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 Once Upon A Dream ☆ Pancake. ღ

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MessageSujet: Re: Once Upon A Dream ☆ Pancake. ღ Ven 17 Mar - 19:04

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Drake & Apple.
I know you, I walked with you once upon a dream. I know you, that look in your eyes is so familiar a gleam. And I know it's true that visions are seldom all they seem. But if I know you, I know what you'll do. You'll love me at once, the way you did once upon a dream. I know you, I walked with you once upon a dream. I know you, that look in your eyes is so familiar a gleam. And I know it's true that visions are seldom all they seem. But if I know you, I know what you'll do. You'll love me at once, the way you did once upon a dream. I know you, I walked with you once upon a dream... [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]


L'odeur sucrée des pancakes fumants s’insinuait dans mes narines, réveillant mon appétit et me mettant l’eau à la bouche. Quant au prince qui avait fait chavirer mon existence, il faisait naître un sourire sincère contre mes lèvres enfantines. De plus, comblé par les nouveaux baisers passionnés que nous échangions, je sentais mon cœur exploser de bonheur dans ma poitrine, en un feu d’artifice resplendissant. Irrémédiablement, et sans même que je ne m’en rendre vraiment compte, notre amour, notre tendresse et notre complicité étaient devenus les soleils primordiaux du ciel de ma vie… Sans ces éléments vitaux, qui étaient l’essence-même de mon bonheur, j’aurais tout simplement fini par dépérir. Était-ce pourtant sain et censé d’être à ce point asservi à un autre être humain ? Certainement pas, mais c’était là une dépendance qui me dépassait et surpassait totalement. Quoi qu’il en fût, je ne m’attardais plus longuement sur ces questions existentielles, m’évertuant simplement à profiter de l’instant présent et de la douce compagnie de mon amant. Ce dernier, véritable ange débordant d’affection et de tendresse, se délectait du petit déjeuner que je lui avais servi au lit. Cependant, avec toute la taquinerie qui régissait son être, Drake remettait en cause, à tort, le fait que je doutais de ses talents culinaires. « Mais non, Doudou ! Je sais parfaitement que tu es capable de cuisiner ! De toute façon… même si ce n’était pas le cas, je me ferais un plaisir de t’apporter le petit déjeuner au lit, tous les matins… » Avouais-je, d’une minuscule voix mignonne, tout en affichant un petit sourire sincère et attendrissant. Après avoir tendrement passé mes doigts dans les cheveux soyeux de mon amant, je me perdais à sa divine contemplation. Ses yeux semblables à des diamants, son adorable petit nez en trompette, ses lèvres éclatantes et rosée… Tout, absolument tout de lui me faisait perdre la tête et me faisait davantage tomber sous son charme. Interpellé par tant de perfection, j’en venais même à lui demander s’il avait un secret pour être naturellement aussi magnifique et attrayant? L’adorable réponse qu’il me fournissait me laissait pantois, et je mis de longues secondes à me remettre de mes intenses émotions. « Oh… Doudou, tu es tellement adorable ! Dans ce cas, je vais devoir m’endormir à tes côtés jusqu’à… la fin des temps. » Soufflais-je, amoureux et complètement sous le charme, en sentant mes joues se teinter d’une couleur pourpre lorsque mon amant me les caressait tendrement. Saisi par ce merveilleux instant romantique, j’acceptais bien volontiers le baiser fiévreux que Drake déposait sur mes lèvres. Mieux encore, je prenais l’initiative de prolonger cet échange et de mêler ma langue à cette danse sensuelle et passionnée. Les secondes devinrent des minutes, et même si je ne tardais pas à manquer d’air, je continuais de dévorer les lèvres ardentes de mon amant, avec une avidité colossale, jusqu’à l’asphyxie. Était-il donc possible de trouver une alchimie aussi puissante entre deux autres êtres ? La réponse, aussi limpide que du cristal, était évidemment négative puisqu’aucun autre duo au monde ne pouvait s’aimer autant que Drake et Apple…

Résigné, je me décidais enfin à faire part de mon rêve à mon amant. Légèrement gêné et fébrile, je finissais donc par lui conter cette romance imaginaire, dans laquelle nous étions comme des héros de conte de fées. À chaque parole que je prononçais, je nous revoyais même inlassablement danser dans la forêt comme des amoureux, exactement comme le faisait le couple princier d’Aurore et Philippe dans La Belle Au Bois Dormant. Ah... Ces images de rêverie étaient si belles, si romantiques et si idylliques… Mais Drake me faisait bientôt redescendre de mon petit nuage et comprendre que ces mièvres divagations étaient complètement stupides. Quelque peu blessé de constater que mes songes ne resteraient qu’à l’état d’utopie, j’essayais maladroitement de camoufler mon petit pincement au cœur, sans réellement y parvenir. « Oh… » Soupirais-je, d’une petite voix triste, exactement comme si mon plus beau rêve venait d’être brisé. « Je te ne verrai donc jamais danser ? Même pas… pour moi ? Ou… avec moi ? » Demandais-je, d’un petit air tristounet attendrissant, même si Drake prenait ce sujet à la rigolade et qu’il explosait d’un rire éclatant, tonitruant et séduisant. Ah… malgré cette désillusion, le voir si hilare emplissait mon cœur d’une douce euphorie ; c’était tellement bon de le voir heureux ! « Adorable, peut-être, mais surtout bête et ridicule... » Bougonnais-je, penaud, après que Drake m’ait fait part de son opinion au sujet de mes rêves fleur bleue. Désenchanté, je devais néanmoins admettre que mon esprit avait été corrompu par la plus mythique des souris. Alors, après m’être légèrement replié sur moi-même, je rebondissais et validais les dernières affirmations de mon amant. « C’est ça... Mickey et la magie de Disney m’ont complètement infecté... au point que j’en oublie parfois qu’on est dans le monde réel et que la plupart de mes rêves ne se réaliseront jamais... » Murmurais-je, triste et déçu, à l’image d’un enfant qui vient d’apprendre que le Père Noël n’existe pas. Ne vous méprenez pas, je savais pertinemment que nous ne vivions pas dans un monde fait de fées et de gnomes, mais ça faisait toujours un petit pincement au cœur de se rappeler que les miracles n’existent pas, dans cet univers. Lucide, je comprenais, au final, que je n’étais qu’un petit garçon rêveur et désillusionné, qui gravitait dans un monde cruel et bien trop dur pour lui. « Je ne suis qu’un enfant rêveur et idiot… » Soufflais-je, en laissant un petit rire s’échapper de mes lèvres pour détendre l’atmosphère et pour camoufler ma peine intérieure. L’autodérision était certainement le meilleur moyen de se détendre et de passer à autre chose, non ? Quoi qu’il en fût, la conversation devenait davantage dramatique lorsque nous en venions à aborder les événements macabres et déprimants de la veille. Coupable, mon amant ne cessait de me faire part de sa repentance, à tort. Certes, il avait peut-être été un peu dur avec moi, mais je comprenais totalement le fait qu’il ait eu besoin de s’exprimer. Après tout, hier, je lui avais carrément avoué le fait que j’étais condamné... Et personne, pas le même le plus pur des anges, n’aurait pu rester de marbre face à une telle bombe. « Après ce que je t’ai avoué, je comprends parfaitement que tu aies ressenti le besoin de t’exprimer… Ne t’en fais pas, je ne t’en veux pas, et c’est totalement oublié ! » Confiais-je, sincère, en lui adressant un petit sourire tendre et affectueux. Pour le rassurer davantage, j’effleurais amoureusement sa joue à l’aide de mes doigts emplis de douceur. Néanmoins, malgré ces démonstrations d’affection, Drake m’avouait que ç’avait été bien trop d’informations à digérer pour lui. Oh… le pauvre petit ange semblait tellement enlisé dans la négativité ! Alors, instantanément, comme tout bon amoureux le ferait, je m’empressais de lui faire voir les côtés positifs de notre conversation à cœur ouvert. « Doudou, nos blessures étaient difficiles à avouer et à encaisser, pour l’un comme pour l’autre. Mais… même si c’était insoutenable, je suis content qu’on l’ait fait, car je me sens désormais plus proche de toi, plus libre… et grandement soulagé d’un poids qui écrasait mon cœur… Ce fut un mal pour un bien, au fond… » Avouais-je, avec sincérité, en des mots qui provenaient du plus profond de mon cœur épris. Force fut de constater que mes paroles eurent l’effet escompté, puisque nous en venions rapidement à passer à autre chose et à nous faire toutes sortes de beaux compliments. Rougissant sous l’effet des adorables paroles de mon amant, je ne pouvais lui répondre qu’en l’embrassant fougueusement et en l’étreignant davantage contre mon corps avide de son contact. À ce stade, tant mes gestes tendres et amoureux étaient limpides, les mots en devenaient des futilités accessoires. Oui, je l’aimais de tout mon être, et ça se voyait comme le nez au milieu de la figure…

Après de nouveaux instants câlins et complices, mon petit côté taquin et enfantin reprenait le dessus. Coquin, je m’emparais puérilement de la bombe de crème et tartinais le bas-ventre de mon amour d’un nuage velouté, pour mieux me régaler lorsque ma langue venait le taquiner. De plus, après avoir enjambé Drake et m’être assis à califourchon sur ses jambes, je me montrais toujours aussi joueur et ne tardais pas à le menacer à l’aide de la bombe de crème chantilly. « Bizarrement, je pense que tu as raison ! » Lançais-je, taquin, lorsque mon amant m’avouait qu’il me sentait capable de l’asperger de crème. Ce petit poussin d’amour ne savait pas à quel point il pouvait avoir raison, car, sous mes airs plutôt angéliques, j’étais effectivement un véritable petit diablotin. Affichant un sourire vicieux et à demi diabolique, je me comportais en petit fourbe, tout en imitant le comportement d’un policier qui mettait un criminel en état d’arrestation. Néanmoins, surpris et pris au dépourvu par un Drake autant taquin que moi, je voyais mon arme de fortune m’être arrachée d’entre les mains. « Hey ! » M’exclamais-je, en riant de bon cœur, tout en essayant vainement de reprendre la bombe qu’il venait de me chiper. N’ayant pas plus de force qu’un tout petit chaton, c’était évidemment peine perdue : je ne pouvais pas lutter face à l’imposante force de mon amant. Pris au piège, je levais à mon tour les mains en l’air, souriant, et presque satisfait d’être l’otage d’un si bel homme. Oui, en dépit de ce revirement de situation impromptu, j’étais charmé et très emballé par le nouveau jeu que me proposait Drake. « D’accord ! Mais… puisque j’adore la crème chantilly, je vais peut-être faire exprès de me tromper de réponse… » Répondais-je, tout sourire, en ne sachant plus vraiment si la menace qu’il exerçait sur moi était une punition ou un cadeau bienvenu. Quoi qu’il en fût, je me pliais volontiers aux règles du jeu, tout en continuant de garder les mains en évidence. Dans un premier temps toujours aussi taquin, je déchantais vite lorsque je prenais connaissance l’énigme que mon doudou me posait. Que pouvait-il donc aimer chez moi ? C’était une question aussi soudaine que mystérieuse et complexe. « Je… Je ne savais même pas que tu pouvais aimer quoi que ce soit chez moi… » Bafouillais-je, légèrement déstabilisé et gêné par sa question. Réfléchissant néanmoins à ladite question, je me perdais dans les méandres de ma pensée durant de longues secondes. C’était vraiment une épineuse question, à laquelle je ne trouvais pas forcément de réponse. Effectivement, n’ayant aucunement conscience de mes propres qualités, j’étais à des années lumières de trouver celles que mon amant pouvait bien apprécier. Affichant un air pensif et interrogatif, je tentais néanmoins une approche taquine. « Je suppose que… si tu veux toujours de moi comme amant, c’est que tu dois bien apprécier mes fesses… » Répondis-je, rouge comme une pivoine, en laissant un petit rire gêné s’échapper de mes petites lèvres traîtresses. Au fond, j’aurais aimé trouver une réponse plus profonde ou adorable, mais je ne voyais pas quoi répondre de mieux. De plus, au lieu d’aimer davantage un élément de ma personne au détriment du reste, j’aurais préféré qu’il m’aime tout entier et inconditionnellement. Ah… voilà maintenant que ces foutus rêves romantiques et utopiques reprenaient le dessus ! Chassant ces derniers, je me focalisais à nouveau sur notre petit jeu. « J’ai bon ? Honnêtement, je ne vois vraiment pas ce qu’il pourrait y avoir d’autre chez moi que tu pourrais… aimer… » Avouais-je, en détournant la tête pour fuir son regard. Légèrement hésitant et penaud, je me laissais néanmoins saisir d’une envie soudaine de retrouver ses lèvres, et partais les chérir amoureusement. Profitant du fait que Drake baissait sa garde pour m’embrasser, je calculais mon coup et ne tardais pas à lui reprendre agilement la bombe de chantilly. « Je t’ai eu ! » Lançais-je, après m’être détaché de ses lèvres, en brandissant triomphalement notre arme de guerre. Gai comme un pinson et fier de mon petit tour de passe-passe, je braquais à nouveau la bombe en direction du visage de mon amour. « Allez, c’est à mon tour ! Que pourrais-je bien te demander… ? » Lançais-je, souriant, en adoptant un air pensif en fin de phrase. Après avoir médité pendant plusieurs secondes à ce que je pourrais bien demander à mon amant, j’eus soudainement une idée de génie. « Quel est l’endroit que je rêve le plus de visiter au monde ? » Demandais-je, en arquant un sourcil et en affichant un petit sourire malicieux sur mes lèvres. « Si tu trouves la bonne réponse... et si tu es d’accord avec l’idée qui va suivre, j’aimerais que tu m’y accompagnes pour un week-end ! Par contre, si tu te trompes, tu vas finir enseveli sous de la crème chantilly… » Ajoutais-je, très taquin, en me retenant de lui crier la réponse d’emblée. Attendant maintenant qu’il réfléchisse, je me faisais la réflexion que la réponse à cette question était évidente, compte tenu de notre discussion d’il y a quelques minutes. Drake réussirait-il à deviner quel endroit je mourais d’envie de découvrir depuis que j’étais tout petit ? Allions-nous faire un voyage romantique et improvisé entre amoureux ? Nous n’allions pas tarder à en avoir le cœur net…

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MessageSujet: Re: Once Upon A Dream ☆ Pancake. ღ Dim 19 Mar - 21:06

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once upon a dream

Apple & Drake


De caresses aussi légères que celles qu'aurait déposé une plume, le soleil qui s'infiltrait à travers les fenêtres baignait de sa douce chaleur les membres de Drake. Il faisait bon, presque chaud, tout était parfait. À se demander quel genre de stupéfiant Apple avait glissé dans ses délicieux pancakes. Chaque matin durant lequel il se réveillait auprès de son amant, il ne pouvait s'empêcher de penser que tout était trop beau pour que ça dure. Bien sûr qu'il aurait aimé qu'ils restent ainsi pour toujours, que rien ne change. Mais il avait appris au fil des jours que le bonheur n'était pas fait pour perdurer. En attendant il n'avait plus qu'à profiter de chaque minute qu'il passait auprès de sa petite pomme. À commencer en plaisantant avec lui, comme il venait de le faire à l'instant. « Je te taquinais… Enfin, même si c'est à moitié vrai. Je n'égale pas tes talents de cuisinier... », souffla-t-il, un léger sourire aux lèvres. Il se perdit à nouveau lorsque son petit ange commença à lui caresser doucement les cheveux, de ses gestes toujours délicats. Il en venait presque à se demander d'où découlait autant de tendresse. La réponse ne vint pas, pourtant limpide comme de l'eau de roche, d'un point de vue extérieur. « Avec plaisir, dis-moi juste où signer... », sourit-il, à nouveau conquis par les joues écarlates de son amant. Qu'il était craquant ainsi ! Ne résistant pas plus longtemps à la véritable attraction qu'il exerçait sur lui, il fondit vers ses lèvres en un nouveau baiser passionné. Apple ne tarda pas à mêler sa langue à la sienne, pour prolonger cette danse sensuelle et embrasée. Ce qu'il l'aimait… à un point que lui-même ne parvenait à concevoir…

Après s'être longuement fait désiré, Apple se décida enfin à lui raconter ses aventures nocturnes. Si d'un côté Drake était plutôt amusé par l'esprit fleur bleue du petit ange, il ne pouvait pas s'empêcher de trouver totalement craquant le fait qu'il ait rêvé d'eux, dans des circonstances… bien au-delà de la réalité. En effet, il était sûr qu'Apple ne le verrait jamais danser. Quelle honte... « Je ne voudrais pas ternir l'image que tu as de moi... Non, honnêtement, c'est triste à voir, Apple. », dit-il, riant presque. S'il prenait le sujet à la rigolade, son amant, lui, ne semblait pas rire du tout. Il avait presque l'air triste... N'ayant pas envie de le revoir ainsi, il se reprit, non sans une pointe de malice dans la voix : « Enfin, si tu insistes assez et que tu es adepte des films d'horreur, ça peut se faire... » Même si cette proposition ne le réjouissait pas plus que ça, pour faire plaisir à son petit ange, il était prêt à faire ce genre de sacrifice. Poursuivant avec humour, il évoqua l'idée qu'Apple ait fini par être complément corrompu par Mickey, comme il avait déjà pu le remarquer précédemment. Son rêve ressemblait trop bien à la scène de la Belle au Bois Dormant, dans la clairière. « Quel genre de rêves ? Si je peux t'aider à en réaliser quelques uns... », proposa-t-il, d'une petite voix. Il ne savait pas exactement quels pouvaient être les rêves de son petit ange, mais s'il pouvait l'aider pour quoi que ce soit, il ne s'en ferait pas prier. Reprenant une bouchée de son pancake, il manqua de s'étouffer en entendant les paroles d'Apple. Mais que racontait-il encore ? Même si le ton de sa voix paraissait assez léger, il n'aimait pas du tout le voir se dénigrer ainsi.  « Mais pas du tout, tu es loin d'être idiot. Je t'interdis de dire ça ! Et puis, c'est beau d'être rêveur. Ça te permet de t'évader un petit peu, de temps à autres... » Il le regarda avec un petit sourire. Non, vraiment, Apple ne serait pas Apple s'il n'était pas aussi rêveur. Peu importait, puisque la discussion dériva très vite sur leur conversation de la veille. Drake continuait de répéter des excuses que son amant qualifiait d'inutiles. Mais lui avait ce besoin presque obsessionnel de se faire pardonner,  pardon que son adorable petite pomme s'empressa de lui accorder.    « Merci... Si je t'ai fait de la peine, je suis vraiment désolé. Je déteste te voir triste… » Il tenta un nouveau pauvre sourire, même s'il regrettait déjà qu'ils aient engagé le sujet. Revenir là-dessus n'était pas du tout plaisant. Heureusement que l'optimisme du petit ange était là pour les sauver, autrement ils auraient sans doute à nouveau fondu en larmes. « Si ça t'a fait du bien, alors tant mieux, ça suffit à me rendre heureux. » Il était totalement sincère en disant cela. Effectivement, le sourire de son amant suffisait pleinement à le combler, et son rire le faisait tout bonnement mourir de bonheur. Comment était-il possible d'aimer à ce point quelqu'un ? Il n'eut pas le temps de chercher bien loin la réponse, qu'Apple l'embrassait à nouveau fougueusement. Lui rendant son baiser avec tout l'amour dont il était capable, il se serra davantage à lui, manquant de faire glisser le plateau de ses jambes. Maudissant alors cet encombrant objet comme il avait maudit l'accoudoir de la salle de cinéma, il ne put pas, à son plus grand malheur, l'étreindre aussi fort qu'il l'aurait voulu.

Drake aurait dû se douter qu'Apple ne resterait pas aussi angélique très longtemps. En effet, ce dernier lui prouva bien vite qu'il avait raison de se méfier de l'absence de taquinerie de sa part, en le menaçant de la bombe de crème. Riant de bon cœur face à ce petit jeu imprévu, il s'y prêta très rapidement et lui prit des mains la précieuse chantilly. Ne s'y attendant sûrement pas, Apple ne put se défendre, et se retrouva bientôt à sa merci. Profitant du fait qu'il ait l'avantage, Drake lui proposa une sorte de quiz improvisé. Sa petite pomme se montra aussi réceptive qu'escompté, dans toute sa bonne humeur habituelle. « Tu pourras toujours te servir de cette excuse si tu te trompes. », le taquina-t-il, tout en réfléchissant à une question à lui poser. Jetant finalement son dévolu sur une énigme complexe et assez subjective, il la lui soumit, attendant impatiemment sa réponse. Il avait parlé sans trop réfléchir, et ne se rendit compte que lorsqu'Apple le lui fit remarquer qu'il avait employé le verbe "aimer". Si ça lui avait semblé tout naturel, son amant en restait troublé. Étrangement gêné tout à coup, il se reprit d'une voix qu'il voulut affirmée : « J'ai utilisé "aimer"… mais j'aurais pu dire n'importe quoi d'autre ! Si ça te dérange à ce point, je peux reformuler ma question en d'autres termes. » Se trouvant dans l'inconfortable position du malaise, il essaya de sourire pour se détendre à nouveau. Il ne fallait surtout pas qu'Apple se doute de quoi que ce soit au sujet de ses véritables sentiments. Tentant finalement d'arborer une expression neutre lorsque son petit ange lui énonça sa réponse, il ne put se contenir et éclata de rire. Il ne s'attendait pas à ce genre de réponse, loin de là… « Sérieusement ? C'est ta réponse ? » Mais que pouvait-il bien penser de lui ? Il y avait bien trop de choses qu'il aimait chez lui pour toutes les énumérer. Décidant de mettre les choses au clair, il prit une voix sûre pour affirmer, le plus sérieusement du monde : « Tu as bon… Plus ou moins. Je ne sais pas vraiment ce que tu penses de moi, mais je suis un peu déçu, là. Honnêtement, Apple… il y a un milliard de choses que j'aime chez toi… et, certes, tes petites fesses en font partie, mais sont loin d'être les premières de la liste… » Sa voix se réduisit à un murmure timide, lorsqu'il eut fini ses aveux. Finalement, ça n'avait pas été si difficile. Peut-être que, bientôt, il parviendrait à lui avouer tous ses sentiments… Se laissant finalement distraire par le baiser que lui offrait son amant, il baissa sa garde quelques instants. Le petit fourbe qu'était Apple ne manqua pas d'attraper la bombe de chantilly au passage, pendant que Drake était occupé à l'embrasser. Se rendant bien vite compte de la supercherie, il se détacha de lui, secouant la tête, sans pour autant réussir à refouler un petit sourire. « Manipulateur, en plus de ça... » À nouveau pris au piège, il n'eut d'autres choix que de se plier au jeu que lui imposait son petit ange, plus si angélique tout à coup. Ce fut d'ailleurs à son tour de lui poser une question. Et quelle question… « Non, tu triches… Comment est-ce que je suis sensé savoir ça ? » Il se doutait bien que ça ne prendrait pas avec lui, mais au moins il aurait essayé… « Pour t'y accompagner, faudrait déjà que je trouve la solution… Laisse-moi réfléchir un peu. » Il pencha la tête en arrière, et ferma les yeux, pour mieux se concentrer. Où diable est-ce qu'Apple rêverait de se rendre ? Il y avait tant de réponses possibles… Prenant quelques secondes pour se remémorer leurs discussions passées dans l'espoir d'y dénicher un indice, il repensa à son rêve. Un rêve… Une clairière, la Belle dansant avec son prince… Ensuite Mickey… Serait-ce… ? « Est-ce que, par le plus grand des hasards, tu ne rêverais pas d'aller à Disneyland ? » La réponse, qu'elle fût positive ou négative, lui faisait autant peur. Il n'était pas particulièrement fan de Disney, et n'avait d'ailleurs jamais compris l'engouement de son amant devant ces dessins-animés roses bonbon. Enfin, si ça pouvait lui faire plaisir… « Avant de me recouvrir tout entier de chantilly parce que, je le sens bien, c'est une mauvaise réponse, pense bien que tu devras nettoyer mes draps si tu as le malheur de mettre de la crème dessus. », dit-il, sur le ton de la plaisanterie. Cela lui fit rappeler d'ailleurs qu'il avait la salle de bains à récurer, ce matin, étant bien loin de se douter qu'Apple avait pris la peine de le faire pour lui. Décidément, ce petit ange était bien trop parfait…






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MessageSujet: Re: Once Upon A Dream ☆ Pancake. ღ Mar 21 Mar - 11:52

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Blottis l’un contre l’autre dans une étreinte tendre et amoureuse, Drake et moi-même profitions pleinement de la proximité et de l’affection de l’être aimé. Gestes doux, baisers dévorants, caresses suaves et câlins passionnés devenaient alors notre langage, notre manière d’être. Après tout, comment aurions-nous pu nous comporter différemment ? Vu combien nous étions irrémédiablement et mutuellement épris de l’autre, c’était impensable de trouver une réponse divergente à ce sujet. Plus encore, nous nous enlisions davantage dans les sables mouvants de nos sentiments lorsque nous nous entendions sur le fait que se réveiller auprès de l’autre, jusqu’à la fin des temps, serait une bénédiction. Néanmoins, lorsque mon ange béni des cieux me demandait où il devait signer pour officialiser notre rêve utopique, je prenais un malin plaisir à le charrier et à lui faire regretter ses adorables paroles. « Tu sais… pour officialiser ce souhait et pour signer ce genre de contrat, c’est devant le curé que ça doit se faire ! » Lançais-je, en riant de bon cœur, même si l’idée de me retrouver marié à un homme aussi merveilleux ne me rebutait pas le moins du monde. Connaissant de mieux en mieux Drake, je savais pertinemment que cette idée lui donnerait la nausée, et c’était sûrement pour ça que j’avais osé plaisanter à ce sujet. Ah... taquin un jour, taquin toujours ! « Alors… après avoir pris en compte ces nouveaux éléments, tu es toujours partant pour signer, Doudou ? » Demandais-je, filou, en laissant un énième rire sincère fendre mon visage d’enfant et raisonner en un écho tonitruant dans toute la chambre. Bien sûr, c’était une question purement rhétorique, même si je nous imaginais pendant une fraction de secondes devant l’autel d’une église. Drake vêtu d’un complet noir… et moi d’un blanc… main dans la main, souriants et comblé de bonheur, prêts à unir nos vies… Et les alliances scintillantes, faites du plus bel argent… Non, stop ! Me rendant compte de l’utopie de ces idiotes pensées surréalistes, je secouais la tête et chassais ces images trop belles pour être réelles. Décidément, je n’étais qu’un pauvre petit rêveur qui adorait se faire du mal avec des songes inatteignables ! D’ailleurs, le sujet s’enlisait davantage sur mes rêveries insensées, puisque nous en venions à aborder mes songes de la nuit passée. Ah… la valse, le mariage… étais-je donc si contaminé que ça par la magie de Disney pour rêver de pareilles folies romanesques ? Sûrement. Quoi qu’il en fût réellement, mon petit sourire ré-habita bientôt mon visage lorsque mon canari préféré avouait que le fait de le voir danser était pareil à un film d’épouvante. « Tu as toi-même pu le constater lors de notre petite virée au cinéma : j’adore les films d’horreur ! Enfin… seulement quand tu es là pour me rassurer et me protéger… » Chuchotais-je, d’une petite voix emplie de tendresse, en sentant mon cœur battre sous tous ces sentiments bien trop forts. Après m’être plus intensément collé contre l’objet de mon amour, je m’empressais de le contredire et de le mettre en confiance. « Tu es vraiment adorable, Doudou ! Tu sais, j’apprécie beaucoup les efforts – voire sacrifices – que tu fais pour moi ! Mais… de toute manière, je suis sûr que ce n’est pas si horrible que ça ! Et… si vraiment tu ne sais pas bien danser, je t’apprendrai ! D’accord ? » Soufflais-je, d’une petite voix amoureuse, en continuant de perdre mes doigts dans sa chevelure remplie de petites bouclettes brunes. Fermant les yeux, et comme plongé au beau milieu d’un rêve, je nous imaginais à nouveau valser dans les nuages. Ah… quelles images délicieuses et féeriques ! Malheureusement, ce n’étaient que des fantasmes irréalisables, et le retour à la vraie vie fut difficile. Certes, je me faisais la réflexion que Drake pouvait danser. Mais... puisque c’était visiblement à contre cœur qu’il se résignait, quel en était l’intérêt, au fond ? Absolument aucun ! Le contraindre à exercer une activité qui l’indignait ne m’apporterait rien de plus, bien au contraire. Alors, après avoir rouvert les yeux, je m’attelais à le rassurer et à renoncer à mon tendre rêve. « Rassure-toi, je plaisantais ! Et… et je ne te forcerai jamais à danser si tu ne le veux pas… Oublie ça ! » Lançais-je, gai et souriant, histoire de masquer la petite brisure qui venait de fendre mon cœur de rêveur. Non, je ne voulais pas l’y contraindre et, de ce fait, je m’employais à balayer la danse de notre conversation. Néanmoins, même si cette rêverie princière était occultée, il restait encore toute une farandole de sujets à aborder. Alors, après m’avoir fait bénéficier d’un sourire digne du plus beau des soleils, mon petit ange s’évertuait à me dire qu’il voulait réaliser tous mes rêves. Oh… il était si mignon que je sentais mon cœur fondre dans ma poitrine, à l’image d’un bloc de glace sous les premiers rayons du soleil de printemps. « Oh… Doudou, ce n’est pas utile de vouloir réaliser tous mes rêves... puisque... puisque tu m’en fais déjà vivre un merveilleux au quotidien ! Et… et c’est bien celui-là qui m’est le plus essentiel ! Le reste – mes autres rêves – ne sont que des futilités accessoires ! Je... je n’ai vraiment besoin de rien d’autre que ce ‘nous’ que nous vivons, c’est promis... » Susurrais-je, sincère, tout en l’enlaçant plus intensément qu’auparavant. Néanmoins, malgré toute l’affection et la tendresse que nous nous procurions, je ne cessais de me dépeindre comme un être trop rêveur et idiot. Visiblement outré par un tel comportement, mon amour secret ne tardait pas à s’opposer catégoriquement à chaque idée dénigrante que j’avançais à l’encontre de ma propre personne. « Ah oui ? Tu m’interdis même de m’autocritiquer ? Et qu’est-ce que je risque si je recommence ? » Demandais-je, très joueur, d’une voix qui dédramatisait considérablement la situation. Souriant d’un air presque mesquin, je ne tardais pas à contrarier davantage mon amant. « Je suis… un… bel idiot ! » Lançais-je, filou comme jamais, tout en attendant ma sanction avec impatience. Fort heureusement, la discussion s’orientait enfin vers la légèreté et la bonne humeur, après que Drake se soit excusé à tort de son comportement de la veille. Cela continuerait-il néanmoins en ce sens ? Nous serions fixés bien assez tôt…

Taquin et joueur, je me laissais très facilement embarquer dans le nouveau petit jeu que me proposait mon amant. Désormais assis à califourchon sur lui, qui me menaçait d’une attaque à la bombe de crème chantilly, j’étais mains et poings liés. Fatalement soumis à son bon vouloir – même si ça n’avait rien d’une torture -, je ne tardais pas à écouter sa question et à relever un certain mot déstabilisait qu’il avait employé. ‘Aimer’, vraiment ? Et comme si cela avait pu me déranger, Drake me proposait de reformuler sa question en occultant ce mot lourd de sens, même s’il s’évertuait à me faire comprendre qu’il ne signifiait rien pour lui. Aïe... c’était reparti ! Et un nouveau putain de coup de poignard dans le cœur, un ! « Non… c’est bon, ça ne me dérange pas… » Soufflais-je, en inclinant légèrement la tête, penaud. « Bien au contraire… je crève d’envie que tu m’aimes ! » Hurlait cette voix en mon for intérieur, jusqu’à m’en faire saigner et péter le cœur. Oh... c’était si douloureux ! Malheureusement, je camouflais cette peine et occultais ces émotions secrètes, préférant me recentrer sur la question que Drake m’avait posée. Après avoir médité sur cette épineuse interrogation durant une petite fraction de secondes, j’y répondais avec la plus grande maladresse du monde. Non, sérieusement ? Je n’avais rien trouvé de mieux que de répondre ‘mes fesses’ ?! J’étais décidément un sacré boulet ! « Oui, c’est ma réponse... Je... je suis désolé, mais je n’ai pas trouvé bien mieux... À vrai dire, j’ignore ce que tu me trouves de si exceptionnel. » Avouais-je, d’une petite voix tristounette, en me braquant légèrement lorsque je repensais à ma réponse idiote et impromptue. Décidément, quel imbécile sans la moindre jugeote je faisais ! Néanmoins, malgré ma petite moue d’écolier et mon auto-blâme intérieur, je fus bientôt rassuré par un petit ange toujours aussi attentionné et adorable. En effet, d’après les dires de ce dernier, et même s’il avouait apprécier la compagnie de mon arrière-train, c’était loin d’être ce qu’il aimait le plus de ma personne. Souriant bêtement, j’étais considérablement charmé par cet aveu. « Et quelles sont ces milliards de choses qui arrivent en tête de liste, alors ? Tu n’as qu’à m’éclairer, car je ne vois vraiment pas... » Chuchotais-je, avide de connaître ce que pouvait bien apprécier Drake parmi le fouillis de ma personnalité. Était-ce donc ma maladresse légendaire ? Mes pleurnichements incessants et insupportables ? Mon âme dévastée et torturée ? Ma faiblesse d’esprit ou mon côté puéril ? Honnêtement, je ne voyais pas ce que mon amant pouvait trouver de beau, là-dedans ! De mon point de vue, mon intérieur n’était qu’une épave perdue au fond des océans du néant, qui ne contenait rien de plus que les vestiges d’un être laid et annihilé. Que pouvait-il donc trouver de si fantastique dans ce foutoir innommable qu’était ma personne ? Je n’allais pas tarder à le savoir. Néanmoins, en dépit de cette question existentielle, je ne tardais pas à effacer mes tourments et à reprendre le contrôle de la situation. Déposant un baiser passionné contre les lèvres de mon prince charmant, je profitais de ma distraction préméditée pour lui dérober son arme de guerre. Triomphant et fier de cette perfidie, je retournais le jeu en ma faveur et profitais de ma domination pour poser à mon tour une question à mon amour. Le pauvre ange fut d’ailleurs si surpris par ce retournement de situation qu’il lui fallut plusieurs secondes pour digérer ma manipulation et pour méditer au sujet de la réponse que j’attendais impatiemment. Rapidement, il me citait l’endroit qui lui semblait le plus me plaire et, estomaqué, je constatais qu’il avait bel et bien raison. Étais-je donc si prévisible et transparent que ça ? Apparemment oui, et tout me faisait penser que je n’étais qu’une coquille vide sans saveur et sans la moindre surprise. Cependant, préférant laisser se noyer ses sombres réflexions dans le méandre de mes pensées, je ne disais rien et laissais mon amant s’exprimer davantage. Pensait-il sérieusement avoir tord ? Apparemment oui, puisqu’il s’apprêtait d’ores et déjà à accepter sa sentence. Joueur et filou, j’œuvrais alors en son sens et secouais frénétiquement la bombe de crème chantilly, comme si je m’apprêtais à l’en tartiner. « Tu penses que ça me fait peur de mettre une paire de draps dans une machine à laver ? Tu sais, je suis prêt à les salir... » Rétorquais-je, d’une voix malicieuse, dès que mon amant essayait de se trouver une excuse pour se défaire d’une punition qui n’arriverait jamais. Laissant la bombe retomber sur le lit, j’affichais un petit sourire satisfait et mettais fin à ma petite farce. « Tu as raison, Doudou, comme toujours... Mais... est-ce que tu sais pourquoi ce monde de Disney me tient tant à cœur ? Je pense que tu as déjà dû te poser la question, non ? » Demandais-je, après lui avoir confirmé l’exactitude de sa proposition, en affichant un petit sourire nostalgique. Sans attendre de réponse de sa part, je reprenais la parole et m’évertuais à éclaircir la zone d’ombre qui dépassait mon amant. Après tout, vu mon engouement phénoménal pour l’univers féerique de la petite souris, il y avait largement de quoi être intrigué. « Je vais tout t’expliquer ! Maintenant, j’espère que ça t’aidera à comprendre un peu mieux mon étrange dépendance... » Lançais-je, en esquissant un petit rire, avant de complètement m’asseoir sur les cuisses de mon amant. Perdu dans mes songes durant l’espace de quelques secondes, j’organisais mes pensées et me lançais dans l’explication de ma folle admiration. « En fait, Disney... c’est la dernière chose qui me relie vraiment à ma maman, en dehors de la peinture, du piano et de la valse. Je me rappelle que, lorsque j’étais petit, nous en regardions parfois plus de trois par jour, maman et moi ! Tu vois le genre, c’était une passion commune ! Et... pour te dire, on se déguisait même en personnages de Disney pour carnaval ou pour fêter mes anniversaires ! Elle était toujours Blanche-Neige et... et moi Peter Pan. » Avouais-je, d’une petite voix remplie de mélancolie, en fuyant légèrement le regard de mon interlocuteur. Nostalgique, je ne tardais pas à replonger davantage dans mes souvenirs et à revoir le doux visage rassurant de ma maman. « En réalité, si je m’accroche autant à ces dessins animés, c’est parce qu’ils me permettent, d’une certaine façon, de rester proche de ma maman... C’est peut-être un peu extrémiste, mais Disney est devenu une partie capitale de ma vie, qui me donne le moyen de continuer à faire vivre ma maman à travers notre passion commune... C’est peut-être fou et désespéré, mais Disney me fait du bien... Tu... tu comprends ce que je veux dire ? » Plus j’ouvrais mon cœur et plus ma voix se faisait brisée et branlante. Néanmoins, en dépit des petites larmes nostalgiques qui s’étaient greffées au bord de mes petits yeux océan, je souriais, heureux, gravitant entre une foule de sentiments opposés. « Elle et moi rêvions de nous rendre à Disneyland... mais nous n’en avons jamais eu l’occasion... Et... et depuis qu’elle est partie, je n’ai jamais été assez heureux pour songer y retourner un jour... Enfin, jusqu’à aujourd’hui... » Avouais-je, sincère, en laissant une pluie d’étoiles traverser mon regard amoureux. Drake avait-il relevé les sentiments implicites qui se cachaient dans cette phrase remplie de sous-entendus ? Nous en aurions bientôt le cœur net. Quoi qu’il en fût, pour l’heure, je poursuivais mon monologue nostalgique improvisé. « Et... si tu veux bien m’accompagner, ça serait un honneur de t’avoir à mes côtés pour réaliser le rêve que l’on avait, ma maman et moi... » Confiais-je, un peu plus nerveux, en jouant nerveusement avec mes doigts. Appréhendant la réaction du principal intéressé, je ne m’arrêtais pas en si bon chemin et m’évertuais à avancer de nouveaux arguments, que j’espérais pertinents. « Si t’es d’accord pour venir avec moi, je te promets qu’on ne fera pas les attractions trop cucul... car je sais que tu détestes tout ce qui est trop mièvre. On se contentera des manèges standards et à sensations, c’est promis ! Alors, qu’est-ce que tu en dis ? Tu as envie de m’accompagner au royaume où les rêves deviennent réalité ? » Demandais-je, d’une petite voix mignonne et enfantine, avant de me pencher sur les lèvres de mon amour et d’y déposer délicatement mes miennes. Étrangement, cet échange n’avait rien de notre fougue et de notre passion habituelle. Au contraire, ce baiser était bien plus doux et profond que tous les autres, puisqu’il était l’expression du plus pur et sincère ‘je t’aime’ du monde.

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MessageSujet: Re: Once Upon A Dream ☆ Pancake. ღ Mer 22 Mar - 16:25

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once upon a dream

Apple & Drake


Laissant libre cours à ses pulsions amoureuses, Drake ne se lassait pas de caresser doucement les cheveux d'Apple, et encore moins d'embrasser ses lèvres. Pire, il en était tellement fou que c'était de plus en plus dur de se séparer de lui, quand bien même il était au bord de l'asphyxie. En réalité, il aurait aimé ne jamais avoir à s'écarter, ne jamais avoir à mettre fin à leur douce étreinte. Il se sentait tellement bien là… mieux que n'importe où ailleurs. Même s'il ne serait véritablement pas allé jusqu'au mariage, l'idée d'être ainsi uni à son petit ange ne lui déplaisait pas. Ce qui lui brisait le cœur, cependant, était le fait qu'Apple semblait en rire, et n'était pas du tout sérieux. Oh oui, il fallait qu'il arrête de rêver à une vie commune qui n'existerait jamais… « Eh bah, ça traîne pas avec toi… Le mariage, rien que ça ! », riposta-t-il, pour cacher son trouble. C'était pourtant bien le genre de son amant, que de vouloir se marier. En effet, il l'imaginait très bien avec une alliance au doigt, et vêtu d'un élégant smoking… Chassant ces visions rapidement hypnotiques de son esprit, il sourit à la nouvelle taquinerie de sa petite pomme d'amour. Il signerait pour tout et n'importe quoi, du moment que le nom d'Apple figurerait dans le contrat. « Je vais dire oui, juste pour te contredire, petit chat ! » Un petit mensonge, un seul. Juste pour ne pas tout gâcher maintenant. Ne s'attardant guère plus longtemps dans ces envolées bien trop romantiques pour le "nous" qu'ils formaient, les rêveries de son amant les rattrapèrent. Apparemment, Drake n'était pas le seul à avoir des songes assez explicites quant à aux sentiments qu'il nourrissait à l'égard de son petit ange. Malheureusement, les deux étaient bien trop aveugles, ou simplement pas assez confiants pour se rendre compte de la réciprocité de cet amour. Quoi qu'il en fût réellement, ce genre de rêve n'était pas trop pour plaire à Drake, qui était un piètre danseur. Et même si le ridicule avait pour réputation de ne pas tuer, il n'était pas vraiment sûr de vouloir en faire l'expérience devant son amant. « Tu ne me disais pas ça, ce jour-là… », sourit-il, se rappelant soudainement dans les moindres détails le déroulement torride de la soirée. Et dire que s'il n'y avait pas eu cet orage, ils n'en seraient sans doute pas là aujourd'hui… « Avec plaisir ! », dit-il à sa proposition. Apprendre à danser avec Apple, ça devait être… magique. « Ensuite, on trouvera une clairière, et puis on ira, au soleil couchant... », poursuivit-il, toujours légèrement moqueur. Malgré tout, son petit ange ne tarda pas à lui conseiller d'oublier tout ce qu'ils venaient de dire, en assurant qu'il plaisantait. Bizarrement, Drake avait du mal à le croire. Il avait l'air tellement convaincu, lorsqu'il lui évoquait son rêve… Et puis, comment oublier les étoiles qui avaient parcouru son regard, comme autant de lucioles dans une nuit obscure ? Décidant finalement de ne pas dévoiler ses soupçons, il hocha la tête, et sourit. « Comme tu veux. » Cette valse en pleine clairière ne devait pas être la chose dont rêvait Apple, et, s'il ne voulait finalement pas apprendre à danser à Drake, celui-ci pouvait au moins essayer d'exaucer quelques uns des autres souhaits de son petit chat. C'était donc tout naturellement qu'il lui en fit la proposition, non sans le gratifier d'un petit sourire, presque timide. Il y avait quelque chose, ce matin, de différent des autres jours. Sans savoir si c'était dû à leurs confidences de la veille, il se sentait beaucoup plus proche d'Apple, encore plus qu'avant. C'était avec cette curieuse impression qui lui répondit, tentant tant bien que mal de cacher son trouble soudain. « Est-ce que tu sais que tout, absolument tout ce que tu dis est craquant ? Sérieusement… Tu es assurément tout ce dont j'ai besoin pour être heureux… Et chaque jour qui passe ne fait que me le prouver davantage. » L'étreignant plus étroitement encore, il ferma les yeux quelques instants, ne respirant plus que le doux parfum de ses cheveux. Restant ainsi de longs et délicieux instants, il fut presque outré de la manière dont se dénigrait son amant. Il était bien long d'être idiot, et être rêveur n'était certainement pas un défaut. Au contraire, Apple avait bien trop de qualités pour que Drake arrive à toutes les formuler dans son esprit. Toujours aussi joueur, son petit chat commença à le provoquer en demandant quelle serait sa sentence s'il répétait encore ces mots. « Quelque chose que tu ne vas pas apprécier... », répondit-il, d'une voix mystérieuse. Mais son amant avait visiblement décidé de n'en faire qu'à sa tête, puisqu'il prononça encore une fois ces paroles traîtresses, d'une voix taquine. Avec un regard qui en disait long à lui seul, il sourit quelques secondes. « Tu l'auras voulu, ne dis pas que je ne t'avais pas prévenu ! » Il fondit aussitôt vers lui, glissant ses mains sous son tee-shirt, pour le chatouiller.

Armé de la bombe de chantilly, Drake menaçait Apple, qui était assis à califourchon sur lui. Lui proposant un petit jeu de devinettes, il ne tarda pas à formuler sa question. Malheureusement, les termes utilisés semblaient avoir été dictés par son subconscient, et étaient bien trop explicites. Son amant ne tarda pas à le lui faire remarquer, et il se sentit soudainement gêné. Était-ce parce qu'il en avait marre de faire semblant, ou bien parce qu'il aurait préféré ne jamais utiliser le terme "aimer", qui, à son insu, révélait bien trop de choses ? La question resterait sans réponse, et il préféra ne pas en apporter aux paroles d'Apple, qui était tout hésitant, lui aussi. Quelque chose véhiculait à travers ce simple verbe, que Drake s'efforçait de dénuer de sens. Néanmoins son amant ne tarda pas à proposer une réponse, qui fut un peu décevante. « Tu dois vraiment adorer la chantilly... », le taquina-t-il, pour cacher sa déception. Peut-être que, au fond, c'était la réponse la plus appropriée à ce qu'ils étaient sensés être. Mais, ne pouvant pas laisser une nouvelle fois son petit ange se dénigrer de la sorte, il lui affirma qu'il possédait une ribambelle de qualités, et que la liste des choses qu'il aimait chez lui était immense. « Eh bien… J'aime… ta gentillesse, ta douceur, ta capacité à être à l'écoute des autres, de te préoccuper de tout, même si ça ne te regarde pas forcément… J'aime aussi ton humour, ton côté taquin, ton sourire, ton rire… Le son de ta voix… Tes lèvres, tes baisers, ton nez, tes cheveux… Et tes yeux. Si tu savais combien je les aime ceux-là… Je pourrais très bien continuer encore pendant des heures, parce que, comme je te l'ai dit, la liste est longue, pour ne pas dire infinie... » Il sourit légèrement, en fixant son si magnifique regard, taillé dans du cristal. À vrai dire, les mots étaient sortis d'eux-même, il n'avait même pas eu le temps de les contrôler. Son flot de paroles inondé de tendresse avait jailli tout seul, sans son aide, sans qu'il n'ait eu besoin de réfléchir au préalable. Dès qu'il s'agissait de faire l'éloge d'Apple, il savait exactement quoi dire. Ce dernier ne manqua d'ailleurs pas de l'embrasser, pour son plus grand bonheur. Croyant sérieusement que c'était sincère, il se fit surprendre et maudit sa naïveté. Oui, le petit chat rusé qu'était son amant avait chipé la bombe de crème au passage… Ce fut à son tour de poser une question, à laquelle Drake mit plusieurs minutes avant de trouver une réponse. Encore peu sûr qu'elle fût la bonne, il le menaça d'être de corvée de lavage s'il salissait son drap, en le barbouillant de chantilly. « Ah parce que tu crois que je te laisserai te servir de la machine ? Non, non, non, tu les laveras à la main, et je te regarderai faire. », lui répondit-il, malicieux à son tour. Il plaisantait, bien entendu. Même si l'idée de laver à nouveau ses draps n'étaient pas particulièrement tentante. Mettant finalement fin à sa petite plaisanterie, Apple lui avoua que c'était bel et bien la bonne réponse. Un peu surpris, Drake sourit finalement, pas peu fier. Et c'est alors que son amant l'éclaira enfin quant à sa véritable addiction aux films Disney. Cette passion avait en réalité un lien avec sa maman, avec qui il partageait ces dessins-animés. L'écoutant sans l'interrompre, il se contenta de hocher la tête de tant à autres, pour prouver qu'il suivait toujours. Ce n'est que lorsqu'il eut terminé qu'il ne prit la parole, d'une voix douce. « J'ignorais que c'était en lien avec ta maman… Si j'avais su je ne me serais pas moqué de toi… Excuse-moi, vraiment, je ne pensais pas mal... » Il se rendait maintenant compte à quel point ses taquineries pouvaient avoir été mal perçues par son amant, même si ce n'était pas volontaire, à la base. Espérant cependant qu'il ne lui en voudrait pas trop, il reprit, acceptant sa proposition avec plaisir. « Et bien sûr que je t'y accompagnerai ! Et même avec plaisir, petit chat. Tu n'as qu'à me dire quand ! » Embrassant à son tour tendrement ses lèvres, il glissa doucement ses mains sur ses joues, avant d'aller les perdre dans ses mèches soyeuses. Il voulait juste rester ainsi, le plus longtemps possible. Et se contenter d'aimer, d'aimer à la folie…




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MessageSujet: Re: Once Upon A Dream ☆ Pancake. ღ Sam 25 Mar - 11:48

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Drake & Apple.
I know you, I walked with you once upon a dream. I know you, that look in your eyes is so familiar a gleam. And I know it's true that visions are seldom all they seem. But if I know you, I know what you'll do. You'll love me at once, the way you did once upon a dream. I know you, I walked with you once upon a dream. I know you, that look in your eyes is so familiar a gleam. And I know it's true that visions are seldom all they seem. But if I know you, I know what you'll do. You'll love me at once, the way you did once upon a dream. I know you, I walked with you once upon a dream... [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]


Unir définitivement mon existence à celle de Drake grâce aux liens sacrés du mariage ? C’était là une douce et utopique vision, qui saisissait et emplissait mon petit cœur d’une euphorie totale. L’union de nos vies, la belle et grande maison, les enfants aimants… Ah... toutes ces merveilleuses images de notre hypothétique futur défilaient bientôt dans mon esprit, exactement comme s’il s’était agi d’un film en accéléré. Se dire ‘oui’ devant le prêtre, bâtir notre foyer, construire notre famille, vieillir ensemble, s’aimer inlassablement jusqu’à la fin des temps… Ah… quels délicieux fantasmes d’une existence parfaite à ses côtés ! Charmé par ces rêveries semblables au plus beau des contes de fées, j’enlaçais plus intensément mon amant contre moi, en une étreinte passionnée et amoureuse. « Dans ce cas… je te dirai ‘oui’, moi aussi ! » Ajoutais-je, en un petit sourire sincère et on ne peut plus sérieux, après que mon amant m’ait fait comprendre qu’il pouvait amplement me demander ma main et envisager son avenir auprès de moi. Quoi qu’il en fût, grâce à ces aveux et à ces belles promesses sous-entendues, j’étais consumé par l’espoir. C’était un rêve fou, insensé et trop utopique, mais je crevais d’envie d’y croire de tout mon cœur. Après tout, pourquoi n’aurions-nous pas le droit de vivre notre fin heureuse, ensemble ? Cela ne tenait qu’à nous d’y remédier et de métamorphoser ce bonheur journalier en une histoire d’amour infinie. Malheureusement, à causes d’appréhensions et de peurs infondées, aucun de nous deux n’osait avouer ses sentiments et faire le premier pas vers l’autre. Irrémédiablement, par notre propre et seule faute, le rêve était encore loin de devenir réalité… Malgré cela, le sujet de mes derniers songes, à savoir la danse, revenait inéluctablement au cœur de notre conversation. Visiblement peu emballé par mon envie de valser avec lui, Drake se moquait gentiment de mes rêveries romanesques. Légèrement vexé par le fait qu’il anéantisse mes espérances, je me braquais et lui demandais de tout oublier de mes propositions à ce sujet. Et même s’il était éventuellement d’accord pour faire des efforts et pour apprendre à danser en ma compagnie, cela ne m’intéressait guère si c’était fait à contre cœur et sous la contrainte. « Je ne veux pas te forcer à danser si tu n’as pas envie de le faire ! Mais… si jamais tu veux vraiment apprendre, c’est avec plaisir que je serais ton professeur particulier ! » Confiais-je, le cœur empli d’espoir, en esquissant un petit sourire témoignant de toute l’affection que je vouais à mon ange. Rêveur invétéré, je fermais les yeux et me retrouvais à nouveau perdu dans les méandres féeriques de ma pensée. Je ‘nous’ revoyais ainsi danser dans les nuages, heureux et insouciants, à l’image de la scène du dénouement de La Belle au Bois Dormant, lorsque le couple princier nous offre sa dernière valse. Oh... que c’était merveilleux... Quoi qu’il en fût, ces images chimériques s’échappèrent bientôt de mon esprit, après que Drake m’ait fait sortir de mon état second pour me ramener à la réalité. Néanmoins, pour mon plus grand bonheur, la frontière entre rêverie et vie réelle devenait de plus en plus floue tant notre conversation était adorable et utopique « C’est… c’est toi, Doudou, qui me rend et me fait parler comme ça… Mais… merci du compliment ! » Avouais-je, d’un petit sourire tendre et à demi gêné, lorsque mon amant qualifiait mon langage comme étant adorable. Ah… décidément, tous ces compliments me faisaient perdre pied et tourner la tête. Boum-boum, boum-boum, boum-boum… tambourinait mon cœur dans ma poitrine jusqu’à s’en faire saigner de douleur. Ce dernier, à l’image d’un loup affamé lors d’une pleine lune, hurlait même d’innombrables ‘je t’aime’ désespérés et silencieux. Malheureusement, l’écho de cet amour sincère était hors de portée de mon ange, puisqu’il se contentait de résonner en moi sans jamais s’extérioriser. Décidément, c’est bête, l’amour... « C’est réciproque, Drakounet ! Tu… tu es tout ce dont j’ai besoin... » Confiais-je, on ne peut plus sincère, en réponse aux douces paroles de mon doudou. Réceptionnant avec plaisir sa nouvelle et délicieuse étreinte passionnée, je le serrais du plus fort que je le pouvais contre moi. Je ne relâchais l’objet de mon amour que lorsqu’il me chatouillait pour me punir de m’avoir dénigré. Le contact de ses mains sur ma peau me fit frémir de bonheur et, malgré le fait que j’étais très sensible à tous les effleurements de mon ventre, j’y trouvais un plaisir paradoxal. « Arrête, Doudou ! Je ne supporte pas qu’on me chatouille ! » Hurlais-je, en riant aux éclats, tout en me débâtant gentiment de l’emprise de mon ravisseur. On aurait dit deux enfants dans une cour de récréation, deux enfants qui s’aimaient inconsciemment, jusqu’à la fin des temps...

Transcendé par l’éloge de mon amour, j’avais un millier d’étoiles dans les yeux. Passif, je l’écoutais inlassablement me couvrir de louanges, en sentant mon organe vital vrombir dans ma cage thoracique à l’image d’un frelon. Chaque compliment énuméré me faisait rougir davantage, et j’en venais même à me demander si cette couleur pourpre n’allait pas s’incruster dans chaque pore de ma peau. Quoi qu’il en fût, je me faisais la réflexion qu’on ne m’avait jamais autant glorifié, et, grâce aux douces paroles de mon amour, je me sentais désormais infini et euphorique. Pour le remercier d’avoir apaisé mes tourments et d’avoir redoré l’image terne que je m’étais faite de moi-même, je ne manquais pas de l’embrasser fougueusement et amoureusement. Profitant de chaque parcelle de sa peau et de ses lèvres, je chérissais ce petit ange du plus profond de mon être et de mon cœur. Ne pouvant répondre à sa tirade élogieuse – puisque j’aurais certainement crié haut et fort mes sentiments amoureux -, je me contentais de prolonger notre tendre baiser et de lui faire cadeau de l’expression de mes sentiments les plus sincères. Ce foutu ‘je t’aime, Drake’, qui était à deux doigts de sortir de mes lèvres, restait une nouvelle fois coincé au fond de mes cordes vocales, comme si elles faisaient tout pour m’empêcher d’exprimer mes sentiments. Traîtresses ! Néanmoins, même s’ils n’étaient pas exprimés à voix haute, mes sentiments étaient bien là, réels et ancrés en moi, d’où ce baiser infiniment long et agréable qui comblait tout mon être. Sincère, je n’en oubliais pas pour autant mon côté taquin et notre petit jeu improvisé. Ainsi, après avoir terminé de déposer tout mon amour sur les lèvres de Drake, je m’emparais de la bombe de chantilly et inversais la tendance. Devenant maître de la situation, je me régalais à l’idée d’avoir le dessus sur mon amant, pour une fois. Après nous être légèrement taquiné avec les draps que Drake comptait me faire laver, je lui posais ma question et constatais, avec émerveillement, qu’il avait la bonne réponse. L’homme duquel j’étais épris avait décidément réponse à tout ! Me connaissait-il même mieux que moi-même ? C’était une éventualité, et tant il semblait lucide sur ma personnalité et sur mes désirs, j’en venais même à me demander s’il ne lisait pas dans mes pensées. Cette hypothèse fut vite démentie, puisque si cela avait été le cas, il aurait tout de suite compris que j’étais raide dingue de lui... En définitive, Drake était juste exceptionnel et fantastique, et ce n’était dû à aucun artifice, don ou pouvoir surnaturel. Oui, Drake n’était merveilleux que grâce à sa propre personne. « Je t’en prie, il n’y a rien de mal ! Je comprends amplement qu’on puisse trouver ma passion enfantine aussi étrange et risible. Mais... maintenant, tu sais ce qu’elle représente vraiment, et c’est l’essentiel... » Chuchotais-je, d’une voix emplie de douceur, après que mon petit ange ait réagi à ma longue tirade sur l’explication de ma passion pour Walt Disney. Après lui avoir adressé un sourire affectueux, je le laissais m’embrasser tendrement, avec le plus grand des plaisirs. Me délectant du goût sucré de ses lèvres, je manquais presque de m’évanouir tant j’étais fiévreux d’amour. Ah... les ravages de la maladie d’amour... « Merci, tu ne sais pas combien le fait que tu m’accompagnes compte pour moi ! » Lançais-je, euphorique, lorsque mon poussin m’avouait qu’il était d’accord pour réaliser mon rêve d’enfant. Comme sur un petit nuage, je me sentais pousser des ailes et, tant j’étais heureux, j’étais certain que j’aurais pu m’envoler. « Et si... finalement.... on se prenait une petite semaine de vacances à Paris ? Nous n’aurons qu’à aller à Disneyland le week-end, mais... pour le reste de la semaine, on pourra visiter la Tour Eiffel, Notre-Dame, le Sacré-Cœur, le Louvre, écumer les boutiques, flâner le long de la Seine, manger des croissants... » Proposais-je, rêveur et souriant, après avoir médité quelques secondes à ce sujet. Après tout, puisque nous allions aller à Paris pour nous rendre au royaume de Mickey, pourquoi ne prendrions-nous pas le temps de visiter la ville de l’amour ? J’espérais que cette nouvelle idée saisirait autant mon amant que moi, qui étais d’ores et déjà au paroxysme de l’euphorie et de la surexcitation. « Une semaine de rêve dans la ville lumière, rien que toi et moi... Qu’est-ce que tu en dis ? » Demandais-je, en un sourire rayonnant, tout en plongeant au plus profond des iris azur de mon amour. « J’ai toujours rêvé de visiter Paris... et la dernière semaine de juillet me semblerait idéale, si tu peux te libérer... » Enchérissais-je, avant de déposer à nouveau mes lèvres contre les siennes. Pourquoi la dernière semaine de juillet ? Tout simplement car ma mère était née en date du vingt-neuf du même mois, et que je ne voyais pas plus belle façon d’honorer sa mémoire que d’accomplir mon rêve en ce jour béni. Une fois notre tendre baiser conclu, j’attrapais mon téléphone portable et m’apprêtais à réserver les billets d’avions pour notre voyage improvisé. Le rêve allait-il devenir réalité ? Il ne manquait plus que la réponse de Drake pour en avoir le cœur net.

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MessageSujet: Re: Once Upon A Dream ☆ Pancake. ღ Sam 1 Avr - 20:16

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once upon a dream

Apple & Drake


Sur un petit air mélodieux, les pas de danse s'enchaînaient dans l'esprit de Drake, aussi légèrement que s'il fût s'agit d'un rêve. Tout était précis et flou à la fois, indescriptible utopie d'une nuit. Complètement perdus dans leurs songes respectifs, aucun des deux ne semblaient réellement éveillés, d'un point de vue extérieur. D'ailleurs, leurs rêves étaient loin d'être similaires, même s'ils avaient tous deux un point commun : "nous". Ce "nous" qui les suivait partout, telle l'ombre que l'on projette tous derrière soi, sans qu'elle ne nous rattrape jamais. Et même s'ils souhaitaient que tous ces rêves deviennent réalité, ils savaient au plus profond d'eux-même que c'était parfaitement impossible, pour une raison totalement idiote. Leur mutuel manque de confiance. Leur cœur aurait beau hurler et hurler jusqu'à s'en déchirer, jamais aucun son ne s'échapperait de leurs lèvres. Leur amour était condamné à rester muet, et ce pour une durée indéterminée. Drake essayait pourtant de faire des efforts, comme apprendre à danser avec Apple. Avoir sa petite pomme en professeur particulier suffisait à le combler, et presque à lui donner envie de s'y mettre sur le champ. « Je ne me force pas, vraiment. J'ai réellement envie d'apprendre, et avec toi ce sera parfait, j'en suis sûr. », répondit-il, avec un petit sourire. Oh, oui, il n'y avait aucun doute là-dessus : tout était toujours parfait lorsqu'Apple faisait partie du tableau. Il le lui fit d'ailleurs remarquer de manière plus subtile, en soulignant le fait que ses mots étaient toujours adorables. C'était d'ailleurs l'entière vérité. « Non, je n'ai rien avoir avec ça ! Tu es naturellement craquant, qu'est-ce que tu veux... », sourit-il, une pluie d'étoiles traversant ses yeux. Il ne pouvait faire dévier son regard du sien, il ne pouvait chasser toutes les étincelles qui pétillaient dans ses iris. Il ne pouvait tout simplement cesser de l'aimer, c'était impossible. Aussi, lorsqu'Apple se mit à se critiquer, il ne le supporta pas et le lui fit en comprendre en le chatouillant sur le ventre. Son petit chat se mit à éclater de rire en tentant de se libérer, criant qu'il ne supportait pas ça. « Une punition n'est pas faite pour être appréciée, chaton ! », riposta-t-il, recouvrant le rire cristallin de son amant. Il poursuivit pendant encore plusieurs secondes, riant, avant de finalement s'arrêter, décrétant qu'il avait eu son compte. « Tu ne recommenceras pas de sitôt, comme ça. », sourit-il, se recalant contre la tête de lit. Il aimait tellement ces petits moments de complicité avec lui…

Après s'être embrassés de la manière la plus délicieuse qui soit, Apple expliqua à Drake d'où venait sa dépendance aux Disney. Apprenant finalement que cet amour inconditionnel avait un rapport avec sa mère, il cessa tout de suite de se moquer de lui, ayant même un peu honte de l'avoir tant taquiné sur le sujet. En même temps, comment aurait-il pu savoir ? C'est ce que son petit ange répondit pour le rassurer, toujours aussi bienveillant. Chaque seconde qui passait lui rappelait davantage combien il avait de la chance d'avoir cet amant si parfait. Laissant ces pensées de côté, il accepta bien volontiers l'invitation d'Apple. Aller à Paris avec lui le réjouissait déjà, et s'imaginer tous deux marchant devant la Tour Eiffel ou l'Arc de Triomphe le comblait de bonheur. « Il n'y a rien qui me ferait plus plaisir ! », répondit-il aussitôt, transcendé par de merveilleux rêves. Lui qui avait toujours voulu aller à Paris, voilà que tout se concrétisait, et avec la délicieuse compagnie de son petit ange en prime. « Je te fais entièrement confiance quant à notre emploi du temps ! On ira où tu voudras, tout ce qui compte pour moi c'est que l'on soit ensemble... » Se séparer d'Apple semblait à ce moment précis être la pire chose qui puisse lui arriver. Mais d'un côté, en étant réaliste, il savait bien qu'ils ne resteraient pas éternellement ensemble : chacun allait partir de son côté à un moment ou à un autre, pour diverses raisons. Son amant méritait d'être parfaitement heureux, de tomber amoureux de quelqu'un, de fonder une famille. Il n'aurait jamais cette vie avec Drake, même si ça lui coûtait de l'admettre. Après tout, qu'avait-il à lui offrir ? La question restait et resterait sans réponse, lui-même n'ayant pas la force de la chercher. Revenant brutalement à la réalité, il sourit de nouveau à son rayon de soleil, pour chasser ces sombres pensées. Il n'avait pas le droit d'y songer maintenant, alors que quelques minutes plus tôt il était parfaitement heureux. Non, plus tard. « La dernière… ? Tu es bien précis... », sourit-il, devinant qu'une raison particulière se cachait derrière cette date si précise. « Je m'arrangerai pour être disponible, compte sur moi. » Il s'avança légèrement vers lui pour l'embrasser une énième fois, avide de ses lèvres. Quelle que fût la manière dont devait se terminer leur histoire, il était certain qu'elle serait fabuleusement belle. Comment en aurait-il pu être autrement ? Ils étaient heureux lorsqu'ils étaient ensemble, et c'est tout ce qui comptait. Mais puisque toutes les bonnes choses devaient avoir une fin…




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Once Upon A Dream ☆ Pancake. ღ

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