AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | .
 

 Never Let Me Go ☆ Alejapple. (HOT) ღ

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage
LOVE GAME @ du mois de juillet.
avatar
LOVE GAME @ du mois de juillet.

en savoir plus sur moi
∞ posts : 26777
∞ arrivé(e) le : 05/05/2016
∞ avatar : Logan Lerman, le petit prince de mon cœur. ♡

MessageSujet: Never Let Me Go ☆ Alejapple. (HOT) ღ Lun 24 Oct - 8:49

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Alejandro & Apple.
Looking out from underneath, Fractured moonlight on the sea Reflections still look the same to me, As before I went under. And it's peaceful in the deep, Cathedral where you cannot breathe, No need to pray, no need to speak Now I am under. And it's breaking over me, A thousand miles onto the sea bed, Found the place to rest my head. Never let me go, never let me go. Never let me go, never let me go. And the arms of the ocean are carrying me, And all this devotion was rushing out of me, And the crashes are heaven, for a sinner like me, The arms of the ocean deliver me. Though the pressure's hard to take, It's the only way I can escape, It seems a heavy choice to make, Now I am under. And it's breaking over me, A thousand miles onto the sea bed, Found the place to rest my head. Never let me go, never let me go...[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]


Cela faisait maintenant une semaine, jour pour jour, que j’avais rencontré Alex. Malgré mon histoire d’amour insubmersible et mon immense complicité avec Alejandro, je n’avais toujours pas trouvé la force d’avouer à mon alter ego que je l’avais confondu avec son double et que je l’avais embrassé. Plus les jours passaient et plus j’étais écrasé sous le poids de la culpabilité, de la honte, de l’incertitude et de la peur. Comment pouvais-je aborder ce sujet sans risquer de blesser mon âme sœur et de chambouler sa vie ? Cela me semblait tout bonnement impossible. J’avais essayé à maintes reprises d’avouer la vérité à mon fiancé, mais, à chaque fois, ma gorge et mes tripes se nouaient, en me faisant progressivement devenir muet. L’idée de briser son petit cœur d’ange me rendait malade et m’empêchait de trouver le sommeil. Quant à la perspective de réduire à l’état de poussière notre relation et l’amour inconditionnel qu’il me vouait, cela me donnait l’envie de disparaître dans les airs, de mourir sur le champ. Jamais je n’aurais pu survivre dans ce monde hostile et dangereux sans lui ; il avait trop bien su conquérir mon cœur et mon âme pour que je ne puisse désormais exister sans sa présence à mes côtés. J’avais besoin de lui pour vivre, pour être accompli et heureux. Il était la raison qui faisait battre mon cœur, l’essence-même qui coulait dans mes veines et qui me maintenait en vie. Sans son affection et sa proximité, j’étais destiné à dépérir et à mourir douloureusement d’amour. Sans lui, j’aurais manqué d’oxygène, je me serais noyé dans un océan de tristesse, j’aurais été comme mort à l’intérieur. Sans cet être vital, j’aurais tout simplement été annihilé et détruit, à l’image d’un bâtiment en ruine après le passage d’un cataclysme. Le fait qu’il puisse peut-être m’abandonner et rompre toutes nos promesses, à cause de mon vilain secret, m’effrayait et me poussait donc à lui cacher la vérité. Même si ça me pourrissait l’existence, me brisait de l’intérieur et que ça me rendait malade, il valait mieux que ça soit moi qui souffre plutôt que lui. Je préférais plutôt mourir que de faire le moindre mal à l’amour de ma vie. Et s’il fallait que je cache l’existence d’Alex pour préserver le bonheur de mon fiancé, qu’à cela ne tienne ! De toute manière, quoi qu’il puisse m’en coûter, que je doive mentir ou même aller jusqu’à tuer, j’étais prêt à tout pour protéger l’amour de ma vie, mon Alejandro. Il méritait son bonheur, il méritait d’être heureux, il méritait de vivre une réelle utopie et une histoire d’amour de conte de fées. A l’inverse, la seule chose qui ne méritait sûrement pas Alejandro et qui était indigne de lui, c’était sûrement moi... Oui, à en voir mes agissements, je prenais conscience que je ne serai jamais assez bien pour un homme aussi fantastique et merveilleux que le prince de mon cœur. Comprendre ces faits me brisait et m’annihilait davantage le cœur. Je ne le méritais pas ; j’étais une horrible, cruelle, vile et odieuse personne. Je trichais et je cachais la vérité, au point de ne plus me reconnaître, de me dégoûter de moi-même et de me perdre en chemin. Oui, j'étais certainement une ignoble personne.

Aejandro et moi étions comme deux moustiques pris au piège dans la toile de notre amour. Dévorés et consumés par ces sentiments ardents qui brûlaient et ravageaient nos cœurs, je pensais que notre amour était unique, insubmersible et qu’il était fait pour durer jusqu’à la fin des temps. Malheureusement, l’arrivée d’Alex dans ma vie effritait mes théories et remettait tout en question. Après tout, on avait également dit du Titanic qu’il était insubmersible et que Dieu lui-même ne pouvait couler un tel paquebot... Et voyez le résultat ! J’espérais maintenant que l’amour sincère qui m’unissait à Alejandro serait plus solide que ce navire et qu’il serait capable de résister à notre iceberg, qui prenait forme en la personne d’Alex, le double de mon fiancé. Mes craintes et mes doutes s’amplifièrent davantage lors de mon dernier retour à Wellington, lorsque ledit double se jouait à nouveau de la situation et me manipulait, en se faisant passer pour mon fiancé, qui me rendait une soi-disant visite surprise. Malade et plongé dans la pénombre de ma chambre, ce jour-là, je n’eus aucun moyen de pouvoir le différencier de mon homme. Privé de mes sens de l’odorat et du goût, à cause de ma mauvaise grippe, et de celui de la vue, à cause de l’obscurité la plus totale de la pièce, seule l’ouïe aurait pu être une alliée redoutable. Malheureusement pour moi, ce ne fut pas le cas. En effet, mon interlocuteur restant quasiment muet, sûrement pour n’éveiller aucun soupçon, je ne relevais pas la supercherie. Dans un premier temps trompé et manipulé, je tombais malgré moi dans les bras du jumeau diabolique. Mes lèvres chérissaient les siennes avec autant de passion et d’affection que j’en avais pour celles de son frère. Quant à mon envie de ne faire plus qu’un avec lui, elle me brûlait les entrailles et enflammait mon corps tout entier. Pas mêmes ses gestes ne me permettaient de déceler le pot aux roses, puisqu’il s’employait à n’en avoir que très peu afin de n’éveiller aucun soupçon. Mains et pieds liés, je n’avais aucune arme en ma possession pour réussir à démasquer mon partenaire. Cependant, sûrement rattrapé par un état d’âme ou par sa conscience, l’homme me stoppait dans mon élan, juste à temps, et me révélait sa véritable identité. Nu comme un vers, venant tout juste d’ôter mon sous-vêtement dans l’optique de partager une étreinte charnelle avec celui que je prenais pour mon fiancé, je tombais de haut. Me sentant violé dans mon intimité, manipulé et trahi, je ne tardais pas à bondir du lit et à renfiler mon caleçon, telle une furie. Explosant de rage, à l’image d’un volcan en éruption, je ne perdais pas une seconde de plus et mettais ledit frère à la porte. Quand je pensais à ce que j’aurais pu faire avec lui s’il n’avait pas eu un minimum de morale, cela me donnait des hauts le cœur. Néanmoins, je remerciais le ciel d’avoir donné des scrupules et un semblant de conscience à Alex. Car sans ça, dans ses bras, j’aurais sûrement commis l’irréparable...

Horrifié et répugné à l’idée de ce que j’avais failli faire avec cette photocopie de mon fiancé, je bouclais mes valises et sautais dans le premier avion à destination de Barcelone. Même si je n’étais arrivé à Wellington que ce matin, je ressentais le besoin urgent de repartir et d’être auprès de l’amour de ma vie. Blessé et meurtri, mon vol de presque vingt-quatre heures fut animé par mes nombreuses crises de panique, liées à ma claustrophobie et à ma peur du vide. Heureusement pour moi, les hôtesses de l’air prirent grand soin de moi et parvinrent à me rassurer. Cependant, elles ne purent rien faire pour balayer l’angoisse et la peur qui me rongeaient les entrailles et me glaçaient le sang. Tétanisé, je me demandais comment j’allais pouvoir à nouveau regarder mon fiancé dans les yeux après ce que j’avais failli faire. Comment lui avouer l’existence de son double ? Comment lui dire que j’avais été à deux doigts de commettre l’impossible avec ce dernier ? Comment lui ouvrir mon cœur sans risquer de détruire le sien ? Toutes ces questions et bien d’autres encore se greffaient malicieusement dans mon esprit, durant toute la durée du vol, m’empêchant de trouver le sommeil. Après avoir enfin atterri en Espagne, je quittais l’avion et m’empressais de regagner mon foyer et mon amour, brisé et détruit de l’intérieur. Comme à son habitude, mon chéri m’accueillait à bras ouverts, ne se doutant nullement des secrets que je gardais enfoui en moi. Ses étreintes et ses baisers me faisaient le plus grand bien, mais ne parvenaient pas à chasser mes remords et mon mal-être. Là, ne disant rien, n’ayant pas la force nécessaire de lui avouer ma honte et de briser sa bulle de bonheur, j’avais l’impression d’être un hypocrite, une saloperie qui jouait à un double jeu. Après tout, c’était peut-être ce que j’étais ! Plus je m’en persuadais et plus j’effritais l’image peu flatteuse que j’avais déjà de moi-même. J’étais décidément bien indigne d’Alejandro... Et j’en venais même à me dire qu’il n’aurait jamais dû me sauver de ma tentative de suicide, ce jour-là. Après tout, sans moi, il n’aurait jamais eu le cœur brisé et aurait sans doute été bien plus heureux, en partageant son existence avec une personne qui le méritait véritablement. Je m’en voulais de penser tout ce mal, ça me brisait le cœur, mais c’était la réalité : sans moi, Alejandro aurait sans doute été bien plus heureux. S’il ne m’avait jamais rencontré, il n’aurait pas eu à décevoir ses parents, il n’aurait pas tant souffert, il n’aurait jamais été trahi... Oui, quand j’y réfléchissais : tout aurait été bien plus facile si je n’avais jamais été là... À cet instant précis, je m’en voulais même d’exister. J’aurais voulu disparaître et ainsi effacer tout le mal que je faisais à l’homme le plus merveilleux du monde. Irrémédiablement, je ne le méritais pas...

Mes sombres pensées et mon humeur maussade éveillèrent les soupçons de mon fiancé. En dépit de tous mes efforts pour masquer mon malaise, mon mal-être et mon chagrin, mon fiancé n’était pas né de la dernière pluie et me connaissait par cœur. Il savait pertinemment que quelque chose clochait et s’était évertué à me tirer les vers du nez, à plusieurs reprises, vainement. Il essayait de percer mon secret depuis une semaine, depuis que j’avais rencontré Alex. Seulement, je ne parvenais toujours pas à trouver la force de lui en avouer ; j’avais tellement peur de le blesser que ça me rendait muet. Ce soir-là ne fit pas exception à la règle. Avec mes plus de quarante-huit heures d’absence de sommeil, mes yeux étaient défoncés et d’un rouge sanguin. Alejandro, visiblement très inquiet, m’assaillait d’une nouvelle foule de questions. Cependant, grâce à ma vilaine grippe, j’avais une excuse à peu près véridique pour contrer chacune d’entre elles. Néanmoins, même si j’avais gagné du temps, le secret qui me rongeait les entrailles me rendait malade, autant physiquement que psychologiquement. Je n’avais plus d’appétit, si bien qu’Alejandro fut le seul à dîner ce soir-là. Moi, de mon côté, je me suis contenté de vomir et d’expulser l’absence de matière de mon estomac déjà vide. Au figuré, je vomissais mes tripes, mes remords et ma douleur. Ce lourd secret me rendait décidément malade comme un chien ! Je m’en sortais une fois de plus en évoquant ma grippe, même si ce symptôme n’était dû en rien à cette maladie passagère. Non, malheureusement, c’était bien plus grave ! En effet, la maladie était facile et presque comme une amie bienvenue comparée au fait de devoir cacher la vérité à l’amour de ma vie. Ce secret, c’était une douleur incommensurable et presque invivable, qui jouait désormais sur ma santé. La situation a empiré le soir même, alors que je pensais avoir touché le fond. Blotti contre mon fiancé, que j’aimais à en mourir, je me surprenais moi-même à repousser ses avances. « Non, p’tit cœur, pas ce soir. Je suis fatigué et contagieux, je ne voudrais pas que tu attrapes mes microbes et que tu sois malade à ton tour... » Chuchotais-je, à contre cœur, d’une voix brisée, en retirant la main qu’Alejandro avait posée sur mon échine brûlante. Je me retournais alors face au mur, histoire de parvenir à sangloter en silence, sans perturber le sommeil de mon amour. Trop, c’en était beaucoup trop ! J’étais à deux doigts de craquer sous le poids de mes remords, de mon annihilation et de ce blocage émotionnel et sexuel. Ce lourd secret inavouable me pourrissait décidément bien trop la vie...

Cette nuit-là, pour la troisième journée consécutive, je n’ai pas réussi à trouver le sommeil. Trop tourmenté pour céder à l’appel des bras de Morphée, je restais-là, à me maudire et à sangloter silencieusement dans mes draps froissés et trempés. Vers quatre heures du matin, alors que le chagrin se faisait si fort que je commençais à faire trop de bruit, je décidais de me glisser silencieusement hors du lit conjugal. Agile comme un félin, je dénouais les bras d’Alejandro de ma taille tout en faisant bien attention à ne pas le réveiller. Une fois défait de cette douce et aimante étreinte, je descendais doucement les escaliers et partais au rez-de-chaussée, uniquement vêtu d’un caleçon. Les yeux embués de larmes, je sortais du foyer et partais m’asseoir dans le sable de notre plage privée, qui se trouvait juste derrière notre villa. Les vagues s’échouaient jusque sur mes pieds nus, tandis que mes yeux se perdaient dans l’obscurité immense de la nuit. Pleurant à chaudes larmes et ayant besoin de conseils, je cherchais une étoile qui brillait plus fort que les autres. « Maman, qu’est-ce que je dois faire ? Je suis tellement perdu... Je l’aime tellement... S’il te plait, je t’en supplie, aide-moi... » Implorais-je, les yeux rivés sur une magnifique étoile, en un chagrin sincère et dévorant qui me venait tout droit du cœur. Malgré les conseils que m’avaient donnés Grace, ma mère de substitution, je ne trouvais toujours pas le courage de parler d’Alex à Alejandro. Avec les événements récents qui étaient venus entacher le tout, c’était effectivement de plus en plus difficile de tout expliquer et de se confier. J’étais perdu, détruit, et aucune issue ne me semblait possible : c’était soi continuer à cacher la vérité et être à jamais ravagé par la culpabilité, ou révéler mon secret et perdre la seule personne que j’aimais d’un amour inconditionnel, entier et dévorant. Dos au mur, j’étais pris au piège. « Maman... Je l’aime tellement... Tu sais, rien que le fait de m’imaginer vivre sans lui me rend fou et me donne l’envie de mourir... Je l’aime tant... Mais... Je n’arrive pas à faire semblant... C’est trop dur, je dois lui dire... Mais... Et s’il ne comprenait pas ? Et s’il me quittait ? Maman, j’ai tellement besoin de toi et de ton aide... » Sanglotais-je, presque noyé dans mes larmes, en tremblant. Malheureusement pour moi, du haut du ciel, ma défunte mère restait muette et ne m’apportait pas la solution attendue. « Maman... Tu me manques tellement... » Sanglotais-je difficilement, d’une voix brisée et implorante, en me recroquevillant sur moi-même, tel un enfant. Lui parler me fit néanmoins du bien, même si je finissais par me recroqueviller sur moi-même, en position fœtale, et à sangloter comme un bébé. Assis, faisant dos à la villa, la tête enfouie entre mes bras et mes jambes, je ne voyais pas que le destin me donnait un coup de main et que l’homme qui régnait sur mon cœur se dirigeait progressivement vers moi. Peut-être même qu’il avait tout entendu de ma conversation avec les étoiles... Mais ça, seul l’avenir nous le dirait ! Pour l’heure, n’ayant même pas conscience du fait qu’Alejandro était éveillé, je continuais de fondre en sanglots et d’extérioriser mon chagrin en torrent de larmes. Pauvre petite pomme, les personnes qui t’ont dit que l’amour était simple et facile n’étaient visiblement pas tes amis... Ils t'ont menti !

made by pandora.




Dernière édition par Apple S. Hawkins le Dim 26 Mar - 13:08, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
alien un jour, alien toujours
avatar
alien un jour, alien toujours

en savoir plus sur moi
∞ posts : 3428
∞ arrivé(e) le : 27/12/2016
∞ avatar : Liam Hemsworth

MessageSujet: Re: Never Let Me Go ☆ Alejapple. (HOT) ღ Mar 10 Jan - 10:59

Never Let Me Go ☆ Alejapple. ღ.Les mois passaient, et ne se ressemblaient pas. Le mot routine n’existait tout simplement pas dans notre vocabulaire, dans notre façon de vivre, dans notre couple en lui-même. La tendresse, la fougue des premiers jours, l'envie d'être là l'un pour l'autre, de combler mutuellement la personne qui partageait notre vie, était au beau fixe. Je me laissais volontiers porter, dans les méandres que pouvoir avoir l'amour. Me délecter, profitant de cet instant. Comme si, c'était la dernière. Je ne l'espérais pas, convaincu par cette idée, Apple était la personne dont j'avais besoin pour combler ma vie. Il était la personne qui avait réussi à m'apaiser quand j'en voulais excessivement à la vie entière, sans véritable raison. Lui qui avait passé mes faiblesses, pour les rendre plus forts. Étrange, parce qu'avant de le rencontrer, j'avais cru l'être, mais c'était un faux-semblant, un leurre, une tromperie qui masquait mes faiblesses. Il en doutait, je le savais, pensant certainement que c'était ma personne qui l'avait sauvé. Ce fameux jour, ce moment où il avait décidé de mettre fin à son existant. À cet instant, on sait sauver mutuellement. Un moment où je me suis rendu compte de l'importance, de la place que j'avais laissée à Apple. Je ne pouvais pas imaginer, les moments qu'ils soient pénibles, tristes, heureux sans lui. Faisant de moi, une partie manquante, une moitié. Cela n'expliquait pas et je ne cherchais pas des explications, aux sentiments que j'éprouvais dès lors. A part le simple fait, de vouloir laisser ma vie entre ces mains. Partager un peu plus ces moments avec lui, et seulement lui, mon amour. J'étais prêt à tout affronter avec lui, les passés noircis qui nous accommoder à chacun. Les blessures réfugiaient dans les âmes qui nous accompagner, pour ressortir un moment ou un autre. Comme un souvenir passif. Je ne regrettais absolument rien à mes choix, comme une évidence. J'étais comblé et je ne posais pas de questions. À l'existence de notre relation, si c'était naturel ou non. L'importance, n'était-il pas d'aimer ? Je l'aimais pour simplement, et pur. J'étais prêt à redonner de l'importance de l'amour, à Apple, ce qu'il m'avait semblé avoir perdu. Même si de mon côté, je ne savais pas exactement ce qu'il en était... Je ne sais pas si je m'y prenais de la bonne façon. Mais je dépense une énergie pour la voir s’épanouir entre nous.

Le temps me semblait irrémédiablement long, perdant une moitié de moi, dés l'instant où ma moitié décidait de partir pour Wellington. Ce n'était que quelques jours, un besoin nécessaire et vital de retrouver ces proches, sa famille. Les racines qu'était-ce qui faisait Apple. Je n'avais compris dés l'instant, où sa tristesse, même bien cachée se faisait sentir dans son quotidien. On ne pouvait pas retenir les gens. J'aimais à le croire que je le rendais heureux, mais il manque une chose qui rendait Apple entier. C'était avec une certaine logique, de lui offrir cette liberté de voyager. Même si l'Espagne était un refuge pour vivre pleinement notre bonheur. Wellington restait les racines, de notre amour, les lieux de notre rencontre, des années inoubliables à vivre là-bas pour ma part, et la ville qui a vu grandir Apple. Aujourd'hui était un de ces jours, où il avait besoin de retourner aux sources. Et combler, ce vide de son départ, je tentais avec une certaine difficulté à remplir ce vide. En m'investissant dans le travail, sur l'instant, c'était assez efficace, sans pour autant oublier son sourire, qu'il s'évertuait à m'offrir dés qu'on croisait les regards. Quelques jours n'étaient pas une fin en soit. Les heures se défilaient, mais cela n'enlevait pas ce sentiment de manque. Une douce drogue, qui s'acheminait jusqu'au cœur, pour le diffuser dans tout le corps. Ce que je pensais durer quelques jours, en réalité dura à peine une journée. Un séjour des plus courts qui pourtant me redonnait du baume au cœur, dès l'instant où il avait franchi le pas de la porte, de notre foyer. L'accueillir les bras ouverts, témoignant de l'importance de sa présence ici, auprès de moi, me semblait indispensable. L'embrassant, retrouvant la douceur de ces lèvres chaudes contre les miennes. La chaleur de son corps contre le mien... Sa joie de vivre, résonnant à travers cette maison.

Je ne m'attendais à me heurter à un sentiment de retrait, de distance. Pour ne pas dire de gêne qui s'était installée entre nous, dés l'instant à mon amour avait franchi la porte. Il y avait toujours cette tendresse, mais son humeur était plus morose. Comme ce jour, où je l'avais trouvé dans cette baignoire. Des questions envahissaient ma tête. Allant jusqu'à me poser des questions sur ma propre implication à cet état. Une chose que j'aurais faite sans le savoir. Me torturant sans relâche. Je tentais vainement de me rapprocher, sans succès essuyant des refus, qui me brisait le cœur. Les premiers jours, j'avais cru au fait de la maladie, mais cela n'expliquait sa voix qui se brisait à l'instant où il s'adresse à moi. Il ne me restait plus que le fait, d'être présent. Là pour lui, à l'instant où il se décidera à se confier. Même si le couperet tombait détruisant une relation. J'avais imaginé qu'il souhaitait peut-être mettre fin à une vie à deux. Avant l'engagement. On était à l’abri de rien. Après son refus et de son corps s'éloignant du min, pour se retrouver dans son monde. Dans ce lit qui se faisait immense. Je me sentais vide, lourd sous le poids de cette distance. Je me retournais à mon tour, vers un mur froid. Mon cerveau en ébullition, face à cette peur qui s'emparait de moi, sans le paraître, une vérité dont on faisait face. Est-ce que c'était la fin ? J'espère que non, une crise passagère. Le sommeil s'emparait de moi, la tristesse en prise, couverte mes songes. Je ne sais pas exactement combien de temps, c'était écoulé, au moment ou mes yeux redécouvraient le monde sombre, par l'intensité de la nuit. Et sa fraîcheur du soir, ou était-ce le lit vide qui se déployait à mes côtés. Sur l'instant, c'est la panique, qui s'emparait de moi. Dans l'idée, Apple soit parti, il en était rien pour tant. Mais après des cherches brèves, la maison était vide, dénué de sa présence. Un vide marquant. Il n'y avait qu'un seul endroit, où je n'avais pas songé à le chercher. La plage, un refuge au songe, libre de pensée. La lumière des étoiles, de la lune dessinant sa silhouette. Cette silhouette que j'aimais tant pour ne pas vouloir la quitter. Sur l'instant, ces paroles me semblaient inaudibles, à ma portée. Mais plus mes pas s'approchaient carrément le sable tiède, d'une journée chaude. Ces paroles se faisaient plus claires, surprenant une conversation que je n'aurais certainement pas dû entendre. Une conversation entre lui et son mère disparu, qui me déchirait le cœur, et qui pourtant sur certaines paroles éveillait ma curiosité mal placée. Je ne me voyais pas non plus, vivre sans lui, l'aimer avait été la meilleure chose dans ma vie. Un moment que je n'aurais certainement pas changé. Pour n'importe quoi. Et j'aurais donné ma vie pour lui, si l'occasion se présentait. « Qu'est qui est trop dur ? Qu'est-ce que tu dois me dire ?... » Ces mots avaient franchi mes lèvres, sans retenu, sans le vouloir, laissant place à l’inquiétude, pourtant, je glissais un sourire pour faire évaporer la sienne. Prenant place à ces côtés, les jambes étendues devant moi. Mon regard azur, qui ne perdait pas le sien. Une pensée s'infiltrait dans mon esprit, s'il savait à quel point je l'aimais...
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
LOVE GAME @ du mois de juillet.
avatar
LOVE GAME @ du mois de juillet.

en savoir plus sur moi
∞ posts : 26777
∞ arrivé(e) le : 05/05/2016
∞ avatar : Logan Lerman, le petit prince de mon cœur. ♡

MessageSujet: Re: Never Let Me Go ☆ Alejapple. (HOT) ღ Sam 14 Jan - 12:01

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Alejandro & Apple.
Looking out from underneath, Fractured moonlight on the sea Reflections still look the same to me, As before I went under. And it's peaceful in the deep, Cathedral where you cannot breathe, No need to pray, no need to speak Now I am under. And it's breaking over me, A thousand miles onto the sea bed, Found the place to rest my head. Never let me go, never let me go. Never let me go, never let me go. And the arms of the ocean are carrying me, And all this devotion was rushing out of me, And the crashes are heaven, for a sinner like me, The arms of the ocean deliver me. Though the pressure's hard to take, It's the only way I can escape, It seems a heavy choice to make, Now I am under. And it's breaking over me, A thousand miles onto the sea bed, Found the place to rest my head. Never let me go, never let me go...[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]


La tristesse ravageait mon âme et calcinait mon petit cœur amoureux. Cette douleur et cette peur étaient incommensurables, au point que je me sentais perdre pied et que je voyais le sol se dérober sous mes pas. Mon sang s’était comme transformé en une lave en fusion, s’écoulant en poison malicieux et destructeur au sein mes veines. En définitive, tout de mon corps et de mon âme était en proie au chagrin et à la douleur. Pour me consoler et me guider sur ce chemin tortueux, je faisais alors appel à ma défunte maman. Dans l’optique de soigner mes maux et d’obtenir une sorte de révélation divine, je me confiais à cette étoile brillant juste à côté de la lune. Dans une sorte d’état second, semblable à une forme transe, je ne vis même pas qu’un troisième protagoniste venait de faire son entrée fortuite. Je ne prenais connaissance de ce fait qu’après avoir arrêté de parler à ma chère mère, quant Alejandro se décidait enfin à briser ce silence glacial. La surprise qu’était le fait de l’apercevoir sur cette plage, juste derrière moi, me fit sursauter et rater un battement de cœur. Démuni, j’étais tétanisé par sa présence et par la possibilité qu’il ait pu entendre le discours de ma culpabilité. Les paroles qui suivirent me prouvèrent que c’était bien le cas, faisant s’accélérer davantage les battements affolés et paniqués de mon cœur. Pris au piège, je me recroquevillais alors sur moi-même en essayant de dissimuler mes pleurs à mon âme sœur. Mes larmes roulant maintenant jusqu’au bas de mon cou, je m'ordonnais d'arrêter de pleurer. « Apple... Arrête de pleurer. Arrête de pleurer. Arrête de pleurer ! » M'ordonnais-je, intérieurement, en voyant davantage de larmes se répandre le long de mon visage à chaque fois que je m'obligeais à renoncer à mes pleurs. Je n'y arrivais pas, c'était bien trop dur... La douleur et la peur me brûlaient de l’intérieur et dévastaient mes entrailles. C'était insupportable, c'était constant, c'était là la plus grande, la plus douloureuse et la plus insurmontable épreuve qu'il m'avait été donné d'affronter et de franchir. Comment allais-je pouvoir expliquer toute cette histoire à mon fiancé sans qu’il ne me rejette ? La peur de le briser et de le voir me quitter me tétanisait. « Al... » Balbutiais-je, en un sanglot annihilé, le visage ravagé par les larmes. Progressivement, contre mes joues d’enfant, ces dernières devenaient des rivières, pour finir par se changer en torrents. Noyé dans cet océan de tristesse, j’étais complètement à la dérive. Cela ne faisait qu’empirer lorsque l’amour de ma vie s’asseyait juste à côté de moi. Fuyant son doux regard inquiet, n’arrivant pas à lui faire face, je le plongeais en direction du sol et l’écoutais me demander de lui dire la vérité. « Al... C’est... Je... Je ne voulais pas... » Commençais-je, toujours autant perturbé et dévasté par l’émotion. Décidément, ouvrir mon pauvre petit cœur allait être encore plus compliqué que ce à quoi je m’étais attendu... Mais, à vrai dire, aussi ardues que puissent être ces futures révélations, j’espérais seulement que notre amour puisse en ressortir intact et victorieux. Oh... je l’aimais tellement, mon p’tit cœur ! Je l’aimais si intensément que le perdre aurait été un châtiment bien plus cruel que la mort.

Grelottant, comme une feuille morte, à chaque coup de vent, j’essayais tant bien que mal de rassembler mes émotions. Une étreinte aimante m’aurait certainement aidé à aller mieux et à me réchauffer, mais, vu la situation délicate, je n’osais pas me glisser contre mon fiancé. Je me contentais alors de m’entourer de mes bras fébriles et tremblotants, histoire de m’apporter vainement un semblant de chaleur et de réconfort. Après quelques minutes, même si j’étais toujours aussi brisé et dévasté, les larmes cessèrent bientôt de ruisseler le long de mon visage – certainement car j’avais déjà épuisé toute l’eau disponible dans mon corps. D’ailleurs, si le sang ou toute autre substance provenant du corps avait pu remplacer les larmes, j’en aurais été recouvert. « Quoi que je dise... Quoi que je fasse... Quoi qu’il advienne... Est-ce que tu m’aimeras jusqu’à la fin de mes jours ? » Demandais-je, en sanglotant, d’une petite voix qui venait du plus profond de mon cœur amoureux et brisé. Quoi que puisse être sa réponse, j’étais désormais condamné à lui révéler toute la vérité au sujet de cette histoire avec Alex. Les poings liés, je m’apprêtais difficilement à affronter mes pires angoisses. « Premièrement, ce qu’il faut que tu saches... c’est que je t’ai toujours aimé et qu’il n’y a toujours eu que toi dans mon cœur... C’est toi et toi seul, p’tit cœur, pour toujours et à jamais... » Avouais-je, sincère, non pas sans difficulté, chaque mot me brûlant la gorge et me dévorant de l’intérieur. Le cœur troublé et l’esprit encore tourmenté à cause de ces événements récents, j’essayais tant bien que mal d’organiser mes pensées. Après avoir pris une profonde inspiration, je prenais mon courage à deux mains et me décidais enfin à me lancer dans le récit de mon inavouable secret. « Tout a commencé la semaine dernière, à Wellington... » Débutais-je, la voix entrecoupée par de petits sanglots, en replongeant dans les souvenirs douloureux de ce jour qui avait bouleversé mon existence. « J’étais dans le centre-ville, au petit matin, et je cherchais un cadeau à t’offrir pour mon retour... » Continuais-je, en sentant mon angoisse remonter jusque dans ma gorge. C’était comme si quelqu’un avait noué ses deux mains autour de mon cou et qu’il les serrait de toutes ses forces. « ...Et c’est à cet instant précis que j’ai cru t’apercevoir rentrer dans l’hôpital de Wellington. Forcément, mon instinct et mon amour pour toi m’ont poussé à te suivre... » Ajoutais-je, en revivant intérieurement chaque détail qui avait animé cette rencontre fortuite. Une boule se formait dans mon ventre et dans ma gorge, alors que je m’apprêtais à conter la suite de cette troublante histoire. « Je t’ai donc retrouvé à l’intérieur de cet hôpital... et... après t’avoir sauté dessus, je... je t’ai dévoré de baisers... J’étais trop heureux à l’idée que tu m’aies fait une visite surprise, je n’arrivais pas à contenir ma joie... J’étais littéralement sur un petit nuage, tout bonnement comblé et amoureux, jusqu’à ce que tout s’écroule sous mes pas... » Poursuivais-je, en baissant les yeux, progressivement ravagé par la honte et consumé par la peur. Et même si je pensais avoir épuisé tout mon stock de larmes, les prochaines vinrent bientôt quérir et ravager mes yeux remplis de tristesse et d'infini désespoir...

Détournant mon regard désespéré de celui de mon amour, je le laissais se perdre dans l’obscurité de l’océan. Je me laissais ainsi quelques secondes de réflexion, puis, sans détourner mes yeux de l’eau, je m’adonnais difficilement à poursuivre le récit de cette journée. « Après quelques secondes, l’homme que j’ai embrassé m’a dit qu’il n’était pas celui que je pensais... Mais... croyant que tu me faisais encore une de tes blagues, je ne l’ai pas cru... Il te ressemblait trait pour trait, et même s’il émanait quelque chose de différent de sa personne, cela ne pouvait être que toi, j’en étais convaincu... » Avouais-je, d’une voix tremblotante et fébrile. En y réfléchissant davantage, je me disais vraiment que cette histoire était un véritable carnage. Après avoir déversé quelques nouvelles larmes, je poursuivais mon récit. « Mais... il n’en était rien... Ce n’était vraiment pas toi, mon amour... » Je laissais une courte pause saccader ma prise de parole, histoire d’absorber une grande bouffée d’air et de retrouver la force de poursuivre. « En réalité, ce garçon que j’ai embrassé est infirmier... Il s’appelle Alex et est ta copie conforme, Alejandro. Je te le promets, même moi je n’ai pas réussi à vous différencier... » Poursuivais-je, en commençant à sentir mes mains trembler sous le poids de ces souvenirs intenses. « Enfin... Si ça s’était arrêté là, cela n’aurait pas été si grave... » Avouais-je, légèrement déboussolé, en finissant par sentir de nouvelles larmes rouler le long de mes joues. Après avoir pris une grande inspiration, je me lançais dans les dernières révélations de la première partie de cette histoire improbable. « Mais... je l’ai suivi jusque dans l’ascenseur, ayant trop besoin de réponses et de comprendre ce qui le reliait à toi. Et... malgré ma claustrophobie, j’ai volontairement stoppé la machine pour pouvoir parler avec lui. Oui, sur ce coup là, je n’ai vraiment pas réfléchi et ai laissé parler mon instinct... Car, moi, volontairement bloqué dans un ascenseur, jamais de ma vie je n’aurais imaginé ça possible ! Mais... j’avais trop besoin de réponses, de lui parler et d’essayer de comprendre... » Poursuivais-je, maladroitement, en essayant de faire comprendre ma façon d’agir à Alejandro. Plus j’avançais dans mes aveux, et plus j’avais du mal à parler. C’était tellement difficile de dire tout cela à haute voix que j’avais l’impression qu’on me comprimait les poumons. C’était insoutenable. « Mais... Alex n’en savait pas plus que moi. Il a également constaté sa ressemblance avec toi, grâce à des photos que j’avais sur mon téléphone, mais... il n’a pas pu m’apporter d’explication supplémentaire... » Une pause, à peine quelques secondes, puis ma voix chétive reprenait de plus belle, malgré ma gorge nouée. « Et là, prisonnier dans cette cage de fer, j’ai commencé à comprendre mon erreur. J’ai voulu remettre la machine en marche, sans succès... Déboussolé, pris au piège et bloqué dans cet ascenseur, j’étais en train de faire une crise de panique... » Avouais-je, en fuyant toujours le regard de mon fiancé. « Alors... Alex s’est occupé de moi, a réussi à me calmer et à me faire penser à autre chose... On a alors fait plus ample connaissance, jusqu’à... » Ma voix brisée s’éteignait brusquement, hésitante. Puis, après avoir puisé en moi le courage nécessaire pour tout lui dire, je me décidais enfin à révéler la partie la plus pénible et déchirante de cette histoire. « Jusqu’à ce que les lumières s’éteignent et qu’il... me saute dessus... Il m’a... embrassé à son tour et je... je lui ai rendu son baiser, en ayant conscience du fait qu’il n’était pas toi... » Lançais-je, en sentant mon cœur se décrocher dans ma cage thoracique. Les larmes s’abattant comme une pluie sur mon visage, je prenais un instant pour les chasser. « J’étais déboussolé, confus, perdu... Il m’a totalement fait perdre l’esprit et les pédales... Mais... après m’être défait de mon état de transe et de cette sorte d’ensorcellement qu’Alex exerçait sur moi, j’ai fini par le repousser et à m’en aller, aidé par les techniciens qui sont venus nous sortir de l’ascenseur en panne... » Avouais-je, le cœur lourd, en jouant nerveusement avec mes doigts. J’essayais d’être clair, éloquent et compréhensible, même si ma voix était brisée et que mes sanglots recouvraient plus de la moitié de mes aveux. J’espérais cependant qu’Alejandro avait tout compris, car je n’aurais pas eu la force de répéter cette déchirante histoire une nouvelles fois. « Et... depuis ce jour, je ne cesse de me maudire, d’être honteux, de m’en vouloir, de m’autodétruire et de me juger indigne de ton amour... Si tu savais combien je regrette... Et si tu savais combien je t’aime de tout mon cœur, de tout mon être, de toute mon âme... » Avouais-je, repenti, en plongeant ma tête au creux de mes mains, en sanglotant. « Je suis tellement désolé... » Ajoutais-je, désespéré, en un cri sincère du cœur. Des sons étouffés provenaient alors de ma personne, recroquevillée sur elle-même. « Al... Je pense que j’ai dû rencontrer ton frère... » Avouais-je, en continuant de pleurer à chaudes larmes et à sentir mon cœur se briser dans ma cage thoracique. Là, annihilé et angoissé, je n’attendais plus que mon fiancé réagisse à la première partie de mes terribles aveux. « S’il te plait, p’tit cœur, dis quelque chose... » Implorais-je, brisé, en un énième cri du cœur. Aurais-je la force de lui raconter ce qui s’était passé, avant-hier, avec Alex ? Serait-il en mesure d’encaisser ces lourdes révélations à venir ? Notre amour était-il vraiment plus fort que tout ? Seul l’avenir nous le dirait...

made by pandora.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
alien un jour, alien toujours
avatar
alien un jour, alien toujours

en savoir plus sur moi
∞ posts : 3428
∞ arrivé(e) le : 27/12/2016
∞ avatar : Liam Hemsworth

MessageSujet: Re: Never Let Me Go ☆ Alejapple. (HOT) ღ Mer 25 Jan - 19:03

Never Let Me Go ☆ Alejapple. ღ.Parfois, vous avez cette étrange sensation que le monde qui vous entoure devient en un instant un peu plus sombre au fil des secondes. Sans le comprendre, vous n'avez pas plus d'explication, une sensation étrange qui vous tiraille sans relâche. Elle est tapie dans l'ombre, dans l'attente de faire son apparition. Vous savez qu'il y a quelque choses, qu'elle est là présente, sans pouvoir mettre la main dessus. Elle reste discrète, à attendre son moment. Le moment où les choses allaient basculer. C'est exactement, ce moment que je ressentais à cet instant, là face à cette mer assombrie par la nuit, aux allures calme. Le calme avant la tempête, si on peut dire. En tout cas, j'avais tout le loisir d 'y croire. Des paroles volaient dans une confession intime. Rien n'était indiqué pour que j'entende. Me trouvant au mauvais endroit, au mauvais moment peut-être. Involontaire, et c'est l’inquiétude qui m'avait dirigé ici. Une inquiétude, qui me rongeait depuis quelques jours, face au comportement inhabituel d'Apple, depuis son retour. Un comportement que j'avais rarement vu . Les questions avaient traversaient ma tête, passant des plus farfelues, à la plus critique. Toutefois, le plus simple restait de mettre les choses à plat, même si cela voulait dire s'attendre au pire. Et c'est exactement, ce que j'avais ressenti dès l'instant, ou ces confessions faisaient écho. Le cœur martelant à chaque pas, un peu plus la poitrine, et resserrant un étau sur celui-ci. Il était difficilement d'imaginer encore sa course encore bien longtemps. Et voir les larmes se reprendre sur le visage d'Apple, ne me rassurait pas dans le fait, qu'au fond, il y avait un véritable problème qui se tapissait entre nous. Un mal sourd, qu'il tentait visiblement avec force de cacher. J'avais cette envie de faire un pas, vers lui. De poser mon bras autour de son épaule, dans un moment de soutien, pour lui ou pour moi ? Les limites restaient floues. Mais non par lâcheté peut-être, ou impuissance, je me contentais de rester assis auprès de lui. À la recherche de son regard, d'une infime vérité au moment où il décidera à croiser mon regard. Ce qui pour l'instant n'était pas le cas. Je ne pouvais que lui signifier ma présence. Parfois, drôle de petit ami, pas vrai. Parfois, je me le disais. Plus rien n'avait d'importance autour de nous, le bruit sonore des vagues, le ciel inondait d'étoiles, le plan était propice à autre chose que des révélations, qui s'avèrent être compliquées. Mon diminutif glissait sur ces lèvres, une phrase vainement formulée avec difficulté, débordée par des sentiments éprouvants. Ce moment que j'avais attendu, par réflexion, je me demandais si je ne préférais pas rester dans l'ignorance. Rester dans ce partage qu'on avait à deux, ces moments où on avait partagé un bonheur mutuellement. Mais cela restait égoïste, car ce n'était plus partagé depuis son retour. Il était le seul à souffrir, à être rongé. La vie à deux n'était-elle pas à partager le meilleur comme le pire ? « Apple calme toi. Explique -moi ? Ça ne doit pas être si terrible. » Je tentais d'être calme, de poser un regard serein et tendre vers lui, à l'intérieur s'était tout le contraire. L'angoisse de la vérité, des paroles qui pouvaient franchir ces lèvres. De l'instant, où tout pouvait se finir. Qu'il mette un point final.

Je lui laissais le loisir du temps, de reprendre ces émotions. Ce temps nécessaire, à prendre son courage à deux mains. Bien que s'était le cœur en chute libre qui menaçait de s'emparer de ma personne. Des longues et interminables secondes, avec cette impression que les secondes s'étaient figées dans le temps. Voir l'état que cela provoqué chez Apple me tordait le ventre. Le voir ainsi, avait autant de conséquence sur ma personne qu'envers lui. Pour la première fois, depuis j'avais posté les pieds sur cette plage, je quittais cette distance que j'avais installée entre nous, pour avançait ma main sur son visage inondait, il y a encore quelque instant, par ces larmes. Chassant l'espace d'un temps ceux qui faisaient acte de présence. « Tu commences à me faire peur... Mais tu sais déjà la réponse ? Quoiqu'il se passe… Tu fais partie intégrante de ma vie. J'ai bien peur que quoiqu'il se passe, je t'aimerais toujours après. Apple, tu ne te rends peut-être pas compte, mais tu as eu un impact dans ma vie, tu l'as changé quand je ne m'y attendais pas... » Apple était arrivé sans que je ne m'en rende compte, sans prévenir. Je n'avais pas prévu de tomber amoureux et encore moins à cette période ou ma vie était un bouillon et que j'essayais vainement d'écrire, il y avait plus de ratures, d'essais. Un sourire s'étira doucement sur mon visage, malgré la crainte qui se tapissait derrière. Je savais qu'il m'aimait, il me le prouvait chaque jour. Et c'était un pur bonheur, de vivre à ces côtés. Une nouvelle journée prometteuse, chaque instant. Ma main quitta sa joue, dés l'instant, où il entreprit enfin le récit de ces tourments. Et comme je l'avais songé, il s'était bien passé quelque chose à Wellington. Sans vouloir interrompre, je me murais dans un silence, attentionné. Sans vouloir perdre un seul élément qui pouvait erroné ma compréhension. Jusqu'au moment, du cadeau, tout me semblait normal. Rien qui pouvait expliquer l'état de la personne qui partagea ma vie. Pas de quoi, s'inquiétait jusqu'au moment, où il me révéla m'avoir vu. Ce qui était physiquement impossible. Étant séparé par des terres, et des eaux. Un semblant de la suite du récit se dessina dans ma tête. Parce que depuis ces quelques mois, j'avais appris à connaître Apple. J'avais appris que l'amour le guidait par une impulsion débordante. C'était attendrissant, et j'aimais cette perceptive de sa personnalité. Mais je devais bien avouer que plus il avançait dans son récit. Moins, je prenais plaisir à cet engouement. Mes poings se serraient dès l'instant où il évoqua le baiser qu'il avait échangé. Pensant que c'était moi. À gorge se serrait et pourtant, aucun mot ne sortait. Il paraît qu'on avait tous en sosie dans le monde. Je mettais cela sur le fait que de loin, il avait cru que c'était moi. Et j’espérais sincèrement qu'après l'avoir embrassé, il s'était rendu compte des défauts de mon double, soit disant, quand il était un peu plus prêt. L'embrasser par erreur était acceptable, cela pouvait arriver. Je n'allais pas faire une comédie, bien que la jalousie fût tout de même présente. Elle était acceptable.

Pourtant, je n'étais pas au bout de mes surprises. L'histoire ne s'arrêtait pas là. J'avais accepté, d'entendre qu'il posait ces lèvres sur une autre personne. Mais le passage de l'ascenseur était une autre histoire... Je n'avais pas compris l'engouement qui lui avait pris d'arrêté cet ascenseur. De rester coincé avec une personne totalement inconnue sous prétexte qu''il me ressemblait. Cette histoire me semblait folle, plus elle avançait dans le temps. J'arrivais de moins en moins à contrôler les questions, gérer la colère qui montait au plus profond de moi. La jalousie qui me rongeait, grignotant chaque petit centimètre. Ma gorge se serrait de plus en plus, au fil du récit, en s'étouffer, je l'espérais. Mais cela n'expliquait pas tout au comportement d'Apple. Le cerveau bloquait sur le deuxième baiser, sur le fait qu'il ne l'avait pas repoussé. Plus rien n'avait d'importance dès cet instant. Oubliant, faisant abstraction, du reste. Je me levais d'un bloc, pour me diriger vers l'eau, préférant l'éviter le regard d'Apple. Parce qu'à cet instant, je savais que les mots allaient involontaire dépassé mes pensées. Si au moins, je n'ai pas pu maîtriser ce qui s'était passé là-bas, je pouvais au moins maîtriser ce moment. Il paraît que regarder la mer en mouvement avait un effet calmant. C'était loin d'être le cas. Elle avait un effet nul. J'avais l'impression de bouillonner de l'intérieur, de ne maîtriser absolument rien, en plus d'apprendre qu'une personne me ressemblait comme deux gouttes d'eau, elle s'était amusé à embrasser celui que j'aimais… Les bras croisés, les yeux perdus comme l'était mon esprit. Mes mots sortaient pourtant calment. Faisant comme l'avait espérer Apple, rompre ce silence. « Tu l'as laissé faire ... » Les mots s'étaient perdus dans le vent qui s'était doucement levé comme un écho. J'avais besoin de prendre conscience de la réalité de ces mots. Et automatiquement, je me retournais enfin vers lui, captant son regard, tiraillait entre la tristesse et la colère « Il t'a embrassé et tu l'as laissé faire, tu lui as rendu... Bien conscient que ce n'était pas moi ! Tu t'es enfermé avec lui dans l'ascenseur, sans le connaître...» Je n'attendais pas de confirmation. Les mots s'étaient ancrés dans mon esprit. Il m'aimait oui, mais il avait laissé quelqu'un d'autre l'embrasser. « Je... Mais qu'est-ce qui t'a pris ! Moi aussi, je suis désolé, parce que je me dis que si tu l'as laissé faire, si tu as lui as répondu, c'est qu'il y a quelque chose qui te manque dans cette relation... Peut-être que je ne te suffis pas qui sait, que j'ai manqué quelque chose. Je ne sais plus quoi croire » Mes pensées devenaient brouillon, ma patience s’effritait, et perdu. Les reproches, les choses, que j'aurais pu éventuellement mal faire, m’inondaient. Cela aurait été logique avant Apple, on peut dire que je n'étais pas le spécialite des relations. Ces derniers quasiment nuls. « Je n'ai pas de frère. C'est impossible. Je ne sais pas d’où sort ce mec. Mais on a aucune lien parenté... » Le ton était ferme et je ne voulais même pas imaginer la possibilité, même infime que ça ne soit le cas. J'étais née en Espagne, parmi des parents aimant, le seul enfant et ça en rester là. « Il y a autre chose que je dois savoir ?» On était dans les révélations, J'étais prêt à encaisser ou pas...
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
LOVE GAME @ du mois de juillet.
avatar
LOVE GAME @ du mois de juillet.

en savoir plus sur moi
∞ posts : 26777
∞ arrivé(e) le : 05/05/2016
∞ avatar : Logan Lerman, le petit prince de mon cœur. ♡

MessageSujet: Re: Never Let Me Go ☆ Alejapple. (HOT) ღ Jeu 26 Jan - 10:40

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Alejandro & Apple.
Looking out from underneath, Fractured moonlight on the sea Reflections still look the same to me, As before I went under. And it's peaceful in the deep, Cathedral where you cannot breathe, No need to pray, no need to speak Now I am under. And it's breaking over me, A thousand miles onto the sea bed, Found the place to rest my head. Never let me go, never let me go. Never let me go, never let me go. And the arms of the ocean are carrying me, And all this devotion was rushing out of me, And the crashes are heaven, for a sinner like me, The arms of the ocean deliver me. Though the pressure's hard to take, It's the only way I can escape, It seems a heavy choice to make, Now I am under. And it's breaking over me, A thousand miles onto the sea bed, Found the place to rest my head. Never let me go, never let me go...[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]


Encerclé de mes bras frêles et tremblants, je tentais, tant bien que mal, de me procurer un peu de chaleur. De plus, comme je le redoutais, mon fiancé avait mal accueilli la nouvelle et s’était progressivement détaché de moi. Désormais debout et face à l’océan, alors que je continuais de me replier sur moi-même et de pleurer toutes les larmes de mon corps, Alejandro me faisait part de ses sentiments et de sa tristesse. La mienne m’était supportable : j’avais été habitué à avoir le cœur brisé et à vivre dans la douleur avant de rencontrer mon fiancé. Cependant, je n’arrivais pas à me faire à la détresse de mon amour, qui avait été provoquée par ma propre faute. J’étais responsable de son malheur et je me sentais cruellement coupable. J’aurais voulu me lever, le prendre dans mes bras et le consoler, mais il n’était visiblement pas encore prêt à de tels contacts physiques avec moi. À juste titre, je comprenais aisément sa rancœur et son besoin de mettre de la distance entre nous. Ce fait me déchirait davantage le cœur, mais j’essayais tant bien que mal de faire face à mon pire cauchemar. « P’tit cœur, s’il te plaît... arrête... Je t’aime et j’ai tout ce dont j’ai besoin à tes côtés ! » Balbutiais-je, la gorge serrée, entre plusieurs sanglots désespérés. J’aurais voulu tout effacer de sa peine et de ma rencontre avec Alex, mais ça m’était impossible. Le cœur foudroyé par un trop plein d’amour et de tristesse, j’étais annihilé et à la dérive. M’étreignant plus fort encore entre mes bras frêles, je finissais par répondre aux paroles brisées de mon fiancé. « Je... je sais très bien que j’ai merdé et que c’est très grave ! Tu sais, je ne me le pardonnerai jamais... » Essayais-je de crier, désespéré, d’une voix trop faible pour vraiment être perçue comme je l’aurais voulu. N’osant même plus croiser le regard attristé et furieux d’Alejandro, qui me fendait le cœur et me faisait trop perdre pied, je laissais mes yeux envahis de larmes se perdre dans l’immensité de la mer. Pleurant à chaudes larmes, à l’image d’un enfant meurtri, il me fallut quelques secondes pour pouvoir retrouver ma faculté de parler. « Mais... même si c’est difficile... je... je te demande juste d’essayer de me comprendre... » Chuchotais-je, en un déchirement du cœur à peine audible. Même le vent soufflait plus fort que ma petite voix morte, qui était déjà à moitié couverte par le bruit des vagues. Brisé et quasiment noyé dans mes sanglots, je tentais néanmoins de faire comprendre mon point de vue à l’amour de ma vie. « Oui, je savais que ce n’était pas toi... Mais... tout en lui me ramenait à toi, à nous, à notre amour... Et... j’avais besoin de réponses, d’en savoir davantage sur ce qui vous relie, et c’est pour ça que je l’ai suivi jusque dans l’ascenseur. J’étais déboussolé, perdu, secoué et en pleine crise de panique... J'étais comme dans un état second... je n'ai pas réfléchi, et j’ai fait une bêtise ! J’en ai pleinement conscience et je m'en veux tellement... » Avouais-je, d’une voix fébrile, penaud, en tentant toujours d’éviter le regard sanglotant de mon petit-ami afin de ne pas craquer davantage. J’aurais voulu le prendre dans mes bras, l’embrasser, l’enlacer et retrouver notre complicité, mais cela restait des envies trop prématurées. « S’il te plaît, p’tit cœur, dis-moi comment je peux arranger les choses ! Je ferais n’importe quoi pour tout réparer ! Si tu savais combien je m’en veux et combien je regrette ! » Avouais-je, sincèrement repenti, en de nouveaux sanglots. Après avoir pris mon courage à deux mains, j’osais enfin détourner mon regard en direction de l’homme qui faisait battre mon cœur. Les larmes qui étaient nées au bord de ses yeux étaient un insupportable supplice, un déchirement inhumain et une torture qui lacerait mon pauvre petit cœur brisé. Ça me tuait, me brûlait les entrailles et réduisait mon cœur en poussière. « Je t’aime, Alejandro, pour toujours et à jamais. Crois-moi, c’est toi ! Il n’y a toujours eu que toi... Et qu’importe qu’Alex puisse être de ta famille ou non ! Je m’en fiche ! C’est toi et toi seul ! » Terminais-je, en un dernier cri du cœur, en versant davantage de larmes qu’auparavant. Plus je sentais qu’Alejandro me glissait entre les doigts et plus mon cœur se désintégrait dans ma poitrine. Souffrance inhumaine, torture indescriptible et chagrin incommensurable étaient mes déchirantes compagnes en cet instant annihilant. J'étais même à deux doigts de trépasser sous le poids de cette insupportable, horrible et constante douleur.

Brisé au plus haut point, je tentais vainement de me ressaisir. Toujours assis, seul et éploré, sur ce petit bout de plage isolé, je grelottais de peur et de froid. « Oui... il y a autre chose que tu dois savoir... » Avouais-je, en me noyant dans un torrent de tristesse, après que l’amour de ma vie m’ait demandé s’il était au courant de toute l’histoire. Après avoir raté de nouveaux battements de cœur et après avoir versé plus de larmes que pouvaient en contenir mes yeux, je m’apprêtais à révéler, à la demande de mon fiancé, la partie la plus chaotique de mon histoire. « Il est venu me voir chez nous, à Wellington, hier... » Avouais-je, d’une voix complètement inaudible et brisée. Bientôt, alors que je repensais à la visite impromptue d’Alex, de nouvelles larmes se déversaient le long de mon visage dépité. « Comme j’ai été hospitalisé à Wellington pour ma maladie et que je connais beaucoup de personnel là-bas, un de ses collègues lui a certainement dit où nous habitions... » Poursuivais-je, non pas sans mal et sans appréhension. Après avoir essuyé les quelques larmes qui recouvraient mes joues, j’en surprenais de nouvelles reprendre la place des anciennes. C’était peine perdue. Néanmoins, malgré la tristesse, les pleurs et ces déchirures au cœur, je m’attelais à poursuivre difficilement le récit de cette seconde entrevue. « Il s’est fait passer pour toi auprès de Jordane, qui était à la maison et qui l’a envoyé me voir. Il lui a dit qu’il venait me faire une surprise... et... et comme je ne lui avais pas parlé d’Alex, elle n’a pas pu deviner qu’il lui mentait... » Poursuivais-je, le cœur et les yeux ravagés par la tristesse. Tremblant - peut-être plus de peur que de froid -, j’essayais alors de me réchauffer et de me procurer vainement de la chaleur, en me frottant les bras à l’aide de mes mains. « Et... il a fini par me rejoindre dans notre chambre... » Avouais-je, honteux et tremblant comme une feuille morte. Je marquais alors une courte pause, histoire de ne pas me laisser submerger par mon trop plein d’émotions. Après avoir inhalé une grande bouffée d’air frais, qui se répandait délicatement dans mes poumons, je reprenais difficilement la parole et contais à Alejandro la suite des événements. « Malade, privé de mon odorat et plongé dans le noir, je n’avais aucun moyen de savoir que ce n’était pas toi... » Poursuivais-je, en essayant de faire abstraction des nœuds qui venaient de se nouer dans ma gorge et dans mon estomac. « J’aurais pu deviner qu’il ne s’agissait pas de toi s’il avait parlé, puisque votre voix est la seule chose qui vous différencie légèrement, mais il ne l’a pas fait tout de suite... » Avouais-je, en fuyant le regard de mon fiancé. J’étais mort de honte, tout simplement. Intérieurement, je me faisais même la réflexion que j’étais certainement le pire fiancé du monde. Néanmoins, malgré les pensées néfastes qui flottaient dans mon esprit, je prenais mon courage à deux mains et avouais tout de la suite des événements à mon fiancé. « Et... malgré la pénombre de la chambre, il m’a rejoint dans notre lit... » Débutais-je, honteux, en sentant mon cœur se fendre dans ma cage thoracique. Ça y était, nous entrions dans la partie la plus délicate de toute cette histoire... « En dépit de ma maladie et de l’obscurité la plus totale de la pièce, le fait de te savoir près de moi a instantanément ravivé le désir que j’éprouve pour toi... Alors... je t’ai... je l’ai... embrassé... » Avouais-je, d’une voix complètement brisée et ravagée par la tristesse. Pris dans mon élan, je décidais de poursuivre au plus vite et m'attelais à vider mon sac. Le plus vite serait le mieux, pour Alejandro comme pour moi, qui étions tendus et brisés au possible. « Progressivement, c’est devenu de plus en plus intime et je me suis bientôt retrouvé... nu. J’étais tellement content de ta visite surprise que j’en suis devenu tout excité... » Balbutiais-je, en sanglotant, avec une immense difficulté. Avouer ces faits à mon fiancé relevait de l’effort surhumain et du dépassement de soi-même. « Alors... j’ai commencé à déboutonner ton... non, son... pantalon et à le caresser... Et puisque rien ne me faisait réaliser que ce n’était pas toi, j’ai continué jusqu’à ce qu’il parle... Et là, j’ai tout compris et me suis stoppé net. » Avouais-je, honteux, en sanglotant entre mes mains. Une petite pause, à peine quelques secondes, et je ne tardais pas à poursuivre mes aveux. « Lorsque j’eus tout compris de son manège, je me suis enfui du lit et lui ai ordonné de partir... J’étais furieux, catégorique et intransigeant : je voulais qu’il s’en aille au plus vite ! Je ne voulais plus voir cet homme ! » Poursuivais-je, ma tristesse progressivement métamorphosée en colère. Toujours écœuré du comportement du double de mon fiancé, je sentais à nouveau mon sang bouillir dans mes veines et le diable prendre possession de mon corps. Néanmoins, dès que mon regard se positionnait à nouveau sur mon fiancé, toute cette fureur se changeait en sentiments positifs et en amour sincère. « Je lui ai demandé de partir, mais il ne l’a pas fait. Apparemment, il avait besoin de me parler, mais je n’avais aucune envie d’entendre ce qu’il avait à me dire... Alors, j’ai appelé Jordane à la rescousse et elle m’a aidé à mettre enfin Alex dehors... » Ajoutais-je, soulagé d’être enfin arrivé à la fin de mon histoire et d’avoir avoué mon lourd secret à mon fiancé. Cependant, même si je sentais un poids peser moins lourd sur ma conscience, je ne pouvais m’empêcher de redouter les prochaines réactions d’Alejandro. De ce fait, je ne lui laissais pas le temps d’intervenir et concluais mon récit. « Si tu savais combien je me sens sale, trahi et humilié... Il m’a violé dans mon intimité, il s’est fait passer pour toi, il a trompé tout le monde... Jamais de ma vie je me suis senti aussi mal et honteux ! Alors... sans plus attendre, j’ai refait mes bagages et j'ai décidé de rentrer immédiatement auprès de toi. C’était là le seul endroit où je voulais me trouver après avoir vécu tout ça : dans tes bras... » Finissais-je, la voix imprégnée d’amour et de tendresse. Néanmoins, malgré cela, je restais toujours aussi triste et honteux. « Je n’ai pas réussi à t’en parler tout de suite car ça m’était trop difficile... Et... tu étais là, tu me prenais dans tes bras, tu m’embrassais, tu m’aimais... Je ne voulais pas prendre le risque de voir tout ça s’arrêter ! Alors je me suis tu et j’ai décidé de garder ce secret pour moi... Quitte à souffrir, je préférais largement que ça soi moi plutôt que toi ! Je voulais te protéger de l’impact qu’aurait une telle révélation sur ta vie... Mais un secret aussi gros que celui-là m’était trop difficile à porter alors, pendant la nuit, j’ai craqué et j’ai senti le besoin de sortir m’aérer l’esprit... Puis tu es venu à ma rencontre et tu as su lire en moi... alors, je n’ai plus eu d’autre choix que de tout t’avouer, même si je voulais, à la base, te protéger de toute cette histoire... » Concluais-je, en terminant mon long monologue en laissant une dernière larme ruisseler le long de ma joue. Alejandro était désormais au courant de mon lourd secret et j’appréhendais sincèrement sa réaction. Qu’allait-il dire ? Que pensait-il ? Qu’allait-il faire ? Ces simples questions me tétanisaient et me désarmaient au plus haut point. J’étais tout simplement mort de peur à l’idée qu’il s’en aille ou, pire encore, qu’il décide de me quitter. Alors, le temps de lui laisser digérer toutes ces informations, je reprenais timidement la parole et lui ouvrais mon cœur. « Malgré ce qu’il s’est passé et quoi que tu décides de faire, je t’aime, mon amour, et ça ne changera jamais... » Avouais-je, brisé, en un dernier sanglot. Toujours replié sur moi-même, j’attendais désormais la réaction de mon fiancé à ce sujet. Tétanisé à l’idée des possibles conséquences que pouvaient engendrer mes aveux, je tremblais comme une feuille morte en attendant ma sentence et mon jugement dernier... Seigneur, dans votre infinie bonté, je vous en supplie, faites preuve de clémence et épargnez notre couple...

made by pandora.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
alien un jour, alien toujours
avatar
alien un jour, alien toujours

en savoir plus sur moi
∞ posts : 3428
∞ arrivé(e) le : 27/12/2016
∞ avatar : Liam Hemsworth

MessageSujet: Re: Never Let Me Go ☆ Alejapple. (HOT) ღ Lun 13 Fév - 13:49

Never Let Me Go ☆ Alejapple. ღ.Les mots restaient dans l'air qui se faisait de plus en plus glaciale. Soit le temps, soit c'était la tension qui procurait cette atmosphère. Peut-être un peu des deux, ou une idée reçue peut-être. Toujours est-il que ce moment avait basculé, les langues s'étaient déliées, et ce n'était pas à peine de le nier, elle faisait mal. Et aussi inattendu, que c'était un choc. J'étais bloqué sur les derniers événements que m'avait exposés Apple. Cette rencontre, l'ascenseur, tout se mélangeaient dans ma tête. C'est un fait, j'essayais de comprendre, de me mettre à sa place. Mais c'était les sentiments qui primaient à cet instant, tenace, la colère qui m'aveuglait. Qu'on est pu abuser de la situation, qu'une autre personne est pue goûter à ces lèvres. Bien sûr, c'était complètement idiot, chacun de notre côté, on avait eu, par le passé, des relations différentes. Un passé différent... Mais là, j'avais du mal à songer qu'une autre personne pouvait rentrer en jeu. Je ne doutais pas sur le fait qu'il aimait, c'était certainement la peur qui prédominait. De le perdre. Ce qui était ridicule, et pourtant... Elle était bien là. « Tu m'aimes, mais tu t'es laissé embrassé et tu l'as embrassé... » Je n'étais pas conscient des mots qui sortaient d'entre mes lèvres. Pas conscient du mal que je pouvais lui faire à cet instant. J'allais certainement le regretter. Comme le fait de lui avoir fait mal. Car c'est exactement ce que je lui faisais à ce moment précis et j'avais horreur de ça mais j'étais guidé par la colère, aveugle. Mon regard déviant vers le visage ravagé par des larmes d'Apple, me permettant de prendre conscience, de me maîtriser, de ces derniers sentiments qui me dictait, le cœur serré. Adoucissant le ton de ma voix, qui pourtant restait... Égal, voilant les sentiments qui débordaient. « Je veux bien me mettre à ta place. Mais imagine, si c'était, dans un sens, inverse Apple. Imagine, l'espace d'un instant que j'avais embrasé une autre personne. Comment aurais-tu réagi ? Je n'arrive pas à me faire à l'idée, que tu n'as pas pu faire la différence. Il doit vraiment être le sosie parfait ! ». Mon regard faisait des aller-retour entre la mer et Apple. Je voulais échapper l'espace de quelques secondes à la tristesse qui émanait. Le sentir, c'était au-dessus de mes forces, le savoir en proie à la tristesse. Brisant un peu plus mon cœur, et ce sentiment de culpabilité. Pourtant, je ne trouvais rien à dire, le silence semblait la meilleure des solutions. La seule réaction était de fermer les yeux, ne pas être sourd aux paroles qui traversaient les lèvres d'Apple. Lui dire que je l'aimais aussi était une évidence, dans le fond, ma réaction le prouvait, même si cela pouvait paraître excessif. Le temps, pour encaisser me semblait la meilleure des solutions. « Je ne te demande pas de me prouver quelque ce soi, ou d'arranger les choses... Je sais que tu m'aimes, je ne peux pas m'empêcher de me poser des questions...Ce n'était pas quelque chose d'anodin... » La phrase mourrait entre mes lèvres. Plus attrister qu'en colère. J'avais mal, mais pas pour moi, mais bien en voyant les sentiments qui ravageaient Apple. J'étais prêt à faire avec, après un baiser n'était qu'un baiser. J'aimais à croire que ce n'était qu'un passage. Et innocent. Mais encore une fois, c'est ma curiosité qui me poussait à savoir. Comme ce moment, ou vous avez dans l'idée, de prêcher le faux pour savoir le vrai. Une très mauvaise idée, ne m'attendant pas du tout, à la suite.

Pourtant inconsciemment, j'étais d'en le doute de croire, que cette histoire ne s'arrêtait pas ici. Qu'il y avait bien plus qui se cachait derrière. Son mal-être depuis quelques jours, il ne cachait pas de simples baisers. Un retour précipité, était déjà en soit suspect. Mon corps se crispait un peu plus, à la réponse à ma question. Sentant déjà les prémisses d'une chute libre. Vers des moments plus sombres et peut-être moins supportable. Wellington était le point déclencheur. Mon regard le détaillait, observant son expression, ces traits qui changeaient, pendant que le temps s'écoulait. Ces larmes s'installaient sur son visage. Une nouvelle fois... Ce qui inaugurait rien de bon. J'avais cette envie, là. De toute arrêter, d'être sourd aux confessions. Il était trop tard, je l'avais demandé et Apple ne faisait obéir à ce que je lui avais demandé, la vérité. À la base, pour le libérer de ce qu'il le tracassait tant. C'était plus fort, que moi, préférant voir la joie de vivre qui le distingué en temps normal. L'oppression fleurissait au plus profond de moi. Sourd qui guettait sagement dans son coin, dans l'attente d'une réaction. Les poins serraient, le souffle vainement serein, c'est la seule chose qui s'échappait comme réaction. J'étais abasourdi, par l'audace, de ce double. D'avoir eu notre adresse, de se faire passer pour moi, dupant tout le monde. Allant même jusqu'à usurpé ma propre identité. C'était un cauchemar, il n'y avait pas d'autre mot. Sans connaître un seul point à mon sujet, il avait réussi à tromper tout le monde. Et qui plus est, profitant par la même occasion de la faible d'Apple. S'insinuant, chez nous, dans... Notre chambre. J'étais loin d'être insensible à la détresse de mon fiancé, de sa détresse. Pourtant, c'était trop. La goutte de trop. Pourtant, il n'y était pour rien, mais rien que de savoir qu'il y aurait bien plus. Une étape prête à être franchi. Sans possibilité de retour était de trop. Les muscles crispaient, la mâchoire contractait, à entendre grincer, c'était une vraie tempête intérieure qui bouillait. « Il ne s'est rien passé d'autre ? Vous l'avez foutu dehors et c'est tout. ? » J'arrivais à douter, pourtant ce n'était pas moi. Les pas sillonnaient dans des allées retour, un semblant médicament contre la rage qui s'emparait de moi. Il devait être bon pour tromper tout le monde. Blessant, que les gens proches n'ont pas su faire la différence. De savoir, que sous la détresse de mon amour, il a su prendre avantage. D'avoir abusé de la situation, vois même de lui, s'il n'avait pas réagi. La fierté n'évitait d'aller vers celui que j'aimais. Il avait un certain courage et je n'en doutais pas un instant. Mais il m'était impossible, un geste envers lui. Et pour la première fois, je me mettais à sa place. Le sentiment d'être trahi et sale, devant un homme qui n'était pas le sien. Se dévoilant dans l'intimité.J'avais mal pour lui. Mes yeux se faisaient plus humide, que je chassais assez vite pourtant. « J'apprécie sincèrement ton attention de vouloir me protéger. Mais... Un tel secret ne se garde pas. Et la seule idée qu'il est pu poser ces mains sur toi... Bref. Tu ne peux pas garder ce genre de choses pour toi ! Cela partait d'une bonne attention, mais je n'ai pas besoin d'être protégé. C'est trop gros, se cacher les choses, c'est signé la fin de notre couple. Bien que cela puisse être dur à supporter et révéler... Je ne suis pas un enfant. Et comme tu l'as dit, je te connais assez pour savoir quand les choses ne vont pas. » La colère s'emparait une nouvelle fois de ma personne. Comme les vagues qui s’écrasaient en toile de fond, une sur deux, plus violente. Une seule solution s'imposait à moi. Une décision peut-être impulsive, mais je ne voyais pas d'autre choix. Je m'approchais d'Apple, ou la tristesse s'emparait de moi, que je dissimulais assez vite « Je suis en colère contre lui, d'avoir trompé le monde. En colère, que ces baisers se soient échangées, mais aussi que personne n'est constaté que ce n'était pas moi. En colère, que les choses auraient pu aller plus loin, si tu n'avais pas réagi. Pourtant, je ne peux pas t'en vouloir pour la seconde partie. J'aurais pu, mais il t'a trompé et tu es la victime. Cela n'excuse pas tout. Je suis en colère qu'une personne qui me ressemble usurpe mon identité. Et je crois que le voir en face de moi serait un bon moyen de faire passer cette colère...» Je l'effleurais, le seul contact que je pouvais me laisser paraître entre nous.Parce que je savais que l'impulsion que j'avais à cet instant, cette envie de rejoindre Wellington, serait vite balayé, dès l'instant, ou j'allais un peu plus laisser court à ce besoin de prendre Apple dans mes bras et simplement resté. Je laissais un instant flotter le silence, prenant pleinement conscience de l'impact des mots qui allaient suivre. En proie à la colère et la tristesse, à ce tiraillement au fond de ma poitrine. « Je dois y aller... » Je ne laissais pas le choix, ça pouvait paraître une fuite, une idée prise sur l'instant, une impulsion. Mais j'étais assez déterminé, pour prendre la direction de la villa, les pas pressés, à regarder les prochains vols. Laissant libre cours à ces larmes qui menaçaient depuis le temps. La colère, prédominé. L'amour faisait mal, dans certains cas. Le sac vide en main, ouvrant le placard pour le remplir. Au fond, je me surprenais à vouloir entendre ces pas derrière moi. A vouloir qu'on affronte les la situation ensemble. Après tout ça je n'imaginais pas un fin... A notre amour. Même si j'avais l'impression d'avoir donner des signaux contradicteur. Perdant la motivation qui l'avait entrainé jusque là...
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
LOVE GAME @ du mois de juillet.
avatar
LOVE GAME @ du mois de juillet.

en savoir plus sur moi
∞ posts : 26777
∞ arrivé(e) le : 05/05/2016
∞ avatar : Logan Lerman, le petit prince de mon cœur. ♡

MessageSujet: Re: Never Let Me Go ☆ Alejapple. (HOT) ღ Mar 14 Fév - 14:12

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Alejandro & Apple.
Looking out from underneath, Fractured moonlight on the sea Reflections still look the same to me, As before I went under. And it's peaceful in the deep, Cathedral where you cannot breathe, No need to pray, no need to speak Now I am under. And it's breaking over me, A thousand miles onto the sea bed, Found the place to rest my head. Never let me go, never let me go. Never let me go, never let me go. And the arms of the ocean are carrying me, And all this devotion was rushing out of me, And the crashes are heaven, for a sinner like me, The arms of the ocean deliver me. Though the pressure's hard to take, It's the only way I can escape, It seems a heavy choice to make, Now I am under. And it's breaking over me, A thousand miles onto the sea bed, Found the place to rest my head. Never let me go, never let me go...[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]


Mon corps fébrile était tout aussi glacial que l’atmosphère qui régnait entre mon fiancé et moi. Grelottant de froid et pleurant à chaudes larmes, j’assistais, impuissant, aux remontrances et aux réactions dévastatrices d’Alejandro. Il était en colère, certainement contre moi également – même s’il disait le contraire -, et Dieu sait combien il avait raison de l’être. Épuisé et chagriné, je n’avais même plus la force de répondre aux paroles de mon amour. Ainsi, dès qu’il ouvrait la bouche pour me faire part de ses sentiments et de ses reproches, je me refermais sur moi-même à l’image d’une huître. Ma tête enfouie entre mes bras, j’essayais tant bien que mal de me cacher afin que mon fiancé soit épargné de mes pleurs incessants. Chaque nouvelle accusation était plus difficile à encaisser que la précédente, me brisant le cœur et faisait de moi une fontaine humaine incontrôlable. Bien que la plupart des reproches d’Alejandro s’avéraient véridiques, ils étaient insoutenables et bien trop difficiles à entendre. Oui, j’avais conscience que j’avais merdé, que j’étais le pire petit-ami du monde et que je ne méritais pas l’amour de mon fiancé, mais était-ce bien utile de me le rappeler continuellement ? Peut-être, puisque le fait de voir Alejandro me glisser entre les doigts me donnerait certainement une bonne leçon de vie. « Je... je suis... désolé... Je... je ne voulais pas... » Pleurnichais-je, du plus profond de mes tripes, en ne réussissant à rien dire d’autre. Brisé au plus haut point, je ne parvenais même plus à lutter et à répondre à mon amoureux. Je me contentais alors d’encaisser ses dures paroles, sans broncher, malgré le fait que mon cœur s’émiettait dans ma poitrine. Souffrant en silence, je ne répliquais que lorsque mon fiancé me demandait de se mettre à sa place. Relevant doucement ma tête d’entre mes bras, je puisais le restant de forces qu’il restait en moi pour articuler difficilement ma réponse. « Si... si les situations avaient été inversées, j’aurais... j’aurais essayé de te comprendre du mieux que j’aurais pu... » Balbutiais-je, désespéré au plus haut point, en sanglotant de plus belle. Ah... j’avais tellement envie, à cet instant précis, d’aller étreindre Alejandro pour le consoler et pour lui faire comprendre, autrement que par des mots, qu’il n’y avait que lui dans mon cœur... mais je n’osais pas et n’en fis rien, pensant qu’il n’était pas encore prêt pour de tels rapprochements intimes avec moi. Penaud et figé à l’image d’une statue, je restais alors assis sur ce sol froid et granuleux, en renonçant malgré moi à mon envie de lui procurer de l’amour et de la tendresse. « Je t’en prie, je t’en supplie... arrête de te torturer et de te poser des questions sur ce baiser ! Il... il ne représente rien et n’a pas compté, pour moi. Tu sais, à mes yeux, tu es vraiment le seul qui ait de l’importance... » Avouais-je, sincère, en des paroles provenant tout droit de mon petit cœur martyrisé par l’amour. Une nouvelle fois, j’abolissais, à contre cœur, mon envie dévorante d’aller me blottir contre lui. Il était si près, mais si inaccessible et distant à la fois, que je sentais mon organe vital se tordre de désespoir dans ma cage thoracique. Quelle infernale, insoutenable, tragique, diabolique et annihilante douleur...

Contraint de révéler la dernière partie de mon incroyable histoire, j’avouais difficilement à mon fiancé que son double m’avait manipulé et qu’il avait tenté de profiter de moi. Meurtri au plus haut point, je sentais mon cœur se serrer dans ma poitrine lorsque je repensais à ce qui avait failli être un viol déguisé. Moi-même horrifié et annihilé par ce qui s’était passé, je n’osais même plus croiser le regard éberlué – voire choqué - de mon fiancé. « Jordane et moi l’avons mis dehors et... et... je te promets qu’il ne s’est rien passé de plus ! Je suis immédiatement parti à l’aéroport après ça... » Avouais-je, d’une petite voix timide et gênée, mais sincère. Osant déposer à nouveau mes yeux rougis sur l’amour de ma vie, je fus presque saisi par la peur lorsque je le voyais se métamorphoser en une véritable furie. De toute notre vie commune, je n’avais jamais vu Alejandro dans un tel était de rage : Il semblait même avoir été possédé par une force satanique. Préférant me taire plutôt que d’aggraver la situation, je le regardais faire les cent pas et se ronger les sangs. « Je... d’accord... C’est promis, je n’essaierai plus de te protéger et je ne te cacherai plus mes secrets... » Promettais-je, en portant solennellement ma main à mon cœur, lorsqu’Alejandro me reprochait de l’avoir protégé et de lui avoir caché ma rencontre avec Alex. Cependant, à cause des agissements perfides de son double à mon égard, mon amour ne tardait pas à exploser d’une rage redoutable. Malgré ma bonne volonté pour essayer de le tempérer, je le voyais s’enflammer de colère et proférer sa haine indescriptible à l’encontre d’Alex. « Y aller ?! Mais... Alej, attend ! Où est-ce que tu veux aller ?! » Criais-je, surpris, alors que celui-ci s’évaporait d’ores et déjà vers notre foyer sans me laisser le temps de réagir à son discours rempli de hargne. Pris de court par son envolée subite, je me relevais péniblement du sol et m’employais à le suivre jusqu’à l’intérieur de notre villa. Séchant mes larmes, je trottinais fébrilement et difficilement jusqu’à notre chambre, d’où provenait un vacarme assourdissant. Je me retrouvais ainsi face à un Alejandro impulsif et volcanique, qui vidait notre armoire pour mettre ses vêtements dans une valise. Sans être un génie, je comprenais rapidement qu’il voulait rejoindre Wellington pour pouvoir bénéficier d’une altercation avec le problème qu’était Alex. « S'il te plaît, Alejandro, ne me laisse pas tout seul... » Suppliais-je, avec tendresse et affection, tout en me rapprochement progressivement de lui, les yeux humidifiés par les larmes. Une fois arrivés à sa hauteur, je prenais mon courage à deux mains et plongeais mon regard bleuté dans ses deux prunelles couleur azur. « Tu peux t’en aller, si tu veux. Mais, je t’en prie, mon amour, ne pars pas sans moi... » Implorais-je, de mes deux grands yeux remplis de chagrin et d’amour. Après avoir eu le courage de déposer ma main au creux de la sienne, je la serrais avec autant de force et de passion que je le pouvais. Puis, sans forcément attendre que mon amour acquiesce ce geste d’intimité, je profitais de ce petit instant de complicité pour me jeter à son cou et pour le prendre dans mes bras. Je le serrais alors tout contre moi, comme si ma vie en dépendait. « Est-ce que tu penses que tu arriveras à me pardonner ? » Demandais-je, d’une voix tremblante, en sentant des larmes silencieuses ruisseler contre mes joues d’enfant. Cependant, je me retenais de lui dire que je l’aimais, de peur qu’il soit encore trop en colère pour entendre à nouveau cette évidence. Là, prisonnier de mes bras, je ne libérais Alejandro que lorsque le contact fut renoué. Cependant, si j’avais écouté mon cœur, j’aurais très certainement embrassé Alejandro avant qu’il quitte mon étreinte. Néanmoins, malgré mon envie folle de lui redonner tout mon amour, je ne savais pas s’il était tout à fait prêt à retrouver notre intimité. Qu’à cela ne tienne ! Ne voulant pas le brusquer, j’attendrais qu’il se décide à faire le premier pas. Une fois le corps de mon ange détaché du mien, je me saisissais à mon tour de ma valise et la déposais fébrilement juste à côté de celle d’Alejandro. Tout en commençant à remplir mon bagage de mes effets personnels, je priais ma bonne étoile pour que tout puisse s'arranger entre nous...

made by pandora.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
alien un jour, alien toujours
avatar
alien un jour, alien toujours

en savoir plus sur moi
∞ posts : 3428
∞ arrivé(e) le : 27/12/2016
∞ avatar : Liam Hemsworth

MessageSujet: Re: Never Let Me Go ☆ Alejapple. (HOT) ღ Lun 13 Mar - 11:25

Never Let Me Go ☆ Alejapple. ღ.La colère, une douce compagne qui s'insinue dans les veines. À vous faire perdre toute réalité. Un chaos destructeur, dont vous avez assez de temps pour réagir ou la laissez toutes emporter. Vous laissant seul, certainement avec des remords. Ces remords qui sont tout autant, prédatrices et difficile à vivre. Et à ce moment-là, la seule chose que je pouvais ressentir après la chute de libre des révélations. Une réaction logique et prévisible, était la colère. Cette dernière qui berçait et encourageait les moindres de mes reproches, bien aveuglé par la détresse de l'amour qui se trouver en face de moi. Qu'il est eu le courage de tout dévoiler, ne comptait décidément pas. La tristesse était présente, en second plan, timide, elle se cachait derrière le sentiment maître du jeu. Mais c'était loin d'être un jeu. Malheureusement, est-ce que les choses seraient plus faciles si c'était le cas ? Certainement... L'air devenait irrespirable, insupportable autant que cette tension qui régnait entre nous. Palpable à en être gênante, à ne plus savoir quoi faire. Les gestes étaient incertains, voir le néant. Les paroles d'Apple coulaient sur ma peau, laissant une marque corrosive sur son passage. Est-ce que cela signé la fin de leur relation ? Je n'espérais pas, car je n'imaginais pas les choses autrement qu'ensemble. Moi aussi, j'étais désolé. Désolé de ne pas pouvoir réagir autrement, mais le doute était bien plus tenace. Rien n'était anodin, tout avait forcement une explication, derrière chaque action. C'était inévitable. Alors laquelle était la leur ? C'était ce genre de question qui traversait mon esprit. Même s'il me disait le contraire, la ressemblance ne pouvait pas l'avoir aussi bien dupé. Ce membre qui battait pour ça survit, chaude éprouvait derrière ces minutes écoulées. Se fissurait, sous le son attristé et en détresse de celui qui lui avait fait connaître des sentiments jusque-là insoupçonnés. Je ne savais pas si c'était une révélation, ou un choc, en tout cas, ces paroles n'avaient senti d'un brouillard épais. Comprendre le mieux qu'il pouvait. J'essayais sincèrement... Mais déjà un blocage se faisait sur le fait d'avoir un double. Tout ça était infaisable, il y avait forcement des différences. C'était une certitude. « Tu en es certain ? Il y a forcément une différence de trait, de comportement... L'excuse du premier baissé, croyant que c'était moi, passe encore, mais... Apple une deuxième et tu étais tout à fait conscient que ce n'était pas moi ! » C'était un fait, bien présent. Je doutais sur le fait qu'il essayerait de comprendre. La conversation tournait certainement en boucle, chacun dans ces retranchements. « Mais comment ? Dit-moi, comment je dois faire pour ne pas me poser toutes sortes de questions ? J'aimerais croire qu'il ne compte pas pour toi ! Que je suis le seul qui est vraiment d'importance pour toi ! Mais la simple réaction que tu as eue me pousse à croire qu'il y a bien plus... » Ça l'a " perturbé " rien que cela, il y avait des questions à se poser. Et ce soir, c'était trop... Mon cerveau était une ébullition, comme mon corps tout entier. Le temps semblait être une meilleure alliée.

Partir, quitter ce lieu, prendre de la distance, sur l'instant me semblait la meilleure opportunité, ou fuir. Je ne savais pas au juste. Tout devenait confus. Cette histoire devenait des plus en plus folle. Un vieux film, dont on était l'acteur sans le vouloir. Ma place du spectateur dans cette situation était enviable. Des explications, des réponses à mes questions me semblait la meilleure solution pour comprendre. Certainement aveuglé par la colère, j'avais filé à la villa, un refuge qui avait abrité durant quelques mois, notre amour. Qui aujourd'hui était mis à dure épreuve. Les images défilaient, traîtresses qui alimentaient l'imagination des scènes qui m'avait révélé. Une palette de possibilité qui torturait mon esprit, à vouloir oublier pendant quelques heures. Un répit idéaliste, mais que pour un infime temps. Le soir quand il l'a rejoint... Je savais au fond, qu'il ne s'était rien passé, mais si le contraire s'était passé... J'avais mal rien d'y songer un seul instant. Et passer mes nerfs à faire une valise, certainement avec un peu trop de rage, me semblait la meilleure option, que de prendre une bouteille et sombrer dans les bras de l'ivresse. Pour aller où ? Wellington était une solution... Pour changer qui ? Quoi ? Les réponses étaient toute aussi vagues. Sans m'en rendre compte, les doigts crispaient sur des vêtements que je ne voyais même pas. Le seul choix qui avait encore de l'emprise d’être la réaction de mon corps face à la présence d'Apple. Malgré la colère qui émanait de ma personne, des réactions que je pouvais avoir, il s'approchait. Accrochant mon regard au siens, sans me laisser le choix. L’apaisement se faisant ressentir, laissant tombé toute les armes, ce poids lourd qui m'avait pesé jusqu 'à maintenant. Comme si un geste d'Apple avait semblé la meilleure solution, pour contrôler la colère. Je pris pleinement conscience la détresse, ce mélange de tristesse qui traversait son regard. Que mon regard échappait... « Je ne sais pas... Apple, je ne sais pas ce qu'il faut faire ? Je suis en colère, que j'ai envie partir, je ne sais pas si c'est pour te fuir, fuir cette histoire, si les attentions sont bonnes... Je n'arrive même pas à réfléchir par moi-même, à part vouloir étriper... C'est la seule chose qui me vient à l'esprit » Les mots étaient confus, un peu comme mes pensées. Et pourtant, je laissais un peu plus de terrain à Apple, à pouvoir me prendre dans ces bras. Donc la chaleur avait été réconfortante, entre rire et intimité. Mais je n'arrivais entre pas à donner le change. Et les échos à ces larmes, mes yeux commençaient à me piquer. Non disant qu'il avait toujours cette force entre nous. Je ne voyais pas aller n'importe où sans lui, seulement les mots ne venaient pas. Et il était plus facile pour moi, de m'écarter, à cacher les émotions en soupirant, m'asseyant sur ce lit qu'on en avait tant vu. Pour cacher mon visage entre des mains légèrement tremblantes. « Apple... Je t'aime ça ne changera rien malgré toute cette histoire. Je ne peux pas dire que je n'y penserais pas à chaque fois, que mes lèvres se poseront sur les tiennes, sans me poser tout un tas de questions... Que le doute est présent, qu'il est posé ces mains sur toi, me met dans un état de colère. Le mot pardonné me semble facile, mais être prêt à agir... » Et autre chose. Ces mots me serraient la gorge. Désemparé, épuisé, avec cette impression d'être un lion en cage. J'osais un regard débordant de tristesse vers Apple. Cela devait être une mauvais cauchemar, une blague, certes de mauvais goût mais une blague, ou on allait rigolé à la fin. Et pouvoir plaisanté dessus. " Arrête ta valise ..." A ces paroles, je posais ma main sur la sienne, d'un geste tendre, secouant légèrement la tête. De l'autre main, d'un geste sûr, un peu comme un symbole. Je laissais chuté, déjà bancale ma valise sur le sol, éparpillant les vêtements en boules qui l'avait fourni. " Montre moi que j'ai tord de penser que tu pourrais être sensible à ce Alex..."
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
LOVE GAME @ du mois de juillet.
avatar
LOVE GAME @ du mois de juillet.

en savoir plus sur moi
∞ posts : 26777
∞ arrivé(e) le : 05/05/2016
∞ avatar : Logan Lerman, le petit prince de mon cœur. ♡

MessageSujet: Re: Never Let Me Go ☆ Alejapple. (HOT) ღ Mer 15 Mar - 20:51

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Alejandro & Apple.
Looking out from underneath, Fractured moonlight on the sea Reflections still look the same to me, As before I went under. And it's peaceful in the deep, Cathedral where you cannot breathe, No need to pray, no need to speak Now I am under. And it's breaking over me, A thousand miles onto the sea bed, Found the place to rest my head. Never let me go, never let me go. Never let me go, never let me go. And the arms of the ocean are carrying me, And all this devotion was rushing out of me, And the crashes are heaven, for a sinner like me, The arms of the ocean deliver me. Though the pressure's hard to take, It's the only way I can escape, It seems a heavy choice to make, Now I am under. And it's breaking over me, A thousand miles onto the sea bed, Found the place to rest my head. Never let me go, never let me go...[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]


La brise glacée, qui soufflait violemment sur notre plage, givrait mon sang et giflait ma peau. Quant à mon pauvre petit cœur amoureux, il se brisait, s’écroulait et mourait dans ma poitrine. À l’image d’un château de cartes branlant, je finissais même par totalement m’écrouler, annihilé. Effectivement, tous ces reproches m’étaient insoutenables, au point que je ne parvenais plus à les endurer. Craquant complètement, je fondais en larmes et me retrouvais réduit au piteux état de fontaine humaine. En proie à la tristesse, j’étais même tétanisé à l’idée de perdre mon fiancé. Néanmoins, malgré tous mes efforts pour apaiser la situation et pour le rassurer, mon amour continuait de douter de ma bonne foi. Ainsi, à mon plus grand désarroi, je constatais, après plus d’un an de vie commune, qu’Alejandro n’avait toujours pas confiance en moi... « Si tu avais vraiment confiance en moi et… si tu me connaissais aussi bien que je le croyais, tu ne me poserais pas toutes ces questions… » Sanglotais-je, détruit, en continuant de me replier sur moi-même. Après tous ces mois de vie commune, j’étais froissé de voir que mon partenaire remettait à ce point ma parole en doute. En somme, le problème le plus grave de notre couple n’était peut-être pas le fait que j’avais embrassé un autre homme. Oui… finalement, dans cette tragique histoire, le pire était le manque de confiance d’Alejandro vis-à-vis de ma propre personne. Était-ce pour autant un fait irrémédiable ? J’espérais de tout cœur que non. « Vous vous ressemblez trait pour trait, qu’est-ce que tu veux que je te dise d’autre ?! » M’époumonais-je, en commençant à perdre patience. Tandis que mes larmes traîtresses ruisselaient comme des rivières le long de mes joues, je fermais les yeux et repensais à ma rencontre avec cet horripilant double. Toujours replié sur moi-même, à l’image d’un fœtus dans le ventre de sa maman, je revivais alors les horribles instants que j’avais partagés en compagnie d’Alex, alias la personne la plus fourbe et vicieuse de la planète. Plus je me remémorais ces insupportables scènes et plus je sentais ma tristesse s’aggraver. « Mais… t’es sérieux ?! Alejandro, comment veux-tu que je ressente le moindre sentiment pour une personne qui a failli abuser de moi ?! » Criais-je, d’une voix faible, en étant quasiment noyé dans le flot tumultueux de mes sanglots. Replongeant malgré moi dans l’océan insupportable de ces douloureux souvenirs, je me sentais à nouveau sale, trahi et traumatisé. C’étaient même des images tellement insoutenables qu’elles me déclenchèrent l’envie de vomir. Néanmoins, je n’allais pas jusqu’à cet extrême et me contentais simplement de m'enliser davantage dans les sables mouvants de mon incommensurable peine. Incompris par mon fiancé, abusé par un usurpateur, ravagé par la peine et rongé par la peur de perdre mon amour, je sombrais davantage dans les profonds abysses du désespoir. Finirais-je donc noyé dans cet horrible et annihilant océan de tristesse ? Je commençais sérieusement à me le demander…

Après notre guerre des mots, mon fiancé, toujours aussi révolté, fuyait le champ de bataille. Cependant, ne renonçant jamais aussi facilement, je ne tardais pas à le suivre et à le retrouver dans notre nid d’amour. Ce dernier, qui était autrefois si chaleureux et idyllique, s’était métamorphosé en un lieu bien trop triste, à cause de l’animosité glaciale qui y régnait. Néanmoins, en dépit du froid qui s’était glissé entre Alejandro et moi, j’effaçais notre distance et retrouvais bientôt notre proximité. Une fois arrivé près de lui, je plongeais même mon regard larmoyant et amoureux au plus profond des ses iris ensorcelantes, qui était pareilles à deux merveilleux diamants. Quoi qu’il en fût, sa colère et son besoin de fuir étaient parfaitement perceptibles, et je les comprenais parfaitement. Pour le rassurer, je prenais alors ses mains dans les miennes, en les serrant du plus fort que je le pouvais. « S’il te plaît, p’tit cœur, ne me fuis pas ! Si tu veux t’en aller, pars, mais emmène-moi avec toi ! Qu’importe la destination et le but, je te suivrai… » Avouais-je, du plus profond de mon petit cœur blessé, tout en caressant affectueusement ses mains à l’aide des miennes. Dans un élan d’affection et d’émotion, je ne tardais pas à serrer mon petit ange tout contre moi, en une étreinte poignante et sincère. Ah… ça me faisait tellement de bien de retrouver ses bras et sa tendresse que j’en oubliais tout de notre vilaine dispute, qui s’en retrouvait progressivement balayée. Une fois à demi réconciliés, nous nous asseyions sur le matelas de notre lit, l’un à côté de l’autre. Toujours main dans la main, je sentais mon cœur exploser d’euphorie et de soulagement lorsque mon amour m’avouait qu’il m’aimait toujours. Cependant, malgré cet aveu sincère et réconfortant, il restait encore de nombreuses zones d’ombre à chasser de son cœur… « Moi aussi, je t’aime… et tu n’imagines pas à quel point ! Mais… arrête de douter de moi ou de penser à lui, car je n’éprouve absolument rien pour cet individu ! » Affirmais-je, sincère, en esquissant un léger sourire amoureux. Cependant, ce dernier disparut bien vite lorsque je voyais de petites larmes se greffer dans les yeux de mon amour. Instinctivement, je passais alors mes pouces sous ses yeux et attrapais sa tristesse avant qu’elle ne roule le long de ses joues. Après ce geste tendre, je voyais mon amant lâcher sa valise, qui s’ouvrait et retombait en un gros fracas sur le sol. Obéissant à sa prochaine demande, j’abandonnais à mon tour mon bagage sur le lit, en cessant instantanément de le remplir. « Tu ne veux plus partir, mon cœur ? » Demandais-je, d’une petite voix aimante et mignonne, en plongeant mon regard ému au plus profond du sien. Après m’être laissé prendre tendrement la main par mon amour, je me retournais vers lui et affichais un petit sourire taquin lorsqu’il me demandait d’infirmer ses suspicions au sujet de mes sentiments pour Alex. « Tu as tort ! Je ne suis sensible qu’à toi ! Et… je vais te le montrer immédiatement ! » Lançais-je, avec toute la sincérité du monde, en me mordillant la lèvre inférieure. Instantanément métamorphosé en une bête sauvage, je ne tardais pas à pousser férocement Alejandro en arrière, qui retombait de tout son poids contre le matelas de notre lit. Après lui avoir grimpé sensuellement dessus, j’écrasais mes lèvres contre les siennes, en finissant par joindre ma langue à cette danse sensuelle. « Est-ce que je suis assez convainquant, pour l’instant ? Ou dois-je aller encore plus loin ? » Demandais-je, très coquin, tout en me m’asseyant à califourchon sur lui. Sauvage, je ne tardais pas à déchirer le t-shirt de mon amour, qui se retrouvait sous mon emprise et à demi-nu. Avide de son corps, et oubliant notre querelle, je ne me privais pas pour déposer de nombreux baisers passionnés contre son torse musclé et légèrement velu. « Tu veux peut-être te défouler de toute cette rage grâce à une séance de corps-à-corps torride ? » Demandais-je, d’une voix sensuelle, en titillant les tétons de mon fiancé à l’aide de ma langue coquine. Tout en frottant sensuellement mon corps contre celui de mon amour, je continuais de faire grimper la température et de faire grossir le serpent qui se trouvait dans le caleçon d’Alejandro. « Tu n’as qu’à dire un mot, mon cœur, et je serai entièrement à toi… » Susurrais-je, provoquant, en redéposant mes lèvres contre le torse musclé de mon fiancé. Bientôt surexcité et brûlant de désir, j’enfouissais franchement ma main dans le caleçon de mon amour, dans le but de lui procurer du plaisir et de soulager son attribut masculin. Chérissant sa virilité du bout de mes doigts intrusifs, j’attendais désormais la réaction – bonne ou mauvaise – d’Alejandro. Cette indécente proposition de sexe défouloir serait-elle un bon moyen de nous réconcilier ? Nous n’allions pas tarder à le savoir…

made by pandora.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
alien un jour, alien toujours
avatar
alien un jour, alien toujours

en savoir plus sur moi
∞ posts : 3428
∞ arrivé(e) le : 27/12/2016
∞ avatar : Liam Hemsworth

MessageSujet: Re: Never Let Me Go ☆ Alejapple. (HOT) ღ Lun 27 Mar - 0:33

Never Let Me Go ☆ Alejapple. ღ.Ce n'était pas vraiment l'endroit adéquat pour une discussion. Même si le temps était plutôt clément, ces derniers temps. Les nuits restaient fraîches. Peut-être que la conversation qui se tenait, accentué les choses. Cette fraîcheur qui s'insinuait, s'infiltrait dans chaque parcelle de peau. Parcourant chacun des tissus, c'était contradicteur, à la sensation de cette chaleur irradiante qui se propageait dans les veines. Cette sensation de colère, qui te rendait presque aveugle. Et sourd a des mots que tu ne voulais même plus entendre. Un bruit sourd, une résonance lointaine, dont je n'avais pas pris conscience toute suite. Pourtant, cette voix, partageait ma vie depuis près d'un an. Et pourtant, elle me semblait différente, étouffé. Cette voix empreint aux sentiments doux et tendres qui s'était maintes fois glissait à mes oreilles. Les discutes n'avaient pas été un lot quotidien entre nous. Pour ne pas dire rare... Pourtant inconsciemment ces paroles se gravaient dans ma tête. Si tu me connaissais si bien... Le doute s'installait un peu plus. Il n'avait pas totalement tort. Si je le connais si bien, je ne douterais pas à cet instant précis. Mais on pouvait se poser tout autant la question, dans le sens inverse. S'il me connaissait aussi bien, il ne m'aurait pas confondu... Il n'aurait pas embrassé un autre, sans oublier ce que j'aurais pu pensé ou ressentir, à cette révélation. Me réfugiait à la maison, dans ce lieu qui avait connu les joies, nos rires, me semblaient une opportunité. Pourtant, il en était rien, c'était pire. Parce qu'il y avait ce sentiment, de fantôme amateur qui avait abrité ces moments heureux. « Qu'est-ce que tu me rapproches Apple ? De ne pas te comprendre ? De ne pas te connaître ? C'est ça ? D'avoir se manque de confiance en toi, pour avoir embrassé cette personne ? Donc pour toi, ce n'est pas légitime que je me pose toutes ces questions ? Que je devrais oublier simplement comme si de rien n'était... Apple oui, c'est le doute qui s'installe, mais pas seulement... » La phrase mourrait entre mes lèvres. Cette jalousie qui rongent mes veines. Ayant comme toile de fond ces sanglots. Et pour ma part, j'avais ce nœud qui se formait à l 'estomac, un autre à la gorge. Trop accaparer à occuper mes mains dans des gestes mécaniquement maîtrisaient, répétitifs. « Je n'attends rien d'autre comme explications... J'ai un sosie, tu as cru que c'était moi... Tu t'es laissé tenté, avoir... » Il n'y avait rien d'autre à dire. Au fond, c'était simple, à imaginé, moins à encaisser. À vrai dire, je ne lui rapprochais pas son impuissance face à la personne qui a failli abusé lui. Pour cela, ma colère parlait pour ce geste. Cette envie de le retrouver, et simplement lui faire passer ce moment à y avoir juste songé. De faire simplement jouait de mes poings sur lui. Un défouloir pour moi et de lui faire passer l'envie de recommencer. Ces cris, ces larmes que je voyais s'installaient sur son visage, me faisait déjà comprendre que j'avais été trop loin. Que je l'avais blessé, même d'y avoir songé. Pourtant, je n'avais plus cette barrière ce que je ressentais. J'étais aussi perdu que si je m'étais noyé dans une mer tumultueuse

Les choses me semblaient de plus en plus compliquées. Si c'était un véritable bordel émotionnel, cela l'était tout autant à l'extérieur, un chaos, ou trouvait le chemin me semblait compromis. Si je laissais parler ce petit organe qui me permettait de vivre. Il était tout autant dans le brouillard. Confus, débordant les sentiments que j'avais jusque là refouler. Ces larmes que j'avais retenues, au bord de yeux, qui commençait à faire surface. Mais je ne voulais pas, je ne pouvais pas. Pourquoi ? Les réponses restaient incertaines. Peut-être parce qu'au bout d'en moment, vouloir paraître, n'était plus possible. Peut-être parce qu'on prenait conscience de la réalité des choses. De la véracité, et qu'il était plus facile de paraître en colère, que de révéler vraiment ce qu'il se cachait derrière... Une carapace qui se fissurait au fil des minutes, comme le sable dans son sablier. Est-ce que je voulais vraiment m'éloigner de cet endroit, d'Apple, avec cette fuite, Wellington ? Je ne le savais pas vraiment moi-même. Je voulais le sentir auprès de moi, ce petit côté enfant qui pouvait montrait parfois, et qui me rendait tendre, peut-être vulnérable à son contact. « Je ne te fuis pas... Ou du moins, je n'ai pas envie. Mais... Cette situation m'oppresse, ou ce lieu... En fait, je veux juste... » Je veux quoi au juste exactement, même cela me semblait confus. Ce que je voulais vraiment. Je sentais sa sincérité, ce moment touchant quand son corps se serait contre le mien. Sa chaleur m'enveloppait, cette chaleur tendre. Signifiant pour l'instant, la fin de la discorde. Est-ce qu'il était si simple d'oublier... ? Juste d'oublier qu'il y avait un autre homme, me ressemblant comme deux gouttes, si cela était étrange, savoir qu'il tentait de charmer mon compagnon était tout autant déroutant. Bien sûr que je l'aimais, autant que le mal qui irradiait dans ma poitrine. Est-ce que c'est exactement ce que je ressens à cet instant, quand j'avais l'impression d'avoir ce mal qui se propageait à chaque impulsion dans ma poitrine, à ces larmes qui menaçaient à se dévoiler. Il était trop tard pour les dissimuler, je l'ai su dès l'instant, où ces pouces venait se promener au coin de mes yeux. La dignité n'existait plus. Comme les mots, je secouais négativement la tête. Partir ne me semblait plus une opportunité. Puisque l'impulsion n'y était plus. Je n'étais pas insensible à, ces émotion, à l'attention qui me portait. En fait, la seule impulsion, qui s'offrait à moi avait été de pousser cette valise du lit. Aveugle et complètement insensible aux affaires qui pouvaient s'installer sur le sol. Je voulais juste qu'il me prouve quand il le disait sans cesse, qu'il n'y avait que moi. C'était peut-être un moyen de se rassurer. Non de voir sentir sa présence, j'avais effleuré l'idée qu'au fond, j'aurais pu le perdre. En amour rien n'est acquis, j'avais pris pleinement conscience de la réalité. J'avais glissé une opportunité qu'il me le montre à sa façon, que je me trompais. À peine les mots avaient franchi mes lèvres, que mon amour avait été réceptif. M'arrachant un sourire au coin des lèvres, vorace. À voir la bête qui sommeillait au fond d'Apple. Allongé sans ménagement sur le lit, son corps couvrait déjà le mien. Je ne voulais pas résister, de voir où cela pouvait nous mener. De sentir cette chaleur m'embrassait à chaque fois qu'il était question de nous, de nos plaisirs charnelles et mutuelles. Nos langues jouant l'une avec l'autre dans une danse sauvage, un peu comme nos corps, sous une soif non assouvie encore. Je mordillais sa lèvre pour toute réponse à ces questions. Oui, je voulais bien plus. Sentir mon corps s'émouvoir sous les assauts provocateurs. Je glissais l'une de mes mains en bas de ces reins, rapprochant dans un geste brusque nos corps. Juste assez plus le laisser jouer sa main avec mon membre de plus en plus douloureux. Dont ce dernier allait à sa rencontre, courbant légèrement le dos, le souffle de moins en moins régulier. Frissonnant au contact de ces lèvres sur mon torse. La pression naissait à chacun de ces geste entreprenant, ce désir de ne vouloir que de lui. Un déclic, pourtant, se fit dans ma tête, une envie de le titiller à mon tour, de jouer aussi bien qu'il jouait avec moi. Dans des gestes maîtrisaient, sur et tout aussi sauvage, j'accaparais entre mes mains, son bas pour l'en débarrasser, suivi de peu par son haut. Dévoilant sa nudité. Mes mains encerclaient assez vie sa taille, le faisant basculer, me retrouvant assez vite au dessus. Je ne lui laissais pas le temps de dire quoique se soit. Que mes lèvres étouffaient déjà toutes protestations dans un baisser torride. J'entreprenais soigneusement de lui retiré ces mains de mon membre qui ne restait pas insensible à ces attaques, en voulant nettement plus. Mais dont je ne donnais pas suite. J'avais envie de jouer, de laisser le désir montait d'un cran. Mes lèvres quittaient les siennes pour se dirigeait, dans une caresse attractive, de la langue, son torse. Laissant derrière une provocation que je délectais à fixer à travers le regard d'Apple. La moindre de ces réactions, me dirigeant sans aucune gène avec le bas du ventre, arrêtant juste avant l'objet tant convoité. « Ta proposition est tentante amour... Vraiment... » Un sourire se dessinait sur mon visage tenace, joueur. « Mais ce n'est pas parce que je suis accro à toi, ton corps... Ou même au sexe avec toi... » Je remontais vers son visage, mon regard rivait au sien. Face à son regard azur qui me promettait tant, une de ces nuits torride qu'on avait si souvent partager. « Que je vais céder aussi facilement... C'est trop simple et je ne peux pas » Pourquoi je n'avais pas cédé ? Pourquoi je ne m'étais pourtant pas laisse tenté ? Voir encore un de nos jeux se débattre devant nous. La tension était présente pourtant, le désir, le plaisir, je le sentais coulé parcourir à travers mon corps. On n'était pas insensible l'un à l'autre. Je ne pouvais pourtant pas me laissait entièrement perdre à ce qu'il appelait, à ce corps à corps torride. Au sexe défouloir, parce que ça ne me semblait pas la meilleure des solutions. Pourtant, j'en avais envie, vraiment passer ces émotions comme un purgatoire. Le sentir aussi frustrait que moi me semblait une toute autre vision. Assez pour me cacher qu'il n'était impossible aussi de passer à autre chose face aux événements de ce soir...
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Never Let Me Go ☆ Alejapple. (HOT) ღ

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Always love ::  :: archives rp.-