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 I don't want to wait anymore, I'm tired of looking for answers + November

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MessageSujet: I don't want to wait anymore, I'm tired of looking for answers + November Jeu 2 Mar - 16:04

November & January
i don’t want to wait anymore, i’m tired of looking for answers


Je laisse toute ma rage s'évacuer en pressant le klaxon. Ça ne suffit pas, j'ai encore ces virulentes envies de meurtre. Bon sang. Trop d'émotions dans la même journée ont le don de me mettre dans un état pas possible, entre le lion enragé et la petite souris désespérée. Parce que j'ai beau essayer de rester impassible et aussi distante que possible, à l'intérieur c'est un vrai volcan. Je sens la lave bouillonner en moi, et menacer de s'échapper d'un seul coup. Alors j'appuie encore plus fort sur le klaxon, tandis que des cris dans les voitures derrière moi résonnent.

Ce matin, j'ai entendu Papa parler au téléphone avec quelqu'un, quelqu'un que je ne connaissais vraisemblablement pas. Je voyais bien que ça s'énervait à l'autre bout du fil. Papa était dans son bureau, comme la plupart du temps. J'aurai du passer mon chemin, aller dehors. Mais non. Il a fallu que j'écoute à cette fichue porte. Et pour entendre quoi ? Que Papa avait trompé Maman, qu'il avait couché avec une autre femme, qu'il avait eu un enfant. Un enfant. UN ENFANT ?! J'ai une sœur. Enfin une demie-sœur. Mais ça revient au même. J'ai une sœur depuis mes huit ans. Et je n'en savais rien avant d'écouter à cette porte. Alors j'ai défoncé la poignée et je suis entrée en trombe dans le bureau. Je n'oublierai jamais l'air effrayé qu'a eut Papa. Cet air de dire « Mais qu'est-ce que tu fais là ? Qu'est-ce que tu as entendu ? » J'ai hurlé. J'ai hurlé si fort que le toit de la maison a du s'effondrer. Papa était complètement paniqué, il me criait de m'arrêter, de me dire que je me trompais. Parce qu'il ne pouvait rien faire d'autre que de s'empêtrer dans ses mensonges, et de s'y noyer. Mais je l'ai remonté par le col à la surface, plus violemment que je ne l'aurai jamais osé. Je l'ai forcé à tout me raconter. Depuis le début. Et j'ai été dégoûtée. Oui, dégoûtée de mon propre père. C'est triste à dire… J'ai vu rouge, et, une fois que toute la vérité m'eut été dévoilée, je suis partie, très, très loin de lui. J'ai cherché pendant des heures son adresse. Papa prétend ne pas savoir où elle loge. November Austen. C'est son nom. C'est pathétique, ce manque d'originalité flagrant. Après January, November, comme c'est amusant.

J'ai fini par trouver son adresse. Un petit appartement dans Wellington Central. Commun, classique. Prévisible. Je descends de ma voiture, les nerfs à vif. Elle a plutôt intérêt à être là, si elle ne veut pas que je brûle son immeuble. Un premier problème s'oppose à moi, dès que je parviens sur le perron de son immeuble. L'interphone. Je ne vais pas sonner, ça serait bien trop suspect. Je peux toujours attendre que quelqu'un descende, autrement. Mais ça risque d'être long. Non, je tente une autre technique. Je presse un bouton au hasard, et bientôt une petite voix nasillarde me demande qui je suis. « J'ai oublié mes clés, vous pourriez ouvrir ? », je demande, tentant de rendre ma voix la plus polie possible. « Vous avez pas vos clés ? Vous n'êtes pas une lumière, vous... » Je prends sur moi pour ne pas exploser la vitre de la porte, suite au petit rire qui résonne dans l'interphone. « Bon, vous l'ouvrez cette foutue porte, ou bien ? », je crie, agacée. Les rires se calment un peu, et un 'biiip' insupportable m'indique que la porte est ouverte. Je la pousse brusquement, et prends quelques secondes pour observer les boîtes aux lettres, à la recherche du fameux N. Austen. Après l'avoir finalement trouvé, j'ouvre la porte des escaliers et grimpe les marches quatre à quatre. La colère bouillonne en moi, et me donne une poussée d'adrénaline. Oh, lorsque je te verrai, November… Prépare-toi à passer une sale après-midi.

Je frappe brutalement à sa porte, tout en gardant mon doigt appuyé contre la sonnette. C'est loin d'être poli, mais je m'en contrefous. Ouvre cette porte, bon sang ! Ma prière est enfin exaucée, et je me retrouve face à une petite tête brune agacée. Je plaque un immense sourire sur mes lèvres, symbole même de l'hypocrisie. « Bonjour... » Sans gêne, je m'introduis chez elle, et jette un regard méprisant sur son petit appartement. Je ne me verrai jamais vivre dans un tel placard à balai. « Alors, on ne me dit pas de faire comme chez moi ? Les gens polis font ça, d'habitude. » Ma voix est insolente et provocatrice. « En fait, tu as raison. Je n'ai aucune envie d'être chez moi dans ce taudis... » Oh, November, ne compte pas sur moi pour te dévoiler la réalité tout de suite. Je compte bien m'amuser, avant.

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MessageSujet: Re: I don't want to wait anymore, I'm tired of looking for answers + November Sam 4 Mar - 15:12



❝I don't want to wait anymore, I'm tired of looking for answers❞
November & January
Aujourd’hui November ne travaillait pas bien qu’elle ne restait pas l’abri d’un coup de fil du centre équestre. La jeune Austen avait donc décidé de rester tranquillement dans son appartement avec son chien. Elektra n’étant pas chez elles, la cavalière avait toute leur demeure pour elle. Journée détente et balade avec Yoshi. Ce programme s’annonçait être plaisant et la brunette accueillait avec plaisir cette journée de relaxation. La jeune femme était en pyjama, elle venait de promener son chien sans aucune honte de sa tenue et elle écoutait de la musique tranquillement en vagabondant sur le net.

Commençant à s’ennuyer profondément, November décida qu’il serait une bonne idée de cuisiner. Elle adorait ça surtout la pâtisserie. Il fallait dire que peu de temps après sa naissance, sa mère Olivia Austen avait décidé de quitter son travail et d’ouvrir une boulangerie. Elle avait un contact qui était devenu le boulanger et elle s’occupait de confectionner de délicieux gâteaux, de galettes, de crumbles. November ne connaissait pas à un gâteau que sa mère ne maîtrisait pas et cette dernière lui avait inculqué tout son savoir. La jeune Austen n’était pas aussi douée que sa maternelle mais elle aurait pu ouvrir une pâtisserie. Mais la véritable passion de la brune était les chevaux.

La voilà donc dans la cuisine, préparant des cannelés pour elle et Elektra. C’était une des pâtisseries favorites de November et avec les cupcakes, c’était ce qu’elle cuisinait le plus. Sa colocataire et amie ne serait donc aucunement surprise de découvrir ces mets délicieux. La cavalière appréciait cuisiner pour les autres, la blonde pétillante avait donc la chance d’avoir toujours un plat préparé par les soins de la brune quelque part dans la cuisine.

Alors que November termine à peine sa préparation, elle entend quelqu’un frapper fortement à sa porte et la sonnette retentir sans jamais s’arrêter. Cela lui vrillait les oreilles et elle se demandait si elle ne devait pas prendre la batte de baseball sous son lit pour frapper cette personne qui venait à sa rencontre d’une manière aussi impolie. Cependant après avoir enfilé un long gilet qui couvrait plus son corps que son pyjama, elle partit ouvrir la porte, agacée. « Ca va j’arrive, y a pas le feu ! » November ouvre la porte et fronce les sourcils quand celle-ci révèle une femme aux cheveux noirs totalement inconnue. Le sourire que cette femme place sur son visage intensifie la méfiance et l’agacement de la Austen. Ce sourire lui était familier, très familier car parfaitement identique au sien lorsqu’elle avait décidé d’être une garce. « Bonjour... » La cavalière n’a pas le temps de répondre, la femme aux cheveux noirs rentre sans lui demander la permission comme si elle était tout permis. La colère de November s’accrût. Le regard qu’elle jette à l’appartement conforte la Austen dans l’idée que cette inconnue n’était pas là pour prendre des nouvelles à une des deux habitantes mais qu’elle cherchait définitivement les ennuis. Avec November, elle pouvait être certaine de les trouver. Fermant la porte, la jeune femme écoute la personne face à elle se contenant de toute ses forces. « Alors, on ne me dit pas de faire comme chez moi ? Les gens polis font ça, d'habitude. » Un rire s’échappa de la gorge de November, un rire moqueur. Elle se foutait clairement de l’inconnue. « Alors on n’attend pas d’être invitée à entrer ? Les gens polis font ça, d’habitude. » Première parole, première pic venant de la Austen. Elle sentait clairement qu’elle allait passer un mauvais moment. « En fait, tu as raison. Je n'ai aucune envie d'être chez moi dans ce taudis... » Haussant un sourcil, November s’approcha. « Je ne vous permets pas de me vouvoyer, restez à votre place et ne vous sentez pas pousser des ailes. On dirait réellement que vous avez du mal avec la politesse… » L’air insolent, November offre un grand sourire à ce qu’elle juge être « sa nouvelle ennemie ». La jeune femme marche en direction du salon, sachant très bien que l’inconnue la suit. Elle attrape un cannelé sur le plateau et croque dedans, toisant la femme face à elle. Plus âgée et des vêtements de luxe, c’est ce qui lui saute aux yeux mis à part son sale air de garce. « Je ne vous oblige pas à rester dans ce taudis, vous pouvez dégager. Si c’est Elektra que vous êtes venues voir, je réitère. Dégagez. Elle n’est pas là » Si Elektra avec une telle folle à son cul, November sentait qu’elle allait devoir donner une leçon de morale. Sérieusement, cette inconnue a un problème pour frapper comme ça aux portes et se penser doter d’une couronne qui lui donnait tous les pouvoirs. « A moins que frapper aux portes comme une folle et emmerder les gens, c’est votre truc ? » Un nouveau sourire provocateur prit place sur le faciès de la Austen alors qu’elle croquait à nouveau dans le cannelé. Yoshi, son chien, aboyait déjà depuis un temps sur l’inconnue. Il sentait qu’elle n’était pas quelqu’un de gentil. November ne faisait rien pour arrêter ce bruit infernal, elle souhaitait que la femme en face d’elle se sente tellement mal dans ce « taudis » qu’elle se casse. Maintenant.


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MessageSujet: Re: I don't want to wait anymore, I'm tired of looking for answers + November Dim 5 Mar - 11:39

November & January
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J'avoue que je suis un peu surprise. Surprise d'être tombée sur une fille avec presque autant de répondant que moi. On doit tenir ça de notre père. Quoi qu'il en soit ça risque de ne pas grandement améliorer la situation, surtout si je m'amuse à la provoquer davantage. Enfin quoi, j'ai passé une sale matinée, autant passer mes nerfs sur quelqu'un. Félicitations November, tu es l'heureuse élue ! Je m'introduis littéralement chez elle, sans même lui en demander la permission. Après tout je suis bien comme chez moi ici, non ? Après avoir rapidement inspecté les lieux du coin de l’œil, je me rends compte à quel point c'est petit. Sur ce coup-là, Papa est vraiment un enfoiré. Si j'avais une fille illégitime, je m'assurerais au moins qu'elle vive ailleurs que dans un tel placard – à condition de l'aimer un minimum. C'est vrai quoi ! Quelle honte pour la famille. Comme si sa petite aventure extra-conjugale n'était pas suffisante… « Mais dis-moi, t'es vachement réceptive ! Ça tombe bien, moi aussi ! », je réponds en riant à moitié, face à sa petite répartie. Je n'allais tout de même pas attendre sur le pas de la porte que Madame m'autorise à entrer ! « "Vous" ? Sérieusement ? Je crois qu'on n'a largement passé le cap du vouvoiement entre nous... » Quelle personne censée vouvoierait sa sœur ?

Une délicieuse odeur me chatouille les narines et je repère bien vite les petits cannelés sortant du four. Ils m'ont l'air délicieux. Je me retiens malgré tout, préférant jouer les garces – si c'est possible de l'être encore plus. « Elektra ? Non, je ne suis pas venue voir "Elektra". C'est qui celle-là ? » Je balaie ma propre question de la main, avant d'aller m'installer sur le canapé, étirant mes jambes pour les poser sur la table basse. « Bravo, très bien résumé ! », lançai-je en applaudissant, rentrant dans son petit jeu. Elle m'a l'air d'avoir la langue bien pendue, et c'est plutôt agréable d'avoir enfin quelqu'un à mon niveau. « Alors dis-moi… C'est quoi ton petit nom ? » Question purement inutile, puisque je connais aussi bien qu'elle la réponse. « Non, en fait laisse-moi deviner ! » Je pose un doigt sur mon menton, faisant mine de réfléchir. « Serait-ce… September ?... Ou bien October ?… Attends, je sais : November ! », je lance, comme une petite fille à l'école primaire. Je souris déjà, satisfaite de mon petit numéro. « Tu sais pourquoi ça me fait rire ? Non, évidemment que tu ne sais pas. Moi, c'est January. Comme c'est ironique, hein ? » Je ris jaune, en réalité verte de jalousie. J'ai l'impression tout à coup de n'être plus unique, plus la petite princesse de Papa. Et ça me met dans une colère folle.

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MessageSujet: Re: I don't want to wait anymore, I'm tired of looking for answers + November Jeu 9 Mar - 18:15



❝I don't want to wait anymore, I'm tired of looking for answers❞
November & January
November ne s’attendait sûrement pas au tournant qu’avait pris son après-midi. Sa journée relaxation se transformait en bataille, un duel sur un ring avec un inconnu et même pas de foule, un témoin pour admirer le spectacle. Lorsqu’elle était chez elle, la cavalière était une femme calme et elle se sentait presque violentée et pour sûr non respectée dans son propre appartement. Cela ne lui plaisait, à qui ça plairait ? Elle devait à nouveau agir tel un lion dans son intimité. Si l’inconnue s’éternisait, elle ne se gênerait pas la faire sortir un coup de pied au cul après un uppercut. Elle n’avait pas fait de la boxe pour rien.

« Mais dis-moi, t'es vachement réceptive ! Ça tombe bien, moi aussi ! » La Austen hausse les sourcils. Cette femme est-elle réellement dans son entrée pour chercher les problèmes avec elle ou Elektra ? Sortait-elle d’un asile ? November connaissait à le penser. Lorsque la jeune femme fit remarquer à l’inconnue de ne pas la tutoyer, n’ayant aucunement reçu son accord, la « folle » sembla amuser et intrigua la cavalière par sa phrase. « "Vous" ? Sérieusement ? Je crois qu'on n'a largement passé le cap du vouvoiement entre nous... » Ce manège commençait à l’agacer. Tout ce que la Austen voulait c’était une journée de détente et cette saleté de femme l’empêchait de se relaxer.

Les deux femmes se retrouvent dans le salon. November se saisit d’un cannelé alors qu’elle questionne l’inconnue sur sa venue. Celle-ci ne semblait pas connaître Elektra et la Austen ne fut que plus intriguée et agacée. Il était évident maintenant que cette femme était venue pour elle mais elle ne la connaissait ni d’Eve ni d’Adam. Qui était-elle ? Une copine d’un amant d’une nuit que November a connu ? Elle ne voyait que cela…

Néanmoins la cavalière ne se découragea en aucun cas. Au contraire elle en profita pour laisser une nouvelle pique à cette inconnue alors que celle-ci s’installa à ses aises, faisant presque bouillir le sang de November qui pourtant ne dit rien sur le moment, la laissant parler avant d’agir. « Alors dis-moi… C'est quoi ton petit nom ? Non, en fait laisse-moi deviner ! Serait-ce… September ?... Ou bien October ?… Attends, je sais : November ! » Cette fois la brune ne voulait plus jouer. Ce combat prenait une autre tournure et la cavalière partait avec un handicap. Visiblement la femme face à elle connaissait l’identité de la jeune Austen voir peut-être plus et November ne savait rien sur elle. « Tu sais pourquoi ça me fait rire ? Non, évidemment que tu ne sais pas. Moi, c'est January. Comme c'est ironique, hein ? » Enervée, November n’attendit plus et dégagea les pieds de « January » de sa table basse d’un léger coup de pieds avant de rire. Plus un rire moqueur, un rire empli de colère et d’agacement. « Wow ! Donc tu frappes aux portes des nanas qui ont un mois comme prénom ? Je me demande combien de April et de May tu as emmerdé. » Les mois donnés en prénoms ce n’était pas nouveau, ni rare. November était moins conventionnel mais tout de même, elle ne devait pas être la seule à porter ce nom. Néanmoins, l’inconnue avait sûrement une meilleure raison d’être ici que celle de persécuter toutes les personnes ayant un prénom correspondant à un mois de l’année. « C’est bien beau de jouer à la femme mystérieuse qui a un train d’avance mais ma patience ne va pas durer. Tu peux faire la maligne autant que tu veux mais non seulement tu vas m’énerver et crois-moi que tu ne veux pas que ça arrive et en plus cela prouve que sans jouer à ce petit jeu, tu te retrouves sans rien…mis à part ta foutue rage que tu m’envoies à la gueule. J’ai presque pitié de toi…de savoir qu’à égalité, tu ne vaux sûrement rien. » La provocation était une des spécialités de November et elle l’utilisait toujours à son avantage. Tout sourire, elle reprit : « Je te laisse encore profiter de ta fausse dominance puisque tu n’as que ça, January. »


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MessageSujet: Re: I don't want to wait anymore, I'm tired of looking for answers + November Dim 19 Mar - 9:52

November & January
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Les pieds outrageusement posés sur sa table basse, je regarde November avec un air de défi. Elle doit certainement me prend pour une folle tout droit sortie d'un asile, mais je fiche royalement. Ce que je viens d'apprendre justifie entièrement ma manière de me comporter, du moins de mon point de vue. Je sais que Papa ne serait pas fier de moi, s'il apprenait la façon dont j'ai fait la connaissance de ma chère petite sœur. Mais son avis n'a plus aucune importance pour moi. Il m'a menti. Je me venge.

Je sais que je joue à un jeu dangereux, à faire ainsi bouillir le sang de la jolie brune. Elle est même assez virulente dans ses réparties, mais ça m'amuse. Je n'ai que très rarement eu affaire à des gens avec autant de répondant que moi, et ça me plaît. Sans toutefois montrer sur mon visage mes émotions, je la cherche encore en faisant semblant de deviner son prénom. Bien sûr, la réponse est claire comme de l'eau de roche pour moi, mais j'ai la furieuse envie de la faire mariner encore un peu. Sinon, à quoi bon être venue ? Autant lui écrire une petite lettre sur du papier rose à cœur en lui disant que je suis sa grande sœur… « Non, t'es la première en fait ! Tu dois comprendre que j'ai autre chose à faire de ma vie que ça. » Il y a un certain mépris dans ma voix que je n'essaie même pas de dissimuler. Je sens mon sang battre à mes tempes, j'ai soudainement chaud. Je me sens mal. Parce que toute la réalité me retombe dessus seulement maintenant. Je prends conscience de la véritable raison de ma venue ; j'ai envie de pleurer. Mais pas devant elle, pas tout de suite. Elle serait bien trop heureuse de me voir craquer… Ses mots me font sourire, à défaut de fondre en larmes. J'ai toujours eu un problème avec mes ressentis, qui paraissent tout le temps faux. « Tu sais pourquoi tu me provoques comme ça ? Je ne crois pas que tu soies particulièrement énervée, ou, comme tu aimerais me le faire croire, que tu n'en as rien à faire. Non, tu ne comprends pas, en fait. Peut-être que tu aimerais que j'éclaire ta lanterne, que je t'explique pourquoi je suis là tout de suite. Le seul problème, tu vois, c'est que je n'ai absolument pas envie de te faire plaisir. » Je hausse les épaules. « Et puis on s'amuse bien là, non ? »

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MessageSujet: Re: I don't want to wait anymore, I'm tired of looking for answers + November Dim 9 Avr - 14:37



❝I don't want to wait anymore, I'm tired of looking for answers❞
November & January
C’était November qui se jouait des gens. C’était November qui portait cette moue arrogante, rieuse, moqueuse que January affichait. La Austen commençait à sortir de ses gonds à l’intérieur, elle bouillonnait. Quelqu’un d’aussi fort qu’elle et qui arrivait à la déstabiliser. Ce n’était jamais arrivé. Personne n’arrivait à sa hauteur. C’était la première fois et si il y a bien une chose pour laquelle la jeune femme aurait aimé rester « vierge » c’était ceci. Mais la cavalière ne montre rien et ne se laisse pas faire comme à son habitude. On avait déjà essayé de la surpasser, cette folle n’était pas la première. Et elle ne serait sûrement pas son maitre. November lui adresse une pique bien placé après que January ait parlé de la coïncidence sur leur prénom. Ceux à quoi l’inconnue répond avec un mépris perceptible. « Non, t'es la première en fait ! Tu dois comprendre que j'ai autre chose à faire de ma vie que ça. » Est-ce que November devait répondre sincèrement ? Parce que la réponse est « Tu n’as pas vraiment grand-chose à faire si tu atterris dans un appartement qui te répugne juste pour emmerder une fille qui a le malheur de porter le onzième mois de l’année comme prénom. ». Mais bien évidemment, la belle brune avait compris que tout ça ne demandait aucune réponse, aucune pique et elle ne prit pas la peine d’en placer une. Non, elle voulait rebondir sur la pseudo dominance de January chez elle. Lui crachant à la figure avec provocation que sans tourner autour du pot, cette cinglée serait faible à face à la Austen et complètement vulnérable. Si d’ordinaire, la provocation de November avait un effet bien pimenté sur autrui, elle commençait à cerner son adversaire et comprendre qu’elle ne partirait pas comme ça et enchérirait sur autre chose. Et ce fut le cas. Selon January, la belle brune ne serait pas réellement énervée, ne s’en fouterait pas comme elle semble le faire comprendre et qu’elle était juste perdue. La majorité de son monologue était véridique, excepté que la jeune brune commençait à réellement à se mettre en colère.
« Et puis on s'amuse bien là, non ? » November hausse les sourcils et l’observe. S’amuser ? Avec elle ? Rien qu’à la regarder, la Austen se demandait comment on pouvait s’amuser avec cette femme. Cette première rencontre lui donnait l’impression que January n’avait pas toute sa tête et était plutôt du genre…folle. Oui la folle sortie de l’hôpital par vulgaire erreur de son psychologue. C’était bien la vision que November se faisait des riches. Etirant un sourire, la cavalière avait presque l’impression de se retrouver dans une partie d’échecs. « J’avoue, je ne comprends pas et je n’en ai pas rien à foutre. C’est totalement différent de d’habitudes, généralement les gens me hurlent directement à la figure la raison de leur colère envers moi. Toi, non. Aller qu’est-ce que je t’ai fait ? J’ai couché avec ton copain ou ta copine ? Ou j’ai totalement détruit la réputation de ton amie, ta petite sœur, ta cousine…le masculin marche aussi. J’arrive pas à mettre le doigt dessus. » Lâchant un rire, la jeune femme reprend. « Comme j’ai dit : profite de ta pseudo dominance, January. Tu sais très bien que tu vas finir par me balancer le pourquoi tu me détestes. Tu peux te cacher derrière ton petit jeu mais la vérité va finir par t’exploser en pleine figure, celle à laquelle tu sembles essayer d’échapper en maintenant le contrôle. » November installe ses pieds sur sa table basse. « Et tu ne trouves pas que le jeu serait bien plus amusant si tu me balançais cette bombe qui a l’air énorme ? Je suis persuadée que tu meurs d’envie de voir ma tête. » La cavalière continuait de la fixer et de sourire, intérieurement elle réfléchissait au lien entre leur prénom. Quoi, cela avait une signification particulière, c’était un signe ? La même personne avait choisi leur prénom. November espérait que January finirait par tout lui dire car elle devait l’admettre…la Austen était larguée.


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MessageSujet: Re: I don't want to wait anymore, I'm tired of looking for answers + November Sam 15 Avr - 11:14

November & January
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C’est drôle, et en même temps, ça me fait mal aussi. Parce que chaque pique que j’envoie à November se retourne un peu contre moi aussi, dans le fond. Et elle s’enfonce, elle s’enfonce, pénètre ma chair et mon coeur. Qu’est-ce que je fais encore là, à prétendre que je m’amuse ? J’ai beau rire, je ris jaune. Cette inconnue est ma sœur, bordel.

La provoquer est assez plaisant, ça me défoule, ça me libère de quelque chose. Elle a beau toujours riposter, ça ne me fait presque rien. Tout ce qu’elle me dit, je l’ai déjà entendu, alors que ce que je m’apprête à lui dire… Je suis presque fière d’avoir une telle chose à lui révéler. Parce qu’elle aura beau me lancer des répliques sanglantes à chaque fois, au fond, c’est bien moi qui mène. Et la voilà partie sur des hypothèses toutes plus farfelues les unes que les autres. Non, tu n’as pas couché avec mon copain — pas difficile, je n’en ai pas —, ni avec ma copine — et il y a plutôt intérêt si tu tiens à tes petites fesses. Je la regarde s’enfoncer un peu plus, s’éloigner pas à pas de la réalité. Finalement, j’éclate de rire. « Alors là, tu es très, très loin de la vérité… T’es pas très forte aux devinettes, dis-moi. À ton âge j’étais déjà meilleure. » Je plonge dans ses yeux noisettes, souris encore, de mon petit air de garce. « Enfin, ça n’a pas tellement changé, à ce que je vois. »

Et lorsqu’elle insiste encore une fois sur le fait que je ne la domine qu’à moitié, je ne peux qu’éclater de rire. Bon sang, elle est vraiment totalement bornée. Ça me semble logique, je dirige notre petit affrontement. Après tout, qu’est-ce qu’elle sait sur moi ? Absolument rien, alors que je connais tout sur elle. Son nom, son adresse, sa famille. « Si tu veux tout savoir, je ne pense pas que j’exerce une ‘pseudo-dominance’ sur toi, comme tu as l’air d’adorer le dire. T’essaies de t’en convaincre, c’est aussi flagrant que pathétique, d’ailleurs. » Allez, January 1, November 0. Reprenons. « Oh et puis c’est vrai, tu as raison, j’ai vraiment envie de voir la tête que tu vas faire lorsque je vais tout te dire. Je suis prête à immortaliser, le moment d’ailleurs ! » Je me rassieds sur le canapé, juste à côté d’elle. « Parce que, au fond, qu’est-ce que tu sais de tout ça ? Absolument rien. Je sais pourquoi je suis là, je sais ce que j’ai à te dire — encore heureux, tu me diras — alors que toi, rien du tout. Voilà pourquoi ce n’est pas une ‘pseudo-dominance’. » Je parle d’une voix digne d’un psychologue en pleine consultation. Qu’as-tu, November ?

Attendre et la faire marronner est très amusant, je dois bien l’admettre, mais j’ai envie de voir sa réaction, comme elle l’a très bien dit tout à l’heure. Mais j’hésite. Est-ce qu’elle me croira ? Ça semble assez dur à prévoir. Voyons, réfléchis quelques secondes. Est-ce que je croirais une parfaite inconnue qui débarque chez moi à l’improviste, prétendant être ma sœur ? Mmm… Non, c’est vrai. Mais il va falloir qu’elle me crois, et je suis prête à sortir le livret de famille pour ça. « November Austen… C’est le nom de ta mère, pas vrai ? En même temps, c’est normal, il n’allait pas te donner notre nom de famille, c’est bien trop honteux. »

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MessageSujet: Re: I don't want to wait anymore, I'm tired of looking for answers + November Mer 31 Mai - 21:44



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November & January
On aurait pu croire que c’était un combat de Reines et c’était en quelque sorte le cas. Qui serait la Reine dominante de ce jeu ? De cet affrontement ? Elles ne se connaissaient même pas. Du moins November n’en était plus si sûre. Dès les premières minutes, la cavalière se reconnut en January. Elles étaient les mêmes. Du moins le même genre de garce. C’était un combat presque perdu d’avance, qui ne pouvait que se solder par une égalité…du moins quand l’autre n’a pas une bombe à vous jeter à la figure. Et là-dessus, la cavalière risque d’être surprise.

La folle se fout d’elle, la jeune Austen n’est pas dupe. Elles auraient pu si bien s’entendre au fond. Elles auraient fait trembler leurs ennemis ensemble. Mais pour une fois que la brune avait une adversaire à la hauteur de ses espérances, pourquoi la laisser filer aussi facilement et sceller un pacte de paix autour de pâtisseries ? Non, non…c’était bien trop simple. November voulait continuer cette bataille avec cette femme, tant pis si la bombe était énorme et qu’elle dévastait tout sur son passage, y compris la Austen. La cavalière s’en fichait pas mal à ce moment précis. Néanmoins elle s’énerve de ne pas comprendre. Elle essaye de jouer aux devinettes, de citer les plus probables et fréquentes pour que January s’attaque à elle. Mais non, elle ne fait pas mouche. La brune aurait dû s’en douter, cette femme n’était pas comme ces autres bouffons avec qui elle a eu des pseudos ennuis avant d’écraser leur dignité, l’empalant avec son talon aiguille. November ne répond pas à la pique de January, celle-ci est plutôt enfantin, immature et la cavalière se demande si la folle en face d’elle n’a pas perdu de ses capacités depuis le début. Cela l’aurait étonné, ça semblait être un sport pour January comme pour November.

« Si tu veux tout savoir, je ne pense pas que j’exerce une ‘pseudo-dominance’ sur toi, comme tu as l’air d’adorer le dire. T’essaies de t’en convaincre, c’est aussi flagrant que pathétique, d’ailleurs. » November lève les yeux au ciel. Qu’est-ce qui ne faut pas entendre. Un sourire hypocrite étirant ses lippes, la cavalière répondit. « Je trouve ça encore plus pathétique d’essayer de te prouver et de me prouver que cette conversation ne fait que t’amuser. Ça se sent de très loin que tu as la haine à l’intérieur…peut-être même triste. J’ai hâte de savoir pourquoi, je sens que je vais me marrer. »

Finalement vient la libération, dissimulée sous une gestuelle froide. January était prête à tout déballer. Enfin on y est. pensa November. La jeune adulte n’en pouvait plus, elle avait ses limites et le mystère, elle n’aimait pas cela. January en rajouta une couche sur le pourquoi elle était réellement la dominante du jeu. La cavalière ne répondit rien encore une fois, ce n’était pas important, laissons January dans son monde d’illusion même si au final elle n’avait pas totalement tort. November était larguée, avançait à tâtons et se cognait. Elle avait beau faire bonne figure, ses réparties étaient de plus en plus erronées. Dieu qu’elle crache le morceau.

« November Austen… C’est le nom de ta mère, pas vrai ? En même temps, c’est normal, il n’allait pas te donner notre nom de famille, c’est bien trop honteux. »

Il lui faut deux secondes d’assimilation. Deux secondes pour comprendre ce que January venait de lui faire comprendre. « Il », « notre nom de famille ». Son père biologique. Cette folle insinuait être sa demi-sœur. Seulement deux secondes pour saisir tout ce que cela impliquait. November se savait être une erreur pour son père mais elle ne se savait pas être une bâtarde. La cavalière fixe sa soi-disante sœur du regard durant ces deux secondes. Avant d’éclater d’un bref rire. Un rire mauvais. La Austen avait fait une croix sur son géniteur depuis des années. Ce n’est pas maintenant qu’elle allait pleurer. Elle allait d’abord demander confirmation à sa mère. Elle ne croirait que sa maternelle mais prise d’une curiosité vicieuse, November ne rejeta pas fermement la révélation de January, elle préféra lui laisser le bénéfice du doute et l’écouter…et de reprendre la main sur le jeu.

« Alors tu insinues que nous sommes demi-sœurs, hein ? » Le sourire mauvais de November se fit plus grand, elle se pencha légèrement, elle était amusée de cette situation. « Tu es en train de me dire que ton super papa est la queue ambulante qui sait pas se tenir ? » La Austen ne savait pas si elle allait trop loin mais la situation lui semblait si drôle et si désastreuse à la fois, elle ne put s’arrêter. « Tu lui as offert une tasse « Mon Papa le meilleur » ? Parce qu’il faudrait songer à la casser maintenant… » Plus aucune pitié, November et January étaient à armes égales désormais. La femme à la chevelure sombre aurait dû attendre un peu plus longtemps. Le venin de November s’était réveillée, plus vif que jamais. Dieu comment douter qu’elles étaient sœurs, rien que cette première rencontre en tant qu’inconnues prouvait à quel point elles étaient semblables. Cela ne donnait pas envie à November de prendre la peine de connaître son paternel. Un nouveau rire noir quitta la barrière des lèvres de la cavalière. « C’est pour ça que tu as autant la haine. La pauvre petite January apprend que son papa a une autre enfant, qu’il a connu une autre femme. Pauvre January… » November caresse Yoshi, son chien qui continue parfois de grogner sur January. Il sentait qu’elle n’était pas une amie mais il ne sentait qu’elles étaient de la même famille. « Admettons que ce que tu dises est vrai, je ne vois même pas l’intelligence dans ton agression telle une folle sortie de l’asile. C’est ton père qui trempe sa flûte partout comme un gamin de vingt ans, pas moi. Au lieu de t’inviter ici tu devrais peut-être de faire plutôt comme si je n’existai pas. Comme il l’a toujours fait. » Se défouler, voilà pourquoi January était venue. C’était compréhensible mais elle déclarait la guerre à la mauvaise personne.


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MessageSujet: Re: I don't want to wait anymore, I'm tired of looking for answers + November Lun 5 Juin - 15:52

November & January
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Elle commence sérieusement à m’énerver. Dès que je suis arrivée j’ai su qu’elle n’était pas aussi cruche que les autres, et qu’elle allait me donner du fil à retordre. Oui, je suis venue pour me défouler, pas pour que quelqu’un me crie dessus aussi. J’ai juste besoin qu’elle se taise et qu’elle prenne tout ce que je lui envoie en pleine figure. Ça, c’est pour quoi je suis venue. Ensuite j’ai pensé que ça pourrait être encore plus drôle, d’avoir enfin un adversaire à ma hauteur. Mais là, je regrette d’avoir pensé ça, ne serait-ce qu’une seconde. Je sens le sang battre à mes tempes, et un nœud se forme à ma gorge. J’ai beau faire comme si tout allait bien, en réalité, je suis en train de craquer. Mais je ne dois absolument pas le montrer, sinon elle va gagner. Et ça, c’est bien la dernière chose dont j’ai besoin. « Il y a plus de chances que tu pleures plutôt que tu te marres suite à ce que je vais te dire. », je lance et, pour la première fois depuis mon arrivée, je suis sérieuse. « Mais je ne vais pas chercher à le cacher. C'est vrai, je suis très énervée. Mais l'avantage avec moi, c'est que je sais me contrôler. » Oui, je sais me retenir d'attraper un quelconque couteau dans la cuisine pour le lui enfoncer dans le crâne, tout comme je sais retenir mon poing qui a la furieuse envie d'aller cogner son joli minois. Oui, je sais me contrôler, mais ça risque de devenir difficile si elle me chauffe comme ça. Enfin, je pense qu'elle sait très bien qu'elle joue avec le feu, et elle a l'air d'aimer ça. Cette fille est définitivement ma sœur, on est aussi coriaces l'une que l'autre. Seulement je n'ai pas envie d'avoir un quelconque point commun avec elle. J'ai juste envie de la haïr.

Enfin, je balance la bombe. J'ai juste trop envie de voir sa tête, et c'est vrai que je ne suis pas très patiente. Pas du tout même. Enfin, peu importe, faut bien que je lui dise ce pourquoi je suis là ! Elle comprend vite où je veux en venir, et sa réaction me surprend un peu. Bon, je m'étais peut-être faite des films en croyant qu'elle allait aller pleurer sa maman, mais quand même ! C'est presque comme si elle n'en a rien à faire. En même temps, je peux la comprendre. Qui se préoccuperait d'un père qui n'a jamais été présent ? Personne, et certainement pas moi. « Je n'insinue pas, je l'affirme. Tu veux le livret de famille peut-être ? » Je lui fais mon plus beau sourire, surtout lorsque j'entends les mots qui suivent. Si elle croit me faire faiblir en dénigrant mon père, elle se trompe royalement ! Je n'en ai plus rien à faire, de lui. « C'est ça. Et ta mère celle qui a été ravie de l'accueillir. » Nouveau sourire. Quoi ? Elle attaque mon père, il n'y a aucune raison que je laisse sa mère tranquille. Sa remarque suivante me fait presque rire. C'est à son tour de se comporter comme une gamine. J'avoue que je ne comprends pas très bien comment elle fonctionne, sur le coup-là. Je viens quand même de lui apprendre que nous sommes sœurs, ce n'est pas rien ! Mais c'est comme si elle s'en fichait pas mal. « J'en ai jamais eu besoin, il se vantait déjà bien assez tout seul. » À croire que je tiens ça de lui. Rien que d’y penser, ça me donne envie de vomir. Je le déteste, je le déteste, je le déteste. Et elle, elle, je la hais.

Et encore plus lorsqu’elle arrive si bien à percer ma carapace. Elle me sort tout ce que je n’ai pas envie d’entendre, et ça me mets dans une rage folle. Il faut que j’arrive à me contenir sérieusement, si je ne veux pas mettre le feu à l’appartement. Oh, bon sang, retenez-moi avant qu’il y est meurtre ! Je prends sur moi, plaque un grand sourire de garce sur mes lèvres. Tu ne gagneras pas, November, je te le jure. « Et pauvre November qui apprend qu’elle n’est rien d’autre qu’une bâtarde… Dommage que tu sois née du mauvais côté de la famille… » Je lui envoie toute ma haine à la figure, en quelques mots seulement. Elle a raison, ce n’est pas très intelligent de venir ici pour me venger sur elle. Mais qu’est-ce qu’elle veut, être toujours parfaite, c’est épuisant à la longue, j’ai bien le droit à quelques erreurs ! « Je suis d’accord, ça n’a rien de logique ou d’intelligent de faire ce que je suis en train de faire. J’sais pas, j’avais juste envie. » Je hausse les épaules. C’est vrai, en fait. « Ah et aussi. Je ne suis PAS mon père. Donc je fais ce que je veux, quand je veux, où je veux et avec qui je veux. En d’autres termes, tu n’as pas à me comparer à lui. » Qu’elle ne me parle même plus de cet homme qui se dit être mon père. « Si par faire comme si tu n’existais pas tu entends te payer les études et le loyer quelques fois, alors oui, tu n’existais vraiment pas à ses yeux. Tu crois que l’argent tombe du ciel ? Redescends, y a pas de miracle. Mon père est riche, tu en as de la chance. » Quelle chance, oui. Je m’assois à nouveau sur son canapé, et croise les jambes nonchalamment. Son affreux chien continue à grogner de temps en temps, on dirait un évier qui se vide. Moi, je garde les yeux posés sur ma chère demi-sœur, en attendant sa répartie. Allons, elle ne peut pas faire comme si ça allait après ce que je viens de lui dire ! « Alors, comment ça va ? Tu digères la nouvelle ? J’ai son numéro de téléphone, si ça t’intéresse… » Je ne sais pas du tout si elle a envie d’avoir quelque chose à faire avec lui. Si elle n’en a rien à faire, je me ferai un plaisir de l’appeler quand même, juste pour les mettre tous les deux dans l’embarras.

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Dernière édition par January Wolverstone le Jeu 29 Juin - 21:57, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: I don't want to wait anymore, I'm tired of looking for answers + November Lun 26 Juin - 0:04



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A quoi s’attendait-elle ? Que November crie, hurle, pleure ? January se berçait d’illusions, de très douces illusions. La Austen n’avait jamais connu son père, elle ne savait rien de lui mis à part qu’il n’avait souhaité son existence et était parti, qu’il était également le probable donateur durant son adolescence. La belle brune se fichait de l’existence de son paternel pour elle n’avait jamais eu de père. Il n’était pas mort, il n’avait juste jamais existé. La cavalière n’avait jamais réellement souffert de son inexistence. Les pincements au cœur à la vue des petites filles tenant la main de leur père avaient vite disparu. Sa mère l’avait rendu forte et seule. Sa mère lui avait tout donné, ses valeurs, son mental. November n’avait jamais eu besoin de son géniteur. Et elle n’en aurait jamais besoin. January devait saisir cela, elle se fichait de leur père. Lui proposer de jeter un coup d’œil au livret de famille était une proposition dérisoire, la belle brune demanderait confirmation à sa mère et elle ne se fierai à rien d’autre.

Evidemment la pique décernée à leur père n’avait pas abattu January qui répond du tac au tac. Sa mère, ravie de l’accueillir, hein ? Elle n’avait pas tort, November comprenait vite que son géniteur était déjà casé, père, qu’il était imposant dans son domaine et se préoccupait de sa réputation. Sinon pourquoi laisser sa bâtarde de côté ? Sa bâtarde dont il ne voulait rien savoir mais qu’il a été ravi de procréer. Comme sa mère. Sa mère qui était son amante. Rien de glorieux, réellement rien. Mais était-ce si étonnant ? November n’avait jamais imaginé sa maternelle glorieuse dans cette histoire de grossesse non désirée. C’est lorsqu’elle était seule avec un bébé, qu’elle l’est devenue. Tandis que l’homme qu’elle fréquentait l’avait déjà oublié et avait repris sa vie. Lâche qu’il était. A vrai dire que c’était elle que January haïssait.

November n’était qu’une sorte de dommage collatéral aux conneries de cet inconnu qu’elle ne considérait aucunement, qu’elle ne voulait même pas respecter. Pas même lui donner le célèbre surnom « Jon Doe » pour le désigner. Il était le néant. C’est lui, le con de l’histoire, celui qui n’a pas su tenir sa queue et se protéger. Pourtant c’est au dommage collatéral qui se prend toute la haine de January dans la figure. La Austen jugeait sa sœur comme une personne agissant sous la pulsion et ne réfléchissant qu’après à ses actes, paroles. Une reine des emmerdes tout comme la cavalière. Décidément, elles semblaient bien trop se ressembler. Cela ne plaisait pas à November, elle ne voulait pas avoir quoi que ce soit en commun avec eux, cette famille, cette demi-sœur, son géniteur. Non elle voulait rester la bâtarde secrète complètement différente. C’était pire de leur ressembler et de se dire qu’elle aurait pu s’intégrer parfaitement dans cette famille.

La Austen cerne la femme en face d’elle qui se révèle être sa sœur. Et celle-ci semble bouillir de rage, bien plus que quelques minutes auparavant. November sourit grandement dans son fauteuil. Elle prenait énormément de plaisir à voir January dans cet état, d’avoir percé sa carapace et de s’y être faufilée, telle une intruse. Elle se sentait comme une reine et la tentative de sa sœur pour la blesser ne provoqua que son ricanement. « Je préfère être la bâtarde de l’histoire et du mauvais côté de la famille, chérie. Parce que moi je me suis pas prise la gifle d’apprendre que je n’étais pas la seule gosse adorée de mon père, que sa mère ne lui donnait tellement pas de plaisir qu’il est allé voir ailleurs et n’a pas même été foutu de prendre les précautions nécessaires. C’est toi qui t’effondre January, pas moi. » Être une bâtarde était douloureux, certes. Mais November avait envisagé cette option, elle savait d’où elle venait, elle savait que son paternel ne l’avait jamais désiré. Sa carapace était assez solide pour l’encaisser. Essayes encore bitchy sister.

La Austen envoie également toute la bêtise et l’immaturité de sa sœur à la figure de celle-ci. Même January l’admet, sa visite n’avait rien d’intelligent, ce n’était rien d’autre qu’une réaction de haineuse. November l’écoute, hoche la tête, sourit. « Wow tu parais presque autoritaire. Presque. Encore un niveau en dessous pour que je te prenne au sérieux, désolé. Je te compare à qui je le souhaite et prépares-toi à le subir. » Le sourire de la Austen est grand, béant, elle jubile, elle prend du plaisir. January aurait dû continuer de maintenir le suspens au final, elle avait la main sur le jeu. Maintenant, elle n’a plus rien. « Si par faire comme si tu n’existais pas tu entends te payer les études et le loyer quelques fois, alors oui, tu n’existais vraiment pas à ses yeux. Tu crois que l’argent tombe du ciel ? Redescends, y a pas de miracle. Mon père est riche, tu en as de la chance. » November secoue la tête, moqueuse. Bravo Obvious ! January Sherlock Homes ! Incroyable comme raisonnement, n’est-ce pas ? Tellement incroyable que November l’a deviné elle-même. « Tu veux une médaille parce que tu penses m’avoir appris quelque chose ? Ce n’est pas le cas, je suis une bâtarde pas une conne. »

Et là, elle l’impression de se prendre un coup de ventre. November le cache mais lance un regard noir à sa demi-sœur. Appeler leur père. L’appeler. Entendre sa voix. Avoir un contact avec lui, un échange. Elle ne le veut pas. La belle brune se sent moins confiante à l’intérieur mais ne quitte pas le regard de January. « Je digère bien d’avoir une sœur à la tête brûlée et aussi garce que moi, oui. Ne prends pas la peine de l’appeler, le pauvre raccrochera dès qu’il aura compris. C’est un lâche et tu l’as enfin compris n’est-ce pas ? » November ne souhaitait pas que January aille jusqu’à appeler leur paternel mais elle semblait vouloir reprendre le dessus. Et la bâtarde ne pouvait qu’approuver cette idée dans le fond, elle aurait fait la même chose. Pourtant elle était sur le point de la détester, autant que January la déteste. Parler à son père. Elle préférait mourir...malheureusement elle ne pouvait pas s’échapper et devait affronter son géniteur.

Bien joué, bitchy sister.


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