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 La soirée tant attendue... ∞ Zola

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MessageSujet: Re: La soirée tant attendue... ∞ Zola Jeu 30 Mar - 15:09

La soirée tant attendue...
#Zora & Eliot
Zola avait toujours eu ce besoin constant de tourner les mots à sa façon, rien n’étant simple, ou du moins si, de manière ironique. Eliot ne lui en voulait nullement, bien au contraire, ayant appris au final qu’elle était ainsi et qu’il ne fallait en aucun cas lui en vouloir. Après tout, malgré les débuts difficiles connus, il avait réussi à accepter son caractère bien trempé, la trouvant adorable au final. Au moins, avec elle, il n’y avait aucune mauvaise surprise, vu qu’elle était capable de dire les choses clairement, sans langue de bois. Enfin, sauf ces derniers temps où un sujet était devenu tabou et mettait clairement en danger ce qu’ils s’étaient évertués de construire depuis quelques années déjà. Mais pour le moment, c’était le cadet de ses soucis, et il ne comptait nullement faire la langue de bois et ne plus parler ou plaisanter avec elle, rien que parce qu’il avait embrassé son amie. Non, du tout, même si ce geste était loin d’être anodin. Recouvrant ses esprits, le brun n’avait pu que secouer la tête suite aux paroles de Zola. Décidément, elle ne perdait pas une seconde pour montrer qu’elle était là ainsi qu’une des meilleures dans son domaine. « Mais oui de renom. Par contre, secondé ? je croyais qu’on était associés et que de ce fait, on était sur un pied d’égalité. Mais il faut croire que tes talons te font me surpasser » . à son tour de s’amuser de celle qui était plus obnubilée par son travail que par les relations ou son mariage. Il replaçait les choses à leur place, du moins son rôle dans la pseudo hiérarchie professionnelle. Certes, Eliot avait été jadis le stagiaire des Penrose, mais à présent, il était avocat et exerçait son métier avec une réelle passion. Il n’avait que cela au fond, et le brun ne comptait pas tout perdre parce qu’il avait voulu lui montrer qu’elle avait tort, même si un tel geste avait eu raison de lui et éveillait un grand nombre de questions à ses yeux. Sans doute parce qu’un voile s’était levé, il la voyait enfin comme elle était, comme une femme sublime, et non seulement comme l’avocate qu’il avait toujours fréquentée. Le ton sincère de la voix de Zola lui fit chaud au cœur, bien qu’il ne ressente pas le besoin de rajouter quoi que ce soit, parce que c’était tout bonnement inutile. Et puis, la confiance demeurait un des moteurs de leur lien unique, ce qui était rassurant en soi, afin de montrer que tout n’avait pas été balayé d’un revers de main. « Moi aussi » , rétorqua-t-il, avec le même sourire en coin.

Aller sur la piste de danse était un passage obligatoire, à son humble envie, et il n’avait pu que mentionner sa formelle intention de l’attirer sur le lieu qui semblait effrayer au plus haut point la blonde, malgré ses aveux sur sa volonté à prendre des cours de tango. Cette danse était loin d’être anodine, elle qui se voulait relativement sensuelle, sans nul doute la plus appropriée pour un couple. Et si elle semblait prête ou du moins si elle s’efforçait d’exprimer sa volonté de faire des projets tels que celui-là, il était évident qu’il lui faudrait mettre de coté son travail, et c’était sans nul doute le plus difficile. « Il faudra bien un jour que tu lèves le pied et que tu penses à toi » , avait-il murmuré, en posant son regard sur elle. elle pouvait être une véritable tête de mule, elle qui ne déléguait jamais rien et qui passait limite ses jours et ses nuits à son bureau. Cela était vraiment dommage, sincèrement, parce qu’elle passait à coup sûr à coté de bien des plaisirs que la vie offrait. Le cocktail en partie bu, les deux avocats s’étaient dirigés sur la poste de danse où leurs corps avaient suivi les notes de la musique, et Eliot s’était permis de poser une main sur la hanche de la blonde. Il avait alors la sensation de la voir lâcher prise, de la voir se laisser aller en bougeant. A vrai dire, il ne savait pas du tout pourquoi il avait agi de la sorte, mais ce contact avait été limite brûlant et des plus appréciables. Mais à peine la chanson terminée, Zola s’était envolée, aussi vite qu’un oiseau auquel on aurait ouvert la cage. Il ne pouvait pas lui en vouloir, loin de là même, parce qu’il n’était pas à son aise également et il n’avait pu que choisir la suite, après avoir descendu cul sec un verre commandé au comptoir. Il en avait bien besoin afin de taire ses pensées et son attirance naissante pour celle qui avait toujours eu une place de choix dans sa vie. Eliot se devait de partir, de s’éloigner d’elle tant qu’il le pouvait encore. Certes, l’idée de cette soirée émanait de son esprit, mais il ne pensait pas que cela tournerait de la sorte, et cela l’effrayait grandement de réitérer le même geste que la dernière fois et tirer un trait sur leur association. Non, il en était hors de question. L’avocat lui avait expliqué qu’il devait regagner son bureau afin de traiter des dossiers en cours, ou du moins regarder s’il n’avait pas de la paperasse en retard, tout en gardant un œil sur elle. oui, parce qu’il avait une vue imprenable sur l’intérieur de son établissement, et ainsi il veillerait à ce que personne ne vienne tourmenter son amie. Certes, elle se montrait des plus compréhensives, et le jeune homme lui avait adressé un sourire des plus sincères. « Très bien mademoiselle la cliente. Et sache que tu ne me déranges jamais, donc … ». Il avait conscience que cela n’était pas la situation adéquate et il aurait aimé pouvoir parler, rire, se comporter normalement en sa compagnie, mais il n’y arrivait pas, du moins pour l’instant. Si bien que regagner son bureau avait été un soulagement, surtout quand il avait fermé la porte et regardé par la vitre. Bien évidemment que son regard avait été attiré par Zola, inexorablement et il ne put que soupirer et également serrer le poing dès lors qu’il avait vu un homme s’approcher un peu trop près d’elle. Eliot n’était pas dupe, sachant pertinemment qu’elle devait être la nature de ses mots, et il n’avait pu que sourire en voyant son barman jouer le chien de garde et protéger son invitée. S’installant dans son fauteuil, il avait alors plongé le nez dans les papiers qui jonchaient son bureau, n’ayant pas spécialement la tête à travailler. La porte avait fini par s’ouvrir sur une Zola, fatiguée et qui semblait vouloir ce qu’il faisait. Esquissant un sourire et désignant la paperasse, il avait soupiré « ce qu’on sait faire de mieux. A savoir travailler, ou du moins essayer. » . Il se voulait être franc, et il avait fini par se lever pour se retrouver aux cotés de la jeune femme. « L’alcool n’est pas pour toi, tout comme ce mec qui est venu t’importuner. » . Passant un bras autour des épaules de la blonde, il n’avait pu que l’embrasser sur la temps. « Ne me dis pas que tu comptes déjà rentrer ? il en est tout simplement hors de question. Au pire, j’ai un canapé si tu veux te reposer un minimum. Comme ça, personne ne viendra t’importuner… » . L’avocat avait plongé son regard dans celui de son associée. « sauf si rester trop près de moi te dérange » . il avait calé sa tête contre la sienne, heureux de ce contact, même si un sentiment de crainte semblait l’envahir.
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MessageSujet: Re: La soirée tant attendue... ∞ Zola Mer 12 Avr - 18:51





La soirée tant attendue

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Eliot & Zola
Elle ne savait pas comment ça se terminerait, toute cette histoire – et c'était peut-être ça, le fait de n'avoir aucun contrôle, qui l'effrayait le plus. Parce que Zola, elle avait peur que ça se termine mal. Elle tenait réellement à son amitié avec Eliot, et quelque part, elle s'en voulait de l'avoir plus ou moins cherché, la dernière fois. Maintenant, il y avait ce malaise, ce malaise omniprésent et insupportable. Maintenant, aussi, il y avait quelque chose de changé. Elle sentait les prémices d'une attirance, ou peut-être bien que ce stade était dépassé depuis longtemps. En tout cas, elle savait que c'était mauvais. Elle commençait tout juste à se libérer, à sortir davantage – avec Grace, avec Cléo, et bientôt January. La blonde avait désormais la sincère volonté de s'amuser réellement, et de passer plus de temps avec ses amis. Elle passait même plus de temps avec son mari et ami, Edward, suggérant qu'ils sortent dîner en ville, apparitions publiques qui ne manqueraient pas d'être rapportées ou suivies par divers paparazzis, comme la dernière fois, lorsqu'ils étaient allés à ce restaurant, en bord de mer. En bref, Zola faisait des efforts, et peut-être que le discours d'Eliot dans leur cabinet, la dernière fois, n'y était pas pour rien. Elle changeait, petit à petit, mais elle n'avait pas l'esprit tranquille. Pas l'esprit tranquille à cause de ce baiser impromptu, qui subsistait dans ses pensées. En fin de compte, le jeune homme avait éveillé bien des choses – plus, sans doute, qu'elle ne l'aurait souhaité. « Bah oui, que veux-tu. C'est ça, d'être une femme. Y'a des avantages, en plus de la grâce et la classe naturelles. » répondit la blonde d'un ton qu'elle voulait sérieux, mais dans lequel pointait néanmoins un début de rire. « Très bonne répartie, soit dit en passant. » admit-elle ensuite. Elle devait avouer, que sur ce plan-là, il était difficile de surpasser le jeune homme. Ils plaisantèrent d'ailleurs ensuite au sujet de combien les femmes mariées étaient courtisées dans des boites de nuit comme celles-ci, ce qui ne tarderait pas d'être le cas de Zola, comme Eliot le pensait.

Et puis, la jeune femme fit ce pourquoi elle était venue – bien qu'elle ne le savait pas forcément. Elle était venue à la boite de nuit de son associé, comme promis, et c'était déjà un grand pas ; seulement, ce dernier semblait déterminé à la voir danser. Tellement, que la blonde dût bientôt répondre à sa demande. Surtout, elle détestait presque, ou avoir tort, alors sa fierté l'emportait toujours, même si elle s'apprêtait peut-être à se ridiculiser devant toute l'assemblée. Mais pour l'heure, elle tentait tant bien que mal, de gagner du temps. Après une remarque d'Eliot pour la taquiner, Zola se mit à évoquer son envie d'apprendre le tango. C'était un aveu tout à fait sincère, malgré le fait qu'elle essayait de retarder l'instant terrible où il lui faudrait danser devant tous – même si on ne la regarderait sans doute pas. « On verra. » fit-elle en haussant les épaules, comme pour signifier que le tango n'était qu'un de ses nombreux désirs, qu'elle n'aurait sans doute jamais l'occasion de réaliser, tandis qu'Eliot lui disait qu'il faudrait qu'elle pense à elle, un jour. Après tout, ce n'était pas franchement un rêve, plutôt une envie, alors elle n'était pas vraiment déçue – ce n'était pas si important. De toute façon, elle retourna bien vite dans la réalité, puisque vint l'heure de la danse – et pour de vrai, cette fois. Zola se déchaîna comme elle ne l'avait jamais fait, prenant réellement plaisir à bouger au rythme de la musique. Elle aurait même pu se mettre à chanter, si elle avait été réellement à l'aise. Seulement, durant toute la chanson, elle ne put que penser à la main de son ami sur sa hanche, et des sentiments contradictoires, mais surtout très confus, que cela provoquait en elle – gêne, attirance, l'impression d'être perdue, peur. Heureusement, la chanson prit bientôt fin, si bien que l'avocate en profita pour s'enfuir, s'enfuir de ces mains, de ces bras, de ce corps, trop proches. Pourtant, toujours animée par d'étranges sentiments contradictoires, la jeune femme éprouvait malgré tout l'envie de retrouver cette proximité. Mais ils partirent en direction du bar, où Eliot la laissa, prétextant du travail. Loin d'être dupe, Zola se contenta pourtant de sourire, gardant ses pensées pour elle. Elle n'avait pas envie de faire d'histoires, ou autre. Elle voulait que tout se passe au mieux entre eux, c'est pourquoi il était préférable qu'elle le laisse partir, sans insister. Et puis, c'était son établissement, alors il était évident qu'il devait bosser. Seulement, la blonde se sentait... déçue ? Elle n'aurait pas su dire. « Peut-être que je ne te dérange jamais, mais je sais que ce n'est pas forcément facile de travailler, avec quelqu'un dans les pattes. » dit-elle simplement, faisant de son mieux pour cacher sa déception. Alors elle le laissa partir, filer, s'enfuir. Elle ne pouvait pas lui en vouloir – elle avait été la première à le faire, après tout. Elle se retrouva seule, au comptoir du bar, avec son whisky, qu'elle n'aimait pas. Seule, elle ne le fut pas longtemps, puisqu'un homme semblait d'humeur charmeuse. Sauf que Zola ne lui trouvait aucun charme, encore moins avec tout l'alcool qu'il avait visiblement absorbé ce soir. Le barman le fit dégager rapidement, mais la blonde n'était plus d'humeur à traîner là, seule. Alors, fatigué et un tantinet vexée, elle décida de rejoindre son ami dans son bureau, boulot ou non. Elle s'ennuyait ferme, et s'il n'avait pas de temps pour elle, elle s'en irait. Arrivant à l'entrée dudit bureau, elle demanda à Eliot ce qu'il faisait. « Ah, ce n'est pas très concluant, visiblement. » se contenta-t-elle de commenter. « Big Brother est parmi nous, à ce que je vois. » le taquina-t-elle, alors qu'Eliot évoqua l'homme qui était venu la rejoindre au comptoir, quelques instants plus tôt. Certes perturbée par le contact d'un bras du jeune homme sur ses épaules, elle était néanmoins nettement moins gênée que plus tôt dans la soirée. « Si tu regardais, t'aurais pu venir m'aider toi-même, tel un bon chevalier servant. La galanterie se perdrait-elle ? » Simple ironie, ou reproche camouflé, reflet de l'espoir qu'avait pu avoir la blonde, de le voir revenir ? Sans doute un peu les deux. « A toi de me le dire. Parce que je t'avoue que je ne connais absolument personne ici, alors si tu comptes encore bosser, ou « essayer », je pense que je vais rentrer. » annonça Zola tout de go. Sans détourner son regard de celui du jeune homme – maîtrise acquise après un dur labeur, elle avait désormais suffisamment de confiance pour regarder les gens dans les yeux, sans se détourner la première –, elle rétorqua : « Me déranger ? C'est drôle, j'avais plutôt l'impression que c'était pas moi que ça dérangeait le plus. » Elle faisait clairement preuve de mauvaise foi, sachant qu'elle avait été la première à s'enfuir, mais elle n'était pas la seule. Perturbée à nouveau par le contact de la tête de son associé contre la sienne – alors, était-ce vraiment lui, le plus gêné, dans cette histoire ? Elle en doutait réellement –, elle préférait attaquer. Attaquer pour reprendre contenance, attaquer pour retrouver ses esprits, attaquer pour retrouver sa confiance en elle. Elle redevenait l'avocate, soudain. « Soit, je vais aller sur ton canapé. Mais ne sois pas étonné si tu me retrouves endormie. » dit-elle en se détournant, rejoignant ledit canapé, sur lequel elle s'assit. Fuyant, encore.

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MessageSujet: Re: La soirée tant attendue... ∞ Zola Jeu 13 Avr - 18:32

La soirée tant attendue...
#Zora & Eliot
Tout était devenu si compliqué, laissant Eliot quelque dubitatif sur ce qui se passait, sur les paroles à prononcer et le comportement à adopter en présence de son amie. Si l’idée de cette soirée avait été un pur défi, le malaise apparu depuis ce fameux baiser venait clairement compliquer la donne. Et pourtant, ils se devaient d’agir comme si de rien n’était, et à leur manière de se répondre, ils tentaient tant bien que mal de retrouver leurs anciennes habitudes. Jamais Eliot ne s’était laissé marcher sur les pieds par la demoiselle, et il maitrisait assez bien les mots pour lui donner la réplique et ne pas la laisser avoir le dernier mot. Un petit rayon de soleil dans la pénombre de leur relation devenue si ambigüe en un rien de temps, et même si le brun se donnait une certaine convenance et ne cessait de travailler, ses pensées se bousculaient et ne cessaient de le ramener au moment où leurs lèvres s’étaient rencontrées furtivement. Le contact plus qu’agréable ne pouvait pas être effacé d’un coup de baguette magique, bien malheureusement. Ayant levé les yeux au ciel de par la réplique des plus tonitruantes sortie de la bouche de la blonde, Eliot se racla la gorge, avant de rétorquer « qu’est ce qu’il ne faut pas entendre. Donc ces objets de torture te donnent le pouvoir total sur ton pauvre associé qui n’est qu’un homme au final. » . Il avait porté une main sur son cœur, faisant mine d’être totalement blessé, à terre prêt à agoniser, avant de présenter une référence à son amie, qui n’avait pu que souligner sa répartie. « Merci merci. De nombreuses années de pratique pour en arriver à ce stade. Et la vôtre est tout aussi remarquable, très chère » , ne put-il que souligner. Parce que Zola était une pro, et le mot était faible.

La conversation avait laissé place aux retrouvailles avec la précieuse piste de danse, un élément qui ne mettait nullement à l’aise la demoiselle. Lui semblait mieux, sans nul doute par l’habitude de fréquenter ce club en sa possession depuis un petit moment déjà. Les notes avaient cessé, faisant alors fuir la blonde loin de lui. En même temps, il s’y attendait. N’avait-il pas été trop collant, trop proche lors de cette danse ? bien trop, étant donnée la situation des plus complexes qui les liait. Et la fuite semblait être devenue le seul moyen pour éviter d’être mal à l’aise en la présence l’un de l’autre. Néanmoins, aucun n’était dupe, même lorsque le brun avait prétexté aller devoir travailler dans son bureau, alors qu’il avait lui-même poussé la blonde à le rejoindre ici afin de lui faire connaitre le véritable sens du mot s’amuser. Seulement, il n’avait pas la force nécessaire ou la volonté de faire abstraction de tout à cet instant précis, bien qu’il lui ait laissé le choix de venir avec lui. la réponse négative avait eu le don de lui faire comprendre les choses, et lui faire ressentir une certaine déception, mais au fond, ce n’était qu’un détail. « Si tu insinues que tu pourrais être une gêne, ôte toi définitivement cette idée saugrenue de la tête, parce que ce n’est pas le cas, et cela ne le sera nullement. Et gérer un établissement comme celui-là ne s’apparente pas du tout à préparer une plaidoirie » . Le travail était différent, bien qu’un sérieux total soit nécessaire, et il ne comptait pas faire n’importe quoi et risquer de mettre la clef sous la porte. Non sûrement pas, surtout que cela permettait à Eliot de contrer éventuellement les projets illégaux de son très cher père. Ayant lancé un dernier regard à Zola, il s’était empressé de regagner son bureau où la vue était imprenable sur un spectacle qui avait été loin d’être à son gout. S’il avait été tenté de descendre régler lui-même le souci, le soulagement de voir son barman débarrasser son associée de l’affreux individu avait eu rapidement raison de son envie de quitter ce pour quoi il était venu dans son bureau. Finissant par plonger le nez dans la paperasse entassée devant lui, il n’avait pu que lever la tête, dès lors que la porte s’était ouverte sur Zola, qui n’avait pas tardé à l’interroger sur ce qu’il faisait. pas grand-chose aurait sans nul doute été la réponse la plus adéquate à apporter, et il n’avait pas pu mentir en confessant qu’il tentait de travailler, sans vraiment y parvenir, et en mentionnant dans la foulée l’individu qui s’était permis de l’importuner. Il n’avait pu que sourire quant à la réponse apportée par la blonde. « Non pas concluant, mais peu importe. Et je dirai que la vue depuis ce bureau est très pratique » . Oui, en un certain sens. Observer sans être observé à son tour, c’était vraiment un détail fondamental et nécessaire à ses yeux. Tout comme retrouver le contact avec Zola en passant un bras protecteur sur ses épaules. Ce n’était pas un geste possessif, non loin de là. Esquissant un léger sourire, il murmura « j’étais prêt à le faire, mais j’ai d’excellents barmen qui ont mes ordres. Et tu douterais de ma galanterie légendaire ? Je suis outré Zo » . Pointe d’ironie ? Oui, parce qu’il fallait bien essayer de ne pas montrer qu’il avait donné des consignes précises pour les personnes qu’il affectionnait particulièrement. Le regard plongé dans celui de son amie, il n’avait pu que soupirer suite à la franchise de son amie. « Il est hors de question que tu rentres après un verre, voire deux et une danse. Parce que là, ce n’est pas franchement le véritable sens du mot s’amuser, si tu veux mon avis » . Il était évidemment que la soirée s’apparenterait clairement à un véritable fiasco si elle se terminait sur cette note. Voilà pourquoi il avait trouvé une alternative, surtout si elle était fatiguée. Le canapé pour qu’elle se repose était LA solution, et un moyen de leur permettre de rester en la compagnie l’un de l’autre, bien que la gêne soit légèrement présente. « Toi me gêner ? Je me permettrai de te relancer tes mêmes mots » . Décidément, se relancer la balle semblait être devenu la solution pour cacher ce malaise qui s’était emparé d’eux à tour de rôle, sans compter leur fuite respective en à peine quelques minutes. Le contact tête contre tête avait été rompu, dès lors que Zola avait rejoint le canapé sur lequel elle avait pris place. Eliot l’observa, s’emparant d’un de ses dossiers. Arrivant à ses cotés, il n’avait pu que lui adresser un clin d’œil. « Mais tu peux t’endormir, je ne t’en tiendrais pas rigueur. Par contre, tu vas devoir me supporter à tes cotés. » . Attrapant un plaid qu’il gardait tout près de lui, il avait également saisi un coussin qu’il avait posé sur ses genoux. « Allez ne prends pas peur et arrête de fuir. Tu peux te couvrir et tu as un coussin qui te servira d’oreiller. En plus on a toujours dit que je faisais des super massages du cuir chevelu, ce qui te permettra de décompresser un minimum, et tu en as grandement besoin, si je peux me permettre » . Moyen de se rattraper, sans nul doute. Il avait envie de retrouver cette complicité, ce lien particulier qui l’unissait à son amie, sans qu’ils ne prêtent attention aux gestes équivoques. " au pire, mon épaule est confortable, si tu préfères."

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MessageSujet: Re: La soirée tant attendue... ∞ Zola Mar 18 Avr - 14:15





La soirée tant attendue

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Eliot & Zola
Ça pouvait être vu comme un jeu, cette façon qu'ils avaient de se taquiner mutuellement. Pourtant, ça avait toujours été ainsi, entre eux. Parce que Zola avait toujours été une grande partisane du sarcasme et de l'ironie, et il suffisait que le courant passe bien avec quelqu'un, pour qu'elle y ait recourt. Mais avec Eliot, ça ne changeait pas, attirance ou non. Quelque part, c'était peut-être sa façon à elle, de se protéger. Ou de continuer un jeu, si c'en était un – ce dont elle doutait. Mais la jeune femme aimait rire de sa supériorité, se montrant faussement égocentrique – bien qu'elle avait toujours eu une certaine estime d'elle-même. Surtout, elle aimait plaisanter au sujet de la domination prétendue des femmes sur les hommes – au fond d'elle, bien qu'elle n'en parlait finalement pas beaucoup, la blonde détestait les injustices et les inégalités qui persistaient toujours entre les deux sexes. « Hm... Exactement, t'as tout compris. Je t'ai bien formé. » déclara-t-elle avec un sourire éblouissant, comme une mère fière de son fils. « Ah, et j'oubliais : en plus de ça, vous ne pouvez pas vivre sans nous. » ajouta la blonde, d'un air entendu. Elle sous-entendait que les hommes avaient trop besoin des femmes, pas forcément au niveau amoureux ou familial, mais surtout au niveau professionnel – ses chevilles se portaient définitivement bien ce soir. Au fond, ça la faisait rire, de penser ça, sachant que le jeune homme avait très certainement bien plus d'expérience qu'elle, et qu'il lui avait même appris beaucoup de choses, à elle. « Mais j'admets qu'on a besoin de vous aussi. » Plutôt que de liguer les hommes contre les femmes, finalement ils fonctionnaient peut-être mieux ensemble. Comme une équipe. Et la blonde aimait d'ailleurs penser, qu'Eliot et elle, en formaient une, en étant associés. Stevens-Penrose, l'équipe qui gagne. « Je n'en doute pas, cela a dû demander moult entraînements. Oh, je vous remercie également. » répondit-elle, l'air amusé.

Les plaisanteries avaient pris fin, pour laisser place aux choses sérieuses. Zola avait fini par donner à son associé ce qu'il voulait : une danse. Et à présent, tous deux fuyaient chacun son tour, l'un après l'autre, tous deux sentant probablement la tension qui ne les quittait pas. Zola avait choisi le prétexte de la soif, Eliot celui du travail. En fin de compte, il ne s'agissait peut-être pas de prétextes, mais disons que ces devoirs s'avéraient assez utiles dans ces cas-ci. « Bien, si tu y tiens. Mais je disais simplement qu'il est parfois plus aisé de travailler quand on est seul. » répondit-elle, le contredisant jusqu'au bout – ah, Zola et sa tendance à vouloir toujours avoir raison, mais surtout à avoir le dernier mot. Pourtant, elle pensait réellement ce qu'elle venait de dire. D'ailleurs, elle s'en était même elle-même parfois rendue compte, notamment depuis le baiser, puisqu'il lui était quelques fois bien plus difficile de garder son attention concentrée sur ses dossiers, quand son ami était dans les parages – sauf qu'ils étaient associés, et de ce fait, il n'était pas rare qu'ils soient dans la même pièce : c'était bien sa veine. « Bon courage quand même. » ajouta-t-elle, même si le travail du jeune homme ici, n'avait rien à voir avec ce qu'il faisait le jour. Sur ces derniers mots, elle le laissa rejoindre son bureau, restant seule au comptoir du bar, puisqu'elle ne connaissait personne. Mais la blonde n'avait pas tardé à le rejoindre, ennuyée et agacée, mais surtout fatiguée. Et la fatigue de la jeune femme était perceptible : il suffisait de voir son visage et ses petits yeux, sans oublier le bâillement qu'elle avait laissé échapper. Elle n'essayait même pas de le cacher – d'ailleurs, c'était bien l'une des choses qu'il lui était impossible de véritablement camoufler. « Tu as beaucoup à faire ? Ah oui, je vois. J'imagine que ça doit être pas mal pratique, en effet. » Elle pouvait aisément comprendre son point de vue. Jouer les Big Brother, ça lui aurait bien plu. L'idée d'être observée, par contre, ça pourrait lui plaire nettement moins. Mais peut-être pas pour ce cas-là. « J'ai vu ça, en effet. Ah non, la galanterie est toujours là, visiblement, seulement elle n'a pas lieu en personne. Fais attention la prochaine fois, la demoiselle en détresse pourrait être déçue. » dit-elle, l'air de rien. Mais par la suite, elle préféra être honnête, en disant qu'elle songeait à rentrer, s'il la laissait seule. Capricieuse, Zola ? Totalement – après tout, c'était une ancienne fille à papa, quoiqu'elle reproche à son père. Capricieuse, ne supportant visiblement pas qu'on cesse de s'intéresser à elle, et égoïste, puisqu'Eliot devait bel et bien travailler – sinon, qui le ferait ? Seulement, elle n'avait pas aimé que ce soit prétexte à une fuite, ou elle ne savait pas tellement, puisqu'elle-même avait fui. Elle était tantôt mal à l'aise, tantôt chiante, comme une gamine indécise ne sachant pas ce qu'elle voulait. Fatiguée, et fatigante, Zola. Décidément. « Hé, j'ai fait déjà pas mal d'efforts. » protesta-t-elle, alors qu'Eliot lui dit qu'elle ne s'était pas assez amusée, en accordant une danse et en buvant quelques verres. Mais il eut parfaitement raison, en faisant remarquer, que l'inverse était vrai aussi, concernant la gêne entre eux deux. En entendant ces mots, l'avocate piqua un fard, et ne trouva rien à rétorquer.

Finalement, Zola finit par rejoindre le canapé, baissant les armes. De toute façon, elle était bien trop fatiguée pour continuer à se battre. Cependant, elle ne s'attendait absolument pas à ce que son ami vienne s'asseoir à ses côtés. « Hm, d'accord. » répondit-elle, surprise. Mais elle devait admettre, qu'elle n'était pas mécontente, puisqu'il attrapa un plaid – et toute fatiguée qu'elle était, elle avait de ce fait, assez froid, maintenant qu'elle était loin de l'effervescence de la fête. En revanche, quand elle vit son associé poser un coussin sur ses genoux, elle passa de la surprise à... la sur-surprise ? Pourtant, elle savait qu'il avait raison. Il était temps qu'elle arrête ses histoires, et qu'elle accepte d'avoir tort ; surtout, qu'elle arrête d'être gênée. « Bien, d'accord. De toute façon, je suis trop fatiguée pour protester, alors... » Se recouvrant avec hâte du plaid, Zola posa finalement sa tête sur le coussin, exténuée par la longue journée qu'elle venait de passer. « Ah oui ? J'espère avoir la chance d'en témoigner, alors. » répondit-elle en se mettant à rire doucement. Soudainement, elle se sentait beaucoup plus calme, et sereine. Détendue. Elle eut l'impression que c'était comme avant. Sans gêne, sans tension, sans attirance, sans rien du tout. Juste, comme avant. Elle ne savait pas où tout ça mènerait – est-ce que ça partirait, ou est-ce que ça persisterait ? Mais elle ne voulait pas se demander ça maintenant. Pour l'heure, elle ne voulait plus y penser. Elle était bien, prête à sombrer dans les bras de Morphée. « A toi de voir, ce qui est le plus simple pour que tu puisses tes dossiers. Parce que tes genoux sont pris, donc c'est moins pratique. Donc comme tu veux. » dit la blonde en laissant échapper un bâillement, alors qu'Eliot lui proposait son épaule. Fatiguée, elle se sentait décidément, beaucoup moins gênée.

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MessageSujet: Re: La soirée tant attendue... ∞ Zola Jeu 15 Juin - 14:42

La soirée tant attendue...
#Zora & Eliot
T
Eliot avait l’habitude de leurs plaisanteries constantes, de ces joutes verbales incessantes qui n’en finissaient jamais, comme si chacun voulait avoir le dernier mot sur l’autre. A vrai dire, leurs caractères forts n’avaient pu que renforcer ce besoin de compétition, de renchérir et de remporter un point. Il était vrai que depuis ces derniers temps, les deux avaient sérieusement du mal à rester dans la même pièce, s’évitant soigneusement en raison du baiser échangé. Eliot ne cessait d’y penser, et cela bien malgré lui, ou du moins parce qu’il était attiré par cette blonde avec laquelle il travaillait depuis bien longtemps déjà. Pourquoi fallait-il que ce soit maintenant ? Et pas avant ? Bon sang, le destin jouait des tours à l’avocat, au point qu’il ne savait plus comment agir, comment surpasser son malaise ainsi que son envie de réitérer l’expérience, tant le souvenir était agréable. Seulement, il était hors de question de rester sur cette pensée afin que la gêne ne l’emporte une nouvelle fois. Non, il préférait se concentrer largement sur les leçons qu’il avait su tirer de toutes leurs joutes passées. Le brun avait levé les yeux au ciel, se refusant de donner raison à une théorie qui expliquerait que des talons pourraient donner un pouvoir tout particulier et un avantage sur les hommes. « Non, je dirai plutôt merci à ta mère, Zola. » . il n’avait pas pu s’en empêcher, alors qu’il éclatait de rire, avant de se reprendre très vite et de renchérir « vous ne pouvez pas vivre sans nous non plus, ah si toi tu peux t’en passer, comme moi également, la preuve que nous venons mettre en l’air nos propres théories » . Il était vrai que les deux associés ne faisaient pas comme les autres, se refusant de dépendre de quiconque ou de s’inscrire dans la catégorie en couple. Même si Zola possédait le nom de famille d’un homme accolé au sien. Broutille, en somme, ou peut-être pas pour Eliot. Au final, le brun n’avait pu qu’esquisser un sourire, en se rendant compte que la jeune femme faisait marche arrière et semblait rendre les armes. Ce sentiment était plaisant, limite jouissif. « Devrais-je te demander de répéter ce que tu viens de dire afin d’enregistrer tes aveux ? Sait-on jamais, elle pourrait être une preuve et un élément que je pourrais ressortir dans un avenir proche ou lointain » , s’empressa-t-il de répondre, amusé et taquin. Ils avaient besoin de cela pour être eux-mêmes, pour continuer à nourrir ce beau lien qui les unissait de manière infaillible, ou presque. S’inclinant devant elle face à ses remerciements et ses félicitations, il s’était relevé, le sourire toujours présent sur ses lèvres en regardant son associée et amie.

Au final, leurs plaisanteries avaient pris fin afin de mener à bien leurs projets initiaux, à savoir se rendre sur la piste de danse, moment des plus furtifs qui avait rapidement pris fin en raison de la fuite de Zola. Visiblement, cette proximité était loin d’être du gout de la blonde et à son gout également. sans doute la raison pour laquelle il avait décidé de se rendre dans son bureau afin de travailler. Le mot n’était pas le plus adéquat, une sorte de tromperie ou une excuse sordide pour s’en aller loin de celle qui le troublait bien plus encore. Eliot avait ressenti le besoin de la rassurer et de l’inviter à l’accompagner, bien que la blonde ne semble trouver tous les arguments possibles afin de le laisser seul. « Certes, ton argument est valable dans notre métier, mais je t’assure que pour ce que j’ai à faire, ta présence ne me gênera nullement » . Non, il serait quelque peu troublé, mais rassuré de la savoir à ses cotés. Parce que des hommes peu scrupuleux tenteraient à coup sûr de jeter leur dévolu sur elle, sans savoir qu’ils seraient remis à leur place en un claquement de doigts. Le brun avait regagné sa zone de confort, dans laquelle la productivité n’avait pas été spécialement au rendez-vous, surement parce qu’il avait eu raison pour l’idée de la présence d’un malotru qui était venu importuner son amie. Un détail qui l’avait quelque peu agacé, bien qu’il ne descende pas pour régler le compte de cet homme qui s’était permis de la déranger et tenter sa chance. La solitude avait été rapidement été éclipsée par l’arrivée de la jeune femme. Son visage était un ensemble de sentiments contraires, y compris la fatigue. « Disons qu’avoir deux activités n’est pas des plus évidents, et qu’il y a forcément du travail. Très pratique pour voir que rien ne se passe mal… » . Comme tout bon patron qui se respectait et qui voulait que son établissement tourne bien. Alors, bien qu’il ne soit pas intervenu cette fois-ci, cela ne signifiait nullement que son coté gentleman avait disparu, loin de là. mais apparaitre comme le preux chevalier jaloux n’aurait pas aidé leur amitié, au contraire, cela n’aurait eu comme effet que de renforcer ce malaise ambiant qui les forçait à se poser des questions et se montrer distant en la compagnie l’un de l’autre. L’avocat avait laissé échapper un soupir, en secouant la tête. « oh je ne m’en fais nullement. Et je suis sure que la demoiselle en détresse actuelle n’avait pas forcément d’un beau chevalier, sans me venter. Elle a toutes les armes en sa possession pour se débarrasser d’un terrifiant dragon » . Eliot jouait avec les contes de fées, effaçant la pseudo déception et les sous-entendus. Non, il valait mieux faire impasse dessus, surtout que la jeune femme avait témoigné de sa très grande fatigue, une excuse selon lui pour mieux partir. Ayant levé les yeux au ciel face à l’aveu de ses efforts, Eliot s’était empressé de murmurer « oui, mais un petit tour et puis s’en va, si je comprends bien » . il témoignait d’une relative franchise, se refusant tout simplement de jouer les langues de bois, surtout en précisant que la gêne existait dans les deux sens. L’absence de réponse témoignait tout simplement de la véracité de ses propos. Zola pouvait se cacher comme elle voulait, il était évident que leurs années à se côtoyer permettaient aisément à Eliot de tout comprendre.

Et comme il se montrait des plus butés, il s’était bel et bien refusé de la voir partir, lui proposant une autre alternative, à savoir celle de rester et de profiter du confort de son canapé afin de pouvoir se reposer. Ainsi, celui lui permettait de passer du temps avec sa blonde préférée et ne pas regretter de la voir partir. La blonde avait rendu les armes, à sa plus grande surprise. Surtout qu’il avait décidé de s’approcher d’elle, et d’être en quelque sorte son oreiller, de par le fait qu’il avait posé son coussin sur ses genoux. Un pas en avant ou bien un moyen de chasser leur gêne ? il s’interrogeait lui-même, mais préférait profiter de cet instant. Non, le sourire qui s’étendait sur ses lèvres en était la preuve flagrante. Eliot lui caressa les cheveux, avant de commencer le massage dont il lui avait parlé. L’avocat sentait de légers picotements sur sa peau. Tout était plaisant, facile et il ne voulait pas briser cet instant. « les dossiers attendront je pense. Si tu veux ben me laisser une place sur le canapé à tes cotés, je ne dirai pas non » . lui aussi commençait à sentir la fatigue l’envahir, et un petit somme ne serait pas de tout refus. Et puis combien de fois s’étaient-ils pris dans les bras par le passé sans que cela ne les dérange réellement ? de nombreuses fois, et puis, ils étaient grands, adultes pour ne pas avoir à penser à des choses plus ambigues ? non ?

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MessageSujet: Re: La soirée tant attendue... ∞ Zola Mer 12 Juil - 15:28





La soirée tant attendue

When I'm stuck in the middle of hell and faith, and I don't know where to turn to bend my mind as the silver gate, you lead me on my way. (Levitate, Imagine Dragons)
Eliot & Zola
Les choses n’avaient pas si bien commencé, entre eux. Zola avait beau être douée dans son domaine, elle n’en était pas moins, longtemps, restée une fille à papa, qui obtenait tout ce qu’elle voulait, utilisant notamment ses qualités scolaires et d’avocate comme seuls prétextes. En plus de cela, la blonde était dotée d’une certaine estime d’elle-même, si bien qu’elle détestait avoir tort, et plus encore, l’admettre. Alors quand elle avait rencontré Eliot, le courant n’était pas passé d’emblée ; parce qu’il fallait réussir à la supporter, la Penrose. Et Eliot, il avait su la remettre à sa place, ne se laissant pas démonter par le fait qu’elle était la fille de l’avocate du cabinet dans lequel il bossait alors. Et en fin de compte, c’était cette confrontation, qui avait permis leur amitié ; parce qu’elle aimait les gens honnêtes, directs, et qui ne prenaient pas de gants – qui la traitaient comme elle devait l’être. Certes, elle avait été énervée au début, et profondément vexée, mais elle avait fini par prendre sur elle, et admettre ses erreurs, si bien qu’ils étaient même devenus amis par la suite. Des années plus tard, voilà où ils en étaient : ils n’étaient non plus seulement amis, mais également associés. Et tout ça grâce à la mère de la jeune femme, d’ailleurs. Et peut-être bien grâce à son fichu caractère. Peut-être. « Un point pour toi. Mais c’est une femme qui t’a appris tout ça, donc je dirais que ça va plutôt avec ce que je disais. Vous avez trop besoin de nous. » Elle n’en démordait pas, plaisanterie ou non ; prenant plaisir à tenter de prouver une soi-disant supériorité d’un genre sur l’autre. « J’imagine, oui. Il faut user de persévérance pour en arriver là, sans doute. Oh merci, j’en suis honorée. » répondit la blonde, sourire en coin. En fin de compte, c’était peut-être pour ça aussi, qu’ils étaient amis.

Ce soir, elle avait fini par changer ses habitudes, Zola – pour une fois. Elle n’aimait pas se lâcher, ou ne savait pas le faire. Elle n’avait jamais tellement aimé sortir, elle ne s’était jamais vraiment prise de cuite, et les coups d’un soir, ce n’était absolument pas son genre. Mais Zola n’était pas une romantique pour autant, et puis elle aimait s’amuser ; seulement, pas de la même manière que la plupart des gens. Pour elle, s’amuser, revenait à discuter avec ses amis, lire un bon bouquin, regarder un film à la télévision, ou même, jouer à un jeu de société avec ses proches – c’était toujours elle qui gagnait au Cluedo, d’ailleurs. Zola, elle n’allait jamais en boite de nuit, elle ne buvait pas tant que ça d’alcool, hormis du champagne lors de galas ou soirées mondaines, comme avec Grace, par exemple. Elle n’était pas non plus du genre à danser, ni même chanter – elle ne le faisait pour ainsi dire jamais, même lorsqu’elle était seule. La dernière fois qu’elle s’était posée pour écouter un peu de musique, remontait au siècle dernier, et pourtant, dieu sait qu’elle aimait écouter de la musique, fut un temps, la blonde ; maintenant, elle se contentait de ce qui pouvait passer à la radio, quand elle partait travailler ou qu’elle allait au tribunal pour un procès. En général, elle ne trouvait pas que c’était très transcendant, mais parfois, elle tombait sur quelque chose de pas mal, qu’elle oubliait sitôt son véhicule quitté, parce que de toute manière, Zola ne trouvait même plus le temps pour écouter de la musique. Autant dire que ce soir, elle avait véritablement fait des efforts. Et elle devait même admettre, que ça lui avait plu. Mais l’avouer à Eliot, ça, jamais – plutôt mourir, que d’admettre, une fois encore, qu’il avait raison. « Si tu le dis. » répondit-elle en haussant les épaules, alors que son associé lui assurait que sa présence ne le gênerait pas pour travailler. Elle avait bien du mal à le croire, Zola, mais elle avait de toute évidence du mal à comprendre qu’on puisse penser différemment qu’elle – orgueil, peut-être. « Au moins tu es certain de ne jamais t’ennuyer, en un sens. C’est sûr, au moins tu sais tout ce qu’il se passe. » Ce n’est certainement pas elle qui aurait pu faire deux choses aussi différentes comme il le faisait ; elle n’aurait même pas pu faire deux choses tout court. Zola était déjà bien trop prise par son boulot et ses dossiers, leur donnant déjà sans doute beaucoup trop de son temps et de son attention, alors elle n’aurait jamais raisonnablement pu faire autre chose à côté ; de toute façon, elle n’en avait vraiment pas l’envie. « Ce n’est pas parce qu’elle n’en avait pas besoin, qu’elle n’en avait pas non plus envie. » rétorqua-t-elle, toujours un léger sourire en coin. Elle préférait laisser penser qu’elle plaisantait, qu’elle ne pensait pas ces mots sérieusement, parce qu’en réalité, peut-être qu’elle espérait un peu qu’il intervienne. Et elle ne comprenait pas ces soudaines envies, rejetant la faute sur la gêne et ce qui s’était passé entre eux, quelques temps plus tôt. Elle n’aimait pas dépendre des autres, Zola, et en cet instant précis, elle n’aimait pas s’intéresser à lui. « Belle comparaison, soit dit en passant. » ajouta-t-elle. L’avocate rétorqua vivement qu’elle avait fait des efforts, mais Eliot eut une nouvelle fois raison ; décidément, elle avait tort souvent, ce soir, Zola. Il fallait croire, qu’elle y allait peut-être trop doucement, avec les efforts ; il aurait sans doute fallu qu’elle accélère la cadence.

Zola était fatiguée à présent, et elle le faisait savoir très clairement à Eliot. Et si elle pensait rentrer directement chez elle, son ami lui proposa alors son canapé, alors l’avocate ne put pas refuser. Cédant rapidement, elle alla s’installer sur ledit canapé, se recouvrant bien vite du plaid qu’il avait attrapé. Ne sachant trop comment s’installer, alors qu’Eliot lui offrait son épaule ou ses genoux, la blonde finit par choisir son épaule, après que le jeune homme lui eut demander de lui laisser un peu de place. « T’as changé d’avis, pour tes dossiers ? » Il les délaissait bien plus aisément qu’elle, elle aurait sans doute dû prendre exemple sur lui, à ce sujet, la blonde. Finalement, contre lui, et recouverte de la couverture, l’avocate se sentit partir, jusqu’à ce que ses yeux se ferment, peu à peu, et qu’elle rejoigne le royaume des songes.

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La soirée tant attendue... ∞ Zola

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