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 A Long Time Ago + Pancake.

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MessageSujet: Re: A Long Time Ago + Pancake. Lun 17 Avr - 19:14

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A long time ago

Apple & Drake


Comment s’enfoncer, encore et toujours plus, dans ce véritable bourbier ? Comment poser des tas et des tas de questions inutiles, condamnées à rester sans réponse ? Comment oublier ? Comment vivre, comment se taire, comment aimer ? Comment ? Une seule réponse aurait suffit, du moment qu’elle réussisse à les extraire de cette périlleuse situation. Drake se sentait comme un funambule marchant à reculons sur un fil invisible, à deux doigts de tomber dans le vide. Chaque pas était plus difficile, chaque pas était plus dangereux. Mais il fallait avancer, il fallait parvenir jusqu’au bout du fil. Aucune parole rassurante ne rassurait Apple, aucun mot réconfortant ne réconfortait Apple. À se demander ce qu’il lui fallait. La vérité, sans aucun doute. Mais la vérité était tellement plus dure à dire… Prétendre, se cacher et éviter était définitivement plus facile. Et même si c’était plus douloureux, c’était la chose la plus intelligente et stratégique qu’il trouva à faire. Apparemment, c’était tout aussi affligeant pour son amant, qui semblait presque autant souffrir que lui. Mais ce n’était pas ce qu’il voulait, loin de là. La seule chose qu’il désirait était de voir son sourire renaître sur son visage, et d’entendre son rire miroiter sur l’eau de la mer. Et le soleil de briller à nouveau, d’un vrai éclat, pas terne, pas gris. « Je suis désolé si ça te blesse à ce point, ce n’est pas ce que je voulais… Ne le prends pas personnellement, ça n’a rien à voir avec le fait que ce soit toi… C’est juste… dur à dire. Et je pense que ça t’ait déjà arrivé aussi, alors ne fais pas comme si tu ne comprenais pas, je t’en prie... » En effet, il était quasiment certain que cette situation était déjà arrivée à Apple. C’était plus que sûr. Ce qu’il n’arrivait pas à saisir, c’était pourquoi il s’entêtait à ce point, pour quelque chose que Drake se tuait à qualifier de ‘pas grave’ ? Parce que ça ne l’était pas. Il l’avait aimé pendant de longs mois en silence, alors il pouvait bien continuer. C’était dur au début, dur et fastidieux. Cacher ses sentiments était toujours difficile, mais on finissait par s’y habituer. Et après tout était plus facile. Sauf si son amant persistait à noyer toutes ses bonnes résolutions dans un flot intarissable de questions. Malheureusement ce qu’Apple souhaitait entendre était loin d’être possible. Pire, cela relevait plus du rêve que du simple espoir. Mais maintenant qu’il avait utilisé toutes les manières possibles de le dire, il ne savait même pas quoi répondre. Encore et toujours la même chose ; la vie est un éternel recommencement. « Apple… Pourquoi tu rends les choses compliquées ? La discussion n’aurait même pas dû aller jusque là, déjà. C’est inutile de continuer, je ne dirais rien. » Rien, rien, et encore rien. Et ce recommencement perpétuel commençait sérieusement à le lasser, voire à l’agacer. Il s’efforçait pourtant de ne pas hausser le ton, de toujours parler d’une voix calme et maîtrisée. Et c’était dur ! Surtout quand son amant insistait et insistait sans relâche, alors que ce qu’il disait n’attendait aucune réplique. « Mais ce n’est pas qu’une impression, tu le sais bien ! Je… je ne veux — et ne peux pas — te le dire. Tu as juste à accepter ça, c’est pas si compliqué... » Apple parlait maintenant d’échanger les rôles, et lui demandait ce qu’il aurait fait s’il n’avait pas terminé ses aveux. C’était assez difficile à imaginer, et Drake n’eut de toute manière pas à y réfléchir plus longtemps, puisque son amant déposait un index sur ses lèvres, pour couper court à ses réflexions et répondre ainsi à sa place. Ce qu’il avançait était loin d’être faux, et il illustrait même ses propos en parlant de la nuit où il s’était confié à lui quant à son cancer. Y repenser le mettait étrangement mal à l’aise ; mais ça n’avait absolument rien à voir avec la situation présente. Absolument pas. « Je comprends que tu puisses te faire du souci, je te promets… et je trouve ça adorable mais… ça n’a rien à voir avec ce qu’il s’était passé. Ne mélange pas tout, s’il te plaît... » Pourquoi ce besoin oppressant de l’implorer, comme s’il s’agissait d’une faveur ? Parce que remuer toute cette histoire faite de mauvais souvenirs était plus que déstabilisant, et la manière qu’avait Apple de l’aborder, presque naturelle et évidente, ne lui rappelait qu’à quel point l’issue était fatidique. Serrant davantage sa main dans la sienne, il s’accrocha à ce simple contact comme si sa vie en dépendait. Comme si la vie du ‘nous’ en dépendait. « Foutu regard... », soupira-t-il, ne sachant pas lui-même si c’était ironique ou parfaitement sincère. Ne pouvant néanmoins pas se résoudre à quitter le regard de son amant, il cligna simplement plusieurs fois des yeux, comme pour chasser ce quelque chose qui tracassait tant Apple. « Je voudrais juste que tu ne t’inquiètes pas... », murmura-t-il finalement, d’une si petite voix qu’elle fut à peine audible. Il sentait petit à petit les larmes monter, au fur et à mesure que les yeux de son chaton se mettait à briller, eux aussi. Depuis quand pleuraient-ils pour si peu ? Apple le rendait-il aussi vulnérable et sensible ? Même s’il cherchait à refouler ces foutues larmes, il savait très bien qu’il ne parviendrait pas à les contenir très longtemps. Regarder ailleurs, penser à autre chose. Penser à autre chose qu’à ce dangereux désespoir qui menaçait de déborder… Peut-être qu’il cherchait à se protéger, à protéger son amour, à les protéger tous les deux ? Mais y arrivait-il ? Visiblement, non. Visiblement non, puisque son amant lui-même se rendait compte de ce foutu mur qu’il dressait inutilement entre ses pensées et le reste du monde. Était-ce mal ? Était-ce mal de tout garder enfoui, jusqu’à ce que ça déborde ? « Tu entends ? Tu entends ce que tu dis ? J’essaie de te protéger de moi-même… C’est… Quel genre de personne essaierait de protéger son amant d’elle-même ? Qu’est-ce que je fais là… » Était-il réellement à sa place auprès de son petit ange ? Ou bien était-ce loin, très loin de lui qu’il serait le mieux ? Une petite voix lui soufflait que la seconde proposition était la bonne. Petite voix aiguë, sourde, lointaine. Odieuse. Mais n’en était-elle pas moins véridique ? « Je sais bien que tu n’es pas un petit garçon ! Et c’est bien pour ça qu’il faut que je fasse attention à ce que je te dis parce que, contrairement à un enfant, tu sais quand je ne plaisante pas. Et même si tu étais parfaitement capable de l’entendre, je ne pense pas être capable de te le dire... C’est dur. » Oh oui, tellement dur ! Le lui faire comprendre était tout aussi difficile, apparemment. Bon sang, si lui aussi avait été dans cette situation, pourquoi ne comprenait-il pas ce qu’il était en train de vivre ? Reculant d’un pas, il se prit le visage entre les mains, comme si ne plus voir arrangerait les choses. Au contraire, le sel agrippé à ses doigts pénétra ses yeux, les rendant davantage rouges. Assez, il en avait assez de tout cela. Décidant finalement de mettre un terme à cette dispute inutile, il donna comme gage à Apple d’intérioriser toute cette histoire, et ne plus s’inquiéter. Bien sûr qu’il ne pourrait pas le forcer à ne pas se faire du souci, mais au moins, par pitié, qu’il ne lui pose plus toutes ces questions. S’efforçant de se montrer doux et toujours aussi aimant, il se fit si royalement repousser que cela lui ôta définitivement toute bonne volonté. Presque outragé, ce fut avec une autre réplique sifflante qu’il laissa son amant seul, comme il l’avait demandé. Après mûre réflexion, c’était assez injuste de sa part de se montrer aussi dur avec son petit ange, mais une sorte de colère désespérée l’aveuglait. Il ne savait plus très bien ce qu’il devait faire, s’il devait s’excuser ou attendre passivement que son petit ange fasse le premier pas. Il ne savait plus, tout simplement.

Ce fut une torture sans nom que de voir son petit chat arriver sur la plage, et partir s’asseoir sur sa serviette, les yeux rougis — et la mer n’était pas la seule responsable. Drake n’était pas assez stupide au point de croire au fait qu’il n’avait pas pleuré, et que seul le contact du sel avait ainsi pu irriter ses yeux. Manger n’était décidément pas facile pour eux deux, et ils ne tardèrent pas à reposer leur sandwich respectif dans la glacière, l’appétit définitivement coupé par l’atmosphère toxique. Un nœud prenait d’ailleurs progressivement forme dans son estomac, nouant chacun de ses organes en un impossible casse-tête. Il avait mal, mal de voir cette fine bande de sable les séparer, tout ça à cause d’une vague que la nature avait dressée entre eux. C’était douloureux, et pire encore lorsqu’Apple s’évertuait à nouveau à savoir ce qu’il pouvait bien vouloir lui cacher. Cette petite voix implorante et brodée de larmes ne tarda pas à résonner en boucle dans son esprit, tel un vieux disque rayé et usé mais qui ne cesse de tourner, inlassablement. La chanson devint vite intenable, et il fut forcé de reprendre la parole, pour couper court à cette musique déchirante. « Tu n’es pas stupide, arrête. » Même si ses paroles n’étaient pas méchantes, il parlait d’une voix sèche, sans timbre. « Tout ce que je veux, s’il te plaît, c’est qu’on passe à autre chose. J’en ai marre de remuer ça, et qu’on se fasse du mal inutilement. » Parce que c’était bien ce qu’ils étaient en train de faire ; à croire qu’ils aimaient cela autant que s’embrasser. Si se torturer était long et douloureux, c’était néanmoins étonnement facile. Qu’étaient-ils donc en train de faire ? Et Apple qui se refermait toujours plus sur lui-même, d’abord en se recroquevillant sur sa serviette, ensuite en se terrant dans ce silence si peu habituel… Il boudait, que pouvait-il bien faire d’autre ? Inconsciemment, Drake en avait plus qu’assez de tout ce numéro, qui n’était là que dans le but de le faire craquer. Mais comment lui expliquer sans s’énerver à nouveau que c’était parfaitement inutile, qu’il resterait sur ses positions, quoi qu’il puisse faire ? Le pire était encore d’entendre les larmes perler au coin de ses yeux, lourdes, prêtes à tomber. Insupportable, intenable, supplice innommable… Tous les superlatifs étaient des euphémismes, à ce stade. « Tu ne boudes pas ? Tu ne boudes pas ?! Excuse-moi si j’ai un peu du mal à y croire. Mais ne t’en fais pas ; ça ne m’exaspère pas, ça ne me dégoûte pas. Vas-y, boude autant que tu veux. Qu’est-ce que ça va changer de toute façon ? » Ses mots étaient durs et étonnement violents. Depuis quand parlait-il de cette manière à son amant ? Depuis qu’ils s’étaient mutuellement brisés ? Depuis qu’ils s’étaient dangereusement éloignés ? Quoi qu’il en fût, il était maintenant trop tard pour faire machine arrière, même s’il sentait une nouvelle particule de son pauvre cœur martyrisé partir en fumée. Il essaya une nouvelle fois de se justifier, sans grande réussite. Quoi, Apple prenait tout à cœur ? Ce n’était pas vraiment un scoop, depuis le temps, il le savait bien ; s’en servir comme excuse était d’ailleurs assez pathétique, il devait l’admettre. Mais peu à peu, chacun de ses arguments s’effritaient, et sa patience était mise à rude épreuve. Pleurer et partir très vite aurait pu être une solution, mais c’était loin d’être la meilleure. Il devait arranger les choses, ou, à défaut mieux, essayer. « Ce que tu ne comprends pas, c’est que je ne veux rien changer non plus ! Alors, crois-moi lorsque je te dis que ce n’est pas une bonne idée que de me poser des tas de questions. » Et force lui fut de ne pas crier tout haut ce que son cœur lui dictait tout bas. Il n’en eut de toute manière guère le temps, car Apple reprenait la parole, avec des mots qui le pétrifièrent littéralement sur place. Comment cela, il l’aimait ? Comment cela, ils se prenaient la tête depuis tout à l’heure, pour un sentiment qui était réciproque ? Comment cela, il ne l’avait pas remarqué, depuis le temps qu’ils se côtoyaient ? Il était prêt à parler, lui aussi, avant que son amour ne poursuive sa phrase… avec ce ‘beaucoup’. Ce ‘beaucoup’, assassin, cruel, mordant, brisant, déchirant. Ce ‘beaucoup’ qui changeait tout, métamorphosant ces deux mots plein de sens en un aveu qui n’en avait plus tellement. Plus maintenant, en tout cas. Il se força à répondre, jetant un coup d’oeil timide vers Apple ; toujours recroquevillé sur lui-même, il n’y avait aucune chance pour qu’il ait pu voir sa réaction à son ‘je t’aime’ qui n’en était pas un. Pour avoir tout gâché, ça oui, il l’avait bien fait. Malgré lui ses pensées s’envolèrent par ses lèvres, et furent aussitôt contredites par son amant. Un petit rire s’échappa de sa gorge, sec, froid, ironique. « Si, bien sûr que si. » À quoi bon prétendre le contraire ? Si l’initiative première d’Apple était de le rassurer, ce n’était pas gagné. Mentir ne servirait à rien du tout, il savait pertinemment quelle horrible erreur il avait commise. Commencer quelque chose sans vouloir le finir, n’était-ce pas la chose la plus stupide au monde ? S’enlisant davantage dans ses pensées obscures, il ignora royalement son amant qui avait décidé de réduire à néant la distance qui les séparait. Il en vint même jusqu’à s’allonger sur sa serviette, obligeant son petit chat à faire demi-tour. Agir de la sorte était parfaitement odieux, mais il n’avait toujours pas digéré la manière dont il l’avait repoussé, tout à l’heure. Œil pour œil, dent pour dent, n’était-ce pas ce que l’on disait, d’habitude ? Et même s’il détestait le ring sur lequel ils se trouvaient, il ne pouvait s’empêcher de renvoyer chacun des coups que son partenaire lui avait porté. C’était d’une puérilité ridicule, certes, il l’admettait bien volontiers. Finalement, se parler à soi-même était bel et bien la meilleure manière de voir les choses au clair. Se disputer n’avait aucun sens, et en plus, il détestait ça. Aimer son petit ange était bien plus plaisant que de devoir lui faire la tête, sous prétexte qu’ils ne s’accordaient pas sur un point. Reprenant alors la parole, il s’efforça de mettre ses pensées au clair, même si ce ne fut pas une grande réussite. Malgré tout, Apple sembla le comprendre, et se confondit en excuses inespérées. Drake n’avait pas besoin de l’entendre demander pardon, alors que tout était sa faute. « Arrête, tu n’as pas à être désolé… C’est moi qui ai été stupide et méchant avec toi. Si quelqu’un doit s’excuser, c’est bien moi... » Premier pas vers la réconciliation et qu’est-ce que ça faisait du bien ! Ce fut au tour de son amant de prononcer un long monologue, durant lequel il ne cessa de se repentir, sur les pseudo-erreurs qu’il avait commises. Et au fur et à mesure qu’il parlait, Drake se rendait compte à quel point lui aussi avait à se faire pardonner, de la manière dont laquelle il s’était comporté. Injustement et violemment. Alors qu’Apple voulait juste l’aider… « Si je t’ai choisi, ce n’est pas pour rien. Je n’aurais pas pu choisir quelqu’un d’autre, et… tu sais pourquoi ? Parce que ce que je voulais te dire te concernait autant que ça me concerne. Mais je n’ai pas réussi au final… et… et je me sens bête d’avoir su commencer mais pas finir… Comme quoi, ça n’a rien à voir avec le courage... », dit-il finalement, décidant de faire ses excuses plus tard. Ils avaient tellement de choses à mettre à plat, maintenant. Il ne put s’empêcher de soupirer lorsque son amant relança le sujet du ‘problème’ — qui n’en était vraiment pas un — esquissant toutefois un léger sourire. Il ne lâcherait jamais l’affaire, n’est-ce pas ? « Apple… Quand tu t’y mets, vraiment… Je te jure que ce n’est pas un problème. C’était juste… quelque chose que je tenais à te dire, parce que je pensais que ça pourrait changer quelque chose à ce nous… vivons. Mais je ne pense pas que ce soit une bonne idée, finalement. » Il fallait vraiment qu’il le croit, c’était primordial ! Bien sûr qu’un jour il lui dirait ‘je t’aime’. Il ne voulait surtout pas mourir sans l’avoir fait, sans quoi il aurait l’impression de partir en oubliant quelque chose, tel un voyageur éternellement tête en l’air. « Je te le promets. Je la finirai un jour. Je ne sais pas quand, mais je te le promets. » Serment très solennel qu’il s’engageait à tenir, coûte que coûte. Maintenant, c’était à son tour de dire tout ce qu’il avait sur le coeur, et de s’excuser. « Mais… faut aussi que tu me pardonnes pour ce que je t’ai dit tout à l’heure. Je sais que tu ne pensais pas à mal, et, comme d’habitude j’ai pris tout ça de travers alors que j’aurais dû te rassurer, et pas te crier dessus comme je l’ai fait… Je suis vraiment désolé… Je sais que je peux être dur comme ça, mais je m’en rends pas forcément compte tout de suite… Tu veux bien m’excuser ? En plus, je déteste m’engueuler avec toi, et je ne supporte pas quand tu me fais la tête. » Apple s’étant installé sur lui, il se sentait déjà rassuré quant à son pardon. Leur proximité familière était tout ce dont il avait besoin pour totalement se calmer et pour retrouver le climat habituel qui régnait au autour d’eux — à savoir, doux, clair, parfois brûlant, mais toujours sans nuage. C’était si bon de retrouver sa petite pomme chérie qu’il l’aurait embrassée sur le champ, s’il n’avait pas aussi peur que la scène ne se reproduise. Bon sang, ce qu’il pouvait manquer de courage. Décidant d’attendre qu’Apple prenne les devants, il fut satisfait et transi d’amour lorsque celui le fit, quelques secondes à peine plus tard, le visage penché au dessus du sien. Souriant, il leva légèrement la tête, avant de stopper net. « Ça dépend, tu comptes me repousser, ou pas ? » Rancunier, oui, il savait bien l’être ; ce geste, il n’était pas prêt de l’oublier. Il resterait à jamais gravé sur leur nom, comme une petite tache d’acide, nocive. Cela ne l’empêcha pas pour autant d’aller quérir les lèvres de son amant, encore plus amoureusement et fiévreusement que les autres fois. Ses lèvres, oh oui, ses lèvres lui avaient tellement manqué… Et cette demie-heure de dispute s’effaçait, sous le simple contact grisant de sa bouche contre la sienne, de son corps chauffé par le soleil contre le sien. Et de fermer les yeux, et de tout oublier. C’était si facile, maintenant que tout était redevenu normal. Il pivota sur le côté, pour être allongé à côté de son petit ange, sans pour autant se détacher de ses lèvres. Et le soleil, toujours brûlant, de souder leurs membres ensemble, indéfiniment, inexorablement. Ils défirent enfin leur étreinte, après de longs instants. Dire ‘je t’aime’ n’aurait plus eu aucun sens, après tout ce qu’ils s’étaient communiqués durant leur baiser. S’abîmant dans la contemplation du visage à nouveau souriant et rayonnant de bonheur d’Apple, Drake se demanda si leur dispute avait vraiment eu un quelconque sens. Se déchirer mutuellement juste parce qu’il n’avait pas eu le courage de dire deux mots, était-ce vraiment raisonnable ? Sûrement pas, mais que pouvaient-ils y faire ? Le mal était fait, et la machine à remonter le temps n’existait malheureusement pas. S’empêchant de penser davantage à cette fâcheuse histoire, Drake se décida enfin à reprendre la parole, désireux de remettre la bonne ambiance à l’ordre du jour. Ils avaient déjà perdu suffisamment de temps comme ça. « Bon, qu’est-ce que tu voudrais faire, maintenant ? Ton appétit est revenu, ou bien tu veux qu’on fasse un petit tour sur la plage ? » Ils feraient tout ce qu’il voulait, du moment qu’ils oubliaient cette conversation. « Sinon, on peut rester comme ça, pour l’éternité… c’est tout aussi bien... »





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MessageSujet: Re: A Long Time Ago + Pancake. Mer 19 Avr - 13:30

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Drake & Apple.
I fell in love with you Long before I knew. What it meant to give everything. I was a rolling stone Rolling my way along. Till you came And made sense out of everything. But you couldn't wait. I couldn't promise you anything If it was all a mistake. Then I guess we're both to blame. I could've been So many things. But it would never be enough for you. I was the one, You counted all. But I was never good one for you. Now I know, I lost you a long time ago... City of strangers Out of danger. In your arms I was half awake, half a sleep. Grab a hold of what I've got. Regretting all that I am not. I couldn't be the one standing by your side. If it was all a mistake Then I guess we are both to blame. Now I know. I lost you a long time ago... [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]



Muet comme une carpe, je prenais la décision de ne plus laisser aucun son s’extirper de mes lèvres traîtresses. La situation était de toute manière déjà bien assez chaotique pour que je me résolve à l’aggraver davantage et, voulant tout simplement que l’amour triomphe de la guerre, je me faisais la réflexion qu’il était plus sage d’agir dans l’intérêt de ce ‘nous’ qui me tenait tellement à cœur. De toute manière, à quoi bon s’acharner à trouver des réponses que je n’obtiendrais jamais ? C’était une lutte vaine et perdue d’avance, puisque mon amour, dans cette triste querelle, se métamorphosait en un ennemi qui refusait de coopérer. Vaincu et brisé par ce dernier, je capitulais, déposais les larmes et m’évertuais à signer notre armistice fictif. À cet instant, je regrettais presque de ne pas avoir eu de drapeau blanc à agiter au vent en signe de paix. Malheureusement, malgré ma capitulation, le camp ennemi ne cessait pas pour autant de faire feu. Chaque attaque de mots – semblable à des centaines de boulets de canons lancés depuis une catapulte - était alors plus destructrice que la précédente, faisant s’écrouler bruyamment mon cœur dans ma poitrine, à l’image des pierres d’un château fort qui dégringolent sous le poids de l’offensive ennemie. J’aurais pu riposter à nouveau pour défendre le royaume de mon cœur, mais je n’en fis strictement rien. Préférant la passivité, je laissais l’ennemi démolir mon être à son bon vouloir. De toute manière, à quoi cela aurait-il servi de défendre quelque chose qui n’était plus que ruines ? C’aurait été inutile, et c’était beaucoup plus facile de laisser à l’adversaire le privilège de m’infliger le dernier coup de grâce. Après une éprouvante bataille sans merci, le verdict tombait enfin : patatras, tout mon être intérieur s’écroulait, à l’image d’un château de cartes sous une rafale de vent, et le camp ennemi remportait la victoire, haut la main. Ce fut une bataille des mots ardue, et maintenant qu’elle était finie, je n’avais plus qu’à essayer de reconstituer les ruines de mon cœur démoli. Cependant, contre toute attente, le soldat ennemi m’aidait bientôt à apaiser mes blessures et à reconstituer mon pauvre château – mon organe vital - réduit à néant. S’était-il finalement rendu compte qu’il était allé trop loin et que le jeu n’en valait pas la chandelle ? S’en voulait-il de m’avoir terrassé et annihilé aussi ardemment ? Préférait-il se repentir et rectifier ses erreurs plutôt que d’enfoncer davantage son ennemi déjà à terre ? Visiblement oui, puisqu’il se montrait dorénavant bien plus doux et conciliant. Mieux encore, il ne tardait pas à me tendre la main et à me présenter ses excuses pour tout ce massacre. À vrai dire, même si l’adversaire s’excusait poliment, je reconnaissais volontiers que nous étions tous deux allés trop loin et que j’avais moi-même grandement dépassé les bornes. Et même s’il avait remporté la victoire, j’avais alimenté le conflit et avait été fautif, moi aussi. Quoi qu’il en fût, après ces longs instants de déchirement, les deux guerriers que Drake et moi nous étions empruntions enfin le chemin de la rédemption. Alors, même si je m’étais fait le serment de me taire et de ne plus contrarier mon ennemi, je ne pouvais m’empêcher de répliquer lorsqu’il me présentait ses plus plates excuses. Après tout, si c’était pour apaiser les conflits, je pouvais bien m’autoriser un petit écart de conduite, non ? « Ne t’excuse pas, je suis tout aussi fautif que toi ! Et... après réflexion, oui... je te comprends plus que tu ne le crois... » Avouais-je finalement, d’une voix moins pleurnicheuse qu’auparavant, mais en gardant toujours ce visage teinté de tristesse. Après avoir réfléchi plus intensément aux dernières paroles de mon doudou, j’en venais à me dire qu’il avait complètement raison : il y avait des choses que je ne pouvais révéler, moi aussi, comme les sentiments amoureux que j’éprouvais pour lui. Devais-je le blâmer de ne pas pouvoir me confier un certain secret alors que j’étais moi-même incapable de lui avouer le mien ? Certainement pas, et je prenais alors conscience de toute la bêtise dont j’avais été capable durant notre conflit des mots. Qu’est-ce que j’avais été stupide d’insister ainsi ! Néanmoins, malgré ma clairvoyance à mon sujet et en dépit de ma résolution à me taire, je ne pouvais m’empêcher de poser de nouvelles questions. Oups... c’était décidément plus fort que moi et je ne parvenais pas à me contrôler... Étais-je possédé ? Oui, certainement, par le diable de l’insistance, de la bêtise et de l’inquiétude... mais, plus que tout, par celui de l’amour... Quoi qu’il en fût réellement, Drake avait raison : je compliquais les choses, mais c’était plus fort que moi ! Et même si je comprenais son point de vue et son incapacité à terminer sa phrase, je ne pouvais m’empêcher d’essayer de lui sortir les vers du nez. Comme à chaque fois, j’essuyais inlassablement échec sur échec, mais ça ne m’empêchait jamais de remonter en selle. À vrai dire, je m’exaspérais moi-même avec mon insistance, au point que j’avais envie de me gifler pour me faire taire. Je me retenais cependant, pour ne pas avoir l’air plus dérangé que je ne l’étais déjà aux yeux de Drake. Maladroit, je parvenais néanmoins à le froisser lorsque je lui demandais d’arrêter de me protéger de lui-même. Visiblement dévasté par mon aptitude à avoir compris qu’il essayait de dresser un mur entre lui et moi, pour me préserver de son secret, mon doudou s’emballait et posait une série de questions – sûrement rhétoriques - sur la personne qu’il était. C’était sans compter sur moi et sur mon incapacité à le voir douter autant de lui-même. Ah... s’il pensait que je n’allais rien dire alors qu’il remettait jusqu’à sa place à mon côté en doute, il se foutait le doigt dans l’œil ! « Quel genre de personne essaie de protéger son amant d’elle-même ?! » Répétais-je, dans l’écho de la voix de mon amant, à l’image d’un perroquet. Laissant flotter la question en suspens durant quelques secondes, je faisais mine de réfléchir avant d’en apporter la réponse. « Ce genre de personne... c’est un mec bien, comme il n’en existe nul autre sur cette foutue terre. C’est un mec qui est même si attentionné qu’il tente de protéger son amant du monde entier et de lui-même, de peur que sa vie, son innocence, ses rêves, ou que sais-je encore, ne soient détruits. Cette personne, ce mec... c’est plus qu’un simple être humain, en fait : c’est un super-héros qui s’ignore et un adorable ange gardien, même s’il en fait sûrement trop pour ce gamin débile et insipide. » Avouais-je, sincère, en serrant encore plus fort la main de mon amant dans la mienne. Tout en braquant mon regard ému au plus profond du sien, je m’apprêtais désormais à contrer sa seconde interrogation. « Et arrête ça ! Tu n’as pas à te demander ce que tu fais là ! Ici, avec moi, c’est ta place, point barre ! » Lançais-je, catégorique et autoritaire, même si ma voix était imprégnée de sanglots déchirants. Sous ces tendres mots, mon cœur endolori et amoureux retentait un énième ‘je t’aime’, bien malgré moi. Les larmes aux yeux, j’étais même à deux doigts de craquer et d’avouer mes sentiments à mon amoureux... mais l’annonce de mon gage m’en coupait instantanément l’envie. Repoussé dans mes derniers retranchements, j’étais tout bonnement écœuré par ce que Drake me demandait de faire. Renier mon inquiétude, me taire et oublier mes sentiments ? Quel culot ! Bien sûr, je pouvais comprendre que mes questions incessantes et insupportables le fassent saturer. Cependant, je n’acceptais pas cette attitude qui me réduisait à l’état de pantin. Et même si je ressemblais vaguement au personnage de Pinocchio, il était hors de question que je sois sa marionnette et qu’il me dicte ma conduite. Révolté et peiné, je chassais derechef le soleil et l’arc-en-ciel qui étaient presque revenus habiter mon cœur. Ce dernier, qui avait d’ailleurs été partiellement reconstruit par notre rapprochement, retombait en mille morceaux. Non, c’était trop. On ne pouvait pas s’amuser avec mon cœur et mes émotions comme s’il s’agissait d’un simple jeu ! Et même si je comprenais désormais pourquoi Drake ne pouvait me confier la fin de sa phrase – et que je le respectais amplement, il me fallait maintenant un peu plus de temps pour accepter le gage difficile - pour ne pas dire horrible - qu’il m’avait infligé. Y arriverais-je, cependant ? La réponse était encore incertaine...

Après nous êtres séparés – voire repoussés, je laissais ma peine s’échapper et pleurais comme un marmot. Tandis que Drake était parti rejoindre sa serviette de plage, je restais là, planté et perdu dans l’océan, à chialer plus d’eau qu’il ne pouvait en contenir lui-même. Prenant sur moi, je chassais progressivement mes larmes et m’évertuais plutôt à remettre de l’ordre dans mes sombres pensées. Rationnel, j’essayais désormais de me mettre dans la peau de mon amant et de comprendre ce qui le faisait agir ainsi. Qu’aurais-je fait, à sa place, s’il m’avait contraint à lui révéler quelque chose qui m’était trop difficile à avouer ? Plus j’y réfléchissais et plus je me disais que j’aurais certainement opté pour la même solution que lui. Au final, ce gage n’était qu’une technique désespérée destinée à éliminer toutes mes insupportables questions, et je comprenais désormais que le but de la manœuvre n’était pas de me faire taire ou de me forcer à renier mes sentiments. Non, au final, ce n’était pas méchant, c’était juste un moyen d’avoir la paix et de gommer mes interrogations. Qu’est-ce que j’avais été impulsif et idiot, une nouvelle fois ! Comment avais-je pu m’imaginer une seule seconde que Drake puisse me vouloir intentionnellement du mal ? C’était tout simplement impossible et impensable. Alors, à la lumière de ces nouvelles et intenses réflexions, je décelais moi-même les raisons du comportement intransigeant de mon amant, et m’apprêtais à lui en faire part. Résolu et raisonné, je ne tardais pas à le rejoindre sur la plage, après avoir exercé une petite nage. Non pas sans gêne, je trottinais sur le sable brûlant jusqu’à m’asseoir sur ma serviette, tout en sentant, durant tout le long du trajet, mon cœur stressé et amoureux bondir dans ma poitrine, exactement comme s’il avait été une boule dans un flipper. Si près... mais à la fois si loin de mon amour, je ne savais pas vraiment comment lui faire part de mes excuses d’emblée. Légèrement intimidé, je me retrouvais même complètement terrorisé lorsque Drake se métamorphosait en un dragon impitoyable. Ce dernier s’acharnait même avec une telle violence sur moi que je sentais que mon cœur était réduit en cendres sous le contact des flammes impitoyables qu’il crachait. Non, Drake, en dépit de mon attitude, je ne te boudais pas ! C’était simplement mon cœur qui était en train de me lâcher et qui hurlait ‘je t’aime’ à en crever. Là, maintenant, je suis en train de pleurer silencieusement, recroquevillé sur moi-même, juste pour que tu n’aies pas à l’entendre, car je tiens trop à toi pour te rendre triste à ton tour. Tu m’engueules, mais je te protège... car je t’aime, et c’est comme ça. J’aurais pu te cracher mon venin au visage ou te mettre une gifle pour te calmer, mais je t’aime, et je ne le ferai pas. De toute manière, cette inconcevable idée ne m’a jamais effleuré l’esprit. Et, malgré cette position renfermée que j’aborde, je ne boude toujours pas, Drake... je suis juste blessé, et je t’aime. Mais je suppose que t’es trop aveuglé par la haine pour t’en rendre vraiment compte. Alors je pleure plus intensément, mais toujours plus silencieusement... car je ne veux pas aggraver les choses, et je t’aime. Et je t’aime parce que j’aime t’aimer. Et je t’aime car c’est la seule chose que je peux éprouver pour toi. Et je t’aime, à chaque larme ; et je t’aime, à chaque sanglot, et je t’aime, à chaque battement de mon putain de cœur à l’agonie. Je ne dis plus rien, je subis, je pleure, je dépéris, et je t’aime. Et même si tu me mes cries dessus, que tu es violent, que tu me détruis et que tu me fais peur, je t’aime. Je me recroqueville alors davantage sur moi-même, pour te cacher ma tristesse, car je t’aime, et, comme tu le dis en criant si fort que tu me fais peur : me comporter ainsi ne changera rien à l’issue de l’histoire. Et tu as raison, Drake, car j’ai beau pleurer et me cacher, ça ne change rien à l’issue de l’histoire : je t’aime toujours autant. « Et... me... me crier... dessus... n’arrangera... rien non... non plus... » Sanglotais-je, d’une voix si cassée, entrecoupée et aigue qu’on aurait cru celle d’un enfant de quatre ans en pleine crise de larmes. Néanmoins, ce comportement ne dura qu’un court instant, car mon doudou préféré redevenait bientôt doux comme un agneau et tentait de réparer les choses. De sa voix de velours, il devait même mettre tout de son énergie pour ne pas crier et me faire fondre davantage en sanglots. Force fut de constater que la méthode douce fonctionnait mieux avec moi et, en à peine une fraction de secondes, mon chagrin s’extirpait de ma poitrine et s’envolait en direction de contrées lointaines. Mon petit cœur s’en retrouvait instantanément réparé, d’autant plus que mon amant m’avouait ne rien vouloir changer à ce ‘nous’ qui unissait nos vies l’une à l’autre. Séchant mes pleurs, je sortais de ma cachette – mes bras - et m’empressais de lui répondre. « Et... on ne changera rien à ce merveilleux ‘nous’, d’accord ? » Demandais-je, de ma voix tremblotante et de mes yeux brillants. Une petite pause, juste le temps de prendre une grande inspiration et de fixer mon regard à celui de mon ange, et je reprenais de plus belle, en lui faisant enfin part de la réflexion que j’avais menée dans l’océan. « Je te crois, Drake, et je ne poserai plus la moindre question à ce sujet, c’est promis. Tu sais, j’ai eu tout mon temps pour réfléchir à ce que nous traversions, lorsque je me baignais seul, et j’ai compris que ce n’était pas juste de te forcer à dire quelque chose qui t’es difficile à avouer... Excuse-moi... » Avouais-je, sincère, en continuant de me fondre en une ribambelle d’excuses. Ces dernières valsèrent de mes lèvres jusqu’aux oreilles de mon amant durant quelques bonnes minutes, jusqu’à ce que le soleil de ma vie me coupe pour me faire part de sa propre repentance. Il est vrai qu’il avait été assez dur avec moi, et j’appréciais sincèrement sa démarche de s’excuser, mais, compte tenu du fait que je pouvais tout lui pardonner sans même qu’il ait besoin de me le demander, ce n’était vraiment pas nécessaire. « Si je n’ai pas à être désolé, alors toi non plus ! Tu n’as pas à t’excuser d’avoir voulu me confier un secret... Et... pour ce qui est d’avoir été méchant, je comprends pourquoi tu l’as été et ne t’en veux pas... » Rétorquais-je derechef, d’une voix qui se voulait rassurante, douce et compréhensive. Soulagé de voir que nous nous comprenions mutuellement, j’arborais désormais un étrange visage fait de sourire idiot, de yeux rougis et de restants de larmes. C’était presque surréaliste, mais c’était là le résultat des montagnes russes émotionnelles que je venais de vivre. Néanmoins, plus Drake et moi empruntions le chemin de la réconciliation et plus ces signes de tristesse se gommaient de mes traits. Quoi qu’il en fût, je manquais de frôler une crise cardiaque lorsque mon amant me faisait part du fait qu’il m’avait choisi comme confident parce que son secret me concernait. Cette révélation eut l’effet d’une bombe, et j’en restais complètement pantois durant plusieurs secondes. Bouche grande ouverte, yeux exorbités, cœur battant... je n’en croyais pas mes oreilles ! Irrémédiablement, une nouvelle foule de questions me traversait l’esprit et, sans même m’en rendre compte, je rompais ma promesse et m’empressais de toutes les énumérer. « QUOI ?! Cette phrase inavouable me concerne autant que toi ?! Comment ça ?! Qu’est-ce que c’est ?! Qu’est-ce que tu voulais changer ? Pourquoi est-ce une mauvaise idée ? Mais qu’est-ce que tu... » M’exclamais-je, curieux, complètement décontenancé et avide de réponses. Cependant, lorsque je comprenais que j’étais en train de faillir à ma parole, je me coupais moi-même dans mon élan. « Oups, pardon, j’ai failli recommencer... Oublie toutes ces questions, s’il te plaît... » Demandais-je gentiment, tout en esquissant un petit sourire gêné et en adressant un regard noyé par la tendresse à mon bébé cœur. Me faisant violence, j’essayais maintenant de ne plus trop penser à toutes ces nouvelles questions qui hantaient mon esprit. De toute manière, puisque ces dernières ne trouveraient pas de réponse immédiate, cela ne servait à rien de se faire davantage de mauvais sang. Néanmoins, l’espoir, tel un voile de douceur, se déposait sur mon petit cœur lorsque mon amant me promettait qu’il finirait par m’avouer, un jour, son secret. « Qu’importe le temps que ça te prendra, j’attendrai jusqu’à ce que tu sois prêt, bébé cœur ! » Et c’était vrai. Deux heures. Deux jours. Deux semaines. Deux ans. Deux siècles. Deux millénaires... Qu’importe, je serai toujours là pour lui et pour l’écouter, même en me retrouvant six pieds sous terre. Sa promesse me fit sourire tendrement, et, tandis que je sentais mon cœur se reconstituer grâce au bonheur qu’il faisait à nouveau croître en moi, je prenais mes aises et m’évertuais à reconstituer notre proximité – j’en avais cruellement besoin. Tactile et doux, je déposais alors ma tête contre les pectoraux de mon ange, avant de m’y blottir avec une passion non dissimulée. Asservi, je me collais à mon homme, et, comme s’il était une colombe que je craignais de voir s’échapper d’entre mes doigts, je l’emprisonnais contre moi. Le retenir captif et l’étouffer de mes bras n’était peut-être pas la bonne solution, mais c’était la seule que j’étais capable d’adopter à cet instant précis. Perdu dans son torse, j’étais maintenant occupé à écouter son cœur battre la chamade contre mon oreille et à sentir son enivrante odeur virile embaumer mes narines. C’était là un plaisir intense et infini, qui me faisait perdre la tête et qui me plongeait au royaume des délices. Je ne revenais à la réalité que lorsque Drake me présentait de nouvelles et sincères excuses, qui eurent pour effet de me sortir instantanément de mon état de transe et de faire s’accélérer les battements effrénés de mon cœur. Oh... il était si adorable et mignon, ce petit trésor... « Ce n’est pas la peine de t’excuser, bébé cœur, car tu es déjà tout pardonné ! Tu sais, j’ai conscience que j’y suis aussi pour beaucoup dans cette histoire ! Moi aussi, j’ai ma part de responsabilité... car... j’ai merdé, j’ai abusé, j’me suis comporté comme un pauvre con... et... et je t’ai même repoussé... » Bien qu’elle s’était montrée douce et tendre, ma voix finissait par se briser, en fin de phrase, lorsque je me rappelais combien j’avais été cruel d’envoyer paître Drake. Il me fallut chasser de nouvelles petites larmes avant de reprendre. « Excuse-moi aussi pour tout ça... Je... je n’ai vraiment pas été à la hauteur... » Chuchotais-je, sincère, en plongeant mon regard amoureux au plus profond des prunelles océan de mon trésor. Allais-je y lire le pardon ? Je l’espérais de tout cœur. Quoi qu’il en fût, après réflexion, je décidais de reprendre la parole avant que mon amant puisse répondre à ma repentance. « Bref. Inutile de revenir là-dessus et d’épiloguer sur les fautes de chacun. Nous avons eu tous les deux nos torts, mais l’orage est passé, maintenant... alors... je propose qu’on stoppe tout ça. D’accord ? » Demandais-je, d’une voix si adorable et douce qu’on l’aurait cru sortie tout droit d’une berceuse pour enfant. Une fois les armes définitivement rengainées et la paix officiellement déclarée, je m’employais à sceller cet armistice grâce à un nouveau baiser. Légèrement anxieux face à l’idée que mon ancien adversaire puisse refuser mon geste de réconciliation, je lui demandais, au préalable, son accord. Cependant, mon partenaire, visiblement rancunier, ne tardait pas à me renvoyer mon erreur en plein visage. Humour noir et déplacé ou rancœur destinée à faire repartir les hostilités ? La réponse demeurait incertaine. Quoi qu’il en fût réellement, ce petit fourbe ne devait pas oublier qu’il avait adopté exactement la même attitude que moi, quelques minutes plus tôt, en me repoussant de sa serviette de plage. « Et toi ? Vas-tu me renvoyer d’où je viens si je me rapproche davantage ? » Taquinais-je, en une question rhétorique, tout en laissant un petit rire nerveux fendre mes lèvres – j’étais même si près de celles de mon amour que le souffle de mon hilarité se répandait dans sa bouche. Résultats finaux de la partie ? Match nul. « Allez, tais-toi et embrasse-moi, idiot ! » Lançais-je, d’une voix remplie de désir et d’affection, tout en laissant mes lèvres ardentes retrouver celles de mon amour. La petite taquinerie exprimée en fin de phrase, quant à elle, était pareille au plus beau des compliments du monde et servait uniquement à faire comprendre à Drake que je n’en pouvais plus d’attendre que nos lèvres se rejoignent. Ce fut d’ailleurs une délivrance lorsque ce fut enfin le cas, et je sentais mon corps tout entier frémir de plaisir sous le contact de cet intense baiser. Savourant l’instant présent, je fermais les yeux et m’abandonnais complètement à l’union de nos lèvres et à l’expression de notre amour. Sincère, transcendant, bouleversant, passionné, enivrant... Oh... il y avait tellement de qualificatifs pour décrire ce baiser... « Ça m’avait tant manqué... » Avouais-je, sincère, alors que mes lèvres étaient toujours en train de danser avec celles de mon amour, sans jamais se détacher – même pour la prononciation de cette phrase. C’en était de la folie, et c’était même si intense que je sentais mon crâne être pris de vertige. Irrémédiablement, Drake me faisait complètement perdre la tête ! Néanmoins, après plusieurs longues minutes à se chérir mutuellement, nous fûmes contraints, malgré nous, de décoller nos visages pour reprendre notre respiration. Ah, si l’oxygène avait pu être remplacé par la salive de Drake, j’aurais de suite signé pour pouvoir respirer que grâce à ses baisers ! Malheureusement, c’était impossible, et je me retrouvais contraint, à contre cœur, de stopper notre intense et passionné baiser fusionnel. Ne le relâchant pas pour autant, je m’allongeais sur le flanc, juste à côté de lui, en le serrant contre moi du plus fort que je le pouvais. Maintenant, Doudou me laissait le choix de rester dans ses bras jusqu’à la fin des temps ou d’aller nous restaurer. Que préférais-je faire ? Ma réponse, bien que limpide et évidente, était malheureusement irréalisable et utopique. « Rester là, dans tes bras, jusqu’à la fin des temps, serait un plaisir infini... Mais... je pense que nous avons besoin de nous nourrir, car, malheureusement, nos baisers ne suffiront pas à assouvir tous nos appétits ! Et c’est dommage, d’ailleurs, car je me serais bien nourri que de ça... » Avouais-je, plus sincère que jamais, en repartant derechef à la conquête des lèvres de mon amant pour illustrer mes propos. « Mh... oui, c’est effectivement divin et délicieux... » M’exclamais-je, en laissant un petit rire enfantin prendre possession de mes lèvres, tout en retournant une énième fois chérir sa bouche de mes lèvres et de ma langue. Une fois rassasié – ou plutôt calmé, car je n’étais jamais vraiment rassasié des baisers de Drake -, je reprenais la parole et faisais part de mon choix d’activité – celui qui était réalisable et nul, quoi... – à mon chéri. « J’ai vu un marchand de glaces, de friandises et de crêpes, un peu plus loin, près du chemin de galets... et j’avoue que ça me tente ! Ça te dirait, à toi, d’aller manger un petit quelque chose là-bas ? » Proposais-je, tout sourire, avant de me lever et de tendre mes mains à Drake pour qu’il puisse en faire de même. Une fois debout tous les deux, je m’empressais de prendre mon doudou par la main et d’entremêler amoureusement mes doigts aux siens. Au beau fixe, le soleil, lui, rayonnait et flamboyait aussi intensément que mon sourire. Quant à l’orage qui nous avait terrassés, il semblait n’avoir jamais existé. Alors, euphorique et heureux comme jamais, je replongeais à nouveau mes pieds dans le sable brûlant, fin prêt à rejoindre la petite roulotte qui vendait d’innombrables friandises. Sur le chemin, je ne pu m’empêcher de cogiter et de poser une nouvelle question existentielle – mais surtout auto-dérisoire - à mon doudou. « Quand j’y pense... tu dois vraiment être maso pour supporter, depuis plusieurs mois, un gamin aussi chiant que moi ! Beaucoup seraient déjà partis ! Tu as du courage, Doudou ! Dis-moi, c’est quoi ton secret pour ne pas craquer ? » Demandais-je, sur le ton de la plaisanterie, en laissant même un petit rire s’échapper de mes lèvres. Cependant, même si cette interrogation bon enfant était présentée dans le cadre de la rigolade, la réponse de Drake m'intéressait et me tenait énormément à cœur.

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MessageSujet: Re: A Long Time Ago + Pancake. Jeu 20 Avr - 12:49

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A long time ago

Apple & Drake


Qui étaient-ils dans cette immensité qu’était l’infini ? Une simple petit tache sur une tache plus grosse encore. Un tout petit point noir sur la Terre, une poussière sur le globe. Et pourtant, en tant que poussière anodine, chacun était différent. Il y avait ceux qui étaient toujours joyeux, optimistes, prêts à sourire indéfiniment à la vie. Ceux qui voyaient le monde en noir, avec des ombres, du sang, des taches. Ceux qui étaient froids ; ceux qui étaient convaincus que la vie n’était qu’une belle garce. Au bout d’un temps, il fallait choisir parmi lesquels on se plaçait. Le choix n’était pas irrémédiable, non. Mais c’était dur de faire demi-tour… Drake avait encore du mal à choisir l’une des catégories. Tantôt chez les optimistes, tantôt chez les dépressifs, il était toujours entre deux. Un jour le ciel était bleu, l’autre il était noir. S’il ne savait pas lui-même où se placer, comment Apple pouvait-il être si certain de qui il était ? Même si ses compliments étaient tout simplement adorables et remplis de tendresse, ils sonnaient faux aux oreilles de Drake. Ça ne lui ressemblait pas, cette si belle description. Il n’était pas comme ça, lui, certainement pas. La réalité était bien pire. « Ce n’est pas moi, ce mec. » Triste à dire, mais ô combien véridique. Drake ne partageait définitivement pas la vision optimiste et utopique qu’avait Apple du monde. Et il aimerait, pourtant. Non, pour lui, tout semblait plus sombre, plus entaché. Rien n’était noir, rien n’était blanc : il n’y avait que du gris, de partout. Des lumières ne restait que l’ampoule livide, du soleil ne restait que cette brûlure sourde et enivrante. La pluie n’était ni fraîche ni douce, seulement violente, sans pitié. Elle battait toujours son plein de la même manière, accompagnée de son meilleur ami le tonnerre. Les éclairs étaient souvent de la partie aussi, crachant leur lueur aveuglante dans la nuit de poix. C’était cela, le monde de Drake. Un orage infini d'eau salée. Des larmes, sans doute. « Moi, je suis ce mec qui a fait des choses tellement horribles qu’il n’ose même pas les dire aux personnes qui comptent pour lui. Ce mec qui a peur de lui-même, qui essaie en vain de protéger le reste du monde de ce qu’il est. Ce mec qui aimerait en être un autre ; ce mec qui a peur que tu t’enfuies s’il dit un truc de travers. » Ce mec qui a peur que tu t’enfuies s’il te dit qu’il t’aime. « Voilà, quel mec que je suis. » Il haussa les épaules, comme si c’était une évidence. « Et je ne cherche pas à ce que tu me contredises, ou à ce que tu me prouves le contraire. Parce que tout ça, je le sais et depuis longtemps. Et ce n’est pas aujourd’hui que ça risque de changer. Et pourtant j'ai essayé, je te le promets. J'ai essayé d'être différent, d'être le mec que tu décris, pour toi, pour "nous". Mais apparemment, je n'ai pas réussi. » Sans s’en être rendu compte, il avait desserré la main de son amant. Presque horrifié par ce constat, il s’empressa se rattraper, et la prit même si fort dans la sienne qu’il eut l’impression qu’il allait briser chacun de ses os. Même si son petit ange s’évertuait à lui dire que sa place était à ses côtés, il commençait dangereusement à en douter, suite aux derniers mots qu’il avait prononcé. « J’aimerais pouvoir en être aussi sûr que toi. » Toute sa confiance s’était envolée Dieu savait où ; quelque part où il allait avoir bien du mal à aller la chercher. Et même pris dans ce flot embourbant de doute et de points d'interrogation, il réussit à réfléchir quelques secondes à ce qui était le mieux pour sa petite pomme d’amour. À savoir : tout lui dire, maintenant ? Fléchir alors qu’il avait tenu jusqu’à présent ? Ou bien refuser définitivement toute question, sous peine d’assombrir davantage le ciel déjà trop obscur ? Face à ce dilemme cornélien, il prit plusieurs secondes avant de trancher, et d’énoncer son gage à haute voix. Ne plus s’inquiéter, juste profiter de la journée. Il essaya d’adoucir ses mots en lui proposant d’aller déjeuner, maintenant, mais Apple ne semblait pas en avoir envie. Pire, il l’envoya balader en lui disant qu’il le rejoindrait plus tard. Brisé par ce rejet si peu habituel, Drake s’exécuta pourtant, le laissant seul quelques instants. Chaque pas qui le rapprochait de la plage l’éloignait irrémédiablement de son amour, il pouvait le sentir, comme une infime brûlure se répandant petit à petit dans tout son corps. D’abord les pieds, puis les jambes. Les bras, les poumons, le cœur. Le cœur, et plus douloureux encore. Sentant finalement le chaud du sable remplacer cette souffrance cuisante, il regagna rapidement sa serviette, pour s’y installer. Là, il était seul. Il avait besoin d’évacuer ce trop plein d’émotions. Pleurer, crier, tout casser, courir, s’en aller ? Il y avait un milliard de moyens d’extérioriser tous ces non-dits et ces sentiments contradictoires, mais aucun ne lui convenait réellement. Aucun ne lui correspondait. Lui était plutôt du genre à tout garder enfoui le plus longtemps possible, et, une fois les limites atteintes, à s’énerver un bon coup pour tout faire s’envoler. Ça marchait, en général. Lorsqu’il avait quelqu’un sur qui crier. Non, il n’allait pas se défouler sur son petit chat. En plus d’être cruellement ridicule et inapproprié, c’était purement inutile. Parce que de s’énerver injustement contre son amant ne lui causerait que de nouveaux remords, à ajouter à sa longue, très longue liste. Il n’avait vraiment pas besoin de ça. Parce que l’aimer était tellement plus facile. L’embrasser, le faire rire et sourire, l’aimer à temps plein, et encore l’embrasser, toujours, indéfiniment, passionnément. Il était vraiment temps qu’ils mettent fin à cette dispute aussi ridicule que stupide. Ils n’étaient définitivement pas faits pour ça. L’arrivée toute penaude de son amant mit fin à ses réflexions, et il était d’ores et déjà prêt à présenter ses excuses, pour passer l’éponge et ainsi retrouver leur proximité rassurante. Mais les nouvelles questions qui l’assaillirent firent partir en fumée ses bonnes volontés. Il voulait bien y mettre du sien, mais c’était dur si Apple n’en faisait pas autant. Énervé au possible, il en vint même à crier sur son petit ange, sans vraiment le vouloir. Et même si tout ce qu’il disait lui paraissait totalement vrai, c’était injuste que de le crier ainsi à sa figure. Le pauvre était déjà complètement recroquevillé sur lui-même, loin, très loin de lui, sur sa serviette. Et il pleurait. Oh non, il n’y avait rien de pire que de l’entendre pleurer. Ces larmes, il les avait déjà suffisamment vues sur les joues de son amour pour sa vie entière. Plus jamais, jamais plus. Je t’aime, je ne veux pas t’entendre pleurer. Je ne veux pas t’entendre souffrir, je ne veux pas m’entendre te faire du mal. Il avait parfaitement raison, lui crier dessus n’arrangerait pas la situation. Malheureusement, c’était trop tard. Il avait crié. Comme s’excuser lui paraissait totalement incongru après ce qu’il venait de hurler, il ne dit rien, n’ajouta rien. Quel enfoiré. Même pas capable d’assumer ses fautes. Il se dégoûtait presque lui-même. Comment osait-il faire ainsi souffrir son petit ange adoré, en avoir conscience et ne pas s'excuser ? Ce comportement digne d'un parfait connard ne le mit que plus mal vis à vis de lui-même. Il était odieux. À se demander comme Apple faisait pour l'apprécier encore. Minute, qui lui disait qu'il l'appréciait encore ? S'il n'était pas aussi triste et renfermé sur lui-même, n'aurait-il pas déjà fui à toutes jambes ? La question était bien là. Fermement décidé à se rattraper de tout ce qu'il avait bien pu dire ou faire qui aurait pu être considéré de "détestable", il commença à se radoucir, parlant du fameux "nous" comme s'il était destiné à changer. Visiblement, Apple ne voulait pas que les choses changent entre eux. « On n'y changera rien, c'est promis. » Si cela pouvait le rassurer, il lui promettrait tout et n'importe quoi. Son amant ne tarda pas à lui faire part des réflexions qu'il avait pu avoir durant son moment de solitude. Drake fut soulagé d'apprendre que son petit ange s'était rendu compte à quel point ses questions n'étaient pas nécessaires et, même si la faute lui revenait bien plus qu'à Apple, cela le mit plus à l'aise pour s'excuser à son tour. Il se sentait presque rassuré par la paix précaire qu'ils avaient finalement réussi à instaurer, et était d'ores et déjà prêt à oublier cette stupide querelle. « Ne t'en fais pas, je comprends totalement que tu aies pu t'inquiéter et donc vouloir en savoir plus... J'ai pas bien géré sur le coup-là non plus. » Pas bien géré, oui, c’était le cas de le dire. Presque honteux, il n’osa pas s’attarder davantage sur le sujet, comme tout bon lâche qui se respecte. Il s’empressa de rassurer son amant sur le fait qu’il n’avait nullement à s’excuser, après tout la seule chose qu’on aurait pu reprocher à Apple aurait été de s’être inquiété… C’était tout bonnement ridicule que de lui en vouloir là-dessus. « Il n’empêche que je m’en veux beaucoup de t’avoir parlé comme ça… Tu t’inquiétais juste, c’était légitime et moi… moi comme un crétin je t’ai engueulé. » Et encore, le mot "crétin" n’était pas assez fort pour qualifier son comportement. Mais visiblement, tout était déjà oublié pour son petit ange, qui lui affirmait que ce n’était pas grave. Il savait déjà qu’il n’était pas du tout rancunier, mais ça ne changeait rien au fait qu’il s’en voulait beaucoup, avec ou sans le pardon de son amour. S’ils avaient tous deux commis des erreurs durant cette dispute, il était de loin celui qui en avait commis le plus. Mais si Apple ne lui en voulait plus, est-ce que ça importait vraiment ? Passant outre ces interrogations, il avoua à son amant que ce qu’il désirait lui dire tout à l’heure le concernait aussi énormément. Aussitôt, une expression surprise naquit sur le visage de son interlocuteur, et sa promesse partit en fumée. Un peu exaspéré, Drake allait le couper net dans son élan avant qu’il ne s’interrompe lui-même, lui demandant d’oublier ce qu’il venait de dire. « À la seconde où j’ai dit ça, j’ai su que j’allais le regretter… », sourit-il finalement, avec quelques secondes de silence. Oui, il allait tâcher d’oublier très vite ce qu’il venait d’entendre, s’il ne voulait pas s’en vouloir un peu plus d’intriguer à ce point son amant. Il savait déjà qu’Apple n’oublierait pas pour autant ces interrogations encore en suspens et, pour le rassurer et le soulager ne serait-ce qu’un petit peu, il lui promit qu’il lui dévoilerait tout ceci un jour. Il ne savait pas quand, mais il le ferait. Visiblement rassuré par cette promesse, sa petit pomme d’amour ne tarda pas à venir s’allonger contre lui — ah, enfin, ils reprenaient leurs vieilles habitudes ! Ce contact si agréable ne fit qu’accélérer les battements de son cœur, qui tambourinait maintenant sans relâche dans sa cage thoracique. De voir son amant aussi près de lui ne le fit que regretter davantage ce qu’il avait dit tout à l’heure, et il repartit malgré lui sur de nouvelles excuses. Excuses aussitôt balayées par son petit ange, qui recommençait à se dénigrer. Ah, ce qu’il détestait cela ! « Arrête, tu t’es comporté exactement comme il fallait. Ce n’est pas la peine de te rabaisser en permanence comme ça, alors que, de nous deux, c’est bien toi qui a le mieux réagi. » Bon, pour ce qui était de l’avoir repoussé… c’était un peu plus dur à digérer. Mais il allait y arriver, c’en était sûr. « Oublie, ce n’est pas grave. » Pas grave du tout, si tu m’embrasses tout de suite. Oui, valait mieux qu’ils passent tous deux à autre chose. Ils avaient déjà la très nette impression que tout allait beaucoup mieux, qu’il n’y avait plus une once de vent, et que le soleil resplendissait à nouveau. Ah… quelle belle impression. Apple proposait d’ailleurs de cesser de remuer toute cette dispute et de plutôt penser à autre chose ; Drake ne se fit pas prier pour accepter. « Parfaitement d’accord, petit chat. » Retour aux surnoms affectueux, et qu’est-ce que ça faisait du bien ! Il respirait à nouveau ; son cœur était définitivement pansé de ses plaies. Il ne manquait plus qu’une seule chose pour parfaire ce si beau tableau : un baiser de son amant. Cela ne devrait pas être très difficile à obtenir, puisque ce dernier lui demandait déjà la permission de le faire. Il n’aurait pas dû, il le savait, mais ce fut plus fort que lui ; il rappela à son petit ange sa bêtise de tout à l’heure. Ce n’était certes pas très subtil et délicat de sa part, mais la répartie de son amour le fit définitivement sourire et lui rappela à quel point il savait être taquin lui aussi. Sans plus attendre, il alla quérir les lèvres de son amant, lèvres qui lui avait manqué plus que de raison. S’adonnant totalement à ce baiser, il ferma les yeux pour mieux en profiter, et roula sur le côté pour pouvoir mieux serrer Apple tout contre lui. Chacun des gestes de ce dernier lui rappelait combien il l’aimait et combien il ne voulait plus être séparé de lui, ne serait-ce pour vingt minutes. Oh oui, il n’y avait définitivement rien de plus délicieux et grisant au monde que ses baisers, et devoir y mettre fin était un supplice innommable. S’ils pouvaient simplement rester ainsi, l’un contre l’autre, pour l’éternité… « Ce serait effectivement bien trop beau pour pouvoir être vrai... », répondit-il, après que son amant l’ait à nouveau embrassé. Tous deux avaient visiblement beaucoup de mal à s’arrêter, et ce n’était certainement pas lui qui allait s’en plaindre.

Apple proposa finalement d’aller se restaurer, puisqu’il avait repéré un marchand de crêpes et friandises en tout genre, un peu plus loin. L’idée ne fut pas pour déplaire à Drake, qui s’empressa d’accepter. « Avec plaisir ! » Attrapant la main que lui tendait son amant, il se releva, et déposa un énième baiser sur ses lèvres. « À condition que ce soit moi qui paye. » Sans lui laisser véritablement le choix, il commença à avancer, entremêlant leurs doigts ensemble. Retrouver tous ces contacts amoureux lui procurait un bonheur infini, et il ne s’était jamais autant bien senti de la journée. Peut-être que la tempête avait fait revenir un soleil plus radieux encore ? Ce n’était définitivement plus à prouver. Quoi qu’il en fût, Apple ne tarda pas à lui poser une nouvelle question, assez particulière. Même si la réponse était parfaitement limpide et claire de son côté, ça ne devait sûrement pas l’être autant pour son amant. Et sur ce point-là, il ne pouvait pas se permettre de dévoiler l’entière vérité, sous peine de remettre un fâcheux sujet sur le tapis… « Excellente question ! », le taquina-t-il d’abord, avant de reprendre son sérieux. Il souhaitait vraiment réussir à exprimer le fin fond de sa pensée à son trésor, sans en dire trop non plus. Ah, décidément, il avait le don pour lui poser des colles ! « Plus sérieusement… En plus des innombrables qualités que je t’ai déjà énumérées, ce qui me fait rester auprès de toi… C’est sans doute le fait que je n’arriverais plus à m’en passer, maintenant. On a partagé énormément de choses, et ça compte beaucoup pour moi. Et puis, tu n’es pas un gamin chiant, tu es juste toi, et c’est ce qui compte le plus. » Parce qu’il l’aimait comme ça, et pas autrement. Parce qu’il aimait Apple, ce petit ange qui arrivait à lui-seul à faire rayonner chacune des journées durant lesquelles ils se voyaient. Parce qu’il aimait Apple, et parce qu’il ne pourrait s’en passer pour rien au monde. C’était aussi simple que ça. Pourtant bien loin de confier tout ceci à son amour, il se tut, et laissa un petit silence flotter. Maigre silence, puisqu’il ne put s’empêcher de reprendre la parole, dans le but de lui retourner la question. « Et toi ? Pourquoi est-ce que tu me voies encore après tout ce que je t’ai déjà dit, sans parler de mon comportement de connard professionnel ? » Parce qu’il n’avait pas été un ange, entre aujourd’hui et la nuit où il avait appris pour le cancer d’Apple. La réponse que lui fournirait son amant comptait énormément pour lui, parce qu’il tenait réellement à savoir ce qui pouvait le pousser à ne pas l’envoyer balader sur le champ. Sans se poser davantage de questions, ils arrivèrent enfin jusqu’au marchand, et ils purent inspecter la liste des collations proposées. Crêpes, beignets, gaufres : la palette de choix était large. « Alors, qu’est-ce que tu veux ? Tout a l’air tellement bon… » Il hésitait encore lui-même, furieusement tenté par tout ce qui était préparé ici. Peut-être que son amant l’aiderait dans son choix ? En tout cas, ce n’était certainement pas cette douce odeur de friture qui allait le faire trancher, et encore moins celle de sucre caramélisé. Finalement, peut-être que les gaufres avaient l’air meilleures ? C’était difficile de s’en rendre compte, avec tous ces délicieux parfums qui flottaient dans l’air. « Je vais me laisser tenter par une gaufre, finalement. Et toi, trésor ? » Déjà prêt à passer commande, il attendait seulement que son amant lui communique son choix.





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Dernière édition par Drake Whiteley le Dim 30 Avr - 17:21, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: A Long Time Ago + Pancake. Sam 22 Avr - 13:36

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Drake & Apple.
I fell in love with you Long before I knew. What it meant to give everything. I was a rolling stone Rolling my way along. Till you came And made sense out of everything. But you couldn't wait. I couldn't promise you anything If it was all a mistake. Then I guess we're both to blame. I could've been So many things. But it would never be enough for you. I was the one, You counted all. But I was never good one for you. Now I know, I lost you a long time ago... City of strangers Out of danger. In your arms I was half awake, half a sleep. Grab a hold of what I've got. Regretting all that I am not. I couldn't be the one standing by your side. If it was all a mistake Then I guess we are both to blame. Now I know. I lost you a long time ago... [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]



Aussi têtu et borné que je l’étais, le soleil qui illuminait mon existence perdait de son éclat lorsqu’il rejetait tristement le portrait que je dressais de sa personne. Morose et maussade, il s’employait même à me conter sa propre vision désenchantée de lui-même, qui était à des années lumière d’être en phase avec mon opinion dorée. En effet, là où Drake ne se dépeignait que comme noirceur et orage, je voyais en lui toutes les couleurs de l’arc-en-ciel et une infinité de tendresse. Était-il donc si empêtré dans ses sombres certitudes pour être sourd et aveugle à la vision que j’avais de sa personne extraordinaire ? Visiblement oui, car il ne tardait pas à balayer et à renier chacune de mes douces louanges à son égard. Triste, sombre et aigri, mon petit ange semblait même s’être enlisé, à mon plus grand dam, dans une sorte de spleen baudelairien. J’aurais voulu l’aider et essayer de l’extirper de cette vision erronée et peu flatteuse de lui-même, mais il ne voulait strictement rien entendre et était catégorique sur sa vision des choses. N’ayant pas vraiment la chance de le contredire, et dans le but de ne pas voir naître une nouvelle dispute, je me résignais, et me pliais à sa demande... mais pas trop quand même. « Je ne vais même pas essayer de contredire toutes ces foutaises erronées et déprimantes, car tu ne me laisses pas vraiment le choix et parce que je suis sûr que tu ne m’écouterais pas si j’essayais ! Mais... ce n’est pas l’envie de te faire oublier toutes ces conneries qui me manque ! Ah... je te jure, Drake, quand tu t’y mets, t’es une sacrée tête de mule, toi-aussi ! » M’exclamais-je, d’une voix naviguant sur les océans tumultueux de l’amour, de la fermeté, de la tendresse et de l’exaspération – un cocktail de sentiments opposés bien explosif ! Néanmoins, en dépit de notre divergence d’opinion colossale, nous étions toujours aussi proches et liés, si bien que mon cœur ratait un battement lorsque mon amant laissait s’échapper ma main d’entre la sienne. Fort heureusement pour nous, cela ne dura qu’un instant, et il s’empressait de la récupérer et de la saisir avec une intensité herculéenne. D’ailleurs, sous cette force titanesque, mes frêles petits os eurent du mal à résister et à ne pas se briser. Tant pis, qu’ils se cassent, je n’en avais rien à faire ! L’important était que nos mains soient à nouveau en contact l’une avec l’autre et, derechef, grâce au renouveau de cette douce proximité, je sentais une vague d’amour et d’euphorie traverser mon corps tout entier en un frisson de plaisir. « Si seulement tu pouvais te voir à travers mes yeux, Doudou, tu ne douterais plus jamais de toi... » Avouais-je, sincère, en un petit soupir désespéré. Oh oui, Drake, si seulement tu pouvais te voir comme l’être héroïque et fantastique que tu étais à mes yeux, et si tu pouvais enfin abandonner cette vision déchue et erronée que tu avais de toi-même, ça serait le rêve ! Était-ce donc trop te demander que de te voir sous ton véritable jour ?! Visiblement oui, mais je n’avais pas encore dit mon dernier mot, puisque cette bataille pour redorer ton image scintillante venait tout juste de commencer. Alors, lorsque tu allais jusqu’à remettre en doute ta place à mon côté, je ne manquais pas de répliquer derechef. « Arrête donc de douter de ta place dans ce ‘nous’ et de te dénigrer de la sorte ! Tu es exactement là où tu dois être et tu es fantastique ! Aie confiance ! Maintenant, stop, arrête de dire des âneries et de penser de telles stupidités ! Franchement, Drake, quant tu te comportes ainsi, on dirait moi, et c’est vraiment insupportable ! » Lançais-je, aussi convainquant que possible, tout en laissant un petit rire auto-dérisoire s’échapper de mes lèvres, en fin de phrase. J’espérais maintenant que cette petite touche humoristique parviendrait à dérider mon amant et à le persuader de la véracité de mes propos. Comprendrait-il enfin qu’il était à sa place, avec moi ? Arrêterait-il donc de se dénigrer de la sorte ? Accepterait-il ma vision colorée et ensoleillée de sa propre personne ? Je l’espérais de tout cœur.

Après avoir quitté la mer à tour de rôle, Drake et moi nous rejoignions sur nos serviettes de plage, en parallèle. Et tandis que l’harmonie et la légèreté qui avaient bercé notre précédente conversation mourraient pour laisser place à une atmosphère lourde et triste, je me repliais sur moi-même et pleurais toutes les larmes que mon corps frêle pouvait contenir. Néanmoins, si nous en étions arrivés jusque là et que j’étais actuellement rentré dans ma coquille – à l’image d’un mollusque, c’était principalement de ma faute. Infatigable et avide de réponses, j’avais effectivement été à l’origine de ce débordement de situation qui avait fait sortir Drake de ses gonds. Après tout, si je n’avais pas trop insisté et si je n’avais pas posé autant de questions, mon amant ne se serait jamais énervé contre moi et ne se serait jamais métamorphosé en un dragon effrayant. Insupportable boulet, j’étais effectivement à l’origine de tout ce chaos et ne pouvais décidément m’en prendre qu’à moi-même. Et malgré la furie de mon partenaire, qui me brisait le cœur et me faisait sangloter comme un enfant, c’était moi, au fond, le principal fautif de tout ce merdier. Alors, après avoir séché mes larmes et tenté d’oublier les mots hargneux de Drake, je me décidais à lui présenter mes plus plates excuses. Repenti, je voulais à tout prix arranger les choses et supprimer cette ambiance bien trop triste et sombre pour ce ‘nous’ d’ordinaire si merveilleux et vivant. Et puisque nous étions déjà allés plus loin que ce que mon pauvre petit cœur amoureux était capable d’endurer, il était urgent de réparer les dégâts et pots cassés. Grâce au ciel, et à mon plus grand bonheur, mes sincères excuses furent acceptées sans grand mal, et mon petit ange, redevenu aussi doux et gentil qu’autrefois, venait même me présenter les siennes. Tous deux lucides au sujet de nos erreurs, nous faisions également preuve de compassion et nous mettions à la place de notre amoureux : oui, c’avait finalement été très difficile pour l’un comme pour l’autre, et le comprendre était déjà une belle avancée. Cependant, maintenant que nous avions arrêté de faire feu et que la guerre était officiellement révolue, nous ne cessions de nous auto-blâmer au sujet de cette querelle. C’était inutile de tergiverser davantage, puisque la paix était désormais présente, mais c’était plus fort que nous : nous nous sentions tous deux cruellement coupables et avions besoin de nous exprimer pour obtenir une absolution qui était d’ores et déjà donnée. Néanmoins, après de longues repentances, et une fois le pardon tant attendu accordé mutuellement, je proposais de clôturer le dossier. « Enfin... bref. Allez, arrêtons de nous torturer, de nous blâmer et de nous en vouloir pour ces stupides erreurs, ça ne servira à rien ! On a effectivement merdé tous les deux, mais puisque ce ‘nous’ compte infiniment et qu’il est plus fort que tout, je propose qu’on passe l’éponge ! Ok ? Oublions tout de cette vilaine dispute inutile et... et allons de l’avant ! » Proposais-je, en esquissant un petit sourire tendre, après être sorti de mon renfermement. Une fois ladite dispute complètement oubliée, je ne tardais pas à aller me blottir tendrement contre le torse de mon amant. Sous ce doux contact essentiel à mon existence, je sentais mon petit cœur démoli renaître instantanément de ses cendres, tel un majestueux et insubmersible phénix. Bon sang, qu’est-ce que ça faisait du bien de se retrouver enfin ! « Je ne te lâcherai plus jamais, bébé cœur ! » M’exclamais-je, d’une petite voix d’enfant adorable, tout en resserrant davantage mon emprise autour de ce corps que j’aimais si passionnément que j’aurais voulu rester prisonnier de ce dernier à tout jamais. Oh... oui... une vie entière collée à l’amour de ma vie, c’était décidément mon souhait le plus cher ! Était-ce cependant réalisable dans ce monde si cruel et incertain ? Je l’espérais de tout cœur, mais ça, seul l’avenir nous le dirait... Pour l’heure, mon trésor et moi-même retrouvions progressivement notre intense et fusionnelle complicité. Après d’innombrables câlins et le retour béni de nos adorables petits surnoms, nous scellions le renouveau de notre proximité grâce à de tendres et infinis baisers. Retrouver la comparse de ses lèvres emplissait tout mon être d’une euphorie totale, qui me faisait frissonner et frémir de plaisir. Tremblant de tous mes membres, j’étais si transi par cette étreinte amoureuse que je sentais mon cœur battre aussi rapidement que des voitures de course sur un circuit de formule un. C’était même si agréable et envoûtant que je prolongeais chaque baiser, en faisait fi de cet organe vital qui était à deux doigts de céder sous la pression de tous ces sentiments bien trop forts. Ce dernier pourrait-il me lâcher à force de trop aimer Drake ? C’était fortement possible, mais, étant déjà trop occupé à chérir chaque parcelle des lèvres ardentes de mon prince charmant, je n’y réfléchissais pas davantage. La tête dans les étoiles, je continuais de dévorer passionnément les lèvres de l’homme que j’aimais, sans jamais m’en lasser une seule seconde. Et si se résoudre à être en apnée et à manquer de s’étouffer, juste pour prolonger un baiser, était considéré comme étant un acte de folie... j’étais dangereusement, irrévocablement et éperdument fou... amoureux de lui...

Grâce au renouveau de notre intimité, ma vie était redevenue un arc-en-ciel flamboyant de toutes ses couleurs. Et rien que le fait d’être dans les bras tendres et forts de mon amoureux me faisait voir le monde différemment : le ciel me semblait plus bleu, le soleil plus lumineux et la vie plus belle. Balayé de toute sa noirceur, le monde était même redevenu un endroit chaleureux et utopique, comme c’était toujours le cas lorsque j’étais au côté de Drake. À nouveau heureux et gai comme un pison, je me relevais de la serviette de mon amant et ne tardais pas à lui proposer d’aller nous délecter des quelques plaisirs sucrés que j’avais aperçus à l’entrée de la plage. Sans grande surprise, mon partenaire était partant et saisissait derechef de ma main pour m’y emmener. Après avoir entremêlé tendrement mes doigts aux siens, j’acceptais de bon cœur sa condition, qui était qu’il m’invite à déjeuner, et lui faisais comprendre mon accord en effleurant délicieusement ses lèvres des miennes. Une fois sur le chemin de sable fin qui nous mènerait jusqu’au marchand de friandises, je m’autorisais à demander à mon amant ce qui le poussait à rester en ma fade compagnie. Après m’avoir lancé une petite taquinerie, à laquelle je pouffais bêtement de rire, mon doudou redevenait sérieux et me confiais une réponse plus que flatteuse. Rougissant sous le nouveau flot de compliments qu’il m’adressait, j’étais tout simplement charmé et saisi. Quant à mon cœur, qui n’avait jamais connu d’aussi belles louanges que celles que Drake m’offrait, il explosait d’euphorie et d’amour dans ma cage thoracique. « Merci... c’est vraiment trop mignon et adorable ! Et... je dois avouer que tout ce que tu as dit est... réciproque... » Avouais-je, légèrement gêné, tout en sentant ce rouge qui m’était monté aux joues devenir encre plus flamboyant qu’auparavant. Oh, et si tu savais combien toutes ces paroles étaient réciproques, Drake ! Si tu pouvais ne serait-ce qu’imaginer combien tu m’étais vital et essentiel ! Si tu pouvais lire dans mon cœur et te rendre compte que j’étais complètement asservi à toi et dépendant de toi... C’en était vraiment de la folie, Drake ! De la folie déraisonnée, inconsciente et dangereuse, mais... que veux-tu, Drake, j’étais malade de cette folie de l’amour... « Arrête ça ! Tu n’es pas un connard ! » M’exclamais-je, plus dur, après que mon amant m’ait extirpé de mes pensées rosées en me retournant ma propre question. Légèrement irrité par ce commentaire auto-dénigrant, je donnais un léger coup de coude dans les côtes de mon partenaire. N’ayant cependant pas plus de force qu’un bébé chat, Drake eut sûrement l’impression qu’il s’agissait d’une caresse. Néanmoins, ne supportant pas qu’il se qualifie de la sorte, je m’empressais de répondre à sa question et de lui donner ma propre vision de lui-même. « Si je continue de te voir après tout ce temps, c’est parce que je suis bien avec toi ! Mais... c’est aussi parce que tu es l’arc-en-ciel qui met des couleurs dans la lividité de mon existence. Sans toi, tout devient immédiatement bien trop fade et insipide, c’en est effrayant ! » Une courte pause d’à peine quelques microsecondes. Je baisse les yeux en direction de mes pieds foulant le sable, un tantinet gêné, et reprends de plus belle. « Si je reste, c’est parce que j’aime passer du temps avec toi... et que je n’ai pas envie de le passer avec quelqu’un d’autre. Si je reste, c’est pour tous tes baisers, tes caresses, tes mots si doux, tes sourires, tes battements de cœur... et... pour tout ce qui vient de toi et qui fait que tu es toi. Si je reste, c’est parce que tu me rends vivant et que tu me fais me sentir exceptionnel et invincible. » Mais, surtout, par-dessus tout... Si je reste, c’est parce que je t’aime à la folie ! Cependant, puisque ce sentiment m’est encore trop difficile à avouer, je préfère l’enfouir en moi. « En fait, tu me donnes un millier de raisons pour rester, et ça m’est impossible de toutes te les citer ! Et... de toute manière, quoi qu’il arrive, un petit garçon ne se sépare jamais de son doudou, jamais ! Il reste toujours avec lui... » Concluais-je, avec toute la sincérité qui animait mon petit cœur amoureux, tout en sentant mes joues s’empourprer davantage. Le cœur battant la chamade, je resserrais amoureusement mes doigts entre ceux de mon amant, jusqu’à ce que ce contact soit aussi fort et puissant que les sentiments que je ressentais pour lui. Si j’avais eu de la force – ce qui n’était clairement pas le cas, je lui aurais très certainement broyé la main. Quoi qu’il en fût, après quelques minutes supplémentaires de marche, nous arrivions bientôt devant le palais de la friandise. Saisi par ces délicieuses odeurs de sucreries et de fritures en tous genres, je mis quelques instants à m’acclimater à ces senteurs en parallèle total avec la mer et le sable, que nous avions humé jusqu’ici. Une fois chose faite, et malgré le fait que je savais d’ores et déjà ce que j’allais choisir, j’inspectais brièvement la liste des douceurs proposées. Cette dernière était d’ailleurs si longue que j’en eus le vertige, mais je ne tardais pas à passer commande, après que Drake ait choisi une gaufre et qu’il m’ait demandé ce que je souhaitais prendre à mon tour. « Tu oses me poser la question ?! C'est pourtant une évidence ! » Lançais-je, taquin, tout en adoptant un air faussement offensé. Tout sourire, je m’appuyais sur le rebord du comptoir et m’adressais maintenant au vendeur bedonnant. « Pour moi, ça sera un pancake avec des myrtilles, s’il vous plaît, m’sieur. » Demandais-je poliment, tout en adressant une large risette à celui qui s’afférait d’ores et déjà à préparer nos collations. Ce dernier, aussi grassouillet qu’avenant, nous invitait gentiment à nous asseoir à une table le temps qu’il prépare notre dû. Sans nous faire prier davantage, nous nous exécutions et trouvions place sur une table légèrement isolée des autres. Après m’y être confortablement installé – tout en gardant précisément ma main dans celle de mon autre, je plongeais mon regard transi d’amour au plus profond des prunelles océan de mon petit ange. « Merci, pour le pancake ! Et... pour la suite, que dirais-tu d’un petit tour en jet-ski, d’un cours de surf ou d’une séance de plongée sous-marine ? J’ai vu qu’il y avait un organisme touristique qui proposait beaucoup d’activités de couple, ça pourrait être sympa, non ? » Proposais-je, le cœur battant, en espérant de tout cœur que mon amant serait partant pour partager une nouvelle aventure en ma compagnie. ‘Activités de couple’. ‘Activités de couple’. Ça résonnait inlassablement dans ma petite tête...

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MessageSujet: Re: A Long Time Ago + Pancake. Lun 24 Avr - 19:20

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A long time ago

Apple & Drake


Plates excuses présentées, nouveaux surnoms affectueux : tout semblait être rentré dans l’ordre. Et même si chacun s’évertuait encore à demander pardon, ça ne semblait pas vraiment nécessaire, car en vouloir à Apple était humainement impossible. Déjà l’appel de ses lèvres se faisait plus pressant, et il dût se faire violence pour ne pas aller l’embrasser sur le champ. Et ses yeux, que dire de ses yeux ! Deux grands saphirs qui brillaient à nouveau, comme s’ils ne s’étaient jamais éteints. C’était si beau, de le voir heureux. « Tu as raison, ça a assez duré comme ça. », acquiesça-t-il, tandis que sa petite pomme d’amour venait s’installer contre lui, déposant sa tête sur son torse. Se disputer avec lui n’était décidément pas ce qu’il préférait, c’était trop difficile. Cependant, maintenant que tous deux avaient passé l’éponge, ils préférèrent s’adonner à d’autres caresses tendres et amoureuses, pour oublier définitivement toute cette histoire. Juste l’embrasser, juste sentir ses lèvres contre les siennes ; et ce frôlement brûlant du corps sur le sien, bercé par le chant enivrant de sa voix... Ah, il aurait donné cher pour pouvoir rester ainsi blotti avec son amant jusqu’à la fin des temps ! L’aimer, juste l’aimer, et c’était l’une des plus belles choses qui soit.

Décidant d’aller se restaurer, ils s’engagèrent sur le chemin, main dans la main, en direction d’un petit stand qu’Apple avait repéré. Le soleil qui se reflétait sur l’eau turquoise était de nouveau rayonnant, et les nuages fictifs qui avaient, quelques instants plus tôt, obscurci le si beau ciel d’azur étaient définitivement chassés. La journée était redevenue la plus belle qui soit, en dépit de leur petite dispute imprévue. Au final, peut-être était-ce normal, de temps à autres, de se contredire, juste pour le plaisir de retrouver cette atmosphère amoureuse ensuite ? Peu importait la réponse à cette question, puisque le feu de son cœur épris flamboyait à nouveau, les flammes ayant été irrémédiablement ravivées par les baisers qu’ils venaient d’échanger. La question que posa son amant fut quelque peu surprenante, pour ne pas dire compliquée. Drake savait exactement ce qu’il aurait dû répondre, puisque cela tenait en deux petits mots, mais comme c’était impossible, il se contenta de contourner ses sentiments, par un tout autre chemin. Tout ce qu’il disait était profond et sincère, et il espérait que son amour s’en rendrait compte, rien qu’au ton de sa voix. Le voyant rougir, il sourit finalement, complètement conquis par sa petite bouille adorable. Oh que oui, ces joues écarlates ne le laisseraient jamais de marbre. Légèrement gêné mais néanmoins flatté par la réciprocité de ses aveux, il se contenta de sourire un peu plus, ne sachant pas quoi répondre d’autre que ces sept lettres impossibles à prononcer. Plus le temps passait et plus c’était dur de se retenir ! Combien de temps tiendrait-il encore ? C’était difficile à savoir. Pour cacher ce trouble intérieur, il retourna la question que son amant venait de lui poser, envieux de connaître sa réponse. Il ne put cependant pas s’empêcher de lâcher un petit mot péjoratif dans sa question, qui rendit Apple outré et étrangement sévère, jusqu’à lui lâcher un petit coup de coude dans les côtes. Après ce petit interlude qui ne fit que sourire Drake, son amant commença à lui exposer toutes les raisons qui le faisaient rester auprès de lui. C’était définitivement trop mignon et adorable, comme tout ce qui sortait de sa bouche, d’ailleurs. Comblé et avec un sourire niais jusqu’aux oreilles, il se tut durant tout son monologue, et mit même quelques secondes pour répondre, tant son cœur tambourinait fort dans sa poitrine. De toute façon, aucun mot ne serait à même d’exprimer ce qu’il ressentait à ce moment précis. Divin mélange d’amour, de tendresse, de gêne et de trouble ; c’était là la description la plus fidèle qu’on eut pu faire de ses émotions intérieures. « Je… Je ne sais même pas quoi dire… Tu es trop mignon, ça c’est une certitude. » Mais ça, il le savait déjà depuis très longtemps. Quant à leur mains, elles étaient irrémédiablement soudées l’une avec l’autre, dans un entremêlement de doigts amoureux. Et même si ce contact n’était pas assez fort pour exprimer le ‘je t’aime’ qui brûlait dans son cœur, il suffirait pour le moment, car il n’avait pas d’autres options à proposer. D’ailleurs ce ne fut pas la peine, car ils arrivèrent au stand de délices en tout genre. Crêpes, gaufres, pancakes, tout y était, il n’y avait plus qu’à choisir. Ce ne fut pas facile, mais Drake parvint tout de même à faire un choix, suivi de près par son amant qui commandait un pancake. Décidément, ça allait rapidement devenir mythique, entre eux ! En attendant que leur collations soient prêtes, ils s’installèrent à une petite table, au soleil. Le silence ne tarda pas à être rompu par Apple, qui proposait d’aller faire une petite activité, étrangement qualifiée ‘d’activité de couple’. Même si ce terme était loin de lui déplaire, Drake en resta un peu troublé quelques secondes. ‘De couple’, ‘de couple’. Et s’ils étaient un couple, aujourd’hui ? « Très bien, va pour le jet-ski, j’ai toujours voulu en faire. Et avec toi ce serait parfait... » Il marqua une brève pause, avant de reprendre. « Si tu es d’accord, bien sûr ? Autrement on peut faire ce que tu préfères. » Toujours grand sourire, une idée commençait à germer dans son esprit. Restait à savoir si son amant serait d’accord… Il ne posa pas tout de suite la question, puisque le vendeur les appelait pour venir récupérer leur collation. Drake se leva pour aller les chercher, avant de déposer le pancake devant Apple, et sa gaufre face à lui. « Tu veux qu’on reste là ? Sinon on peut aussi bien manger en route, comme ça on profite de la plage. » Plus tenté par la seconde option, il s’apprêta à se lever pour joindre le geste à la parole ; attendant simplement la réponse de son amour.

Le soleil était toujours aussi radieux, la température très élevée, c’était sûrement dû au fait qu’il n’y avait pas une once de vent. Quelques baigneurs supplémentaires venaient s’ajouter au magnifique tableau qu’était la plage : on repérait çà et là divers parasols colorés, tachant l’or du sable de multiples couleurs, et les serviettes étendues au sol se multipliaient rapidement. C’était joli à voir, à entendre, tout ce petit monde qui était si heureux d’aller prendre le soleil. Mais sûrement aucun d’entre eux n’était autant heureux que Drake l’était, toujours main dans la main avec son petit ange. Ils avaient finalement délaissé la petite terrasse pour se rendre à l’autre bout de la plage, là où les ‘activités de couple’ étaient proposées. Ça le faisait bien rire, au fond, que quelqu’un ait décidé de les nommer ainsi. Ç’aurait pu être juste ‘activités de plage’, et personne n’aurait râlé. Y aller avec Apple avait quelque chose de particulier, et c’était sans doute à cause du nom desdites activités. Se considéraient-ils comme un couple à part entière, même si aucun des deux n’en avait jamais formulé l’envie ? Même si elle ne lui manquait pas, il n’aurait jamais le courage de le lui demander. Ils n’étaient pas à proprement parlé ‘ensemble’ non plus, c’était bien plus complexe. Et il se demandait sincèrement comment il aurait pu qualifier leur relation. Quelle que fût cette dernière, Drake avait une idée un peu farfelue à proposer à son amant, pour plaisanter un peu — mais aussi, il fallait bien l’avouer, pour son plaisir personnel. « Dis… », commença-t-il brusquement, peu doué pour les longues entrées en matière. Valait mieux aller au fait tout de suite, il n’en aurait plus le courage après. « Vu qu’on va faire une activité dite ‘de couple’… Tu ne voudrais pas qu’on rigole un peu ? Par exemple… je pourrais t’appeler… » Réflexion d’une micro-seconde, juste pour être sûr qu’il allait oser le dire. « … chéri… ou… bébé... » Il tourna la tête dans sa direction, avec un léger sourire. Léger sourire, qui cachait bien son appréhension de se faire remballer sur le champ. « Juste pour rire. », précisa-t-il finalement, d’une petite voix. Oh que non, ça n’était pas juste pour rire. Juste pour le bonheur d’appeler Apple ‘chéri’. Bon, il était encore loin de ‘mon amour’, mais c’était déjà ça. Restait à voir si son amant en avait autant envie que lui…





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MessageSujet: Re: A Long Time Ago + Pancake. Mar 25 Avr - 18:12

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Drake & Apple.
I fell in love with you Long before I knew. What it meant to give everything. I was a rolling stone Rolling my way along. Till you came And made sense out of everything. But you couldn't wait. I couldn't promise you anything If it was all a mistake. Then I guess we're both to blame. I could've been So many things. But it would never be enough for you. I was the one, You counted all. But I was never good one for you. Now I know, I lost you a long time ago... City of strangers Out of danger. In your arms I was half awake, half a sleep. Grab a hold of what I've got. Regretting all that I am not. I couldn't be the one standing by your side. If it was all a mistake Then I guess we are both to blame. Now I know. I lost you a long time ago... [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]



Bercé par l’amour et l’euphorie qui habitaient mon cœur, j’avais définitivement retrouvé mon sourire communicatif et ma joie de vivre, au point que notre dispute et mes larmes ne semblaient être que des souvenirs datant de la préhistoire. Heureux comme jamais, et sans l’ombre d’une rancune, je profitais du renouveau de ma complicité avec celui que j’aimais. C’était même si bon de l’avoir retrouvé que je ne pouvais me résoudre à lâcher sa main, de peur que cette colombe majestueuse s’envole et rejoigne d’autres oiseaux plus gracieux que le petit moineau que je représentais. Pour le garder captif et au plus près de moi que cela m’était possible, j’entremêlais et soudais fermement mes doigts aux siens, si bien que j’en avais presque du mal à différencier les miens des siens. Et si j’avais été dans les extrêmes ou dérangé psychologiquement, je me serais procuré une paire de menottes, l’aurais attachée à son poignet gauche et à ma main droite, et en aurais jeté la clé dans l’océan. Ah... prisonniers l’un de l’autre pour l’éternité, quelle douce utopie ! Néanmoins, c’était difficilement concevable, et je doutais fort que Drake puisse être emballé par cette idée de psychopathe légèrement effrayante. Quoi qu’il en fût réellement de mes idées malsaines, déséquilibrées et dirigées par l’amour, mon amant et moi-même ne tardions pas à nous installer à une petite table afin d’attendre que notre commande sucrée soit prête. Durant ce petit laps de temps, j’en profitais pour élaborer la suite de notre programme et pour inviter mon amour à exercer, en ma compagnie, une charmante activité de couple. Moi-même décontenancé par la qualification de cette activité, je mis plusieurs longues secondes à réfléchir à mes précédentes paroles et au sens qu’elles pourraient bien avoir. Pouvions-nous réellement être décrits comme un couple ? Qu’était-ce qu’un couple, au final ? En étions-nous déjà un ? Avais-je eu raison d’utiliser un tel qualificatif ? Toutes ces interrogations, ainsi qu’un flot infini de questions existentielles, fusèrent dans mon esprit, à l’image d’étoiles filantes traversant un ciel dégagé. Coupé dans mes intenses réflexions par l’intervention de mon amoureux, je revenais immédiatement sur terre et ne cherchais pas davantage de réponses à mes nombreuses questions. Ravi, j’apprenais alors que Drake était d’accord pour que l’on exerce une activité ensemble. Le choix d’une location de jet-ski était-il cependant à mon goût ? Oui, c’était une merveilleuse idée, et je ne tardais pas à le faire savoir à mon prince charmant. « Bien sûûûûr que je suis d’accooord ! C’est même avec un grand plaisiiiir ! En plus, je n’ai jamais fait de jet-ski... Ce sera une première, et j’ai vraiment hâââte ! » M’exclamais-je, tout sourire, et surexcité comme un gamin qui découvre ses cadeaux lors du matin de Noël. Très emballé et heureux par cette perspective de partager quelque chose de nouveau avec celui qui faisait battre mon cœur, je ne tenais plus en place et étais à deux doigts de me lever, de monter sur cette table amochée et branlante, et d’improviser une petite danse de la joie. Néanmoins, étant intimement convaincu que Drake ne supporterait pas une telle humiliation publique, je m’abstenais et restais tranquillement assis sur ma chaise, en attendant qu’il aille chercher nos petites douceurs sucrées. Une fois revenu de son petit voyage – qui m’a paru bien trop long et pénible, puisque passer une seule seconde loin de lui était un véritable supplice, mon doudou me déposait gentiment mon pancake devant moi, avant de me proposer d’aller manger en chemin. « Tu as raison ! Allez, allons profiter de la plage ! » Lançais-je, tout guilleret, avant d’imiter mon amant et de me lever derechef. Après avoir soigneusement renoué ma main à la sienne, je me saisissais de mon dessert et m’élançais, euphorique, sur la plage, en compagnie de mon amour secret. Là, aussi fougueux que des adolescents et naïfs que des enfants, nous filions la parfaite romance... sans même nous en rendre compte...

Marchant main dans la main, je me délectais pleinement des sentiments amoureux qui parcouraient mon corps, et qui étaient pareils à des décharges électriques qui se répandaient dans mes veines brûlantes. Ainsi, foudroyé et électrisé d’amour, je voyais la vie et le monde en rose. Tout était subitement merveilleux et enchanté, au point que je me serais cru plongé dans l’un de mes rêves aux paysages de conte de fées. L’eau claire de l’océan miroitait si intensément sous les rayons lumineux du soleil qu’on aurait cru un tapis de diamants. Quant au sable, d’ordinaire si commun, il semblait s’être métamorphosé en des montagnes de poudre d’or. Quel spectacle inouï et éblouissant ! Ce n’étaient pourtant que de l’eau salée et des grains de sable, au final... Mais, dès lors que je me retrouvais blotti dans les bras de Drake, le monde et la vie devenaient miraculeusement magiques et surréels. Comme s’il était un sorcier, et rien que grâce à sa simple présence à mon côté, mon doudou faisait de mon univers un havre de paix et un royaume enchanté. Émerveillé, comme un enfant, j’admirais alors les paysages utopiques qui s’offraient à moi, tout en dégustant difficilement le pancake que je tenais du bout de mes doigts libres. Marcher, rêver, aimer, admirer... et manger, tout ça en même temps et d’une seule main, c’était définitivement compliqué ! Ainsi, toujours autant maladroit, et sans même m’en rendre compte, je me tartinais une bonne dose de confiture de myrtille sur la joue. Après une nouvelle bouchée de ce délice sucré et tâchant, je me retrouvais, sans même se le savoir, avec le visage complètement barbouillé d’une texture bleue-violacée. C’était absolument ridicule, mais je n’en avais aucunement conscience. De toute manière, même si je l’avais remarqué, je n’en aurais pas pour autant relâché la main de mon doudou pour avoir plus d’aisance ! Ô grand Dieu, jamais de la vie ! Alors, tout en continuant de marcher, de dévorer mon pancake et de tenir amoureusement la menotte de mon ange, je l’écoutais me faire part d’une proposition plutôt... inattendue. Pantois et muet durant quelques secondes, je méditais au sujet de l’idée de mon amant. Après une maigre réflexion, j’en concluais que j’adhérais au fait de nous comporter comme un couple et de nous attribuer des petits surnoms mignons – ça ne changeait pas vraiment de notre quotidien, au final. Cependant, c’était tout le côté ‘rigolade’ qui me chiffonnait quelque peu. Était-ce donc si drôle que ça, aux yeux de Drake, de nous comporter comme un couple ? Était-ce donc si inimaginable que nous soyons un vrai couple que c’en était risible ? Voyait-il le fait que nous puissions être ensemble comme une grosse blague ? Visiblement, oui, et ça me faisait de la peine. Mais... qu’importe que je sois légèrement blessé par ma médiation et par l’ironie dont Drake semblait faire part, j’acceptais l’idée de bon cœur. « Si ça peut te faire rire... et bien... oui, comportons-nous comme un couple... » Finissais-je par déclarer, après quelques secondes de réflexion intensive, d’une voix légèrement moins enjouée que tout à l’heure. Ne desserrant pas pour autant ma main de celle de mon amour, je lui adressais un petit sourire attendrissant. « Je n’aurais pas grand-chose de nouveau à faire, de toute façon. Il me suffira juste de remplacer ‘doudou’ par ‘chéri’. Mais... si ça peut te faire marrer, je suis prêt à faire ce sacrifice ! » Ajoutais-je, tout en laissant, en fin de phrase, un petit rire nerveux s’échapper de mes lèvres. Oups... venais-je de révéler le pot aux roses de mes sentiments en insinuant que je me comportais déjà comme un homme amoureux ? Possible...

Après quelques minutes passées à fouler les paillettes dorées de la plage, Drake et moi arrivions bientôt à bon port. Le stand de l’organisme qui proposait toutes sortes d’activités était désert, si bien que mon amant et moi-même n’avions même pas à faire la queue et à attendre une seule seconde. Mince, grande, avec des cheveux aussi blonds que les blés et des lèvres aussi magnifiques que des roses fraîches, la jeune femme qui s’occupait du stand de l’organisme était tout bonnement un canon. Fronçant légèrement les sourcils, je remarquais qu’elle semblait correspondre à l’idéal féminin par excellence, et j’en étais presque jaloux lorsque les yeux de mon amant se posaient sur ses courbes parfaitement dessinées. Finalement, après réflexion, j’allais prendre un malin plaisir à jouer mon rôle de petit-ami et à rabattre le taquet de cette pouffiasse qui faisait d’ores et déjà des œillades à mon chéri ! Oulala, si cette paire de faux seins sur pattes pensait que j’allais rester de marbre alors qu’elle commençait à draguer mon doudou sous mon nez... elle se plantait ! C’allait être une lutte à mort ! « Bonjour ! Mon mari et moi aimerions louer un jet-ski, s’il vous plaît... » Tiens, dans ta face, CONNASSE ! Et range-moi de suite ce sourire de garce avant que je te pète les dents à coups de marteau ! « Mon chéri et moi sommes en lune de miel. Pas vrai, amour ? » Ajoutais-je, en un petit sourire hypocrite destiné à la blondasse, tout en appuyant mes dires en déposant un petit baiser tendre sur les lèvres de mon amant. Une fois détaché de l’homme que j’aurais effectivement voulu pour mari, je réorientais mon attention sur celle qui portait un badge au nom de ‘Tatiana’. Cette dernière, munie d’un grand sourire de façade, continuait toujours de déshabiller Drake du regard et de n’avoir d’yeux que pour lui. Ouh... elle commençait à me chauffer sérieusement ! « Combien je vous doit ? Et... » Et... détourne vite ton regard de mon mec avant que je t’égorge avec un coquillage tranchant ! Pouffiasse !« Et... il me semble qu’il y a des tarifs préférentiels pour les couples, non ? » Je m’en bats les reins du prix à payer, j’veux juste te rappeler que le bellâtre que tu dévores du regard est déjà pris, même si ce n’est pas vraiment le cas, en fait... Tout en sentant ma hargne se décupler lorsqu’elle s’adressait à nouveau à Drake, je me contrôlais pour ne pas sauter par-dessus le comptoir et pour ne pas lui faire avaler ses extensions. Zen, Apple, calme-toi, tout va bien se passer... Mais j’étais si énervé que je commençais à broyer la main de mon amant et à sentir de la fumée sortir par mes oreilles. Fort heureusement pour nous trois, la connasse donnait le prix de la location du jet-ski avant que j’aie eu le temps de commettre son meurtre. Tout en lâchant immédiatement la main de mon mari fictif, je farfouillais dans mes poches et en ressortais derechef quelques billets, que je m’empressais de déposer sur le comptoir. Perfide, je laissais ma main plaquée contre la surface du stand, afin de laisser tout le loisir à cette conne d’admirer la bague de fiançailles que je portais – alliance qui m’a été léguée par mon défunt père et que je porte constamment au doigt. « J’ai un mari en or... » BITCH ! « ...tout comme mon alliance, d’ailleurs... » Ajoutais-je, presque vile, en m’empressant de récupérer la clé du jet-ski qu’elle venait de déposer sur le comptoir. Après avoir écouté quelques unes de ses indications au sujet de l’utilisation du bolide, je reprenais derechef Drake par la main et l’emmenais là où une petite dizaine de jet-ski attendaient dans une sorte de petit parc à voitures. Sur le chemin, je me tournais, songeur, vers mon amant. « Elle était plutôt jolie, non ? Qu’est-ce que tu en as pensé ? » Demandais-je, penaud et un tantinet jaloux, en ayant parfaitement conscience que cette Tatiana était le genre de femme qu’aimait Drake. Après une petite pause de quelques secondes, et sans même attendre la réponse de mon amant, je renchaînais avec de nouvelles questions. « J’ai peut-être un peu exagéré... non ? J’ai été dur avec elle... Mais t’as vu comment elle te dévorait des yeux et combien elle te draguait ?! Je n’ai pas apprécié du tout ! » Avouais-je, d’une voix sincère et transpirant l’amour, tout en ayant complètement oublié le fait que ce n'était, à la base, qu'un ‘jeu de rôle, juste pour rire’. Quoi qu’il en fût, j’emmenais Drake jusqu’au jet-ski numéro six – numéro qui figurait sur notre clé, et m’empressais d’insérer cette dernière dans la fente de l’appareil. Désormais, il ne restait plus qu’à tourner la clé pour mettre le bolide rouge-vif en marche. « Tu veux conduire en premier, mon petit mari chéri ? » Demandais-je, tout sourire, d’une voix taquine. Ah... maintenant que ma grosse crise de jalousie était passée, le démon que j’avais été avec Tatiana redevenait un vrai petit ange éperdu d’amour...

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MessageSujet: Re: A Long Time Ago + Pancake. Mer 26 Avr - 20:03

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A long time ago

Apple & Drake


Main dans la main sous le soleil du début d’après-midi, ils marchaient tranquillement, foulant le sable doré, dégustant leur petite douceur sucrée. Tout s’accordait pour dire que cette journée était absolument parfaite, dans chacun des détails qui la constituait. Il n’y avait plus qu’à fermer les yeux, à laisser le soleil éclabousser votre visage, à laisser le rire des enfants au loin résonner dans vos oreilles, à laisser vos lèvres peindre un sourire. C’était facile, d’être heureux, finalement. Et ce bonheur-ci était grandement dû au propriétaire de la main que Drake serrait fort dans la sienne. Si on remontait plus haut dans sa contemplation, on tombait sur son magnifique visage qui respirait la joie de vivre : d’abord, son sourire, ensuite son petit nez adorable et enfin ses yeux. Ses yeux. Toute une histoire. Tantôt couleur océan, tantôt azur comme le ciel, tantôt bleus nuit, ils étaient l’objet de nombreux instants d’absence de Drake, qui ne se lassait jamais de les admirer, tant ils étaient sublimes. Tellement sublimes qu’il faillit ne pas remarquer les taches violacées sur la joue de son amour — sûrement de la confiture. « Tu feras gaffe, tu t’en ai mis de partout, petit chat. », sourit-il. Il était trop mignon ainsi ! Mais sachant qu’ils allaient sûrement se retrouver face à quelqu’un pour la location des jets-ski, il ne pouvait pas le laisser avec des myrtilles partout, même s’il était adorable comme ça. Il fouilla dans sa poche à la recherche de quelque chose à lui passer, et dénicha bientôt un paquet de mouchoirs. « Tiens. », dit-il en le lui tendant. Ça devrait suffire et puis, dans le cas échéant, ils étaient partis pour faire du jet-ski, par conséquent ils allaient être bien arrosés. Sans se préoccuper davantage de ces menus détails, ils continuèrent à marcher dans le sable pailleté d’or, si resplendissant sous l’éclat du soleil. Oh oui, qu’ils étaient bien ici ! Drake ne cessait de le tourner et retourner en boucle dans sa tête. Ça n’allait pas rendre la journée encore plus magnifique, c’était juste un moyen plutôt stupide de se convaincre que c’était bien réel, et non pas un rêve. Ç’aurait très bien pu, après tout, n’être qu’un songe, tant tout était parfait. Alors qu’il pensait encore à cette comparaison peu contrastée, une idée lui vint à l’esprit. C’était peut-être ridicule et idiot, mais il avait envie de pousser la perfection de la journée jusqu’à son paroxysme, si c’était possible. Aussi il se lança, dans une proposition assez osée pour lui. Guettant la réaction de son petit ange, elle mit plusieurs secondes avant de s’afficher sur son visage. Bon… ce n’était pas vraiment ce qu’il espérait. « … Apple… C’est quoi cette petite bouille ? Ne me dis pas que tu es vexé ? » Oh que oui, ce joli minois était si expressif qu’il pouvait aisément reconnaître lorsque son amant était blessé, vexé, heureux, énervé, triste, et bien d’autres émotions encore. Et quand bien même sa voix aurait beau se vouloir enjouée, ses yeux ne trompaient pas, jamais. Drake essaya de trouver ce qu’il avait bien pu dire qui aurait été susceptible de vexer son amour et la seule chose qu’il trouva fut le fait qu’il ait dit que ce serait juste pour rire. Évidemment, cette petite précision n’était qu’une couverture pour cacher le fait qu’il rêvait qu’ils forment un couple, mais comment dire ça à Apple sans en dire trop non plus ? Délicate situation. « Tu sais… j’ai dit ça comme ça parce que… Parce que j’avais peur que l’idée ne te plaise pas autrement… » Oui, d’accord, tout à fait, merci Drake. Pitoyable tentative de se rattraper, ça faisait très sincèrement pitié. Peu désireux de s’enliser davantage dans le terrain boueux de ses confidences, il préféra rebondir sur ce qu’ajoutait Apple, plutôt que de poursuivre sur sa lancée ridicule et vouée à l’échec. « Tu peux y aller, ça ne me dérange pas ! » Avait-il vraiment dit ça tout haut ? Bon sang, quel imbécile. Bien sûr que ça ne le dérangeait pas, que son amant l’appelle ‘chéri’. Indéfiniment, pour toujours et à jamais, oui, il n’avait qu’à l’appeler ‘chéri’ !

À peine arrivés au stand de location de jet-ski, le petit chaton qu’était Apple commençait à sortir ses griffes. Au début perplexe quant à ce changement brusque d’attitude, Drake ne tarda pas à comprendre, rien qu’en voyant la jeune femme qui était derrière le comptoir. Bonde, grande, silhouette élancée, évidemment qu’elle ne devait pas laisser beaucoup d’hommes indifférents. Et encore moins si elle les regardait avec ces yeux-là… Un peu perturbé par cette paire de faux-cils qui papillonnait dans sa direction, il se tourna plutôt du côté de son amant, qui prenait la parole. Il avait assez souvent entendu sa voix pour se rendre compte que son timbre avait changé. Oh… il était… jaloux ? Jaloux de ce regard assez insistant et aguicheur, de ce sourire séducteur ? Encore plus gêné par ce dernier constat, il ne prit pas la parole une seule fois, se contentant de concentrer son regard sur Apple, mais voilà qu’il l’interpelait. Mariés ? En lune de miel ? D’accord, d’accord, si ça pouvait lui faire plaisir, mais, sans avoir le temps d’en placer une, son pseudo-mari s’empressait de déposer un petit baiser sur ses lèvres, le laissant encore une fois complètement perdu. Il était définitivement largué par la conduite de son amant. Décidé à les laisser mener leur petit combat entre eux, son regard se contentait de faire allers-retours entre Tatiana — c’était bien ça, le nom noté sur le badge ? — et Apple. Ce dernier se montrait particulièrement agressif et presque hypocrite dans ses propos. Eh bien, si on lui avait qu’un jour il verrait son petit ange ainsi, il ne l’aurait pas cru ! Et il avait encore du mal à croire que c’était bien son amant qu’il avait sous les yeux. Le voilà qui payait, mettant sous le nez de la jeune femme une alliance en or, comme il prit soin de préciser. Drake n’avait aucune idée d’où cette bague pouvait bien sortir, il ne l’avait d’ailleurs jamais vraiment remarquée. Sans se poser davantage de questions, il retrouva bientôt la main de son amant, beaucoup plus douce que quelques instants plus tôt, où il avait découvert qu’il possédait une certaine force lorsqu’il était en proie à la colère. S’éloignant vite du comptoir, il prit quelques secondes pour réfléchir à comment il pouvait bien réagir à tout ça. Finalement, une seule exclamation sortit de sa bouche, mi-surprise, mi-hilare. « Sérieusement, mariés ? » Il sourit, n’osant même pas croiser le regard de son amant, de peur qu’il soit vexé à nouveau. Toutefois, la question que lui posa ensuite ce dernier le laissa encore plus perplexe. Avait-il affaire à une question piège ? C’en avait tout l’air… Un peu surpris, il ne se laissa pas pour autant avoir par la jalousie d’Apple. « Mmm... » Il tourna légèrement la tête en arrière, en direction de Tatiana qui avait encore ce sourire commercial sur le visage. Bon, il fallait bien l’avouer, elle était loin d’être laide, mais Drake n’avait vraiment pas la tête à ça, et encore moins puisqu’il était avec le seul qui pouvait faire battre son cœur. « Bof, pas trop mon genre. Je te préfère largement. », conclut-il, avant de déposer un léger baiser sur les lèvres de son amant, qui était bien plus que ça aujourd’hui. Il n’eut guère le temps d’ajouter quoi que ce soit qu’Apple reprenait déjà la parole. Ah, le voilà qui regrettait… ou pas, en fait. Décidément, il était trop mignon lorsqu’il se mettait en colère. « Disons… que tu as pris ton rôle très à cœur ! Enfin, c’est pas grave, t’es adorable quand t’es jaloux. » Il esquissa un petit sourire attendri, ayant perdu l’expression surprise de toute à l’heure. Même si ç’avait été un moment plutôt… surprenant, l’attitude d’Apple avait tout bonnement été adorable. Quoi qu’il en fût, ils arrivèrent près de leur jet-ski, soigneusement rangé, dans un genre de parking. Après avoir enfoncé la clé dans la petite fente prévue à cette effet, ils n’avaient plus qu’à grimper sur l’appareil et faire cette aventure ensemble. « Si tu veux, mon cher époux d’amour ! », répondit-il, sur le même ton taquin que son amant. « Mais c’est la première fois que j’en fais aussi, alors je ne te promets rien... » Il adopta un air sérieux, avant de monter à l’avant du jet-ski, pour laisser à Apple la place de monter à l’arrière. « Accroche-toi bien, trésor. », lui recommanda-t-il, avant d’attraper ses mains pour les placer autour de sa taille. Un tour de clé, et le moteur était en marche, dans un bruit assourdissant. D’une simple pression de la gâchette, le jet-ski démarra en trombe, et commença à avancer, filant sur les flots à un rythme effrayant. Pour quelqu’un qui n’en avait jamais fait, la vitesse devenait vite vertigineuse, et garder un semblant de contrôle sur le véhicule était assez difficile. Drake tenta tant bien que mal quelques virages, qui ne furent pas convaincants du tout. D’une maladresse exemplaire, ils faillirent à de nombreuses reprises tomber à la mer — enfin, trempés comme ils l’étaient par l’eau qui était projetée de chaque côté du jet-ski, ça n’aurait pas changé grand-chose. Sans parler du bruit tout bonnement insupportable qui faisait bourdonner les oreilles. Cette expérience n’était sans doute pas la meilleure qu’ils aient pu avoir, surtout avec Drake en conducteur. Enfin, ils verraient bien si Apple ferait mieux ! L'occasion de comparer ne tarda pas à arriver, puisqu'il stoppait la machine, après plusieurs minutes de conduite agitée. Ce qui était sûr, c'était que ce sport n'était pas du tout reposant, loin de là ! Et même maintenant que le moteur était coupé, ses oreilles continuaient à siffler bruyamment, sans qu'il puisse stopper ce bruit dérangeant. « J'espère que t'as aimé la balade... » Et quelle balade ! « À toi de conduire, maintenant. J'ai assez donné... »




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MessageSujet: Re: A Long Time Ago + Pancake. Ven 28 Avr - 22:05

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Drake & Apple.
I fell in love with you Long before I knew. What it meant to give everything. I was a rolling stone Rolling my way along. Till you came And made sense out of everything. But you couldn't wait. I couldn't promise you anything If it was all a mistake. Then I guess we're both to blame. I could've been So many things. But it would never be enough for you. I was the one, You counted all. But I was never good one for you. Now I know, I lost you a long time ago... City of strangers Out of danger. In your arms I was half awake, half a sleep. Grab a hold of what I've got. Regretting all that I am not. I couldn't be the one standing by your side. If it was all a mistake Then I guess we are both to blame. Now I know. I lost you a long time ago... [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]



D’un rire tonitruant et enfantin - semblable à celui d’un petit lutin, j’attrapais maladroitement le paquet de mouchoirs que mon amant m’offrait. Et après en avoir extirpé le premier, je passais ledit morceau de papier laiteux contre ma bouche et mes joues violacées. Le pauvre mouchoir, désormais complètement tâché, à cause de moi, s’en retrouvait souillé et condamné à passer le restant de son existence au fin fond d’une poubelle sale. Ignorant tout du destin tragique quel je venais d’infliger à ce pauvre petit morceau de douceur blanchâtre, je me contentais de le jeter et de profiter de cette vie merveilleuse qui me tendait les bras. « Merci, pour le mouchoir ! Mais... ce barbouillage avait été fait exprès, car je pensais que tu aimais les bisous au sucre et à la myrtille ! » Lançais-je, taquin et ironique, tout en riant de bon cœur face à mes bêtises d’enfant. Bien sûr, rien de tout ce sketch puéril n’avait été prémédité ! En réalité, je tentais juste de justifier maladroitement ma maladresse – oui, c’était bien une maladresse justifiée maladroitement -, même si c’était là une tentative fort vaine. De toute manière, mon prince charmant ne semblait pas être dérouté ou exaspéré par mon côté boulet, puisque, depuis le temps, il devait s’être accoutumé à mes nombreuses gaffes. Quoi qu’il en fût réellement, je stoppais bientôt notre balade romantique, avec une petite idée derrière la tête. Tout sourire, je m’approchais alors de ses lèvres... et ne tardais pas à y déposer tendrement les miennes. Fermant les yeux, je m’abandonnais corps et âme à ce baiser qui transcendait tout mon être, au point que sentais de nouvelles pulsations parcourir mes veines enflammées. La tête dans les étoiles, le cœur s’envolant vers le bonheur, les pieds ne touchant plus terre... j’étais tout bonnement au septième ciel et au paroxysme de l’euphorie. « Après avoir mis ma théorie en pratique, j’en conclus formellement que la myrtille n’est pas forcément nécessaire pour obtenir un doux baiser ! » M’exclamais-je, une fois notre baiser terminé, d’un faux air de savant-chimiste. Laissant un énième petit rire fendre mon visage d’enfant, je reprenais fermement la main de mon doudou dans la mienne, tout en entremêlant inlassablement mes doigts aux siens. Ah, j’étais si bien, ainsi ! Néanmoins, la peinture fictive de ce parfait tableau de couple, que nous représentions, allait bientôt s’effriter, puisqu’elle venait d’être dangereusement attaquée par l’acide de la nouvelle proposition impromptue de mon ange. Nous comporter comme si nous étions amoureux ? Avec plaisir et de bon cœur ! De toute manière, c’était d’ores et déjà le cas pour moi ! Mais... puisque cette proposition n’était qu’une boutade qui avait pour seul objectif de faire marrer Drake, je me retrouvais radicalement blessé au cœur, exactement comme si mon amant s’était amusé à le triturer de ses propres mains. Oui, sans le savoir et le vouloir, tu triturais mon cœur, Drake, comme s’il n’était qu’un vulgaire furoncle sur ton front ou un pauvre croissant pris au piège entre tes doigts. C’était douloureux, je te le garantis, mais je t’aimais encore davantage – à croire que j’étais définitivement maso de toi ! Enfin... bref, là n’était pas le sujet ! Revenons-en au sujet de base, veux-tu ? Je te rafraîchis la mémoire sous la forme d’un petit schéma : toi + moi = biglol. Ça te revient ? Bon. Reprenons, c’est parti ! Alors... Même si tu pouvais trouver l’hypothèse qu’on soit un couple super hilarante, Drake, je ne trouvais franchement pas que c’était drôle, moi, puisque j’aurais bien aimé que cette théorie devienne réalité. Mais vu comment c’était parti et combien tu prenais le sujet à la légère et à la rigolade, ce n’était certainement pas prêt de se produire... Vexé – oui, je l’étais, j’affichais une petite mine triste et acceptais néanmoins la proposition de mon chéri. Qu’aurais-je pu faire d’autre ? Lui dire que, de mon point de vue, tout ça n’était pas juste pour rire ? C’aurait sûrement été la bonne option, mais je n’avais clairement toujours pas le courage – ou plutôt les couilles – de lui avouer mes sentiments amoureux et de lui expliquer les raisons de mon comportement inhabituel. Alors, lâche, je me réfugiais derrière un tissu de mensonges, pour contrer les dernières interrogations de mon interlocuteur. « Quelle petite bouille ? C’est ma tête de tous les jours ! Et je ne suis pas... vexé. » Non, je ne suis pas vexé, je suis plutôt blessé et déçu, en réalité. Néanmoins, en dépit de ma tristesse et de ma déception, je faisais bonne figure et m’évertuais à sourire à la vie. Au final, ma peine n’était pas si grave que ça, puisque c’étaient juste mes sentiments qui se retrouvaient bafoués et réduits à l’état d’un gag. Comparé à notre crise de tout à l’heure, dans l’océan, tout cela était parfaitement encaissable ! Alors, tout en prenant sur moi-même, je faisais fi de ma tourmente et tentais, de ma voix douce et avenante, de rassurer mon compère. « Allez, arrête d’essayer de me psychanalyser ! Ne t’en fais pas, chouchou, tout va bien ! Et l’idée me plaît beaucoup ! » Mais elle plairait encore plus si ce n’était pas ‘juste pour rire’. Quoi qu’il en fût, malgré mon petit pincement au cœur, à cause du fait que Drake prenait tout ça à la rigolade, je faisais taire les petites voix qui parlaient doucement dans ma tête – celles qui me répétaient inlassablement que je l’aimais et que ces sentiments me tuaient - et me pliais au jeu. Tout guilleret, je serrais alors plus intensément sa main dans la mienne et agrandissais davantage mon sourire, pour accentuer le côté amoureux et utopique de ce foutu jeu de rôle. « Allez, mon chéri. Maintenant, allons jouer au couple parfait ! » Lançais-je, tout sourire, après m’être répété mentalement que je pouvais jouer le jeu, moi-aussi, si Drake le voulait tant. Malheureusement, même si c’étaient des plaisanteries et des faux-semblants destinés à amuser la galerie, cela ne me laisserait pas indifférent et toucherait énormément mon petit cœur amoureux... Oh... ce pauvre petit cœur qui n’attendait qu’à être aimé par cet homme merveilleux... et qui jouerait et apprécierait le jeu au point de croire dur comme fer à cette histoire d’amour fictive... et... qui finirait par se briser lorsque la comédie – qu’il aurait aimée éternelle, à défaut d’être réelle - prendrait fin... Putain, quel imbécile, ce cœur !

Malgré un échange quelque peu houleux avec la dénommée Tatiana, Drake et moi repartions de son stand avec la clé de notre jet-ski. Éreinté par le comportement de cette dernière et par la bataille cordiale que nous avions menée pour les beaux yeux de mon amant, je poussais un large soupir et savourais ma nouvelle proximité avec mon petit doudou. Ce dernier, qui n’était pas intervenu une seule fois durant mon échange chaotique avec la blondasse, reprenait enfin la parole, pour mon plus grand plaisir. Sa voix, pareille au chant mélodieux d’une sirène, était un délice pour mes oreilles, même avec ce timbre de surprise et d’hilarité. Oui, je nous étais dépeint en tant qu’époux, et je comprenais parfaitement que Drake puisse avoir été pris au dépourvu par ce fait, mais... c’avait été plus fort que moi. À vrai dire, contre toute attente, ce jeu avait été, pour moi, le moyen d’exprimer mes souhaits les plus sincères. Mariés, oh que oui, j’en rêvais ! « Oui, mariés... Excuse-moi, c’était peut-être pousser le ‘jeu’ un peu trop loin. » Marmonnais-je, désolé, et déstabilisé par mon implication trop forte dans ce jeu de rôle. Gêné, je ne tardais pas à fuir le regard de l’homme que j’aimais, même si je continuais toujours de tenir fermement et précieusement sa main dans la mienne. Néanmoins, cela ne durait qu’un instant, car je ne tardais pas à revenir sur le sujet de Tatiana et à demander à mon amant ce qu’il avait pensé de cette pétasse à qui j’aurais bien crevé les yeux. Surpris par ma question, Drake se retournait et reluquait une dernière fois cette morue, pour mon plus grand dam. Heureusement, ce supplice fut de courte durée, et mon amant me confiait derechef sa réponse. Bof ? Pas son genre ? Sérieusement ?! Ce type de grognasse était typiquement le genre de tout le monde ! « Pas ton genre ? Tu rigoles ?! Je suis sûr que cette fille doit même être le genre d’Elton John ! » M’exclamais-je, en riant, avant d’être coupé dans mon hilarité par mon amant qui m’informait, juste avant de déposer ses lèvres contre les miennes, qu’il me préférait à cette bombe humaine. Après lui avoir rendu tendrement son baiser, un petit sourire sincère s’affichait sur mes lèvres, tandis que mon cœur amoureux continuait de battre à tout rompre, dans ma poitrine. « Mais... c’est que t’es vraiment adorable, tu sais ? Merci ! Et moi aussi, je te préfère... » À qui ? À quoi ? L’aveu resterait cependant en suspens, puisque la réponse, limpide et inavouable, était que je le préférais à tout du reste du monde. Quoi qu’il en fût de l’état de mes sentiments, je ne tardais pas à décoller mes lèvres de celles de Drake, afin de mieux pouvoir plonger mon regard au plus profond de ses yeux émeraude. Là, noyé dans l’océan merveilleux de son regard, je lui faisais part de ma culpabilité au sujet de mon horrible comportement démoniaque envers Tatiana. J’avoue que je m’étais légèrement laissé dépasser par mes sentiments... et que ça avait failli déclencher une troisième guerre mondiale. Mais.... moi ? Jaloux ? Jamais ! ...Et merde. Si, bien sûr que si ! Je crevais même de jalousie à chaque fois que quelqu’un d’autre posait ses yeux sur mon doudou. Était-ce au point d’être maladif ? Quand on en arrivait à ce point à aimer quelqu’un, la réponse ne pouvait être que positive... Mais puisque Drake semblait trouver cela adorable, était-ce mal pour autant ? Je n’en avais pas la moindre idée. Malheureusement, toutes ces questions existentielles et intériorisées resteraient sans la moindre réponse. « Je ne suis pas vraiment jaloux... c’est juste que... je... enfin... tu vois... oui... voila... quoi... je... c’est... » C’est parce que je t’aime, bordel de merde ! « Enfin... oui... j’y suis peut-être un tout petit peu... car je n’ai pas envie qu’on me prive de toi ou que quelqu’un se mette en travers de ‘nous’, c’est tout... » Finissais-je par avouer, après une entrée en matière bourrée de bégaiements et de maladresse, à défaut de pouvoir prononcer les sept lettres magiques. À nouveau, légèrement gêné par mon aveu plus qu’explicite, et n’osant pas croiser le regard de mon amant, je baissais les yeux en direction de l’étendue d’or sablée. Néanmoins, voulant à tout prix ne pas m’enliser dans un climat sous-tension, je reprenais bientôt la parole, histoire de relancer la conversation. « Mais dis-donc, au fait, pour quelqu’un qui voulait tant ‘jouer’, tu t’es montré plutôt frileux et n’as pas beaucoup participé à la comédie ! » Remarquais-je, légèrement taquin, en esquissant un petit sourire complice. « T’aurais-je trop déstabilisé par nos noces fictives ? Ou est-ce cette guerre pour tes beaux yeux qui t’a effrayé ? » Demandais-je, joueur, tout en étant impatient d’entendre la réponse que me donnerait mon mari d’un jour – un jour, un seul petit jour, malheureusement... Quoi qu’il puisse advenir à ce sujet, Drake et moi arrivons bientôt jusque sur le parking qui abritait plusieurs bolides. Une fois près du nôtre, j’insérais la clé sur le contact et laissais à mon amant le soin de le conduire en premier. Grâce au ciel, il acceptait et, alors que nous n’en avions plus vraiment besoin – puisque nous étions seuls, nous poursuivions malgré-tout notre petit ‘jeu de couple’, pour mon plus grand bonheur. Aimant trop me comporter en petit-ami avec Drake, j’étais à deux doigts de lui demander de ne jamais plus arrêter ce ‘jeu’, qu’il devienne notre quotidien, ma vie. Cependant, lorsque mon époux éphémère mettait en route l’engin, je fus coupé dans mon élan et renonçais à cet aveu. Dommage... ça serait peut-être pour plus tard, lorsque j’aurais plus de courage... Quoi qu’il en fût, je ne tardais pas à grimper sur le jet-ski, juste derrière mon amant, avant de nouer mes bras à son bas-ventre. « Je m’accroche aussi fort que je... » ...t’aime « ...le peux, bébé cœur, c’est promis ! » Et une fois cette promesse faite à mon amour, nous embarquions tous deux sur les flots salés de l’océan. Tel un éclair traversant un ciel orageux, le bruyant jet-ski fendait la mer et les vagues en deux, à une vitesse si impressionnante qu’elle était pareille à celle d’un grand huit. Savourant le vent marin qui venait fouetter mon visage avec intensité, je ne remarquais même pas les quelques maladresses de conduite de mon mari fictif. Profitant uniquement de l’instant présent et de cette balade bruyante, je fermais les yeux et me collais davantage contre celui qui faisait battre mon cœur. Je restais ainsi, blotti contre lui, jusqu’à ce qu’il m’invite à échanger les rôles et à prendre la place du conducteur. « J’ai adoré la balade... mais ça risque d’être un vrai désastre si c’est moi qui prend les commandes... » Prévenais-je, anxieux, tout en m’exécutant néanmoins. Une fois les rôles échangés, j’imitais les gestes que Drake avait eus et déposais ses mains au niveau de mes hanches. « Accroche-toi bien, mon cœur. » Soufflais-je, en référence à ses propres paroles, d’une voix amoureuse et douce comme une légère brise d’été. Ni une ni deux, une fois mon petit-ami d’un jour accroché à moi, je mettais en route l’engin et nous filons, tous deux, à travers le vent et les vagues. « Woohooo ! » M’exclamais-je, surexcité, insouciant et heureux, à l’image d’un Jack Dawson victorieux au bout de la proue du Titanic. Malheureusement, lui et moi n’allions pas tarder à avoir un destin similaire, puisque, quelques secondes plus tard, et après être rentré en collision avec une vague impressionnante, le jet-ski se retournait et ‘nous’ nous retrouvions projetés dans l’océan. Après cette petite péripétie, je ressortais la tête de sous l’eau et me précipitais directement auprès de Drake, qui se trouvait à flotter à quelques mètres de moi. Une fois parvenu à sa hauteur, je me réfugiais instinctivement et naturellement dans son bras, comme si c’était une évidence. Néanmoins, paniqué, je rompais rapidement cette étreinte et inspectais bientôt la tête, les bras, le torse, et toutes les autres parties du corps de Drake, afin de m’assurer qu’il était indemne. « Oh merde, Doudou, ça va ?! Tu n’es pas blessé ?! » Apple, il est seulement tombé dans l’eau, calme-toi ! Tout en souriant tendrement, je me déstressais et passais délicatement l’une de mes mains dans ses cheveux. Ouf, mon précieux allait bien ! (Hey, t’as vu, j’ai réussi à caser une référence que tu peux saisir ! Vive Gollum !) « Je suis décidément le plus mauvais conducteur de jet-ski du monde ! Tu devrais peut-être reprendre le volant pour nous ramener sur la terre ferme ! » Lançais-je, en laissant un petit rire moqueur sortir de mes lèvres. Tout en prenant légèrement appui sur Drake, je tournais la tête dans le but de localiser l’épave de notre jet-ski. Le pauvre malheureux se tenait désormais à une trentaine de seconde de nage de nous. Et malgré l’intensité de la vague et mes appréhensions, il se tenait toujours debout, fier comme coq. Laissant un rire niais fendre mes lèvres, j’invitais Drake à nager jusqu’à lui et à grimper sur lui – bien sûr, je m’installais à l’arrière. « Et si on prenait une chambre d’hôtel, pour ce soir ? Je n’ai pas envie de retourner à Wellington tout de suite... Je suis bien, là, avec toi, et j’aimerais bien qu’on reste encore un peu... » Proposais-je, d’une voix suintant l’amour, une fois tous les deux installés sur le bolide du diable. Tout en attendant maintenant que Drake remette l’engin en route, pour que nous puissions repartir à bon port, je regardais le soleil briller de tous ses éclats. C’était si beau et merveilleux... mais... puisque cette boule de feu ne faisait pas s’accélérer les battements de mon cœur, je redirigeais aussitôt mon regard vers Drake, mon amour, ma merveille, mon véritable soleil et... mon monde. Et là, instantanément, dès que mes yeux retrouvèrent les siens, je comprenais maintenant pourquoi j’étais sur terre : eh oui... si Dieu m’avait donné la vie, c’était uniquement pour aimer et chérir infiniment l’un de ses anges, jusqu’à la fin des temps...

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MessageSujet: Re: A Long Time Ago + Pancake. Dim 30 Avr - 21:01

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Apple & Drake


Baiser-sucré-myrtille, il n’y avait rien de tel. Après avoir goûté à un délice comme celui-ci, il était difficile de se satisfaire d’un baiser standard — pourtant, Drake était sûr qu’Apple relèverait ce défi haut la main, comme il le faisait toujours. Se détachant de ses lèvres au goût encore plus sucré que d’habitude, il sourit à sa petite conclusion. De toute manière, peu importait si ce baiser fut à la myrtille, au chocolat, à la groseille ou à rien du tout, il serait toujours le plus beau qui soit, le seul à pouvoir faire battre son cœur comme il le faisait battre. D’un rythme effréné et transi d’amour, qui criait ‘je t’aime’ à chacun de ses battements. Comment faisaient-ils pour ne pas l’entendre, même de l’extérieur ? Il hurlait plus fort à chaque seconde qui passait, ne s’arrêtant jamais, ne baissant jamais le volume. Et pourtant sa mélodie était toujours aussi belle, jamais lassante, jamais assourdissante, jamais ennuyante. Toujours aussi belle. Toujours aussi belle, même lorsque Drake commettait la très stupide erreur de proposer à son amour de faire semblant d’être un couple. C’était ridicule, d’ajouter ces trois petits mots ensuite. ‘Juste pour rire’. Comme s’il avait envie de rire avec ça, comme s’il arrivait à prendre à la légère la chanson de son cœur. Et Apple ne semblait pas tellement réjoui non plus à l’idée de prendre tout ça à la rigolade, bien qu’il veuille prétendre le contraire. Mais le mensonge ne prenait pas avec Drake, qui savait très bien lorsque son petit ange était vexé ou non. « Admettons, alors. Tu ne sais pas mentir, Apple. », ajouta-t-il en souriant légèrement. C’était plutôt une qualité, en soit, d’être si honnête qu’on ne puisse rien cacher. Enfin, ça pouvait se révéler embêtant dans certaines situations. La question n’étant pas là, il laissa le sujet de côté pour en revenir à la petite bouille que faisait son amant. Bien sûr que c’était sa tête de quand il était vexé. Mais il n’allait pas l’admettre, ç’aurait été trop facile. Drake essaya de le faire avouer, mais, prenant rapidement compte que c’était inutile, décida de laisser tomber, comme son interlocuteur le lui suggérait. Il avait raison, ça ne servait à rien de chercher à analyser son comportement. Attrapant de nouveau sa main, il se contenta de sourire à sa remarque, sans dire un mot de plus. Oups, il avait l’impression d’avoir un peu gaffé, bien que son petit ange souhaite prétendre le contraire. Peut-être s’était-il trompé depuis le début ? Peut-être qu’Apple ne souhaitait pas entendre parler de ‘couple’ ? Ça l’étonnait un peu, mais maintenant il avait définitivement retenu la leçon, et ne ferait pas deux fois la même erreur.

Pendant cinq minutes la plage se transforma en ring de boxe, où s’affrontaient Apple et une jeune femme répondant au nom de Tatiana — selon son badge. L’échange fut plutôt orageux, et Drake n’osa pas y prendre part. De toute manière, son amant se débrouillait très bien sans lui ! Était-ce la jalousie qui avait animé sa langue ? Ou simplement une envie de jouer à fond le jeu qui semblait, pourtant, quelques instants plus tôt lui déplaire ? Il ne parvenait pas à mettre le doigt dessus, mais quelque chose lui disait qu’il n’était pas loin de la réponse. Pourquoi sinon aurait-il prétendu qu’ils étaient mariés ? Oh oui, mariés. Ça lui rappelait étrangement une certaine discussion qu’ils avaient eu un certain matin… « Non, non, t’inquiète… Je ne m’y attendais juste pas… », bredouilla-t-il pour rassurer sa petite pomme chérie. Bien sûr que non, ça ne le dérangeait pas, de les voir mariés… La question suivante de son amant le sortit de ses pensées. Question piège, oui, c’en avait tout l’air. Est-ce que Tatiana était à son goût ? Clairement pas, lorsqu’il faisait des allers-retours entre elle et Apple. Ce dernier éclata de rire lorsqu’il lui en fit la remarque, et Drake le regarda, sans comprendre. « Merci pour la comparaison, j’apprécie. », sourit-il dans un premier temps, ironique. « Je t’assure, elle n’est pas... » Pas quoi, au juste ? Ne sachant pas lui-même ce qu’il allait ajouter, il coupa court à toute réflexion possible en déposant un petit baiser sur les lèvres de son amant. Au moins, les choses étaient claires : ils se préféraient mutuellement face à cette bombe. « J’avais cru comprendre, oui... », le taquina-t-il, se rappelant la manière dont il l’avait regardé, et surtout comment il lui avait parlé. Ce qui était sûr, c’est qu’il avait connu son petit ange plus aimable ! Enfin, c’était passé maintenant, et ça ne servait à rien de parler encore de cette échange… enfin si, un peu, quand même, juste pour savoir si Apple était bel et bien jaloux. Apparemment oui, même s’il avait caché l’évidence même de cette réponse derrière des balbutions adorables. « Ne t’en fais pas, personne ne se mettra en travers de ‘nous’, et encore moins quelqu’un comme elle. Promis. » Serment solennel que voici, et pourtant il tenait réellement à que ce qu’il venait de dire fût toujours vrai, indéfiniment et pour toujours. Le sérieux de la situation fut bien vite balayé par la remarque d’Apple, qui le fit autant sourire que réfléchir. C’était vrai, il n’avait pas prononcé un mot durant cet échange. La raison… il l’ignorait. « Tu n’avais pas vraiment l’air d’avoir besoin d’aide. », répondit-il finalement, du même ton malicieux. Tandis qu’ils parlaient, ils étaient parvenus jusqu’au parking où étaient méthodiquement rangés les jet-ski. Le leur, le numéro six, fut rapide à repérer et ils ne tardèrent pas à y insérer leur clé. Drake prit le premier les commandes, comme le lui demandait son petit chat ; après être tous deux montés, il lui recommanda de bien s’accrocher. N’ayant jamais piloté de jet-ski, il n’était pas du tout sûr du résultat, alors mieux valait être prudent. Un, deux, la clé fut tournée. Et le moteur se mit en marche, dans un bruit assourdissant, couvrant celui des vagues qui venaient s’abattre sur le rivage. Le véhicule fila, perçant les flots à une vitesse incroyable, même si Drake n’osa jamais mettre les pleins gaz. Le vent était plus impitoyable que jamais, il vous fouettait sans relâche de ses relents salés, mais c’en devenait presque agréable tant ça s’accordait bien avec l’expérience digne d’Indiana Jones qu’ils étaient en train de vivre — même si l’archéologue s’en serait sûrement bien mieux sorti que lui en matière de pilotage. C’était assez catastrophique. Laissant maintenant la place de conducteur à Apple, il rit à sa mise en garde. « C’est pas grave, faut que tu essaies quand même ! », le rassura-t-il. Le principal était de s’amuser, tant pis s’ils tombaient une ou deux fois à l’eau. Suivant ses instructions, il s’agrippa bien à lui, avant que son amant ne remette le moteur en marche. Nouvelles minutes de liberté dans le bruyant grondement de l’engin ; liberté de courte durée, jusqu’à ce qu’une vague les heurte de plein fouet, faisant se renverser l’appareil. Ils se retrouvèrent à la mer, expédiés à quelques mètres du jet-ski qui continua sa course plusieurs secondes. Remontant rapidement à la surface, Drake éclata de rire tout seul, tout en se frottant les yeux pour évacuer le sel. Son amant ne tarda pas à le rejoindre, nageant comme un petit poisson — plutôt comme un petit poulpe tout mignon — et il l’accueillit aussitôt dans ses bras. « C’est pas un petit plongeon qui me fait peur, trésor. », répondit-il, tandis qu’Apple l’inspectait de pied en cap. Il avait l’air d’aller très bien, lui aussi. « Tu sais que tu ressembles à un petit poulpe quand tu nages ? C’est trop chou. » Il sourit, fin résolu à garder ce surnom de côté. Acceptant la demande de son amant, ils regagnèrent le jet-ski, et il monta à l’avant pour les reconduire jusqu’au ‘parking’. Avant de démarrer la machine, il écouta ce que lui proposait son petit poulpe adoré — le surnom était définitivement attribué —, et en fut réjoui d’avance. Lui non plus n’avait pas envie de se séparer de lui tout de suite, et encore moins de regagner la route grise vers Wellington. « Très bonne idée, je n’ai pas envie de rentrer non plus… Et puis, tu me dois une récompense, rappelle-toi. », ajouta-t-il avec un petit sourire qui en disait long.




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