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 Once Upon A Dream ☆ Pancake. ღ

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MessageSujet: Once Upon A Dream ☆ Pancake. ღ Jeu 23 Fév - 13:42

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Drake & Apple.
I know you, I walked with you once upon a dream. I know you, that look in your eyes is so familiar a gleam. And I know it's true that visions are seldom all they seem. But if I know you, I know what you'll do. You'll love me at once, the way you did once upon a dream. I know you, I walked with you once upon a dream. I know you, that look in your eyes is so familiar a gleam. And I know it's true that visions are seldom all they seem. But if I know you, I know what you'll do. You'll love me at once, the way you did once upon a dream. I know you, I walked with you once upon a dream... [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]


17 Mai 2015 Wellington 23h.


Les draps dans lesquels je me trouvais ne m’étaient pas familiers, mais je m’y sentais merveilleusement bien. Quant aux couleurs des murs et au design des meubles, je les appréciais et les adorais, même s’ils étaient réciproquement défraîchis et obsolètes. En apparence, ce modeste et petit appartement était effectivement un endroit on ne peut plus commun. Cependant, malgré la banalité de son environnement et en dépit des travaux qu’il y aurait eu à effecteur en son sein pour le rendre plus moderne, c’était un lieu que je trouvais magique et dans lequel je me serais parfaitement vu vivre. La force surnaturelle de cette étrange attraction ne vivait cependant que par la présence de son habitant, qui était la source et le cœur-même de ce château de conte de fées. Drake, le prince charmant-magicien qui transformait tout ce qu’il touchait en rêve, parvenait à rendre ce lieu utopique et à me le faire aimer plus que je ne l’aurais cru. En effet, au départ, lors de nos premières retrouvailles chez lui, j’aurais juré ne jamais vouloir vivre dans un si petit endroit... et contre toute attente, deux mois plus tard, voilà que j’avais maintenant du mal à en repartir tant je m’y sentais à ma place – cet appartement était même devenu comme ma maison. Après tout, puisque Drake faisait mon bonheur et qu’il me rendait heureux au-delà de toute espérance, je n’avais besoin de rien d’autre que lui... si ce n’était de son affection et de ses baisers. Quoi qu’il en fût, il devait être aux alentours de vingt-trois heures, ce samedi-là, puisque le voile de ténèbres étoilé que la nuit avait déposé dans le ciel de Wellington était au comble de sa noirceur. Allongé dans "notre" lit et à côté de mon Doudou, essoufflé et ruisselant de sueur, je reprenais mes émotions après avoir passé toute une soirée à épouser le corps de celui qui faisait battre mon cœur. En effet, depuis que Drake et moi étions amants, il nous arrivait régulièrement de tout laisser tomber pour profiter de la vie et des plaisirs qu’elle avait à nous offrir. Que ça soit en nous adonnant à toutes sortes d’activités diverses et variées ou même en nous consacrant entièrement à des parties de jambes en l’air charnelles et torrides - comme nous l’avions fait durant toute cette soirée -, nous profitions pleinement de notre existence et de l'agréable compagnie de l’autre. Après s'être échangé de nouveaux câlins, je prenais mon courage à deux mains et commençais à balbutier un aveu que je gardais sur le cœur depuis longtemps. « Je... je... » « Je t’aime ! » Aurais-je du crier avec passion. Seulement, je n'avais pas le droit de d'exprimer ce sentiment, même si je le ressentais sincèrement. C'était bien trop fou, prématuré et insensé pour que cela soit réciproque... Perdu, pendant un instant, dans le flux de mes sentiments, je me remettais à repenser à "nous" et à tout ce que nous avions vécu depuis notre rencontre, deux mois plus tôt. Un petit sourire se greffait alors contre mon visage lorsque je repensais à chaque instant partagé à ses côtés. C'était là une nostalgie dévastatrice et bouleversante, qui ne faisait qu'amplifier mes sentiments grandissants à son égard. Chaque image de Drake, qui venait habiter ma mémoire, était plus délicieuse que la précédente, faisant s'accélérer la course effrénée des battements affolés de mon cœur amouraché. Oui, cela ne faisait plus aucun doute : j'étais tombé amoureux de mon amant... mais c'était bien trop délicat à avouer. Les conséquences d'un tel aveu auraient pu être insupportables, la pire étant la possibilité de le perdre pour non réciprocité de sentiments. Pour "nous" préserver, il était donc indispensable que je taise et refoule mes émotions. L'aimer en silence ou l'aimer à voix haute revenait finalement au même : je l'aimais, quoi qu'il advienne... « Je... je te souhaite une bonne nuit, Drakounet... » Chuchotais-je, de ma petite voix fébrile et affectueuse, avant de déposer ma tête contre son torse et de nouer mes bras autour de sa taille. À bout de forces, après avoir succombé à de nombreuses reprises au plaisir de la luxure avec mon amour, je me laissais bercer par ses bras sécurisants et tombais progressivement dans ceux de Morphée. Il fallait dire que ces heures de galipettes intenses, sans le moindre répit, m’avaient complètement éreinté. Je me laissais donc rattraper par le sommeil, après lui avoir déposé un dernier baiser passionné et lourd de sens.

Rêvant de l’homme qui avait irrémédiablement conquis mon cœur, je me remémorais notre soirée intime, tendre, torride, voire parfois-même bestiale. À vrai dire, nous avions essayé tellement de nouvelles choses et pratiqué tant de positions différentes que nous avions navigué entre passion, romantisme et parfois-même violence, tout en restant bien évidemment dans un cadre décent et respectueux. Faire l’amour avec Drake et tester toutes ces nouvelles expériences en sa compagnie, cela avait réellement été l’extase le plus complet, comme un feu d’artifice ardent qui m’avait envoyé au septième ciel, jusqu’à atteindre le paroxysme de l’orgasme. C’était tout simplement grandiose et merveilleux, il n’y avait rien d’autre à ajouter. Dans mon sommeil, je vibrais et frémissais encore de plaisir en repensant à cette explosion sexuelle ; ce qui me valait la peine de pousser quelques petits soupirs et cris d’extase ridicule. Collé à Drake, je l’étreignais comme une peluche et dormais tout contre lui, en ayant encore cette foutue et étrange impression d’être à ma place. Cependant, même si je n’avais jamais été aussi bien de ma vie, j’émergeais aux alentours de quatre heures du matin, réveillé par un mal intérieur. Me redressant dans le lit, je sentais bientôt ma gorge me gratter et une immense douleur pendre naissance dans ma poitrine. Le visage crispé, je commençais à sentir une brûlure dans mes poumons, qui ravageait tout mon être. « Oh non, pas encore... » Chuchotais-je à voix basse afin de ne pas réveiller l’homme qui dormait à mes côtés. Délicatement et silencieusement, je sortais alors du lit et partais me réfugier dans la salle de bains adjacente, où je m'enfermais à double tours. Là, je me laissais tomber sur le sol et donnais des coups de poing contre mon thorax, dans le but de réduire vainement ma douleur. Comme à chacune de mes crises, je me mettais alors à tousser violemment, sans que je ne puisse rien faire pour contrôler ma souffrance. De petites particules rouges sortirent bientôt de ma gorge, s’extirpant et s’échappant de mes poumons malades. Sachant pertinemment ce qui m’attendait, je me précipitais vers le lavabo. Mes toussotements se faisaient alors de plus en plus intensifs, si bien que cela me provoquait bientôt des crachats contenant des filaments de sang, que je ne parvenais pas à stopper. Dans la pièce d'à côté, j'entendais bientôt Drake bouger. Et merde, j’avais dû le réveiller en toussant trop fort ! Afin de la rassurer, je feignais que tout allait bien et lui adressais quelques mots à travers la porte close. « Je vais bien, ne t'en fais pas ! Reste allongé, Doudou ! Je reviens vite auprès de toi... » Mentais-je, d’une voix faible, en espérant que ces quelques mots suffiraient à ne pas inquiéter et à éloigner mon amant le temps que ma crise se calme. M'appuyant sur le lavabo immaculé, je ne pouvais pas m'empêcher de tousser à de nombreuses reprises, en expulsant des quantités impressionnantes de sang. Vomissant de plus belle, je relevais ma tête pendant un petit instant de répit et me retrouvais confronté au malheureux miroir qui se trouvait fixé devant moi. Le reflet que me renvoyait la glace m’effrayait au plus haut point : j'étais devenu limpide - la maladie et la douleur pouvaient aisément se lire sur mon visage affaibli. Mes yeux étaient même la copie conforme du regard qu’avait ma mère juste avant qu'elle ne meurt de sa maladie des poumons ; c’est vous dire combien j’étais effrayant. Une nouvelle crise de toux me faisait cracher plus de sang qu'auparavant, et une douleur atroce aux poumons me compressait la poitrine. Je perdais complètement pied et j'avais cette horrible impression que les secondes à venir pourraient être encore pires...

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MessageSujet: Re: Once Upon A Dream ☆ Pancake. ღ Jeu 23 Fév - 20:11

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once upon a dream

Apple & Drake


Les yeux encore perdus dans les étoiles et l'esprit dans les nuages, Drake reposa sa tête sur l'oreiller immaculé, le cœur toujours autant affolé. C'était encore une soirée qu'ils avaient passés l'un dans les bras de l'autre, leur corps parfaitement unis et liés. Ça faisait déjà deux mois qu'ils se qualifiaient d'" amants" et se retrouvaient régulièrement chez Drake, pour passer du temps ensemble. Quelques fois Apple avait du mal à repartir et restait même dormir, pour le plus grand bonheur de son partenaire. Il adorait passer du temps avec le jeune homme, profitant à chaque fois un peu plus de lui.
Ce soir était presque comme un autre soir. Il était près de vingt-trois heures et la nuit, de poix, était totalement tombée, encrant les rues de Wellington de noir velouté. Il devait faire frais, les feuilles à la cime des arbres s'agitaient follement, et la lune qui nimbait le bitume des routes participait à cette aspect glacial. Drake était bien mieux allongé dans son lit, encore ruisselant de sueur et le corps brûlant, la petite tête d'Apple déposée au creux de sa nuque. Le drap qui avait était repoussé au début de leurs ébats ne recouvraient maintenant plus que leurs pieds, mais la température restait tout à fait acceptable. Repassant encore inlassablement les séquences de leur soirée torride, Drake avait envie de couvrir Apple de baisers, encore et encore, sans jamais s'arrêter. « Bonne nuit, petit chat... » Il s'enfonça un peu plus dans le matelas, se tournant sur le côté pour serrer la petite pomme d'amour plus fort contre lui. Fermant les yeux, il ne tarda pas à sombrer dans un sommeil profond, bercé par la respiration paisible du petit ange qui dormait contre lui. Ses songes le ramenèrent encore une fois au septième ciel, tous les souvenirs qu'il avait d'Apple se mélangeant pour ne former qu'un seul et même rêve, le plus parfait de tous. Il ne savait pas encore exactement quels étaient ses sentiments envers Apple, bien trop complexes. Il aurait aimé dire que c'était parfaitement simple, qu'il l'aimait. Mais c'était plus dur que cela, parce qu'il craignait que ça ne soit qu'une façade, qu'une apparence trompeuse. Si tout avait commencé de rien, maintenant ils étaient bien trop avancés pour se poser ce genre de questions, pour réfléchir à ce qu'ils étaient. Le temps où il décrivait le "nous" était bien loin, désormais ils le vivaient, ce "nous".

Ils dormirent ainsi paisiblement l'un contre l'autre durant de longues heures, jusqu'à ce qu'Apple quitte le lit, vers les quatre heures. Drake ne s'en aperçut pas tout de suite, ne l'entendant même pas murmurer quelque chose, n'ayant pas conscience de la douleur que le pauvre était en train de subir. Il continua à somnoler quelques minutes, quand une violente quinte de toux l'éveilla en sursaut. Remarquant alors l'absence du corps chaud d'Apple contre lui, il bailla et regarda l'heure au réveil près de son lit. Décidant que ça n'était rien de grave, il se tourna de l'autre côté, et chercha à nouveau le sommeil. Seulement la crise de toux n'en finissait pas, semblant toujours plus bruyante et douloureuse. « Apple ? », murmura-t-il, ayant parfaitement conscience qu'il ne devait pas l'entendre, depuis la salle de bain. Il se leva lentement et se dirigea jusqu'à la porte de la petite pièce, d'où émanait un fin rayon de lumière à travers la porte. Il frappa doucement, demandant d'une voix encore rauque : « Tout va bien ? » Sa réponse ne le satisfit pas du tout, à mesure que les quintes se multipliaient. « Non, ça ne va pas, Apple... », poursuivit-il, restant encore immobile derrière la porte close. Il n'allait pas le laisser dans cet état, même si ça n'était probablement rien de très grave. En tout cas, il était loin de s'imaginer à quel point ça l'était. Il pressa vivement la poignée, laissant la lumière inonder la chambre, plongée dans l'obscurité. Le spectacle qui s'offrit à lui le laissa quelques secondes pantois, trop abasourdi pour dire ou faire quoi que ce soit. Apple était plié en deux, pris chaque seconde par une nouvelle quinte de toux. Il crachait du sang, sang qui éclaboussait le lavabo et les coins de sa bouche. Les yeux rougis, le visage pâle, trop pâle. La panique le gagna immédiatement et il se précipita vers lui. « Qu'est-ce qu'il se passe ? » Il ne savait clairement pas comment réagir, n'ayant jamais été dans cette situation. Il n'osait pas toucher Apple, de peur de lui faire mal ou qu'il se convulse à nouveau. Tout allait trop vite à présent, et il pliait et dépliait ses doigts dans un spasme nerveux, comme pour les occuper. « Apple, je t'en prie, dis-moi ce qu'il se passe... » Le pauvre continuait à tousser et à cracher toujours plus de sang dans le lavabo, maintenant tacheté d'auréoles écarlates. « Tu as besoin de quelque chose ? Qu'est-ce que je peux faire ? » Sa voix se mourait en un murmure paniqué, il avait la gorge sèche, le ventre soudainement noué. Que pouvait-il faire pour l'aider ? Il n'y connaissait absolument rien en ce genre de choses, et voir Apple dans cet état lui déchirait le cœur.









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MessageSujet: Re: Once Upon A Dream ☆ Pancake. ღ Ven 24 Fév - 12:57

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Drake & Apple.
I know you, I walked with you once upon a dream. I know you, that look in your eyes is so familiar a gleam. And I know it's true that visions are seldom all they seem. But if I know you, I know what you'll do. You'll love me at once, the way you did once upon a dream. I know you, I walked with you once upon a dream. I know you, that look in your eyes is so familiar a gleam. And I know it's true that visions are seldom all they seem. But if I know you, I know what you'll do. You'll love me at once, the way you did once upon a dream. I know you, I walked with you once upon a dream... [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]


Plus les secondes s’écoulaient et plus mes poumons se tordaient de douleur dans ma poitrine, comme s’ils étaient entourés et transpercés par du fil barbelé. C’était une torture insupportable, qui me donnait même l’envie d’abréger les souffrances du pauvre petit agneau malade que j’étais. Cependant, n’ayant aucune échappatoire immédiate, je me retrouvais contraint d’endurer ce nouveau supplice. Ainsi condamné à souffrir, j’essayais de préserver mon amant de mes problèmes de santé et m’évertuais à dépérir en silence, dans le but de ne pas l’inquiéter. Ce fut une tentative lamentablement ratée, et j’entendais bientôt ledit concerné émerger du sommeil depuis la chambre à coucher. Après s’être levé du lit, je l’entendais m’appeler en un murmure mélodieux et empreint de douceur, qui faisait se soulever instinctivement mon cœur dans ma poitrine. Néanmoins, même si j’avouais volontiers que la voix de Drake était la plus jolie des berceuses du monde, j’aurais aimé ne pas l’attendre à cet instant précis. Il ne devait pas me voir dans un état aussi pitoyable, je l’interdisais catégoriquement. Alors, même si je détestais devoir lui mentir, j’essayais de rassurer Drake en lui adressant toute une série de tissus de mensonges. « Ne t’inquiète pas ! Je te le promets, ça va ! » Enchérissais-je faiblement. Bien sûr, ça n’allait pas du tout, et ça pouvait très clairement s’entendre à ma voix brisée. Néanmoins, à mon plus grand désarroi, mon partenaire ne se laissait pas prendre dans les filets de mes mensonges. Loin d’être dupe, le beau brun ne tardait pas à comprendre la supercherie et, bientôt, je sentais jusqu’à se présence derrière la fine porte qui nous séparait. « Drake, ne rentre pas ! » Essayais-je d'ordonner à mon petit prince, entre deux toussotements inquiétants. Je ne voulais vraiment pas qu'il me voie dans ce pitoyable état et j’espérais sincèrement qu'il suivrait mes conseils. S'il ne voulait pas encore plus aggraver la situation, il ne lui restait donc plus qu'à m'écouter et à retourner se coucher. Mais... allait-il se résoudre à obéir ? J'en étais beaucoup moins sûr ! Drake n'en faisait toujours qu'à sa tête – hormis au lit - et n'abandonnait jamais aussi facilement... Sans réelle surprise, mes ultimatums furent vains et mon amant rentrait bientôt dans la pièce. Il y découvrit un spectacle macabre, mêlant projections de sang et images d’horreur. Visiblement paniqué et dépassé par les évènements, l’étalon se retrouvait alors complètement perdu et impuissant. Il posait alors tout un tas de questions que je ne parvenais même pas à saisir tant la douleur qui m'habitait était importante. « Sors d’ici ! » Criais-je, alors que je sentais que mes poumons allaient exploser dans ma poitrine. Avachi contre le lavabo de la salle de bains, je subissais de nouvelles remontées sanguines, que j’expulsais violemment de mon corps démuni. Le sang virevoltait en dansant dans les airs, avant de mourir contre le blanc limpide de la céramique et du carrelage. Le liquide visqueux repeignait ainsi toute la pièce d’une atmosphère macabre et inquiétante, qui rappelait l’ambiance d’un film d’horreur ou d’une scène de crime.

Ma crise se poursuivit pendant une bonne dizaine de minutes, sans que "nous" ne puissions rien faire pour y remédier. J'ai même cru que j'allais mourir tant c'était atroce et insoutenable. Néanmoins, une fois cette crise passée, je me laissais retomber au sol en plaquant mes mains contre mon torse. Démuni de la moindre force, je me retrouvais aussi fébrile et faible qu'une feuille morte tombant de la branche d'un arbre à la fin de l’automne. Exténué, je ne trouvais même plus la force de respirer convenablement. « S’il te plaît, Drake, j’ai... j’ai besoin de mes médicaments... Mon sac, la petite poche de derrière... » Demandais-je, d’une voix faible et remplie de sanglots, en sentant comme de la lave me brûler de l’intérieur à chacune de mes paroles. Jonchant le sol comme un détritus, j’enfouissais ma tête entre mes mains lorsque je voyais la pagaille et l'horreur que j’avais mis dans la salle de bains de mon amant. Pleurant à chaudes larmes, je maudissais cette foutue maladie qui me bouffait de l’intérieur. Comment avais-je pu imposer cette misère à Drake ? J'avais dû le traumatiser... C’en était trop, beaucoup trop, et je ne me le pardonnais pas. Coupable, je me saisissais des dernières forces qu’il me restait et me décidais à me lever, en prenant appui sur le lavabo recouvert d’hémoglobine. Une fois debout, je me retrouvais à nouveau confronté au miroir, qui me renvoyait une image plus que dégradante de moi-même. Entre zombie et vampire, je n’avais quasiment plus rien d’humain. Yeux rouges et révulsés, teint blafard et recouvert de sang... je me faisais peur à moi-même. Ne supportant même plus mon propre reflet et ne pouvant me résoudre à m’expliquer auprès de Drake, je profitais du fait qu’il soit occupé à farfouiller dans mes affaires pour prendre mes jambes à mon cou. Ne prenant pas la peine de renfiler mes vêtements – je n’en avais de toute manière pas la force –, je vacillais jusqu’à la porte d’entrée de son appartement, mais ne trouvais pas assez d’énergie en moi pour m’enfuir. Comme si mon corps ne répondait plus, je me laissais retomber au sol en pleurant comme un nouveau-né. « Ne me regarde pas... » Sanglotais-je, lorsque je remarquais que Drake était tout près, en me recroquevillant sur moi-même comme l’aurait fait un nourrisson dans le ventre de sa maman. « ...Je suis tellement affreux... » Enchérissais-je, en fermant les yeux et en me renfermant davantage. Je pleurais alors toutes les larmes de mon corps, silencieusement, en n’osant jamais croiser le regard de mon amant. Néanmoins, je repensais aux dizaines de questions qu’il avait posées et m’évertuais enfin à lui apporter un semblant de réponse. C’était le moins que je pouvais faire après ce à quoi il avait assisté... « Drake... Qu’est-ce que tu veux que je te dise de plus ?! Tu en as vu déjà beaucoup trop et... et je ne veux pas que tu t’inquiètes davantage... ni que tu me regardes avec cet air de pitié que tu as en ce moment... » M’épanchais-je, alors que je restais enfoui contre mon propre corps nu, adossé à la porte d’entrée. Vulnérable et affaibli, j’étais la parfaite représentation de la loque humaine. Cependant, voyant que mon amant ne lâcherait pas le morceau, je me décidais de me confier... mais d’atténuer la gravité de la situation. « Je... j’ai juste un petit problème aux poumons. Ce... ce n’est rien de trop grave, Doudou.... Rassure-toi... Regarde, c'est fini... et je vais déjà mieux... » Chuchotais-je, en ayant conscience de lui mentir délibérément au sujet de mon cancer. Je voulais simplement le protéger de ce mot effrayant, même s’il avait très bien pu comprendre la vérité s’il s’était arrêté pour lire les étiquettes des flacons de mes pilules. « S’il te plaît... est-ce qu’on pourrait oublier tout ça et retourner "nous" coucher ? Je suis fatigué, j’ai juste besoin de dormir et de te serrer tout contre moi... » Avouais-je, d’une petite voix triste, en priant pour que Drake puisse oublier tout de cette histoire et de ces images macabres. Toujours recroquevillé sur moi-même, j’osais enfin sortir ma tête d’entre mes bras avant d’orienter mon regard larmoyant en direction de Drake. « Doudou... ? » Je lui adressais alors un petit sourire attendrissant, en espérant que cela suffirait à lui faire oublier les marques de sang et la pâleur de mon horrible visage. Pas encore prêt à lui ouvrir les portes de la vérité, je devais d’abord me remettre de ma crise avant de penser à autre chose... Câlins, médicaments et affection suffiraient sûrement à me guérir temporairement et à me remettre de mes intenses émotions, mais rien n'était encore très sûr...

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MessageSujet: Re: Once Upon A Dream ☆ Pancake. ღ Ven 24 Fév - 14:52

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Apple & Drake


À mesure qu'il percevait la souffrance d'Apple à travers la porte close, Drake se rendait petit à petit compte que ça n'était pas rien. Le pauvre était vraisemblablement à l'agonie là derrière, et il ne pouvait se résoudre à l'écouter davantage prétendre que tout allait bien. Il insista une nouvelle fois, recevant encore et toujours une réponse qui se voulait objective et rassurante, alors que ce mensonge évident prouvait que c'était grave. Il hésita quelques secondes avant d'ouvrir la porte, ne supportant plus d'entendre la toux violente de son amant. Ce dernier se mit immédiatement sur la défensive, lui criant de refermer cette foutue porte. Mais Drake ne bougea pas, les yeux exorbités devant une telle vision. La salle de bain était désormais imprégnée de rouge : le carrelage, le lavabo, le miroir. Confronté malgré lui à cette véritable scène de crime, il lui fallut plusieurs secondes pour réagir. Réagir était un bien grand mot, puisqu'il se contenta de poser des tas de questions, restées sans réponse, Apple ne s'arrêtant plus de tousser et de cracher du sang. Alors, au désespoir, ne sachant quoi faire, il resta les bras ballants sur le pas de la porte, attendant que la crise passe, tressaillant à chaque râle du malade. Il ignorait ce qu'il était en train de se passer, mais il désespérait de ne rien pouvoir faire pour y remédier.

Lorsqu'Apple fut enfin calmé, il lui demanda d'aller chercher ses médicaments. Trop heureux de pouvoir faire quelque chose pour l'aider, Drake se précipita dans la chambre pour trouver ces précieux comprimés. Depuis combien de temps cela durait ? Depuis combien de temps Apple souffrait-il, en silence, sans qu'il ne le sache ? Pourquoi lui avait-il caché la vérité ? Des milliers de questions se pressaient dans son esprit, et il n'avait malheureusement aucune réponse pour le moment. Il était d'ailleurs beaucoup trop inquiet pour s'en préoccuper tout de suite, viendrait le moment des confidences plus tard. Il farfouilla alors activement dans la poche dudit sac, avant de dénicher les fameuses pilules. Son cœur eut un raté. Qu'avait donc Apple pour qu'il y en ait autant ? N'étant pas un expert en médecine, les noms ne lui disait absolument rien, mais ça lui avait tout l'air d'être très grave. Il attrapa le tout, ne sachant pas lesquels étaient les bons. Reprenant doucement une respiration normale, il revint à la salle de bain, qu'il trouva sans surprise vide. Apple devait avoir voulu fuir, mais dans son état, ç'aurait étonné Drake qu'il eut passé la porte d'entrée. Il alla jusqu'à cette dernière, où il trouva son petit chat appuyé contre le mur, recroquevillé sur lui-même. « Apple... », murmura-t-il doucement, se laissant glisser à côté de lui. Il tenta de sourire, mais ses yeux le piquaient tellement qu'il crut qu'il allait à son tour pleurer. C'était si dur de le voir comme ça ! D'être impuissant, de ne même pas savoir à quoi il avait à faire !Il prit délicatement le visage de l'homme qui serait toujours aussi beau pour lui entre ses mains, et essuya une larme qui ruisselait sur sa joue. « Ne dis pas ça… Tu es toujours aussi beau. » Voyant très nettement la détresse dans ses yeux, il décida qu'il ne lâcherait pas le morceau, pas avant d'avoir eu les réponses qu'il souhaitait. Voir Apple ainsi était suffisamment douloureux, il avait besoin de savoir. Après avoir entendu sa nouvelle répartie, il tenta de changer l'expression de son visage, sans y parvenir. Décidant que ça n'avait pas d'importance, il murmura encore, tout en déposant les médicaments par terre, à portée d'Apple. « Si j'ai cet air là c'est que je suis inquiet. Très inquiet… Pourquoi tu ne m'en as pas parlé plus tôt ? J'avais le droit de savoir, non ? » Bon sang, pourquoi ne lui avait-il rien dit… Il n'aurait peut-être rien pu faire non plus, mais au moins ça lui aurait évité cette frayeur monstre. Il se mordilla la lèvre, refoulant les larmes qui menaçaient de s'écouler. Non, ça ne pouvait pas être vrai… C'était un rêve, rien qu'un rêve… Le fait qu'Apple tente d'atténuer la gravité de la situation ne mettait Drake que plus en colère. En colère contre lui-même de n'avoir rien vu plus tôt, contre Apple de lui avoir caché cette horrible vérité, contre cette foutue maladie, contre le monde entier. « Putain Apple, arrête de me mentir ! Ce n'est pas rien, je le vois, je ne suis pas stupide ! Et tu n'as pas l'air d'aller mieux. » Il était encore très pâle et avait les traits tirés, si on faisait abstraction du sang qui maculait les coins de sa bouche et qui éclaboussait son torse nu. Expirant une nouvelle fois, il reprit la parole, d'une voix obstinée : « Non. Non, je ne vais pas me recoucher tant que tu ne m'as rien expliqué. » Ça ressemblait bien trop au caprice d'un enfant à qui on aurait ordonné d'aller au lit. Et peu importait qui était le gamin dans cette histoire. Drake ne lâcherait pas l'affaire et ne laisserait pas Apple quitter cet appartement sans avoir eu des réponses. Sa petite voix le fit totalement craquer, mais il secoua cependant la tête de gauche à droite, à deux doigts de pleurer. « Désolé… Je ne voulais pas être… méchant avec toi mais… j'ai besoin de savoir, d'accord ? Je ne peux pas juste… faire comme si tout allait bien. Non, c'est pas possible. » Il passa alors doucement une main dans le dos d'Apple, pour pouvoir le serrer contre lui. Ayant trop peur de le briser comme une simple brindille, il n'osa cependant pas y mettre autant de force qu'il aurait voulu. Le pauvre semblait encore très affaibli et fatigué. « Alors… Explique-moi... », reprit-il en déposant un baiser sur son front brûlant.









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MessageSujet: Re: Once Upon A Dream ☆ Pancake. ღ Sam 25 Fév - 13:34

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Drake & Apple.
I know you, I walked with you once upon a dream. I know you, that look in your eyes is so familiar a gleam. And I know it's true that visions are seldom all they seem. But if I know you, I know what you'll do. You'll love me at once, the way you did once upon a dream. I know you, I walked with you once upon a dream. I know you, that look in your eyes is so familiar a gleam. And I know it's true that visions are seldom all they seem. But if I know you, I know what you'll do. You'll love me at once, the way you did once upon a dream. I know you, I walked with you once upon a dream... [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]


Dépourvu de toute vitalité, j’étais comme un pantin de bois auquel on aurait coupé les ficelles. Recroquevillé sur moi-même, froid et immobile, j’avais un aspect dégoûtant et presque cadavérique. Prisonnier de mon incapable et fragile enveloppe corporelle, je ne parvenais même plus à bouger ne serait-ce que mon petit doigt – mon corps ne répondait tout simplement plus. Quant à mes larmes, elles ne cessèrent de ruisseler le long de mes joues, en étant les témoins involontaires de ma tristesse et de mon annihilation intérieure. En définitive, à cause de la maladie, j’étais physiquement et psychologiquement détruit, à l’image d’un monument tombant en ruines. Comme pulvérisé et mort pendant l’espace d’un instant, je ne renaissais de mes cendres – à l’image d’un majestueux phœnix - que lorsque Drake fut enfin assis à mes côtés. Sa présence protectrice et rassurante me faisait un bien fou, même si elle ne parvenait pas encore à guérir tous mes maux. Brisé, j’étais même honteux lorsqu’il s’évertuait à regarder et complimenter mon effrayant visage fantomatique. Néanmoins, n’ayant pas assez de force pour résister, je laissais Drake quérir mon visage de ses mains. « Ce... ce n’est pas vrai ! Je... je suis horrible et... et tellement pathétique ! Il n’y a rien de beau là-dedans ! Et... en plus... tout à l’heure, mon visage t’a fait peur... » Sanglotais-je, en détournant le regard, tout en repensant à l’expression horrifiée que Drake avait eu lorsqu’il m’avait découvert dans cette salle de bains macabre. Le sang et la crise avaient peut-être accentué ses réactions, mais j’étais intimement convaincu que la cause principale de sa frayeur n’était autre que moi, horrible petit démon au visage blanc comme la neige et aux yeux rouges révulsés. Il avait beau me mentir comme un arracheur de dents, je savais pertinemment que je l’avais répugné. Après tout, qui ne l’aurait pas été ? Certainement personne. Être persuadé du fait que j’avais écœuré Drake, mon Doudou, causait une nouvelle brisure inguérissable à mon pauvre petit cœur martyrisé par la vie. Néanmoins, je ne le montrais pas et l’intériorisais. « Je... je ne t’en ai jamais parlé parce que je voulais te protéger de tout ce merdier... Et... surtout... je ne voulais pas que tu t’inquiètes pour... moi. » Avouais-je, entre de nouvelles larmes, d’une voix complètement chagrinée et brisée. Détournant mon regard de l’homme qui était en quête de réponses, je prenais un instant pour examiner les médicaments qu’il avait déposé par terre, près de mes pieds. Après m’être saisi d’un flacon familier, contenant une multitude de pilules blanches, j’en avalais difficilement deux et remerciais gentiment mon ami d’une légère esquisse de sourire. Cependant, elle fut bientôt remplacée par une petite moue d’enfant triste et par de nouvelles larmes. « Et quand est-ce que j’aurais pu te parler de ma maladie, au juste ?! Quand on faisait l’amour ? Quand on se câlinait ? Quand on riait ? Quand on était heureux ? » M’offensais-je, d’une voix toujours aussi brisée, alors que Drake me reprochait de lui avoir caché cette part de moi-même. C’étaient là des questions rhétoriques destinées à lui faire comprendre qu’il n’y avait eu aucun moment opportun pour lui faire part de mon cancer, et j’espérais maintenant qu’il serait à même de comprendre mes agissements. Quelles étaient les raison d’un tel comportement ? Je m’empressais de les lui révéler. « Pour tout te dire, je... je ne voulais pas que la maladie vienne gâcher ce rêve que nous vivions, toi et moi... Alors... je n’ai jamais rien osé te dire, de peur de tout foutre en l’air. Mais... maintenant que tu es au courant... tout est fichu... » Déplorais-je, en enfouissant à nouveau ma tête entre mes bras, avant de pleurer silencieusement. Pris de nostalgie, je repensais à tout ce Drake et moi avions vécu ensemble, de notre soirée torride au cinéma jusqu’à cette nuit miséricordieuse. Les images de notre vie commune défilaient à une vitesse folle dans ma tête, comme si un film était projeté dans mon esprit. À l’intérieur, bercé par ces délicieux souvenirs, je souriais. « Tu sais, quand j’y repense... être... être avec toi me permettait justement de m’évader et d’oublier que j’étais malade, même si ce n’était que temporaire. Je... Dans tes bras, je n’étais plus ce pauvre petit être fébrile et condamné... j’étais tout simplement moi, Apple, et ça me faisait un bien fou... D’autant plus que tu me rendais heureux et que tu me faisais me sentir vivant, spécial, merveilleux et... invincible... Ça, oh... ça n’avait pas de prix... » Avouais-je, du plus profond de mon cœur, en essayant de faire comprendre mes raisons et mes sentiments à mon amant. Allait-il cependant pouvoir comprendre mon esprit tortueux ? Nous n’allions pas tarder à en avoir le cœur net...

Têtu et borné, je ne m’arrêtais pas en si bon chemin et continuais encore d’amoindrir la gravité de ma maladie, dans le but de protéger Drake. Ce dernier, loin d’être aveugle et idiot, ne se laissait pas manipuler par mes paroles attendrissantes et rassurantes. Bien au contraire, il semblait lire dans mes pensées comme dans un livre ouvert. Néanmoins, j’essayais encore et toujours d’altérer la vérité et m’entêtais à essayer de le protéger, une nouvelle fois. « S’il te plait... Arrête... Je vais bien. » Chuchotais-je, d’une voix à peine audible, alors qu’il n’en était strictement rien. Cependant, visiblement épuisé que je continue de lui mentir inlassablement, mon Doudou se métamorphosait bientôt en un dragon impitoyable. Crachant le feu de sa rage et le tonnerre de sa colère, il dévastait mon petit être pétrifié et effrayé. D’ailleurs, si j’avais pu prendre mes jambes à mon cou et m’enfuir, c’est exactement ce que j’aurais fait... mais mon corps ne répondait toujours pas. Tel un enfant qui subissait une punition méritée, je baissais la tête et pleurais à chaudes larmes, dans un silence presque religieux. Ne disant que mot tant j’étais surpris par la colère de mon amant, j’encaissais chaque parole colérique sans brocher. Après tout, je me disais qu’il avait sûrement raison de m’en vouloir d’être malade... Quoi qu’il en fût, mon amant ne tardait pas à prendre sur lui et à s’extirper des griffes de la colère. Redevenant l’agneau que j’aimais, il s’évertuait désormais à me poser de nouvelles questions et à demander de plus amples explications sur mon état de santé. Cette fois-ci, malgré le bras protecteur qu’il passait derrière mon dos, et en dépit du doux baiser qu’il déposait délicatement sur mon front, c’est moi qui sortais de mes gonds et qui me transformais en une véritable furie. « MAIS QU’EST-CE QUE TU VEUX SAVOIR DE PLUS ?! TU VEUX M’ENTENDRE DIRE QUE JE VAIS MOURIR ? » Criais-je, du plus profond de mon cœur, d’une voix complètement brisée et morte. Tout en me retournant péniblement, je reprenais ma position fœtale initiale et laissais mon chagrin envahir à nouveau mes yeux tristes. Le cœur en miettes, je n’étais pas encore tout à fait prêt à me confier à Drake sur toute cette histoire. Oui, lui parler de ma maladie, de mon passé et de ma défunte maman était encore un fait bien trop difficile pour que mon petit cœur brisé puisse l’endurer... Sanglotant de plus belle en repensant à ce lourd et triste passé, j’étais comme prisonnier d’une spirale infernale de désespoir. « J... Je n’arrive même plus à me lever... » Pleurnichais-je, alors que je tentais de prendre appui sur un petit meuble pour essayer de me remettre debout. Malheureusement pour moi, mon corps était toujours aux abonnés absents. Retombant sur le sol après cette tentative vaine, je me repliais sur moi-même et sanglotais comme un enfant. Une odeur abominable de rouille s’imposait alors à moi, me rappelant que j’étais couvert de sang. Cette senteur était insupportable et répugnante, au point que j’aurais voulu pouvoir m’extirper de mon propre corps pour ne plus y être confronté. Grattant le haut de mon torse, juste là où j’apercevais une tâche rougeâtre, je m’arrachais presque la peau et me faisais saigner tant j’y mettais de la vigueur. Je ne supportais tout simplement plus tout ce sang, je devais m’en séparer au plus vite. « Je... il faut que je me lave, s’il te plaît... Tout ce sang... je n’en peux plus... » Confisais-je, d’une petite voix implorante, en continuant de me gratter nerveusement là où le sang s’était incrusté. Je me serais bien levé pour prendre un bain ou une douche, mais mon corps vidé d’énergie refusait toujours d’obtempérer. J’espérais maintenant que mon petit prince serait plus coopératif et compréhensif que ce dernier...

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MessageSujet: Re: Once Upon A Dream ☆ Pancake. ღ Lun 27 Fév - 13:23

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once upon a dream

Apple & Drake


Maintenant que l'effet de choc s'était dissipé, Drake était plus inquiet et préoccupé par la santé d'Apple que totalement paniqué comme quelques minutes plus tôt. Il ne se sentait pas complètement apte à réfléchir non plus – il n'était tout de même que quatre heures du matin – mais il était prêt à entendre les explications du jeune homme. Encore faudrait-il que celui-ci se montre coopératif, et ça n'était pas le cas jusque là. Recroquevillé sur lui-même, en larmes, il s'efforçait d'enfouir son visage entre ses mains, comme pour se dérober de la vue de Drake. Ce dernier fit son possible pour le rassurer, pour lui prouver qu'il racontait n'importe quoi, que, quoi qu'il arrive, il serait toujours aussi beau pour lui. Bien que tout ceci fut sincère et tendrement dit, Apple se renferma un peu plus sur lui-même en sanglotant le contraire, toujours persuadé de ce qu'il disait. « Oh, arrête... » Il se faisait du mal à lui-même, en pensant que Drake ait pu être effrayé par sa vue. C'était totalement faux. « Je n'ai jamais, tu m'entends, jamais pensé ça de toi. » Il appuyait chacun des "jamais" avec fermeté, pour convaincre Apple de la véracité de ses dires. « J'ai du avoir l'air… effrayé ou du moins surpris parce que je l'étais ! Tu parles, tu étais en train de cracher tellement de sang dans ce lavabo… J'ai cru que tes poumons allaient partir avec... » Il cligna plusieurs fois des yeux, cette vision cauchemardesque revenant hanter son esprit. Il ne voulait plus jamais voir sa petite pomme ainsi, c'était bien trop douloureux. Et le simple fait de penser qu'il lui cachait cela depuis longtemps le fit s'insurger à nouveau, l'accusant de ne pas lui avoir révélé ceci plus tôt. Apple n'aurait jamais du lui cacher cette maladie, aussi grave fut-elle. Aucune excuse ne serait assez bonne pour justifier une telle cachotterie. « Je n'ai pas besoin que tu me protèges d'un quelconque merdier. C'est grave, j'aurais dû être au courant… et ça m'aurait évité ce genre de mauvaises surprises. » Il parlait avec plus fermeté, ayant désormais perdu la voix douce qu'il s'était évertué à employer plus tôt. « Et tu ne pourras jamais m'empêcher de m'inquiéter pour toi. » Sa voix se brisa et il sentit à nouveau les larmes monter. Non, il ne devait pas pleurer. Il ne devait pas pleurer. Pas devant Apple, pas maintenant. Il ne pouvait pas fondre à son tour en larmes où tout serait pire. Non, s'ils voulaient garder un minimum d'espoir, alors l'un deux devait rester fort. Ce qu'avança son petit chat ensuite ne l'aida vraiment pas dans cette direction, tant ses aveux semblaient profonds et mélancoliques. Il parlait comme si tout était déjà perdu, comme s'il ne leur restait plus rien. « Pourquoi tu parles au passé ? C'est déjà fini pour toi ? Allez, on remballe, on ferme la parenthèse, merci Apple, c'était magique ? C'est comme ça que tu veux que tout s'achève ? Je me rappelle d'un jour où tu m'avais promis le contraire. » Oui, il s'en rappelait plus que bien, de cette promesse. « Mais ça, c'était sûrement avant que tu ne décides que plus rien n'avait d'importance, qu'il valait mieux croire en la fatalité plutôt que de garder espoir. Tu sais pourquoi tu pensais ça ? Parce que tu étais seul. Parce que tu as préféré rester seul avec ce poids, pour me protéger de quelque chose qui me serait de toute évidence tombé dessus à un moment ou à un autre. Alors que ça soit aujourd'hui ou demain, quelle importance ? Je me rappelle d'un jour où tu m'avais montré que ce "nous", rien ne parviendrait à le briser. Qu'il était invincible, envers et contre tout. Puissant, indestructible. Tu t'en souviens, toi aussi ? De cet océan infini de possibilités ? Elle semble bien réduite à tes yeux, cette infinité. Mais pour moi rien n'a changé. » Il sentit bientôt la colère monter en lui, une colère désespérée. Pourquoi Apple avait-il renoncé ? Et les mensonges qui vinrent ensuite ne firent qu'accentuer cette rage sourde, si bien qu'il finit par craquer, tout ceci étant au-dessus de ses forces. Il ne pouvait tout simplement pas accepter ça de cette manière, pas aussi facilement. Et pourtant le principal intéressé semblait persuadé que continuer à lui cacher la vérité était la meilleure option, mais ça n'était pas ce que lui pensait. Apple avait besoin d'aide, de soutien, d'amour, d'affection. Pas de mensonges.

Il dut se faire violence pour se calmer, pour reprendre son souffle et pour desserrer ses poings fermés. S'énerver n'arrangerait pas les choses et pourtant, qu'est-ce que ça faisait du bien ! Si Apple était resté muet pendant sa petite crise de nerfs, ce fut maintenant à lui de perdre pieds, et de crier de toutes les forces qu'il lui restait. Que je vais mourir ? Ces quatre mots firent l'effet d'une douche froide à Drake. Pas froide, glacée, gelée comme la mort elle-même qui vous serre, étroitement, de plus en plus sûrement dans son étau fatal. « … Que tu vas... ? » Sa voix n'était plus qu'un murmure, le ruissellement cahoteux et imperceptible d'une goutte d'eau sur une paroi rocheuse. « Ne dis pas ça. Tu ne vas pas mourir. » Il avait maintenant l'air un petit enfant obstiné, qui s'enterre avec la seule vérité capable de le satisfaire. Remuant la tête d'un geste presque mécanique, il reprit, du même ton complètement borné : « Tu ne vas pas mourir. Tu n'as pas le droit de mourir. Tu… non, tu ne peux pas… mourir. » Les yeux perdus dans le vide, il revit la piscine, l'eau froide et miroitante se refermant sur le petit Bradley. Ses cris, ses pleurs, tout résonnaient à nouveau dans son esprit, en parfaite harmonie avec les sanglots d'Apple. Voilà qu'il remuait désespérément les bras désormais, agitant pieds et mains en un ballet macabre. Se couvrant les yeux pour échapper à cette odieuse vision, Drake se frotta vigoureusement les paupières, pour chasser définitivement l'image du Bradley hurlant de son esprit. C'est finalement Apple qui réussit à le tirer de ses sinistres souvenirs, en tentant de se relever, en vain. Il secoua nerveusement la tête, et se releva d'un bond, tendant la main pour aider sa petite pomme à faire de même. « Viens. », dit-il simplement, la voix encore lointaine, les yeux rouges. Il le serra contre lui jusqu'à la salle de bain, ne le lâchant pas, ayant trop peur de le laisser tomber, comme il l'avait fait pour Bradley. Ils pénétrèrent dans la pièce devenue macabre, et Drake aida Apple à monter dans la cabine de douche. « Je passerai un coup de serpillière plus tard... », soupira-t-il, en détachant ses yeux des tâches de sang qui constellaient le sol carrelé. Doucement, il tourna le bouton d'eau chaude, et tendit le pommeau de douche à son amant, tout en entrant à son tour dans la cabine. Il avait désespérément besoin de douceur et du contact de son corps après l'affreuse demie-heure qu'ils venaient de passer. Se collant tout contre lui, dans son dos, il fit mousser un peu de gel douche dans ses mains, pour ensuite les promener sur tout le corps d'Apple, tendrement. De gestes toujours délicats et minutieux, il parcourut chacune des courbes de ses muscles, suivant la ligne conductrice de ses os en insistant plus particulièrement là où le sang avait séché. De petites particules écarlates ne tardèrent pas à s'écouler lentement dans le siphon, au rythme que les emportait le fluide limpide. « Je ne veux pas te perdre, Apple. », dit finalement Drake, d'une voix lente et brisée. « Tu es la plus belle chose qui me soit arrivée depuis longtemps. Je ne peux pas te regarder filer et disparaître comme ça. » Non, c'était bien plus compliqué. Il y avait bien trop de sentiments qui ne méritaient pas d'être perdus.





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MessageSujet: Re: Once Upon A Dream ☆ Pancake. ღ Mer 1 Mar - 20:55

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Drake & Apple.
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Pitoyable et honteux, j’aurais juste voulu m’évaporer ou disparaître six pieds sous terre. Cependant, n’ayant plus la moindre force, je devais me résoudre à affronter le regard effrayé et déstabilisant de mon amant. Ainsi, prisonnier de ma propre enveloppe charnelle vidée d’énergie, je m’enfouissais sur moi-même, tel un escargot replié dans sa propre coquille. Pleurant à chaudes larmes, j’étais même si dégoûté de ma propre personne que j’aurais voulu que mon âme puisse s’extirper de ma prison corporelle. Néanmoins, en dépit de mes innombrables prières silencieuses en ce sens, il n’en fut strictement rien. Comme piégé à l’intérieur d’une pauvre marionnette faite de bois, je restais inéluctablement captif de mon corps fébrile et sans vie. La seule chose qui me permettait de tenir et de ne pas complètement défaillir, c’était la présence de Drake et la chaleur qu’il me procurait lorsqu’il me serrait tendrement contre lui. Ah… s’il n’avait pas été là, je ne sais pas ce qu’il serait advenu de ma pauvre et triste petite carcasse ! Quoi qu’il en fût, malgré ma position fœtale et mon absence de vitalité, je puisais dans mes dernières forces pour pouvoir me réfugier tendrement contre cette bouillotte humaine. J’étais si bien, là, blotti tout contre lui, que je sentais mon cœur s’apaiser et mes larmes se faire progressivement moins dévastatrices. Peu à peu revigoré et requinqué psychologiquement parlant, je sentais que ma dose de drogue drakounienne faisait son effet. Quant aux adorables compliments de mon amant, ils ne faisaient que de réchauffer et de faire battre mon petit cœur amoureux. « Tu es trop gentil… merci… beaucoup. » Chuchotais-je, entre deux sanglots silencieux, en souriant intérieurement tant sa flatterie était touchante. Ah... il était même si craquant que je fondais littéralement sous le poids de ses adorables mots. Bon sang, était-il donc parfait en tout point ? Je commençais sérieusement à me le demander. Quoi qu’il en fût, rassuré par rapport au regard que me portait Drake, j’osais enfin sortir de ma petite coquille imaginaire. Moins honteux, je parvenais à accepter partiellement mon état déplorable, même si mes larmes traîtresses continuaient d’être les témoins de mon anéantissement intérieur. Oui, j’avais beau être rassuré sur ce que Drake pensait à mon égard, je savais que la partie la plus éprouvante de notre conversation à cœur ouvert – l’aveu de ma maladie - était encore à venir… N’étant pas encore prêt à parler de mon cancer des poumons, je tournais autour du pot et me réfugiais derrière des réponses vagues et rassurantes. Après avoir énuméré une montagne d’excuses, j’avouais enfin à mon amant que je lui avais caché ma maladie dans le but de le protéger. Malheureusement, puisque ma réponse ne suffisait pas à le convaincre, je me décidais de me montrer un peu plus persuasif. « Mais… mais… je ne veux pas que tu t’inquiètes pour quoi que ce soit ! Mon doudou… je… je veux simplement que tu sois heureux… et… et c’est pour ça que je ne t’ai jamais rien dit ! Je…je me doutais que connaître la vérité t’aurait rendu malheureux… exactement comme tu l’es en ce moment… et… et ça m’est insupportable de te voir si triste… Ça… ça me tue bien plus que la maladie… » Avouais-je, du plus profond de mon cœur, d’une voix imprégnée de tendresse et de tristesse. Lire cette immense peine dans son regard me bouleversait au plus haut point, et ce fait me confortait dans l’idée que j’avais eu raison de lui cacher la vérité. J’aurais aimé ne jamais le voir aussi… dévasté, et j’aurais tout donné pour effacer la peine qu’il endurait. Le pauvre petit trésor… je ne me pardonnerai jamais tout le mal que j’étais en train de lui faire !

Malheureusement, les ondes positives qui s’étaient emparées de mon esprit furent bientôt anéanties par les paroles assassines de mon amour. Comment diable pouvait-il penser que tout était fini pour moi ? Comment pouvait-il imaginer que je puisse porter si peu d’importance à notre relation ? Comment pouvait-il avoir si peu confiance en moi ? Brisé, je sentais alors que mon cœur se désintégrait dans ma poitrine, exactement comme s’il était serré à bloc dans un étau à métal. Quant à mes larmes, elles devinrent torrents infernaux. « Mais… mais non ! J’ai parlé au passé car je faisais référence à la période durant laquelle tu ne savais pas pour... ma maladie. Maintenant, s’il te plaît, écoute-moi bien : quoi qu’il advienne, ça ne pourra jamais être fini entre toi et moi, c’est impossible ! Et… je… je ne veux surtout pas que ça s’arrête comme ça…bien au contraire ! Mais… Doudou… je suis malade… et… et même si je tiens beaucoup trop à toi et que j’aimerais que ce merveilleux ’nous’ dure pour toujours… c’est… ce n’est pas moi qui vais décider de quand ça s’arrêtera... C’est… c’est la maladie… » Confiais-je, en ouvrant totalement mon petit cœur brisé, tout en pleurant davantage qu’auparavant. Les larmes se faisaient même si imposantes et dévastatrices que j’eus bientôt du mal à respirer normalement. Suffoquant à moitié, j’étais comme enseveli sous une vague de tristesse et étouffé par un trop plein de sentiments exacerbés. « Oh… Doudou... comment est-ce que je pourrais croire en autre chose qu’en la fatalité ? Je… je suis condamné… et… et comme je te l’ai déjà dit, je ne t’ai rien dit car je ne voulais pas que tu t’inquiètes pour moi… » Soufflais-je, brisé, en pleurant silencieusement. Mon cœur déjà torturé souffrait alors davantage, d’autant plus que mon Doudou usait et abusait de références à nos conversations passées. Touché en plein cœur par ses propos déstabilisants, je ne parvenais pas à me contenir davantage et explosais littéralement de tristesse. « Tu… non ! Ce n’est pas vrai ! Ce ‘nous’ compte plus à mes yeux que n’importe quoi d’autre au monde ! Je t’interdis de dire ou de penser que ça ne représente rien pour moi ! Pour… pour moi, tout est encore possible et infini ! C’est… c’est juste que… mon avenir est trop incertain pour que je puisse être sûr de pouvoir tenir mes promesses… tu… tu comprends, Doudou ? » M’exclamais-je, toujours aussi brisé, en sanglotant davantage lors de la fin de mon intervention déchirante. À cet instant, dire que je pleurais aurait été un doux euphémisme : j’étais tout simplement réduit à l’état d’épave humaine. Pour me consoler, je me resserrais davantage contre le corps rassurant de mon Doudou et l’enlaçais tendrement. Néanmoins, poussé à bout par un Drake insistant et avide de réponses au sujet de la gravité de ma maladie, je sortais de mes gonds et hurlais, de mon cœur annihilé, que j’allais mourir. C’était là un fait dont j’étais persuadé, au même titre que mes médecins, même s’ils se cachaient derrière leur habituel charabia médical incompréhensible pour embellir – voire dénaturer - la vérité. Oui, je l’avais bien compris, je ne survivrai pas, mais apprendre ce fait à mon Doudou d’une manière aussi brutale n’était pas acceptable. D’ailleurs, dès que ces mots sortirent de ma bouche, je les regrettais instantanément et amèrement. Et dire que ma seule préoccupation avait été de le protéger et de le rendre le plus heureux possible... Bon sang, j’étais trop con ! « Je suis désolé... je... je ne voulais pas dire ça... Je... c’est promis, je vais tout faire pour me battre contre cette saloperie... Je... je vais tout mettre en œuvre pour pouvoir rester le plus longtemps possible avec... toi. Et... et si je dois vraiment finir par mourir... ça sera de m’être trop battu pour rester en vie... pour toi. » Chuchotais-je, en l’enlaçant plus intensément contre moi pour le rassurer et le réconforter. Touché en plein cœur par le désespoir de Drake, je ne pouvais retenir de nouveaux sanglots, qui se répandirent le long de mes joues en d’inépuisables cascades de tristesse. Seigneur, je m’en voulais tellement de lui imposer ma maladie et toutes cette foutue peine... ça me bouffait de l’intérieur. « Je... je te fais tellement de mal et de peine que ça m’est insupportable ! Je... je suis tellement désolé pour tout ça ! Et... quand... quand j’y pense… il aurait peut-être mieux valu pour toi que tu ne me rencontres jamais… » Pleurais-je, en enfouissant complètement ma tête contre son torse, tout en nouant mes mains derrière son dos. Dès que j’eus prononcé cette phrase, je sentis mon cœur brûler de douleur dans ma poitrine. L’idée que nous ne nous soyons jamais rencontrés était annihilante, mais je prenais maintenant conscience que Drake aurait été épargné par le chagrin si je n’étais jamais intervenu dans son existence. C’était là un terrible et effrayant fait : il aurait été beaucoup plus heureux sans moi dans sa vie…

Au plus mal, j’étais perdu dans mes sombres pensées. Ravagé par la tristesse et dégoûté par l’odeur de rouille qui émanait de mon propre corps, je craquais complètement. Grattant nerveusement l’indésirable sang séché qui s’était incrusté sur mon corps, je finissais même par faire une sorte de crise de nerfs. C’en était trop, et je ne supportais plus la vue ni l’odeur de ce liquide rougeâtre. Après m’être trituré la peau jusqu’au sang, j’essayais vainement de me lever pour aller me défaire de cette insupportable condition physique. Néanmoins, en dépit de mon insistance, mon corps fébrile ne répondait toujours pas. À nouveau pris au piège dans ma propre enveloppe charnelle, je fus contraint de demander de l’aide à mon amant. Ce dernier, toujours aussi attentionné et adorable, s’empressait de voler à mon secours et de me relever. Fébrile comme jamais, je m’appuyais contre lui et passais difficilement mon bras derrière son cou, histoire d’avoir un appui pour tenir debout. Une fois parvenus à l’intérieur de la salle de bains, qui n’était plus qu’une abominable scène de crime macabre, je grimpais dans la douche et laissais l’eau bouillante se déverser contre mon corps ensanglanté. Trempé de la tête aux pieds, je savourais l’effet bienfaiteur que ce jet d’eau brûlant me procurait. Ah… enfin ! Enfin ce foutu sang me quittait et s’échappait dans le siphon ! D’ailleurs, si la situation n’avait pas été aussi désespérée et délicate, j’aurais peut-être pu me déliter de ce fait, mais je ne trouvais pas le cœur à me réjouir de quoi que ce soit, dans l’immédiat. Quoi qu’il en fût, alors que je me douchais péniblement, mon amant ne tardait pas à venir se blottir affectueusement derrière moi, en collant son corps au mien en une danse remplie de tendresse. En dépit de mon état déplorable, je me sentais bien, là, au creux de ses bras réconfortants. Néanmoins, les larmes revinrent en force lorsque Drake se décidait à me nettoyer de la tête aux pieds. C’étaient pourtant des gestes tendres, altruistes et doux, mais j’avais cette horrible impression d’être traité comme un patient handicapé de maison de retraite. J’appréciais le fait que Drake était adorable et aux petits soins pour moi, mais... c’était ma position d’assisté, de boulet et d’incapable qui me brisait de l’intérieur. En dépit de ce fait, je me laissais bichonner et savonner par mon amant, même si je sentais les dernières bribes de ma fierté dégouliner avec l’eau qui effleurait mes courbes masculines. Pleurant sans émettre le moindre son, je ravalais ma tristesse lorsque Drake m’avouait qu’il avait peur de me perdre. « Tu... te ne me perdras jamais ! Et… quoi qu’il puisse se passer, je serai toujours une flamme dans ton cœur… pour toujours, toujours, toujours…. » Avouais-je, du plus profond de mon cœur, après m’être retourné en sa direction. Désormais face à l’homme dont j’étais amoureux, je voyais toute la tristesse qui habitait son regard rempli d’affection. C’était là un insupportable et horrible spectacle, qui réduisait tout mon être à l’état de poussière. D’un geste instinctif, je passais alors mes bras autour de lui et l’étreignais tendrement, tout en espérant que cette proximité pourrait l’aider à amoindrir son incommensurable chagrin... « Je t’en supplie… arrête… arrête d’être aussi triste… Je… je n’arrive pas à supporter ça... » Chuchotais-je amoureusement, en plongeant mon regard au plus profond de ses magnifiques prunelles azur. Cependant, lorsque Drake m’avouait que j’étais la plus belle chose qui lui était arrivé depuis longtemps, je détournais instinctivement mon œillade, gêné. « Toi aussi... Et… je… n’avais jamais ressenti ça pour quiconque, auparavant…. » Avouais-je, le rouge aux joues, en baissant le regard en direction de nos pieds trempés. Restant néanmoins aussi coquin que d’ordinaire, je ne pouvais pas m’empêcher de taquiner ses orteils à l’aide de miens. Touché par ses prochaines paroles, je sentais mon cœur bouillir d’amour dans ma poitrine. Quand allait-il exploser ? Ce n’était plus qu’une question de temps. « Pour te dire... tu… tu mets de la chaleur dans mon cœur à chaque fois que je te vois…. Et… dès tu souris, je crois mourir de bonheur. Mais... il y a aussi tous ces frissons qui grimpent en moi lorsque tu me touches... et tous ces battements de cœur qui s’élèvent dès que tu me dis ne serait-ce que bonjour... Je... oui, je n’avais jamais, jamais, jamais ressenti toutes ces sensations déstabilisantes auparavant... » Enchérissais-je, en ne réussissant pas à canaliser tout l’amour débordant que je ressentais au plus profond de mon être. Les yeux toujours baissés en direction du sol, je continuais de jouer nerveusement avec nos orteils... et c’était là ma seule échappatoire pour ne pas me laisser totalement dépasser par ce trop plein de sentiments. Bon sang, au lieu de tourner autour du pot, était-ce si dur que ça de dire ‘je t’aime’ ?! Apparemment oui, puisqu’aucun de nous deux ne parvenait à prononcer ces sept foutues petites lettres qui auraient pourtant pu tout changer. Quoi qu’il en fût, touché par les aveux de mon Doudou, je me décidais enfin à m’épancher à mon tour. « Cancer... » Soufflais-je, d’une petite voix brisée, en sentant chaque syllabe me brûler la gorge. C’était comme si de la lave en fusion s’était formée dans mon corps, détruisant et ravageant tout sur son passage, jusqu’à m’anéantir complètement. C’était tout simplement affreux et indescriptible, au point que je ne tardais pas à fondre à nouveau en larmes. Serrant mon adorable petit Doudou aussi fort que je le pouvais entre mes bras tremblants, j’espérais maintenant qu’il serait à-même d’encaisser cette affreuse révélation...

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MessageSujet: Re: Once Upon A Dream ☆ Pancake. ღ Jeu 2 Mar - 15:58

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once upon a dream

Apple & Drake


Voir Apple sujet à ce dégoût de soi-même brisa Drake, qui ne supportait pas de le voir souffrir ainsi. La détresse dans ses yeux d'ordinaire si joyeux et plein de vie, ses longs sanglots qui remplaçaient son si joli rire, son corps entièrement recroquevillé sur lui-même, à l'image d'un escargot mort dans sa coquille le rongeait d'inquiétude, comme l'aurait fait un puissant acide. Il ne restait là plus rien de l'être plein de lumière que Drake connaissait, celui qui à lui seul lui faisait s'emporter son cœur, s'enflammer chaque parcelle de son corps et rire à la fois. Il n'y avait plus rien de tel, simplement un ange tombé du ciel, qui se remettait tant bien que mal de sa chute mortelle. Il aurait aimé pouvoir tendre la main à cet ange déchu, l'aider à se relever, l'aider à se sortir de la boue dans laquelle il s'était empêtré. Malheureusement seul Apple pouvait faire le premier pas, obstiné comme il était par son idée saugrenue qu'il n'était plus qu'une épave humaine, destinée à se décomposer davantage. «  Et comment pourrai-je être heureux en sachant que toi, tu te détruis de l'intérieur et que tu te tortures l'esprit à un point que je n'ose imaginer ? Sois réaliste, Apple, ça m'est impossible. Je ne veux – je ne peux pas être heureux si toi tu ne l'es pas. » Il secoua négligemment la tête. Comment se montrer fort et persuasif alors que le petit ange à côté de lui ne cessait de désespérer et d'enlever une à une chacune des pièces qui formait son bouclier ? S'il était convaincu que tout était perdu d'avance, à quoi bon espérer ? La question était là, implacable de vérité.

Dans un élan de colère mêlée de tristesse, il explosa littéralement, enchaînant chacune des choses qui lui traversaient l'esprit, sans vraiment s'apercevoir qu'il détruisait petit à petit le peu de sourire qu'Apple avait réussi à se forger. Il avait tout simplement trop de choses sur le cœur qui méritaient d'être mises à nu, et tant pis si ça faisait mal. Le pauvre petit ange semblait totalement dévasté, et ses larmes redoublèrent de violence, ruisselant sans jamais s'arrêter sur ses joues. Même s'il était rongé par la culpabilité d'avoir fait pleurer sa petite pomme d'amour, Drake ne pouvait pas s'arrêter en si bon chemin, pas après tout ce qu'il avait déjà dit. « Alors pourquoi es-tu aussi défaitiste ? Je ne veux pas que tu baisses les bras, Apple. Pas maintenant. » Il refoula de nouvelles larmes, à chaque fois avec plus de difficulté. « Si je compte pour toi, autant que toi, tu comptes pour moi, tu devrais comprendre que… c'est dur de continuer de croire en quelque chose… que tu déclares condamné d'avance… » Sa voix était entrecoupée par de petits spasmes dus aux sanglots qu'il s’évertuait à garder enfouis au plus profond de lui. Il ne pouvait pas se permettre de pleurer à son tour, même si c'était de plus en plus difficile. Les paroles qui suivirent le firent s'insurger à nouveau, et il dut se faire violence pour attendre qu'Apple ait terminé avant de renchérir, la voix complètement brisée : « Non je ne comprends pas ! Je ne veux pas comprendre ! Je refuse d'accepter ça. Il y a forcément un moyen… Peu importe ce qu'est cette foutue maladie, il y a forcément un moyen. Il y a toujours un moyen... » Les yeux soudainement embués de larmes, il enfouit son visage entre ses genoux, repliés vers lui. Si Apple lui avait dit la vérité plus tôt, ils n'en seraient probablement pas là, tous deux assis contre cette porte d'entrée, en proie à la douleur dévastatrice nommée désespoir. « Promets-moi, Apple… Promets-moi que, si tu ne te bats pas pour toi… Fais-le pour moi, pour 'nous'… Il faut que tu te battes, et… et je ferai n'importe quoi pour t'aider, d'accord… J'ai juste besoin de te l'entendre promettre... » Il releva doucement la tête, les yeux humides et le cœur battant. Je t'aime… je t'aime tellement… Il garda malgré tout ces sentiments sous silence, alors qu'Apple explosait de rage dans un cri déchirant. Il n'y avait aucun mot assez fort pour exprimer ce que Drake ressentit à ce moment précis. Était-ce de la colère, de la tristesse, de la mélancolie, du désespoir ? Rien ne semblait correspondre. Peut-être parce que c'était tout ceci à la fois, un tout qui broyait son cœur aussi sûrement que l'aurait fait un rouleau compresseur. Un tout déchirant et oppressant, qui, sans aucune pitié, réduisait à néant ce qu'il restait de son âme déjà piétinée maintes fois par les remords. Les souvenirs joyeux de sa vie avec Apple vinrent se confondre avec ceux qu'il avait partagé avec son petit frère. Étaient-ils donc tous condamnés à mourir devant lui, sans qu'il ne puisse y faire quoi-que-ce-soit ? La vie était-elle odieuse à ce point ? Il savait qu'elle se plaisait à semer ici et là quelques malheurs, pour mieux apprécier les moments qui viendraient ensuite. Mais la mort d'un être cher était pire que n'importe quel autre supplice. Il ne voulait pas avoir à endurer cela une deuxième fois. Tandis qu'Apple se confondait en excuses bafouillées devant le regard si perdu qu'il devait arborer, Drake reprit petit à petit ses esprits, cherchant quoi dire, quoi penser. Et même si son petit ange semblait déterminé à lui prouver toute la force qu'il allait mettre contre cette maladie, il ne s'en montra pas satisfait pour autant, et continua obstinément à répéter ces sept mots, comme une formule magique. « Je ne veux pas que tu meures. » Il lui offrit une nouvelle dénégation de la tête, puis poursuivit d'une voix tremblante. « Et encore moins si tu dois mourir pour moi... » Il savait pourtant bien que c'était une métaphore, une sublime métaphore pour exprimer l'inévitable fin de toute cette histoire. Une histoire bien trop courte, qui aurait méritée d'être vécue plus longtemps. Selon Apple, il aurait même mieux valu qu'elle ne naisse jamais, pour qu'ils ne connaissent pas la douloureuse tristesse qui en découlerait. Drake se refusait à écouter cela. Les mots qui sortaient de la bouche du petit ange n'étaient pas les siens, il en était sûr. « Arrête. Je ne veux pas avoir cette conversation avec toi. », l'interrompit-il d'une voix ferme et résolue. Il n'osait imaginer quelle aurait été sa vie sans Apple dedans. Une triste chose, sans aucun doute. Il laissa un petit silence, se passant les mains dans les cheveux. Il aurait aimé ne jamais avoir à entendre ces mots-là… « Bon sang, mais tu ne comprends pas ?! Si je ne t'avais jamais connu, quelle aurait été ma vie ? Il y aurait forcément eu d'autres malheurs, d'autres raisons de me faire pleurer. Tu n'as pas à te sentir responsable de ça. Ce n'est pas ta faute ! D'ailleurs si je suis triste maintenant, c'est pour moins l'être plus tard… », lâcha-t-il dans un dernier élan de désespoir, la voix réduite à un pauvre cahotement de cailloux les uns contre les autres. « Tu sais, reprit-il d'une voix douce, je ne crois pas au destin, ou au fait que tout soit écrit d'avance. Je n'aime pas y croire, parce que ça voudrait dire qu'on ne contrôle pas ce qui nous arrive, que ce soit de bonnes ou de mauvaises choses. Mais… notre rencontre, notre… soirée au cinéma, tout ça… Je crois que c'était fait pour arriver. Qu'il n'y avait pas d'autres options. Tu vois ce que je veux dire ? Quelque part c'était inévitable. » Il tourna légèrement la tête vers Apple, cherchant une quelconque réaction de sa part.

Au bout d'un temps, son petit ange émit l'envie de se débarrasser du sang qui le maculait. Encore un peu perdu, Drake se releva et l'aida à en faire de même, pour ensuite le conduire jusqu'à la salle de bain. Un grand ménage s'y imposait, d'ailleurs, même il n'avait pas la tête à ça pour le moment. Aidant Apple à entrer dans la cabine de douche, il l'y rejoignit ensuite, laissant le jet d'eau brûlante ruisseler sur leurs courbes. Il se serra amoureusement dans son dos, l'enlaçant tendrement, tout en parcourant de ses mains son corps. Avec un peu de savon, il le nettoya délicatement, ne se doutant pas un seul instant de comment son amant ressentait cette aide. C'était là pour lui un simple geste d'amour et de tendresse, et il était bien loin de qualifier Apple de 'boulet'. Il le lui fit savoir peu après, lorsque le sang eut enfin disparu dans le siphon. Son interlocuteur se tourna alors vers lui, le visage empli de chagrin. Et malgré l'eau qui parcourait encore son corps tout entier, on pouvait encore voir là où ses larmes avaient coulé, en deux sillons asymétriques sur ses joues. Il le serra tout contre lui, enfouissant ses mains dans ses cheveux mouillés. « Non… Je veux t'avoir auprès de moi, en chair et en os, Apple… Cette flamme ne suffira jamais à représenter tout ce que tu es pour moi… Comme si ça pouvait suffire… », avoua-t-il, sentant sa lèvre inférieure trembler. Il la mordilla quelques secondes, pendant que son amant poursuivait, d'une toute petite voix. Celui-ci le supplia presque d'arrêter d'être aussi triste. Comment y parvenir ? Comment y parvenir alors que la personne qu'il aimait sans doute le plus au monde venait de lui avouer qu'il allait mourir ? Il se voyait très mal éclater de rire en lui donnant une tape dans le dos… Alors il essuya ses yeux rougis, bien inutilement puisque ses mains elles-mêmes étaient humides, suite à la douche qu'il venait de prendre. « Excuse-moi… J'aimerai… J'aimerai réussir à être… Je suis désolé... », bafouilla-t-il un peu pathétiquement, mettant à nouveau son visage entre ses mains pendant quelques secondes. Lorsqu'il le ressortit, ce fut pour lui confier qu'il était sans aucun doute la plus belle chose qui lui soit arrivé en ce monde. Le rouge aux joues, Apple sembla aussitôt gêné, et camoufla son embarras en allant taquiner les orteils de Drake à l'aide des siens. Ce dernier ne trouva pas la force de lui résister, bien qu'il n'ait pas vraiment le cœur à jouer avec ses pieds. Face à ce torrent soudain de confidences pleines d'émotions, il se sentit bien lâche de n'être tout simplement pas capable de lui répondre je t'aime. Parce que c'était bien réel, il en était sûr désormais. Cependant incapable de prononcer ces mots, il alla quérir les lèvres d'Apple des siennes, en un long baiser fiévreux, lourd de sens. Il y mit tellement d'amour et de désespoir à la fois qu'il eut du mal à y mettre fin. C'est le cœur battant qu'il se sépara de son petit ange, laissant ses mains s'attarder dans ses cheveux. Il aurait aimé que ce genre de moment dure l'éternité, pour n'avoir plus qu'à se préoccuper de reprendre de l'air lorsqu'il viendrait à en manquer. Le mot que prononça son amant ensuite le fit très vite déchanter. Un mot, un simple mot. Mortel. Sa respiration se bloqua, son pouls s'accéléra. Il prit appui contre la paroi humide de la douche, les jambes flageolantes, comme si le sol se dérobait sous lui. Il reprit difficilement sa respiration, et jura dans un souffle, d'une voix quasiment inaudible. Le mot imprononçable était finalement prononcé. La seule et unique chose qu'il avait espéré ne pas entendre durant cette discussion. « Non, non, non... », murmura-t-il, laissant cette fois-ci libre cours aux larmes qui s'empressèrent de ruisseler sur ses joues. « Dis-moi que ce n'est pas vrai... » Le monde s'écroulait autour de lui, ne laissant place qu'à de sombres vestiges sans avenir. Il lui semblait tout à coup que le soleil ne se lèverait plus jamais, que les nuages se hâtaient de recouvrir le peu d'azur que le ciel avait encore à offrir. Apple avait beau se serrer tout contre lui et le gratifier de son corps brûlant, Drake ne ressentait rien d'autre qu'un vide profond, un trou noir qui emportait chacune des parcelles de son âme dans un tourbillon infernal. Il voyait presque trouble, tant ses yeux étaient embués de larmes. Au regard qu'Apple lui lançait, il savait très bien que c'était vrai, que c'était l'horrible vérité qu'il venait d'entendre. « Oh non… »







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MessageSujet: Re: Once Upon A Dream ☆ Pancake. ღ Ven 3 Mar - 20:17

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Drake & Apple.
I know you, I walked with you once upon a dream. I know you, that look in your eyes is so familiar a gleam. And I know it's true that visions are seldom all they seem. But if I know you, I know what you'll do. You'll love me at once, the way you did once upon a dream. I know you, I walked with you once upon a dream. I know you, that look in your eyes is so familiar a gleam. And I know it's true that visions are seldom all they seem. But if I know you, I know what you'll do. You'll love me at once, the way you did once upon a dream. I know you, I walked with you once upon a dream... [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]


Pris dans les tumultueux sables mouvants de mon incommensurable tristesse, je mis plusieurs instants à m’extirper de ce bourbier et à rassembler mes sombres pensées désordonnées. Désormais attentif, j’écoutais silencieusement mon amant me faire part du fait qu’il n’était heureux que grâce à mon propre bonheur. Méditant sérieusement au sujet de la réciprocité de cet aveu, je me retrouvais perdu dans les méandres de ma pensée. En était-il de même pour moi ? Le bonheur de Drake contribuait-il au mien ? Plus j’y réfléchissais et plus cette évidente réponse devenait limpide. Bientôt, je concluais à mon tour que mon euphorie ne trouvait sa vitalité que dans celle de mon amour. « Mais... mais tu ne comprends donc rien ?! Doudou... même si je me torture et que je suis bel et bien malade, je suis heureux, au fond, puisque je suis avec toi ! C’est... c’est la stricte vérité, même si mes larmes peuvent faire penser le contraire ! En fait, mon bonheur est juste là, avec toi, et rien au monde ne pourra changer ça ! Pas même la maladie n’y parviendrait... » Avouais-je, du plus profond de mon cœur, en affichant de grands yeux de biche émus. Chassant la négativité qui m’avait envahi jusqu’ici, j’essayais maintenant de positiver et de voir l’avenir sous un meilleur jour. « Je... je suis donc heureux, tout simplement parce que je suis avec toi. Et... comme tu viens de me confier que ton bonheur était grandement dû au mien, tu peux l’être à ton tour... » Soufflais-je tendrement contre la joue de mon Doudou, d’une bouffée semblable à une légère et chaude brise d’été. Malheureusement, cet instant de pure complicité et d’affection fut bientôt ravagé et totalement enseveli par la colère animale de mon amant. Effectivement, visiblement épuisé par mes innombrables et évidents mensonges, qui n’étaient pourtant destinés qu’à le protéger, Drake se montrait à court de patience et sortait bientôt de ses gonds. Une farandole de reproches s’abattait alors sur moi, me faisant renouer avec cette incommensurable tristesse. Néanmoins, même si beaucoup de ses paroles étaient dures et difficiles à encaisser, elles me permettaient de me remettre judicieusement en question et de revoir mon attitude trop pessimiste. « Bien sûr que tu comptes pour moi, Doudou ! Et... comme je crois très fort en nous, je vais essayer d’être plus optimiste et de croire aussi en la vie… c’est promis ! » Déclarais-je, les yeux embués de larmes, d’une petite voix douce et attendrissante. Finalement, je comprenais que Drake avait eu raison de me secouer, puisqu’il était parvenu à me redonner partiellement confiance en l’avenir. Cédant maintenant à la tristesse, mon amant me faisait part de sa terrible angoisse à l’idée de me perdre. Touché par son comportement, qui prouvait clairement qu’il tenait beaucoup plus à moi que je le croyais, je ravalais mes larmes et affichais même une petite esquisse de sourire. Mon devoir était maintenant de le consoler, de le rassurer et d’apaiser les tourments de son pauvre petit cœur en perdition. « Je te le promets, mon petit ange, je me battrai aussi fort que je t’… tiens à toi ! » Eh merde, ces sept foutues petites lettres avaient encore failli m’échapper ! Néanmoins, ces paroles étaient sincères et provenaient du plus profond de mes entrailles. C’était certain : pour ‘nous’, je me battrai jusqu’au bout…

Une fois ce serment prononcé, je passais délicatement mes doigts dans les cheveux ondulés de mon amant. Ce dernier, qui était maintenant recroquevillé sur lui-même à l’instar d’un enfant puni, semblait être dévasté et dépassé par son incommensurable chagrin, ce qui me brisait le cœur. Sûrement dérangé par mes tendres gestes d’affection, Drake ne tardait pas à relever la tête et à plonger ses yeux larmoyants au plus profond des miens. Perdu dans l’océan de tristesse qu’était son regard, je manquais d’exploser à nouveau en sanglots. Le voir si triste et désespéré était un insupportable spectacle, qui pulvérisait davantage mon pauvre petit cœur blessé. C’était plus que je pouvais encore en supporter, et je ne pouvais me résoudre à rester les bras ballants. Refoulant de nouvelles larmes, je me contentais de le prendre dans mes bras et de le serrer aussi fort que je le pouvais, pour le consoler. « Je… je ne vais pas mourir, d’accord ?! Tu… tu m’as convaincu et… on… on va se battre ! Ok ? » Assurais-je, d’une voix tremblante, en collant affectueusement mon front contre le sien et en caressant amoureusement sa barbe. Au bord des larmes, je me blottissais davantage contre mon Doudou pour effacer ma peine. Il avait cet étrange effet apaisant qui, même dans les situations les plus extrêmes, parvenait à me canaliser et à me réconforter. Néanmoins, malgré cette capacité surréaliste et en dépit de son étreinte réconfortante, je ne pouvais m’empêcher d’avouer à Drake que je pensais qu’il aurait été plus heureux s’il ne m’avait jamais rencontré. Visiblement aux antipodes à ce sujet, mon amant se braquait et s’empressait de me contredire, en se montrant intransigeant et catégorique. Il ne voulait apparemment pas de cette vie hypothétique dans laquelle ‘nous’ n’existerait pas, et me faisait comprendre que, d’une manière ou d’une autre, son destin était d’être triste, même si je n’avais pas fait partie de l’équation de sa vie. « Oui, si je n’avais pas été là, tu aurais peut-être été malheureux autrement, mais… mais pas à cause de moi ! Tu ne comprends donc pas qu’il m’est insupportable de te faire autant souffrir ?! » Confiais-je, de mes yeux larmoyants, en sentant mon cœur se compresser dans ma cage thoracique. Après m’être mordu la lèvre inférieure dans le but de ne pas pleurer, j’écoutais mon amour me faire part de son intéressante vision du destin et de l’évidence de notre rencontre. Réfléchissant à ce sujet, j’en concluais bientôt que les raisons de notre première entrevue m’importaient peu. Après tout, à mes yeux, l’essentiel était que nous nous soyons rencontrés, qu’importe le pourquoi du comment. « Que ça soit dû au hasard, au destin, à la fatalité, à une force supérieure ou à quoi que ce soit d’autre… on en est là, maintenant… Collés ensemble, et sûrement pour… toujours…Et… quoi qu’il en soit, je remercie la vie d’avoir eu la bonté de mettre un être aussi merveilleux que toi sur mon chemin… » Chuchotais-je d’une voix suave, à quelques centimètres de ses lèvres. Tout en me blottissant davantage contre son corps nu, je me faisais la réflexion que je n’aurais jamais échangé cette place privilégiée dans la vie de mon Doudou, même pour tout l’or du monde. Après tout, comment aurais-je pu me résoudre à laisser filer celui qui faisait battre mon cœur ? C’était tout bonnement impossible, je l’aimais trop…

Ne pouvant plus supporter le fait d’être couvert de mon propre sang, je me laissais soutenir par Drake et porter jusque dans la douche de la salle de bains. Désormais tous les deux sous l’eau brûlante qui émanait du pommeau, nous nous collions l’un à l’autre. Après m’être débarrassé des dernières traces de sang qui souillaient mon corps, j’avouais à mon amant que, même si je venais à disparaître, je serais toujours avec lui, depuis l’au-delà et dans son cœur. Cette réponse ne le satisfaisait apparemment pas, puisqu’il ne tardait pas à s’opposer à cette triste et impensable idée. « Mais… je suis là, avec toi, en chair et en os ! Ne pensons plus à l’avenir et profitons de l’un, de l’autre et du présent, d’accord ? Je pense que ça ne sert à rien de ressasser le sujet mille fois… alors arrêtons de nous prendre la tête et contentons-nous de vivre… Ok, Doudou ? » Proposais-je, sincère, en souriant tendrement à celui qui faisait s’affoler les battements de mon cœur amoureux. Ne disant plus rien pendant l’espace d’un instant, je savourais la délicieuse étreinte que mon amant m’octroyait. Bientôt, je fermais même les yeux pour profiter au mieux des tendres et agréables caresses qu’il déposait dans mes cheveux. Bercé par sa tendresse, j’aurais pu m’endormir tout contre lui s’il n’avait pas été aussi dévasté et triste. Brisé au plus haut point, mon adorable Drake s’excusait maintenant de ne pas réussir à contenir ses tristes sentiments. Ses magnifiques yeux rougis, son corps tremblant, son regard ravagé par les larmes… tout ça m’annihilait bien trop pour que je reste dans la passivité. « Oh… Doudou, ne t’excuse pas ! Tu sais, si tu es triste, tu as le droit de l’exprimer ! Ce que je ne veux surtout pas, c’est que tu fasses semblant d’être heureux si tu ne l’es pas ! En fait, je… je voudrais juste réussir à te rendre vraiment heureux de moi-même… tout… tout en chassant cette tristesse que je vois dans tes yeux et qui me brise le cœur… » Confiais-je, d’une voix à la fois tendre et triste, en sentant une grosse boule se former dans ma gorge et dans mon estomac. Cette dernière, extrêmement douloureuse et traîtresse, mourrait dès que mon amour me confiait que j’étais la plus belle chose qui lui soit jamais arrivé. Charmé, je reformulais les mêmes faits avec autant de sincérité et de tendresse. Eh oui... Drake était très certainement l’homme de ma vie... Quoi qu’il en fût, ce dernier balayait mes dernières pensées à l’aide de son intense baiser impromptu. M’abandonnant totalement dans ses bras, j’en oubliais jusqu’à ma propre existence. Prolongeant ce baiser dévorant et passionné, j’avais du mal à desceller mes lèvres des siennes – c’était comme si elles étaient collées à la glue. Je prenais même tant de plaisir à chérir sa langue que mon cœur ratait un nouveau battement lorsque mon amant stoppait notre échange. Si j’avais pu, j’aurais certainement prolongé ce merveilleux baiser jusqu’à ce que mort s’en suive. Était-il donc possible de désirer autant un être humain que cela ? Certainement pas, et je commençais même à me demander si la salive de Drake ne contenait pas un puissant additif ou un quelconque aphrodisiaque. Cela aurait pu expliquer un bon nombre de choses, même si la raison la plus évidente de mon immense dépendance à cet homme était l’amour incommensurable et infini que je lui vouais, bien entendu...

Néanmoins, une fois ce bel échange terminé, je me résolvais enfin à avouer la nature de ma maladie à mon amour. Après tout, comme il me l’avait dit lui-même, il avait le droit de savoir... Sa réaction ne se fit pas attendre et, dans un premier temps, je vis des rivières se répandre le long de ses joues. Impuissant, j’assistais à la suite de l’anéantissement de l’homme que j’aimais, en sentant mon cœur se tordre de douleur dans ma poitrine. C’était une tortue inimaginable, comme si des milliers de morceaux de verre étaient en train de triturer mon estomac. Voir Drake souffrir et s’effondrer comme un château de cartes me tuait, d’autant plus que je ne pouvais rien faire pour réussir à le consoler. Pleurant à chaudes larmes, j’étais tout bonnement dépassé par l’effet de ma révélation et par la réaction extrême de mon amant. Ce dernier, tenant à peine sur ses jambes musclées devenues totalement frêles, n’arrivait pas à accepter le fait que j’avais un cancer. Malheureusement, ce n’était que la stricte et pure vérité... « Je... je suis désolé... » Pleurais-je, brisé, en ne sachant pas quoi dire d’autre pour apaiser les tourments de mon doudou. « Ce... ce n’est qu’un stupide mot ! Occulte-le, s’il te plaît... » Implorais-je, en continuant de sentir mes larmes ruisseler en torrents contre mes joues. Quel triste merdier... « Ça ne changera pas ce qu’il y a entre toi et moi, pas vrai ? J’ai... j’ai tellement peur que tu me voies uniquement comme un malade ou que tu me traites différemment, maintenant... » Avouais-je, inquiet et déboussolé, en sentant mon cœur courir le marathon dans ma cage thoracique. Resserrant davantage mes bras autour de lui, j’enfouissais maintenant ma tête contre son torse et le serrais de toutes mes forces, jusqu’à l’étouffer. Au cours de ma vie, j’avais toujours cru qu’une étreinte sincère pouvait guérir tous les maux, même les plus difficiles. Mais... cela suffirait-il aujourd’hui ? J’avais bien peur que non...

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MessageSujet: Re: Once Upon A Dream ☆ Pancake. ღ Sam 4 Mar - 23:06

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once upon a dream

Apple & Drake


Son petit nez, ses grands yeux bleus noyés dans la tristesse, ses cheveux bruns si soyeux ; tout, absolument tout chez Apple donnait envie à Drake de le serrer contre lui, et de l'embrasser à n'en plus finir. Plus il pleurait et plus il sentait son cœur se dessécher dans sa poitrine, se ternir et se flétrir comme une fleur à l'arrivée de l'automne. Il essayait vainement de le raisonner, de lui prouver que la vie avait encore tant à leur offrir, il essayait de redonner un peu d'éclat dans ce regard inondé de chagrin. Les mots ne venaient jamais à bout des torrents de larmes qui ruisselaient sur ses joues, intarissables. Drake savait qu'il ne parviendrait jamais à être heureux comme le lui demandait son petit ange si celui-ci persistait à désespérer ainsi. Bien que ce dernier répliqua en prétendant être parfaitement heureux, il avait encore du mal à y croire. Haussant alors les épaules, le souffle court, il répondit d'une voix tremblante : « … J'y arrive pas. Non. » La perspective d'être heureux à ce moment précis lui semblait totalement incongrue, voir impossible. Mettant tout ceci de côté, il chercha à lui prouver qu'il comptait énormément pour lui, bien plus qu'il ne le montrait. Il n'était pas encore certain de tout ce qui les unissait, mais c'était fort, trop fort pour être contenu. L'idée de tout perdre maintenant était tout simplement insupportable. C'était désormais son petit ange qui s'évertuait à le rassurer, alors que quelques minutes plus tôt Drake s'acharnait à le faire. Les rôles s'échangeaient, et pas forcément pour le meilleur. Une fois qu'Apple eut solennellement fait sa promesse, son pouls se calma légèrement, et il retrouva une certaine quiétude. Il était certain que sa petite pomme tiendrait sa parole. Aussitôt rassuré, il laissa retomber sa tête sur l'épaule de son amant, en fermant les yeux.

Le chagrin le rattrapa bien vite et, reprit par les sanglots, il enfouit son visage contre ses genoux repliés, pour se dérober de la vue d'Apple. Et en dépit des délicates caresses que ce dernier déposait dans ses cheveux, il ne parvint pas à retrouver son calme. Les sanglots le secouèrent pendant quelques secondes avant qu'il ne se décide à relever la tête, tournant ses yeux larmoyants vers son amant. Ce dernier le prit aussitôt dans ses bras, comme pour le rassurer. Il se passait tout simplement trop de choses à la fois, et Drake se sentait incapable de faire le discernement entre deux émotions, aussi contraires fussent-elles. L'amour se mêlait à la colère, le désespoir à la tristesse dans une spirale sans fin. Fermant simplement les yeux pour mieux profiter du corps tout chaud d'Apple, il murmura, d'une voix qui se voulait sûre : « Oui… Tout ce que tu voudras... » C'était là une petite partie des choses qu'il aurait aimé déclamer à haute voix, ça lui était malheureusement impossible. Crier tous ses sentiments n'étaient pas une bonne idée, pas maintenant en tout cas. Lorsqu'il y pensait, il y avait tellement de choses qu'il aurait aimé lui dire, là, maintenant, tout de suite ! À commencer par lui avouer son amour, mais ça risquait de ne pas être facile. Pour lui comme pour Apple, d'ailleurs. Lui était toujours persuadé que c'était de sa faute s'il était aussi attristé. Oh, il ne pouvait pas savoir à quel point il était loin de la vérité… « Ne dis pas ça, Apple… Tu ne sais pas de quoi tu parles… Je… Je ne suis pas triste à cause de toi… Je suis triste pour toi, à cause de cette maladie… Ne te rends pas responsable, c'est encore pire… S'il te plaît... » Il le suppliait presque, à présent. Apparemment, les raisons de leur rencontre leur échappaient à tous les deux. Drake se sentit un peu moins seul sur le coup-là, et écouta rêveusement son amant lui expliquer son point de vue. Sa voix à elle seule parvenait à le faire planer, tant elle était douce et poignante. Il sentait son souffle tout près de son visage, ses lèvres qui bougeaient lentement, lui donnant l’irrésistible envie de l'embrasser. Il se contint pourtant, se contentant de le serrer plus fort contre lui. « Tu es adorable… Si tu savais comme... » comme je t'aime... « Comme je… je suis bien avec toi… J'aimerai ne jamais avoir à me séparer de toi... » Il joignit le geste à la parole en l'enlaçant de plus belle, se décollant du mur pour être face à lui. « J'ai besoin de toi dans ma vie, Apple... Ne pense plus jamais le contraire, d'accord ? »

Ils se retrouvèrent bientôt dans la cabine de douche, serrés l'un contre l'autre, sous le jet d'eau brûlante. Le sang s'effaçait bientôt pour totalement disparaître dans le siphon, dans des nuages de savon. Drake ne pouvait tout simplement pas supporter l'idée de perdre Apple, et le lui fit savoir une nouvelle fois. Il ressentait ce besoin obsessionnel de le répéter, encore et encore, comme si ça allait changer la réalité. « Tu… Tu as raison. On va… On va essayer de penser à autre chose... » Même si ça n'allait pas être facile du tout. Il tenta un petit sourire qui échoua lamentablement, se transformant rapidement en une petite moue triste. Il aurait aimé pouvoir se comporter différemment et surtout être aussi fort qu'Apple en avait besoin à ce moment. Il s'en sentait malgré tout incapable, et les paroles que son petit ange prononça ensuite ne l'aidèrent pas du tout. Voilà qu'il le disait lui-même, qu'il n'avait pas besoin de cet air chagriné et coupable. Drake se sentit obligé de s'excuser pour ce manque de courage, se faisant aussitôt contredire. Il était décidément un ange avec lui… « Mais tu me rends heureux… vraiment… Seulement là… j'ai juste besoin de… de tout laisser s'évacuer… Tu verras, demain ça ira déjà beaucoup mieux ! » Sa voix trahissait son manque de confiance, et surtout l'incertitude de cette affirmation. Il avait plutôt l'air de quelqu'un qui cherche à se convaincre lui-même. Quoi qu'il en fût réellement, il ne put résister plus longtemps à la véritable attraction qu'Apple opérait sur lui, et l'embrassa sans prévenir. Ses lèvres lui avaient tellement manquées… Son amant lui rendit son baiser avec autant de fougue et de passion qu'habituellement, si bien que pendant quelques secondes, il crut que rien n'avait changé. Ils restèrent là pendant de longs instants, sans se soucier du reste du monde. Ils n'étaient plus que tous les deux. Se séparer de son petit ange fut encore plus difficile que d'ordinaire, tant il avait eut besoin de ce contact. Laissant encore pendant plusieurs secondes ses doigts parcourir ses cheveux, il ne les retira que lorsqu'Apple décida de se confier au sujet de sa maladie.

Ce fut difficile à encaisser. D'ailleurs il ne l'encaissa pas réellement, en vérité. Prenant appui sur le mur, avec l'abominable impression que tout s'effondrait autour de lui, Drake laissa libre cours à ses larmes, qui ne se firent pas prier. Le chagrin qu'il retenait depuis le début fut décuplé par ce nouvel aveu. Jamais il ne parviendrait à digérer cette nouvelle. Cherchant encore à se réveiller de ce cauchemar, il demanda à Apple de lui confirmer que c'était bel et bien la réalité. Le pauvre avait l'air totalement perdu lui aussi, et fondait à nouveau en larmes. Cette fois-ci, Drake n'était pas en mesure de lui venir en aide, trop occupé à sombrer lui-même dans le chagrin. « Un stupide mot, oui… Mais tu sais mieux que moi ce qu'il signifie ! » La seule peur visible d'Apple était que leur relation pâtisse de cette révélation. Comment lui promettre le contraire ? Évidemment que les choses allaient changer, c'était inévitable ! La seule chose qu'il pouvait encore affirmer était que ce cancer ne changerait pas l'image qu'il avait de lui. Ah ça non, jamais. « Je te jure que… peu importe ce qu'il se passera ensuite… tu seras toujours le même pour moi. Et… et tu… tu compteras toujours autant à mes yeux... », murmura-t-il, la voix entrecoupée par les sanglots. Il se mordit violemment la lèvre inférieure, jusqu'à s'en faire mal pour s'empêcher de pleurer davantage, et mit un pied hors de la cabine de douche. Il avait besoin de s'asseoir. De s'asseoir et de respirer un grand coup. Attrapant fébrilement une serviette au passage, il quitta la salle de bain pour aller jusque dans la chambre où il se laissa tomber sur lit, après avoir noué la serviette autour de sa taille. Là il prit posément une grande inspiration, tout en se frottant l'arrête du nez. « Pourquoi ? », demanda-t-il d'une petite voix, voyant du coin de l’œil la silhouette d'Apple dans l'encadrement de la porte. « Pourquoi il a fallu que ça tombe sur toi ? » Pris violemment par la rage, il frappa du poing le matelas et se releva d'un bond. Quelle injustice ! N'avait-il pas eu son lot de malheurs, déjà ? Apple méritait-il réellement d'être atteint de cette maladie ? Pourquoi le mal retombait-il toujours sur les gens biens ?







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Once Upon A Dream ☆ Pancake. ღ

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