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 I don't want to wait anymore, I'm tired of looking for answers + November

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MessageSujet: Re: I don't want to wait anymore, I'm tired of looking for answers + November Lun 26 Juin - 23:16

November & January
i don’t want to wait anymore, i’m tired of looking for answers


Ce qui m’énerve sérieusement, avec November, c’est qu’elle a l’air de croire que sa mère est un ange dans cette histoire, et que mon père est le diable en personne. Comme si elle n’était pas contente de coucher avec le patron, riche qui plus est ! Comme s’il était le seul fautif dans l’histoire ! D’accord, c’est lui le principal responsable de la naissance de ma demi-sœur, d’accord c’est lui qui les a abandonnées lorsqu’il a appris la grossesse. Mais bon sang, elle n’allait pas croire qu’il allait quitter ma mère pour sa secrétaire ? Sa secrétaire, November, réveille-toi ! Une femme sans importance dans son entreprise, qui a juste pu le soulager de certaines complications avec Maman. Ce n’est pas glorieux, comme comportement, je l’admets. Mais à sa place, est-ce qu’elle aurait sérieusement mieux agi ? C’est bien beau de critiquer et d’en vouloir aux gens, alors qu’on sait pertinemment que l’on ne vaut pas mieux qu’eux. Voilà, je m’énerve intérieurement, je perds encore le contrôle, alors que je viens de me vanter de ne jamais le faire. Reprends-toi, January, ça devient ridiculement pathétique. Un peu de calme, un petit sourire de garce, là, tu y es. Sois la vraie connasse qu’elle connaît, puisqu’elle ne sait lire que les apparences. Sois la pire sœur qu’elle n’ait jamais rencontrée, puisqu’elle est, de tout évidence, au même niveau que toi.

Et c’est lorsqu’elle prétend préférer être la bâtarde que j’éclate de rire. Non, mais sérieusement ? Je veux bien croire qu’elle n’en a rien à faire de Papa, mais ça m’étonnerait bien qu’elle soit heureuse d’être l’insipide résidu de sa relation avec sa secrétaire. Dans cette histoire, je pense que je la mieux placée, encore. Maman s’est faite trompée, la secrétaire est totalement jetée dans un coin de l’armoire, November apprend être une simple bâtarde et Papa… Pas besoin d’en parler. Moi, qu’est-ce que j’y perds, au final ? Allez, un tout petit peu de ma dignité, mais je m’en moque, je sais comment réparer ça. Ça me fiche un coup au moral, voilà tout, mais je m’en porte bien mieux que toi, chère soeurette, au final. Je suis une Wolverstone pur sang, le bourgeon qui a éclos en une magnifique rose, alors que tu n’es que le misérable fruit écrasé au pied de l’arbre. Eh oui, je suis fière de ma métaphore, même si je ne la partage pas à haute voix. Je ne voudrais surtout pas qu’elle voit l’étendue de mes talents. « C’est là que tu te trompes, Novie chérie. Parce que je suis bel et bien la seule gosse adorée de mon père, puisque, à peine annoncée il t’a rejetée de sa vie. Alors, au contraire, mon ego en est d’autant plus flatté. » J’exagère légèrement, mais je m’en moque, je veux juste me redresser, et essayer de voir les choses plus positivement. C’est vrai, quoi. Qu’a-t-elle eu, November, durant son enfance ? Une mère, un appartement ridiculement minuscule, des études si minables que j’en pleurerais. Et à côté de ça, moi ? Un père, une mère, une villa, tout ce que je voulais, en fait. La comparaison ne fait aucun doute, ma chère. De nous deux, c’est bien moi qui ai été la plus heureuse.

Je l’admets volontiers, mon attitude n’est pas très mature. Venir jusque chez elle pour lui cracher ma haine au visage, ça ne vole pas très haut, surtout lorsque j’avais mon père à disposition à la maison pour ça. Mais c’est elle celle que je hais le plus dans cette histoire, alors il fallait bien qu’elle connaisse le fond de ma pensée. Oui, je te déteste, pour toujours et à jamais, mais qu’est-ce que ça peut te faire ? Tu n’as pas l’air de beaucoup m’aimer aussi, à ce que je sache. Vu toutes les piques que tu m’as déjà envoyées à la figure en si peu de temps ! Mais je m’en fiche, j’adore ça, je prend mon pied, à vrai dire. Qui l’aurait cru ? « C’est vrai que tu es nettement plus autoritaire, avec ce petit air de gamine capricieuse ! J’ai tellement peur ! » Elle n’a que vingt-six ans, alors que j’en ai trente-trois. Redescends, November, c’est moi la reine ici. J’ai beaucoup plus d’expérience dans l’art de descendre quelqu’un en trois mots, aussi. Alors prépare-toi à souffrir. Et je prépare ma répartie lorsqu’elle me sort être bâtarde, mais pas conne. C’est vrai que les deux font souvent la paire, c’est trop aimable de préciser. « Oh, excuse-moi, c’était pas flagrant. »

Mais je sais que je suis à vingt mètres au dessus d’elle, lorsque je la voix paniquer. Elle essaie de le dissimuler, mais n’y arrive pas très bien. Je vais appeler Papa, et je vais bien me marrer. Non seulement je vais enfin faire comprendre à cette chère November que j’ai le dessus, mais en plus j’aurais un semblant de vengeance sur Papa. Enfin, ce n’est que le début de ce côté-là, j’ai encore à lui parler. « C’est toi qui es lâche, de ne pas vouloir le rencontrer… » Ses excuses bidons ne prennent pas avec moi, et je prends un parfait air de garce en sortant le plus ostensiblement possible mon téléphone de mon sac. Là, regarde-moi déverrouiller l’écran, chercher dans mes contacts… Regarde mon doigt se poser sur son nom… J’active le haut parleur, aux anges, tandis que la tonalité se fait entendre. Allez, décroche, nom de Dieu ! Et je sais qu’il va le faire, parce qu’il veut absolument me faire écouter sa version de l’histoire, dont je n’ai pourtant strictement rien à faire.
Je ne peux m’empêcher de scruter le regard de November, à chercher ce qu’elle peut bien ressentir. Est-ce qu’elle a peur ? Est-ce qu’elle angoisse ? C’est dur à dire…
Heureusement, Papa décroche enfin, et mes yeux s’illuminent d’une joie malsaine. Je suis vraiment la pire des garces… « Allô, Papa ? » Et je sais qu’il sera ravi d’entendre ma voix. Sans plus attendre, la sienne retentit dans toute la pièce, légèrement déformée par le téléphone. « January ? Écoute-moi, je vais t’expliquer… » Sans aucune gêne, je le coupe net dans son élan. « Ne prends pas cette peine, j’en n’ai rien à foutre. Mais peut-être qu’elle si... » Je me tourne légèrement vers ma chère November. « "Elle"… ? January, ne me dis pas que tu es... » J’éclate de rire. « Allez, Novie, dis bonjour à Papa, ne sois pas timide… » Le malheur des uns fait le bonheur des autres, c’est bien ce qu’on dit, non ?

© élissan.


Dernière édition par January Wolverstone le Dim 10 Sep - 13:58, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: I don't want to wait anymore, I'm tired of looking for answers + November Dim 13 Aoû - 0:45



❝I don't want to wait anymore, I'm tired of looking for answers❞
November & January
January éclate de rire, ne semblant pas la croire. November hausse un sourcil. Elle était tout à fait sérieuse. Quand elle regardait sa demi-sœur elle n’avait aucune envie de lui ressembler. Aucune. Une petite fille pourrie gâtée, habillée avec des fringues hors de prix. Oui November devait serrer les dents à la fin du mois. Oui elle devait encore vivre avec une colocataire pour ne pas avoir de problèmes de loyer et rester vivre à Wellington Central et ne pas aller à Te Aro ou New Town. Mais cette vie, elle l’a choisie. Elle n’a pas laissé Monsieur Wolverstone la rendre dépendante de ses chèques, elle est partie avant pour devenir pleinement indépendante. Est-ce que January pouvait en dire autant ? November serait prête à parier qu’elle vit encore chez son père. Allez-vous dire que Miss January Garce Wolverstone allait vivre de ses propres ailes et quitter une grande demeure familiale luxueuse ? Non certainement pas. Et voilà la pauvre répartie de January. La seule gosse adorée ? Mais justement, November en est fière. « Crois moi, je ne veux pas être sa gosse adorée. Je préfère être rejetée au moins j’ai pas à m’inquiéter de voir un secret perturber la grande villa que vous devez avoir. Quand tu partiras, je reprendrai tranquillement ma vie. » Ce n’était peut-être pas totalement vrai. La Austen irait évidemment demander des comptes à sa mère, peut-être se renseigner un peu sur son père mais après ça, se serait terminé. Plus de Wolverstone, plus de vérité sur son père, plus de demi-sœur. Juste elle, sa mère, son cousin Gareth, sa petite Paige. Les seuls membres de sa famille.

Sincèrement ce qui suit après n’a aucun intérêt. Les deux sœurs s’envoient des piques sans aucune valeur et assez puérile par rapport à ce qu’elles se sont déjà balancées depuis l’arrivée de January dans l’appartement de November. Jusqu’à ce moment. Ce moment où l’aînée semble avoir un éclair de génie, une idée brillante qu’elle ne compte pas laisser passer. Elle le fait comprendre à la cavalière. Appeler leur père. La Austen sait bien qu’elle ne pourra pas y échapper mais elle tente une dernière pique contre leur géniteur mais la Wolverstone ne cède pas. Elle l’appellera pour jubiler de cette conversation téléphonique qui sera sûrement une véritable avalanche de malaise. Mais le pire est quand January qualifie sa petite sœur de lâche. « Lâche ? Quand j’aurai abandonné mon gosse, on sera d’accord là-dessus. » Ca y est, November a perdu. Du moins cette manche, certainement pas la guerre, celle-ci s’annonçait bien longue. Etrangement alors que January prenait plaisir à prendre son temps pour lancer l’appel, voulant mettre à mal la cavalière, celle-ci ne réagissait pas. La Austen ne réalisait pas qu’elle allait entendre la voix de son père. Elle était comme vide, comme si elle se murait derrière une forteresse. Cela ne lui était plus arrivé depuis des années.

Elle appuie sur le contact.
Met le haut-parleur.
La tonalité se fait entendre dans la pièce.
Et finalement l’appel est accepté. January appelle cette homme « papa ». Il ne le mérite même pas…du moins aux yeux de November. Cet homme a bel et bien été un père pour sa sœur. Pour elle, il n’a été rien de plus que de l’argent pourri et porteur de secrets maladifs.
Enfin sa voix se fait entendre. Une voix qu’elle n’aurait jamais cru entendre. Une voix inquiète. Il se préoccupe complètement de January. De ce qu’elle pense, de ce qu’elle ressent. Et November ne compte pas. November est hors de tout cela. Elle se sent de trop dans son propre appartement. Mais elle ne laisse rien paraître ne serait-ce qu’un froncement de sourcils.

Elle ne suit qu’à peine leur brève conversation. « January ? Écoute-moi, je vais t’expliquer… » Nan à peine… « Ne prends pas cette peine, j’en n’ai rien à foutre. Mais peut-être qu’elle si... » Elle est totalement hors de cela, elle ne compte pas… « "Elle"… ? January, ne me dis pas que tu es... » Elle n’a jamais connu ça et ne connaitrait jamais cela. Elle devrait virer cette sale garce même appeler les flics. La Austen est fatiguée désormais. Mais seul son froncement de sourcils reste apparent. November veut que les Wolverstone reste loin d’elle. Mais ils ne font que la ramener à la réalité par l’éclat de rire jubilatoire de January. « Allez, Novie, dis bonjour à Papa, ne sois pas timide… » La Austen fixe quelques secondes sa sœur. Cette femme est sa sœur ? La sienne ? Seigneur, elle commence même à discerner quelques ressemblances physiques. November a presque envie de vomir. Mais elle décide d’ignorer sa nausée en répondant enfin à cette voix au téléphone. Il n’était rien d’autre qu’une voix. « Si ta fille se casse pas de chez moi, j’appelle les flics. Sois utile une fois dans ta vie. » Un silence suit. Le voilà le lâche, le vrai. « Nous n’avons pas besoin d’en arriver là, November… » La Austen bouillonne et le coupe comme sa demi-sœur l’a fait plus tôt. « La ferme. Si pour moi tu existes maintenant c’est uniquement parce que ton parasite est chez moi. Alors sois utile pour une fois dans ma vie et fais la dégager de chez moi par ton super pouvoir paternel inconnu sinon les flics se joindront à la fête. » November lève les yeux au ciel, caresse tendrement son chien pour s’apaiser. January a intérêt de réellement jouir de la situation, que ça ait servi à quelque chose. « Nous devrions parler, non ? » La Austen éclate de rire, d’un véritable rire amusé et à la fois amer. Parler ? Maintenant ? Après autant d’années ? Impossible. « Oh mon dieu c’est absurde ! Après ça, j’ai carrément plus de respect pour ma saleté de demi-sœur que toi. Elle au moins ne fait pas la faux cul. Devoir prendre exemple sur sa garce de fille, c’est triste. D’ailleurs quand comptais-tu lui dire qu’elle avait une sœur ? Et quand comptes-tu le dire à ta femme ? Tu en as toujours une, non ? Je serai ravie de lui dire moi-même…votre adresse devrait être facile à trouver riches comme vous êtes. » A nouveau le silence. November rit. « January, qu’en penses-tu ? On va voir ta mère ensemble ? Elle est la dernière idiote à vivre dans l’ignorance c’est injuste… » La Austen était prête à user de chantage, de n’importe quoi. En échange ? Qu’ils n’existent tout simplement plus, qu’ils disparaissent de sa vie aussi vite qu’ils sont arrivés.


© Pando
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