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 Once Upon A Dream ☆ Pancake. ღ

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MessageSujet: Re: Once Upon A Dream ☆ Pancake. ღ Dim 5 Mar - 13:38

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Drake & Apple.
I know you, I walked with you once upon a dream. I know you, that look in your eyes is so familiar a gleam. And I know it's true that visions are seldom all they seem. But if I know you, I know what you'll do. You'll love me at once, the way you did once upon a dream. I know you, I walked with you once upon a dream. I know you, that look in your eyes is so familiar a gleam. And I know it's true that visions are seldom all they seem. But if I know you, I know what you'll do. You'll love me at once, the way you did once upon a dream. I know you, I walked with you once upon a dream... [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]


L'abominable et triste vérité n’était évidemment pas simple à encaisser. Destructrice, cette dernière ravageait l’être tout entier de mon amour, sans que je ne puisse rien faire pour l’arrêter. Impuissant et lâche, j’assistais donc à l’annihilation de mon amant, qui se décomposait davantage à chaque seconde qui s’égrainait. Honnêtement, j’aurais même juré qu’il était en train de mourir de l’intérieur tant son chagrin paraissait incommensurable. C’était là un insupportable spectacle, qui déchiquetait sauvagement chacun de mes organes. Et, lorsque les premières larmes ruisselèrent contre le magnifique visage de mon ange protecteur, je sentais mon cœur fissuré céder et complètement exploser dans ma cage thoracique, en un funeste feu d’artifice de désespoir et d’affliction. Ainsi brisé de l’intérieur et ravagé par un trop plein de tristesse, j’essayais de ne pas craquer davantage et prenais sur moi pour ravaler mes larmes. C’était difficile, mais c’était là un mal nécessaire puisque ma priorité était de faire retrouver le sourie à mon adorable soleil, qui, à cause de l’aveu de cette maudite maladie, avait perdu tout de son éclat et de sa chaleur originelle. Avide de retrouver ses rayons lumineux, je mettais une nouvelle fois tout en œuvre pour apaiser l’âme en perdition de mon soleil. « Ce mot et cette maladie ne signifient rien ! Ok ?! Ils ne me feront jamais changer et ne m’empêcheront pas de vivre ma vie comme je l’entends ! Je suis maître de mon destin, et ce n’est pas une putain de tâche sur mon poumon qui m’empêchera d’être celui que je veux devenir ! Malgré la maladie, je suis... et resterai... toujours... fidèle à moi-même ! Tu vois, Doudou, cette pourriture ne signifie rien... » Avouais-je, sincère, de ma voix cristalline et tremblante, tout en pénétrant au plus profond du regard ravagé de Drake. Après avoir amoindri la gravité de la situation, je me jetais dans les bras de mon amant et blottissais amoureusement ma tête contre le haut de son humide torse musclé. L’étreignant avec autant de force que je le pouvais – exactement comme si ma vie en dépendait –, je me mordais bientôt la lèvre inférieure pour ne pas craquer à mon tour. En effet, malgré ma sensibilité et mon envie de fondre à nouveau en larmes, je me devais d’être fort et d’être le héros dont Drake avait besoin pour se sentir rassuré. Cependant, malgré tous mes efforts pour protéger son petit cœur des effets nuisibles de cette affreuse tristesse, c’était finalement mon soleil qui parvenait à chasser les épais nuages qui régissaient en maîtres sur mon petit cœur meurtri. « Merci... et... j’avoue que c’est totalement réciproque ! Quoi qu’il se passe entre nous, tu compteras toujours autant pour moi... » Chuchotais-je au creux de son oreille, avec toute l’affection du monde. L’étreignant davantage – si c’était encore possible de le serrer plus fort –, j’enfouissais ma tête dans ses doux et humides cheveux bruns. Ils avaient une odeur particulière et virile, que je prenais plaisir à humer à pleins poumons. Me focalisant sur ce parfum enivrant afin d’essayer de ne pas pleurer, je fermais les yeux, profitais du moment, et fus surpris lorsque le néant remplaçait l’étreinte poignante de mon amant...

Seul, je rouvris bientôt les yeux et remarquais que mon amant s’était détaché de moi. Pire encore, il s’était volatilisé et m’avait même abandonné dans la douche. Pris d’une peur panique, je fus possédé par un regain d’énergie et d’angoisse. Forçant mon corps à réagir, j’obligeais mes jambes à obéir à mes ordres. Difficilement, je m’extirpais à mon tour de la cabine de douche, après avoir failli tomber à plusieurs reprises en glissant sur le sol. Le cœur battant à cent à l’heure, je m’emparais d’une serviette et la nouais autour de ma taille, sans prendre la peine de m’essuyer au préalable. Essoufflé, je me mis à marcher péniblement à travers la pièce, à la recherche de Drake. Il ne me fallut pas beaucoup de temps – mais énormément d’énergie - pour retrouver ce dernier, qui était étendu de tout son long sur son lit. Dépité et dépassé par sa peine, Doudou était au trente-sixième dessous et frappais même son matelas avec hargne. Comme si l’on venait de me planter une arme blanche en plein cœur, je me sentais mourir à petit feu lorsque je voyais Drake être aussi malheureux et avide de réponses. « Tu veux vraiment savoir pourquoi c’est tombé sur moi ? » Demandais-je, d’une voix à peine audible, en titubant difficilement jusqu’au lit de mon amant. Bien sûr, c’était là une question parfaitement rhétorique. Quoi qu’il en fût, une fois que ma pitoyable carcasse trempée trouvait sa place sur le lit, je baissais les yeux et ne voyais même pas mon interlocuteur se relever. « C’est... c’est la génétique... » Lui confiais-je, d'une voix triste, en sentant mon cœur se détacher au sein de ma poitrine. Alors qu'une larme venait rouler le long de ma joue, je reprenais une grande inspiration et m'évertuais enfin à avouer tout de cette tragique histoire à mon amant. « Pour... pour bien tout t’expliquer, il faut que je revienne en arrière et que je te parle un peu de ma maman... » Avouais-je, penaud, en sentant progressivement ma gorge et mes trippes se nouer. Non, je ne devais pas craquer, surtout pas maintenant ! Refoulant mes émotions, je tentais de me montrer le plus courageux possible, et poursuivais de conter les origines de ma maladie à Drake. « Ma maman, lorsqu’elle m’a mis au monde, était malade, même si elle l’ignorait à ce moment-là. Elle... elle était touchée par un cancer des poumons, qu’elle avait elle-même contracté dès la naissance. C’était... c’était mon papy qui lui avait transmis ce gène... » Expliquais-je, d’une voix cassée, en sentant ces foutues larmes traîtresses remonter jusqu’au devant de mes yeux. Plongeant plus intensément dans les abysses de ces mauvais souvenirs familiaux, je me retrouvais à nouveau confronté à l’image de ma défunte maman, cette merveilleuse femme ravagée et dévorée par la maladie. « C’est donc ma maman qui m’a transmis la maladie... mais... mais elle n’y est pour rien... et elle n’a découvert qu’elle était malade que lorsque j’avais six ans... c’était bien trop tard pour changer les choses... » Confisais-je, en sentant ma voix craquer davantage à chaque parole prononcée. Le visage creusé de ma mère mourante étant revenu ancrer mon esprit, je sentais mon cœur souffrir le martyr devant autant de supplice. Pourtant, malgré l’annihilation intérieure que je ressentais à cause de ces souvenirs d’enfance traumatisants, je me forçais à poursuivre et à tout avouer à Drake. « Je... j’étais si petit, à l’époque... Je ne comprenais même pas ce qui se passait... ni pourquoi maman avait toujours bobo au ventre et... et qu’il lui arrivait parfois de cracher du sang, même si elle se cachait toujours lorsque ça se produisait... » Avouais-je, d'une voix dépitée et aiguë, tout en sombrant davantage dans la tristesse et dans la mélancolie. Ce vocabulaire enfantin employé, cette attitude vulnérable et innocente... oui, j’étais redevenu ce petit garçon traumatisé de dix ans, et parlais en conséquence. Prenant une grande inspiration, je faisais fi de ma tristesse et continuais de mettre mon cœur à nu. « Elle... elle me rassurait toujours... me disait que ce n’était rien de grave... et... et comme un bel imbécile, je la croyais à chaque fois ! Alors... je ne me suis jamais inquiété et n’ai jamais rien fait pour essayer de lui venir en aide... » Sanglotais-je, meurtri, en ne pouvant me résoudre à contenir mes larmes plus longtemps. Perdu un instant dans mes douloureux souvenirs d’enfance, je me revoyais courir jusqu’à en perdre haleine dans les couloirs immaculés de l’hôpital, jusqu’à la sinistre chambre de ma mère. Ces souvenirs dataient maintenant de plus de dix ans, mais ils restaient toujours aussi intenses, limpides, ancrés et ravageurs. C’était comme si je revivais ces horribles instants, une nouvelle fois. « Et... peu après mes dix ans, elle... elle est... partie... sans que je ne puisse rien faire pour la sauver... » Pleurais-je, en me recroquevillant sur moi-même comme un enfant. Les yeux ravagés par les larmes, je me remémorais douloureusement cet instant où j’avais vu ma propre maman sans vie, gisant dans son petit lit d’hôpital. Mon papa et moi étions arrivés trop tard, et la fatalité avait d’ores et déjà prononcé son irrévocable sentence... « Tu te rends comptes ?! Je... je n’ai rien fait ! Et... et... je l’ai laissé mourir... » Culpabilisais-je, en pleurant, tout en me revoyant, du haut de mes dix ans, serrer le corps sans vie de ma mère entre mes bras tremblants. Enfant impuissant, je n’avais rien pu faire pour soulager ou pour maintenir ma maman en vie. Et, encore aujourd’hui, je ne pouvais m’empêcher de me sentir coupable de ce fait. « C’est comme si... j’étais... responsable de sa mort... » Avouais-je, d’une voix quasi-incompréhensible, en craquant totalement. Fondant en larmes, j’enfouissais ma tête entre mes bras et laissais mes pleurs ruisseler le long de mes joues humides. « Je m’en veux tellement... J’ai... j’ai tué... ma maman... » Hurlais-je de désespoir et de culpabilité, d’une voix mêlant détresse et sanglots. N’osant pas croiser le regard de mon amant, je me terrais sous les draps et trouvais refuge en enfouissant ma tête dans un oreiller, histoire d’y sangloter en silence. Brisé, l’enfant que j’étais redevenu mourrait de culpabilité et de chagrin. Oh... elle lui manquait tant, sa douce, adorable, merveilleuse, magnifique et tendre maman...

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MessageSujet: Re: Once Upon A Dream ☆ Pancake. ღ Dim 5 Mar - 19:51

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once upon a dream

Apple & Drake


Allongé sur le lit, les yeux clos, perdus dans les ténèbres obscures que lui offraient ses paupières, Drake prit plusieurs secondes pour remettre ses idées au clair. Apple avait un cancer. Non, il ne rêvait pas. Tout aurait été si facile autrement ! Il n'aurait eu qu'à se concentrer pour sortir de cet affreux cauchemar, et se retrouver sous ses draps, le corps chaud de son amant blotti contre lui. Malheureusement il avait beau ouvrir et fermer les yeux inlassablement, rien ne bougeait. Le nœud qui lui broyait les entrailles était toujours là, ainsi que cet horrible bourdonnement dans ses oreilles. Il entendit malgré tout son petit ange entrer dans la pièce, timidement, de petites gouttelettes d'eau tombant sur le sol à chacun de ses pas. Avant même que ce dernier n'ait pu s'asseoir sur le lit, Drake le pressait déjà de nouvelles questions, sentant la colère monter à nouveau en lui. Il se défoula en frappant le matelas du poing, avant de se lever brusquement, pour s'appuyer contre la fenêtre. La nuit au-dehors était toujours aussi noire. C'est alors qu'Apple commença à parler. Non, pas à parler ; à conter. Chacun de ses mots semblaient lui arracher un lambeau de cœur, mais il poursuivait toujours, la voix brisée par les sanglots. Il lui parla de sa mère, de son cancer des poumons. De sa mort. Le pauvre ange avait donc perdu sa maman à un jeune âge, à cause de cette maladie si dévastatrice. L'entendre d'une si petite voix calma instantanément Drake, qui n'osait dire un mot. Il se reconnaissait presque dans sa détresse, ce qui lui brisa davantage le cœur. Apple n'avait pas à se sentir responsable de la mort de sa mère, il n'avait pas à supporter le poids des remords. Il n'était certainement pas coupable dans cette triste histoire… « Hé, Apple... » , murmura-t-il alors que celui-ci fondait en larmes, enfouissant son visage dans un oreiller pour étouffer ses sanglots. Se rasseyant près de lui, sur le bord du lit, il caressa doucement ses cheveux, dans le but de l'apaiser. Il ne savait pas quoi faire, pas quoi dire pour le rassurer. « Je… Je suis vraiment désolé... » C'était simple, et il s'en voulait presque. Reprenant une contenance, il chercha autre chose à ajouter. Que pouvait-il dire pour apaiser son chagrin ? Les mots n'avait aucun pouvoir sur ce genre d'émotions, il le savait bien… « Je comprends ce que tu ressens, mais… tu n'as pas à te sentir coupable de quoi que ce soit… Je t'en prie, écoute-moi... » Il s'allongea à son tour sur le matelas, se calant contre sa petite pomme adorée. Là il déposa un baiser dans le creux de son cou, priant pour que cela le calme un petit peu. C'était là beaucoup espérer en vue de la peine dont il semblait souffrir. Se sentir si impuissant était une torture insoutenable ; il en était réduit à regarder son amant se faire secouer par les sanglots, pleurant amèrement. « Apple… Regarde-moi... » Il voulait voir son visage, l'aider à se sentir mieux. « S'il te plaît… » Comprenant que ses suppliques n'auraient aucun effet pour le moment, il se décida à parler, d'une voix douce mais hésitante : « Ce n'est pas ta faute si elle est morte… Qu'est-ce que tu aurais pu faire ? Elle était malade, tu n'étais qu'un enfant. Tu ne comprenais même pas ce qu'il se passait… » Il chercha une nouvelle approche, plus positive : retourner le problème sous tous les angles était sûrement la solution. Passant son bras par-dessus le dos d'Apple, Drake chercha sa main, et la serra très fort dans la sienne. « Au moins tu… Tu auras profité d'elle jusqu'à la fin… C'est bien ce que tu me disais de faire tout à l'heure, non ? » Il n'était pas sûr que parler de leur conversation passée était la meilleure des options. Mais face à l'immense chagrin de son cher petit ange, il ne savait pas quoi faire d'autre. « Écoute, je… je sais parfaitement ce que tu ressens... » Il n'était pas sûr d'être prêt de se confier au sujet de Bradley. La pire chose qui puisse lui arriver serait qu'Apple le considère comme un monstre. Il ne voulait pas le perdre, pas à cause de ça. Il lui serait tout simplement impossible de vivre en sachant que celui qu'il l'aimait le prenait – à juste titre – pour un assassin ! « Mon… Mon petit frère… il… il est mort à cause de moi... » , avoua-t-il lentement. Maintenant qu'il avait commencé à parler, il lui était impossible de faire demi-tour. De toute manière, Apple l'en empêcherait, têtu comme il était. Reprenant son souffle, il se tourna sur le dos, abandonnant la main de son amant. « Mais vraiment à cause de moi… Pour te dire que ça n'a rien à voir avec ta maman... » Il était encore décidé à le persuader que ce n'était pas sa faute si sa mère était décédée. Il ne méritait pas de souffrir autant pour quelque chose dont il n'était pas responsable...





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MessageSujet: Re: Once Upon A Dream ☆ Pancake. ღ Lun 6 Mar - 20:23

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Drake & Apple.
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Dégoulinant de la tête aux pieds, je laissais des gouttes d’eau souiller le parquet de la chambre de mon amant. Tel le petit Poucet, on pouvait facilement suivre ma trajectoire pas à pas ; il suffisait simplement de suivre le chemin humide que je venais de créer. Une fois parvenu à destination, je m’asseyais sur le matelas et prenais un instant pour me remettre de mon effort. Cette fois-ci, ayant puisé dans mes dernières ressources pour pouvoir me rendre auprès de Drake, j’étais bel et bien vidé de toute énergie. Néanmoins, il allait bien falloir que je réussisse à vaincre ma faiblesse, puisque mon amant continuait de m’ensevelir sous un tas de questions. Comprenant bien vite qu’il ne lâcherait pas le morceau tant que son avidité de réponses resterait insatisfaite, je déposais les armes et me résolvais à ouvrir mon cœur à son élu. Malgré le mal et la tristesse qui s’emparaient de moi à chaque mot prononcé, je me forçais à lever entièrement le voile sur les origines de ma maladie. Brisé, et rattrapé par mes insoutenables souvenirs d’enfance, je ne tardais pas à craquer et à me métamorphoser en une véritable fontaine humaine. Plus je m’épanchais et plus cela devenait difficile de me contenir,mais je redoublais d’efforts pour conter l’intégralité de mon annihilation d’enfant. C’était là des aveux insoutenables et terriblement déprimants, mais Drake avait le droit de connaître toute la vérité. Alors, malgré mes larmes et mon incommensurable chagrin, je replongeais, mélancolique, au plus profond de mes douloureux souvenirs. Vidant totalement mon sac, à Drake, pour la toute première fois de ma vie, je finissais même par lui faire part de ma culpabilité au sujet du décès prématuré de ma maman. Telle une épave humaine, je me retrouvais dévasté et enfouissais mon visage dans mon oreiller, pour ne pas imposer plus longtemps mes larmes à mon doudou. Consumé par ma douleur et mes remords, mon cœur hurlait de l’intérieur, à l’image d’un loup affamé. C’était là une souffrance innommable, qui me faisait presque regretter le fait d’être encore en vie. Je me sentais tellement… coupable, vis-à-vis de ma maman… et… tellement… brisé de l’avoir laissé mourir sans ne rien faire pour la sauver… Fort heureusement pour moi, mon petit ange protecteur revint s’asseoir à côté de moi, tout en s’évertuant à me consoler. Me laissant bercer par les affectueuses caresses qu’il déposait dans mes cheveux, je sanglotais avec moins d’intensité. Puis, lorsqu’il vint s’étendre sur le lit et se coller auprès de moi, mes larmes se stoppèrent instantanément. Rassuré par sa tendre présence, par ses mots réconfortants et par l’immense douceur qui émanait de son étreinte, je commençais à emprunter le chemin de la déculpabilisation. Alors, dès que mon doudou me demandait de le regarder dans les yeux, je n’hésitais pas une seule seconde et me retournais vers lui, confiant. « J’aurais… j’aurais quand même pu faire quelque chose ! J’aurais dû me rendre compte que ça n’allait pas… Je suis son fils, je suis censé la connaître ! J’aurais dû remarquer ce genre de choses… » Avouais-je, toujours légèrement triste, en balayant fébrilement mes dernières larmes à l’aide de mon index. Oui, malgré les paroles rassurantes et bienveillantes de mon amour, je ne pouvais décidément pas m’empêcher de me rendre coupable du décès de mon adorable et merveilleuse petite maman…

Malgré ma culpabilité et ma tristesse, je resserrais davantage mon étreinte contre celle de Drake. Blottir mon corps trempé contre le sien m’aidait beaucoup à me consoler et, d’un point de vue lucide, on aurait juré que j’étais un enfant qui câlinait son ours en peluche préféré. « Oui… maman et moi aurons bien profité de nos derniers moments… et… et c’est exactement ce que je veux que ‘nous’ fassions… » Confiais-je, d’une voix remplie d’affection, en entremêlant mes doigts aux siens. Le visage de ma mère ne quittant plus mon esprit, je sentais mon cœur crouler sous la nostalgie et l’amour maternel. Alors, inlassablement, d’autres larmes, qui étaient les témoins de mon anéantissement, vinrent à nouveau fouetter mon visage d’enfant. « Mais… ma maman est partie… et… et elle me manque tellement… » Sanglotais-je, brisé, en fermant les yeux et en me collant davantage contre Drake. Ma respiration se faisait même difficile tant mon cœur était secoué par le chagrin, et il me fallut plusieurs secondes pour retrouver un rythme cardiaque convenable. Néanmoins, après avoir resserré mes doigts entre ceux de mon amant, je craquais à nouveau et m’épanchais totalement. « C’est horrible, Drake, combien elle me manque ! J’ai… j’ai tant besoin d’elle… » Pleurais-je, inconsolable, en laissant toute cette peine s’échapper de mon pauvre petit cœur annihilé. Déposant ma tête contre le torse de mon doudou, je fermais les yeux et me laissais aller à mes émotions. Même si j’étais mouillé de la tête aux pieds, et que je trempais mon amant, je ne lâchais jamais sa main et ne faisais que de serrer son corps encore plus intensément contre le mien. « Comment pourrais-tu savoir ce que je ressens, au juste ? Tu n’es pas orphelin, toi… » Protestais-je, d’une petite voix meurtrie, lorsque Drake m’avouait qu’il comprenait parfaitement ce que je ressentais. Croyant, dans un premier temps, qu’il faisait preuve de compassion au sujet de la perte de ma maman, je comprenais qu’il n’en était rien lorsqu’il m’avouait qu’il ressentait la même culpabilité que moi, suite à la mort de son petit frère. Drake, un assassin ? Cette idée avait des airs de boutade, et sa véracité était tout bonnement inenvisageable. Cependant, plus mon amant se confiait et plus je comprenais que ce n’était pas une blague, et que la situation était très grave. Quoi qu’il en fût, malgré le sérieux de la situation, je n’y croyais toujours pas. « Mais qu’est-ce que tu racontes, Doudou ?! » Questionnais-je, de plus en plus inquiet, en séchant mes dernières larmes. Bientôt, mon amant détachait sa main de la mienne et se défaisait de notre étreinte, à mon plus grand désarroi. Ce détachement n’augurait rien de bon, et je mourrais rien que d’être séparé de lui. Néanmoins, le petit être têtu que j’étais ne se laissait pas faire aussi facilement, et grimpait bientôt à nouveau sur son doudou. D’une petite moue d’enfant, je m’asseyais alors à califourchon sur lui, qui était allongé de tout son long sur le lit. Ainsi, prisonnier, il ne pouvait plus se défaire de notre proximité et de mon emprise d’amoureux. « Ne dis pas que c’est de ta faute ! Je… Je suis certain que tu n’as pas voulu lui faire de mal ! Je… te connais assez pour en être sûr ! Tu… Tu es l’incarnation de la bonté, et tu ne ferais même pas de mal à une mouche… » Disais-je, d’une voix emplie de douceur et d’affection. Pour lui faire comprendre ma sincérité, je passais tendrement ma main contre sa joue. Quant à mon regard amoureux, je l’ancrais au plus profond des prunelles azur de l’homme que je l’aimais. « Et… et c’est en partie pour tout ça que je t’… » aime de tout mon coeur. « …t’apprécie autant... » Avouais-je, toujours aussi sincère, en me mordillant la lèvre inférieure lorsque je manquais de prononcer les sept lettres qui brûlaient mon cœur. En dépit de l’aveu des sentiments que j’avais failli faire, je restais toujours autant préoccupé par ce qu’il avait commencé à m’avouer. Cependant, je n’osais pas lui forcer la main, préférant l’inviter à se confier plutôt que de l’y contraindre. « Si… Si jamais tu veux m’en parler, je suis là pour t’écouter, Doudou ! Alors… si tu ressens le besoin de te confier à quelqu’un, n’hésite pas à penser à moi… » Assurais-je, d’une voix bienveillante, en parvenant même à esquisser un petit sourire tendre. Les yeux émus et le cœur battant la chamade, je fus saisi d’une pulsion amoureuse et, avec toute l’affection qui régissait mon être, je me penchais vers Drake et lui déposais un doux baiser passionné. Après avoir chéri ses lèvres durant de longues minutes, je me retirais légèrement, mais restais suspendu à quelques centimètres de son visage. Je sentais alors son souffle chaud se répandre contre mes joues, en une délicieuse brise enivrante ; c’était délicieux. Plongeant à nouveau mon regard dans ses prunelles envoûtantes, j’affichais une petite moue attendrissante. « Doudou… quoi qu’il advienne et… quoi que tu puisses faire, je serai toujours là pour toi, tu le sais, hein ? Alors… n’hésite pas à te confier et à m’ouvrir ton joli cœur ! Tu n’as pas à avoir peur, je ne te jugerai jamais et... de toute manière... rien ne pourra jamais m’éloigner de toi, petit ange de ma vie... » Avouais-je, d’une voix tendre et affectueuse, en sentant mon cœur frémir d’amour dans ma poitrine. Toujours assis sur mon petit ange, j’attendais maintenant qu’il finisse par vider son sac, tout en m’apprêtant d’ores et déjà à le consoler et à voler à sa rescousse. Se confierait-il à moi, cependant ? Avais-je une place assez privilégiée dans son cœur pour bénéficier de ses lourds aveux ? J’espérais que oui, car je mourrais d’envie de pouvoir lui venir en aide. Finalement, quoi que Drake puisse décider de faire à ce sujet, j’allais être très bientôt fixé…

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MessageSujet: Re: Once Upon A Dream ☆ Pancake. ღ Mar 7 Mar - 20:25

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Apple & Drake


Un véritable bûcher. Un feu immense, consumant de ses intarissables flammes le cœur en perdition du petit ange. Ses ailes avaient d'ores et déjà disparues, parties en de somptueuses volutes de fumée, s'acculant contre le plafond de la chambre. Dévasté par tant de chagrin, Apple n'avait plus qu'à se morfondre davantage en enfouissant son visage dans un oreiller, l'inondant de ses larmes salées. Face à tant de détresse et de désespoir, Drake ne trouva rien d'autre à faire que le rassurer du mieux qu'il pouvait, même si ça n'arrangerait sans doute pas la situation. Il ne tarda pas à aller s'asseoir auprès de lui, et glissa ses doigts dans ses cheveux encore humides. Jamais il n'aurait pu imaginer que son amant avait vécu un si sombre passé ; ce qui prouvait bien qu'il était encore loin de tout savoir sur lui. Se serrant davantage contre son corps encore dégoulinant d'eau, il s'évertua à le consoler et à le faire déculpabiliser, de toutes les manières possibles. Il crut ne jamais y arriver, jusqu'à ce que son petit ange se tourne enfin de son côté, plongeant ses yeux embués de larmes dans les siens. Entremêlant tendrement leurs doigts, il se sentait ainsi lié à Apple, d'un lien indestructible. La peine qu'il lisait dans son regard ne pouvait tout de même pas être inexorable ! « Je ne prétends pas aussi bien te connaître que toi tu connaissais ta maman, mais... regarde-nous : je n'ai rien remarqué non plus… Il ne faut pas que tu te sentes responsable, Apple. Vraiment pas. » Il ne pouvait plus supporter de voir son petit ange ainsi meurtri par les remords et le chagrin. C'était là un vrai supplice, comme des centaines de petites aiguilles s'enfonçant dans son cœur. Ce dernier, en sang, s'affolait dans sa cage thoracique, si vite et si fort que ses battements irréguliers devaient résonner dans toute la chambre.

Tentant une nouvelle fois de soulager Apple de sa peine, Drake évoqua les bons moments qu'il avait dû passer avec sa mère, en toute insouciance. Au moins n'avait-il pas eu l'ombre du chagrin venant obscurcir chacun de ces si précieux instants. « Nous n'en sommes pas là… », répliqua-t-il presque aussitôt, sur la défensive. Il refusait encore d'admettre cette perspective, et peu importait s'il se voilait totalement la face ou non. Apple n'allait pas mourir. « Je suis tellement désolé… », dit-il à nouveau, alors que son petit ange fondait en larmes. Son chagrin était tel que Drake aurait presque pu l'entendre lui briser son petit cœur, en d'horribles craquements sourds. Pour échapper à cet odieux bruit, il reporta son attention sur les océans de tristesse qu'étaient les yeux de son amant. Il ne savait plus quoi faire pour le rassurer, rien ne semblait marcher. Chacun de ses aveux étaient plus déchirant que le premier, tant sa voix était perçante. Il était de plus en plus dur pour Drake de le voir ainsi qui, impuissant, ne trouva rien d'autre à exprimer que sa compréhension. C'était vrai, après tout. Pourtant Apple ne sembla pas comprendre. Il ne pouvait pas comprendre, en même temps. « Ce n'est pas ce que j'ai voulu dire… » Et peut-être n'avait-il pas envie de lui expliquer ? Les conséquences seraient trop douloureuses, il ne voulait pas prendre le risque de le perdre. Comment Apple le verrait-il après ces aveux ? Les possibles réponses l'effrayaient trop pour qu'il n'ose y penser. Laissant ses sombres pensées prendre le dessus, il se détacha de son amant sans vraiment s'en rendre compte, tandis que ce dernier le questionnait à haute voix, visiblement dans le brouillard. Il ne tarda d'ailleurs pas à grimper sur lui, aussi coquin que d'habitude. Drake le laissa faire, rassuré de voir à quel point certaines choses ne changeaient pas. « Tu ne comprends pas… Tu ne peux pas comprendre… » Il essayait de garder une voix calme et maîtrisée, même si la panique montait peu à peu en lui. Même si son amant ne semblait pas vouloir le forcer à tout expliquer, il sentait bien que ce n'était pas l'envie qui lui manquait. Respirant plus posément, il s'efforça de masquer toutes les émotions qui s'enflammaient en lui. Mais voilà qu'Apple l'invitait à se confier, de sa voix douce et familière. « J'aimerai pouvoir te raconter… mais… j'ai peur… » L'avouer était comme accepter ses propres faiblesses, et ça le brûlait de l'intérieur. Son petit ange lui offrit un long et langoureux baiser, qui parvint à tout lui faire oublier quelques instants. Ils eurent encore du mal à se séparer l'un de l'autre, comme si c'était de plus en plus difficile, à mesure que le temps passait. Relevant doucement son regard vers le sien, il y resta plongé, comme hypnotisé par tant de profondeur. Quel bonheur simple que de se perdre dans les infinités bleutées qu'étaient ses iris ! Il n'y avait rien à faire, juste à promener son regard et à tout oublier… « Tu es adorable, comme d'habitude… Et c'est justement pour ça que je ne peux rien te dire… » Il détacha ses yeux de ceux d'Apple, et fronça les sourcils. De petits picotements ne tardèrent pas à l'alerter de l'avancée dangereuse des larmes. Se frottant vigoureusement les paupières pour les chasser, il reprit la parole, mais sa voix était beaucoup plus tremblante qu'il ne l'aurait voulu : « C'est compliqué… Et… et si je te dis tout… J'ai peur que tu… que tu t'enfuisses en courant… » Bien que cette phobie puisse paraître quelque peu exagérée, Drake craignait réellement une telle réaction de la part d'Apple. Qui réagirait autrement, après de telles révélations ? Sûrement personne. « Ça peut te paraître stupide, je sais mais… Mais… » En réalité il ne savait même pas pourquoi il cherchait à se justifier. D'un côté il était tiraillé par la peur de la réaction de son amant, qu'il prenne la fuite, qu'il ne veuille plus jamais le voir, ou d'autres choses pires qu'il n'osait même pas imaginer. Mais d'un autre côté… Il avait gardé ce secret trop longtemps, ça n'était pas bon pour lui. Il avait besoin d'en parler à quelqu'un. « Je n'en ai jamais parlé à personne... » Drake leva à nouveau les yeux vers lui, presque intimidé. Débuter était toujours difficile, et encore plus pour cette histoire-ci. Fermant les paupières, l'image du jardin ensoleillé s'imprima dans son esprit. Le bruissements des feuilles dans les arbres, les pépiements des oiseaux, le rire joyeux de la petite tête brune. Oui, tout résonnait à nouveau dans ses oreilles. « J'avais cinq ans. Et mon frère, Bradley, en avait quatre. On était toujours fourrés ensemble, même si on passait notre temps à se disputer pour un rien. Enfin, comme tous les enfants, je suppose. » Il sourit tristement, nostalgique de ces disputes enfantines. Qu'est-ce qu'elles lui manquaient ! « C'était un joli après-midi. On allait jouer dans le jardin. Il faisait si beau… Au début, on ne savait pas trop quoi faire, parce que je ne voulais pas prêter mes nouveaux jouets à Bradley. » Ces fameux jouets… S'il savait où ils étaient passés aujourd'hui, il les auraient probablement déjà brûlés. « J'ai toujours été… égoïste... » Il cracha ce mot comme une impureté que l'on expulse de l'organisme. S'il n'avait pas été aussi individualiste, Bradley serait encore en vie. « Il a commencé à crier. Il disait que j'étais méchant. Mais je ne voulais pas qu'il crie, sinon Maman n'allait plus jamais vouloir nous laisser jouer tous seuls dehors… » Ils aimaient tant s'amuser dans le jardin… « Alors on a commencé à se disputer… à se… bousculer… C'était pas méchant ! On se bagarrait, comme on le faisait tout le temps... » Sa voix se brisa, bien malgré lui. Poursuivre, il devait poursuivre. Reprenant son souffle et tentant de calmer les battements effrénés de son cœur, Drake refoula les larmes qui lui picotaient les yeux. « Il a commencé à me pousser… alors j'ai fait pareil… Sauf… sauf que… derrière lui… il y avait… la piscine... » Il enfouit son visage entre ses mains, essuya ses yeux humides d'un revers de la main. Son cœur battait si vite qu'on aurait cru qu'il allait exploser. Les images défilaient dans son esprit, aussi précises et nettes qui si tout s'était produit la veille. « Il ne savait pas nager, et moi non plus… Je n'ai rien fait. Pire, je l'ai regardé. Tu te rends compte ?! Je l'ai regardé se noyer ! J'aurai pu aller chercher mon père ou ma mère, ou bien crier ! Mais non… Je n'ai pas bougé… Je n'ai pas bougé... » Sa voix fondit en un murmure inaudible, et cette fois-ci, les larmes commencèrent à couler, lentement mais sûrement, le long de ses joues. C'était une torture atroce que de remuer ces souvenirs, il avait la très nette impression d'enfoncer un couteau dans une plaie à peine refermée. « Ses cris… Je n'oublierai jamais ses cris... »





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MessageSujet: Re: Once Upon A Dream ☆ Pancake. ღ Mer 8 Mar - 20:22

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Drake & Apple.
I know you, I walked with you once upon a dream. I know you, that look in your eyes is so familiar a gleam. And I know it's true that visions are seldom all they seem. But if I know you, I know what you'll do. You'll love me at once, the way you did once upon a dream. I know you, I walked with you once upon a dream. I know you, that look in your eyes is so familiar a gleam. And I know it's true that visions are seldom all they seem. But if I know you, I know what you'll do. You'll love me at once, the way you did once upon a dream. I know you, I walked with you once upon a dream... [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]


Cette torture insupportable, que je m’infligeais depuis toutes ces années, était-elle justifiée ? Plus j’écoutais les arguments qu’avançait mon amant et plus je me laissais convaincre du contraire. En effet, comment aurais-je pu déceler la maladie de ma maman alors que je n’étais, à l’époque, qu’un simple petit enfant naïf et innocent ? C’était évidemment impossible et, puisque les adultes ne parvenaient même pas à identifier le virus, j’en aurais été bien incapable du haut de mes dix ans. Ainsi, grâce aux paroles réconfortantes et pertinentes de Drake, je parvenais à me défaire progressivement du lourd fardeau qu’était le fait d’avoir le décès prématuré de ma maman sur la conscience. « Oui... tu… tu as sans doute raison… Je… je n’y suis sûrement pour rien… C’est… c’est cet horrible destin qui a rattrapé et emporté ma maman… » Sanglotais-je, dévasté mais désormais déculpabilisé, tout en enlaçant plus intensément mon petit ange protecteur tout contre moi. Pleurant à chaudes larmes, je m’accrochais à Drake comme s’il était un élément à part entière et indissociable de mon propre corps. En vérité, même si je n’osais l’avouer à voix haute, sa présence et sa tendresse m’étaient bienfaitrices et vitales, puisqu’elles me permettaient de pallier au manque d’affection que je ressentais depuis que ma maman était partie vers le ciel. Oui, même si j’avais maintenant plus de vingt ans, j’étais toujours ce même enfant délaissé et en manque d’affection. Heureusement pour mon pauvre petit cœur éploré, meurtri et dévasté par la vie, mon ange protecteur m’apportait tout ce dont j’avais manqué durant toutes ces années… « Merci… merci beaucoup de m’avoir rassuré, Doudou… » Chuchotais-je, en sentant mon cœur s’embraser d’affection dès que mon amant me dorlotait davantage. Irrémédiablement, malgré ce manque maternel qui secouait encore tout mon être annihilé, la proximité que j’avais avec Drake apaisait mon organe vital et faisait se stopper progressivement mes larmes. Ainsi consolé, j’essuyais mes pleurs et m’évertuais désormais à rassurer mon doudou, qui était à son tour hanté et consumé par ses vieux démons. « Oh… Doudou… n’aie pas peur…Tu sais bien que tu peux tout me dire ! Je ne m’enfuirai pas… jamais ! C’est promis ! » Soufflais-je, tendrement, après l’avoir embrassé fougueusement sur les lèvres. Le pauvre amour semblait être si accablé par le chagrin que je mettais tout ce qui était en ma possession pour pouvoir le soulager de sa grande peine. L’invitant à poursuivre à l’aide de mes mots et gestes tendres, j’espérais sincèrement qu’il trouverait enfin la force de m’ouvrir son cœur blessé...

Le cœur battant, je plongeais mon regard amoureux au plus profond de celui de l’homme que j’aimais. Cette lueur de vulnérabilité que je percevais dans ses yeux magnifiques m’anéantissait, et je mettais tout en œuvre pour apaiser ses inquiétudes. « Doudou… ce n’est pas stupide ! Et… je… je suis extrêmement touché et honoré de savoir que je suis la première personne à laquelle tu te confies… » Avouais-je, sincère, d’une voix de velours. Touché en plein cœur par le comportement fébrile de mon amant, je lui redéposais un baiser sincère sur les lèvres. C’était là un énième geste d’affection destiné à lui faire comprendre qu’il était en sécurité, et que rien ne pourrait jamais altérer la tendresse que je lui vouais. Visiblement conquis par mes gestes, Drake ne tardait pas à ouvrir son cœur et à me faire part de ses remords. Imitant mon jeune amant, je fermais les yeux et écoutais attentivement l’histoire qu’il me contait. Pris dans les paroles de mon partenaire, je me représentais bientôt une version enfantine de mon doudou. Dans mon esprit, j’imaginais Drake, petit bonhomme aux boucles brunes, chahuter innocemment avec son frère, Bradley, que je voyais – sans vraiment savoir pourquoi – en tant que blond vénitien. Je les imaginais jouer dans ce petit jardin, et cela me semblait si réel que j’aurais juré faire partie de la scène - je parvenais même à sentir le parfum délicieux des roses en fleurs. Les yeux clos, je continuais d’écouter attentivement les confessions de mon amant, jusqu’à ce que mes visions se transforment en de véritables cauchemars. Ce qui n’avait été qu’une illusion d’innocence et de naïveté se métamorphosait bientôt en supplice innommable, et je me retrouvais bientôt confronté à l’horrible image du petit garçon sans vie. Stupéfait, je me figeais instantanément, à l’image d’une statue de pierre, et ne parvenais pas à encaisser le choc de cette révélation. C’était si... affreux d’avoir vécu un pareil traumatisme ! Pauvre Bradley… Pauvre Drake… « Oh… Doudou… si tu savais combien je suis désolé… » Bégayais-je, maladroit, en luttant pour que mes larmes ne se répandent pas le long de mes joues. Malgré les images insoutenables qui défilaient dans mon esprit, je me devais de lutter contre mon chagrin et contre la représentation horrifiante que je me faisais du cadavre du petit Bradley. C’était bien trop macabre pour être supportable ! « Allez... mon poussin, sèche tes larmes et viens dans mes bras. » Lançais-je, d’une voix tremblante, en quittant les cuisses de Drake. Après m’être assis en tailleur sur le lit, j’ouvrais grand mes bras en direction de mon ange, prêt à l’étreindre de toutes mes forces. Une fois ce dernier blotti contre moi, je déposais un baiser sur son front et l’étreignais de toutes mes forces. « Comme tu me l’as fait comprendre il y a quelques minutes, je n’étais qu’un enfant innocent lorsque ma maman est tombée malade… Et… et c’est exactement la même chose pour toi, Doudou… » Avouais-je, sincère, en laissant mes doigts se perdre dans les cheveux bouclés de mon adorable interlocuteur. Voir ce dernier si triste et désemparé me brisait le cœur, et je ne pouvais rester insensible face à son incommensurable détresse. « Tu étais mort de peur et pétrifié, Doudou, tu n’aurais rien pu faire pour le sauver… Et... et même si tu étais parti chercher tes parents, ç’aurait été trop tard… » Certifiais-je, en essayant de déculpabiliser et de consoler mon amant, à mon tour. Soigner ses maux étant devenu ma priorité, je me retrouvais prisonnier de notre bulle d’amour et ne pensais plus à rien d’autre qu’à lui. « Tu n’es pas un monstre, mon petit ange... C’est... c’est le destin qui en est un ! » Concluais-je, en sentant une énorme boule se former au fond de ma gorge. Non, il ne fallait pas craquer ! Surtout pas maintenant ! Me faisant violence, je ravalais mes nouvelles larmes et reprenais immédiatement le contrôle de mes émotions. « Je… je sais bien que mes mots n’effaceront pas ces terribles souvenirs et… et qu’ils ne t’aideront en rien, mais j’espère que m’en parler aura pu t’aider à te libérer de cette lourde culpabilité infondée… » Avouais-je, lucide, en priant pour que ce que je disais soit réel. Séchant les larmes qui roulaient contre les joues de mon amour, je le regardais tendrement dans les yeux. « Est-ce que tu me crois si je te dis que je t’ai… t’apprécie encore plus qu’auparavant ? » Demandais-je, en esquissant un petit sourire tendre, tout en sentant mon cœur fondre dans ma poitrine. « Touche mon cœur. Tu sens comme il bat fort ? » Demandais-je, en mêlant le geste à la parole. Une fois sa main déposée contre mon torse, je redéposais un baiser passionné contre ses magnifiques lèvres rosées. Ah… je l’aimais tellement… « Tous ces boum-boum, c’est pour toi ! » Chuchotais-je, d’une voix à peine audible, en souriant tendrement. Ah... j’aurais tant voulu lui dire que je l’aimais ! Mais je me ravisais et me taisais, ayant trop peur que mes sentiments ne soient pas partagés. Décidément, j’étais bien trop bête... « Et si on allait se coucher ? ‘Nous’ ne sommes pas obligés de dormir, mais… j’ai juste envie de m’allonger contre toi et de te serrer dans mes bras jusqu’à ce que tu doives t’en échapper… » Proposais-je, d'une minuscule petite voix attendrissante, tout en lui adressant un magnifique sourire sincère. Après tous ces rebondissements et ces éprouvants moments, nous avions bien le droit à un peu de repos et de tendresse… non ?

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MessageSujet: Re: Once Upon A Dream ☆ Pancake. ღ Jeu 9 Mar - 22:03

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once upon a dream

Apple & Drake


Maintenant que Drake avait réussi à convaincre Apple de son innocence quant au décès de sa mère, il se retrouvait confronté à sa propre culpabilité. Cette dernière était loin d'être infondée, puisqu'il était réellement responsable de la mort de Bradley. Jamais il ne pourrait oublier cette après-midi, ni le chant des oiseaux, ni l'odeur de gazon fraîchement tondu, et encore moins l'image horrifiante du petit garçon se débattant dans l'eau miroitante. Tous ces détails impossibles à effacer ressemblaient trop à une photographie abîmée, froissée par le temps, mais toujours intacte, comme indestructible. On aurait beau essayer et essayer sans relâche de la déchirer, rien n'y ferait : elle resterait toujours indemne, parfaitement ancrée dans son esprit. De gestes tendres et toujours délicats, Apple l'encouragea à poursuivre, tout en lui promettant de ne pas s'enfuir. Même s'il avait encore du mal à y croire, Drake se laissa finalement convaincre, conquis par le baiser passionné que lui déposait son amant. « Mais je ne veux pas que tu restes non plus si c'est à contre-cœur ! » Non, il voulait juste que son petit ange se sente autant en sécurité s'il venait à lui révéler ses lourds secrets que s'il n'en disait rien. C'était là espérer beaucoup, il ne le savait que trop bien. Il se sentait terriblement faible, nu, vidé. Comme s'il ne lui restait que sa peau, telle une coquille vide. L'impression était plus que désagréable, et, devinant que toutes ces émotions devaient se lire dans son regard, il chercha à les cacher de la vue d'Apple. Il n'avait pas besoin que son amant s'inquiète davantage, la nuit avait été suffisamment agitée. Tentant de se dérober au regard de son petit ange, il essaya pitoyablement d'exprimer le fond de sa pensée, sans grande réussite. Seulement quelques bégaiements incompréhensibles sortirent de sa bouche et, fidèle à lui-même, Apple s'empressa de le rassurer, de sa voix si douce. « Il n'y a pas vraiment de quoi être honoré… Je suis même désolé que ça tombe sur toi... », dit-il, presque sérieux. Dès qu'il saura la vérité, son petit ange sera bien malheureux d'avoir été désigné pour écouter ces souvenirs sinistres…

Se pinçant les lèvres, Drake chercha un moyen de commencer. Un début, quelque chose pour le lancer. Les mots vinrent finalement d'eux-même, et on aurait presque pu croire qu'il s'apprêtait à raconter un joyeux conte de fées. Plus le récit avançait et puis cette jolie histoire se métamorphosait en un véritable film d'horreur. Les bousculades, la chute, les cris, les éclaboussures, tout y était. Il poursuivait toujours, et toute l'atrocité reprenait vie, peu à peu, devant ses yeux inondés de larmes. Chaque infime détail lui revenait à l'esprit, jusqu'au silence qui avait envahi le jardin, silence déjà trop bruyant. Encore complètement perdu dans les méandres obscures de son esprit, Drake ne réussit à s'en évader que grâce à la voix d'Apple qui, bien réelle, résonna dans la chambre. Se réfugiant volontiers dans ses bras grands ouverts, il se blottit contre sa petite pomme d'amour et enfouit son visage dans son cou, jusqu'à sentir l'odeur de ses cheveux. Ce parfum, délicieusement familier, le ramena brutalement à la réalité. « Je suis loin d'être innocent, je l'ai poussé ! Ta maman était malade ; mon frère en pleine santé ! Je l'ai tué, Apple… je l'ai tué... », sanglota-t-il doucement, tandis que les mains de son amant se promenaient tendrement dans ses cheveux. S'il avait au moins eu le réflexe de courir chercher de l'aide, peut-être que Bradley serait encore en vie à l'heure qu'il était. Mais il n'avait pas bougé, pas bougé d'un millimètre, préférant regarder l'eau s'infiltrer fatalement dans ses poumons... « Ou peut-être que non ! Peut-être qu'ils seraient arrivés à temps pour l'aider ! J'aurais pu faire des milliers de choses pour le sauver et pourtant je n'ai rien fait... » Même si le petit ange qui le serrait dans ses bras s'évertuait à lui trouver des excuses, Drake se sentait atrocement coupable. Rien ne pourrait le faire changer d'avis, d'ailleurs. Ses parents eux-même avaient cette opinion de lui ; qui était mieux placé pour le juger ? « Je t'ai déjà dit que je ne croyais pas au destin ! D'ailleurs, même mes parents étaient de cet avis… Ils ne me l'ont jamais pardonné, et moi non plus... » De nouvelles larmes roulèrent le long de ses joues, intarissables. Il avait trop pleuré, cette nuit. Il en avait marre. « Je ne crois pas qu'en parler puisse jamais arranger les choses… ça les rend même pires, j'ai l'impression... » Il le regarda, cherchant une lueur particulière dans ses iris. Ces derniers, véritables miroirs de l'âme de son petit ange, semblaient ne jamais avoir quitté l'expression attristée qu'ils avaient arborée tout le long de leur échange. La question qui suivit laissa Drake quelques secondes silencieux, surpris, avant qu'il ne lui réponde, d'une toute petite voix : « Je sais que tu ne me mentirais pas... » Ou du moins l'espérait-il sincèrement. Pas sur ça. Laissant sa main se faire guider jusqu'au cœur d'Apple, qui battait furieusement, il laissa un sourire lui échapper. « Tu dois entendre le mien d'ici, sans même le toucher... » Il s'essuya négligemment les yeux d'un revers de la main, et, suite à la requête de son petit ange, se laissa tomber sur le dos, l'entraînant avec lui. Ils se retrouvèrent donc allongés serrés l'un contre l'autre, dans une petite bulle d'amour et de tendresse protectrice. Tirant les draps jusqu'à eux pour recouvrir leurs corps nus, Drake se tourna sur le côté et fixa Apple dans les yeux. « Comme ça… », demanda-t-il dans un murmure, se blottissant davantage contre son amant. « … ou comme ça ? » Il déposa un long et langoureux baiser sur ses lèvres, symbole même de tout l'amour qu'il lui portait. C'était presque irréel la manière dont ces sentiments s'étaient peu à peu infiltrés dans son cœur, jusqu'à ne plus vouloir en sortir. Après être restés ainsi étroitement liés pendant de longs instants, il se sépara finalement de lui, lui offrant son petit sourire habituel. Laissant sa tête retomber sur le coin de l'oreiller, Drake ferma les yeux, expirant lentement. Il chercha à évacuer toute la tension qui s'était accumulée depuis leur réveil nocturne jusqu'à leurs dernières confidences. Finalement, même si chacune des minutes qui s'étaient écoulées avaient été très dures à supporter, il était heureux que les choses soient claires entre eux. Se confortant dans l'idée qu'ils ne se cachaient absolument plus rien, il se blottit davantage dans les bras d'Apple, pour finalement tomber dans ceux de Morphée.





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MessageSujet: Re: Once Upon A Dream ☆ Pancake. ღ Ven 10 Mar - 17:52

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Drake & Apple.
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Comme chaque mère le fait avec l’enfant auquel elle vient de donner la vie, j’étreignais et berçais tendrement mon amant dans mes bras. Telle la huitième merveille du monde, j’enlaçais et chérissais alors le petit trésor qui faisait se soulever mon cœur. Cependant, le voir si désemparé déchirait mon être, et, à chaque nouvelle larme que versaient ses magnifiques prunelles océan, je sentais mon organe vital s’effriter davantage. Le pauvre petit chat s’en voulait même tellement qu’il m’était quasiment impossible de parvenir à amoindrir ses remords et à réparer son cœur, malgré toutes mes tentatives pour l’aider à se déculpabiliser. Inlassablement, il ne cessait de s’autoproclamer coupable et de s’enfoncer davantage dans les sables mouvants de l’ignominie. Ah... j’aurais tant voulu réchauffer son cœur et éliminer le poison dévorant qu’était sa culpabilité, mais plus j’essayais et plus je constatais que mes maladroites tentatives étaient vaines. Néanmoins, même si j’essuyais un nombre incalculable d’échecs, j’étais bien loin de déposer les armes et de me rendre. Ma mission pour sauver son cœur allait ainsi continuer, et j’étais bel et bien décidé à être le soldat qui ressortirait vainqueur de cette bataille. C’allait être une lutte acharnée et difficile, mais je n’avais pas l’intention de lâcher le morceau. Les enjeux de cette querelle étant bien trop importants, il était hors de question que je me résolve à capituler devant cette culpabilité ennemie ! « Arrête de dire ça ! Tu n’as jamais voulu que ce malheur se produise ! C’était un terrible accident involontaire ! Tu... tu n’es pas fautif ! Tu... tu ne l’as pas tué, Doudou... » Argumentais-je, d’une voix qui se voulait ferme et persuasive, tout en luttant contre la tristesse qui me ravageait de l’intérieur. Entendre mon doudou répéter sans cesse qu’il était un tueur me broyait le cœur, et c’était comme s’il était prisonnier dans un hachoir à viande en marche. Haché, broyé, émietté, martyrisé, annihilé, brisé... les qualitatifs ne manquaient pas pour désigner l’insupportable état de mon organe vital à cet instant précis. « Chut... Tais-toi ! S’il te plaît, arrête de te faire autant de mal... » Chuchotais-je, en sentant de nouvelles larmes se greffer sur la commissure de mes yeux. Refoulant ces dernières, malgré leur envie de se répandre le long de mes joues, je me faisais violence et ravalais ma tristesse. Me focalisant sur mon amour, qui était toujours blotti dans mes bras, je tentais de le rassurer pour la énième fois. « Quoi que tu puisses en penser, tu n’es pas un meurtrier ! Tu... tu es simplement la plus belle personne que j’aie rencontrée au cours de ma vie, et je pèse mes mots... » Avouais-je, d’une voix tendre, en sentant mon cœur battre à tout rompre en mon sein. Après lui avoir envoyé un beau petit sourire tendre – essai minable pour tenter de réchauffer son cœur annihilé -, je passais mes deux pouces juste en dessous de ses yeux et saisissais ses dernières larmes au vol. « Poussin, on arrivera à s’en sortir ! Et... même si ça prendra sûrement du temps, on te libérera - toi et moi, ensemble -, de tes chaînes et de ta culpabilité. Je te le promets... » Assurais-je, sincère, en déposant de derniers petits baisers amoureux contre ses lèvres pincées. Toutes ces promesses étaient sincères et étaient les aveux indirects de mes sentiments à son égard, même si mon petit prince ne semblait toujours pas comprendre le véritable sens de ces insinuations. Était-il donc sourd à l’amour qui émanait de tout mon être pour lui ? Je commençais sérieusement à me le demander. Quoi que puisse en être la réponse, je décidais de prendre les devants et avouais partiellement mes sentiments grandissants à ce dernier, qui restait malgré tout toujours aveugle. Néanmoins, je m’évertuais à faire une dernière tentative en lui faisant sentir les battements de mon cœur. Ces derniers, puissants et incontrôlables, étaient parfaitement limpides et explicites. « Ils battent tous les deux comme des tambours... » Chuchotais-je, en souriant d’un air béat, lorsque j’écoutais à mon tour le cœur battant de mon amant. Après avoir décollé mon oreille de la poitrine de mon ange, je me laissais tomber et entraîner sous les draps. Étreignant Drake avec plus de puissance que nécessaire, je lui rendais ses baisers passionnés avec une vigueur phénoménale. « Comme ça, c’est parfait... » Lui susurrais-je au creux de l’oreille, avant de me blottir davantage contre lui. Malgré l’humidité des draps et mon côté du lit trempé, je me sentais tout simplement bien et à ma place. Dans ses bras de super-héros, je me sentais même invincible, au point que j’en oubliais parfois qu’il était humain et non descendant d’une divinité. Posant ma tête contre son torse, je montais à moitié sur lui pour esquiver l’humidité qui se trouvait de mon côté du lit. À cet instant précis, je me faisais la réflexion que j’aurais quand même pu m’essuyer en sortant de la douche, c’aurait au moins évité de tremper tous les draps... M’enfin, c’était désormais trop tard pour revenir en arrière, et cette nouvelle proximité avec mon doudou ne me dé rangeait aucunement, bien au contraire. Après avoir senti que la respiration de ce dernier se faisait plus lente, j’en concluais bientôt qu’il avait été rattrapé par le sommeil. Pour être sûr qu’il s’était bien endormi, je me relevais légèrement et, une fois parvenu à la hauteur de ses lèvres, je lui donnais un dernier baiser. Mon amant n’ayant aucune réaction, je comprenais qu’il était bel et bien plongé dans le monde de ses rêves. Profitant de l’inconscience de Drake, je me décidais enfin à être honnête et à lui ouvrir mon cœur. « Je t’aime tant... » Chuchotais-je, penché sur son visage, en sentant mes entrailles se tordre dans mon estomac à l’aveu de ce sentiment sincère. Une larme silencieuse venait même rouler jusque sur ma joue, tout en finissant sa triste course sur la joue de mon amant. Après l’avoir délicatement embrassé, je retournais me blottir contre lui. Bercé par ses bras tendres et par la mélodie harmonieuse qu’était sa respiration, je ne tardais pas à plonger à mon tour dans l’univers de l’inconscience...

Comme toutes les fois où je dormais avec Drake, je passais une délicieuse nuit sans cauchemars. Collé à ce dernier, l’étreignant de mes bras et dormant tout contre lui, je fus le premier à émerger, au petit matin. C’était à peine l’aurore, mais j’étais d’ores et déjà requinqué et en pleine forme olympique. Décidément, cette nuit avait été des plus réparatrices ! Sans plus attendre, même si mon adorable amant vagabondait encore dans le monde de ses rêves, je déposais un léger baiser contre ses lèvres délicieuses et sucrées. Le cœur ravagé par une énième vague de sentiments bien trop forts, je réalisais, une nouvelle fois, combien j’étais éperdument amoureux de lui. Était-ce possible d’aimer un homme à ce point sans parler de folie ? Certainement pas. Quoi qu’il en fût, après avoir tendrement passé mes doigts dans les cheveux bouclés de mon prince charmant, je me défaisais doucement de son étreinte et me glissais hors du lit conjugal. Une fois debout, je partais à contre en cœur en direction de la salle de bains. Après m’être muni de divers produits ménagers, je passais un petit quart d’heure à effacer tout de l’horreur qui avait envahi la pièce. Oui, même si mon doudou m’avait dit qu’il ferait le ménage au petit matin, il était hors de question que je le laisse se donner tout ce mal pour nettoyer mes propres dégâts ! Quittant cette pièce désormais clean, je m’habillais des premiers vêtements qui s’offraient à moi et sortais silencieusement de l’appartement de Drake, à l’image d’un félin agile. Trottinant jusqu’à l’épicerie du coin, j’y faisais quelques courses rapides et reprenais aussitôt le chemin en sens inverse. Une fois revenu chez mon amant – chez moi aussi, en quelque sorte -, je m’empressais de me rendre dans la cuisine et de sortir mes provisions. Farine, œufs, lait, beurre et autres ingrédients dansèrent bientôt sur le plan de travail, derrière un nuage de fumé blanche. Une fois mélangés les uns aux autres, ces aliments se métamorphosèrent en une pâte épaisse, à laquelle je rajoutais une petite pointe de colorant bleu. Après avoir cuit et fait dorer la préparation en question, je me retrouvais avec une assiette pleine d’une dizaine de pancakes chauds et bleus. Satisfait du résultat final, je sortais les quelques fraises et baies que j’avais achetées, afin de les disposer dans un bol. Disposant le tout sur un plateau, je finissais de préparer mon petit déjeuner en déposant une cruche de jus d’orange et une bombe de crème chantilly à côté des autres aliments. Fin prêt, je m’empressais de pénétrer à nouveau dans la chambre de mon amant. Tout étant encore plongé dans l’obscurité la plus totale, je me disais qu’il devait toujours dormir. « Debout, petite marmotte ! » Chantonnais-je, souriant, muni du plateau contenant notre petit déjeuner. Après m’être assis sur le lit, je partais à la conquête des lèvres et de la langue de mon amant. « Bonjour, poussin. Tu as bien dormi ? » Demandais-je, tout sourire, après m’être défait de notre baiser brûlant et humide. « Tiens, c’est pour toi ! Si mes souvenirs sont bons, ça devrait te plaire... » Disais-je, en déposant le plateau contenant les pancakes bleus – encore très chauds - sur les jambes de mon amant. Pourquoi m’étais-je donc donné tout ce mal ? Tout simplement pour lui faire plaisir, pour le remercier d’être aussi merveilleux et pour lui montrer combien je tenais à lui. Après avoir servi deux verres de jus d’orange, j’en déposais un dans les mains de mon partenaire et buvais une première gorgée du second. « J’espère que tu as fait de jolis rêves... » Avouais-je, en sentant mon cœur rebattre de plus belle face au contact de mon amour. « J’ai rêvé de nous, cette nuit. Mais c’était idiot... » Confessais-je, gêné, en sentant le rouge me monter aux joues. Baissant la tête, penaud, j’attrapais un pancake et le recouvrais de quelques fraises. Après en avoir avalé une première bouchée, je me mettais à repenser à notre nuit agitée. « Tu sais... je... je ne t’avais jamais vu pleurer jusqu’à cette nuit... et... et je n’ai jamais autant eu mal au cœur de toute ma vie... C’est... c’est bizarre que je ressente ça... non ? » M’épanchais-je, sincère, tout en mordant une seconde fois dans la nourriture que je tenais dans mes mains. J’espérais sincèrement ne pas avoir renfoncé le couteau dans la plaie, mais je me devais d’avouer le fait que le voir souffrir m’était insupportable. Me réfugiant dans la nourriture, j’avalais de nouvelles bouchées en attendant la réaction du principal intéressé, qui, je l’espérais, s’était remis de ses émotions de la nuit passée...

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MessageSujet: Re: Once Upon A Dream ☆ Pancake. ღ Sam 11 Mar - 18:44

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once upon a dream

Apple & Drake


Il ne savait plus. Plus si tout ceci avait un sens ou si, au contraire, plus rien n'importait plus. Le doute s'insinuait en lui, remontant lentement jusqu'à son cœur. Cette après-midi, cette dispute. Il ne savait même plus pourquoi ils s'étaient chamaillés ; il savait juste que Bradley était mort. Et c'était tout ce qui importait. L'odeur, le bruit, l'angoisse sourde mêlée à la contemplation macabre : tout paraissait si irréel… Comme s'il n'avait vécu qu'un rêve, qu'un horrible rêve. Un cauchemar, suivi d'un réveil difficile. « Peut-être, mais le résultat est le même ! Il est mort, à cause de moi. Même si je ne l'ai pas tué directement. » Il ne savait plus non plus pourquoi il cherchait à se justifier, à prouver quelque chose à Apple. Au fond, il devrait être heureux. Heureux qu'il soit resté le même pour son petit ange, heureux de ne lire aucune peur dans son regard océan. Mais les émotions qui se mélangeaient en lui étaient toutes contradictoires, créant un infâme cocktail de pleurs, de cris et d'angoisse. Il avait depuis longtemps cessé de chercher à comprendre ce qu'il se passait en lui – sa propre mécanique lui était parfaitement étrangère. Telle une machine dont on comprenait mal le fonctionnement, il persistait pourtant à avancer, en traînant les pieds sur le sol boueux de la vie. L'injonction d'Apple le fit taire, quand bien même il était trop occupé à pleurer pour parler, les sanglots entrecoupant ses paroles rendaient le tout incompréhensible. Il n'avait plus qu'à fermer les yeux, à se concentrer sur l'unique chose réelle qu'il pouvait encore sentir ; à savoir le contact du corps à la fois chaud et humide de son amant. Celui-ci reprit la parole, cherchant toujours à le faire déculpabiliser. Au bout d'un temps, il se rendrait bien compte que tout ceci était inutile. Drake lui-même était trop perdu pour saisir le sens de ses paroles. Le gratifiant d'un regard absent, il arriva cependant à prononcer quelques mots, en dépit des sanglots qui s'étranglaient toujours dans sa gorge. « Je ne sais plus quoi penser… » Quelque chose se fêla dans sa voix, sans qu'il puisse y remédier. Comme perdu sur un carrefour de campagne, il ne savait plus quelle destination prendre, quel chemin envisager. Toutes les routes semblaient sinueuses et peu sûres, sans avenir. À l'évidence, il était piégé, condamné à errer là pour l'éternité… Son petit ange le tira de ses pensées, essuyant tendrement les larmes qui persistaient à rouler contre ses joues. Celles-ci étaient sèches d'avoir été si souvent inondées, et sa peau le tiraillait. Il l'accompagna dans son geste, saisissant sa main au passage. Entremêlant ses doigts aux siens, il fixa sans dire un mot leurs deux mains unies. Se libérer, ensemble… « Ne promets pas ce genre de choses… Je ne veux pas que tu te sentes coupable ensuite, si tu n'y arrives pas. » Il parlait d'une voix posée, résignée. Peut-être avait-il accepté depuis longtemps cette vérité-là, que rien ne pourrait jamais le sauver de ce poids. Et encore moins désormais, maintenant qu'il l'avait partagé avec son amant… Celui-ci n'en démordait sans doute jamais, aussi têtu qu'il était. Drake ne savait pas si c'était une bonne nouvelle. Oubliant bientôt tout-ci pour se concentrer uniquement sur les battements de leur cœur, ils se firent la réflexion qu'ils battaient à l'unisson, comme un seul. Le sourire qu'esquissa Apple parvint à dérider Drake, qui s'y essaya à son tour. Il ne fut pas sûr du résultat, mais au moins il ne pleurait plus. Ils s'étendirent bientôt l'un à côté de l'autre, toujours serrés, dans une étreinte passionnée. Après quelques baisers toujours plus amoureux que les premiers, Drake eut soudain envie de craquer. De lui dire la vérité, ce qu'il ressentait réellement. Force lui fut de réprimer cette pulsion, tant elle était puissante et imprévue. Non, il ne pouvait rien dire, rien avouer, pas maintenant, au risque de tout gâcher. Il craignait trop ce qu'il pourrait se passer ensuite. La peur de l'inconnu le fit finalement se raviser, exprimant simplement tout cet amour inavoué en un dernier baiser. « J'aimerai rester ainsi pour toujours... » Oui, juste tous les deux, ainsi lovés l'un contre l'autre. Pour toujours et à jamais. Laissant finalement le sommeil le rattraper, Drake s'assoupit sans véritablement s'en rendre compte, sans se douter une seule seconde de ce qu'Apple lui dirait, pendant son sommeil.

Il rêva. Il rêva, comme à chaque fois que son amant partageait son lit. Cette nuit, le rêve fut différent. Plus dur, plus sec, mais infiniment plus doux à la fois. Bradley s'insinua dans son songe, mais cette fois-ci, il n'était pas là pour le faire culpabiliser. Il riait juste, assis sur la petite balançoire du jardin. Il lui fallait juste avancer, avancer jusqu'à lui et le pousser. D'abord, il n'osa pas y aller trop fort, de peur qu'il ne tombe. Mais le petit garçon s'insurgea, lui criant de le pousser plus haut, toujours plus haut. Et lorsqu'il put toucher les nuages de ses orteils nus, un sourire se peignit sur son visage. Le sourire de celui qui ne regrette rien, qui part en paix, sans traîner de mauvais bagages derrière lui. Le jardin s'effaça, laissant place à un ciel de velours noir, piqueté d'étoiles. Là, un jeune homme était assis en tailleur, face à l'immensité glacée de la nuit. Drake avança doucement, sans faire de bruit, de peur de l'alerter. Et lorsqu'il se retourna, son visage heureux faiblement éclairé par l'éclat laiteux de la lune, il le reconnut. Ses yeux océan, son petit sourire enfantin… La voix chantante d'Apple le réveilla brutalement, et il sursauta. De quoi avait-il rêvé, déjà ? Il avait oublié. « Bonjour, toi... » Il se frotta les paupières, les yeux encore embrumés par le sommeil. La place de son amant était déjà froide, à côté de lui. « Tu es debout depuis longtemps ? » Il ne broncha pas au baiser que lui offrit Apple, qui eut le mérite de le réveiller complètement. Ah, si tous les matins pouvaient être comme celui-ci… « Très bien dormi et toi ? » Il vit seulement à cet instant le plateau déjeuner que son petit ange avait concocté. Du jus d'orange, des pancakes bleus. Comment quelqu'un pouvait-il être aussi parfait ? La perfection n'était-elle pas censée ne pas exister ? « Oh… Apple… Tu n'aurais pas dû… C'est adorable, merci... » Il se releva à moitié pour être en position assise, tandis qu'Apple déposait le plateau sur ses jambes. La vue des pancakes fumants lui fit rappeler qu'il mourrait de faim, étrangement. Tapotant la place à côté de lui, il invita son amant à s'y installer. « Oui, je crois que j'ai rêvé. » Rêvé, oui, mais de quoi, de qui ? Il ne parvenait plus à s'en souvenir. M'enfin, ça n'avait sûrement aucune importance. Ce qu'ajouta son amant en avait par contre, tant sa voix parut gênée. « Idiot ? Pourquoi ça ? », demanda-t-il, étonné, en prenant un pancake. La première bouchée suffit à le convaincre qu'Apple était un fin cordon-bleu. Ce dernier ne tarda pas à reprendre la parole, pour parler de leur dernière conversation. Épineux sujet, en vue de tout ce qu'il s'était passé cette nuit… Drake chercha d'abord quoi répondre, les yeux plongés dans le vide. Il n'avait pas spécialement envie de revenir là-dessus, mais pouvait tout à fait comprendre qu'Apple en ait besoin. « A ce propos… Je… Je suis vraiment désolé que ç'ait dérivé comme ça et… surtout que tu aies dû entendre ça… Je ne voulais pas, vraiment pas. Et encore moins si ça t'a autant tracassé… Je suis désolé... » Il savait bien que s'excuser ne changerait rien, mais il en avait besoin. Être désolé était bien joli, mais qu'était-il censé ressentir d'autre ? La tristesse l'avait suffisamment ravagé hier, il ne voulait même pas y repenser. Et maintenant qu'il réalisait pleinement tout le mal qu'il avait fait à son petit ange, inconsciemment… « Je m'en veux, Apple. Je m'en veux d'avoir été aussi faible alors que tu avais besoin de moi. Être désolé n'y changera pas grand-chose, je sais bien… Mais excuse-moi quand même, s'il te plaît. », avoua-t-il, sans pour autant répondre à la question que lui avait posé son petit ange. Il fallait qu'il exprime ses ressentis, qu'il fasse le point. C'était important, s'il ne voulait pas se perdre à nouveau, comme la veille… « Et je voulais aussi te remercier, de t'être confié à moi… Ça ne devait pas être facile, et j'en suis bien conscient. Alors merci. Merci de m'avoir fait confiance. » Merci pour tout, pour tout ce que tu me fais vivre, ressentir, penser. Chaque seconde passée là, avec toi, suffit à me combler, à me rendre si heureux que je crois en mourir à chaque fois… Voilà ce qu'il aurait dû dire. Mais comme c'était infiniment plus facile de juste dire "merci"…





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MessageSujet: Re: Once Upon A Dream ☆ Pancake. ღ Dim 12 Mar - 21:17

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Drake & Apple.
I know you, I walked with you once upon a dream. I know you, that look in your eyes is so familiar a gleam. And I know it's true that visions are seldom all they seem. But if I know you, I know what you'll do. You'll love me at once, the way you did once upon a dream. I know you, I walked with you once upon a dream. I know you, that look in your eyes is so familiar a gleam. And I know it's true that visions are seldom all they seem. But if I know you, I know what you'll do. You'll love me at once, the way you did once upon a dream. I know you, I walked with you once upon a dream... [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]


En dépit des malheureux évènements de la veille, c’était parti pour être une merveilleuse journée. Au dehors, le soleil éblouissait d’ores et déjà la ville de tous ses rayons flamboyants, et les petits moineaux, qui devaient avoir fait un nid juste sous le toit du bâtiment, chantaient harmonieusement, comme dans les contes de fées. L’obscurité, l’angoisse, les larmes et la peur avaient été balayées par ce nouveau cycle naturel, qui, pendant la nuit et comme par magie, avait quasiment fait redescendre tous les compteurs du désespoir à zéro. Souriant, le cœur en fête, je sautillais jusqu’au lit où mon prince charmant dormait silencieusement. Dans un premier temps, attendri par ce magnifique visage angélique et paisible, je n’osais bouger et le réveiller. C’était là un dilemme de taille, et je restais là, statufié pendant de longues minutes, sans savoir quelle attitude adopter. Devais-je troubler son sommeil ? Le pauvre doudou avait passé une nuit si agitée qu’il aurait bien eu besoin d’un peu plus de repos. Cependant, avide de retrouver sa compagnie et ses tendres baisers, je m’évertuais à le faire émerger du monde de l’inconscience. C’était égoïste de ma part, mais je n’arrivais tout simplement pas à contrôler ce désir drakounnien qui me consumait de l’intérieur. Oui, étant dans un état de manque critique, j’avais grand besoin d’une nouvelle dose de mon héroïne fétiche pour me rasséréner. Et lorsque ses paupières closes laissèrent enfin entrevoir l’océan merveilleux de son regard captivant, je me sentais complètement comblé et accompli. Quant à ses premières paroles, elles eurent pour effet de faire redémarrer instantanément le moteur de mon cœur, qui s’était contenté jusque là de se préchauffer, à l’image d’un véhicule en période hivernale. Boum-boum, boum-boum, et c’était reparti pour un tour... « Non... Je dois être debout depuis deux heures, tout au plus ! » Répondais-je, tout sourire, après m’être à nouveau imprégné des lèvres délicieuses de mon adorable amant. Ah... ces gestes d’affection étaient si touchants ! Et, d’un point de vue extérieur, nous avions tout du petit couple parfait. Fort malheureusement, nous étions les deux seuls à ne pas le remarquer... « Je... je dors toujours merveilleusement bien quand je suis dans tes bras... » Enchérissais-je, angélique et heureux, d’une voix chantante. Bon sang, était-il donc possible d’être plus explicite ? Certainement pas, mais nous restions inlassablement aveugles face à nos sentiments réciproques. Quoi qu’il en fût, muni de mon immense plateau de petit-déjeuner digne d’un festin de roi, je ne tardais pas à aller m’asseoir à ma place, après que mon poussin m’y ait invité. « Ne me remercie pas, c’est de bon cœur ! Ça me fait très plaisir... et... et j’avoue que j’aime bien prendre soin de toi... » Avouais-je, souriant comme un idiot dans une publicité pour dentifrice, tout en déposant le plateau de nourriture sur les jambes nues de celui qui avait conquis mon cœur. Dans un geste naturel et évident, je ne tardais pas à me coller contre lui, sans pour autant l’étreinte ou l’étouffer ; je l’avais déjà bien trop fait durant la nuit. « Dis-moi, comment est-ce possible d’être aussi beau au réveil ? Quel est ton secret, Doudou ? » Demandais-je, après l’avoir détaillé et scruté durant de longues et agréables secondes. Il avait beau avoir les cheveux en bataille et être mal rasé, il restait le plus bel homme que j’eusse rencontré au cours de ma vie. Bon sang, plus je le regardais et plus j’en tombais davantage amoureux – enfin, si c’était humainement possible de pouvoir l’aimer encore plus...

Machinalement, mes doigts se glissèrent tendrement entre les mèches rebelles de mon amant, qui, comme à son habitude, se laissait bichonner. Cependant, cela ne dura qu’un instant, car je me retrouvais bientôt confronté à mon rêve gênant de la nuit dernière. Me maudissant d’avoir abordé ce sujet et d’avoir donné le bâton pour me faire battre, je baissais légèrement les yeux et défaisais ma main de la chevelure soyeuse de mon amant. « Je... c’était vraiment idiot... » Balbutiais-je, gêné, mais en ayant un petit sourire au coin des lèvres. J’hésitais à révéler mes songes ridicules et romantiques à mon amant, mais je savais très bien qu’il n’en démordrait pas avant de les avoirs entendus. Piégé par ma propre faute, je n’avais plus qu’à tout avouer. Triturant nerveusement le pancake que j’avais entamé, je replongeais alors dans les merveilleux souvenirs que ce doux rêve m’avait laissés. « C’était peut-être sur la plage... ou dans une clairière, je ne m’en rappelle plus trop bien, en réalité. Néanmoins, tu étais là, avec moi. Et... je sais que c’est complètement débile et fleur bleue, mais... j’ai rêvé qu’on dansait. » Avouais-je, en nous revoyant valser, invincibles et heureux. Ces belles images de rêverie se mirent à nouveau à tournoyer dans mon esprit, comme un film défilant sous mes yeux, sans que je ne puisse rien faire pour les contrôler. Était-ce là l’expression d’un désir refoulé au plus profond de mon être ? Peut-être bien, mais je ne m’étais jamais autant senti aussi mièvre et gnangnan de toute mon existence.« Je... je ne sais même pas pourquoi j’ai rêvé de ça, mais c’est complètement idiot, non ? J’ai certainement dû regarder trop de dessins animés ! » Concluais-je, en chassant les petites étoiles qui étaient réapparues dans mes yeux. C’était un fait : La Belle au Bois Dormant et La Belle et La Bête avaient dû me griller quelques neurones pour que j’en arrive au stade de rêver de valser avec mon amant. Quoi que fût l’état de mon cerveau, notre sujet de conversation déviait bientôt sur notre tristesse passée, qui s’imposait à nous comme un cheveu tombant sur la soupe. Je me retrouvais ainsi face à un Drake tristounet, qui se confondait en excuses. « Oh... Doudou, ne sois pas désolé ! Au contraire, je suis content que tu te sois enfin ouvert à moi ! » Avouais-je, sincère, en essayant de rassurer mon amant à l’aide d’un petit sourire tendre. Cette tentative mourut aussi vite qu’elle était venue, et, à mon plus grand regret, Drake ne cessait de s’enliser davantage dans les remords. « Arrête de t’en vouloir ! Tu n’as rien fait de mal ! Drake, je n’ai pas à t’excuser, tout simplement car tu n’as rien à te faire pardonner ! » Affirmais-je, d’une voix étrangement ferme, en me montrant catégorique. Drake n’avait rien fait de mauvais en m’avouant son secret, je me devais de le lui faire comprendre. Après tout, malgré les apparences, je n’étais pas fait de porcelaine et étais parfaitement apte à encaisser ses aveux. Quoi qu’il en fût, mon doudou ne tardait pas à me remercier d’avoir été à son écoute, la nuit dernière. « Je t’en prie, c’est normal ! Je... merci à toi aussi de m’avoir écouté... et de m’avoir ouvert ton cœur... Ça a beaucoup compté pour moi, tu sais... » Confessais-je, d’une voix emplie de douceur, en passant tendrement mes doigts contre sa joue. Laissant mon pancake entamé sur le plateau, je déposais fermement mes deux mains contre le visage de Drake et plongeais au plus profond de ses prunelles brillantes. Captif, mon amant n’avait pas d’autre choix que celui de me faire face. Boum-boum, boum-boum, ça continuait à tambouriner d’amour dans ma poitrine, encore et encore, inlassablement. « Malgré la tristesse de la chose, on se connait mieux, maintenant.... Et... quoi que tu puisses en penser, j’aime le fait de te découvrir un peu plus chaque jour... car tu es une personne merveilleuse, forte et magnifique. N’en doute plus jamais, Doudou.... » Confiais-je, en sentant mon cœur se soulever d’amour dans ma cage thoracique. Possédé par une nouvelle vague de tendresse, je ne pouvais qu’écraser mes lèvres amoureuses contre les siennes, en un baiser passionné et langoureux. Ah... l’embrasser était sûrement mon passe-temps favori et mon plus gros pêché mignon ! Ses lèvres, sa langue, sa manière de chérir ma peau... il me rendait dingue, tout simplement, et rien que le fait de partager mon amour avec lui, en des baisers et caresses tendres, faisait bouillir et brûler mon sang. « On est tellement bien, là, toi et moi... » Avouais-je, tout en m’allongeant sur le lit et en déposant ma tête contre le torse saillant de mon amant. Restant néanmoins l’être taquin que j’avais toujours été, une petite idée me vint rapidement à l’esprit. Après avoir attrapé la bombe de crème chantilly, je faisais mine d’exercer une pression sur l’un des pancakes restant. Bien entendu, je ratais exprès ma cible et éclaboussais bientôt le bas du ventre de mon amant, qui se retrouvait recouvert de crème. « Oups... j’en ai mis partout... » Susurrais-je, d’un air très coquin, en me mordillant sensuellement la lèvre inférieure. Sans plus attendre, je m’empressais alors de réparer ma ‘bêtise’ et glissais bientôt mes lèvres en direction du nuage crémeux. En quelques secondes à peine, il disparut instantanément, réduit à néant à l’aide de quelques coups de langue coquins. Malicieux et joueur, je ne tardais pas à reprendre la bombe entre mes mains et à menacer Drake avec cette dernière. « Fais gaffe ! Un seul geste et je te dire dessus ! À moins que ça ne soit ce que tu veuilles... » Lançais-je, joueur, en imitant la voix d’un policier sévère. Tout en continuant de braquer mon arme de fortune sur le visage de Drake, j’enjambais ce dernier et m’asseyais à califourchon sur lui – oui, c’était certainement ma position préférée. Serait-il néanmoins réceptif à cette sorte de mauvais jeu de rôle ridicule et improvisé ? Cela restait à voir...

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MessageSujet: Re: Once Upon A Dream ☆ Pancake. ღ Mer 15 Mar - 13:27

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once upon a dream

Apple & Drake


Drake fut réveillé par le meilleur son qui soit, à savoir la voix d'Apple. Celui-ci, déjà bien éveillé et tout guilleret, semblait s'être levé aux aurores. La journée s'annonçait déjà magnifique, et plus rien de l'affreuse nuit qu'il venait de passer n'était resté dans leur esprit. Ils étaient prêts pour un nouveau jour, loin de ces révélations plus que perturbantes. Bien malgré lui, Drake savait que les choses ne seraient plus comme elles l'avaient été, en dépit de la promesse qu'il avait faite à son amant. Non pas qu'il désirât la rompre, loin de là, seulement… Comment pouvait-il raisonnablement envisager leur vie sans songer à l'ombre qui planait au dessus d'eux, fatale ? Il lui faudrait certes un peu de temps pour accepter l'idée, tout du moins pour essayer de l'accepter. Cela ne promettait pas d'être aisé, mais il s'efforcerait de faire de son mieux, pour lui, pour eux. Ne quittant pas ses bonnes habitudes, Apple l'embrassa à plusieurs reprises, le faisant frissonner de délice. Ses baisers étaient sans aucun doute l'une des meilleures choses sur cette Terre. « Heureux de l'apprendre... », sourit-il, suite au petit compliment implicite de son amant. S'il avait pu deviner tout ce qu'il se cachait derrière ces phrases en apparence anodines ! S'il n'était pas autant aveuglé par ses propres sentiments au point de ne pas percevoir ceux de son partenaire… Ce que la vie pouvait être bête, quelques fois. Quoi qu'il en fût, Apple, toujours plein de bonnes intentions, avait préparé un vrai petit-déjeuner royal, essentiellement composé de pancakes, petit péché mignon de Drake. Il ne put s'empêcher de songer à quel point ce petit ange était parfait, tant par sa façon d'être que par son physique. Décidant de le taquiner un petit peu, il lui lança un sourire malicieux, avant de répondre d'une voix remplie de sous-entendus : « Tu prétends que je ne suis pas capable de me faire un petit-déj' digne de ce nom ? » Il était facile d'entendre l'ironie dans le ton de sa voix, encore un subterfuge pour ne pas s'avouer la vérité. Il était amoureux, pourquoi tenter de le refouler ? Cette question n'obtiendrait sans doute jamais de réponse. Tandis qu'il s'interrogeait en son for-intérieur, Apple avait pris place à côté de lui, après avoir déposé le plateau sur ses jambes. La délicieuse odeur que dégageait l'assiette de pancakes se répandait déjà dans la chambre entière, faisant encore plus gargouiller le ventre de Drake. À la question que lui posa son petit ange, il tourna la tête de son côté, touché. Même s'il ne le montrait pas, et ne voulait d'ailleurs certainement pas le montrer, chacun des compliments que lui lançait Apple lui faisait chaud au cœur. « Tu veux savoir mon secret ? » Il lui sourit tendrement, avant de déposer une main sur sa joue. « Il me suffit de m'endormir à tes côtés... », murmura-t-il suavement, avant de l'embrasser à nouveau, soudainement en manque du contact de ses lèvres. Apple était véritablement la plus belle rencontre qu'il n'eût jamais faite. Désormais, il n'arrivait pas à envisager sa vie sans lui, sans ses baisers, sans ses sourires, sans ces sentiments si forts mais tristement incompris...

Si Drake ne se rappelait absolument pas du rêve qu'il venait de faire, les souvenirs d'Apple semblaient, eux, intacts. Et il se fit presque prier pour enfin lui révéler ce qu'il en était. Il avait rêvé d'eux, de ce "nous". Cela pouvait signifier énormément de choses, en fin de compte. Une danse dans une clairière, cela résonnait comme La Belle Au Bois Dormant. Drake pouvait presque entendre la petite musique qui accompagnait cette scène, qu'il n'avait pourtant pas vue depuis longtemps. Qu'espérait donc Apple, pour rêver de ce genre choses ? Était-il simplement romantique, ou bien tout ceci avait sa part de vérité ? L'explication la plus plausible restait que le subconscient du petit ange était complètement noyé à l'eau de rose ; ce qui n'aurait pas étonné Drake. « Ce qui est sûr, c'est que ce n'était pas un rêve prémonitoire, parce que tu ne me verras jamais danser de toute ta vie ! », dit-il en éclatant de rire. Non, la danse ne faisait vraiment pas partie de ses talents. « C'est vraiment adorable que tu aies rêvé de ça… Enfin, entre nous, je pense que Mickey a finalement achevé de te corrompre… j'aurai dû prévoir que ça finirait par arriver ! », le taquina-t-il, en souvenir du fameux caleçon qu'il portait, lors de leur première fois, au cinéma. Malheureusement, le sujet dériva bien vite sur leur conversation de la nuit dernière, beaucoup moins joyeuse. Il n'avait pas envie de parler de ça. Pas envie de remuer toute cette boue, pas envie de se rappeler ce qu'Apple lui avait dit. Mais maintenant que le sujet était lancé, difficile d'y échapper… Laissant tomber tout le poids qu'il avait le sur le cœur, Drake s'excusa de son comportement, de ce qu'il avait dit. Peut-être que ces excuses n'avaient pas lieu d'être, peut-être n'avait-il rien à se faire pardonner. Peut-être. En attendant, il en avait besoin. « Je ne sais pas de quoi je dois m'excuser… La seule chose dont je suis encore sûr c'est que je n'aurais pas dû réagir comme ça. Je n'aurais pas dû m'emporter contre toi… Ce que j'ai dit… » Il ne pouvait pas dire qu'il ne l'avait pas pensé. Non, tout ce qu'il avait crié la veille sortait tout droit de son cœur. Mais comment l'avouer sans fendre à nouveau le cœur de sa petite pomme adorée ? Il l'aimait trop pour le faire souffrir une nouvelle fois, alors il se tut, laissant sa phrase en suspens. Ce qu'avança par la suite Apple était totalement juste. Même si cette conversation avait été loin d'être heureuse, ils en avaient appris plus l'un sur l'autre que depuis qu'ils se connaissaient. Alors certes, il y avait des choses que Drake aurait préféré ne jamais avoir à dire, et sans doute qu'Apple aurait souhaité ne jamais avoir à entendre, mais le résultat était positif, en fin de compte. « Tu as raison... Enfin j'aurais aimé ne pas avoir à parler de tout ça en même temps. Je ne sais pas pour toi, mais ça fait beaucoup à encaisser d'un coup... » Il secoua la tête, tout en reprenant une profonde inspiration. Le cancer, sa maman, ensuite Bradley... C'était beaucoup trop. « Et toi tu es sans aucun la personne la plus adorable que j'ai rencontrée... Tu le sais, ça ? » Il sourit, avant de passer une main dans les cheveux ébouriffés de son amant. Ah, ces cheveux... tout une histoire. Retrouvant bientôt un comportement tendre et amoureux, Apple l'embrassa à pleine bouche, dans un nouveau long et langoureux baiser. Ne se laissant pas surprendre par ce nouvel élan, Drake se serra davantage vers lui, désireux de sentir son corps contre le sien. Il y avait des moments qui mériteraient de ne jamais avoir de fin... Lorsque, finalement, ils détachèrent leurs lèvres, il ne mit pas de distance entre eux, son petit ange déposant même sa tête contre son torse. Lui caressant tendrement ses cheveux qu'il aimait tant, il sourit à sa remarque. Ils étaient même terriblement bien, trop bien pour que tout ceci puisse être vrai. Et pourtant... Sans lui laisser le temps de répondre quoi que ce soit, Apple se redressa bientôt et, attrapant la bombe de chantilly, fit mine d'en mettre sur un pancake. Seulement sa "maladresse" le rattrapa, et la crème se retrouva essentiellement sur le bas-ventre de Drake. Ce dernier sursauta légèrement, surpris par le contact froid du nuage blanc. « Quel maladroit... », répondit-il, du même ton suave. Cependant, toujours aussi coquin que d'ordinaire, sa petite pomme s'empressa de rectifier cela, en nettoyant de sa langue la chantilly. Drake sentit son corps tout entier s'embraser, et son pouls s'accélérer. Il suivit les gestes d'Apple des yeux, un demi-sourire aux lèvres. Et lorsque celui-ci s'installa à califourchon sur lui, la bombe braquée dans sa direction telle une arme dangereuse, il manqua d'éclater de rire. Plissant les yeux à l'image d'un cow-boy dans un film de western, il demanda, d'une voix légèrement plus grave que d'ordinaire : « Tu n'oserais tout de même pas m'attaquer alors que je suis désarmé ? » Quelque chose lui disait que, au contraire, il ne s'en ferait pas prier. « Bizarrement je suis sûr que si ! », dit-il finalement en souriant, exprimant tout haut ses pensées. Décidant de rentrer dans son petit jeu imprévu, il leva les mains en signe de paix, avant de brusquement retourner la bombe dans sa direction. La lui saisissant des mains, il lui lança un petit sourire triomphant. « Trop facile ! » Il mit un peu de chantilly sur son doigt, avant de le lécher ostensiblement. Sa petite pomme ne devait pas s'attendre à ce revirement de situation... « On va jouer à un jeu. Je vais te poser une question sur moi, et si tu réponds faux... » Il agita la bombe, d'un air malicieux. Pas la peine d'en dire davantage. « D'accord ? » Sans lui laisser le temps de répondre, ni même d'assimiler ce qu'il venait de dire, il se gratta la barbe, cherchant la question parfaite. Il ne savait pas vraiment quoi lui demander. Pas quelque chose de trop facile, mais lui poser une question impossible serait être mauvais joueur. Au fur et à mesure que ses recherches avançaient, il avait de plus en plus l'impression qu'Apple ne le connaissait pas, ou du moins très mal. C'était vrai au fond, que savait-il sur lui ? Rien de plus que ce qu'il avait bien voulu lui révéler. Pas grand-chose, en somme. Choisissant finalement une question plus profonde, il prit un air de présentateur de télévision, avant de demander : « Alors... Écoute bien... Qu'est ce que j'aime le plus chez toi ? » Il esquissa un demi-sourire, dissimulant ainsi ses propres pensées. Toutes les réponses qu'Apple proposerait seraient justes, d'une manière ou d'une autre. Pourquoi ? Eh bien parce qu'il n'y avait pas une seule chose chez son petit ange qu'il n'aimât pas.





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Once Upon A Dream ☆ Pancake. ღ

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