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 [Julia] Et vivre était sublime

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MessageSujet: Re: [Julia] Et vivre était sublime Mar 11 Avr - 21:38

et vivre était sublime

Julia & Rose

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]C'est beau ce qu'elle dit. Ses mots trouvent une résonance particulière en moi. Je m'arrête complètement une ou deux minutes le temps d'y réfléchir pleinement. Ce sont nos souffrances qui font de nous ce que nous sommes. Bien sûr. C'est là que l'on teste nos propres limites. D'un côté, je m'accorde avec elle et de l'autre, je prends conscience de mes propres contradictions. Si la douleur nous forge, est-ce que cela veut dire qu'un jour, j'arriverai à être reconnaissante à ma période d'internement ? Que je ne regretterai plus tout ce qui a pu arriver depuis ce matin de septembre à la banque ? Je ne crois pas. Mon père me manquera toujours et j'aurai toujours des hypothèses à faire sur ce qu'aurait pu être mon existence sans sa mort. J'ai laissé une vie inachevée sur le carrelage blanc devant le comptoir. Tout était encore possible.
À l'hôpital, ils ont essayé de me persuader que, sur le même modèle, je finirai par remercier Maman de m'avoir fait enfermer, mais je ne le crois pas non plus. Peut-être que oui, c'était sa seule solution, peut-être que ça m'a vraiment aidée. Peut-être que tout un tas de choses, mais il n'empêche, ça je ne peux pas. Je ne peux pas lui pardonner. Si je mets dans la balance possible bien et souffrance qui en a découlé, que je pèse soigneusement, l'un des plateaux reste plus lourd que l'autre. Trop de peine, trop de mal.

« Est-ce que ça fait d'eux des lâches ? »
Mon ton est enfantin, mon air candide. Oui, est-ce que, quand on lâche prise, quand on laisse se briser quelque chose à l'intérieur parce que c'est juste insupportable, on n'a pas assez repoussé ses limites ? Dans notre société le courage est beaucoup mis en avant. Je me demande si, au fond, tout ça ne serait pas déterminé biologiquement. À quel moment est-ce que le choix s'offre à nous de ne pas basculer ? Pour moi on ne me l'a pas fait faire.

Le choc arrive un peu plus tard, alors que rien ne le laissait envisager. Ce n'était qu'une question anodine, et la voix de Julia était si posée... mais ce qui se cache derrière est douloureux. Et j'aimerai tellement pouvoir lui venir en aide.
« Je vois. Tu as ta conscience pour toi alors, tu as fais ce qu'il te semblait être le plus juste et le mieux à faire et c'est très bien, c'est très courageux comme décision. Ça fait mal une rupture... » Et je ne lui dirais pas qu'un jour, ça va passer, parce que c'est ce que tout le monde et qu'il faut bien que la vie se poursuive. Parce que je ne suis pas très sûre de ça, seulement, qu'au fil des couchers de soleil on arrive à oublier un peu le membre fantôme. Je ne le lui dirai pas.
Ma main descend pour prendre la sienne sur une pression amicale.
« Je suis là, d'accord ? Juste pour... si tu as envie qu'on en parle, ou pas du tout, pour te raconter des tas de bêtises pour penser à autre chose. »
S'il y a bien un talent que je possède, c'est celui-là. Raconter des stupidités en vrac.
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MessageSujet: Re: [Julia] Et vivre était sublime Sam 29 Avr - 19:26


 

 
 


« Et vivre était sublime. »
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La question de sa colocataire la surprit, Julia. Pendant une seconde, peut-être deux, elle la regarda sans rien dire. Elle était troublée, en fait. Elle n'avait jamais vraiment compris le concept de lâcheté. Comment pouvait-on se permettre de juger quelqu'un de lâche sans être à sa place ? On ne pouvait jamais savoir comment on réagirait face aux aléas de la vie, et encore moins face aux drames. Pendant toute son adolescence, son beau-père avait passé chaque nuit à abuser d'elle, de son corps, de son innocence. Avait-elle été lâche de ne rien dire ? Avait-elle été lâche de préférer s'enfuir ? Peut-être. Peut-être que quelqu'un de plus courageux, quelqu'un de plus fort, aurait réagi autrement, à sa place. Mais elle n'avait pas la sensation d'avoir été lâche sur le moment. Elle perdait pied, elle se perdait elle-même. C'était comme si il y avait une limite à ce qu'un être humain pouvait supporter, une barrière qui, une fois franchie, nous laissait plus vulnérable que jamais. C'était comme un point de non-retour, une limite qui, dépassée, pouvait tout changer. Le ton de la belle Rose était innocent, pareil à celui d’un enfant alors que la chanteuse, sans le vouloir, adoptait une voix plus grave, presque solennelle. – Je ne crois pas… Je crois que les blessures de l’âme sont beaucoup plus complexes et beaucoup plus insaisissables, que celles du corps. Elle était, comme, perdue dans ses pensées, perdue dans les méandres de son passé. En le remarquant, elle afficha soudain un petit sourire, presque gênée. – Enfin, excuse-moi, je pars un peu loin parfois. admit-elle en retrouvant un ton plus léger. Parler de ses anciennes cicatrices n’était pas quelque chose qu’elle faisait avec tout le monde, tout comme montrer cette part un peu plus sombre d’elle, qu’elle cachait généralement derrière son beau sourire. Mais il semblerait que Rose, peu à peu, faisait sa place dans son cœur auprès des rares personnes qu’elle s’autorisait à aimer, et ainsi les rares personnes en lesquelles elle avait confiance. C’est certain, même, parce que, après une question anodine de la jeune femme, Julia lui confia d’elle-même qu’elle avait rompu avec sa petite-amie. Elle était touchée par cette rupture, évidemment qu’elle l’était. Pendant près d’un an, Alexia avait partagé ses rires, ses journées, ses nuits… Tout son quotidien, et maintenant tout était terminé. Mais elle avait conscience, malgré tout, qu’elle avait fait le bon choix. Et c’était réconfortant, un petit peu. Les paroles de Rose l’étaient, elles aussi. Elle lui donnait la sensation d’être comprise, une sensation qui lui faisait du bien. Hochant doucement la tête sans ajouter un mot, la petite brune sentit alors la main délicate de son amie saisir la sienne dans un geste rassurant. Elle parvint à faire naître un sourire, léger mais sincère, sur son visage. – C’est adorable. Tu es adorable. énonça-t-elle, comme une évidence. Plus elle apprenait à la découvrir, plus elle le pensait. Elle était heureuse de vivre avec elle, plus encore qu’au début. Retrouvant un ton plus malicieux, la belle accepta d’un signe de la tête. – Je veux bien écouter tes bêtises. Tes histoires. Enfin, tout ce que tu voudras bien me raconter ! Ecouter les histoires des autres, pour oublier les siennes. Aussi, elle était intéressée par ce que pouvait lui exposer Rose. Cette fille était passionnante, quoi qu’elle dise, toujours.

 


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MessageSujet: Re: [Julia] Et vivre était sublime Dim 30 Avr - 18:01

et vivre était sublime

Julia & Rose

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Je me débattais juste avec mes idées confuses, j’y cherchais simplement une issue, une réponse, quelque chose pour quoi, trouver un sens à mon existence ? Ça n’est même pas cela. Je ne sais pas pourquoi j’éprouve toujours le besoin de réfléchir plus loin que nécessaire pour ma tranquillité d’esprit. Pendant une seconde – oh rien qu’une c’est très bref – je vois une ombre passer sur le beau visage de ma colocataire. Elle a l’air absorbée dans une méditation douloureuse. Immédiatement, le remord me saisit de lui avoir fait se remémorer des souvenirs pénibles avec mon interrogation idiote. J’attends que ses mots tombent. Et il le font avec une gravité extrême.
Elle semble s’en rendre compte et sort de sa torpeur, un peu gênée. Il est temps de laisser cette parenthèse derrière nous, je ne veux plus penser à tout ça.
« Non, c’est moi qui pose trop de questions… je suis désolée, oublions. »

Je ne suis pas sûre d’avoir été réellement d’une grande aide, je me sens plutôt démunie devant la douleur en général et celle des autres en particulier. Tout le temps, en fait. Mais Julia esquisse un léger sourire et je me dit que je lui ait peut-être été d’un réconfort minime. Elle a un de ces sourires magnifiques qui découvrent peu à peu les perles de ses dents. Et ses mots sont tellement chaleureux, ils ont l’air tellement sincères… pourquoi ne le seraient-ils pas ? Ils me touchent en plein coeur et mes lèvres s’élèvent à leur tour, irrésistiblement, tandis que je garde serrée sa main dans la mienne avec une pression amicale.
« C’est normal… je suis là pour toi. »
Dans le fond, c’est vrai que nous ne nous connaissons qu’assez peu. Et… cela ne fait qu’une poignée de mois que nous nous sommes rencontrées. Mais j’ai l’impression que ce genre de choses qui forgerait notre lien avec qui que soit d’autre n’a pas une importance capitale avec elle. Elle n’a pas besoin de savoir quelle est ma couleur préférée ni moi quel était le métier est-ce qu’elle rêvait d’exercer étant enfant. Je l’apprécie, énormément, avec sa part de mystère. Je dirais même que je l’admire très souvent.

« Alors… je te préviens tout de suite que ça n’est absolument pas passionnant. Mais je suis allée faire une course tout à l’heure et il se trouve qu’ils étaient en train de remplir les rayons. Je n’avais pas l’intention de traîner mais il y avait une femme habillée entièrement en rouge vif qui était penchée sur les bacs de surgelés. Ça a attiré mon regard, on avait l’impression qu’elle était tombée dedans, elle n’en finissait pas… bref, je me suis approchée, c’était le rayon des glaces… et j’ai craqué. » Dix minutes de blabla sans intérêt pour en venir à cette conclusion. « Ça te dis ? »
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MessageSujet: Re: [Julia] Et vivre était sublime Dim 7 Mai - 19:30


 

 
 


« Et vivre était sublime. »
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Pendant l’espace de quelques secondes à peine, les deux amies avaient, comme, oublié la légèreté qui prédominait la soirée. Leur conversation paraissait innocente, abstraite. Presque philosophique. Mais elle n’était pas si anodine, pas pour Julia et… Quelque chose lui disait qu’elle ne l’était pas non plus pour sa colocataire. Elles n’en savaient pas encore beaucoup sur le passé l’une de l’autre. Elles apprenaient davantage à connaître celles qu’elles étaient aujourd’hui. Et c’était le plus important, probablement. Mais les ombres d’hier avaient parfois encore le pouvoir de se manifester comme elles venaient de le faire à l’instant précis dans le regard de la chanteuse. C’était peut-être ce moment solennel qui l’avait incitée, finalement, à s’ouvrir quelques secondes plus tard à Rose. Étonnamment, parler avec elle de sa rupture lui faisait plus de bien qu’elle ne l’aurait pensé, elle qui avait tendance à garder égoïstement ses souffrances pour elle. Mais les dévoiler à son amie l’apaisait, et lui permettait également de se conforter dans son choix. Elle avait dû prendre une décision difficile mais c’était celle qu’il fallait. La douceur de la jolie fleur lui mettait du baume au cœur. Et, comme elle le faisait de plus en plus souvent maintenant, Julia se disait une fois de plus qu’elle avait de la chance de l’avoir auprès d’elle. La chance de l’avoir tout court. Partageant un sourire avec elle, elle garda précieusement sa main dans la sienne comme pour y chercher une force supplémentaire. C’était étrange de se dire que, quelques mois plus tôt, elles ne se connaissaient pas du tout alors que désormais, elle se sentait si proche d’elle. – Tu sais que je suis là pour toi aussi si tu en as besoin. tint-elle à préciser avec bienveillance. Elle avait davantage de facilité à gérer les souffrances des autres que les siennes, Julia. Mais c’était agréable, de temps en temps, d’avoir une épaule sur laquelle s’appuyer. Alors elle accepta avec plaisir la proposition de la belle brune, déjà curieuse de savoir ce qu’elle pourrait bien lui raconter. Attrapant quelques pop-corn pour les déguster, elle écoutait avec attention le petit récit de son interlocutrice. Intriguée, elle se demandait quelle serait la chute de son histoire. L’hypothèse de femme en rouge qui avait fini par tomber dans l’un des bacs de surgelés lui semblait être la plus plausible en l’entendant parler. Mais lorsque Rose termina finalement, elle déclencha involontairement, ou volontairement peut-être au contraire, un éclat de rire chez la petite brune. Elle s’attendait à quelque chose d’incroyable mais non, elle lui apprenait simplement qu’elle avait fini par craquer pour des glaces. Il n’y avait bien qu’elle pour lui raconter une histoire pareille. – Moi qui croyais qu’elle était tombée dans le bac, je suis déçue ! Quoique, pas tellement, si elles avaient des glaces à leur disposition. Hochant vivement la tête, Julia se releva tout de suite pour aller les chercher. – J’y vais ! précisa-t-elle avant de s’exécuter aussitôt. Elle revint quelques secondes plus tard seulement avec deux bâtonnets de glace pour elles. Tout en tendant l’un d’eux à son amie, elle reprit finalement la parole. – Et toi au fait, je ne t’ai pas demandé… Comment était ta semaine ?

 


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MessageSujet: Re: [Julia] Et vivre était sublime Lun 8 Mai - 17:26

et vivre était sublime

Julia & Rose

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Mes yeux se dardent, comme d'habitude, un peu partout, et capturent de petits détails qui, je le sais, resteront gravés dans ma mémoire, des fragments de souvenirs sans sens, aplatis par le temps. Comme des polaroids, mes yeux dérivent, aperçoivent et se fixent. Le temps de battre des paupières et la chose s'est fixée, imprimée, enregistrée. Un jour, je vivrai quelque chose d'un peu similaire et ces photographies mentales me reviendront en mémoire, et j'aurai un goût de déjà vu dans la bouche, un peu amer, de la saveur douceâtre du temps passé.
Tandis qu'elle parle, l'ombre sombre de ses cils descend sur la nuit noire, la mer brillante des ses iris. Encre sur encre, l'un et l'autre se répondent. Le velour recourbé tombe, frappe et remonte. Ballet mécanique et fragile que j'observe, fascinée.
Je sens mais je ne les regarde pas, nos deux mains qui se sont emmêlées de sorte qu'on ne sait plus laquelle a saisie l'autre en premier. Ça n'a pas d'importance. Deux colombes, une pression rassurante, chaleureuse. Les mots échouent à décrire tout ce qui peut se transmettre de doigts à doigts, par le tracé des phalanges et le chemin que les veines dessinent, du bout des ongles jusque, sûrement, le coeur.

J'ai inspiré une grande, une puissante fois avant de démarrer mon petit récit. Pendant une micro seconde, j'ai tout bloqué, l'air dans mes poumons, l'expression de mon visage, celle qui sait qu'elle va raconter quelque chose de cocasse. J'ai relâché mon souffle. L'histoire est dite et j'entends, inattendu, sublime, un éclat de rire franchir les lèvres de Julia. Je souris, un peu en dehors de l'instant, avant de l'imiter à mon tour. Si j'en étais l'auteur et non la spectatrice, je n'aurais certainement pas résisté à conclure la fable sur la chute de la dame, tête la première, bam, dans le bac à surgelés. Certainement pas.
« Elle avait rempli un chariot entier, je te jure ! »
Le rayon venait à peine d'être rempli et elle s'était jetée dessus - ou dedans, question de point de vue - pour faire sa provision de glaces pour les dix prochaines années. Ce genre de cliente doit désespérer tout le personnel, quoi qu'elle fasse sans doute aussi gonfler le chiffre d'affaire.

Julia bondit pratiquement en se proposant d'aller nous chercher deux glaces, qu'elle ramène quelques secondes plus tard.
« Merci. »
Je m'accorde le temps de déballer la mienne et d'y goûter avant de répondre à sa question. Le froid et le sucre m'envahissent la bouche, la première fois ça fait un peu mal aux dents. Yeux baissés, c'est peut-être parce qu'elle m'a parlé de sa rupture et grâce à ce moment suspendu, de grâce, de communion tout à l'heure, que je décide à mon tour de me confier à elle. Non pas que je redoute son jugement, ou que je ne lui fasse pas confiance, bien au contraire... mais ça se coince légèrement, quelque part dans ma gorge, ça a du mal à sortir avec suffisamment de force.
« Eh bien... troublante. Je suis tombée sur mon ex, un soir, au travail. » Elle ignore... si dans ma tête, l'histoire se déroule de bout en bout, complète et désastreuse, Julia, elle, ne peut pas comprendre parce qu'elle ne sait rien de tout ça. « Ça c'était plutôt mal terminé entre nous. Et là, c'était pour le moins... tendu. »

Oh, mais je voudrais lui dire, aussi... que j'ai fais des nuits blanches, que je me suis sentie seule et triste, bien souvent, toute cette semaine, mais que tous les sentiments désagréables se sont évaporés ce soir. Parce que je savais que nous ferions quelque chose ensembles, et que ça me rendait heureuse d'avance, que je le suis, à présent. Que de nouveau, j'ai l'impression d'être une tête brûlée de quinze ans et que j'en ai oublié les doutes, les interrogations terribles, lancinantes, et ce gouffre de mille mètres dans ma poitrine.
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MessageSujet: Re: [Julia] Et vivre était sublime Dim 21 Mai - 3:43


 

 
 


« Et vivre était sublime. »
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Rose… La douceur silencieuse de la main qu’elle avait liée à la sienne contrastait avec le rire cristallin qu’elle était parvenue à déclencher chez Julia. Son histoire était aussi simple que banale mais la chute avait réussi à rendre son cœur plus léger qu’il ne l’était durant ces dernières minutes. Avouant malgré tout qu’elle aurait préféré une vraie chute de la pauvre dame trop gourmande, la chanteuse se mit à sourire de plus belle en entendant la réponse de son interlocutrice. – Je refuse de me moquer d’elle ! Je ferais la même chose si on avait un congélateur assez grand ! affirma-t-elle avec un air exagérément sérieux. Pour cause, il fallait avouer que la gourmandise était sans aucun doute le pêché capital qui lui correspondait le mieux. Et, comme pour le prouver, la jeune femme bondit de sa place plus qu’elle ne se leva pour aller immédiatement chercher les glaces évoquées par Rose. Revenant quelques secondes plus tard, elle lui tendit l’un des bâtonnets ramenés avant de s’asseoir à nouveau sur le canapé pour déguster tranquillement le deuxième. Son regard se posa un instant sur l’écran de télévision, remarquant qu’elles avaient totalement oublié le film qu’elles étaient censées regarder. Mais peu lui importait en fin de compte. Elle était surtout heureuse de partager un moment privilégié avec sa colocataire que, paradoxalement, elle avait à peine croisé cette semaine. Ce fut d’ailleurs avec intérêt que Julia finit par lui demander à son tour comment s’étaient déroulés ces derniers jours pour elle. Et si sa question avait été posée en toute légèreté, elle réalisa au seul regard affiché par Rose que la réponse l’était beaucoup moins. Silencieuse, presque solennelle, elle lui laissa le temps de lui faire part de ce qui semblait avoir obscurci sa semaine. Elle n’osait même pas déguster sa glace durant quelques instants. Mais elle finit par en apprendre un peu plus puisque la belle évoquait finalement sa rencontre surprise avec son ex. Pas n’importe lequel, visiblement. Sinon, elle aurait dit qu’elle avait revu « un ex ». Pas son ex. C’était le genre de petits détails insignifiants qu’elle pouvait déceler très vite, Julia. Elle qui, dans toutes ses contradictions ne savait pas toujours réaliser les évidences visibles pour tous. Mais elle n’en connaissait toutefois pas assez sur le passé de sa colocataire pour faire des jugements hâtifs sur ce qu’elle lui racontait. Les choses s’étaient mal terminées, elle lui disait… Étonnant, n’est-ce pas ? La jeune Hawkins avait connu plusieurs histoires. Parfois sublimes, parfois torturées. Toutes s’étaient mal finies. Était-ce possible, au fond, de bien terminer une histoire d’amour ? Une rupture, dans sa définition la plus globale, c’était avant tout une interruption, souvent brutale. La fin de quelque chose. Elle n’avait jamais aimé les fins, Julia. Même le dimanche, elle le détestait surement plus encore que le lundi. Comment une histoire d’amour pouvait bien se terminer ? A moins que les deux personnes acceptaient d’un commun accord qu’elles étaient plus heureuses l’une sans l’autre, simplement, peut-être. Elle ne savait pas vraiment si c’était possible dans la réalité. En tout cas, si elle se fiait aux retrouvailles de Rose avec l’ex petit-ami dont elle parlait, ce n’était certainement pas ce qui s’était passé entre eux, à l’époque. Le regard tendre, presque un peu inquiet pour son amie, la jolie brune se mordit la lèvre, dans l’attente de mots qui ne venaient pas. – J’imagine que ça l’est toujours… Quand ça a compté. déclara-t-elle, le ton doux. Étrangement, elle eut une pensée pour Hades. A son retour, leurs retrouvailles avaient été brutales aussi. Mais Hades n’était pas son ex. Pour l’être un jour, il aurait déjà fallu qu’il soit son petit-ami d’abord. – Tu sais quoi ? Tu as bien fait d’acheter ces glaces. C’est le meilleur moyen d’évacuer tout ça. assura-t-elle avec un sourire malicieux, comme pour en dessiner un sur le minois de la belle. Entamant rapidement sa glace pour mettre en action ses propres paroles, mais aussi pour éviter qu’elle ne fonde plus qu’elle ne l’avait déjà fait, elle finit par relever les yeux vers Rose. – Mais si tu as besoin d’en parler, maintenant ou n’importe quand, sache que je peux être une oreille très attentive. Elle était là. Elle voulait qu’elle le sache. Elle serait toujours là.

 


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MessageSujet: Re: [Julia] Et vivre était sublime Mar 23 Mai - 22:15

et vivre était sublime

Julia & Rose

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]« Vraiment ? » C’est une fausse question, un peu malicieuse, que je lui pose sourire aux lèvres. Je n’arrive pas à imaginer Julia à la place, dans la même position que la femme en rouge du bac à glaces de tout à l’heure. Je lui trouve beaucoup trop de classe pour ça ; elle aurait sans doute une toute autre manière de faire ses réserves de sorte à ce que personne ne puisse se moquer d’elle.
Et nous rions aux dépends de la femme en rouge au caddie rempli de glaces – ça n’est pas méchant. Ça fait simplement partie de la légèreté qui règne dans l’air, ce soir.

Quelque chose de délicieusement adolescent qui va brusquement retomber. Comme ça, tout à coup : plof. Comme le soufflé qu’on sort victorieusement du four et qui se ratatine sous le regard implorant du cuisinier. Plof. Sa question me rappelle que cette soirée m’est apparue, depuis que nous l’avons prévue, comme une promesse de bonheur à quoi me raccrocher, les quelques heures de joie très simple qui viendraient après tout ce trouble, toute cette tristesse, tout ces sentiments infernaux.
Et je ne sais même pas ce qui m’a fait me sentir aussi mal. J’ai revu Nickolas ? Soit, ça faisait déjà quelques mois que nous étions bien forcés de travailler ensemble. Il était ivre et m’a sorti des paroles plutôt ambiguës ? Comme tu l’as dit, il avait trop bu. Il ne savait pas ce qu’il racontait. Et c’était complètement absurde et idiot de ma part d’aller lui réclamer des explications à son bureau le lendemain… j’étais tellement perturbée. Tout ce que j’en ai récolté, ce sont plus de soucis encore pour barrer mon front de lignes horizontales.

Il ne faut pas y penser. Il faut envoyer tout ça à l’arrière, dans la partie la plus profonde de mon cerveau, celle qui est dotée d’un cadenas énorme. On y enferme les choses qui causent trop de douleur ou qui sont insolubles, celles qu’on fait mine ensuite d’avoir oublié. De ne jamais avoir vécues. D’avoir totalement, complètement, effacé de l’ardoise chargée de son existence.
Toutes les choses qui tournent trop en tête et m’obsèdent, et me donnent l’impression de redevenir folle.
Pour maintenir l’illusion, on fait aussi semblant avec les autres. On sourit et met de l’anti-cernes pour cacher les marques des trop nombreuses nuits blanches. On dévoile ses dents en relevant les lèvres, encore, toujours, et on répond « ça va » quand on vous le demande.
On n’en parle pas. Jamais.
Et pourtant j’ai laissé échapper cela. Le cadenas fracturé, la chose s’est coulissée de neurones en neurones, modulée sur ma langue, s’est échappée dans l’air. S’est échappée de moi. À présent, Julia sait un morceau de cette histoire si peu glorieuse… et c’est bizarre parce que d’ordinaire, je n’aime pas parler, mais la charge qui m’écrase les poumons s’est un peu allégée.
Peut-être que certains prisonniers doivent être jetés dehors sous peine de vous empoisonner.

Sa voix est très douce. Elle prend le temps, lentement, de distiller sa phrase, de la laisser me pénétrer et me guérir. Je relève les yeux vers elle. Elle est tellement jolie, Julia, et à cet instant où elle paraît perdue dans ses pensées, elle a un air tout particulièrement angélique et consolateur.
Non en effet. Je crois qu’elle a raison. Si je me mettais à raisonner sur l’amour, cette chose complètement illogique qui vous prend au coeur, ça finirait très cliché, ça sonnerait déjà vu. L’amour fait mal et ses histoires s’écrivent souvent en larmes de sang. Arrêtons-nous là. Opinons simplement très légèrement, de façon à peine perceptible, de la tête. Et mordillons-nous la lèvre supérieure, en nous disant que d’accord, il faut souffrir, c’est le lot de tous, mais si cette douleur ne doit jamais passer ? Et puis clignons des yeux, chassons à nouveau tout cela, moi et ma stupide tête, mon coeur idiot.

J’éclate d’un minuscule rire moitié nerveux, moitié brouillé lorsqu’elle me lance que j’ai bien fait d’acheter ces glaces. Le sucre met du baume sur les blessures toutes fraîches, c’est bien connu. Ce rire, pas voulu, pas ressenti, est l’antithèse d’une crise de larmes. Il y a le sucre et il y a, plus réconfortant encore, sa présence et sa voix, son adorable sourire, sa voix, sa voix qui m’assure qu’elle est là, elle est là, et qu’elle le sera toujours.
Yeux timides, sourire ébauché, incomplet, le poids qui s’allège, encore un peu. Et ma voix à moi qui cherche à lui transmettre tout ce que je ressens.
« Merci. Merci. »
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MessageSujet: Re: [Julia] Et vivre était sublime

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