, non pas vraiment. Dans un sens oui, mais je n’étais pas esclave non plus. Soit, vous êtes d’une aide précieuse Dobby et je vous remercie d’avoir accepté de m’aider. Je dois avouer que les connaissances sur les elfes sont bien minces. » Elle se leva de sa chaise et tendit sa main gauche à l’elfe. « Ce fût un plaisir. Je vous souhaite une bonne journée. » La petite créature releva ses oreilles en forme d’ailes de chauve-souris qui semblèrent frétiller de joie avant de serrer la main offerte avec les deux siennes.
« Dobby a été très honoré, Miss Devonshire. Si Dobby peut encore se montrer utile, Miss Devonshire ne doit pas hésiter à venir le trouver. » La rouquine promit qu’elle n’y manquerait pas et regarda l’elfe disparaître dans un claquement de doigt. Cela fait, elle ramassa ses parchemins en un tas en soupirant.

« Les elfes de maisons… » lança une voix masculine et grave qui la fit sursauté en envoyant voler la totalité de son tas de parchemin dans tous les sens. Elle en rattrapa un maximum avant de se baisser pour récupérer le reste. « Toi, ou tu n’as pas l’esprit tranquille, ou tu n’es pas parmi nous… » La main de son visiteur lui tendit des parchemins qu’elle ramassa.
« Je pense de trop c’est tout, Severus. Merci. » Elle posa un livre sur ses parchemins pour que ces derniers ne s’éparpillent plus. « Cela t’étonne tant que ça, que je leur apprenne à connaître les elfes et à les respecter un brin ? »
« Douce utopie, mais non. On dit souvent qu’une goutte d’eau peut faire déborder un vase, qui sait une future génération finira peut-être par ouvrir les yeux. » Répondit-il en haussant ses larges épaules et en appuyant ses mains sur le bureau.
« Tu en as ? » elle haussa un sourcil avant de saisir sa baguette et sans un mot envoyer une batterie de bout de tissus lavé les tables des élèves.
« Oui, elle est très aimable et je pense que je ne la traite pas comme une vermine. Tu désapprouve ? »
Edelweiss haussa à son tour les épaules avant de passer à côté de lui pour aller fermer une armoire à clé. Depuis ce fameux soir, elle ne pouvait nier que sa relation avec le directeur des Serpentard avait changer et pas spécialement dans le bon sens du terme. Elle avait bien essayé de faire comme si rien ne s’était passé, mais jusqu’à présent c’était peine perdue. En vérité, elle avait peur. Peur d’elle-même et de ce qu’elle serait capable de faire tant elle n’aspirait qu’à une chose, retourner dans ses bras forts et puissants où elle s’était pour la première fois de sa vie sentie en sécurité et aimée. Bien sûr, elle avait un père aimant et protecteur, mais là ce n’était pas la même chose, pas mieux non plus, juste différent et agréable. C’était en partie pour ça qu’elle redoutait le bal de Noël, elle allait forcément se retrouver dans ses bras et elle ne voulait pas commettre un nouvel impair. Finalement, elle reprit la parole et s’adressa à nouveau à lui sur un ton un peu trop cassant. « Et qu’est-ce que tu es venu faire ici, dis-moi ? »
Rogue fût un instant déstabilisé par ce ton sec qu’il ne lui connaissait pas, mais en parfait maître de lui, il n’en fit rien remarquer ni physiquement, ni dans ses paroles. « Je passais dans le couloir et comme nous n’avons pas eu beaucoup l’occasion de nous croiser ces derniers temps… Mais, j’ai eu tort visiblement. » Elle dégageait beaucoup d’agressivité et ce malgré qu’elle ne s’en rende pas compte. Elle n’avait plus la stabilité de plaire à quelqu’un, ses sautes d’humeurs étaient devenues encore plus récurrentes depuis… « Edelweiss… »

Quelqu’un toussa de manière forcée de l’autre côté de la porte, quelqu’un qui avait coupé Severus dans l’élan qu’il avait pris pour s’expliquer avec la jeune femme. Une personne dont seul le timbre de voix suffisait à faire se dresser les poils des avants bras de la jeune femme de manière désagréable. Elle ferma les yeux un instant avant de les rouvrir en trouvant une parade à la situation.
« Merci Severus pour le coup de main, on reprendra notre débat sur les différentes potions anti-migraines plus tard. » Pivotant sur ses talons d’un quart de tour elle s’adressa à l’énorme bonbon rose qui l’attendait. « Dolores, quelle surprise… » Puis elle lança un coup de baguette vers un seau et un balai qui se mirent automatiquement à laver le sol pendant qu’elle retournait au tableau pour le laver à la main. Décidément, cette journée ne pouvait pas être pire. Amour avait d’ailleurs quitté son panier pour aller trôner fièrement sur le bureau en observant d’un œil torve la nouvelle venue.
« Vous faites un peu de ménage ? » lança la voix haut perchée teintée de fausseté de la grande inquisitrice.
« Oui, avant les vacances c’est un luxe que mérite cette salle. De plus, je ne fais pas mon travail à moitié et j’aime que tout soit impeccable. » Elle étouffa une insulte au fond de sa gorge.
« C’est-à-vous, donc… » La rouquine dû tourné la tête pour voir qu’Ombrage pointait Amour du doigt, un sourire pincé ornant ses lèvres et son maintien impeccable à vous foutre les jetons.
« De toute évidence… » Elle reposa le tissu humide dont elle se servait précédemment sur le bord du tableau avant de plonger sa main dans la poche intérieure de son manteau gothique. « Avec l’agrégation ministérielle qui va avec. » Elle découvrit le papier devant le visage déconfit de la peau de vache. « Un conseil, Dolores, arrêtez de me chercher des ennuis. Je vis en respectant l’ordre et la loi. De plus, un fléreur n’est pas interdit dans l’enceinte d’un village ou de quelconque établissement magique. Sinon, il ne serait pas ici. Je pourrais finir par croire que vous avez un problème personnel avec moi et croyez-moi, je ne manquerais pas de déposer une plainte pour harcèlement injustifié. » Furieuse, la jeune femme rangea son papier dans sa poche avant de reprendre le nettoyage de son tableau avec un soin particulier. « Vous désiriez autre chose, Dolores ? »
« Non, Edelweiss. Bonne journée. » Elle écouta les claquements des talons roses de la vieille peau s’estomper à mesure qu’elle disparaissait dans le couloir.

Le tableau était d’un noir impeccable lorsque la jeune sorcière se laissa retomber sur la chaise du bureau et mit fin au sortilège qui nettoyait la salle de classe. Elle remarqua alors seulement la boite en velours noir qui était poser sur la pile de parchemin qu’elle avait formé peu de temps avant. Posé sur celle-ci, un petit bout de papier plié contenant un message tracé à l’encre noir, d’une écriture fine, très italiques, mais parfaitement lisible.

J’ai pensé que cela pourrait compléter ta tenue de ce soir. Pardonne-moi, si je suis trop présomptueux à ce sujet.

Amicalement,

S.R.


Intriguée, la jeune femme ouvrit alors l’écrin et étouffant un cri de surprise, saisi entre ces doigts l’objet qui s’y tenait. Un cordon de velours bleu nuit si foncé qu’il paraissait noir, doublé de soie orné d’un pendentif en cristal, tenu par une attache pyramidale en bronze très travailler. Elle en eu les larmes aux yeux en observant le pendentif représentant un aigle royal, ailes déployé, le port de tête altière et le bec entrouvert. La lumière de l’extérieur fit briller les petites facettes de la pierre sur son visage. Elle replaça le bijou précautionneusement dans sa boîte et la referma en ayant préalablement mit le mot de Severus à l’intérieur. Elle demeura un instant interdite, ses convictions les plus profondes venaient d’être à nouveau chamboulée face à un cadeau qu’elle considérait comme hors de prix et presque inconvenant à cause de cela. Peut-être s’en voulait-il aussi de l’avoir rembarré si sèchement lors de leur entrevue nocturne. Subitement, elle se leva, rangea la boite dans la seconde poche intérieure de son manteau et quitta la salle, Amour sur les talons en faisant se fermer les rideaux de la salle d’un coup de baguette. Elle avait autre chose de prévu et elle ne voulait plus souffrir de se tourmenter pour quelque chose qui n’était qu’une foutue chimère.

Après avoir dévoré un sandwich au poulet préparé par Dobby, qui n’avait été que trop heureux de pouvoir encore la servir, Edelweiss avait pris le chemin de Pré-au-Lard pour faire ses derniers achats de Noël, souhaitant utilisé l’intégralité de ses vacances pour étudier la matière de ses examens de maîtrise de potion. Elle prit soin d’éviter d’approcher la boutique Felix Creatura, ne souhaitant pas voir Alesto aujourd’hui. La rupture avait pourtant été très cordiale et ils avaient conclu qu’ils travailleraient encore ensemble pour soigner les créatures de l’école, mais elle préférait éviter de le voir si cela n’était pas nécessaire. Elle se rendit en premier lieu à la boutique Scribenpenne, elle avait besoin d’une nouvelle plume et d’un livre neuf pour remettre au propre ses travaux de potions. La rousse prit ensuite le chemin de la boutique en rapport avec la matière qu’elle étudiait dans l’espoir de trouver un cadeau de Noël à Severus. Pas qu’elle se sentait redevable pour ce qu’il lui avait offert un peu plus tôt, mais il restait son ami –même s’il y avait de l’eau dans le gaz – et en tant que tel, elle se devait de lui offrit un petit quelque chose. Elle parcouru les rayons contenant les livres des yeux avant de trouver ce qu’elle cherchait. Enfin, c’était plutôt une trouvaille inespérée, mais ce serait parfait. Elle tira le vieil ouvrage un peu poussiéreux de son emplacement et parcouru quelques pages d’un œil avide.

« Ah oui… c’est un livre aussi rare et précieux qu’il est intéressant, miss. » susurra le vendeur en regardant par-dessus son épaule. « Il n’en existe plus beaucoup d’exemplaire. Un véritable coup de chance que je l’ai trouvé sur une brocante moldue. »
« Heureusement qu’ils n’ont pas conscience de ce que c’est. » dit-elle sur le ton de la conversation avant de refermer le livre et d’annoncée bien décidée. « Je le prends. »
« C’est que c’est un livre pour les potionistes très professionnels, miss… » commença le vieil homme chauve.
« C’est pour offrir et croyez-moi, son futur propriétaire est ce que vous appelez un potioniste très professionnel. Je crois que vous voyez de qui je parle, monsieur. » Elle posa le livre sur le comptoir et sortit la somme demandée qu’elle glissa à côté.
« Oh, je vois oui… oui, oui, oui… Il sera très content, d’ailleurs. Je vous fais l’emballage cadeau ? » se radoucît alors le vendeur en esquissant un sourire laissant apparaître ses dents jaunies.
« Si ce n’est pas trop vous demander. » Elle prit son mal en patience en se demandant si c’était réellement une marque de fabrique chez les gens de la profession de ne pas se laver les dents. Une fois son bien emballer, elle en réduit la taille et le rangea dans sa poche. En prenant le chemin de la sortie, elle percuta quelqu’un. Cannelle et bois de santal… Décidément.
« Tu aurais dû me dire qu’il te fallait quelque chose. » lui dit Severus en l’aidant à se remettre du choc. Sur le coup, elle pensa qu’elle avait eu une chance monstre qu’il n’arrive pas plus tôt dans le magasin.
« Oh non, tu sais que je suis très difficile quand il s’agit de mes fioles et flacon. » mentit-elle à la perfection. « Et puis, je devais aller faire les emplettes pour mes cadeaux de Noël, c’était sur le chemin. » Edelweiss remit son bonnet à visière en laine grise dans lequel elle avait réussi à fourrer tous ses cheveux en place et regarda Severus. « Sur ce, j’y vais. Ce n’est pas que je n’aime pas faire causette, mais je dois finir tout ça avant d’aller me faire pomponner par Minerva. À toute, Sevy !» Et elle vida les lieux en ricanant, car elle ne lui avait pas laisser le temps de répondre. Oh, elle allait en entendre parler du surnom qu’elle venait de lui assener.

Sa dernière étape fût la bijouterie magique où elle comptait trouver quelques choses de spéciale pour ses parents. Elle allait y perdre son latin probablement, car elle n’avait aucun goût en matière de bijou, enfin d’après elle. Parcourant l’étalage du regard, deux anneaux attirèrent son attention. Elle chercha des yeux la vendeuse et lui fit un discret petit signe pour attirer son attention.
« Bonjour, est-ce que vous pourriez me renseigner sur ces deux anneaux, s’il vous plait ? » demanda-t-elle un peu gênée, les relations humaines n’étant pas tout à fait son fort après tout.
« Bien sûr. Ils sont fait d’argent et les pierres de lunes qui les ornent sont ensorcelées de façon à ce qu’elles changent de couleur lorsque les deux personnes sont averties si l’un des deux est en danger. Elles agissent un peu comme un portoloin dans ce cas et vous permettre de rejoindre votre moitié pour lui porter secours. » Expliqua la jeune dame avec un grand sérieux. « Vous voulez les voir de plus près peut-être ? » Le jeune professeur acquiesça et tourna les anneaux entre ses doigts en les observant. Son regard fût alors attiré derrière la dame sur un bijou beaucoup plus simple.
« Et lui ? » elle désigna le collier argenté orné d’un pendentif en forme de serpent.
« Oh, ça… » Elle prit ledit objet et le posa sur le comptoir. « Il est vraiment très vieux. De ce que je sais, le sorcier qui l’a fait y à apposer de nombreux sort de protection qui ne font que se renforcer avec le temps. » La jeune femme fit quelques grimaces d’hésitation avant de sortir l’écrin que Severus avait déposer sur son bureau au matin.
« Auriez-vous, par hasard, des boucles d’oreilles qui pourrait aller avec ceci ? » Elle ouvrit la boîte. Le regard de la sorcière bijoutière s’illuminèrent et elle lui sourit largement avant de lui répondre qu’elle devait avoir quelque chose qui pourrait faire l’affaire. Au final, la jeune rousse dépensa dans la boutique plus qu’elle n’avait pensé, mais elle était très satisfaite. Elle observa la petite sorcière brune pendant qu’elle terminait les emballages cadeaux.
« Il vient d’ici n’est-ce pas ? Le collier. » osa-t-elle enfin demander alors que la question lui brûlait les lèvres depuis un moment.
« C’était une commande très originale en effet, j’ose espérer qu’il vous plait. » répondit-elle avec une grande franchise.
« Énormément, oui. » confessa-t-elle en rougissant en se rendant compte à quel point le cadeau était précieux.
« Il tient vraiment beaucoup à vous protéger, on dirait. » Elle lui tendit un sac avec tous ses cadeaux et devant l’incompréhension qui se peignait sur le visage de la jeune femme, elle continua : « Il m’a demandé des sorts de protection très puissant, notamment pour votre esprit. »
Edelweiss perdit pied un moment, elle n’y comprenait plus rien, vraiment. Un moment, il la rejetait limite comme une malpropre et quelques jours après, il lui offrait un bien inestimable de par son originalité, mais également dans le but de la protéger. À quoi jouait-il réellement ? Elle prit le sac et quitta la boutique après avoir salué la vendeuse. Une fois à l’extérieur, elle réduit la taille de ses emplettes et les glissa à nouveau dans sa poche. Elle aperçut les robes noires de Severus qui se dirigeait vers les trois balais, puis elle regarda sa montre à gousset. Elle avait bien le temps pour un petit chocolat chaud avant de rejoindre Minerva. Elle rattrapa l’homme en noir assez vite et lui sauta sur le dos. « À mon tour de te faire des frayeurs ! »
« Par le string de Merlin ! Tu es complètement folle ! » gronda-t-il en la regardant une fois qu’elle fût descendue de son dos.
« Par Morgane, le maître des cachots qui jure maintenant… » le railla-t-elle. « Allez viens, je t’offre un chocolat chaud, de toute façon personne ne m’a vu. »

Le potioniste la suivit un peu à reculons, déconcerter par son comportement tantôt agressif, tantôt joueuse et qui sait ce que ça donnera ce soir. Cependant, il n’eut pas le temps de tergiverser d’avantage qu’ils étaient déjà dans l’auberge et qu’Edelweiss commandait les boissons. Dès lors, il leur trouva une petite table dans un coin, en vérité celle qu’ils avaient pris l’habitude inconsciemment de fréquenter. La jeune rouquine posa triomphalement les deux énormes mugs de chocolat chaud sur la table et il haussa un sourcil interrogateur.
« Quoi ? J’ai dit que je payais le chocolat chaud et tu n’as pas protester. » dit-elle en prenant une gorgée du sien. « Dit pas que ce n’est pas bon, tant que tu n’as pas goûté. »
« C’est monstrueusement débordant de sucre. » protesta-t-il avant de prendre la tasse et de l’imiter. Il resta longuement suspicieux quand à ce qu’il ressentait en buvant cela puis haussa les épaules. « La cannelle sauve tout. »
« On est d’accord. Toutefois, je te conseil de manger la chantilly séparément, tu en as plein sur le nez. » Elle lui lança un regard légèrement moqueur avant de joindre les actes aux paroles avec sa propre boisson. Elle dégusta un moment avant de reprendre un air des plus sérieux. « Tu peux me dire à quoi tu joues au juste ? »
« Je pense que je pourrais te retourner la question, tu ne crois pas ? » Il prit une nouvelle gorgée du liquide chaud avant de poursuivre. « Ce matin, tu m’envoie au diable. Au magasin de potion, tu me cherche. Maintenant, tu es d’humeur joueuse. Et… c’est quoi ce surnom ?! » Cracha-t-il maintenant qu’il venait de s’en souvenir.
« Tu sais très bien ce qui se passe, fait pas l’enfant et ça continuera tant que je serais de nouveau célibataire. » Elle tourna sa petite cuillère dans son mug avant de découvrir l’entierté de ses dents dans un sourire moqueur. « Oh, tu n’aimes pas ton surnom ? Quel dommage, moi je trouve qu’il est parfait. »
« Depuis quand ? » fût tout ce qu’il trouva à dire avant de secouer sa tête. « Non, c’est horrible, où tu as pêcher ça ? »
Edelweiss soupira et repensa alors à sa longue discussion en tête à tête avec son ex-petit ami le lendemain de la grosse connerie avec Severus. Oui, elle allait appeler ça comme ça maintenant, la grosse connerie.
« Bientôt une semaine. À partir du moment où j’ai compris que je ne l’aimais pas et que je ne l’aimerais jamais, qu’il risquait encore de s’en prendre à moi, ça été vite réglé. » La jeune femme entoura sa tasse de ses mains pour les réchauffés. « Je ne sais pas, c’est venu comme ça. » Elle tapota le mug du bout de ses ongles en faisant raisonné un peu bruit aigu.
« C’est une bonne chose. » Conclu-t-il avant de regarder ailleurs. « Je n’ai pas l’habitude des surnoms. »
Le professeur intérimaire eu un pauvre sourire avant de faire tourner le contenu de sa tasse. « Dans ce cas, on va y remédier. Va falloir que j’y aille, Minerva va m’attendre. »
« Il n’est même pas seize heure, ne me dit pas qu’il va te falloir trois heures pour être prête ? » s’étonna l’homme du duo.
« Hey ! Il faut que je me douche, que je m’habille et ce ne sera pas une sinécure. Minerva doit me coiffer et me maquiller. Tu as vu mes cheveux ? Il va falloir une heure rien que pour les dresser. Sans compter que nous sommes censés être dans la grande salle avant les élèves, mon cher. Il me reste donc trois heures à partir de maintenant. Donc… » Elle vida sa tasse cul-sec et se leva. « À toute à l’heure, mon cher et sombre cavalier. Et on n’a pas fini de parler, si tu vois ce que je veux dire. » Par sa petite pique de fin, elle espérait que le trentenaire y voit une référence à leur début d’année où ce dernier ne cessait de lui rappeler qu’elle lui devait des explications. Et à en juger par la tête que tirait le plus âgé, c’était plus tôt réussi.
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MessageSujet: Re: Tempus Fugit  Fanfiction Harry Potter Dim 13 Nov - 18:06

Chapitre 16 : Dancing with the devil

« Ne bouge pas ! » tonna la voix sévère de Minerva McGonagall dans la pièce qui lui servait de chambre, alors qu’elle approchait dangereusement la brosse d’un tube de mascara du visage de son ancienne élève. Cette dernière louchait et reculait petit à petit sa tête, peu encline à faire confiance à quelconque produit de beauté et surtout à celui-là.
« Plus facile à dire qu’à faire ! Tu vas me crever un œil ! » plaida-t-elle en enfonçant ses doigts dans le bois du tabouret capitonné de velours sur lequel elle était assise en sous-vêtement, les cheveux encore emballer dans une serviette de bain. La doyenne du duo empoigna l’arrière du crâne de la jeune femme pour qu’elle se tienne tranquille et coinça ses pieds entre ses jambes.
« Ne m’oblige pas à te pétrifier, Edelweiss. » Cette dernière râla pour la forme et ferma l’un de ses yeux pour essayer de voir le moins possible de cette fichue brosse qui allait lui tartiner les cils de la mixture noire dont toutes les femmes semblaient raffolées. Ce fût moins compliqué qu’elle voulait bien l’admettre et cela conclu la séance atroce de maquillage que Minerva lui avait fait subir. Une paire de bas jarretière de couleur chair apparu dans son champ de vision et elle soupira. Elle avait toujours eu horreur des bas collant, du coup elle avait opté pour le porte-jarretelle, mais cela comportait d’autres complications. Pendant qu’elle enfilait consciencieusement ses bas et les fixait aux bandes qui les tiendraient par traction avec son corset, le professeur de métamorphose retira la serviette de ses cheveux et commença à les peigner avec soin.
« J’ai l’air d’une… » commença la rouquine en se voyant ainsi en sous-vêtement particulièrement aguicheurs à ses yeux.
« Je ne veux pas entendre ce mot ! » trancha l’aînée faisant taire immédiatement la jeune femme qui se recroquevilla un peu sur elle-même. « Et puis, on ne les verra pas sous ta robe, que je sache. »
« Oui » pensa-t-elle « Sauf si la jupe s’envole un peu trop haut ! Je suis une gourgandinne !»
Il en faudrait plus que les paroles rassurantes de la plus âgée pour qu’elle décide d’oublier ce qu’elle porterait sous sa robe. Elle repensa à la culotte gainante qu’elle avait mis l’année dernière et qui l’avait bien ennuyé toute la soirée, mais au moins elle ne s’était pas sentie l’âme d’une nymphomane. Elle soupira longuement avant de prendre le petit flacon de verni et de méticuleusement en étaler sur ses ongles parfaitement manucurés avec l’aide de la plus âgée. Les soins de beauté ce n’était décidément pas son truc. Elle termina sa petite peinture sur doigts au même moment où Minerva en terminait avec sa longue et épaisse chevelure rousse ramenée en une grande tresse qui reposait à présent sur son épaule gauche et maintenue dans cette position par un certain nombre de pince bec –et probablement un peu de magie aussi-. Sa longue mèche cachait en partie son front et disparaissait dans ses cheveux au-dessus de son sourcil gauche. Elle chercha longtemps après ses tâches de rousseurs qui de base étaient peu visible, mais qui avait désormais totalement disparu sous le fond de teint.

« Eh bien, je ne suis pas peu fière du résultat. » S’émerveilla McGonagall en plaquant ses mains l’une contre l’autre et les yeux pétillants d’étoile de fierté. Edelweiss devait le reconnaître, si on faisait exception de sa tenue inappropriée, elle se trouvait plutôt jolie. Ses cheveux étaient impeccablement disciplinés pour une fois et le maquillage était tout ce qu’il avait de plus simple, mais lumineux. « La robe maintenant, comme ça tu cesseras ton air d’enterrement. »
« Hey ! Je n’y peux rien moi, si je ne suis pas habituée à me balader avec des sous-vêtements pareil. On ne peut pas dire que ce soit pratique pour donner cours. Je suis serrée là-dedans. » La jeune sorcière se leva et tira un peu sur son corset noir pour tenter désespérément de le décoller de sa peau en se regardant dans le miroir. « Par les parties de Merlin ! Mes seins sont énormes !» s’étouffa-t-elle en voyant sa poitrine beaucoup trop remontée et mise en avant à son gout. Elle ressentit une tape sur sa cuisse droite et elle sursauta.
« Tu arrêtes maintenant, oui ? » Elle lui présenta la robe en écartant le tissu du haut. La jeune femme glissa ses longues jambes dedans et laissa la vieille dame remonter le vêtement pendant qu’elle passait ses bras dans les manches. « Cela ne t’arrive donc jamais d’avoir envie de te sentir sexy rien que pour toi-même ? »
La jeune femme fit une grimace en réfléchissant, avant de se rendre compte qu’en réalité, elle ne valait pas mieux que Severus. Elle le critiquait de ressembler à un prêtre à longueur de temps, alors qu’elle même se comportait comme une none en refusant catégoriquement de sortir des sentiers battus. Toutefois, à sa décharge, elle avait été si souvent brimer enfant et adolescente par les autres, qu’elle ne se trouvait ni jolie, ni attirante et par voie conséquente, elle ne se sentait pas le droit de se mettre en valeur. Toutes les fois où elle avait eu un petit coup de cœur pour quelque chose de plus osé que ses tenues habituelles, elle avait eu cette réflexion et s’était résigner à rester dans son carcan de petite fille modèle.
« Si, mais je n’avais jamais osé… Pas si fort ! J’ai déjà un corset, je vais mourir si tu sers davantage. » Elle avait presque oublié que l’arrière de sa robe se laçait également.
« Oh, j’en connais un qui se fera une joie de venir te sauver tel un preux chevalier. » La directrice des rouges et or desserra un peu les lacets de la robe et puis fit le tour de la jeune femme d’un air sérieux, à la recherche de la moindre imperfection.
« Plait-il ? » demanda alors la jeune femme en se tenant les bras écartés tant que le professeur de métamorphose ne lui donnerait pas l’autorisation de bouger.
« Allons, tu ne vas pas me dire que tu ne l’avais pas remarqué… » Devant la moue déconfite de la jeune femme, elle soupira et lissa davantage la jupe de la robe. « Severus. Il a bien changé depuis que tu le côtoie. En bien cela-dit et crois-moi je le connais depuis qu’il a onze ans. »
« Il a changé, je n’en disconviens pas, mais de là à supposer qu’il ressente quelque chose pour moi… » Elle avait encore un souvenir trop frais de s’être fait « rejeter » par lui en quelque sorte. En repensant à son comportement ce soir-là, ses joues s’empourprèrent et elle remercia le ciel que Minerva soit trop occupée à observer sa tenue pour le remarquer.
« Il est amoureux de toi et ça se voit comme le nez au milieu du visage. » McGonagall planta ses pupilles d’acier dans les yeux de la jeune femme.
« Mais ? » demanda la jeune femme en recollant ses bras lentement contre son corps.
« Mais… je pense qu’il n’a pas encore réussi à oublier son premier amour… Il lui faut du temps. Toutefois, je pense qu’il commence doucement à entrevoir la possibilité d’un renouveau affectif. » Minerva prit alors la boite en velours noir contenant le collier offert le matin même par la personne dont elle faisait mention. Elle l’ouvrit et le posa contre la gorge de la jeune femme. « Sinon, pourquoi t’aurait-il acheté ceci… Il a peur c’est tout. La jeune personne dont je faisais mention lui a briser le cœur et il est normale qu’il craigne que tu ne fasses pareil. »
« Oui, il faut dire que c’est totalement mon genre de jouer ce genre de jeu… » La jeune femme leva les yeux au ciel. « Je ne pourrais jamais lui faire de mal ou du moins, pas consciemment. » La jeune femme se reposa sur le tabouret capitonné et se saisi des boucles d’oreilles qu’elle avait achetées et entra en conflit avec ses oreilles pour les y accrocher. « Après, ce ne sont que des suppositions. Ce collier n’est qu’un collier après tout… entre amis, on peut se faire des cadeaux sans que cela ait une quelconque connotation. »
« Bien sûr, de cet acabit là c’est totalement innocent… » Elle leva les yeux au ciel à son tour et disparu derrière le paravent pour se changer, retirant sa robe de chambre à motif écossais. « Tu ne me fera pas croire que tu ne ressens rien pour lui. » Ses protestations s’étranglèrent dans sa gorge et elle soupira, à la fois parce qu’elle ne pouvait pas dire l’inverse et également parce qu’elle avait fini par venir à bout de ses boucles d’oreille.
« Je confesse qu’il me plait, oui. Malgré son sale foutu caractère et son aptitude à avoir l’air plus vieux qu’il ne l’est. Toutefois, j’ai de bonnes raisons de croire qu’il ne voudra jamais d’une gamine de dix-sept ans sa cadette. Raisons que je n’évoquerais pas. » Elle enfila alors ses chaussures à talons et attendit sagement le retour de son amie.
« Depuis quand l’âge est une barrière… » soupira la plus âgée en quittant son abri vêtu d’une robe éternellement noir, mais d’une distinction absolue qui seyait fort à McGonagall.
« Il y en a pour qui s’en est une et je n’ai plus envie de débattre à ce sujet. Nous allons finir par être en retard. » Elle fourra sa baguette sous sa jupe, coincée contre sa cuisse par une jarretière prévue à cette effet. Mesure de sécurité nécessaire selon Dumbledore.
« On se retrouve à la grande salle alors. » Conclu la plus âgée en posant son éternel chapeau pointu sur son indémodable chignon. Quant à Edelweiss, elle demeura un instant devant le miroir pour ajuster son étole sur ses bras nus et soupira en repensant aux paroles de Minerva. Il fallait peut-être qu’elle prenne les choses en mains après tout, elle doutait que Severus fasse quoi que ce soit dans ce sens. Son cadeau était peut-être un premier pas discret, mais vu ce qu’elle savait maintenant, la partie n’était pas gagnée d’avance !

Le directeur de Serpentard attendait patiemment au bas de l’escalier qui menait au premier étage, lieu donné du « rendez-vous » avec sa cavalière du jour. Il se demandait encore ce qui lui avait pris, mais au moins cela lui épargnait que Sinistra le lui demande encore une fois. Toutefois, les récents événements ne jouaient pas en la faveur de la frivolité de la situation, sans parler du fait que plus d’un risquait de se poser des questions en particulier parmi les élèves et le professeur de potion avait une réputation à tenir. Par Morgane, qu’est-ce qui lui avait pris de faire ça !
« Severus, vous m’épatez là ! » le surpris la voix de sa collègue directrice de la maison adverse. Il se retourna dans un mouvement de manteau noir et la fixa en levant un sourcil. Ce faisant, Minerva pu d’avantage apprécier le changement de tenue provisoire de son ancien élève. Elle restait somme toute très sombre, un grand manteau noir qui lui descendait aux genoux, sur une chemise blanche attachée au col haut par un foulard bleu nuit et un gilet dont elle ne savait s’il était bleu nuit ou noir. Pour le reste, ses cheveux demeuraient lâchés sur ses épaules, sans doute dans une volonté de faire un effort, mais pas trop quand même. Toutefois, ils n’avaient pas l’air graisseux habituels. « Très classique, mais au combien changeant ! » s’émerveilla encore la plus âgé, provoquant un soupire de frustration chez l’ancien Mangemort. « Qu’est-ce qui vous a décidé ? La probabilité qu’Ombrage vous fasse remarquer que vous n’étiez pas dans le thème ou la volonté d’impressionner une jeune personne en particulier ? » Elle s’approcha de Rogue et ajusta un peu sa tenue, lissant quelques plis à peine visible.
« Je ne vois pas de quoi vous voulez parler, Minerva. » siffla-t-il entre ses dents serrées. S’il y avait bien quelqu’un dont il se fichait de l’avis, c’était bien Dolores Ombrage. Cependant, cela le reconnaître signifiait qu’il devait admettre la seconde hypothèse et il n’était pas prêt à cela, pas encore. Bien sûr, qu’il avait fait un effort pour plaire à Edelweiss, pour quoi d’autre sinon ? Cela aurait été mentir de dire qu’il avait aussi songé à venir vêtu exactement comme à son habitude, mais de quoi aurait-il eut l’air à côté de la jeune femme finement apprêté ? McGonagall lui adressa un regard amusé couplé à une petite lueur malicieuse dans les yeux, qui signifiait qu’il ne fallait pas la lui faire à l’envers. Terminant de balayer les épaules de son ancien élève, elle conclut.
« Nous dirons donc que c’est pour éviter les foudres de la grande inquisitrice. » Elle réajusta le nœud du foulard en soie qui enserrait le coup de l’homme. « Toutefois, j’espère que vous allez vous décider, avant qu’elle ne vous refile entre les doigts. Vous êtes impossible lorsque vous êtes jaloux. » murmura-t-elle pour que lui seul l’entende. Ce qui eut pour effet de faire grincer des dents le professeur de potions qui s’apprêta à répliquer, mais Minerva le coupa dans son élan. « Ah, la voilà. Je vous laisse. À tout de suite. » Et la sous-directrice s’en fut sans un mot de plus dans un froissement de robe et en arborant un sourire des plus satisfaits.

Severus détourna alors son regard vers l’escalier en haut duquel le professeur intérimaire de soins aux créatures magiques venait d’apparaître. Son cœur manqua réellement un battement devant cette vision toute divine à ses pauvres yeux de mortels. Il aurait jugé de fou toute personne ayant osé dire qu’elle n’était pas radieuse. Edelweiss était vêtue d’une longue robe de bal à col bateau en satin vert émeraude, couverte de broderie argenté à motifs floraux à partir de la taille, s’étendant sur les courtes manches et surchargeant le col, les manhes de façon à ce qu’on ait l’impression que c’était une robe à bustier. La jupe était recouverte d’une couche de tulle aussi verte pour donner au tout un effet plus vaporeux. Le vert était décidemment une couleur qui seyait parfaitement à la jeune femme, rehaussant la couleur de ses flamboyants cheveux, pourtant sagement discipliné et le teint de porcelaine qui lui était naturel. Presque parvenue au bas des escaliers - ce qui était un exercice périlleux avec ses escarpins en mue de serpent qu’elle portait en dessous de sa robe – le Serpentard du duo lui tendit une main pour l’aider à franchir les derniers obstacles. Il porta ensuite celle-ci à ses lèvres et les y déposa en parfait chevalier servant.
« C’est tellement… Serpentard cette tenue. » finit-il par dire en décrochant un vrai sourire à la jeune femme, presque charmeur.
« C’est ce que j’ai dit à Minerva, qui m’a rétorqué qu’on s’en moquait bien. Tu doutes encore de tes goûts en matière de robe de bal ? » Severus haussa un sourcil interrogateur, ce qui fit rire la jeune femme. « Tu m’avais conseillé, la verte, la bleue ou la rouge bordeaux. » Revoyant la scène, il leva les yeux au ciel avant de se joindre à son hilarité.
« Tu es… magnifique. Et je ne dis pas ça parce que tu as du sang de vélane. Tu es aussi magnifique à l’intérieur qu’à l’extérieur, Edelweiss. » La sorcière piqua un fard sous son fond de teint et fixa ses pieds invisibles sous sa robe. Les compliments n’étaient pas chose commune dans son passé et même dans le présent, elle avait du mal à s’y faire. Encore plus venant d’un homme qu’elle admirait autant et dont elle était certainement en train de tomber amoureuse. Et c’était bien là, tout le drame. « Tu l’as mis… » constata l’homme en désignant du doigt le collier offert un peu plus tôt dans la journée. Edelweiss releva alors la tête et serra sa main autour du pendentif en cristal.
« Bien sûr… malgré que je désapprouve ta façon de faire et la valeur de ce bijou… » Elle étouffa sa question dans le fond de sa gorge, jugeant au regard noir qu’il lui lançait que ce n’était pas le moment de faire la moindre réflexion quant à son inclination pour elle, soi-disant visible comme le nez au milieu de la figure d’après McGonagall. Elle remonta sur une marche et lui intima de lui tourner le dos, sur un ton qui ne souffrait aucune protestation. Elle resta cependant surprise qu’il lui obéisse aussi facilement. La jeune femme lui glissa alors autour du cou la chaine avec le serpent en argent qu’elle avait acheté une paire d’heure avant le bal. « Il n’y a aucune raison valable à ce que tu sois celui qui offre sa protection uniquement. Tu n’auras qu’à le caché. » Elle posa un baiser sur la joue offerte et la frotta ensuite pour effacer toute trace de rouge à lèvre. Le Serpentard posa les yeux sur le bijou avant de le rentrer sous sa chemise avec un léger sourire en coin.
« Merci. » Fut tout ce qu’il trouva à dire avant de présenter son bras à sa partenaire du soir pour rejoindre la grande salle avant qu’ils ne soient attrapé par les élèves dans un spectacle qui risquait fort de mettre à mal sa réputation de la chauve-souris des cachots.

Malgré quelques appréhensions, les deux professeurs parvinrent à arriver à destination avant l’arrivée du flot d’élèves. Cela n’avait rien de comparable au bal de Noël du tournoi des Trois Sorcier, c’était plus simpliste peut-être, ce qui ne dérrangeait pas le moins du monde les gens présents. Au moins, on n’était pas écrasé les uns par les autres. La grande table des professeurs trônait toujours à sa place, bien que repousser vers le fond et couverte de mets à l’odeur alléchante. Sur les quatres tables des élèves, deux étaient présentes chacune poussée contre les murs pour faire elles aussi office de buffet. D’autres tables plus petites étaient dispersée dans l’espace entre les géantes de bois avec des chaises, pour que les élèves puissent s’asseoir entre deux pas de danse. Filius Flitwick se chargerait une fois encore de la musique cette année et la jeune femme doutait fortement qu’avec Ombrage à la tête de ce bal, les élèves aient droit à autre chose qu’à des morceaux très classiques. En parlant du chaperon rose, celle-ci se tenait auprès du directeur dans une robe toujours aussi rose et hideuse. En fait, Edelweiss reconnu la robe qu’elle avait essayé pour se divertir avec Minerva et du donc étouffé un rire en serrant les dents ainsi que ses doigts sur l’étole vers qui lui ceignait les bras. Elle n’était d’ailleurs pas la seule, puisque l’aînée en question tentait de rester parfaitement impassible, pour la même raison. La grand inquisitrice fit appel au silence pour faire son annonce de début de bal avec le directeur.
« Bienvenue à vous à ce petit bal de Noël, où nous l’espérons vous vous amuserez autant que nous. » Edelweiss leva les yeux au ciel, rien que l’aspect guindé qu’ils devaient tous prendre sous couvert de bienséance, laissait présagé que ce serait probablement un nouveau cauchemar.
« Sur ces bonnes paroles. » intervient alors Albus Dumbledore. « Que le bal soit ouvert. J’invite les professeurs et les préfets à ouvrir le bal. » Il tendit obligeamment sa main à Dolores Ombrage qui la saisi avec un grand sourire hypocrite.
« Par Merlin… il va me falloir un verre après ça. » Marmonna Severus en tendant sa main à sa cavalière.
« Moi aussi… et peut-être pas qu’un. » Son sang s’était gelé dans ses veines lorsqu’elle avait entendu les paroles du directeur. Non seulement, elle avait espéré échapper à la danse toute la soirée, mais elle était maintenant catapulter au-devant la scène. Pourtant, quelqu’un la poussa gentiment dans le dos pour qu’elle réagisse et se saisisse de la main du directeur de Serpentard qui l’entraîna sur la piste de danse. Au première mesure de musique, elle comprit que l’exercice serait la valse et la nausée lui vient alors. « Je ne sais pas danser ça. » siffla-t-elle entre ses dents.

« Bien sûr que si… Laisse-toi aller. » À peine eut-il fini de parler qu’il l’entraîna dans l’enchevêtrement de pas compliquer de la valse. Se laisser aller ? Elle avait un très mauvais souvenir de ce qui s’était passer quand elle s’était laissé aller la dernière fois. Pourtant, c’est exactement ce qu’elle fit pour ne pas parraître ridicule à se battre contre son cavalier à qui revenait la tâche de mener la danse. Au fur et à mesure, la piste de danse se remplit et elle réussi enfin à se détendre, convaincu que personne ne ferait attention à elle au milieu de la foule. Elle n’était pas dupe, combien d’élèves avaient dû être surprise de voir leur aigri professeur de potions danser ? Surprise encore accentuer quant au choix de sa partenaire et que celle-ci ai accepté aussi facilement. Cela risquait de faire la une des commérages estudiatins pendant un moment. La première danse finie, elle soupira de soulagement et retourna prestement à la table de professeur pour remplir deux coupes de vins et en donner une à son partenaire. Dans sa tête, le plus dur était passé, elle pourrait passer la soirée assise sur sa chaise en attendant qu’elle passe, en discutant avec Severus ou n’importe quel autre professeur.
« Miss Devonshire, me ferez-vous l’honneur ? » raisonna la voix du directeur à ses oreilles. Elle hurla dans son fort intérieur, mais se contenta de sourire avant de poser son verre et de donner sa main à Albus.
« Bien sûr, monsieur le Directeur… » Alors qu’il l’entraînait à nouveau vers la piste de danse, la jeune femme fit une grimace à Severus pour lui faire comprendre qu’elle allait mourir sous peu. Ce dernier étouffa un rire et profita de se répit pour s’asseoir en regardant d’un œil rieur la scène se dérouler.
« Si vous croyez y échapper, Severus… » Minerva entra dans son champ de vision et il soupira en se relevant.
« C’est uniquement pour ne pas ternir ma réputation. » grinça-t-il en tendant sa main à la directrice des Gryffondors.
« Bien entendu, vous pensiez que c’était pour autre chose ? » railla-t-elle en rejoignant les danseurs. « Pour vous sauver également du grappin d’Ombrage. »

La soirée se poursuivit, étonnement Albus avait réussi à convaincre l’Inquisitrice de mêler des morceaux de musiques très classiques à d’autres plus contemporain, en cachant bien sûr qu’un grand nombre venait du monde Moldu. Aucun détracteur des moldus ne fit d’ailleurs de commentaire, bien trop heureux d’avoir droit à autre choses qu’aux valses de Strauss et autres vieilleries à leurs yeux. Toutefois, Edelweiss fit tout ce qu’elle put pour échapper à la piste de danse pendant un long moment. De discussion en sustentation alimentaire en passant par quelques verres, elle y réussissait plutôt bien pour le moment. Elle n’était pas la seule à user de ce stratagème d’ailleurs, Severus œuvrait de même arguant à de nombreuses reprises qu’il devait aller surveiller les élèves dans le couloir. Au fur et à mesure du temps, la grande salle se vidait de ses invités, élèves et professeurs comprit. La jeune rousse se leva de sa chaise pour récupérer son étole qu’elle avait déposé un peu plus loin lorsque quelqu’un lui prit la main et la força silencieusement à se retourner.

« Tu m’accorde cette danse ? » lança la voix suave et chaude du maître des potions, telle une douce caresse presque trop sensuelle sur sa peau. Ou alors c’était à cause de l’alcool qu’elle avait ingurgité durant la soirée.
« Oui… » fût tout ce qu’elle trouva à répondre encore sous le charme de la façon dont il le lui avait demandé. Attirée vers la piste presque déserte, ses yeux se promenèrent sur l’assemblée où ne se tenait plus que Minerva avec Albus et quelques autres professeurs qui pour l’occasion avait pu convié leurs maris ou partenaires de vie. De rares élèves plus âgé se trémoussaient encore sur la piste, mais souvent bien plus occupé à s’étreindre romantiquement qu’à se préoccuper de ce qui les entourait. La sorcière se laissa entraînée dans cette nouvelle danse et fût surprise par le choix de la chanson en elle-même. La voix rauque du chanteur raisonna dans le vieux tourne disque et elle s’accrocha désespérément à ses paroles.

Regarde dans mes yeux, tu verras
Ce que tu représentes pour moi
Cherche dans ton coeur, cherche dans ton âme
Et quand tu m'y trouveras tu ne chercheras plus
Ne me dis pas que ça ne vaut pas la peine qu'on essaye
Tu ne peux pas me dire que ça ne vaut pas la peine qu'on
meurt
Tu sais, c'est vrai
Tout ce que je fais, je le fais pour toi


Sa main posée sur l’épaule de Severus se resserra sur le tissu de sa veste, le souffle semblait lui manqué. Ses prunelles lapis lazuli ne décrochait pas des obsidiennes de son partenaire, veine tentative de faire passer le message de la détresse de son cœur. Comme une réponse, comme un écho à cela, la main de l’homme posé sur sa taille glissa dans son dos, possessive et jalouse d’avoir été laisser si sagement là en spectatrice alors qu’elle en espérait plus.

Regarde dans ton coeur, tu trouveras
Qu'il n'y a rien à cacher
Prends-moi comme je suis, prends ma vie
Je donnerai tout, je me sacrifierai
Ne me dis pas que ça ne vaut pas la peine qu'on se batte
Je ne peux pas m'en empêcher, il n'y a rien que je veuille
plus
Tu sais, c'est vrai
Tout ce que je fais, je le fais pour toi


La mince distance qui les séparait fût bientôt réduite à néant, le corps de la jeune femme retrouvant la place qu’il voulait réclamer comme sienne contre celui de l’homme sombre. Il n’eut aucun geste, aucun mouvement pour l’en empêcher, il l’accueillit même avec un certain soulagement. Et pourtant, dans sa tête c’était mal, tellement inconvenant et immoral. Ses yeux cherchèrent un instant une tache rose dans le décor, ses lèvres s’entrouvrir pour retrouver l’air qu’il avait cessé de respirer un instant en découvrant que Dolores Ombrage n’était plus dans la salle.

Il n'y a pas d'amour, comme ton amour
Et aucune autre, ne pourrait m'en donner plus
Il n'existe pas d'endroit, à moins que tu y sois
Tout le temps, partout
Oh tu ne peux pas me dire que ça ne vaut pas la peine qu'on
essaye
Je ne peux pas m'en empêcher, il n'y a rien que je veuille
plus
Je me battrai pour toi, je mentirai pour toi
Je marcherai sur un fil pour toi, oui je mourrai pour toi


À son tour, Severus eut l’impression d’être mis à nu par les paroles de la chanson qui raisonnait à ses oreilles et qui trouvait en son cœur un écho, une sœur jumelle. Il n’était sûr que d’une seule chose, c’est qu’il ne la méritait pas. Ni elle, ni la rédemption qu’elle pouvait lui offrir, qu’elle lui tendait en réalité désespérément en espérant qu’il y réponde. La tête de la rouquine reposait à présent contre son cou, le menton sur son épaule et elle tenait bon pour ne pas pleurer en comprenant qu’elle était perdue dans les méandres d’un amour qu’il ne voulait pas lui rendre. Cela n’avait rien avoir avec cette pseudo affection pour le neveu du tenancier de la boutique de Pré-au-Lard. C’était chaleureux, dévorant, mais tout aussi douloureux qu’un coup de poing dans l’estomac. Oui, il la tenait aussi fort qu’elle le rendait prisonnier de son étreinte à cet instant, mais combien de temps avant qu’il ne s’enfuit de nouveau. Elle ferma les yeux, priant tout ce qui pouvait être prier pour quelques minutes encore dans ses bras.

Tu sais, c'est vrai
Tout ce que je fais, je le fais pour toi.


Et la musique mourut aussi certainement que ce moment allait s’éteindre. Persuadée qu’elle était que la vie reprendrait comme ce matin, avec cette même distance polie entre eux. Avec ses hauts et ses bas. Quelqu’un devait bien rire là-haut de la voir si vulnérable et désespérée. Peut-être que c’était pour un mieux, peut-être que c’était lui qui avait raison après tout. Que dirait ses parents s’ils savaient ? Sa mère la consolerait sans doute, mais tenterait de lui faire entendre qu’il est trop âgé pour elle. Son père en ferait de même, mais préférerait argumenter que ce n’est pas un homme pour elle avec son passé.
« Edelweiss… » la voix de l’homme caressa sans le vouloir à nouveau sa peau et fit parcourir un frisson le long de son échine. Non, qu’il se taise priait-elle.
« Non… je ne veux pas t’entendre. » lança-t-elle dans le désespoir de sa cause perdue. Une seconde, puis une autres et elle finit par se redresser et l’accuser du regard. « Pourquoi tu ne veux pas essayer ? »
Désarçonner, l’ancien Mangemort ne sût que répondre et se contenta de l’emmener dans une nouvelle série de pas de valse alors que la musique reprenait de plus belle. Que dire ? Que faire ? Il serait tellement plus simple de céder à la tentation, mais pouvait-il réellement risquer de trouver un peu de bonheur ? Pouvait-il lui voler sa jeunesse en acceptant ? Se risquerait-il dans une folle passion qui une fois consumée lui verrait tourner les talons ? Il avait déjà souffert par amour, une fois.
« Je suis trop vieux pour toi. Ne gâche pas ta jeunesse avec moi. » trancha-t-il en tentant de fuir ses yeux lapis-lazuli qui s’obscurcissait dans un brouillard de colère.
« Dix-sept ans, Severus. C’est tout ce qui nous sépare et je m’en moque totalement ! Ce n’est pas comme si tu avais le double de mon âge et de toute façon, c’est une excuse bien trop facile ! » siffla-t-elle entre ses dents.
« Tu ne sais rien de moi… J’ai fait des choses qui te ferais frémir et te donnerais de cauchemar. » Il la fit tourner sur elle-même avant de reprendre possession de sa taille.
« J’en sais suffisamment. J’ai bien conscience de danser avec le diable et que cette passion est un blasphème, mais je préfère franchir les portes de l’enfer que de couper les liens qui me lie à toi. Tu as sans doute l’impression que tu ne franchiras jamais les portes du paradis, alors laisse-moi éclairer ton enfer. J’obscurcirais mon paradis pour toi. Je me brûlerais les ailes. Tu le sais très bien… » plaida-t-elle en ne le lâchant pas des yeux.
« Tout ce que tu fais, tu le fais pour moi… j’ai bien compris…Tes yeux parlent plus que tu ne peux l’imaginer. » Il se tût un instant, appréciant le calme de la valse avant de reprendre. « Je ne te mérite pas, Edelweiss… je te ferais souffrir un jour où l’autre… Et je ne me le pardonnerais jamais… »
« J’ai toujours trouver qu’il y avait quelque chose de beau dans la souffrance… quelque chose qui nous rend plus humain… » murmura-t-elle avant de baisser les yeux pour fixer le foulard sombre qui entourait la gorge de l’homme. C’est seulement à ce moment-là, qu’elle reconnut la musique qui se jouait dans la salle. Elle connaissait ces pas, elle connaissait cette sensation et ces mesures. La valse du bal de Noël du tournois des trois sorciers. Brusquement, elle releva la tête pour regarder Severus. Au même moment, un rayon de lumière traversa les yeux d’obsidienne de son aimé et elle eut l’impression de se noyé. Là sous ses yeux, elle vit pour la première fois que les yeux du maître des potions n’étaient pas noir, mais bleu nuit…
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Tempus Fugit  Fanfiction Harry Potter

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