AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | .
 

 I feel the panic of my world turned upside down # Natheo

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage
MODOlittle panda.
avatar
MODO ∞ little panda.

en savoir plus sur moi
∞ posts : 2459
∞ arrivé(e) le : 01/12/2013
∞ avatar : MEGHAN ORY

MessageSujet: I feel the panic of my world turned upside down # Natheo Dim 12 Fév - 16:32

I feel the panic of my world turned upside down
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Nathaniel
&
Cléo
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

La vie était devenue d’une telle simplicité que parfois Cléo se demandait comment cela pouvait se faire. Et la réponse était toute simple : elle était amoureuse. La journaliste passait beaucoup moins de temps au travail qu’avant et beaucoup plus avec Nathaniel. Cela avait été difficile au départ, il leur avait fallut du temps à tous les deux, pour enfin s’avouer leur mutuelle attirance, mais une fois que le pas avait été franchis, le temps avait passé tout naturellement, comme si cela avait du être ainsi depuis longtemps. Profitant d’une soirée en tête à tête, la brune avait dormi chez le criminologue, qui se retrouvait désormais sans colocataire. L’heure du réveil avait finalement sonnée, et après avoir profité quelques minutes de son homme, la jeune femme s’était préparée pour se rendre à son travail, avec le sourire aux lèvres. Une fois sortit de l’appartement de Nathaniel, elle avait suivit les rues du centre ville en direction de l’immeuble qui abritait le magazine de la ville. Mais sur le chemin, tout au long du chemin, elle eut une mauvaise impression, comme si quelqu’un la suivait. Pourtant, à chaque qu’elle se retournait, elle ne remarquait rien d’étrange. C’était peut-être simplement dans sa tête… S’arrêtant dans une boulangerie pour prendre quelques croissants qu’elle offrirait à ses collègues, la journaliste arriva enfin à son travail et s’enferma dans son bureau et dans la maquette de la prochaine édition durant toute la journée, pensant à peine à manger pour le déjeuner, tellement elle avait du travail. Mais désormais, il n’était plus question de faire des heures supplémentaires, surtout qu’elle avait rendez-vous avec son amoureux pour le dîner. Cela allait lui faire du bien, surtout après une journée comme ça.

Durant l’après-midi, elle bougea l’équipe dont elle avait la charge pour qu’ils terminent la mise en page de leurs articles, afin de pouvoir tout envoyer à l’impression avant 18h. À un moment, alors que son téléphone sonna, elle attrapa distraitement le combiné et le cala entre son oreille et son épaule, pour avoir les mains libres et continuer de travailler. Mais il n’y avait personne au bout du fil… Ne s’y fiant pas plus que cela, elle termina ce qu’elle était en train de faire avant que la journée ne s’achève. La brune regarda sa montre. Elle aurait du partir il y a déjà dix minutes, mais il fallait qu’elle vérifie une dernière fois la prochaine édition. Elle salua ses derniers collègues qui quittaient le bureau et termina rapidement sa relecture. Lorsque tout fut parfait, elle envoya le tout à l’imprimerie et put enfin prendre ses affaires pour quitter le bâtiment. Elle sortit par la grande porte, saluant au passage le vigil et prit le chemin de chez elle pour se changer avant d’aller rejoindre son amoureux. Mais à peine avait-elle fait quelques pas sur le trottoir, qu’elle eut de nouveau cette étrange impression qu’on l’observait. Elle avança durant quelques minutes, essayant de se dire que ce n’était rien, seulement son imagination. A quelques rues de chez elle, elle se retourna et l’aperçu enfin, cet homme, une capuche sur la tête, qui se tenait plusieurs mètres derrière. Cela aurait pu être un passant comme les autres, mais Cléo ne le sentait pas ainsi. Alors elle accéléra et se retrouva confronter à un choix. Soit elle continuer tout droit, dans la grande rue, mais elle mettrait un peu plus de temps à rentrer chez elle, soit elle prenait à gauche, par une petite rue et arriverait plus rapidement. Juste le temps de quelques secondes, elle se retrouva devant le carrefour et décida de prendre à gauche, avançant toujours plus rapidement. Au bout de la rue, elle se retourna pour voir si l’homme la suivait toujours. Ce qui n’était pas le cas. Elle s’autorisa alors à souffler quelques secondes, et un rire s’échappa même d’entre ses lèvres. Ce qu’elle avait pu être idiote. Elle s’était faite peur toute seule ! Retrouvant son calme, elle décida d’envoyer un message à Nathaniel pour le prévenir qu’elle passait chez elle avant de le rejoindre et rangea son téléphone avant de se retourner pour reprendre sa route. Mais elle fut stoppée net par une silhouette, juste devant elle, dont elle ne discernait pas les traits. Sans même avoir le temps de réagir, la jeune femme se retrouva à terre, perdant lentement connaissance…

C’est une douleur à la tête qui lui fit ouvrir les yeux. Il fallut plusieurs secondes à Cléo pour se rendre compte de la situation. Elle se trouvait assise sur ce qui semblait être une chaise, les mains attachés sur les côtés de cette dernière, et dans l’obscurité. La terreur commença à s’emparer d’elle et la fit trembler. Peu à peu lui revint les derniers événements qui s’était passé. Et c’est à ce moment là qu’elle entendit des bruits de pas, puis une lumière aveuglante qui s’allume qui l’oblige à fermer les yeux. Elle ne les rouvre qu’en entendant une voix grave. « Ce n’est pas trop tôt. Maintenant que tu es réveillé, nous allons pouvoir discuter un peu tous les deux. » La brune se met à trembler d’autant plus. Elle ne peut voir l’homme, ni même rien qui puisse lui dire où elle se trouve. Elle entend seulement qu’il se déplace tout autour d’elle. A un moment, elle sent même son souffle chaud sur sa nuque et se met à trembler d’autant plus. « Qu’est-ce que vous me voulez ? Qui êtes vous ? » Elle ne sait pas si cela servira à quelque chose, elle tente quand même, ne sachant pas quoi faire d’autre. Elle ne peut bouger, attacher à cette chaise, sait que crier ne servirait à rien d’autre qu’à probablement énervé son agresseur. Il faut qu’elle garde son calme, les idées claires et qu’elle réfléchisse. Tout à coup, une arme apparaît devant son visage et elle ne peut s’empêcher de la fixer alors que la voix reprend. « Ce que je te veux ? A toi, rien en faite. Mais tu comprends, il faut que je me venge, du mal que l’on m’a fait. Et toi, jolie brune, tu es le meilleur moyen d’obtenir ce que je veux. »

Cléo secoue la tête, ne comprenant pas de quoi il parle. Vengeance ? Mais se venger de quoi ? Elle cherche désespérément dans sa mémoire ce qu’elle aurait pu faire de mal, mais aussi à qui. Mais rien ne lui vient. « Je… je ne comprends pas. » Un ricanement se fait entendre, et la brune ferme les yeux pour ne pas éclater en sanglot. C’est tout simplement surréaliste ce qu’elle est en train de vivre. Encore pire que la fois où elle s’était retrouvé en plein milieu d’une fusillade en suivant un propriétaire d’une salle de boxe sur qui elle avait des soupçons. « Je te croyais plus intelligente que ça. » L’arme disparait de son champ de vision lorsqu’elle rouvre les yeux et elle entend que l’homme se déplace dans la pièce. « Je vais t’expliquer. Celui que je cherche à atteindre, c’est Nathaniel Ducain. Comme je ne peux pas récupérer les années qu’il ma fait perdre en m’envoyant en prison, en me privant de ma liberté, j’ai décidé de faire la même chose en le privant de la personne à qui il tient le plus. » Nate… Son cœur se met à battre d’autant plus vite. Combien de temps s’est écoulé depuis qu’elle lui a envoyé son message ? Est-il à sa recherche ? Tellement de questions dont elle ne peut avoir de réponses… « Je… Je ne sais pas de qui vous parlez… » Mauvaise menteuse, elle sait qu’elle l’est, surtout à ce moment là, mais que peut-elle faire d’autre ? « Mais si, tu sais, c’est celui de qui tu as quitté l’appartement au petit matin. Tu veux encore essayer de me mentir ? Juste pour me faire bien rire. » Cléo baisse alors les yeux, essayant de calmer son cœur qui ne cesse de s’emballer. Elle ne peut le nier, alors décide de se taire. L’arme réapparait devant elle, lui fait lever les yeux, qui rencontrent les siens, d’un vert verdoyant. Elle ne peut se concentrer sur autre chose, alors qu’elle devrait tenter de discerner son visage, d’en mémoriser chaque traits… Un bruit la fait sursauter. C’est celui d’une porte qui claque. Elle se demande s’il a complice ? Si cela peut être Nathaniel qui la retrouvé ? L’homme semble lui aussi surpris et il disparait de son champ de vision « Toi tu ne bouge pas. Et si j'entends le son de ta voix, je te tire une balle dans la tête. »




camo©015
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
JULYcouple.
avatar
JULY ♡ couple.

en savoir plus sur moi
∞ posts : 7307
∞ arrivé(e) le : 09/08/2013
∞ avatar : Tom Hardy

MessageSujet: Re: I feel the panic of my world turned upside down # Natheo Lun 27 Fév - 11:21



[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
In front of the death, become the Grim Reaper
Ethan & Nathéo
La vie prend parfois une tournure étrange, et Ethan allait s'en rendre compte une fois de plus. A moins que ce ne soit lui qui prenne toujours des décisions hasardeuses ? Difficile à dire. Parce qu'à bien y regarder, Ethan était devenu quelqu'un de bien. Il avait une vie posée, stable, au point que personne ne pourrait jamais deviner, ni même envisager, qu'il ait un passé des plus mystérieux et des plus meurtriers. A part elle. Cette journaliste qui l'avait suivi pendant un temps, fouinant et mettant son nez là où elle ne le devrait pas. Jusqu'à ce qu'elle se retrouve au mauvais endroit au mauvais moment. Elle avait eu sacrément les chocottes, et Ethan lui avait bien fait comprendre qu'elle avait intérêt à dégager de son horizon. Ce qu'elle avait fait. Même si, l'ex-militaire devait bien l'avouer, il avait été surpris qu'elle lâche si vite l'affaire. Comme quoi, elle avait dû avoir vraiment peur. Cependant, ça lui avait bien rendu service. Néanmoins, Ethan avait décidé de la faire surveiller pendant un temps, des fois que... Mais non, elle avait disparu de son horizon, comme il le lui avait rudement conseillé. Tout allait donc merveilleusement bien dans le meilleur des mondes. Les gangs s'étaient calmés, ils avaient adopté, son club continuait de prospérer. Et puis il avait allumé les infos ce matin, et on parlait justement de cette journaliste. Cléo Ravenheart, nouvellement promue rédactrice en chef du Wellington's Magazine, avait été portée disparue par son petit-ami, Nathaniel Ducain, lui-même criminologue. Ouh ! Il devait y avoir des conflits d'intérêt là-dedans ! Mais ce n'était pas son problème. Pour en revenir à l'affaire, l’assassin était étonné de voir qu'on n'avait pas attendu 48 heures pour se mettre à sa recherche. Les joies des privilèges d'être dans la police ? En principe, l'histoire aurait dû s'arrêter là pour le boxeur. Mais étonnamment, il devait avouer que cette disparition l'intriguait. Au fond, elle n'était pas méchante cette nana, juste trop curieuse. D'ailleurs, est-ce que ça pourrait venir de là ? Est-ce qu'un de ses articles en cours ou déjà écrit lui avait valu la colère de quelqu'un ? N'y tenant plus, Ethan utilisa son réseau et ses propres capacités pour chercher à savoir ce qui avait pu lui arriver. Piratant aussi la ligne de la police, le trentenaire décida de partir à l'aventure. En espérant que ce ne soit pas son ancien travail qui lui manque de trop... Oubliant le boxeur et le père de famille pour redevenir ce prédateur froid et dangereux, Ethan se munit de quelques gadgets qu'il n'avait plus utilisé depuis longtemps et partit à la traque...

Après avoir eu accès aux caméras du chemin qu'avait prises la journaliste, Ethan remarqua le type qui la suivait. Il utilisa son réseau de connaissances pour démasquer qui se cachait sous cette capuche et le localiser. Évidemment, ça prit un petit bout de temps mais il finit par savoir où se planquait le ravisseur. Et maintenant ? Devait-il passer cette info à la police ? Vu qu'ils risquaient de débarquer en fanfare, il devrait peut-être y aller tout seul, comme au bon vieux temps ? N'écoutant que cette envie (soif de sang ? d'adrénaline ?) de régler ça lui-même, Ethan se prépara comme au bon vieux temps et prit la direction de Wellington Central. Son plan était très simple, entrer, le surprendre, et faire en sorte qu'on pense à un règlement de compte. Vu que ce type était associé avec des trafiquants de drogue, ça ne surprendrait personne. Ou si peu.

L'heure de frapper avait sonné. Utilisant ses talents de chapardeur, Ethan ouvrit la porte d'entrée sans problème. Il entra ensuite en prenant soin de faire de refermer derrière lui. Bien que par ici il n'y avait que des personnes louches qui se montreraient récalcitrantes aux questions de la police, Ethan aimait travaillait dans le calme. Cependant, et pour être quitte de courir après sa cible, le trentenaire décidé de laisser claquer la porte pour que ce soit elle qui vienne à lui. Il se planqua ensuite dans un coin sombre, tous ses sens en alerte. Et dès que le ravisseur eut l'imprudence de passer près de lui, l'ex-militaire le désarma en moins de deux secondes et le plaqua contre le mur. « Je vais te poser la question une fois et une seule. Où est-telle ? » Le ton était calme, mais véritablement menaçant. « Mais... mais... t'es qui toi ? T'es de la police ? » Un sourire en coin naquit sur les lèvres de l'assassin, lui donnant un air encore plus flippant. « Oh non, il y a beaucoup trop de procédures pour moi. J'aime faire du mal sans qu'une quelconque hiérarchie me casse les pompes. » Puis il le balança en arrière, lui faisant faire un vol plané dans le couloir avec un atterrissage violent. C'était son tour de s'amuser. La bête en lui se réveillait... Enfin un peu d'amusement ! Marchant tel un prédateur, le boxeur attrapa sa victime par le colback avant de lui éclater la tête contre le mur. « Dernière chance : où est-elle ? » Mais l'autre ne semblait pas prêt de coopérer, tant il ne comprenait rien à ce qui lui arrivait. « P*tain t'es qui toi !? Qu'est-ce que ça peut te foutre si t'es pas flic ? » C'était une excellente question ça, mais à laquelle il n'escomptait pas répondre. Parce qu'au fond, il n'en savait rien lui-même. A la place, Ethan sortit un flingue 11.43 mm, l'arme pour les règlements de compte. « Oooooooh ! Attends !!! Elle est là, dans la chambre du fond. Fais ce que tu veux avec elle, mais laisse-moi partir maintenant. » Nouveau sourire carnassier. « Je ne pense pas non. » Puis il l'empoigna une nouvelle fois, l'entraina dans une autre pièce et lui explosa la cervelle en lui tirant une balle à l'arrière de la tête. Ce qu'il ressentit à ce moment-là était indescriptible. Un sentiment d'excitation, de plaisir, mais aussi de la culpabilité et de l'horreur. Sauf que pour le moment, il restait dans une phase d'euphorie assassine, le rendant aussi dangereux que glacial. Tournant les talons sans une once de remord, Ethan entreprit finalement de chercher la journaliste. Il ne doutait pas une seconde qu'elle soit vivante, sans quoi son ravisseur ne serait déjà plus là. Sauf que... il ne fallait pas qu'elle le voit. Néanmoins, il voulait s'assurer qu'elle allait bien. Enfin, pour autant qu'on puisse se sentir bien dans une moment pareil. Posant la main sur la poignée, il l'ouvrit doucement, voulant s'assurer que la demoiselle était incapable de le voir, ou de le reconnaitre. Et elle était là, attachée sur cette chaise, une lumière oscillante au-dessus d'elle. Pour le coup, on se serait vraiment cru dans un policier. Remarquant qu'elle n'avait pas l'air blessée, l'assassin s'arrêta sur le seuil. « Tout ira bien maintenant. » promit-il sur un ton apaisant, avant de s'en aller. Fouillant encore un peu l'appartement, il trouva le sac et la manteau de la demoiselle dans un placard. Utilisant le portable de la journaliste, il chercha le numéro de Nathaniel Ducain et lui envoya un SMS pour lui donner son positionnement. Puis il quitta les lieux, planqua l'arme dans un endroit sûr, et repartit chez lui.
Codage par Emi Burton
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MODOlittle panda.
avatar
MODO ∞ little panda.

en savoir plus sur moi
∞ posts : 2459
∞ arrivé(e) le : 01/12/2013
∞ avatar : MEGHAN ORY

MessageSujet: Re: I feel the panic of my world turned upside down # Natheo Mar 7 Mar - 18:22

I feel the panic of my world turned upside down
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Nathaniel
&
Cléo
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Cléo avait perdue la notion du temps, ce qui était très perturbant. Son estomac était tellement crispé qu’elle ne pouvait même pas savoir si elle avait faim ou pas, ce qui aurait pu être un indicateur du temps qui s’était écoulé depuis son dernier souvenir. Mais non, la journaliste ne cessait de s’endormir, pour se réveiller en sursaut quelques secondes, quelques minutes, quelques heures plus tard, impossibles à dire. Elle se souvenait parfaitement de la voix de l’homme qui la terrifiait, de tout ce qu’il avait pu lui dire. Jamais elle n’aurait pensé que le métier de l’un ou de l’autre viendrait les mettre en danger. Que cela perturbe leur couple, oui. Elle s’y était attendue, vu que c’était tout de même la base de leur relation. Mais étrangement, l’amour qu’ils ressentaient l’un pour l’autre avait su passer au dessus de tout cela. Et puis le fait qu’ils tentaient de parler le moins possible du travail. Sans compter que cela allait bien mieux depuis que la jeune femme avait eu une promotion et ne passait plus son temps à courir après les dernières nouveautés pour le magazine. Là, la situation était totalement différente. Cléo s’était rapidement rendue compte que sa vie pouvait être réellement en danger, même si elle n’en comprenait pas la raison. Comme quoi, les gens étaient tout simplement fous et emplis de vengeance.

La journaliste sursauta en entendant un bruit et son cœur s’emballa. Etais-ce quelqu’un qui venait pour l’aider elle, ou bien étais-ce pour lui ? Elle ose espérer que c’est la fin de son calvaire lorsqu’elle se rend compte que son ravisseur est aussi surpris qu’elle. Il disparait de son champ de vision et tremble en entendant son injonction. De toute façon, elle aurait bien était incapable de aire quoi que ce soit. Puis ce fut de nouveau le silence. Cléo n’entendait que les propres battements de son cœur, qui envahissait sa boite crânienne. Elle tenta de se calmer, de contrôler sa respiration et de tendre l’oreiller à ce qui pouvait bien se passer au-delà de la pièce où elle était retenue. Au bout de ce qui lui semble une éternité, la journaliste finit par distinguer de voix étouffées par les murs. Elle ne pouvait comprendre ce qui se disait, mais sembla dissocier deux voix. Puis plus rien durant un petit moment. La demoiselle ne se rendit même pas qu’elle était en train de retenir son souffle. Elle s’attendait à ce qu’il arrive quelque chose, n’importe quoi, d’un moment à l’autre. Un cri s’échappa d’entre ses lèvres en entendant un coup de feu, puis le corps d’un homme qui tombe au sol. Du moins c’est ce qu’elle s’imagine. Elle voyait le corps de Nathaniel, étalé par terre, le regard vide et sans vie. La brune se mit à pleurer en silence, secouant la tête pour essayer d’enlever cette image. Il fallait qu’elle se calme, qu’elle reprenne ses esprits, qu’elle se prépare à la suite. Il allait forcément revenir, et cette fois, ce serait pour en terminer avec elle.

Son attention fut attirée par des bruits de pas. Il lui semblait que ce n’était pas les mêmes, qu’ils étaient plus lourds, plus discret aussi. Cléo ferma les yeux en entendant s’ouvrir la porte derrière elle. Attendant de mourir, elle pensa à toutes les personnes qu’elle aimait. Mais rien ne vint. Seulement une voix résonna dans la pièce, lui promettant que tout irait bien. Cette phrase se répéta à plusieurs reprises dans la tête de la brune avant de réaliser qu’il lui arriverait rien. Plus maintenant. La voix grave avait quelque chose de rassurante, de familière aussi, mais il lui était bien impossible de remettre un visage dessus. Le silence s’empara une nouvelle fois de la jeune femme, et le temps se remit à défiler lentement. La journaliste avait probablement finit par perdre connaissance. Lorsqu’elle ouvrit les yeux, elle aperçut un visage au dessus d’elle, sans pouvoir en distinguer les traits. Elle se rendit alors compte qu’elle était allongée par terre et non plus attachée sur une chaise. Puis le son arriva enfin à son cerveau. Trop de voix, trop de mots autour d’elle, qui se mélangeaient, qu’elle n’arrivait pas à comprendre. Un seul mot, un nom, le sien, sortit difficilement de sa bouche. En réponse, elle sentit qu’on lui serrait la main. Mais étais-ce vraiment lui ? Au bout de quelques minutes, avec toute cette agitation autour d’elle, la lumière qui l’aveuglait, Cléo finit par tomber de nouveau dans l’inconscience. Elle n’avait plus rien à craindre désormais et pouvait se laisser aller.


camo©015
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
alien un jour, alien toujours
avatar
alien un jour, alien toujours

en savoir plus sur moi
∞ posts : 2194
∞ arrivé(e) le : 24/10/2014
∞ avatar : Chris Hemsworth

MessageSujet: Re: I feel the panic of my world turned upside down # Natheo Ven 31 Mar - 10:34

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
When danger crash the heart
Nathaniel & Cléo

La journée n'avait été que routine, avec rien d'important à signaler. L'enquête avait suivi son cours et Nathaniel avait peaufiné le profil psychologique du tueur en se basant sur les nouveaux éléments qui avaient surgi. Il avait aussi interrogé deux suspects avant de devoir aller faire un débriefing avec son chef. Quant à ce soir, il se réjouissait d'avance de retrouver sa petite Cléo, sa journaliste de petite-amie dont il avait de plus en plus envie d'officialiser les choses en la présentant à sa famille. Cela faisait un peu plus d'un an qu'ils étaient ensemble, ce qui était suffisamment rare chez lui pour le souligner. D'habitude, la routine de la vie finissait invariablement par grignoter sa vie amoureuse jusqu'à ce que les papillons bleus et les roses rouges s'évaporent. Et contre toute attente, c'était avec la sublime brunette qu'il se sentait si bien et aux côtés de qui il avait envie de se réveiller matin après matin. Finalement, le véritable amour était aussi fait pour lui ? Terminant sa journée de travail aux alentours de 18.00, Nathaniel rejoignit son appartement pour se préparer avant l'arrivée de sa belle. Un petit tour par la salle de bain, il s'interrogeait sur quelle tournure donner à leur couple. Parce que bon, ils n'allaient pas jouer aux amants secrets encore longtemps. Si ça avait un côté très sexy, d'un autre, le grand blond avait envie de stabilité avec Cléo. Pour la première fois de sa vie, il se sentait prêt à franchir ce cap. Avant l'idée ne faisait que l'effleurer, ou il en parlait sans faire de réels efforts. A présent c'était différent. Il était totalement tombé sous le charme de sa journaliste, complètement fou amoureux. Une fois séché et habillé, Nathaniel se rendit à la cuisine ou il sortit du frigo ce qu'il avait préparé le matin-même. Qui eut cru que par amour il se mettrait un jour à cuisiner ? C'était complètement invraisemblable cette histoire, et pourtant. Comme il savait qu'il n'aurait pas eu le temps de tout faire avant son arrivée, le policier avait pris l'initiative de tout faire le matin et la veille, pour qu'il n'y ait plus qu'à réchauffer. Jetant ensuite un coup d’œil à l'heure, il se mit à réchauffer son poulet au curry vert, recette thaï qu'il étrennait ce soir. Bref, il avait hâte d'avoir son avis et de pouvoir la retrouver après en avoir été séparée toute la journée. Sauf que Cléo commença à être sacrément à la bourre. Un contretemps au boulot ? Possible, mais elle l'aurait prévu. Commençant légèrement à s'inquiéter, Nathaniel lui accorda encore quelques minutes de rab... avant que son instinct de flic ne se mette à tirer la sonnette d'alarme. Il finit ainsi par attraper son portable pour tenter de la joindre mais terminait invariablement par tomber sur le répondeur. OK, là il était pris d'angoisse. Parce que Nathaniel connaissait suffisamment sa bien-aimée pour savoir qu'elle ne lui ferait jamais faux bond de la sorte. Quelque chose avait dû arriver... Vu le boulot qu'elle faisait et sa récente promotion, elle s'était sûrement fait des ennemis. Quoi d'autre sinon ? Un accident ? Oui, un accident. Ce n'était peut-être pas si grave. Si ça se trouve, elle était sur le chemin et son téléphone était juste déchargé. N'empêche... N'y tenant plus, Nathaniel attrapa quelques affaires puis sortit faire le chemin qui menait jusque chez Cléo. Il allait forcément tomber dessus. Forcément. Mais la réalité le rattrapa dans ses espoirs et, non seulement il ne la croisa pas, mais elle ne répondait pas non plus à l'interphone. Le policier utilisa la clé de chez elle qu'elle lui avait prêté mais son appartement était vide. Inspectant les lieux, déformation professionnelle, rien n'indiquait quoi que ce soit. En fait, il semblait même qu'elle n'était pas revenue ici. Par acquis de conscience, il alla demander à la concierge si miss Ravenheart était rentrée, mais cette dernière répondit par la négative. Elle ne l'avait pas vu et, si elle était rentrée, alors c'était qu'elle avait dû s'assoupir, ce qui n'était pas le cas. Nathaniel la remercia, sachant que Cléo n'était effectivement pas chez elle. Du coup, le policier décida de partir pour le Journal. Peut-être faisait-elle des heures supplémentaires et n'avait-elle pas vu l'horloge ? Hélas, une fois là-bas, la porte était close et lorsqu'il demanda au vigile si Cléo était encore-là, il répondit que tout le monde était parti, du moins de ce qu'il savait. De plus en plus angoissé, Nathaniel se demandait où et comment elle avait pu disparaitre. En désespoir de cause, il appela un collègue qui bossait à la technique. Pouvait-il localiser le dernier relais où le portable de la journaliste avait été capté ? Attendant difficilement avec patience qu'il effectue ses recherches, le résultat finit par indiquer que le dernier signal émit par son portable provenait d'un relais satellite proche de son domicile. Mais où pouvait-elle bien être ?


Il l'avait cherché toute la nuit, maintenu par l'adrénaline de cette peur sourde qui vibrait en lui. Et au petit-matin, il mit le commissariat sans dessus dessous pour qu'on lance les recherches maintenant, et non pas après 48h00 comme le veut la procédure. Il pressentait parfaitement qu'il était arrivé quelque chose à la journaliste, et on le connaissait suffisamment bien, lui, pour savoir qu'il ne fabulait pas. Du coup, son chef lui permit d'ouvrir une enquête, mais à la condition que ce soit un collègue qui se charge du dossier. Renfrogné, le criminologue n'eut cependant d'autre choix d'accepter. Il comprenait les raisons de son chef, et puis il participerait tout de même à l'enquête, ne serait-ce que parce qu'il connaissait bien la disparue. Une enquête pour disparition fut finalement lancée, et Nathaniel remua ciel et terre pour retrouver l'élue de son cœur avec l'aide de ses collègues. Ce n'était guère ainsi qu'il avait voulu leur annoncer sa relation avec la rédactrice en chef du Wellington's Magazine, mais ce secret n'avait aucune importance au vu des évènements. Hélas, les heures défilaient sans que rien n'avance. Pour le moment, ils cherchaient à savoir si sa disparition pouvait avoir un lien avec son travail, et ça pourrait prendre des jours et des semaines sans aide extérieure, ne serait-ce qu'en les aiguillonnant sur une piste concrète. C'est alors que peu avant-midi, Nathaniel reçut un SMS d'un numéro inconnu. On lui donnait une adresse, un étage. Il se précipita là-bas avec d'autres policiers, tout en restant conscient de ne pas avoir droit à l'erreur. Agir vite oui, mais pas de manière irraisonnée. Toquant plusieurs fois à la porte et s'annonçant comme policier, il n'y avait que le silence pour toute réponse. Ils entrèrent alors en force dans l'appartement.

Fouillant les salles une à une, ses nerfs étant mis à rude épreuve, le criminologue fut le premier à trouver Cléo, toujours ligotée à sa chaise et inconsciente. Une panique aiguë s'empara de lui, jusqu'à ce qu'il sente son pouls. Dieu merci, elle était vivante ! Se dépêchant de défaire ses liens, Nathaniel se mit à l'appeler pour qu'elle ouvre les yeux. Entre temps, on appela un ambulance et un des policiers vint prévenir qu'il y avait un mort. Tout ça n'avait aucun sens. Se levant et laissa sa brunette au soin d'un autre policier, il vint dans la pièce en question sur la demande du lieutenant en chef. Est-ce qu'il connaissait le mort ? Surprise ! Oui il le connaissait. Il l'avait envoyé en prison voilà cinq ans maintenant, et ignorait d'ailleurs qu'il avait été libéré. Les circonstances étaient plus que louches, l'enquête allait être tout aussi étrange, Nathaniel le sentait. Mais le plus important, c'était qu'il avait retrouvé Cléo, et qu'elle allait bien. Il se fichait pas mal du reste. Par contre, l'enquête de police allait nécessairement avoir besoin du témoignage de la belle brune, et lui allait être considéré comme un suspect potentiel, au moins au début, le temps de comprendre et de vérifier cette histoire abracadabrante.

***

Assis et endormi sur la chaise près du lit d'hôpital, le grand blond tenait la main de Cléo. Avec la panique qu'il avait éprouvé combinée à la fatigue, Nathaniel était complètement HS. Mais surtout, il avait le besoin vital de la sentir près de lui, et de lui tenir la main. Ces dernières heures, bien que n'ayant pas fait une journée entière avaient été les plus longues de sa vie. Plus encore, le policier était sacrément secoué de se rendre compte que c'était son boulot à lui qui l'avait mise en danger, et non pas les articles qu'elle avait pu lire ou approuver. Sans cet étrange SMS, qui sait combien de temps ils auraient mis à la retrouver ? Et qui avait tué cet homme ? L'ex-taulard était-il le kidnappeur, ou était-ce son assassin ? Mais dans ce cas-là, pourquoi avoir laissé Cléo ? Tant de questions sans réponse... Et il s'inquiétait pour la journaliste. Comment allait-elle réagir à tout cela ? Sentant un mouvement venant de la jolie trentenaire, Nathaniel s'éveilla aussitôt. « Hey toi... Comment tu te sens ? » demanda-t-il doucement, la regardant emprunt de tendresse et de culpabilité. « Tu n'as plus rien à craindre, je suis là et on est à l'hôpital. » jugea-t-il utile de la rassurer d'emblée. Tout irait bien maintenant, même si l'enquête allait s'avérer compliqué et que revenir au quotidien ne serait pas aussi simple.

Emi Burton
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MODOlittle panda.
avatar
MODO ∞ little panda.

en savoir plus sur moi
∞ posts : 2459
∞ arrivé(e) le : 01/12/2013
∞ avatar : MEGHAN ORY

MessageSujet: Re: I feel the panic of my world turned upside down # Natheo Sam 15 Avr - 15:57

I feel the panic of my world turned upside down
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Nathaniel
&
Cléo
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Son calvaire était terminé, même si la jolie brune n’en avait pas encore conscience. Cette dernière, elle l’avait perdue depuis un petit moment, et c’était peut-être le fait qu’elle se sentait enfin en sécurité qui l’a plongea aussi dans les ténèbres. Elle était épuisée, affamé, terrifié aussi. Mais le pire c’est qu’elle avait l’impression de faire le même rêve, encore et encore. Elle se réveillait, pour constater que c’était encore l’horreur autour d’elle, que personne n’était venue à son secours, qu’elle ne s’en sortirait jamais vivante. Jamais. Et elle voyait son ombre, elle sentait le froid du canon qui s’appuyait contre l’arrière de sa tête, jusqu’au bruit qui résonne dans ses oreilles. Celui d’un coup de feu. Qui lui fait fermer les yeux. Pour les ouvrir de nouveau, et se rendre compte que tout recommence. Cléo ne savait pas depuis combien de temps cela durait, mais elle avait l’impression que ça fait une éternité, que jamais ça ne finirait. Puis sans même qu’elle ne comprenne comment, ni pourquoi, la journaliste s’était apaisé, pour finir tout simplement par s’endormir. Sans mauvais rêve cette fois, bien au contraire. Elle ne cessait de voir Nathaniel, d’entendre sa voix, de sentir son contact. Elle rêvait de cette soirée qu’ils auraient dû passer tous les deux, en tête à tête, aux mots doux qu’ils se seraient dit, aux regards qu’ils se seraient lancés, aux caresses dont ils auraient fait part l’un envers l’autre…

La brune bougea légèrement dans son sommeil. Il y avait quelque chose qui la dérangeais, un bruit persistant, régulier, qui finit par la faire immerger et ouvrir les yeux. D’abord, elle ne vit que du blanc, une lumière aveuglante. Alors elle cligna des yeux, une fois, et une encore pour s’habituer et comprendre qu’elle avait le regard posé sur un plafond. Ce n’est qu’alors qu’elle se mit à tout ressentir, à tout comprendre. La perfusion dans son bras droit, la couverture qui l’empêchait de trop bouger dans son lit, le rythme régulier des battements de son cœur sur l’appareil se trouvant juste à côté d’elle. Son cœur s’emballa à l’idée qu’elle se trouva à l’hôpital et le bruit se fit plus fort. Cléo souffla un bon coup, obligea son cœur à se calmer et se redressa dans son lit. Puis elle tourna la tête sur le côté et aperçu Nathaniel qui dormait, du moins qui somnolait. Il avait le visage tellement marqué, tellement fatigué. La brune ouvrit de grands yeux en constatant qu’il venait de se réveiller et il s’approcha d’elle, lui parlant avec une tendresse qui lui emplit les yeux de larmes. Elle était si heureuse de le voir, de le sentir près de lui. Maintenant, elle se sentait en sécurité, elle savait qu’elle n’avait plus rien à craindre.

« Nate… J’ai mal à la tête. »

Mais cela devait être normal, après tout ce qu’elle venait de vivre, il fallait s’estimer heureux qu’elle n’ait rien de plus grave, qu’il ne l’ait pas touché… Elle hocha la tête à ses paroles, et à tâtons, chercha sa main. Lorsqu’elle la trouva, Cléo la serra fort, fort, fort. Elle n’arrivait pas à le quitter des yeux, se sentant dans l’obligation de graver dans sa mémoire chacun de ses traits, chacune de ses particularités. La journaliste avait tellement eu peur de ne jamais le revoir, de ne pas avoir le temps de lui dire qu’elle l’aimait, qu’elle était totalement folle amoureuse de lui et qu’il était bien ce qui avait pu lui arriver de meilleur depuis très très longtemps. Oui, tout cela il fallait qu’elle le lui dise, avant qu’il ne soit trop tard, avant que quelque chose comme ça n’arrive une nouvelle fois. Pourtant, une seule chose arriva à passer la barrière de ses lèvres :

« J’ai eu tellement peur de ne jamais te revoir… »

Fermant les yeux pour lutter contre les larmes, la brune se laissa aller contre ses oreillers.

« Qu’est-ce… Qu’est-ce qui s’est passé ? »

L’histoire, elle la connaissait, partiellement. Il y avait encore tellement de trous à combler. Comme qui était réellement cet homme ? Sans parler de celui qui l’avait apparemment sauvé ? Et puis comment Nathaniel avait-il réussit à la retrouver ? Combien de temps s’était écoulé ? Tant de questions qui lui brulaient les lèvres mais qu’elle retenait. Maintenant qu’elle était saine et sauve, ils auraient tout le temps de discuter de cela. Sans compter qu’elle savait qu’elle devrait répondre aux questions de la police, qu’il lui faudrait les aider à comprendre ce qui avait bien pu se passer dans cet appartement.



camo©015
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
alien un jour, alien toujours
avatar
alien un jour, alien toujours

en savoir plus sur moi
∞ posts : 2194
∞ arrivé(e) le : 24/10/2014
∞ avatar : Chris Hemsworth

MessageSujet: Re: I feel the panic of my world turned upside down # Natheo Mer 26 Avr - 19:19

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
When danger crash the heart
Nathaniel & Cléo

Il y avait les mauvais jours et, il y avait les mauvais jours légendaires. Nathaniel vivait ces derniers. La peur panique qu'il avait éprouvé lors de la disparition de Cléo avait bien failli le rendre marteau. Fou de rage et d'angoisse, il avait tenté de garder son calme au maximum mais personne ne l'avait vu ainsi. D'une rare impatience, un comportement frénétique, transgressant les lois qui l'incommodaient, le criminologue n'était clairement plus lui-même. Évidemment que son attitude était légitime. Simplement, même ses coéquipiers se rendaient bien compte à quel point ça l'affectait, lui l'optimiste de service qui était toujours de bonne humeur et qui la transmettait aux autres. Peut-être était-ce pour cela que son chef n'avait pas trop osé le mettre sur la touche, par peur qu'il pète purement les plombs. Mais le pire était encore à venir. Lorsqu'il s'était rendu à cet appartement et qu'il avait vu le kidnappeur de sa petite-amie, le choc lui en avait coupé le souffle. Jusqu'ici, il s'était persuadé que la cause de cet enlèvement était uniquement à cause d'un article qu'elle avait écrit ou comptait écrire. Mais à aucun moment il n'avait pensé que ce danger était venu de lui... L'angoisse et la rage avaient alors laissé place à une profonde culpabilité. Il fallait que Nathaniel voit la réalité en face : il était un danger permanent pour elle. D'autant qu'entre média et policier, c'était un excellent combo pour traquer les malfaiteurs. Oui mais voilà, le grand blond était maintenant confronté à ses sentiments, ceux qu'il avait tendance à refouler par peur de l'engagement. Et la vérité c'était qu'il était tout simplement accro à sa journaliste, au point que la seule idée de devoir vivre dans un monde sans elle le priverait de toute humanité, voire le tuerait. Alors, dans sa peur de la perdre définitivement et qu'une histoire similaire se reproduise, Nathaniel décida de rompre avec elle. Oh bien sûr, il allait attendre qu'elle se remette, inutile de l'achever. Mais il devait le faire, pour elle. Cléo ne devait pas payer pour ses actes, et encore moins risquer sa vie pour les enquêtes qu'il menait. Alors s'il voulait la mettre à l'abri, la protéger, il n'y avait qu'une seule solution. Extrême oui, parce qu'elle était aussi intense que les sentiments qu'il avait pour la belle brune et qu'à ce niveau-là, il ne pouvait plus raisonner objectivement. En attendant il serait là, jusqu'à ce qu'elle remonte doucement la pente.

Entre deux eaux sur une chaise aux allures de fauteuil, Nathaniel attendait que sa belle finisse par ouvrir les yeux. Impossible de la lâcher maintenant qu'il venait de la retrouver. Sentant cependant un léger mouvement, il se força à ouvrir les yeux et vit que Cléo était réveillée. De suite il retrouva tous ses sens en alerte, prêt à intervenir, quoi qu'elle demande ou ait besoin. « Nate… J’ai mal à la tête. » Rien d'étonnant avec ce qu'elle avait subi ! Et la journaliste aurait encore besoin de plusieurs jours avant de sortir. Le criminologue lui sourit avec tendresse, tout en caressant doucement la joue de la jeune femme. « Tu veux que j'appelle une infirmière ? » demanda-t-il, près à tout pour soulager les maux dont il s'estimait responsable. « J’ai eu tellement peur de ne jamais te revoir… » confia-t-elle alors, fermant les yeux pour tenter d'empêcher ses larmes de couler. Ses paroles le touchèrent en plein cœur. Il avait eu exactement la même peur, près à démolir toute la ville rien que pour la retrouver à temps. « J'ai eu peur de ne plus te revoir non plus... » Parce que je t'aime tellement que, sans toi, ma vie ne vaut plus la peine d'être vécue. eut-il envie de rajouter. Mais il ne le devait pas. « Qu’est-ce… Qu’est-ce qui s’est passé ? » Ah... C'était là que ça allait devenir intéressant, parce qu'il y avait beaucoup d'incohérences et de zones d'ombre. Néanmoins, pour le moment, personne ne savait si Cléo avait vu quelque chose. De plus, son cerveau pourrait très bien avoir enfermé des informations capitales pour se protéger de la violence de ce qui s'était passé. Nathaniel décidait cependant de lui raconter tout ce qu'il savait. « Tu as été enlevée par un type que j'avais mis sous les verrous. J'imagine qu'il voulait se venger mais, on ne saura jamais le fin mot de cette histoire parce qu'à notre arrivée, il était déjà mort. Et c'est là que les policiers ne vont pas te lâcher. Comment est-ce possible que ce mec soit mort et que toi tu sois toujours en vie. On sait que ce n'est pas toi mais... forcément tout le monde voudrait savoir si tu as vu ou entendu quelque chose pour clarifier l'affaire. Est-ce que... tu te souviens de quelque chose ? » se risqua-t-il alors, préférant prendre les devants avant que les policiers chargés de l'affaire ne viennent lui poser les mêmes questions de façon moins sympathiques.

Emi Burton
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MODOlittle panda.
avatar
MODO ∞ little panda.

en savoir plus sur moi
∞ posts : 2459
∞ arrivé(e) le : 01/12/2013
∞ avatar : MEGHAN ORY

MessageSujet: Re: I feel the panic of my world turned upside down # Natheo Ven 5 Mai - 18:31

I feel the panic of my world turned upside down
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Nathaniel
&
Cléo
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
C’était comme se réveiller d’un mauvais rêve. On paniquait les premières secondes, juste avant de se rendre compte que l’on n’avait rien à craindre, que l’on était simplement dans un lit et que ce n’était pas réel. Puis, les plus chanceux ne se souvenaient de rien, et les autres revivaient quelques instants ce qui les avaient terrifiés. Sauf que pour Cléo, ce n’était pas qu’un rêve, tout ce qui lui revenait en mémoire était réellement arrivé… S’éveillant dans un lit d’hôpital, il fallut un certain temps à la belle brune pour se rendre compte de ce qui se passait autour d’elle. Puis elle posa son regard sur Nathaniel, et tout de suite, elle se sentit mieux. Même s’il y avait un mal de tête, ce n’était rien comparé à l’état où on aurait pu la retrouver si elle n’avait pas été sauvée. D’ailleurs, il faudrait qu’elle prenne de temps pour réfléchir à ça, à qui avait pu venir l’aider. Parce que la voix qu’elle avait entendue, la journaliste était certaine de la connaître. Son attention se reporta sur le criminologue alors qu’il lui demandait si elle voulait faire venir l’infirmière. Cléo secoua la tête, faisant dinguer les cloches qu’elle avait dans le crâne. Maintenant qu’elle avait retrouvé son amoureux, elle ne voulait pas que quelqu’un l’empêche de profiter de lui. Mais surtout, elle ne voulait pas voir de visages inconnus pour le moment. Ils avaient tellement de choses à se dire, tellement de choses à comprendre.

« Pas maintenant… »

La brune sentit les larmes l’envahirent alors qu’elle lui avouait d’une toute petite voix qu’elle avait eu peur de ne plus jamais le revoir… C’était à lui, essentiellement, qu’elle avait pensé durant tout le temps qu’avait duré son calvaire. Parce qu’elle l’aimait et que désormais elle ne voyait plus faire sa vie sans lui. Sa main trouva la sienne et la jeune femme la serra en écoutant les paroles de son amoureux. Elle n’imaginait même pas ce qu’il avait pu vivre lui aussi, ne pas savoir, attendre, craindre le pire. Se redressant légèrement dans le lit qu’elle occupait dans cette chambre d’hôpital, Cléo décida de poser une question, d’essayer d’avoir les réponses qu’elle ne pouvait deviner toute seule. Mais aussi, ce qu’elle ne disait pas à voix haute, c’était qu’elle voulait savoir pourquoi elle, pourquoi cet homme là en particulier s’en était prit à elle. Il y avait aussi des trous dans sa mémoire, des moments où elle avait perdu connaissance, où son cerveau n’avait pensé qu’à sa survit. Alors la brune porta toute son attention sur ce qu’il était en train de lui raconter, même lorsqu’elle sentit se tordre, se retourner, se nouer. Enlever. Vengeance. Que des mots que jamais la journaliste n’aurait cru entendre un jour. Pas pour elle du moins. Parce que ces mots, elle les avait quelques fois écrits elle-même dans des articles.

« Je… Je ne sais pas trop. »

Il fallait que la jeune femme se replonge dans ses souvenirs, elle savait qu’elle devrait le faire, devant la police, de toute façon, pour faire une déposition alors autant commencer maintenant, peut-être que ce serait moins dur de le faire, par la suite. Elle se souvint d’avoir eu peur, de l’impression qu’on la suivait, puis d’un coup sur la tête et le néant total jusqu’à ce qu’elle se réveille sur cette chaise, les mains liés et la peur au ventre.

« Il… Il était là, devant moi, avec une arme. Il me parlait de toi, qu’il voulait t’atteindre en me faisant du mal. »

Et la jeune femme avait bien cru qu’il allait le faire. Elle s’était imaginé toutes les choses qu’il aurait pu lui faire… Taisant un sanglot qui lui prenait la gorge, Cléo continua.

« Puis il y a eu un bruit, venant d’à côté. Et il est partit. Le silence, durant ce qui ma semblait être une éternité, et enfin des voix. Mais je n’ai pas compris ce qu’elle disait. Et c’est là que je l’ai entendu… Le coup de feu. »

Venant probablement de cet homme qui avait passé le pas de la porte de la pièce où elle était enfermée et qui avait tenté de la rassurer en lui disant qu’elle ne craignait plus rien. Devait-elle en parler ? Surement puisqu’il fallait expliquer comment était mort son ravisseur. Mais devait-elle dire que la voix lui semblait familière ?

« Il y avait quelqu’un d’autre, je l’ai sentit, je l’ai entendu, il ma dit que tout irait bien et après … Je ne sais plus… »


camo©015

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
alien un jour, alien toujours
avatar
alien un jour, alien toujours

en savoir plus sur moi
∞ posts : 2194
∞ arrivé(e) le : 24/10/2014
∞ avatar : Chris Hemsworth

MessageSujet: Re: I feel the panic of my world turned upside down # Natheo Sam 13 Mai - 18:10

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
When danger crash the heart
Nathaniel & Cléo

Rassuré d'avoir enfin retrouvé sa petite-amie et que celle-ci soit hors de danger, le criminologue s'était retrouvé à comater non loin d'elle, maintenant qu'il avait relâché de la pression. Mais il savait que les choses ne seraient pas si simples. Il y aurait les séquelles psychologiques et ce, même si Cléo avait du caractère. De son côté, anxieux à l'idée que ça reproduise avec tous les dingues qu'il mettait derrière les barreaux, son comportement changerait aussi. Il serait plus protecteur, plus inquiet dès qu'elle serait en retard d'une seconde seulement, parano même. Ça n'allait pas être évident dans les prochains jours et les prochaines semaines. Mais pour le moment, Nathaniel préférait se taire et garder tout cela pour lui. Inutile de rajouter du stress à celui que sa journaliste avait déjà après un tel traumatisme. « Pas maintenant… » lui répondit-il lorsqu'il lui demanda si elle voulait qu'il aille chercher une infirmière. Hochant simplement la tête, il la laissa reprendre doucement ses esprits. Ils eurent ensuite un petit moment de tendresse ensemble. Ils avaient eu tellement peur les deux... Nathaniel lui expliqua ensuite la situation, comme le fait qu'on allait l'interroger jusqu'à comprendre ce qui avait bien pu se passer. Du coup, il préférait qu'ils en parlent maintenant, histoire qu'elle ait eu le temps d'y réfléchir en amont et qu'ils se débarrassent vite des questions. Car Cléo avait surtout besoin de repos et de se libérer l'esprit de tout ça, pas de macérer dans cette sordide histoire. Le grand blond lui demanda alors de quoi elle se souvenait, bien que dès le réveil, ça pouvait sembler violent de l'interroger de la sorte. D'un autre côté, en parler allait l'aider à dédiaboliser ce qu'elle avait subi. « Je… Je ne sais pas trop. » Nathaniel la laissa prendre le temps de se remémorer la scène. Il savait combien ce n'était pas facile, mais il savait aussi que Cléo en était capable. Pour l'encourager, il prit sa main dans la sienne et entremêla leurs doigts. « Prends ton temps mon cœur... » dit-il avec douceur. « Il… Il était là, devant moi, avec une arme. Il me parlait de toi, qu’il voulait t’atteindre en me faisant du mal. » Son estomac se noua. Nathaniel était désolé qu'elle ait eu à vivre ça par sa faute... Il avait beau savoir que ce n'était pas vrai, que l'unique responsable était ce dégénéré, le criminologue se sentait terriblement coupable et baissa les yeux. Il ne les releva que lorsque la journaliste étrangla un sanglot dans sa gorge. « Puis il y a eu un bruit, venant d’à côté. Et il est partit. Le silence, durant ce qui ma semblait être une éternité, et enfin des voix. Mais je n’ai pas compris ce qu’elle disait. Et c’est là que je l’ai entendu… Le coup de feu. » Le criminologue fronça les sourcils. Cette histoire devenait intéressante, et étrange. Était-ce son complice qui était revenu ? Pourquoi pas. Mais pourquoi ce dernier l'aurait-il tué ? Ça n'avait pas de sens. Donc qui était cette autre personne ? « Il y avait quelqu’un d’autre, je l’ai sentit, je l’ai entendu, il ma dit que tout irait bien et après … Je ne sais plus… » Ses instincts de flic reprenant le dessus, son cerveau se mit à tourner à cent à l'heure pour trouver diverses hypothèses à creuser tout de suite. Si c'était réellement son complice, quelles raisons auraient pu l'amener à vouloir le tuer ? Ça n'avait proprement aucun sens. Donc c'était un ennemi. Mais de quel genre ? Lui devait-il de l'argent ? Peu plausible vu qu'il était venu rassurer la séquestrée. Alors quoi ? Tout cela n'avait aucun sens. Aucun. Et comme il ne croyait pas au bon samaritain qui venait aider les autres par enchantement avant de disparaitre par magie... D'une autre côté, à part cette même personne, qui lui aurait envoyé ce SMS pour lui indiquer l'adresse ? « C'est super ma chérie. J'en parlerai avec mes collègues qui sont chargés de l'affaire, mais ils viendront quand même te poser des question. En attendant tu devrais te reposer. Tu veux boire quelque chose ? Tu veux que je fasse quelque chose en particulier ? Tu peux me demander ce que tu veux. » sourit-il, entre tendresse et inquiétude. En tout cas il ne voulait pas la laisser seule, pas tant qu'il en aurait une bonne raison ou que la nécessité lui en serait imposée.

Emi Burton
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MODOlittle panda.
avatar
MODO ∞ little panda.

en savoir plus sur moi
∞ posts : 2459
∞ arrivé(e) le : 01/12/2013
∞ avatar : MEGHAN ORY

MessageSujet: Re: I feel the panic of my world turned upside down # Natheo Lun 15 Mai - 23:00

I feel the panic of my world turned upside down
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Nathaniel
&
Cléo
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Des blouses blanches, elle savait qu’elle en verrait suffisamment dans les prochains jours pour rompre le moment qu’elle partageait avec son amoureux, pour un simple mal de tête. En plus, cela la faisait se sentir vivante, et elle en avait bien besoin en ce moment, après tout ce qu’elle avait vécu. Là bas, dans cette pièce vide, elle avait bien cru qu’elle allait mourir alors que son agresseur pointait son arme sur elle. Pourtant, il n’avait pas appuyé sur la détente, et la journaliste ne saurait probablement jamais pourquoi. Est-ce qu’il voulait faire durer le plaisir ? Est-ce qu’il comptait vraiment la tué ou simplement la faire souffrir jusqu’à ce qu’on la retrouve ? Elle savait, de sa propre bouche, qu’il voulait atteindre Nathaniel à travers elle, mais comment ? Il était inutile de se torturer l’esprit avec cela, surtout qu’il n’y aurait jamais de réponses vu que l’homme était mort. Ce qui laissait place à un nouveau mystère. Qui était cet inconnu qui l’avait abattu, qui l’avait sauvé en avertissant son petit ami d’où elle se trouvait, qui avait même prit la peine de la rassurer avant de disparaître. Ça, par contre, la journaliste comptait bien le découvrir un jour, ne serait-ce que pour le remercier. Ce qui était assez paradoxal. Comment pouvait-on dire merci à une personne qui en avait tué une autre ? Même si cela avait été pour nous sauver ? Parce que la demoiselle était pratiquement certaine que ce n’était pas de l’auto-défense…

Retrouvant le fil de ses pensées, Cléo porta son regard sur Nathaniel. Il était temps, temps de lui en parler, d’exprimer à voix haute ce qu’elle avait vécu, ce qu’elle avait vu, entendu. Parce qu’elle allait devoir le faire assez rapidement, pour le rapport de police, alors autant commencer maintenant et arriver à avoir un discours clair et cohérent une fois le moment venu. Puis la brune comprenait que son petit ami veuille savoir, lui aussi… Prenant une grande inspiration, elle se lança, tenta de ne rien oublier, tout en faisant le plus concis possible. De toute façon, il n’y avait pas tant de choses que ça à raconter, dont elle se souvenait… Son cœur se serra alors qu’elle vit le criminologue baisser les yeux. Elle pouvait lire le remords sur son visage et ça ne lui plaisait pas du tout. Elle ne voulait pas qu’il s’en veuille, ce n’était pas du tout de sa faute, même s’il était responsable de l’arrestation de cet homme, ce n’était pas lui qui avait perdu la tête et décidé d’enlever une femme pour se venger. Mais la jeune femme savait que ça allait être difficile de lui faire comprendre. Elle continua tout de même à raconter son récit et soupira lorsqu’elle eut prononcé les derniers mots. Elle ne pouvait pas aller plus loin, puisqu’elle avait perdu connaissance pour ne la retrouver que quelques minutes plus tôt.

Cléo hocha la tête aux paroles de son amoureux, elle savait qu’elle devrait le répéter encore, aux agents qui s’occuperaient du dossier. Puis elle secoua la tête, elle n’avait besoin de rien, seulement de lui, de se sentir en sécurité aussi. Rien que sa présence l’aidait déjà énormément. Elle savait qu’elle allait encore probablement dormir durant les prochaines heures, pour se remettre de cette mésaventure. Tout ce qu’elle voulait pour le moment, c’était penser à autre chose, et pour cela rien de mieux que la télévision et un programme stupide auquel se raccrocher. S’appuyant sur ses bras frêles et faibles, la brune se décala dans le lit, pour en arriver au bord, laissant suffisamment de place pour que Nathaniel vienne prés d’elle.

« Juste toi, et la télévision. N’importe quoi qui me change les idées. »


***

La vie de la brune avait finalement reprit un rythme normale. Cela ne pouvait en être autrement, il fallait qu’elle aille de l’avant, et pour cela, rien de mieux que la routine. Elle avait reprit le chemin de son travail la semaine précédente, et elle devait avouer que ça lui faisait énormément de bien de se plonger dans des articles, de ne penser qu’à cela toute la journée, au lieu de tourner en rond chez elle et de prendre le risque de se replonger dans ses souvenirs atroces. Quittant le travail en même temps que ses collègues, la belle brune prit la direction de son domicile en pressant le pas, c’était une habitude qu’elle avait prit et dont elle n’arrivait pas à se défaire, même si elle travaillait cela avec le psychologue qui la suivait. Arrivée chez elle, Cléo s’enferma à double tour avant d’allumer toutes les lumières et de passer sous la douche. Puis elle sortit du congélateur un plat tout prêt, à mettre au four, en attendant l’arrivée de son petit ami pour la soirée. Qui ne tarda d’ailleurs pas. Elle alla rapidement lui ouvrir et le laissa entrer dans son loft. Son cœur se serra lorsqu’elle vit l’expression de son visage. Quelque chose n’allait pas, elle pouvait le ressentir jusqu’au tréfonds de son âme.

« Nate ? Qu’est-ce qui se passe ? »



camo©015

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
alien un jour, alien toujours
avatar
alien un jour, alien toujours

en savoir plus sur moi
∞ posts : 2194
∞ arrivé(e) le : 24/10/2014
∞ avatar : Chris Hemsworth

MessageSujet: Re: I feel the panic of my world turned upside down # Natheo Mar 23 Mai - 13:32

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
When danger crash the heart
Nathaniel & Cléo

A présent que Cléo avait pu lui expliquer ce qui s'était passé, en tout cas de ce dont elle avait pu être témoin parce qu'il faudrait sûrement du temps avant de retrouver celui qui avait abattu le kidnappeur, la belle brune devait se reposer. Ce moment de répit serait un des rares avant un petit bout de temps. On allait l'interroger, elle allait devoir passer devant des psychologues et des psychiatres, sans compter les médecins lambdas et les analyses pour vérifier qu'elle allait bien. Et puis elle rentrerait chez elle, et ce serait pire. Cléo aurait le contrecoup de son enlèvement, faisant des cauchemars et angoissant sans raisons apparentes, surtout sur le chemin qu'elle avait emprunter ce jour-là. Alors oui, Nathaniel voulait qu'elle profite d'être encore groggy pour se reposer tranquillement avant que la tempête ne commence. Néanmoins il restait un policier doublé d'un psychologue en criminologie et lui demanda si elle voulait qu'il appelle une infirmière. Il n'était pas dans son cas, et ne pouvait qu'imaginer ce qu'elle avait enduré. Pire que tout, il était arrivé après la bagarre et se tourmentait de savoir qui était ce type qui était venu la sauver, et pourquoi. Un ange-gardien ? Il n'y croyait pas. Aussi se sentait-il plus stressé que soulagé par cet inconnu aux prétendues bonnes intentions. « Juste toi, et la télévision. N’importe quoi qui me change les idées. » Nathaniel hocha la tête. « D'accord. » fit-il doucement avant d'attraper la télécommande et d'allumer la télé, puis de mettre la chaîne la moins sérieuse qu'il y avait à cette heure-ci. Il s'installa ensuite sur le lit, près de Cléo qui lui avait fait de la place et ils restèrent ainsi, tous deux collés l'un à l'autre dans le silence. Oublier, il fallait juste oublier. Mais le cerveau était-il réellement conçu de cette manière ? Peu importait pour le moment, ils avaient besoin de se retrouver et de se rassurer.

***

Finalement, les semaines avaient passé et Cléo avait regagné son appartement et reprit le travail. Nathaniel aussi. A ceci près que l'un comme l'autre ne seraient plus jamais les mêmes. Mais étrangement, il semblait que ce soit le criminologue qui en souffrait le plus. Sa joie de vivre l'avait abandonné au profit d'une tristesse qu'il n'arrivait même plus à cacher. Il était peu à peu devenu une ombre, perdu dans un autre monde. Depuis l'enlèvement de sa petite-amie, Nathaniel était confronté à une dure réalité : tous ceux qu'il aimait étaient en danger à cause du métier qu'il avait choisi. Et surtout, quiconque chercherait à s'en prendre à lui passerait inévitablement par s'attaquer à la femme qu'il aimait. Cette idée lui était insupportable. Il n'arrivait plus à vivre avec ce poids sur la conscience. Il se sentait tellement responsable de ce qu'elle avait enduré... Cette peur qui l'avait tenue sans la lâcher, à se demander combien de temps elle resterait ici et surtout si elle s'en sortirait. Nathaniel était un danger pour elle, et il ne pourrait plus revivre ça. Il était devenu un véritable chien enragé à la chercher partout, prêt à balancer des types du haut des toits pour obtenir des réponses. Il avait complètement péter les plombs. Et depuis, il vivait dans la peur constante qu'un autre criminel en mal de vengeance ne s'en prenne à elle ou à un membre de sa famille. En quelques semaines, le criminologue avait l'impression d'avoir vieilli de plusieurs centenaires. Il se sentait au bout du rouleau, mais au moins il avait eu la force d'accompagner Cléo sur le chemin du retour. A présent qu'elle allait mieux, il pouvait se laisser tomber.

Marchant jusqu'à chez elle puisque la journaliste l'y attendait, Nathaniel réfléchissait à la meilleure façon d'aborder la chose. Il voulait la protéger, qu'elle n'ait plus à craindre qui que ce soit à cause de lui, il voulait rompre. Non pas parce qu'il ne l'aimait plus, mais au contraire parce qu'il ne pourrait plus vivre sur une planète ou Cléo ne serait plus. Si c'était le prix à payer, il l'acceptait. Puis il sonna à la porte. « Nate ? Qu’est-ce qui se passe ? » demanda aussitôt la belle brune en voyant sa tête. Le criminologue n'entra pas, préférant rester sur le pas de la porte. Il n'allait pas rester de toute façon. Comment lui dire ? Il savait qu'il lui briserait le cœur, autant que ça briserait le sien. Mais il le fallait, c'était pour elle, pour sa protection. « Cléo... » Il prit une grande inspiration, cherchant le courage de la regarder dans les yeux et de prononcer ces mots qui allaient faire si mal. « Tu sais, par rapport à ce qui s'est passé... J'ai bien réfléchi et je pense qu'il faut qu'on arrête là. » Voilà, c'était dit. Il lui semblait que cette formulation était la moins pire. « Tu es une femme merveilleuse Cléo Ravenheart, mais on a tous les deux des métiers qui prennent tout notre temps, et qui débordent généralement sur notre vie privée. Donc, faisons ce pour quoi nous sommes les plus doués et oublions le reste. » tenta-t-il dans un sourire qui sonnait faux, exactement comme ses paroles. Car le grand blond ne parvenait à exposer ses véritables motivations, peut-être par peur que Cléo ne réussissent à lui faire changer d'avis. « Enfin voilà... Ça a été super nous deux, mais on a tous les deux besoin de tourner la page. » Il laissa un silence puis reprit. « Prends bien soin de toi. » termina-t-il maladroitement avant de se mettre en route pour quitter les lieux. Il fallait juste qu'il tienne jusqu'au bout, et imaginer qu'elle souffre à nouveau à cause de lui était un puissant moteur à ne rien lâcher.

Emi Burton
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

I feel the panic of my world turned upside down # Natheo

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Always love ::  :: archives rp.-