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 Maon A. Hepburn ❤  Rose H. Berry

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MessageSujet: Re: Maon A. Hepburn ❤  Rose H. Berry Mer 14 Juin - 22:45


Masquerade ball
Je m’accoude à la rambarde, mes deux mains soutenant mon cou, laissant mon regard se perdre quelque part dans l’horizon, sur les toits des maisons ? Ça n’a pas d’importance. Je ne regarde pas vraiment. Mes yeux se noient simplement dans le bleu très tendre du ciel qui se prépare à se faire noir. La nuit vient. Une étoile s’est déjà allumée et perce le firmament comme un petit diamant aux éclats irréguliers.
Entre mes paumes, je sens ma carotide battre mollement au rythme des pulsations que lui imprime mon coeur. C’est terriblement angoissant de sentir cette petite chose se soulever dessous ma peau et marquer à la fois les secondes. En me concentrant, tiens… j’entends aussi mon coeur. Quel bruit horrible et obsédant. Mon pauvre petit coeur, mon imbécile de coeur, mon coeur que j’ai tant de fois supplié d’arrêter de jouer sa mélodie, mon coeur fait le même son qu’un marteau ou que quelqu’un qui s’obstinerait à frapper à une porte.
Qu’on ne lui ouvre pas.

Je suis mélancolique, et Maon conduit la discussion sur des chemins abstraits. Il ne faut pas me pousser beaucoup pour que je l’y suive, et je finis par ânonner songeusement des propos sans doute idiots que je m’entends à peine prononcer. Tant mieux. J’en aurais probablement honte si le souvenir m’en restait demain matin. En attendant… je me laisse aller tout en ressentant trop vivement le goût doucereusement amer que les mots me laissent en bouche. C’est Maon qui dirige.
Imagine que ce soir… tu peux être qui tu veux, peu importe le présent. Qui serais-tu, alors ?
Qui serais-je si je pouvais simplement claquer des doigts et énoncer mon souhait, et devenir quelqu’un d’autre ?
« La même personne que j’étais avant. »
Je ne sais pas très bien si je l’ai dit à voix haute ou si cette évidence a juste résonné trop fort dans mon cerveau pour que la confusion s’opère – à la manière des gifles dont l’écho demeure après qu’elles aient frappé. Oui, si c’était possible, si on me le proposait… à n’importe quel prix, je signerais le pacte. Je voudrais être de nouveau cette fille de vingt-trois ans qui croyait avoir la vie à ses pieds. Elle était persuadée que seuls des matins glorieux l’attendaient à l’issue de ses rêves. Et elle avait tout, mais tout, absolument tout… je ne dirai pas que je la jalouse, ou plutôt si, c’est ça, je suis envieuse de ma propre personne passée. Je déteste cette fille-là de ne pas avoir été assez solide pour conserver tout cela. Je maudis le destin de lui avoir fait choisir le mauvais jour pour se rendre à la banque – toute ma vie s’est jouée à la prise d’une décision aussi banale. C’est grotesquement tragique.
Bien sûr, à présent que je n’ai plus que la mémoire évanescente de ce qu’elle possédait, je dois certainement l’édulcorer de trop. Ça n’était pas le paradis… mais du fond des enfers, que peut-on imaginer d’autre que le bonheur et les lumières ? Et je l’encense, et je regrette, et je rends certainement les choses pires qu’elles ne le sont de cette manière. Car je ne pourrais de toute façon plus jamais être la même qu’à mon âge d’or. Mes yeux ont vu le sang et se sont épuisés à force de pleurer. Mon corps a manqué lâcher prise et ma raison elle s’est carrément absentée un long moment. Mais surtout, j’ai perdu presque toutes les personnes qui m’entouraient et qui me rendaient heureuse. Elles n’ont pas changées, mais elle n’oublieront pas.
« Pourquoi est-ce qu’on regarde toujours en arrière avec l’impression que c’était beaucoup mieux avant ? »
Pourquoi notre pain quotidien est-il la nostalgie. Pourquoi les nouveaux départs n’existent-ils pas réellement.

Wellington me colle à la peau. C’est à peu près ce que je lui ai répondu. Je suis née dans cet hôpital, à quelques pâtés de maison de là, et il est probable que vu comment les choses suivent leur cours, mes cendres retourneront à cette même terre de la ville. Je repense à tous mes rêves de voyage, tous mes projets de déménagement en cachette l’année dernière, tous mes espoirs… de recommencer à zéro, comme si c’était possible, dans une autre ville ou même de quitter le pays.
Aujourd’hui, ça me paraît vain.
« Si, bien sûr… et toi, tu as déjà vécu ailleurs ? Tu m’as bien dit que tu étais arrivé étant petit, si j’ai bien compris ? »

Une méfiance sourde mêlée d’un peu d’inquiétude éclot doucement en moi lorsque je m’aperçois que le verre de Maon est de nouveau vide. Les très sages conseils qu’on m’a toujours donné me reviennent en mémoire et mine de rien, je lui demande s’il prévoit de rentrer chez lui en voiture. On est jamais trop prudent. J’ai toujours préféré jouer les rabats-joies et recevoir des qualificatifs aussi gratifiants que sainte nitouche ou plombeuse d’ambiance que d’accepter le risque d’apprendre l’accident sur la route de l’une de mes connaissances le lendemain matin. Mais il réplique par une histoire incongrue, quoique ravissante, à propos de dos d’éléphant, qui me déride. Ce relâchement n’est que bref. Lorsqu’il me propose un autre verre, j’avoue que le démon qui loge en moi me pousserait d’abord à accepter. Pourquoi pas, l’alcool me brûle et pourrait me rendre malade, c’est la perspective d’une journée complète à ne penser à rien d’autre qu’à soigner un mal de tête.
Je suppose que c’est grave d’en arriver là.
La même sensation que tout à l’heure m’étreint de nouveau.
« Non, non merci. »
Un instant. Une brise légère souffle dans mon dos.
« J’étais sérieuse en te demandant comment est-ce que tu comptais rentrer… je repars à pieds, on pourrait marcher ensemble ? »
Et s’il habite à l’autre bout de la ville ou si on passe le chercher, petite tête ?
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MessageSujet: Re: Maon A. Hepburn ❤  Rose H. Berry Mer 19 Juil - 0:53


Rose & Maon
Le bal masqué ...




[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Tu pourrais paraître complétement taré de demander cela. Qui elle voulait être si elle n’était pas celle qu’elle était à cet instant présent. Beaucoup de personne ne serait pas quoi répondre. Elle est compliqué en vrai cette question, elle est difficile à cerner, les réponses sont possible par dizaine et bien plus si les rêves innocents sont encore présent dans une âme. Toi, tu ne sais pas trop ce que tu attendrais de ce monde si tu étais une autre personne. Peut-être que le bonheur est trop superficiel en fin de compte ? Ce n’est pas facile de le garder le bonheur, alors tu ne serais pas toi-même répondre à cette question lancé à la jeune femme. Rose n’est pas très clair dans sa réponse et tu souris, tu pinces tes lèvres restant pourtant inerte. « Avant quoi ? » Avant c’est très vague comme terme. Tu ne sais donc pas vraiment qui elle voudrait être et puis ce n’est pas très simple, vu qu’en fin de compte tu ne connais pas très bien, voire pas du tout la jeune femme. Tu viens juste de la rencontrer, mais il est sûr que le courant passe extrêmement bien entre vous, c’était peut-être écrit que tu fasses ce genre de rencontre , une rencontre qui te faisait pour le coup un peu de bien, même si tu ne lâchais pas pour autant ton verre et ton alcool. Faut pas trop en demander, dans le fond. Tu n’allais pas la connaître sur le bout des doigts en trois heures ? Non impossible. Ça faisait déjà tant de temps que tu étais là, à boire et à discuter avec elle. C’était étonnant. Et si toi, tu étais quelqu’un d’autre ? Tu te choisirais ou tu sauterais à pied joint dans la vie d’une autre personne ? Tu le sais la réponse ne te changera pas, ne fera au courant de ta vie si maladroite est-elle. Mais, tu signerais sans doute un pacte avec le diable pour la revoir, lui dire tes sentiments et surtout accepter ces derniers au lieu de te jouer, de jouer le gars prêt à s’amuser, même s’il était marié. Tu le regrettes, tu n’arrives pas à oublier tes erreurs passés, passer à travers pour pouvoir enfin vivre. Tu y penses, tu caresses ton passé du bout de tes doigts alors qu’un sourire se dessine sur ton visage à la question de la jeune femme. Elle venait de te voler tes songes à cet instant précis. Tu étais complétement hors de toi, tu ne sais pas vraiment pourquoi le passé te séduit, te dorlote de la sorte, mais dans le fond tu as la réponse, on a tous la réponse. « Sans doute, car on connait les pertes qu’on va subir … qu’on peut profiter des choses au maximum et ne plus reporter les choses réellement importante comme on a pu le faire. On serait comment agir, je crois que la magie est là … ici, maintenant je ne serais même pas quoi répondre à la question : comment vas-tu … dans mon passé je pouvais le faire, mais je ne le voulais pas. » Si Rose parvient à te suivre sur le coup, tu es doué. Tu penses quand même que le futur mérite d’être vécu, tu n’en doutes pas, mais tu n’arrives pas encore à trouver cette chose qui te redonnera vraiment goût à la vie. Quand on se lance dans la découverte de l’autre on a ce maudit risque que les questions nous sautent dessus. Ta vie toi tu l’as commencé à Wellington, puis tu es parti, pas très loin, mais tu es parti. « Je suis né à Christchurch puis je suis arrivé avec ma mère à Wellington, avant de me retourner à nouveau vers mes huit ans à Christchurch... Pas très loin d’ici, tu connais ? » Que tu demandes. Tu évites de rentrer dans les méandres de ta jeunesse et tu continues. « Puis, j’ai fait le tour du monde. Monaco, Brésil, Paris, Sydney puis Madrid. Enfin j’ai bougé … » Tu ne dis pas la raison qui t’avais poussé, car cette raison peu se voir à se verre que tu viens de finir actuellement, encore, le énième, tu ne les comptes plus, puis à quoi bon les compter ? A rien. Tu as déjà eu le plaisir de voyager en Inde sur le dos d’un éléphant, mais ici, ça serait sans doute être dingue et tout finir en camisole de force. Tu te ressers un verre alors que Rose décline ton offre, tu l’observes et tu souris, tu t’imagines pas qu’elle a regardé de temps à autre ton verre. « Allez, faisons ça, je te ramène jusqu’à chez toi et je compte après rentrer à la marinade en taxi, ça te va ? » Tu n’es pas dupe, tu as beau boire encore quelques petites gorgées de ce nouveau verre, tu te doutes du pourquoi, du comment de cette question. « Quand comptes-tu rentrer Rose ? » Que tu lui demandes, peut-être était-ce aussi une demande pour rentrer ? Alors tu attends sa réponse et tu bois ton verre d’une traite pour être prêt à l’éventualité qu’elle veuille de suite retrouver ses draps.


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MessageSujet: Re: Maon A. Hepburn ❤  Rose H. Berry Ven 21 Juil - 8:18


Masquerade ball
A-vant. A-vant ; je découpe et martèle les syllabes mentalement, a-vant. Et Maon le répète et y ajoute un mot, avant, a-vant quoi ? Mais que tout ne dérape bien sûr. Avant que le ciel ne se couvre, avant que je ne dise à la table du petit-déjeuner, parfaitement insouciante : et si j’allais à la banque ce matin ? Et avant que Papa ne réponde : tu as raison. Occupe-toi de ça maintenant, d’ailleurs, je vais t’accompagner.
Avant que je ne le laisse, chiffon sans volonté, jeune adulte fière de sortir avec son père, telle une petite fille, prendre ses affaires sur le porte-manteau. Avant que la porte d’entrée ne se referme derrière nous avec ce bruit sourd et qu’une autre ne s’ouvre : celle de la banque dont l’image s’est gravée sur ma rétine. Tenez, si je cligne des yeux rien que très brièvement, pour les humidifier un peu, elle apparaît derrière mes paupières, détaillée, immuable. Il m’arrive, dans mes rêves, de la voir flotter dans l’air, inaccessible.
Avant que le rêve ne tourne au cauchemar, oui.
Oh, avant, avant, avant ces petites choses ; et je suis sûre et certaine… que si l’une d’entre elle, rien qu’une seule, avait été différente, alors ma vie n’aurait pas basculé de cette manière. Si je m’accroche à leur souvenir, en fermant très fort les yeux, peut-être… peut-être qu’il est possible de remonter le cours du temps et d’atterrir, juste avant, pour changer la donne.
Si je le souhaite très fort, au point de m’en mettre à pleurer sans même m’en rendre compte ? Non ?
Revenir à avant, juste avant. A-vant, et empêcher ces choses d’arriver.
A-vant ; je découpe et martèle les syllabes mentalement, a-vant. À la manière dont les aiguilles frappent la fuite du temps sur les cadrans de montre, tout doucement : a-vant. Ramenez-le moi, rendez-le moi. Si je le souhaite très fort ? Mais mes suppliques s’étouffent et meurent juste dans ma gorge. Et puis elles redescendent, en poignards aiguisés, me transpercer de l’intérieur.
A-vant. Lorsque j’étais heureuse et innocente.
« Quand on a vingt ans, la vie paraît très simple et très facile. »
À vingt ou vingt et un, c’est presque la même chose. À vingt-deux passe encore. À vingt-trois, et demi soit, le monde s’écroule, le fil se rompt, la branche se brise : crac. Tout est fini.
Je dis on même si cette opinion n’engage que moi ; j’ai plutôt envie de m’éloigner personnellement de ce sujet. Maon est sans doute trop délicat pour ne pas me faire remarquer que j’ai sciemment contourné sa question.
Secoue la tête très légèrement, à gauche, à droite, encore à gauche, ça fait voleter mes boucles. Petit geste mécanique fait mille fois, sûrement bien plus. L’habitude de voir le monde se brouiller un peu l’espace d’une demi-seconde. Certaines pensées se chassent-elles vraiment de cette manière ?
« Désolée, je ne te l’ai pas demandé à mon tour. Qui serais-tu ce soir, si tu pouvais choisir ? »

Regarder l’horizon alors que le jour finit de décliner rend terriblement mélancolique. Ça fait réfléchir, aussi, beaucoup et maladivement. Aussi je me demande pourquoi les nuages se massent-ils au levant quand le soleil se meurt ? Ils forment du coton noir sur une parcelle sanglante. Pourquoi le pain passé a-t-il un goût amer ? Pourquoi, si je me tourne sur la route, la grande, la longue route, ne verrais-je que de l’or dans mon dos ?
Pourquoi je n’arrive pas, mais vraiment, vraiment pas, à faire semblant que tout va bien, et qu’est-ce qui tourne mal justement ?

« Tu dois avoir raison. » Défronce, ne fronce pas les sourcils bon sang. Tu es encore si jeune et Maman disait toujours que ça fait venir les rides.
« Pourquoi est-ce que tu ne le voulais pas ? » Son discours me touche et je crois que dans le fond, je comprends malgré le fait que je serais incapable de l’expliquer… je comprends mais voilà. Il me fait venir d’autres questions, dont les réponses ne me regardent peut-être pas. Je me reprends un peu.
« Pardon, c’est peut-être personnel. Mais… comment est-ce que tu fais, alors, quand on te demande si ça va ? »
Tant pis pour la politesse : je suis une biche, un faon éploré et perdu. Et je voudrais savoir comment est-ce qu’on s’en sort, face à cette interrogation ridicule mais si banale, celle qu’on nous sort tous les jours à tout bout de champs : la bise, bonjour, deuxième bise sur l’autre joue, comment tu vas.
Vive l’originalité du monde.

Le monde est si grand et le mien, toute ma vie se résume et limite à Wellington. Est-ce que c’est triste ? Le moins qu’on puisse dire, c’est que ce n’est pas du tout le cas de Maon.
« De nom seulement. »
Christchurch, île du sud, il paraît que c’est joli. Monaco, en Europe, au sud de la France, non ? Le Brésil en Amérique du sud. Paris la ville lumière. Sydney en Australie. Madrid, l’Espagne. Je cherche à dessiner ses trajets sur un planisphère mental, mais je m’embrouille dans les tracés.
« Wow. Tu en as vu des endroits différents. Et du coup, tu as préféré lequel ? »
Les impressions de voyage sont toujours bonnes à recueillir. Ils mettent un peu d’exotisme dans votre propre existence casanière, et sait-on jamais, si une envie forte de m’en aller me reprend un jour… je me rappellerai ses paroles.

J’ai retrouvé un peu de raison sur la question du retour chez nous. Cela m’inquiétait de penser que Maon pourrait prendre le volant après avoir vidé je ne sais combien de verres au juste. L’adage est commun mais pas stupide, on est jamais trop prudent. Et il sourit doucement en avalant quelques gorgées supplémentaires, et il me propose un arrangement. Bien. Il m’a prise au sérieux avec une nonchalance exquise dans le fond ; tout ira pour le mieux.
« C’est gentil, merci. »
Mais quand rentrer ? La nuit tombe si tard en été. Je n’ai pas la moindre idée de l’heure qu’il est, mais elle n’a pas d’importance. Nous verrions-nous rentrer dans la salle et affronter la foule masquée – pour quoi faire ? Boire, crier pour s’entendre avec la musique, étouffer ? Je ne pense pas. Nous pourrions rester là à bavarder encore. Nous pourrions.
« Eh bien… bientôt, je pense. »
Si je ne me sentais pas aussi épuisée, toute vide. Je vais finir par dire encore plus de bêtises que je ne l’ai déjà fait, et par broyer du noir.
« En fait… est-ce que ça te dérangerais de partir maintenant ? »
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MessageSujet: Re: Maon A. Hepburn ❤  Rose H. Berry Lun 7 Aoû - 22:12


Rose & Maon
Le bal masqué ...




[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]La vie paraît simple à vingt ans ? Peut-être. Tu n’es pas sûr dans le fond. Tu ne sais pas si tu aurais découvert tôt ou tard les sentiments que tu avais pour ta femme, ta meilleure amie, pour qui tes sentiments étaient plus grands que des sentiments d’amitié. Mais tu te l’étais caché jusqu’à sa mort. Tout bonnement et bêtement. Tu ne le seras pas, tu n’as qu’un espoir que ton passé serait plus simple à vivre. Mais tu n’en es pas sûr, tu ne pourrais pas y foutre ta main à couper, à brûler. Sauf si tu veux te retrouver manchot. « Exact. On est insouciant la plupart du temps ! » Insouciant des sentiments, du fait que la vie est importante et parfois éphémères. Tu as oublié ça quand tu avais la vingtaine, maintenant tu souffres de cette perte que tu as subis, tu vis avec, non en fait tu survis, tu ne fais que lutter jour après jour, heures après heures. C’est une horreur de vivre ainsi, comme pourrais-tu te sortir de cet enfer dans lequel tu ne t’es pas vu arriver. Enfin, tu y retournerais pour pouvoir serrer contre toi Janae, tu pourrais faire tout et n’importe quoi pour lui les trois mots que tu n’as jamais su dire et encore moins comprit avant son départ. Sa mort. Cette mort brutal qui a détruit ta vie, sans doute que tu es le seul à vouloir ces années de jeunesse, mais ce n’est pas important, elle te serait sans doute bénéfique. Mais ce ne sont que des suppositions comme toujours, tu n’es pas devin et tu n’as pas une machine à remonter le temps. Donc les espoirs c’est fini. Reste coincé dans cette vie ou bouge-toi, mais tu es parti pour ne pas durer dans cette vie au vu de l’alcool coulant dans tes veines. Tu souris à sa question. Une question qui t’es justement revenu comme un boomerang dans ta face. La réponse ? Tu n’es pas sûr. L’homme qui s’en fichait de tout ? L’homme amoureux, mais pas conscient de ses sentiments ? L’homme marié ? Pourquoi les solutions revenaient elles tous à cette même époque ? La douce époque que tu considérais avec mépris ? Pourquoi. Une question, encore et encore. Tu es juste là, immobile, fixant l’horizon laissant un blanc se former entre la jolie brunette et toi-même. « Je ne sais pas si j’ai vraiment la réponse à cette question ! » Que tu avoues un léger sourire gêné sur les lèvres. « Je dirais moi avant, mais conscient de certaine chose … » Ouai, tu veux connaitre tes sentiments, tu ne veux pas revenir à avant comme avant, tu veux être différent avec une nouvelle chance, mais ça ce n’est même pas possible, alors les faux espoirs sont inutiles, mais pourtant là dans le fond, tu pourrais te laisser charmer par l’idée d’avoir une nouvelle chance. Oui pour toi tu as raison, c’est la seule explication. Pour ça qu’on veut revenir en arrière, sans pouvoir, mais on se laisse bercer pas nos songes. Malheureusement. « Je ne voulais pas perdre la main sans doute … je ne sais pas. J’étais bête jeune et con. » Tu l’es encore. Faut pas te leurrer, mais tu en es conscient c’est déjà une bonne chose. Tu souris à sa question. « Comme je viens de le faire je souris et je hoche la tête … en écoutant que le but de faire plaisir au mien : je vais bien ! » Que tu murmures à la fin tout en finissant par toi-même être touché, bêtement. Tu souris, tu mens à tout le monde et à toi-même. Comment tu peux aller bien si tu n’arrives plus à te contrôler et que tes songes te mènent à elle sans que tu puisses crier ton amour, tu souffres, tu accumules la souffrance et tu perds ton âme avec le temps qui passe. « Tu sais y répondre toi ? » Tu souffles. [color=#105765] « En étant honnête ? »Tu sais y répondre, tout le monde sait y répondre mais qui est vraiment honnête sur cette maudite question, qu’il lève la main, maintenant. «[b] Je ne serais pas choisir … ou alors vraiment les cultures différents des nôtres. Pas juste au niveau de la nourriture... .j’ai adoré l’inde par exemple ou les vaches sont mieux traités parfois que les enfants ! J’adore découvrir les endroits, virevolter au rythme de leur vie, de leur croyance. C’était magique, qu’importe où mon pied se posait. » Tu souris. Choisir serait une torture pour toi. Réellement. « On se ressemble tous, mais nous n’avons pas les mêmes vies dans notre propre ville, notre propre continent alors imagine un autre continent … tu as parfois l’impression d’atterrir sur une autre planète et non pas juste sur un autre continent ! » Tu as les yeux brillant, tel un enfant parlant de ses passions ou de ses rêves. « Toi tu devrais choisir une destination, là maintenant, tu irais où ? » Que tu finissais par lui demander, curieux de savoir là où elle voudrait finir par aller. Partir, pas en voiture, la question de Rose était assez clair pour savoir si tu allais risquer ta vie, ta vie tu t’en fiches, mais tu penses à tous les autres. Tu souris et l’écoute. Bientôt. Puis finalement, maintenant serait la bonne solution, ce qui te fait sourire. « Allons-Y alors ! » Que tu disais, la laissant prendre la route pour sortir en nageant dans la foule encore présente, mais moins grosse qu’auparavant. Tu marches juste derrière elle, le cœur lourd d’avoir passé une si bonne nuit. Tu arrives devant la mairie petit sourire aux lèvres, alors que tu regardes un peu partout avant de déposer ton regard sur la jeune femme. « Par où on va pour te ramener ? » demandais-tu, aucune idée de par où elle voulait passer.

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MessageSujet: Re: Maon A. Hepburn ❤  Rose H. Berry Mer 9 Aoû - 18:40



Masquerade ball
Insouciant, je ne sais pas. Je ne sais pas, mais je crois qu'on a tout autant des choses très graves en tête lorsque l'on a vingt ans : il faut choisir sa route. Sauf que ça n'est pas très grave de se tromper, on conseille même de faire des erreurs. Et puis l'on est si jeune, on touche encore à l'enfance, alors on a un cœur qui bat trop fort, se brise trop vite et pulse le sang vivement. Un cœur tout jeune qui n'a, presque pas encore souffert.
En cela, l'on est insouciant.
Vingt ans, c'était magique et formidable, c'était un rêve de tous les instants - j'idéalise, car j'ai perdu mon paradis. La clef s'est égarée et j'ai vieilli, la porte s'est refermée : je n'y retournerai pas.
Pas même en rêve.
Mais si c'était possible ? Imagine... juste un instant, jette-toi des paillettes pleins les yeux. Ça te fera mal tout de suite après, quand tu te rappèlera que ça n'est pas réel mais tant pis, donne-toi quelques minutes, trente secondes de bonheur. Si tu pouvais remonter le temps ?
Maon a raison. Si cela pouvait se faire, d'être quelqu'un d'autre, alors je ne voudrais pas juste retrouver mes vingt ans. Je voudrais, à proprement parler, comme lui, être la même, mais bien consciente de mes erreurs. Pour réécrire l'histoire.
« Une seconde chance. »
je lâche ; le diamètre de ma gorge a rétréci. Je ne peux plus rien ajouter d'autre à ce commentaire placide. Peut-être qu'il se suffit à lui-même.
Après tout, pour une raison ou une autre, c'est bien ce qu'on voudrait tous, non ? On se trompe tous à un moment. Certains le paient juste plus cher que les autres.

Et comme ils sont gentils, bien trop attentionnés ces fichus autres, ils nous demandent à tout bout de champs si ça va bien, sans jamais introduire de variation à ce refrain. Saleté de refrain, maudite politesse. Je ne voulais pas mentir, je l'ai rarement voulu, mais on m'a mise au pied du mur. Que voulez-vous répondre d'autre qu'un oui dénué de sens à cette question sans intérêt ?
On ment. Et malgré ce que je croyais, Maon n'a pas l'air d'être plus fort que moi à ce jeu-là.
Il n'a pas de recette miracle. Il pense aux autres, qui souhaitent le voir aussi heureux qu'eux le sont. C'est si beau l'altruisme.
« Je dis que ça va parce que mon corps tient la route. C'est toujours ça, tu me diras. »

Moi je détourne les choses, je suis une égoïste petite négative. Et une menteuse. Sauf que ce soir, ça n'est plus la peine de faire semblant que mes cieux sont roses et sans nuages. C'est reposant et précieux, de pouvoir me montrer aussi honnête avec lui.

Quand il parle de ses voyages, ses yeux brillent et il arbore un véritable air heureux. C'est beau à voir. Ses mots suffisent à me faire rêver de tous ces pays lointains. Presque comme une autre planète, a-t-il dit. La même Terre, une anatomie semblable, et pourtant l'humanité parvient à se distinguer à ce point en groupes.
« Vivre dans autant d'endroits différents doit être tellement enrichissant... »

Hum, oui, si ça ne se voit pas déjà assez je l'envie un peu. D'accord : énormément.
Mais si je pouvais partir à mon tour, où donc irais-je ? Ma première intention serait de lui répondre l'Angleterre, ou la France, là où on vécut tous mes auteurs préférés. Sauf que ça n'est pas ce qu'il y a de plus exotique ni de plus éloigné de ma propre culture.
« Je ne sais pas... peut-être un pays entouré de terres, en plein milieu d'un continent. »

Puisque nous vivons sur une île, partir là où la mer est invisible - elle me manquerait. S'asphyxier au centre des plaines, disparaître au cœur de quelque chose de si grand.

Fort heureusement, Maon ne se vexe pas et accepte que nous quittions dès maintenant la soirée. Nous sortons donc de la mairie ; la sensation d'étouffer me reprend lorsqu'il nous fait de nouveau nous frayer un chemin dans la foule, mais ensuite elle s'apaise à chaque pas qui nous éloigne de la porte. J'hésite quand même bien trois secondes avant de lui indiquer le chemin jusqu'à la maison.
« C'est... pardon, par là. »
On dira que c'est la fatigue, n'est-ce pas ?
Tandis que nous marchons, durant un moment de silence, je cherche à dérouler le film du bal dans mon esprit, à me souvenir de tout ce que nous nous sommes dit, à savoir par avance ce que j'en aurais retenu, lorsque j'y repenserai dans plusieurs décennies.
Est-ce qu'elle aura toujours dans ma mémoire ces tons pastels des soleils couchants ?
« Maon... je suis désolée, je crois que j'ai été une cavalière assez lamentable... mais je voulais te dire que je suis contente de t'avoir rencontré. »
Et j'arrive même à lui adresser un sourire.


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MessageSujet: Re: Maon A. Hepburn ❤  Rose H. Berry Mar 3 Oct - 19:20


Rose & Maon  
Le bal masqué ...




[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Trois mots. Une seconde chance. Ces sans doutes ce dont tu rêves depuis toutes ses annexées. Tu serais ou si tu pouvais l’avoir ? Marié ? Avec des enfants ? Tu as beau pensé, songé à cette maudite seconde chance qui n’est qu’un mirage, tu ne parviens pas à te placer. Qui serait vraiment dire que tout serait mieux dans cette foutue seconde chance ? Personne. Tout pourrait finir encore plus mal ? Elle mourant enceinte, toi ayant avoué et découvert tes sentiments. Qui serait assez bête pour y penser ainsi ? Sauf toi. Que des crétins, car cette supposition de nouvelle chance fait rêver, briller les yeux, comme si on redevenait un gamin de dix ans ouvrant le cadeau de noël sur les genoux du père noël. Insouciant. « C’est un mirage … » Tu le sais, tu n’aurais peut-être pas dû le dire à haute voix, ne pas briser l’espoir de la jeune femme contre une falaise. Mais, tu es honnête, sans filtre, ces derniers sont partis au fur et à mesure que l’alcool a coulé dans ton gossier brûlant sans permission ta gorge, mais ça te plaît à chaque picotement. Un faux mensonge ce que t’avance Rose à sa manière. Ce n’est plus un mensonge à l’entente de ses raisons pour répondre ce fameux : ça va. « Alors rassure-toi ! Tu ne mens pas. » Tu lui offre un sourire songeant à tes dires. « Du moins pour moi c’est une réalité, ton corps va bien, alors tu ne mens pas, personne ne précise si tu vas bien mentalement ou physiquement ! » Ton regard flirte avec la vue prenant une bouffée d’air frais. « Tu peux repartir soulagée ! » Tu lui offre un énième sourire. C’est naturel à son contact, elle a dégrisé ta soirée, c’est plaisant, tu ne t’en rends pas forcément compte, mais Rose sait énormément sur toi, plus que tu n’aurais pensé offrir à une quelconque personne à ce bal. Enrichissant. Sans doute. Oui, tu as adoré tes voyages, tu t’es régalé par bien des manières, mais tu le sais, tu courrais après une chimère, la même qui te guide, qui te manipule en te détruisant sans réellement le vouloir. Elle. Janae. Encore et toujours. Une simple fille dont ton regard a croisé le sien à un cours de science, un sourire revigorant. Elle était la personne, ta personne. Mais tu ne l’as pas vu. Ce qui t’a retenu ? Tu le serais comment ? Ce n’est pas un corbeau qui va venir te souffler une quelconque réponse. Non. « Oui c’est vrai, ça l’est. C’est magique et déstabilisant. » Tu ne vas pas parler de ton utopie, ce monde où elle pourrait être encore là. Tu n’es jamais prêt à parler d’elle, tu te hais et tu l’aime. Un contraste horrible, car tu le sais, elle t’aimait à en mourir, malheureusement, stupidement. « C’est un large choix ça … tu ne t’es pas mouillé. » Pas de réponse précise. Mais tu peux complétement te faire à cette idée. L’heure de prendre retraite de l’endroit est arrivé. Rose veut rentrer et tu n’es pas plus malheureux de cette décision. Quitter la mairie, ce bruit d’enfer qui vous entouré, te fait du bien. Tu entends la petite brise qui vient de passer chantonner à ton oreille, tes yeux se ferme et tu laisses cette dernière te transporter, tu te délectes de moment avant de prendre la route qu’indique la jeune femme que tu comptes bien ramener. Tu gères plutôt bien l’alcool ingurgité, tu marches avec facilité, certes tu as le cerveau assez embué, mais tu n’as pas assez bu pour t’écrouler au sol, pour qu’elle ne doive te porter. Le silence vous accompagne, aucune mélodie, sauf celle de la circulation qui est moindre et des petites brises passantes. Aucun oiseaux ne piaffe, non il est l’heure de dormir et tu commences à le ressentir. Tu tournes ta tête vers Rose, un sourire amusé vient capturer tes lèvres. « Une cavalière lamentable ? » Elle est dure, énormément. Toi tu es un cavalier merdique dans ce cas. C’est à toi que revient cette victoire et non à elle. « N’inverse pas les rôles, tu as été parfaite …. J’avais peur de venir et finalement je suis soulagé, grâce à toi ! » Tu lui offres un petit sourire et tu la vois s’arrêter, tout en t’annonçant que c’est l’endroit où elle vit. « Alors je vais te laisser rentrer et vérifier que tu es en sécurité ! » tu pourrais passer pour un loveur, mais tu as des sœurs, des cousines autant dire que les femmes sont importante pour toi et non pas pour une vulgaire question de sexualité.

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Maon A. Hepburn ❤  Rose H. Berry

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