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 And I can't break your wall, I know I went too far { Lolo ♥︎ }

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MessageSujet: And I can't break your wall, I know I went too far { Lolo ♥︎ } Dim 26 Fév - 17:14

And I can't break your wall, I know I went too far
Loélia & Maéven

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Maéven n’avait pas beaucoup de jours de congé. Il n’en demandait pas vraiment non plus, travailler au restaurant de ses parents était loin d’être une corvée. Il pouvait rattraper le temps perdu entre deux services, rigoler avec son père et retrouver leur complicité d’antan. Néanmoins, lorsque son jour de congé pointait le bout de son nez, il profitait aussi pour s’intégrer au mieux à sa ville natale. Est-ce qu’il avait une liste de choses à faire pour avoir l’impression d’avoir tout accompli ? Oui. Mais tout ça avait un ordre, et pour certaines choses, ça devait même être un peu préparer. Expliquer pourquoi il était parti n’était pas chose simple, parce que cette histoire était tellement dingue qu’il avait toujours l’impression qu’il finirait enfermé avec une camisole de force. Il appréhendait beaucoup la réaction des personnes à qui il devait expliquer son histoire. Certes, Soan lui avait conseiller de ne pas en parler, mais à certaines personnes, il ne pouvait pas mentir. D’autres étaient bien trop curieuse pour se contenter d’un « j’ai dû partir ». Maéven voulait prendre le temps de trouver les mots sans se faire passer pour un fou à lier, ni sans que la personne en face en vienne à en vouloir à Soan qui, au fond, n’y était pour rien. Il avait eu des remarques du style « on t’avait dit de ne pas te laisser prendre dans cette histoire avec elle ». Ils avaient compris que l’argent pouvait faire plus de dégâts qu’il n’y parait et dans leur histoire, finalement, c’était ça qui les avait séparés. Peut-être que si Maéven avait été un gars fortuné, provenant d’une famille dont le nom de famille en disait long sur la réputation rien qu’en le prononçant, ça aurait passé comme une lettre à la poste. Mais non, il avait beau dire qu’il s’appelait Lewis, ça ne voulait absolument rien dire, et à personne.

Ce jour-là, Maéven était repassé par le domicile de ses parents, là où il avait grandi. Il ne s’attendait pas à les croiser, il n’y allait pas vraiment pour ça en réalité, mais bien pour retourner le grenier. Il espérait y retrouver des jouets de quand lui était petit, des jeux de société, des boites à legos ou d’autres choses qu’il avait conservés, comme si un jour il pourrait les réutiliser. Ce jour semblait être arrivé, puisqu’il avait l’attention de les donner à des enfants qui en avaient réellement besoin. Heureusement les jouets étaient restés en excellents états et entiers. Il passa un coup de loque dessus afin d’ôter la poussière et fit attention que tout soit clean et bien désinfectés. Il mit tout dans un sac de sport et une fois le grenier vidé, balança le sac dans sa voiture avant de partir en direction de l’hôpital. Toutes les personnes le connaissant savaient la passion qu’il avait pour les enfants. S’il n’en avait pas à lui, il pouvait au moins s’occuper des autres et ça lui comblait tout autant pour le moment. En même temps, Maéven n’était pas sûr d’être prêt à laisser sa place d’homme libre à celle de père comblé. Une fois parent on devait tirer un trait sur une vie pour laisser la place à une autre, lui n’était pas certain d’être prêt pour ça, là tout de suite. A l’hôpital, il essayait de s’y rendre une fois par semaine. Ca dépendait un peu de son temps libre, de sa disponibilité, mais les infirmières arrivaient à le reconnaitre et à savoir la raison de sa venue. Il leur avait expliquer la première fois son attention au point d’avoir passé l’après-midi entière ce jour-là à égayer la vie de ces enfants. Aujourd’hui, il ressentait le besoin de le faire à nouveau. C’était une bouffée d’air frais de se laisser bercer par l’innocence de ces enfants, Voir leur sourire sur leur visage alors qu’ils n’avaient aucune assurance d’être encore là dans un ou deux ans pour certains, c’était courageux. Un courage qu’il n’était même pas certain d’avoir lui-même. Oui, ces enfants étaient de vrais guerriers à ses yeux.

En entrant dans une des chambres, Maéven mit sa veste sur le dossier d’une chaise et posa son sac sur la table pour en sortir un premier jeu de société. Il savait que le petit garçon qui se trouvait dans cette chambre adorait les jeux de société au point d’avoir joué avec lui une bonne heure « Heyy salut petit mec, ça gaz aujourd’hui ? » Maéven lui tendit son point pour qu’il puisse le checker et s’installa sur le bord de son lit avec le jeu. « Regarde ce que j’ai pour toi, c’est un autre jeu, il est trop cool j’y jouais souvent avec mes amis quand j’avais ton âge. » Le petit garçon lui adressa un sourire avant de lui faire remarquer que lui, ses copains n’étaient pas là ce à quoi Maéven lui répondit qu’ils pouvaient très bien jouer à deux, c’était tout aussi cool. Le sourire de ce petit garçon le touchait, beaucoup même. Oui, être là c’est ressourçant…

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MessageSujet: Re: And I can't break your wall, I know I went too far { Lolo ♥︎ } Lun 27 Fév - 12:26


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Maélia
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La journée d’aujourd’hui avait été étonnamment calme. Il faut dire qu’aujourd’hui je n’avais pas été appelé aux urgences et tant mieux. Franchement je trouve qu’il n’y a rien de pire que les urgences, parce qu’ici ce n’est pas comme en Amérique, les gens ne vont pas aux urgences pour se faire soigner des petites blessures, ou des mots de ventre. Non ils viennent pour des choses graves, souvent des accidents, et les enfants sont souvent des victimes avec des dommages irréparables et graves. Ils sont plus fragiles, et sont moins portés sur la sécurité. C’est aux parents de veiller sur eux.

Aujourd’hui dans le service pédiatrie, j’ai donc surtout fait des suivis. Je travaille sur un nouveau traitement avec un autre collègue, pour essayer de palier aux effets indésirable de la chimio pour que les enfants souffrent moins. Nous essayons de voir comment avance le traitement sur certains petits patients dont les parents ont accepté. C’est un travail à faire sur tout le monde, en général quand je suis sur ce genre de cas mon travail est tout autant sur les patients que sur les parents. C’est quelque chose qu’on m’a appris dès mon entrée dans le service il y a plusieurs années de ça. J’ai toujours su que je voulais travailler avec enfants. Alors même si je me suis appliqué quand j’étais sur des opérations dans les autres services, ou de garde dans les autres services, j’ai toujours redoublé d’effort en pédiatrie.

Parmis mes petits patients suivant le nouveau traitement il y a Jayson. J’adore ce gamin, il est toujours plein d’entrain, et je sais qu’il aime bien avoir de la compagnie. Ces parents ne peuvent pas être là 24h sur 24 car ils travaillent, et il accepte très bien tout ça. Je le trouve très courageux, et donc quand j’ai un peu de temps dans ma journée j’essaye d’aller le voir au moins une fois.
C’est donc comme ça que alors que j’ai fini de regarder toutes les analyses avec un interne d’une petite fille, je pars vers la chambre de Jayson. Je tape à la porte, et entre doucement.
Il y a quelqu’un d’autre dans la chambre. Je fronce les sourcils ne reconnaissant par la silhouette de l’homme au premier coup d’oeil.
“-Tu as de la visite aujourd’hui Jayson ?”
Le petit garçon tourne la tête vers moi et me souris.
“-Salut Loélia ! C’est Maéven il est venu avec un nouveau jeu.”
Je regarde le petit garçon mais je suis incapable de réagir. Maéven ? Mes yeux se reporte sur l’homme qui finit par se retourner sur moi.

J’ai l’impression d’être face à un fantôme. Je suis complètement paniquée, mais je ne bouge absolument pas complètement tétanisée face à lui.
Je me rends bien compte que tout le monde me fixe, je me reprends d’un coup comme si j’étais revenue à la vie d’un coup.
“-Puisque tu as de la visite je repasserais plus tard !”
Et sans attendre mon reste je fuis loin de cette chambre, loin de lui. Quand je referme la porte derrière moi, mon coeur bat la chamade et ne veut pas se calmer. Rapidement je met en route mes jambes pour fuir.

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MessageSujet: Re: And I can't break your wall, I know I went too far { Lolo ♥︎ } Mar 7 Mar - 11:55

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Loélia & Maéven

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Maéven avait toujours eu un goût prononcé pour les enfants. Non pas qu’il les aimait d’une façon malsaine, mais il les trouvait tellement fascinants. Il avait découvert en lui un instinct paternel qui lui faisait comprendre qu’un jour, lui aussi il voudrait ses propres enfants. Ceux avec qui il pourrait partager des moments qui resteraient gravés dans sa mémoire, tout comme simplement les voir grandir et les aider à réussir au mieux leur vie. Les guider, comme lui avait été guidé par ses propres parents. Aujourd’hui, il ne se voyait pas encore dans ce rôle, peut-être parce que pour le moment, il pensait surtout à lui, à sa propre vie. Il devait remettre des choses en ordre, il devait se trouver et voir ce qu’il voulait, ce qu’il espérait. Rien qu’avec Soan, il avait besoin de temps, parce que partir autant d’années sans aucune nouvelle, sans non plus en donner, c’était un peu comme un retour à la case départ pour pouvoir faire renaitre tout ce qu’ils avaient vécu. Ici, à Wellington, il y avait des personnes qui avaient fait partie de sa vie avant et qu’il voulait retrouver. Avec qui il voulait renouer.

Rendre visite à ces enfants malades et passer un peu de temps avec eux pour les amuser le comblait. C’était un peu comme s’il avait besoin de cette innocence, mais aussi besoin de montrer qu’il pouvait leur apporter quelque chose. Lui pouvait voyager, partir pendant sept ans en Amérique et revenir alors qu’eux ne quittaient pas leur lit d’hôpital. Lui pouvait décider des personnes qu’il pouvait voir, il pouvait tenir sa vie entre ses mains jusqu’à une certaines mesures alors que pour certains d’entre eux, le contrôle de leur vie les échappait totalement. Alors oui, passer une après-midi au chevet de ces petits malade à jouer à des jeux auxquels il adorait jouer lorsqu’il avait leur âge, c’était une façon pour lui de se dire qu’il leur apportait un peu de couleur dans cette vie si sauvage.

Alors qu’il était assis sur le lit du petit patient avec qui il avait commencé une partie d’un jeu de société, Maéven remarquait avec beaucoup d’attention toute la concentration et la détermination que ce petit garçon mettait dans ce jeu. Il s’y croyait vraiment et donnait tout pour gagner. Maéven connaissait toute les ficelles du jeu pour y avoir joué un nombre incalculable de fois, mais là, il faisait comme si c’était nouveau, il se mettait au même niveau que le petit Jayson. Et durant ces nombreuses minutes, jamais son sourire ne s’était effacé. Jusqu’à ce que la porte s’ouvre et que le petit garçon prononce un prénom qui le poussa à tourner la tête vers la porte. Une jolie blonde se tenait dans l’entrée de la chambre, une jolie blonde qu’il ne pouvait que reconnaitre, puisque cette fille avait fait partie des personnes les plus importantes dans sa vie. Du jour au lendemain, il était parti sans lui donner de nouvelle, sans explication, sans rien. En venant à l’hôpital, il ne s’attendait pas à ce que le passé la gifle à ce point, à ce que ce soit aussi violent. Maéven ne la quitta pas du regard, ne sachant pas trop quoi dire, ni quoi faire. Il la regardait, il avait longtemps attendu ce moment, il l’avait rêvé, il l’avait même espéré et là il ne savait pas comment réagir.

Loélia quitta la pièce et Maéven abandonna son petit pote non sans lui promettre de revenir après et quitta lui aussi la chambre. Il s’empressa de rattraper la jolie blonde pour finalement lui attraper le bras et l’entrainer dans le premier endroit à sa portée, plutôt que de rester au milieu du couloir, qui semblait être une sorte de petite réserve. Il jeta un œil à l’endroit puis se concentra sur la jolie blonde non sans rester devant la porte pour ne pas qu’elle prenne à nouveau la fuite « Loélia, faut qu’on parle. J’ai besoin que tu m’écoutes. J’ai jamais voulu disparaitre du jour au lendemain ». Le plus dur était sans doute de lui expliquer son histoire sans qu’elle pense qu’il se moque d’elle. Parce qu’à sa place, c’était sans doute ce qu’il penserait tellement cette histoire relevait de la science-fiction.


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MessageSujet: Re: And I can't break your wall, I know I went too far { Lolo ♥︎ } Lun 13 Mar - 13:23


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On a tous déjà eut l’impression du ciel qui nous tombait sur la tête non? Là c’est exactement ce qui m’arrive. Je ne m’attendais pas à revoir Maéven de sitôt, à vrai dire je m’attendais à suivre le cours de mon existence sans jamais avoir à reposer les yeux sur lui. Ca aurait mieux été pour moi, il aurait mieux valu que je ne le revois pas.
Le revoir me ramène des années en arrière bien avant que le cours de mon existence prenne un tournant inattendue. Le temps a beau avoir passé, la blessure est toujours béante, je ne m’en rend compte que maintenant. Je le déteste au plus profond de mon âme. Je me suis rendue compte que l’abandon je connaissais déjà, ma mère nous a littéralement laissé de côté avec mon père, mais ce n’était pas grave, parce que mon père a toujours compléter la pièce manquante du puzzle. Mais quand Maéven est parti il n’y avait personne pour remplacer le vide qu’il avait créé dans la mienne.

Nous avons toujours été amis tous les deux, c’était le meilleur ami que j’ai jamais eut, mon premier béguin, celui à qui j’aurais tout pardonné à une époque. Ca il ne l’a pourtant jamais vu, déjà à l’époque il sortait avec des filles et moi je restais son amie. Alors j’ai fini par me mettre à la page comme lui, et à sortir moi aussi avec des garçons. Au moins il était toujours là. Il a fini par partir pourtant me laissant derrière à Wellington sans me donner de nouvelles, alors qu’il avait gardé contact avec November. Je n’en ai jamais voulu à Nov pour avoir garder contacte avec lui, ce qui me blessait en revanche c’est qu’il n’ait jamais essayé de garder un lien avec moi. Alors là je me suis rendue compte de toutes ses années dans le flou, à espérer après quelque chose qui n’arriverait jamais. Je m’étais imaginé cette relation de toutes pièces et rien n’était vrai. La chute a été rude, et les évènements qui ont suivi non rien arrangé. November m’a proposé plusieurs fois de me parler de lui, de me tenir au courant de comment il allait, et peut être nous mettre en relation tous les deux. Mais j’ai toujours refusé.Il était hors de question de question de faire un pas vers lui de faire comme si il ne s’était rien passé et d’aller lui parler comme si ce n’était pas lui qui était parti du jour au lendemain sans la moindre explication. C’est la partie la moins pitoyable de l’histoire si vous voyez ce que je veux dire. Je sais depuis longtemps que je suis naïve, je ne vois pas le mal chez les gens, et jusque là ça ne m’avait pas porté autant préjudice. Autant dire que j’essaie de faire plus attention maintenant mais je me fais quand même avoir. Chassez le naturel il revient au galop.

Du coup le voir ici, même si nous sommes sur mon terrain me terrorise. J’ai peur que mes résolutions tombent, que je ne sois pas capable de faire ce qu’il faudrait. J’ai l’impression d’avoir revu un fantôme. Ma première intuition est donc de fuir le plus loin possible de cet endroit. L’ennui c’est que je ne suis pas assez rapide, sous le choc j’ai du mal à reprendre mon esprit. Aussi quand il s’approche de moi et m’entraîne par la main dans un local annexe je suis sans pouvoir rien faire de plus.
Je le regarde dans les yeux mais sans le voir. J’ai du mal à me remettre du choc. Il est entre la porte et moi, du fait je ne peux pas fuir, quand mon corps me pousse à le faire. Ses paroles, l’entendre prononcer mon nom me font mal. Je serre les dents, maintenant je reprends plus le pas sur la réalité et sur ce qui est entrain de se passer. Une rage sourde est en train de bouillir en moi.
-Tu avais des années pour t’expliquer, c’est beaucoup trop tard maintenant. Laisse moi partir je ne veux rien avoir à faire avec toi.
Je fais un pas en avant pour me diriger vers la sortie, mais hélas il ne bouge pas.
-Laisse moi passer.
Je pourrais le pousser, mais je me refuse même à le toucher. Je me contente de lui jeter un regard assassin. Je ne veux pas écouter ce qu’il a à me dire, je ne veux pas être influencée et je ne veux pas me voir changer d’avis au regard de ce que j’ai pu ressentir pour lui, et ce que je ressens encore pour lui. Je ne sais pas mentir, pas même me mentir à moi même. Je ne le déteste pas autant que je veux le dire, et je me dégoûte pour ça.

J’aurais pu savoir qu’il était là, November aurait pu me dire qu’il était revenu à Wellington lui aussi, mais je n’aurais pas voulu écouté, et qu’aurais je fait de toute façon ? Arrêter de vivre ? Ne plus aller travailler ? Il aurait put se garder de venir à l’hôpital tout de même.

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MessageSujet: Re: And I can't break your wall, I know I went too far { Lolo ♥︎ } Sam 18 Mar - 13:43

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Loélia & Maéven

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Lorsqu’il avait dû quitter la Nouvelle-Zélande, Maéven avait dans un premier temps pensé à ses parents. Il ne savait pas pour combien de temps il en aurait, et il en était même venu à se dire que ses proches avaient peut-être eu raison quant à sa relation avec Soan. Certains lui avaient dit que c’était pas une bonne idée et qu’il devait plutôt se concentrer sur sa vie privée. La sienne, rien que la sienne et pas celle qu’il vivait en catimini avec Soan parce que justement, son père ne devait rien savoir. C’était ce qui avait déclenché les discordes pour certains, les mauvaises langues. Sur le moment, alors qu’il était dans l’avion, le jeune homme s’était dit que ces gens avaient peut-être raison au final. Il n’en serait pas là, il n’aurait pas du tout quitté, il n’aurait pas mis les personnes les plus importantes de sa vie de côté. Il avait aussi pensé à Loélia. Connaissant le tempérament de la blondinette, elle aurait beaucoup de difficultés à lui pardonner. Sans doute était-ce la raison pour laquelle il n’avait jamais osé prendre contact avec elle. Parce qu’elle avait la franchise de lui balancer à la figure que tout ça, c’était du vrai foutage de gueule. Que tout ça c’était du grand n’importe quoi. Aujourd’hui, Maéven avait assez de recul pour le penser lui aussi et pour l’entendre de sa bouche, mais la rancœur serait sans doute plus tenace encore.

La voir là alors qu’il ne s’y attendait pas lui avait donné l’impression d’être dans un tourbillon de questions, de réflexion ou simplement de films. Il avait pu imaginer tous les films de leurs retrouvailles, mais celui-ci n’en avait jamais fait partie. Pourtant ils aimaient les enfants tous les deux, c’aurait pu lui venir en tête. Mais non, jamais. Jamais il n’avait allié leur passion pour les enfants. Maéven était partager entre abandonner le petit Jayson pour courir après Loélia ou bien se dire qu’il pouvait toujours trouver un autre moment. Mais dans sa tête, elle passait même avant les enfants qu’il venait voir. Ou bien il avait simplement l’inquiétude de ne plus avoir la même occasion. Elle se trouvait sur son lieu de travail et en l’occurrence, elle ne pouvait pas s’enfuir bien loin. Quitte à devoir retourner tout l’hôpital. Il abandonna le petit garçon et quitta la pièce, gardant dans son viseur la silhouette de Loélia prenant la fuite. Il jeta un œil derrière lui et lorsqu’il fit plus ou moins à sa hauteur, l’emmena dans une réserve. Jamais auparavant il n’avait vu la jolie blonde dans une telle colère. En fait, ça dépassait tout ce qu’il avait pu imaginer en matière de rancœur. Non, véritablement, il ne la connaissait pas comme ça.

« Non. »

Il ne bougea pas de la porte alors qu’elle venait de lui demander. Il avait eu des années, mais le résultat aurait été le même puisqu’elle ne l’aurait ni écouté, ni cru.

« J’ai pas voulu partir comme ça. J’ai pas eu le choix en fait. »

Maéven eut un rire nerveux. Il avait même honte de devoir lui expliquer son histoire tellement c’était du grand n’importe quoi. Oui en fait en y réfléchissant bien, les Fitzgerald l’avaient vraiment fait passer pour un clown. Aujourd’hui il était vu pour le gars mythomane tellement c’était du domaine d’une série télévisée.

« En fait c’est tellement fou que je sais même pas comment l’expliquer. »
Il reprit son sérieux « Le père de Soan m’a fait partir à l’autre bout de pays en me disant que si je ne quittais pas la Nouvelle Zélande, il porterait plainte pour détournement de mineur. Donc Je suis parti à Los Angeles parce que mon cousin avait besoin de moi et je suis resté là-bas. Le temps d’avancer, d’oublier, de vivre une autre vie que celle-là. » Il s’appuya un peu plus sur la porte, toujours pas décidé à la laisser passer. « Quand il a appris que je fréquentais sa fille il a fait des recherches sur moi et comme mes parents n’étaient que propriétaire d’un petit restaurant rien de plus banal, il a décidé que j’étais pas fait pour sa fille. Mais je sais, je te connais, tu vas me dire que je suis malade d’inventer des histoires. » Il leva les yeux au ciel et passa sa main dans sa nuque. Après tout elle ne serait pas la première. Pour le moment, seul Tate et ses parents semblaient le croire, puisque son cousin avait lui-même du faire les recherches pour Maéven du temps où il était encore qu’un petit nouveau dans la police. « Loélia, je suis sincèrement désolé, mais j’ai pas vraiment eu le choix. » Il lui lança un regard rempli de tendresse, comme il avait l’habitude de le faire, avant.

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MessageSujet: Re: And I can't break your wall, I know I went too far { Lolo ♥︎ } Sam 18 Mar - 16:25


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Je suis remontée comme je ne l’ai pas été depuis longtemps. Je suis énervée contre moi, contre Maéven, contre le monde entier. Je devrais laisser couler ça serait le plus simple, et oublier. Cependant ça fait longtemps que j’essaie d’oublier mais je n’y arrive pas, c’est peut être ça qui finalement fait que mes nerfs en prennent un coup. Je n’arrive pas à passer à autre chose vis à vis de Maéven, la blessure est encore là, et je ne veux pas lui pardonner. Je lui en veux, égoïstement, d’être parti sans moi, et ça me vexe d’être vexée. Ca devient n’importe quoi dans ma tête. Je ne sais pas quoi penser, je ne sais pas où j’en suis. En ce moment tout se précipite dans ma vie, et au moment où j’avais besoin d’un ami il n’était pas là. Aujourd’hui j’ai toujours besoin d’un appui, mais il faudrait surtout quelqu’un qui m’aide à surmonter Maéven, ce n’est pas lui qui va m’aider pour ça. Pour le reste je ne suis pas seule pour autant, cependant il y a tellement d'événements qui se sont produits depuis quelques semaines que franchement le retour de Maéven ne pourrait pas plus mal tomber.

Il ne veut même pas me laisser partir sans s’être “expliqué”. Je n’ai pas envie d’entendre ce qu’il a à dire. Je n’ai pas envie de penser que je pourrais lui pardonner. Je ne veux pas, je refuse catégoriquement.
Je n’ai pas le loisir de partir, alors je suis obligée d’écouter ce qu’il me dit jusqu’au bout. Au début je ne le regarde même pas, ça me tue de le regarder, ça me rappelle beaucoup trop de chose. Il a vieillit mais je reconnais bien tous ces traits de son visage qui m’ont tant manqué.
Je ne peux pas faire la sourde oreille trop longtemps, j’en suis incapable. Alors je l’écoute dire qu’il a été forcé de partir, et ce par le père de Soan. Au moment où il prononce ce nom mon regard vient se river dans le siens. Je ne pensais pas pouvoir le haïr encore plus, mais pourtant il a réussit. Je ne voulais plus jamais entendre parler d’elle. Raté. J’ai sans doute sur lui un regard assassin. J’essaye de respirer calmement, mais je sens la chaleur montée, et mes joues s'empourprer.

Est ce que je le crois ? Je m’en fiche. Je ne pense pas qu’il soit assez tordu pour inventer quelque chose de la sorte, mais je trouve que c’est une pâle excuse. Je suis déçue de me rendre compte d’à quel point cette fille comptait plus dans sa vie que sa famille, que ses amis, et que moi. Je trouve ça affligeant qu’il soit parti pour un motif si minable. Affligeant qu’il soit si faible au point d’avoir courber l’échine devant un père dingue, affligeant que Soan l’ait manipulé de la sorte alors que nous l’avions tous prévenus. Je ferme les yeux, prends une grande respiration.
“-Tu avais le choix. Tu pouvais rester, pour tous les gens que tu as quitté sans rien dire, pour tout les gens qui t’aimais, plutôt que pour cette garce qui ne t’as jamais rien apporté.”
Je referme la bouche aussitôt. Ca ne me ressemble pas de dire quelque chose comme ça. Pourtant intérieurement je sais que je le pense depuis toujours.
“-Je ne veux pas t’entendre dire que tu es désolé, je n’en ai rien à faire que tu sois désolé. Ca ne rattrapera jamais ton absence, ça ne changera jamais le fait que tu sois parti en me laissant derrière, en me laissant seule.”
Je marque une pause, je boue de l’intérieur. Je sens les larmes monter à mes yeux sans que je ne puisse faire quoi que ce soit. Et là clairement je n’arrive plus à faire les connexions logiques dans ma tête j’ai l’impression de perdre le fil.
“-Tu m’as laissée toute seule alors que j’avais besoin de toi. Tu m’as laissé toute seule alors que je t’aimais. Tu es parti sans même essayé de me recontacter une seule fois. J’avais besoin de toi…”
Les larmes coulent sur mes joues à présent. La sensation me remet un peu les idées en place, je me rends compte de ce que je viens de dire, je le regrette aussitôt. J’essuie mes larmes avec ma manche comme une petite fille. J’essaie de retrouver mon calme.
“-Laisse moi partir.”
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MessageSujet: Re: And I can't break your wall, I know I went too far { Lolo ♥︎ } Dim 19 Mar - 0:47

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En partant pour les Etats-Unis, Maéven savait que ça ferait du dégât dans sa vie. Mais il ne s’imaginait pas que ce serait à ce point. Beaucoup de gens à Wellington lui reprochaient d’être parti au point qu’il commençait sévèrement à se demander si finalement, il n’aurait pas mieux fait de rester à Los Angeles. Au moins là-bas, personne ne lui reprochait d’être parti, personne ne lui reprochait quoi que ce soit justement parce qu’il ne s’attachait pas. Il avait bien des amis, il avait appris à connaître des gens en sept années, mais à croire que Wellington était synonyme d’emmerdes. Pourtant, avant il aurait donné n’importe quoi pour y rester. Il avait ses proches, ses amis, sa famille. Peut-être que c’était ça le secret du bonheur pour lui. La Californie. Retourner là où il se sentait vraiment bien. A Wellington il essayait tant bien que mal de reprendre des marques, mais rien que cette histoire de détective, encore, l’avait blasé. A peine revenu, il apprenait déjà qu’il avait été suivi par un type que Soan avait engagé. Où était sa liberté ? En Californie. Oui, peut-être que c’était l’Amérique son pays maintenant.

En face de lui, il avait une blonde qu’il avait toujours connue souriante, pleine de vie. Où était passée cette fille-là ? En même temps, il s’attendait à quoi ? Il s’était barré du jour au lendemain alors qu’elle avait, de loin, fait partie des personnes les plus importantes dans sa vie. Elle avait fait partie des gens qui lui avait répété à maintes reprises que sa vie sans Soan était bien plus belle. C’était le moment pour ces personnes là de lui balancer en pleine face qu’ils avaient raison. Ce face à quoi il se sentait impuissant. A part un « je sais » et une grimace à la clé, que pouvait-il répondre ? Sa relation avec Soan datait désormais de sept ans. La revoir lui avait rappelé tous les moments qu’il avait vécu avec elle, puis la réalité l’avait heurtée en pleine face. Il n’était plus ce même gars amoureux. De l’eau avait coulé sous les ponts, il avait appris à vivre sans elle, il avait appris à vivre au jour le jour sans se prendre la tête, en ne pensant qu’à lui et à son cousin. Ils avaient vécu de belles aventures lui et Oxlen. C’était un peu eux deux contre le reste. Les filles, les soirées, leur vie, leur travail. De quoi vivre une belle vie sans prise de tête, en oubliant qu’à l’autre bout du globe, certains se demandaient pourquoi il était parti, s’il comptait revenir.

Face à la colère de Loélia, Maéven se sentait impuissant dans un premier temps. Ses paroles étaient dures et il ne l’avait même jamais entendue parler de la sorte. Où était donc passé la demoiselle qu’il avait toujours eu envie de protéger ? Celle si mignonne qu’on avait presque l’impression qu’un rien pouvait la briser. Elle démontrait aujourd’hui que non, elle avait de la force, du caractère et même un franc parler inégalable et inhabituel. Maéven soupira face à sa remarque sanglante. C’était sa façon à elle de lui dire « bien fait pour ta gueule, on t’avait prévenu ».

« Réfléchis deux minutes. Tu crois vraiment que je suis capable d’abandonner, ne serait-ce que mes parents du jour au lendemain si j’avais eu le choix ? Tu t’es demandé ce que ma mère a pu vivre ? Je te l’accorde, je peux parfois être con, mais pas à ce point. Ca, je ne te le permets pas »


Maéven avait du respect pour ses amis. Il était sans doute le mec le plus loyal qu’on puisse faire quand il s’agissait de Tate et Oxlen qui étaient à ses yeux plus que des cousins. Ils étaient un peu les frères qu’il n’avait jamais eu. Et ils étaient sans doute les seuls aujourd’hui, avec ses parents qui semblaient capables de comprendre. Il avait cependant encore plus de respect pour ses parents. Il les avait toujours respectés, il avait toujours essayé de faire au mieux pour les rendre heureux. Sauf cette fois-là. Et pour ça, il en voulait indirectement à Soan, à son père, à cette histoire. Alors non, il n’aurait pas pu partir du jour au lendemain pendant sept ans sans avoir préparé ses parents à ce départ. En écoutant les paroles toujours aussi violentes de Loélia, Maéven comprit que ce qu’elle appelait « les gens laissés derrières lui » un peu plus tôt, elle parlait surtout d’elle. Il l’avait, elle, laissé derrière lui. Oui, à son plus grand regret. Comme il avait dû laisser November, comme il avait dû en laisser bien d’autres. Mais ça, sans doute qu’elle s’en fichait pas mal, parce que ce n’était pas elle.

« Parce que, vu que t’as l’air de croire que c’est moi qui ai pris la décision tout seul de tout plaquer et de partir, si je t’avais demandé de venir avec moi tu serais venue ? »


C’était une vraie question. Il avait besoin d’avoir une réponse pour savoir à quel point elle aurait voulu qu’il se démène pour elle. La blondinette avait toujours eu une place importante dans sa vie. Déjà quand il était plus jeune, elle avait été la première fille pour qui il avait éprouvé des sentiments. Mais elle en avait trouvé un autre, et puis sans doute avait-il préféré conserver leur amitié qui valait, à ses yeux, tous l’or du monde. Le jeune homme baissa le visage alors qu’elle continuait à mettre à plat tout ce qu’elle avait sur le cœur. Au fur et à mesure qu’elle en dit, il perçoit un timbre de voix de plus en plus brisé. Le pire fut une seule phrase. Une toute petite, qui le fit relever la tête vers elle, le visage grave. C’était trop d’informations d’un coup : ce qu’elle disait, le fait qu’elle craquait littéralement. Un sentiment de culpabilité commençait à le ronger, son estomac se contractait. Il avait l’impression de ne pas seulement l’avoir loupé pendant sept ans, mais plutôt pendant une bonne dizaine d’années. Maéven passa une main dans ses cheveux, il avait envie de se les arracher, alors qu’elle lui demanda encore de la laisser passer « De quoi tu parles, Loélia ? Pourquoi t’as jamais rien dit ? Pourquoi t’as toujours fait semblant que tout était normal, que tout allait bien dans le meilleur des mondes ? » Il n’avait jamais eu souvenir qu’elle lui ait annoncé un jour qu’elle ressentait de quelconque sentiment pour lui. Il se savait assez proche d’elle à l’époque pour ressentir de la culpabilité s’il en venait à lui faire du mal d’une quelconque façon. « Tu peux pas me balancer cette bombe-là, comme ça et puis partir comme si tu venais de prédire le beau temps sur Wellington. Alors explique toi. Pourquoi tu balances ça maintenant, comme ça. » Il ne la lâchait pas du regard, il avait vraiment besoin de savoir jusqu’à quels points ils s’étaient loupé, l’un et l’autre.

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MessageSujet: Re: And I can't break your wall, I know I went too far { Lolo ♥︎ } Dim 19 Mar - 1:34

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Je ne craque pas souvent mais quand je le fais c’est mémorable. Du moins c’est l’impression que ça me donne. C’est la tempête dans ma tête et je ne sais pas quel sentiment est le plus prédominant là dedans. La colère ? La peur ? La déception ? La tristesse ? Tout ça à la fois. Je suis en colère contre lui et moi. J’ai peur de ce que j’ai pu ressentir, de ce qu’il pourrait se passer. Je suis déçue de craquer et de son comportement. Et finalement je suis triste parce que je l’ai perdu, et parce que quoi qu’il arrive on n’aura jamais à nouveau ce qu’on avait. Bien sûr il n’y a pas que ça, la liste est encore longue… Cependant je n’arrive pas à les démêler, je n’arrive pas à y voir clair. Quoi faire ?
Voilà aujourd’hui c’est la deuxième fois de ma vie que je montre à quel point je peux être égoïste et ne penser qu’à moi. J’ai abandonné mon fils, et maintenant je fais une scène à Maéven. J’ai honte de moi, et si j’y pensais avec moins de subjectivité j’essaierais d’aller me cacher dans un trou de souris. Le plus simple serait de partir, et de m’enfermer dans une autre petite salle comme celle ci pour pleurer seule dans mon coin jusqu’à ce que plus rien ne sorte. Je ne savais pas que j’étais capable de pleurer autant. Il y a 6 ans en arrière je ne pleurais pas, à partir du moment où je suis tombée enceinte j’ai l’impression que je n’ai fait que ça. Lamentable, c’est un cercle vicieux dont j’ai l’impression de ne voir que l’intérieur.
“-Bien sûr que je sais que ta famille a souffert, j’étais toujours là moi, je les ai toujours connu je te rappelle. De toute façon ça n’est pas une raison. Je trouve ça trop facile de te cacher derrière… Ca.”
Je ne sais même pas comment calculer ses calculs grotesques qui ont été menés par des gens inspirés par des séries télés.

Je suis fatiguée de ça, je veux juste partir de là, qu’il me laisse tranquille, que l’on continue notre vie chacun de notre côté comme nous l’avons fait jusque là. Pourquoi était il là d’ailleurs ? Pourquoi est il revenu ? Pourquoi après tous ses problèmes il est revenu, qu’est qui a changé la donne ? Je ne me pose pas vraiment la question, car ça voudrait dire que ça m’intéresse. Ca ne m’intéresse pas. Comme ça ne m’intéresse pas ses excuses car elles ne répareront rien. Elles ne changeront rien au fait que quand j’étais au plus mal, il n’était pas là, peut être le moment où j’aurais eut le plus besoin de lui. Il n’est pas au courant, je le sais, et il ne sait pas ce que je lui reproche en réalité. Moi non plus je ne sais pas pourquoi ça me tient tellement à coeur, c’est comme ça c’est tout. Je crois qu’au final c’est parce que j’ai toujours espéré et que mes espoirs ont été réduits à néant.
J’ai baissé les yeux et sa question me fait relever automatiquement les yeux vers lui. La réponse que je lui donne est tout aussi instinctive :
“-Oui.”
Je sais que je ne mens pas. Si j’étais partie avec lui ça m’aurait évité tellement de… De quoi ? De désillusion dans la vie ? Je ne crois pas. Je ne serais jamais restée une amie pour lui ça se trouve, et ça n’était pas ce que je voulais être.

Maintenant les larmes coulent sur mes joues sans que je puisse faire quoi que ce soit pour les arrêter. Si avant c’était la tempête dans ma tête maintenant c’est l’apocalypse, les mots sortent de ma bouche sans que je m’en rende compte sans même que j’y réfléchisse avant. Le résultat est désastreux, j’ai dit des choses que je n’aurais jamais dû dire… Notamment le fait que je l’aimais. Qu’elle … je suis. Les questions pleuvent sur moi. J’aurais dû m’en douter. Cependant je n’arrive pas à réfléchir comme il faut. Je veux juste partir, être seule, ne plus avoir ses yeux posé sur moi. Ou alors je pourrais m’effondrer sur moi même ? Je ne ferais pas preuve de courage, je ne veux pas.
Il finit de parler, puis un blanc s’installe entre nous. Je sais que je ne pourrais pas partir aussi facilement. Il vient de me le dire.
“-Parce que j’ai mal. Parce que ça fait des années que je supporte ça, mais finalement quand tu n’étais plus là c’était plus facile de t’en vouloir. J’ai gardé ça pour moi trop longtemps.”
Je ne le regarde pas.
“-J’ai toujours été amoureuse de toi. Toujours. Mais ce n’était jamais le bon moment, et puis il y a eut Soan.”
Je prends sur moi pour prononcer son prénom. C’est plus difficile de dire son prénom, que de lui avouer que j’étais amoureuse de lui. C’est d’autant plus vrai maintenant que je connais l’histoire complète.
“-Tu n’as plus eu d’yeux que pour elle, alors à quoi bon gâcher ta relation avec mes sentiments ? De toute façon tu ne les as jamais vu, je savais que ça n’étais pas partagé.”
Je me refuse toujours de lever les yeux vers lui.
“-Et puis…”
Je me retiens avant de parler du viol, du bébé, de Sandro, de mon départ pour New York. Bref des 6 dernières années. Je ne peux pas. Ca ne sert à rien de ressasser tout ça. Il aurait juste eu pitié de moi.
“-Et puis de toute façon maintenant je peux le dire.”
Je relève les yeux vers lui finalement. Ma vue est complètement brouillée par les larmes, je ne cherche même plus à les essuyer.
“-Je t’en veux tellement…”
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MessageSujet: Re: And I can't break your wall, I know I went too far { Lolo ♥︎ } Mer 22 Mar - 23:12

And I can't break your wall, I know I went too far
Loélia & Maéven

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Maéven soupirait. Il avait beau lui expliquer son histoire, ou plutôt lui donner la vraie raison, il ne s’attendait pas à ce que Loélia le croit. En même temps, qui pouvait le croire ? Tate, puisqu’il avait un peu participé à cette expulsion sans vraiment le savoir, ni le vouloir, mais à part ça, à part les concernés peu de personnes pouvaient avoir envie de le croire. Et Maé ne leur en voulait même pas, parce que si on venait lui conter une telle histoire, lui même se demanderait s’il n’était pas pris pour un con. Malgré tout, la réaction de Loélia était un peu trop virulente. Il se doutait qu’elle ne l’accueillerait pas à bras ouverts, mais il ne s’était pas non plus attendu à une réaction aussi violente. Alors oui, il soupira, parce qu’il se trouvait à cours d’arguments. Elle ne voulait pas le croire, mais lui ne pouvait pas lui inventer une histoire moins tirée par les cheveux. Tout comme il refusait de lui dire qu’il était parti avec la volonté de laisser tout ce bon monde derrière lui, de la laisser elle derrière lui.

Ses parents connaissaient Loélia. En fait, ils la connaissaient depuis de nombreuses années et s’étaient pris d’affection pour elle. La mère de Maéven s’était toujours imaginée qu’ils finiraient ensemble, avant que Maéven ne leur présente Soan. Autant dire qu’elle avait été surprise, mais ça ne l’empêchait en rien de continuer à s’intéresser à Loélia comme avant. A l’apprécié comme avant. Aujourd’hui encore, ce fut sans doute une des premières questions auxquelles il avait eu droit : « et Loélia, tu vas aller la voir ? » Ce à quoi il avait répondu par un silence pesant, lourd. Oui, il avait dans l’idée d’aller la voir, mais pour lui raconter son histoire ? Pour lui dire qu’il était désolé en sachant pertinemment que ça ne changerait rien ? Alors il avait repoussé le moment et aujourd’hui sans s’y attendre, elle était en face d’elle, et il venait de tout lui raconter. Comme un con, puisque c’était certainement pour ça qu’elle le prenait « En quoi je me cache ? Je t’ai expliqué ce qu’il s’est passé. Tu me crois tant mieux, tu ne me crois pas tant pis. Je vais pas changer l’histoire pour que tu me crois et je ne vais pas non plus dire que je suis parti dans le seul et l’unique but de t’abandonner là, juste parce que c’est ce dont t’es sûre, Loélia »

Maéven était conscient que le mieux sans doute serait de bouger de cette porte et de la laisser s’enfuir comme elle en avait eu l’intention avant qu’il ne la rattrape. Sauf qu’il avait probablement trop de respect pour elle, pour leur amitié ou même pour les moments qu’ils avaient passé ensembles pour la laisser agir aussi bêtement, impulsivement. Mais non, il avait ressenti le besoin de lui expliquer la raison de son départ. C’était pas ce que lui aurait voulu, et si vraiment il avait dû partir, si on lui avait laissé le temps de le faire il serait sans doute passé la voir. Le regard incertain face à sa question, Maé était persuadé que Loélia n’aurait jamais voulu partir avec lui. Elle avait sa vie à Wellington, alors pourquoi aurait-elle voulu quitter cette vie ? Malgré tout, la réponse de la jolie blonde le fit froncer les sourcils. Il n’était pas certains de comprendre, ou plutôt il était persuadé qu’elle disait ça là, maintenant, parce que l’occasion ne se reproduisait pas. Mais l’aurait-elle vraiment fait, il y a sept ans ? Il avait du mal à saisir la raison. Certes, ils étaient très proches et Maéven avait toujours eu ce besoin de la garder quelque part dans sa vie. Elle avait beaucoup compté pour lui étant plus jeune puisqu’il avait réellement eu des sentiments pour elle et après encore, il avait voulu la savoir dans son entourage, c’était un peu comme une façon pour lui de garder la tête hors de l’eau, jusqu’à finalement couler totalement. Alors pour être certain d’avoir bien compris, Maéven se reformula « Donc, si je t’avais demandé de venir avec moi t’aurais tout plaqué et tu serais venue ? » Il ne savait même pas si elle aurait aimé vivre la vie qu’il a eu. C’était loin d’être un hotel quatre étoile, c’était loin d’être une vie de rêve, mais c’était bien une vie de liberté. Plus personne pour dire où, pour dire quand, ni pour dire comment. Juste eux, un point c’est tout.

Voir les larmes couler sur le visage de Loélia ne le rendait pas indifférent. Les larmes d’une fille étaient sans doute ce qu’il y avait de plus triste, mais quand il s’agit d’une personne à qui on tient, on le vit encore différemment. Maéven en avait la gorge serrée. Son départ avait fait du dégât dans sa vie, dans d’autres vie mais aussi dans la vie de Loélia, visiblement. Alors il continua d’écouter attentivement ce qu’elle lui disait. Il ne savait pas trop s’il devait le prendre comme des reproches, ou bien comme de la détresse. Les femmes sont des êtres bien difficile à cerner et celle qu’il avait en face de lui semblait lui échapper totalement. Maéven ouvrit la bouche pour lui répondre, quand elle continua dans sa lancée. Ce qui suit lui coupa la parole efficacement. A nouveau il fronça les sourcils, pas certain d’entendre correctement. Ou de comprendre. Ou les deux à la fois. Pourtant Loélia n’avait pas tourné autour du pot, elle avait utilisé les bons mots, ceux qui ne laissent aucune place au doute « Mais … » Il la laissa néanmoins terminer sa tirade concernant son couple avec Soan. Oui, il avait rencontré Soan et si Loélia prenait déjà beaucoup de place dans sa vie, elle s’était elle-même tournée vers un autre, alors lui il avait continué sa vie et Soan y est entré. Il avait vécu une belle histoire, si ce n’est que tout devait se faire en catimini à cause de son père. Malgré tout, il avait été patient et il avait espéré que Loélia soit contente pour lui, tout comme il l’avait encouragé, elle, dans son couple. Maéven la laissa continuer, malgré ce qu’il venait d’apprendre qui le bouleversait, ou plutôt qui lui faisait comprendre que de leur enfance à aujourd’hui, ils s’étaient ratés toute leur vie. Maé gardait un visage tendre en la regardant pleurer, et vider son sac. Sa conclusion était claire et concise : elle lui en voulait. Oui, ça il avait cru le comprendre, mais à ce moment précis il ne savait pas s’il aurait préféré la voir peter les plombs, ou la voir pleurer. Il avait toujours essayé d’éviter les larmes de crocodile de la demoiselle, la connaissant plus sensible que lui-même. Mais là, il était la cause de ses larmes visiblement, alors il lui laissait au moins l’occasion de se lâcher. Lorsqu’elle eut finit de parler, il se contenta de la regarde sans rien dire dans un premier temps, puis finalement il s’en approcha et l’attira vers lui pour la serrer dans ses bras. Oui, il avait saisi le message : elle le détestait. Mais pas lui. Et il la connaissait assez pour savoir que comme une petite fille, elle allait peut-être vouloir le repousser, puis à force se laisserait aller, au moins le temps de calmer la crise de larmes. Et puis en plus, c’était à son tour de parler. La gardant contre lui, il prit une grande respiration et se lança «Loélia… Quand tu dis que tes sentiments n’étaient pas partagés, c’est faux. Ils l’ont été, c’est juste que j’ai pas osé t’en parler. Alors j’ai repoussé, repoussé et encore repoussé le moment de te le dire jusqu’au jour où j’étais décidé, mais t’avais trouvé quelqu’un. Alors je me suis persuadé que finalement, c’était peut-être plus important de garder une belle amitié que de peut-être tout gâcher avec des sentiments. Et puis il y a eu Soan. Et Soan m’a aidé à mettre tout ça de côté, à te voir comme une amie très importante pour moi, mais une amie. J’ai vécu mon histoire avec Soan pleinement… et puis j’ai dû partir. Alors tu vois, tes sentiments étaient partager. Parce que t’es la première fille dont j’ai été amoureux. Même mes parents étaient certains qu’on finirait ensemble, Loélia. » Maéven marqua une pause et l’embrassa sur le front alors que son regard resta dans le vide « J’ai compris que tu m’en voulais, mais pas moi parce que j’ai jamais voulu partir comme ça sans prévenir personne. J’ai mis sept ans à revenir parce que j’avais besoin de me reconstruire petit à petit, puis Oxlen avait besoin de moi, alors je suis resté là-bas, et je suis devenu un autre gars. Tu peux continuer à m’en vouloir si ça te fait du bien, mais dis toi que maintenant je suis revenu et que je ne te lacherais pas une seconde fois. Après si toi tu ne veux plus entendre parler de moi, Dis le clairement » Durant sa tirade, Maéven avait employé un ton calme et doux. Il n’était en rien agressif, il cherchait juste à être honnête et franc. Mais il ne la lacha pas pour autant, cherchant à la consoler plus qu’autre chose.


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MessageSujet: Re: And I can't break your wall, I know I went too far { Lolo ♥︎ } Jeu 23 Mar - 23:18


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“-Je n’ai jamais insinué que tu étais parti dans le seul but de me blesser. Je dis simplement que j’ai fait parti des dommages collatéraux et que ça, toutes ses personnes laissées derrières c’était moins grave que des menaces qui pourrait sans doute s’avérer infondée.”
En fait je n’arrive pas à comprendre en quoi il n’aurait pas pu rester sans fréquenter Soan, il l’aimait à ce point là ? Fallait il vraiment qu’il s'exile aussi loin ?

J’ai tellement de choses à dire, des années et des années de retenue, de non dits, de faux semblants. Pourquoi continuer à prétendre encore ? De toute façon toutes ses choses sont dans le passé non ? Aujourd’hui tout ça est loin. Bien entendu ça ne veut pas dire que je ne lui en veux pas, au contraire la cicatrice qu’il m’a laissé n’a jamais guéri, mais je n’ai plus peur d’affronter ça. Je pense que mes sentiments sont enterrés avec ce qu’il reste de l’ancienne Loélia. Maintenant c’est trop tard pour elle, pour moi, je ne serais plus cette personne insouciante, souriante et naïve. Peut être que c’est un peu moins vrai sur le naive. Je le serais toujours, mais beaucoup moins que je l’étais avant que le monde ne me tombe sur la tête. J’assume d’avoir été amoureuse de lui, mais finalement ça n’a pas d’incidence car pour moi il est clair que ça a toujours été à sens unique. Du coup il est facile de se faire une raison comme ça, je sais que c’est “moins” grave, ça n’aurait rien changé à l’époque s'il avait su. Ce n’est pas parce que quelqu’un nous aime qu’on est censé l’aimer en retour non ? En plus, je pense que nous n’aurions pas pu être aussi proche. Il se serait sans doute méfier de moi et de mes sentiments, et nous n’aurions peut être plus été amis.

Tout commence avec le fait que je lui soutienne que je l’aurais accompagné si il me l’avait demandé. Il a l’air sceptique. Aurais je tout abandonné pour le suivre ? Ma réponse claque rapidement. Oui je l’aurais suivi. Oui, j’aurais eu le cran de le faire. Bien entendu je parle avec le recul que j’ai aujourd’hui. Mais si il m’avait demandé je serais partie, parce que ça aurait voulu dire que je comptais pour lui, assez pour suivre le même chemin cette fois.
“-Oui encore une fois. Je n’ai rien gagné en restant ici. Je ne suis même pas restée ici en fait.”
J’ai perdu tellement à rester ici aussi de partir comme il l’avait fait. Mais comment aurais je pu savoir comment les choses allaient tourner ? Comment quiconque aurait pu deviner qu’un jour tous ne serait que cauchemar. Je sais que ce n’est la faute à personne, à part à ce salop. Mais que faire ? Je ne cesse d’y penser, ça me hante de plus en plus au fur et à mesure que les années passent. Ca va mieux, et en même temps c’est pire. Comment faire ? Maéven est loin d’avoir tous les tenants et les aboutissants, il ne les aura jamais. Si je veux m’échapper de son emprise sur moi, ce que je redoute encore plus que ça c’est ce qu’il pourrait penser du viol. Je ne veux pas qu’il est de la pitié pour moi. Je ne le supporterais pas, je déteste le regard qu’ont les gens sur moi quand ils apprenne la vérité, j’ai l’impression de me retrouver à cette période là encore une fois.

Parmi mes peurs, j’ai celle que Maéven me regarde différemment d’avant. Je le déteste, et pourtant il est l’une des rares personnes qui s’attend encore à me voir comme avant. Il doit être déçu. En plus je n’arrive pas à m’arrêter de pleurer. J’arrive tout de même à déballer tout mon sac. Tout est dit sur toutes ses années de frustration que j’ai pu ressentir à l’égard de lui. Finalement ça ne tenait qu’en quelques mots, quelques phrases, mais ça n’a rien de simple. A l’époque c’était tout un monde, aujourd’hui ça ne sont que des mots.
Je ne laisse pas à Maéven le temps de m’interrompre, à vrai dire je n’ai aucune envie qu’il parle. Que pourrait il dire ? Il pourrait aggraver les choses, faire en sorte que je pleure encore plus que je ne le fais déjà. Tout au long de ma vie j’ai détesté grandir, et là je ne fais qu’être en accord avec moi même, grandir ça craint.
La rancoeur est toujours là. Pendant combien de temps encore ? Est ce que je serais capable de lui pardonner ? De me pardonner à moi même d’avoir manqué cruellement de courage toutes ses années où j’aurais pu être sincère et où je me suis cachée derrière des excuses ?
J’ai fini de parler. Il me regarde sans rien dit. Je suis à bout de souffle, les joues trempées, les yeux dans le flous, et bientôt mon nez décidera qu’il a bien envie de se ramener pour faire la fête.
Il ne dit rien, s’approche de moi, et vient glisser ses bras autour de moi. Pendant quelques secondes j’arrête de respirer, cherchant à le pousser comme premier moyen de défense. Mais ça ne sert à rien, il me tient fermement contre lui, je ne pourrai pas m’échapper. Alors mes larmes redoublent, si bien que des sanglots commencent à me secouer.
Je rends les armes bien trop vite à mon goût, et la fatigue de n’aime pas à lutter. Mes mains retombent le long de mon corps, et je m’appuie contre lui. Cette odeur… Combien de temps ça fait que je ne l’ai pas senti ? Je ferme les yeux qui ne se tarissent pas de larmes. J’essaie de me calmer en vain. J’ai mal au coeur, et le fait d’être dans ses bras ne m’aide pas. Je n’y vois pas plus clair, je souffre encore plus parce que je réalise à quel point il m’a manqué. Je ne me sens pas soulagée. J’ai beau être contre lui, j’ai l’impression qu’il est à des années lumières de moi.

Il prend la parole, et j’enfonce un peu plus ma tête dans le creux de son cou. Je n’ai pas envie d’entendre quoi que ce soit de plus. Et pourtant il parle. Dans ma main qui s’est rabattue contre lui j’attrape le bout de son t-shirt que je serre fort.
Je suis contente qu’il ne puisse pas voir mon visage. Je suis contente de ne pas voir mon visage. En fait je suis tellement choquée, que mes larmes et mes sanglots ont cessé, mais j’ai cessé de respirer par la même occasion. Le calme s’est installé, et je n’entends plus que le son de sa voix. Cette voix qui me dit à quel point nous avons perdu notre temps. A quel point nous sommes nous ratés ?
Mon père m’avait dit exactement la même chose à propos de nous. Ca ne m’a jamais aidé à y voir clair d’ailleurs. Je sens à peine ses lèvres sur mon front. Le monde s’est arrêté autour de moi non ? Pas besoin d’expliquer à quel point la boule dans mon ventre a augmenté de volume.

Que faire maintenant ? Je n’ose pas bouger. J’ai bien entendu tout ce qui vient de se dire. J’ai bien compris que tout reposait sur mes épaules. La décision est mienne. Est ce que je peux lui pardonner d’avoir brisé mon coeur ? Toute la question est là.
Je soupire et le repousse. Les larmes ne coulent plus, mais elles ont sans doute fait des ravages sur mon visage. Je n’ose pas relever les yeux vers lui.
“-Qu’est que… Qui me dit que tu ne partiras pas cette fois ?”
La question est légitime, bien que cela pourrait indiquer que je me risquerais à lui faire confiance une fois de plus.
“-Je n’en peux plus des paroles en l’air Maé.”
Je ne peux pas lui dire à quel point que je ne supporterai pas un autre aléas de la vie. Ma main quitte son t-shirt qu’elle n’avait toujours lâché, et je relève les yeux vers lui.
“-Tu n’as plus aucune obligation envers moi, tu n’as plus besoin de me protéger. Nous ne sommes plus les mêmes personnes que nous étions ni toi ni moi. Je… Je ne veux plus donner de moi, m’impliquer, sans rien en retour, en ayant peur de me retrouver seule encore une fois.”
Je marque une pause.
“-Ca fait trop mal d’attendre après toi.”
A nouveau je détourne les yeux, et cette fois ci j’essuie mes joues avec la manche de ma blouse. Je n'ai pas réagit sur ses sentiments avoués. J'en suis incapable pour le moment, je ne veux même pas y penser, ou savoir qu'ils ont un jour existé. Je vivais mieux sans savoir ça.
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