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  ❝i got none, if i ain't got you.❞ Ϟ brewkins.

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MessageSujet: ❝i got none, if i ain't got you.❞ Ϟ brewkins. Mer 5 Avr - 22:41

i got none, if i ain't got you.

La mécanique, c'était ce que tu savais le mieux maîtriser. En plus de cette chasse d'adrénaline dans des courses automobiles effrénées, de ton devoir de père, l'unique pratique qui te permettait de te recentrer avec toi-même et de te permettre de ne penser à rien d'autre, c'était bien de mettre les mains dans le cambouis. Cette nature présente depuis ton enfance, l'une des rares racines que tu gardais encore, c'était avec fierté que tu en avais fait ton métier. Même si ton père n'était pas un modèle d'excellence en matière d'éducation, tu le remerciais quand même de t'avoir transmis ce goût. T'étais pas un grand étudiant dans l'âme, à avoir réussi de brillantes études, ce qui faisait que c'était ta passion seule qui te maintenait en vie. Pour toi, c'était cela, la conception de la liberté. Vivre de ce que tu aimes, sans contraintes, et le fait d'être ton propre patron te permettait en plus de renforcer de plus belle cette maxime si chère à ta vie. Tu n'avais jamais aimé suivre les directives d'un supérieur hiérarchique, ton éducation ne l'ayant d'ailleurs pas vraiment permis avec un père qui ne te suivait pas, ne pensant égoïstement qu'à lui. Toi tu préférais les donner, un peu comme une compensation de ce que tu n'avais jamais eu. Cette manière de faire te complétait en plus que ton affaire semblait plutôt bien marcher en ce moment. L'ambiance familiale de l'entreprise semblait faire son effet et tu arrivais depuis peu à fidéliser des clients, ce qui était loin de te laisser indifférent. Au moins, dans l'instant présent, il y avait bien au moins une chose qui semblait marcher en ce moment. L'ambiance familiale de l'entreprise semblait faire son effet et tu arrivais depuis peu à fidéliser des clients, ce qui était loin de te laisser indifférent. Au moins, dans l'instant présent, il y avait bien au moins une chose qui semblait marcher en ce moment, parce que qu'il fallait bien avouer, les derniers mois n'ont pas été bien simples émotionnellement parlant. Et tout cela pour une unique raison que tu taisais particulièrement mais que l'on avait parfois pu lire sur ton visage : tu avais le coeur en pièces. Une Julia qui semble heureuse alors que tu es dans ton coin en train d'en souffrir comme un con. Heureuse, amoureuse et en plus, tu avais récemment appris qu'elle avait démarré une carrière de chanteuse, ce qui ne te surprenait pas tellement, puisque que tu savais qu'elle écrivait, mais tu ne t'étais pas attendu pourtant à ce que tout cela aille si vite pour elle, car malgré tes tentatives de la recontacter dans un élan désespéré, tu n'avais obtenu aucune réponse. Trop occupée, et toi trop fier pour te démener, tu avais essayé d'occulter tout cela, lui laissant du leste et te concentrant sur ton boulot pour ne pas non plus souffrir. Tout cela avait alors fait que vous vous n'étiez pas parlé depuis de longs mois, depuis la guerre froide de Noël.

Il est tard. Tu termines des papiers administratifs et la rédaction de devis alors que tu es seul dans ton garage depuis une bonne paire d'heures. Les machines à l'arrêt, l'obscurité reine alors que l'éclat lumineux jaillissait seulement de ta pièce, ton regard concentré suivait le rythme presque frénétique de ton stylo lancé en pleine rédaction. Voilà encore un soir où tu avais décidé de faire la fermeture, n'ayant pas enve de te morfondre et d'avoir encore des nouvelles de Julia dans les médias, car tu savais pertinemment que cela allait obscurcir ton humeur quelque part. Non pas que cela était directement de sa faute, tu n'y pouvais rien si elle te manquait et que cela te bouffait qu'elle soit en couple avec quelqu'un d'autre. Bordel, qu'est-ce que t'avais eu mal quand tu l'as su ... C'était certain, t'avais pas digéré même si cela faisait un moment, qu'il pouvait y avoir prescription. Mais bordel, tu l'aimais, c'était plus fort que toi ... Et elle s'épanouit avec sa fibre artistique alors que sans réellement le savoir, toi dans ton coin, tu en crèves. Et voilà que tu y repenses encore, tu fais voler ton stylo avec impulsivité à l'autre bout de la pièce alors que tu te maudis de nouveau de penser à elle. Plus concentré, frénétique, il n'était plus possible pour toi de te remettre au boulot, ni même te glisser sous une voiture, car sans ta maîtrise et ton sang-froid, tu risquerais ben de faire bêtement des erreurs. Et lorsque ton regard assombrit ralentit sa course sur l'horloge, tu vis qu'il était de toute façon bientôt l'heure de fermer. Tant mieux, tu n'en pourrais rapidement plus de rester encore ici. Il fallait que tu prennes l'air. Tu pris le temps de ranger ton bureau tout de même avant de fermer la porte de ton bureau derrière toi. Traversant l'atelier en mettant le vieux manteau en cuir bleu sombre de ton père sur les épaules, tu t'approches de la sortie d'un pas presque lourd, trahissant ta vive émotion.

Dans ces moments-là, tu déchargeais en prenant les commandes de ta fidèle Camaro noire pour ne faire qu'un avec la vitesse à l'extérieur de Wellington. Conduire, faire grimper ton compteur et agir sportivement, il ne fallait pas croire, c'était un exhutoire que seuls les pilotes chevronnées tels que toi pouvait comprendre. Tu avais été loin d'imaginer que les autoroutes de l'île étaient parfaites en tant que terrain de jeu, presque aussi bien que les pistes sauvages de la terre américaine. Cela allait sans doute te faire du bien ce soir, de laisser ta conduite sportive prendre le pas sur ta négativité. Sortant la clé de ta sportive de ta poche, tu la dévérouillas avant de lever ta main pour attraper l'imposant rideau de fer de ton garage. Mais à tes côtés, tu n'avais pas fait attention qu'une ombre s'était approchée de toi comme pour venir à ta rencontre. Et tu la reconnus bien vite, de ces deux grands yeux bleus si importants pour les tiens. Celle qui te consume sans le savoir, sans doute sans le vouloir. Et la voilà qu'elle revenait alors que tu pensais justement à elle et que tu voulais faire passer cette frénésie ... Le destin s'amusait-il décidément à s'acharner contre toi ? La détaillant un instant, tu ne peux t'empêcher de laisser s'échapper un soupir d'exaspération envers ton mauvais karma, ne pouvant ignorer la présence de celle qui t'avait ravi ton coeur de la plus douloureuse des manières. « julia ... » soufflas-tu simplement, en guise de bonsoir. Son air étonné te fit rapidement comprendre qu'elle ne s'attendait pas réellement à te trouver là ce soir, ce qui était un peu incohérent vu que tu étais le patron de ces lieux. Et si ce n'était pas toi qu'elle venait voir, eh bien il n'y avait qu'une seule autre personne qu'elle était susceptible d'attendre. « je suppose que tu attendais killian ...? il ne t'a peut-être pas prévenu mais j'ai pris son tour de fermeture ce soir ... » Sur ces mots, tu fermes la grille en faisant tout de même attention à ne pas risquer de blesser Julia à côté de toi. Tu sentais une certaine pointe de malaise s'installer alors que tu la fixais d'un air soucieux et quelque peu gêné ... Votre situation était loin d'être évidente, et c'était sans doute ce qui la rendait si unique ... Si importante. Parce que même si tout semblait vous séparer, il y avait toujours un chic pour que vos routes se recroisent, sans explication que tu ne comprennes réellement.


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MessageSujet: Re: ❝i got none, if i ain't got you.❞ Ϟ brewkins. Sam 8 Avr - 21:45


 

 
 


« I got none, if i ain't got you. »
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Tout n’allait pas aussi bien qu’on pouvait le croire, pour Julia. A première vue, elle était censée vivre un véritable rêve en ce moment. Après avoir eu si peur, si longtemps, elle avait enfin trouvé le courage de se lancer dans la musique. A vrai dire, elle le devait en partie à son meilleur ami, sans lequel elle serait sans doute toujours en train de chanter uniquement lorsqu’elle se croyait à l’abri de toutes les oreilles indiscrètes. Si son talent était inné, elle avait dû faire preuve d’une patience considérable pour le développer. Il lui avait fallu presque un an pour apprendre à dépasser ses peurs. Une année pendant laquelle Loï ne l’avait jamais lâchée, lui apprenant à gérer ses craintes et les affronter mais aussi à perfectionner sa technique vocale. Et, finalement, grâce au jeune homme, elle avait pu rencontrer les dirigeants d’une maison de disques qu’elle avait pu convaincre grâce à sa chanson. Sa première chanson. Celle qu’elle avait écrite pour Hades. Hades… C’est fou combien certaines personnes nous sont inéluctables. Elle avait composé Déjà vu durant cette nuit qu’elle avait passé chez lui, cette nuit où elle avait voulu veiller sur lui. Il ne le savait pas mais, en quelque sorte, elle lui devait son succès. Et c’était étrange, c’était troublant, de se dire qu’à chacune de ses représentations face à des centaines de personnes, c’était à lui qu’elle s’adressait. Lui qui n’était pas là. Elle ne l’avait pas revu depuis des jours, des semaines, des mois. Depuis Noël, en fait. Suite à la proposition de Killian, la belle brune n’avait pas hésité une seconde pour l’inviter à passer les fêtes avec les siens. Seulement, à cette occasion, le ténébreux s’était avéré froid avec elle, distant. Une distance qui, sans qu’elle ne soit capable de se l’avouer à l’époque, lui avait fait mal. Depuis, ils n’avaient pas eu beaucoup de contacts. Aucun, en réalité. Ces derniers mois avaient été extrêmement mouvementés dans la vie de Julia. Elle avait eu l’occasion de faire sa première tournée. Un moment intense, merveilleux, fort en émotions. Mais aussi éreintant, parfois compliqué, et initiatique… Là-bas, loin de ses proches et ses repères, la jeune femme s’était essayée pour la première fois à la drogue. La vraie, la pure, la dure. La cocaïne, qui lui avait donné la force de maintenir son énergie, celle de dépasser son manque d’assurance aussi, face à ce monde encore si nouveau pour elle. Aujourd’hui, à Wellington, elle évitait de s’y accoutumer. Mais l’arrivée récente de son ancien beau-père dans sa vie l’avait poussée une première fois, puis une deuxième, à consommer à nouveau cette substance. Elle essayait de surmonter cette épreuve, notamment avec sa mère, Julia. Mais, quand elle pensait à lui, elle prenait conscience que l’adolescente apeurée dont il avait abusé durant des années n’était pas si loin. Sa situation était difficile parce qu’au fond, elle avait l’impression d’avoir un poids bien trop lourd à porter sur ses frêles épaules. Mais elle devait continuer à se battre, pourtant. Et à sourire. Elle le devait, parce que les gens comptaient sur elle. Sa mère comptait sur elle. Toute son équipe comptait sur elle. La pression qu’elle ressentait se faisait de plus en plus intense, d’autant plus qu’elle n’avait plus de réelle échappatoire. Elle s’était séparée d’Alexia, avec le sentiment en elle que c’était la chose à faire. Et elle le pensait toujours. Mais elle ressentait aussi le manque de ses proches, de plus en plus. Elle n’avait pas beaucoup de temps pour elle, et eux non plus. La triste routine du quotidien. Tout le monde avait sa vie à gérer, elle la première. Alors elle n’en tenait pas rigueur à quiconque même si, c’était certain, elle ressentait peu à peu cet éloignement avec ceux qu’elle aimait. C’était pour cette raison, d’ailleurs, qu’elle se retrouvait ce soir à marcher en direction du travail de Killian. Elle sortait d’une séance photos qui lui avait paru interminable mais qui, par chance, s’était déroulée près du Brewster Motors, le garage où travaillait son grand frère. Accessoirement, le garage de Hades. Elle savait que Killian était de fermeture ce soir-là, alors elle avait eu l’idée de passer le voir, et peut-être dîner avec lui s’il était disponible. Ce qui n’était pas certain, car elle n’avait pas pris la peine de le prévenir. Peut-être qu’elle aurait dû, en fin de compte. Parce que lorsqu’elle arriva devant les lieux, elle ne se retrouva pas face à lui mais Hades. Quand son regard croisa la silhouette familière du gardien des enfers, la jolie brune sentit un certain trouble l’envahir. C’était fou l’effet qu’il lui faisait, Hades. Depuis la première fois, depuis le premier jour. Il était la seule personne qui parvenait à la déstabiliser comme ça, par sa simple présence. Peut-être parce qu’elle n’avait jamais su le cerner complètement. Il dégageait une part de mystère qu’elle n’avait jamais réussi à percer totalement. Il y avait toujours cette partie de lui qui lui était cachée. Elle ne comptait pas le nombre de fois où elle avait rêvé de lire dans ses pensées. Pendant un instant, elle le contempla, sans bouger, encore un peu surprise par sa présence alors qu’elle croyait avoir affaire à son frangin. Il était inutile de préciser que la légèreté qu’elle ressentait en vue de sa rencontre avec Killian s’était dissipée, laissant apparaître des sentiments beaucoup plus incertains. Elle n’avait jamais su définir sa relation avec Hades, au fond, et encore moins ce qu’elle éprouvait pour lui. Ce n’était pas grand-chose et tout à la fois, c’était rien et tout en même temps. Comment un homme qu’elle n’avait pas vu durant plus d’un an, comment un homme qu’une fois encore, elle n’avait pas vu depuis des mois… Parvenait-il à avoir encore une telle emprise sur elle ? C’était insensé, c’était incompréhensible. C’était comme si, peu importe le temps, peu importe la distance, Hades Brewster aurait toujours cet ascendant sur elle. Comme si sa vie était liée à la sienne, comme si son âme était liée à la sienne. Ou peut-être était-ce elle qui se retrouvait en pleine confusion dans ses sentiments. Peut-être se posait-elle trop de questions, ou peut-être qu’elle ne s’en posait pas assez, au contraire. Mais, quoi qu’il en soit, ce n’était surement pas le moment d’y réfléchir. Il venait de remarquer sa présence. Et de soupirer. Hum… Elle sentit un petit nœud se former dans son ventre alors qu’elle se risquait tout de même à approcher de lui. – Bonsoir Hades. osa-t-elle avec un sourire discret alors qu’il murmurait simplement son prénom quant à lui. Alors qu’elle s’apprêtait à lui expliquer sa venue, il sembla lire dans ses pensées puisqu’il évoqua lui-même la raison de sa venue. En l’écoutant, la chanteuse comprenait mieux sa présence finalement. – Oh d’accord… Non, il ne me l’a pas dit mais je ne l’avais pas prévenu non plus que je passais… Je voulais juste lui faire un coucou. expliqua-t-elle en le regardant fermer la grille du garage. Elle était quelque peu mal à l’aise, ou disons hésitante sur la façon dont elle devait se comporter avec lui. Elle pouvait simplement le remercier et s’en aller mais… Elle n’en était pas capable. Elle n’avait jamais su être indifférente, face à lui. – Et toi alors, tu… Comment tu vas ? demanda-t-elle finalement avec un intérêt réel, alors que son regard bleuté croisait enfin le sien. Que leur rencontre soit due au hasard, ou même au destin, ce n’était peut-être pas si important en réalité. Ce qui l’était, c’était qu’ils étaient réunis, une nouvelle fois.

 


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MessageSujet: Re: ❝i got none, if i ain't got you.❞ Ϟ brewkins. Sam 8 Avr - 23:30

i got none, if i ain't got you.

C'était dur de la voir resurgir aussi brusquement. C'était dur de voir son si doux visage alors qu'il y avait quelques jours, tu avais absolument tout fait pour l'éviter, pour ne pas te rappeler de nouveau à quel point elle était si importante pour toi. Elle n'avait pourtant rien fait de mal, rien de répréhensible même si de par son bonheur, elle était indirectement responsable de toute ta souffrance. Mais il semblait que tu n'étais toi non plus pas assez fort pour braver cela, faire un trait définitif sur ta ténébreuse, parce que tu le savais aussi, l'impression régnait, que votre histoire n'était pas faite pour être simplement de passage. Elle ne l'était définitivement pas. Des filles étaient passées dans ta vie, des amitiés, des coucheries sans lendemain, mais seulement deux ont pu te faire soulever le cœur de cette manière ... Trish, et définitivement, Julia. Julia, cette boîte de Pandore qu'il ne fallait pas toucher, mais dont l'attrait te martyrisait un peu plus chaque jour. Une frustration, qui en venait pourtant à son comble ce soir. Une torture tout autant qu'au fond de toi, tu étais heureux de la voir, même aussi tu en avais gros sur le cœur. Tu avais tellement à lui dire, quelque chose de si gros que tu te surprenais encore quotidiennement de garder pour toi ... Parce qu'elle était en couple. Elle vivait maintenant sa vie avec Alexia. Cette situation avait de quoi rendre un homme complètement cinglé, tu ne comprenais pas encore comment tu ne l'étais pas devenu toi-même. Ou peut-être que tu l'étais en ce moment sans t'en rendre compte. Personne non plus te l'avait réellement dit, peut-être parce que tu n'agissais pas si mal finalement où que les gens étaient trop frileux pour te dire la vérité. T'en savais fichtre rien. Tu ne savais même pas ce que tu ressentais réellement au fait de la voir ainsi par surprise ... Si ce n'est que la perdition, devant tes sentiments si contradictoires. La surprise, la rancœur, la frustration ... Finalement, l'amour étouffé.

Elle ne se rendait pas compte de tout cela, Julia. Comme si elle avait la tête à cela avec tout ce qu'elle devait traverser en ce moment. Son couple, sa nouvelle carrière et même sa vie en général. Il fallait que tu passes au second plan même si t'avais un mal fou à l'accepter. Tu ne pouvais te permettre de lui rendre le mal alors qu'elle n'en n'avait absolument aucune idée. Tu ne pouvais pas non plus faire comme tout ceci n'existait pas, tu ne pouvais pas masquer ton mal-être alors que généralement tu te montrais dur et impassible à tes obstacles. C'était impossible pour un être aimant tel que toi de feindre que tu n'aimais pas. L'amour que tu portais à une personne était sans conteste cette plus grosse de tes faiblesses. Cet amour même qui te faisait perdre la tête, ou peut-être était-ce le fait que tu le taisais depuis si longtemps. En tout cas, rien de tout cela ne te laissait clairement dans l'indifférence. Alors, t'essaies d'anticiper, inconsciemment, tu donnes des réponses comme si tu pouvais écourter cette entrevue surprise ... Parce que tu savais que si tu dévoilais quoi que ce soit, t'allais sans doute faire une connerie ... Même si dans ta nature profonde tu ne te serais absolument pas gêné de tout lui dire, au contraire. La situation n'était absolument pas en ta faveur de toute manière. Lorsqu'elle te dit bonsoir, tu retrouvais la chaleur de sa voix qui avait une toute autre couleur maintenant qu'elle chantait officiellement. Peut-être était-elle plus affirmée, encore plus chaude que d'habitude, tu avais décidément une oreille pour le remarquer, et ce n'était absolument pas pour te déplaire. Et puis, une fois que tu lui avais évoqué le fait de l'absence de Killian, il semblait clair qu'elle n'en était pas au courant et elle le confirma. Levant légèrement les épaules, tu regrettas silencieusement le manque de communication entre leur famille mais au fond, tu étais content que cela se soit produit car quelque chose allait peut-être débloquer suite à votre retrouvaille ... Tu n'étais pas certain de finir la soirée avec cette même froide tension entre vous. « je lui ferais passer le message ... ou bien, tu reprends contact avec lui, c'est toi qu voit. ce n'est pas bien souvent que je prends ses gardes de toute manière, il a du juger que ce n'était pas bien important vu que c'est exceptionnel. » Tu essayais de combler le vide, ne pas trop montrer qu'en réalité tu bossais plus pour ne pas trop penser à elle. Le caractère exceptionnel, pour ne pas attirer l'attention. Et ce fut que quand elle te demanda comment tu allais, que tu vis une autre opportunité de brouiller un peu les pistes, même si ta voix, trop franche, démontrait un peu du contraire ... : « ça va, ça va ... le garage fonctionne bien, il y a du boulot et la communication progresse. voilà pourquoi des fois, je me gêne pas pour les heures supplémentaires, pour ne pas que le flot de boulot nous attire du retard ... » Même si en réalité, la vérité était toute autre. Ta vie était chaotique parce qu'elle n'était pas là, qu'a travers la force des choses elle t'était inaccessible, ta belle Julia. « et ... comment se porte l'artiste ? » Référence à son futur métier à elle aussi, vu que tu en avais forcément entendu parler, vu que tu l'avais secrètement suivie même s'il te coûtait. D'une main quelque peu tendue, tu faisais jouer tes phalanges sur le trousseau de clé de ta Camaro, ce qui ne te ressemblait pas forcément. Elle te rendait fou, elle te rendait vulnérable, Julia. Et il n'y avait qu'elle pour te rendre ainsi ... Comme en lumière de Trish qui en avait aussi ce pouvoir à l'époque.


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MessageSujet: Re: ❝i got none, if i ain't got you.❞ Ϟ brewkins. Dim 9 Avr - 17:33


 

 
 


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Elle avait toujours cette impression étrange quand elle se retrouvait face à Hades, cette impression que l’instant était important, primordial. Même un simple échange de quelques secondes n’avait rien d’anodin, lorsque c’était lui qui se trouvait face à elle. Il y avait toujours cette tension particulière, cette électricité dans l’air. Parfois, elle se demandait s’il la ressentait, lui aussi. Parfois encore, plus rarement, lui prenait l’envie de lui poser la question. Mais elle n’osait pas, Julia. Elle n’osait pas, parce qu’au fond, elle avait peur. Elle avait peur de perdre ce semblant d’équilibre, cette relation si fragile qu’ils avaient tous les deux. C’était étrange de se sentir si dépendant d’une personne qui n’est, au final, que si peu dans notre vie. Mais peut-être que ce ne sont pas les personnes que l’on côtoie le plus qui sont les plus importantes. Peut-être que ce sont, au contraire, celles que l’on ne voit pas mais qui sont toujours là, malgré tout. Ce sont ces liens-là, au fond, les plus immuables. Et ce sont ces liens-là, aussi, qui soulèvent le cœur comme aucun autre ne le fait. Trois ans, presque trois ans qu’elle le connaissait, Hades. Il y avait tant de monde qui était entré, et ressorti de sa vie, durant tout ce temps. La dernière personne en date étant celle qu’elle avait quittée quelques semaines plus tôt. Mais lui, pourtant, il était là. Il était toujours là. Et peut-être devrait-elle commencer à ouvrir les yeux sur les sentiments que sa simple présence pouvait provoquer en elle. Peut-être devrait-elle réaliser que les battements accélérés de son cœur, à cet instant précis où son regard croisait le sien, ils n’étaient pas là sans raison. Mais elle n’avait jamais su voir les évidences les plus extrêmes, Julia. Ses yeux refusaient bien trop souvent de voir ce que son cœur savait depuis longtemps. Elle était sans doute trop aérienne, trop lunaire, trop lointaine, pour ça. Avoir pris conscience que ce qu’elle ressentait pour Alexia n’était pas d’ordre amoureux, c’était déjà un pas en avant de sa part. Ce qu’elle éprouvait à l’égard de Hades prenait là toute son ampleur, mais encore fallait-il qu’elle s’en rende compte. Mais elle sentait ce trouble particulier la submerger sans tenter de l’expliquer, essayant plutôt de le contourner par cette conversation anodine. Surprise par l’absence de Killian, la jeune femme n’était toutefois pas mécontente de se retrouver face au meilleur ami de celui-ci. Cela lui faisait encore tout drôle de se dire que Hades avait un lien aussi fort avec son grand frère. Comme si, d’une manière ou d’une autre, leurs vies étaient entremêlées l’une à l’autre. D’un hochement de tête, elle signifia à son interlocuteur qu’elle l’écoutait attentivement. Le ténébreux était parvenu à la convaincre que ce changement d’emploi du temps n’avait rien d’important. Elle pensait même que c’était un service qu’il avait dû rendre à Killian plutôt que l’inverse. – Oui je vois. Je l’appellerais en rentrant, ce sera le plus simple. lui répondit-elle avec un léger sourire. Elle ne savait pas exactement quelle attitude adopter. Elle n’était pas la personne la plus rancunière qui soit, mais elle n’avait pas du tout oublié la froideur avec laquelle il s’était comporté la dernière fois qu’ils s’étaient vus. Les circonstances n’avaient pas été les mêmes, bien au contraire. Ils avaient été entourés par d’autres personnes, de sorte qu’il aurait été difficile pour eux d’avoir une véritable conversation. Peut-être que ce soir, c’était le moment. Mais, paradoxalement, Hades se montrait plus cordial avec elle. Il lui parlait, il parlait même beaucoup, comme pour combler un silence qui aurait certainement créé un malaise. Mais elle l’écoutait avec attention, avec un intérêt sincère. La vie du jeune homme, et celle de sa vie, lui avaient toujours importée. Un beau sourire apparut sur les lèvres de la petite brune en apprenant que le garage était un succès. Il le méritait tellement. – Je suis heureuse pour toi. Mais n’oublie pas de te reposer aussi, quand même. précisa-t-elle d’un ton doux, concerné. Etre père célibataire ne devait déjà pas être de tout repos. Mais être en plus à la tête d’une entreprise devait certainement demander un investissement conséquent. Lorsqu’il lui retourna sa question, ou plutôt lorsqu’il parla d’elle comme une artiste, la jeune femme esquissa un sourire alors qu’elle baissait les yeux au sol, comme légèrement intimidée. Si la musique était sa passion depuis longtemps, elle n’était pas encore totalement habituée au succès qui lui arrivait. Elle était encore si naïve, si loin de cet univers bien plus complexe qu’elle ne le croyait. –Je vais bien, ce que je vis, c’est inespéré. J’étais en tournée il y a quelques semaines, et tout s’est enchainé si vite que… Parfois, j’ai l’impression de vivre la vie d’une autre. avoua-t-elle alors que son regard se relevait vers lui. Elle vivait son rêve, et ça la rendait heureuse. Pourtant, ses paroles résonnaient quelque peu à double-sens malgré elle. Elle devait encore s’accoutumer à tout ce que le fait d’être chanteuse impliquait pour elle. Il n’était pas seulement question de chanter face à un public. Il y avait aussi tout le marketing autour, toute la publicité, toutes les séances photos et les interviews qui se multipliaient… Elle aimait chanter, se donner, vivre sur scène. Elle avait un peu plus de mal avec tout ce que cette soudaine carrière engendrait d’autre dans sa vie. Mais, à cet instant, elle était surtout intriguée par les paroles de Hades. Avait-il écouté l’une de ses chansons ? Se doutait-il que l’une d’elles lui venait directement de lui ? Surement que non. Elle hésita quelques secondes avant de céder finalement à sa curiosité et lui demander. – Alors tu as entendu l’un de mes morceaux ? Attendant sa réponse, elle passa sa main dans sa chevelure ébène dans un geste fébrile. Ils devaient être drôles à voir, tous les deux, aussi nerveux que le seraient des adolescents. Mais il y avait un passif si intense entre eux, bien plus qu’entre deux ados.

 


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MessageSujet: Re: ❝i got none, if i ain't got you.❞ Ϟ brewkins. Mar 25 Avr - 21:11

i got none, if i ain't got you.

Son regard, sa présence, sa prestance ... C'est fou comme tout ces petits détails qui font d'elle une personne, un être à part entière, tout cela t'avait cruellement manqué. Si le monde la découvrait en tant qu'artiste, la reconnaissait et l'aimait pour le talent qu'elle dégageait et le travail qu'elle fournissait, c'était une toute autre forme d'affection qui te prenait aux tripes à présent qu'elle se tenait à nouveau devant toi. Alors que tu faisais tout pour l'oublier, atténuer cette douleur sourde qui résonnait de la savoir loin de toi, elle revenait toujours, comme si elle savait ce que tu traversais ... comme si elle savait. Ce qui était clairement impossible vu que tu t'étais effacé, que tu avais décidé par fierté de ne rien lui dire, ce qui n'était pas non plus la meilleure des idées. Et malgré tous tes efforts pour la mettre de côté, te faire taire à jamais tes sentiments, voilà que le destin prend à nouveau la charge de votre relation, alors que la belle ne comptait pas le voir lui, mais bien son frère d'âme.

Au fond, tu aurais pu prendre la fuite, prétexter un rendez-vous où tout autre chose pour ne pas à avoir à lui faire face. Avec tous les ressentis qui te parcourraient, comme le désarroi, la fatigue de se battre, mais surtout de l'attirance que tu voulais à tout prix faire taire, cela aurait été la meilleure solution pour ne pas te mettre dans l'embarras. Mais si cela aurait été judicieux, cela n'était pas certain à tes yeux. Il y aurait bien fallu un moment où la glace devait être brisée, que les choses devaient être dites. D'ailleurs, cela avait été comme ça dès le début avec Julia, et même si quitter le pays de nouveau aurait été une solution radicale pour ne plus la croiser, t'aider à aller mieux, cela en aurait été hors de question, tu avais bien d'autres projets ici. Alors, tu n'avais d'autre choix que d'affronter, si on pouvait le dire vu que la douce face à toi était bien loin d'être une ennemie. A croire que le seul ennemi présent dans cette histoire, était tout simplement toi-même avec tes erreurs et ton passé qui ont fait que votre relation n'était plus vraiment au beau-fixe. Elle appellerait Killian à son retour chez elle, te confirma t'elle, avec un sourire. Tu lui répondis silencieusement avec un léger hochement de tête, ne manquant pas un petit instant d'admirer cette douceur sur son visage, avant de reprendre ton sérieux lorsqu'elle te dit alors de ne pas manquer de repos. « ne t'inquiètes pas. on est assez pour qu'on arrive à prendre du temps pour soi. » lui répondis-tu, même si clairement, tu passais du temps aussi à t'occuper de Jehan, et on sait généralement que d'être père célibataire était loin d'être une mince affaire, tu en étais loin de faire l'exception.

Et c'est parce que tu ne savais vraiment sur quel pied danser avec tes ressentis que tu lui avais alors demandé comment se passait sa toute nouvelle carrière. Comme si cela allait tempérer tout cela alors qu'au contraire, tu te montrais concerné, à son écoute, prêt à reprendre les liens ... Alors que c'était tout le contraire. Non pas que tu ne voulais plus la voir, sans doute était-ce parce que tu n'en étais pas encore prêt. Mais tu l'écoutais tout de même, patient et quand même concerné parce qu'elle traversait, même si ce n'était pas vraiment facile pour toi. Elle allait bien, que tout cela était arrivé tellement vite, sa tournée dont tu avais effectivement entendu parler, et le fait qu'elle avait l'impression de vivre la vie d'une autre personne. Un concept qui sonnait un peu bizarre à ton avis, parce que le talent venait de soi, et pas forcément d'une autre personne, mais tu pouvais bien sûr imaginer le fait que cela pouvait se montrer déroutant : « oui, je vois ce que tu veux dire. enfin, je suis de nature terre-à-terre, je crois plutôt qu'on réussit nos batailles parce qu'on en a les compétences, c'est peut-être inespéré pour toi, mais moi j'en dis que tu as bossé pour et que ton talent et ta détermination ont porté ses fruits. » Après, qu'elle soit d'accord ou pas avec toi, cela n'appartenait qu'à elle, mais tu étais silencieusement heureux qu'elle arrive à s'épanouir professionnellement de cette manière. Elle était libre de se donner dans le domaine qu'elle désirait, et c'était une notion que tu souhaitais à tous tes proches. Puis, cela fut plus épineux alors lorsqu'elle te demanda ton avis, te questionnant alors sur le fait si tu avais entendu l'un de ses morceaux. Tu les avais pratiquement tous entendus en réalité, malgré toi. Tu appréciais réellement son travail, et ce n'était pas pour rien que la chanson écrite trouvée sur son carnet en pleine nuit t'avait quelque peu marqué. « oui je ... j'en ai en effet entendus quelques uns. tu commences à passer à la radio et pour moi c'est à juste titre. » Implicitement, tu lui indiquais qu'elle en était clairement méritante, tu n'aurais pu penser autrement de toute manière venant de cette personne que tu aimais sans conteste profondément. Mais tu laissais un silence, tout de même, la voyant un peu gênée face à toi alors que tu n'en menais pas large non plus. C'était fou ce que les non-dits pouvaient causer à une relation, que tu en aies conscience mais aussi que tu avais cette crainte de tout foutre en l'air entre vous, déjà que ce n'était pas au beau-fixe ... Cependant, plus maladroitement qu'autre chose, tu lui demandas d'une voix un peu défaite : « euh ... est-ce que tu veux qu'on fasse un tour ? ou ... qu'on aille quelque part, que je te ramène ? » Tu lui montrais fébrilement ta voiture, lui proposant alors de l'emmener où elle le souhaite. Bien qu'il ne faisait pas forcément froid, ce n'était pas des plus agréables de discuter dehors ... Sans doute, inconsciemment, tu cherchais une occasion de prolonger la discussion, qui ne s'annonçait clairement pas comme des plus anodines.


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MessageSujet: Re: ❝i got none, if i ain't got you.❞ Ϟ brewkins. Sam 29 Avr - 20:52


 

 
 


« I got none, if i ain't got you. »
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Elle ne savait pas. Elle ne savait pas ce qu’il ressentait dans son cœur, elle ne savait pas ce qu’il pensait dans sa tête. Elle n’avait jamais su. Hades, il était… Si énigmatique. Il avait cette part de mystère en lui qui rendait son âme plus impénétrable, bien plus qu’aucune personne ne l’avait jamais été pour Julia. Elle ne pouvait pas déceler ce qui se passait en lui, et c’était terriblement déstabilisant. C’était frustrant de sentir ce regard équivoque qui semblait vouloir lui dire tant de choses. Alors que sa bouche, elle, restait obstinément fermée. Et elle devait faire avec. Seulement, au fond, c’était peut-être cette part d’ombre en lui qu’elle ne parvenait pas à décrypter qui le rendait si attrayant, si différent. Un peu confuse au milieu de toutes ses pensées, la jeune femme tâchait de rester attentive à la voix grave du ténébreux face à elle. Elle était heureuse que son garage se porte bien, heureuse pour lui. Mais elle ne pouvait pas s’empêcher de s’inquiéter pour sa santé, pour lui. Bienveillante à l’égard des autres, elle avait tendance à se montrer trop protectrice avec ceux qu’elle… Aimait. Et particulièrement pour lui. Lui qui voulait toujours se comporter comme un roc, lui qui était un modèle de ténacité, lui qui, parfois, lui donnait l’impression de porter un poids bien trop lourd sur ses épaules. Un poids qu’elle aurait voulu alléger au moins une fois, un jour, peut-être dans une autre vie. Mais, sans insister davantage suite à sa tentative pour la rassurer, la belle hocha la tête en signe d’acquiescement. Et, finalement, ils en vinrent à parler d’elle, de sa carrière, de sa vie. Elle avait toujours eu quelques difficultés à parler d’elle à autrui. Pourtant, avec lui, elle parvenait à dévoiler sans mal son ressenti, bon comme mauvais. Il avait des allures réservées, solitaires même. Mais Hades était sans doute l’une des personnes les plus attentives qui soient avec elle, même... Même maintenant, avec cette relation si étrange qu’ils avaient, cette amitié qui n’en était pas vraiment une. L’écoutant avec attention, Julia ne put s’empêcher d’esquisser un sourire en coin alors qu’il lui exposait sa vision des choses. Elle n’était guère surprise par sa façon de penser. Il était terre-à-terre, elle était tête en l’air. Il était réaliste et pragmatique là où elle était aérienne et philosophe. Mais il savait lui remettre les idées en place par la même occasion. Parfait mélange de parfaits opposés. – Tu n’as pas tort, je ne l’avais pas vraiment vu comme ça. admit-elle d’un ton posé, un brin apaisée par ses paroles rassurantes. Elle avait trop tendance à se demander si elle méritait ce qui lui arrivait, si elle méritait cette réussite aussi espérée qu’inattendue. Mais elle ne devait pas réfléchir autant, elle devait se contenter de profiter au maximum de cette chance qui, au final, n’était que le fruit d’un dur labeur. Peut-être plus à l’aise après ces quelques minutes, la chanteuse se risqua à demander à son interlocuteur s’il avait pu entendre l’un de ses titres. Et, visiblement, c’était bien le cas. Il avait eu connaissance de certains de ses morceaux et, surtout, il semblait les avoir appréciés. Il n’imaginait pas combien ses paroles, pourtant si implicites, pouvaient la toucher. Elle était heureuse parce que son opinion lui importait, encore aujourd’hui, peut-être même encore plus aujourd’hui. Elle était heureuse aussi parce qu’il avait été une source d’inspiration sans le savoir, sa muse secrète dont personne ne soupçonnait l’existence. Elle aurait pu lui dire, elle aurait pu lui confier qu’il était à l’origine de la chanson qui avait incontestablement lancé sa carrière. Mais elle n’osait pas, Julia. Elle n’osait pas le dire, parce que les paroles de cette musique en disaient peut-être déjà bien trop sur les sentiments véritables qu’elle avait à son égard. Quelque peu intimidée, presque déstabilisée par son compliment ou peut-être par les pensées qui l’avaient envahie, la jolie brune lui répondit avec sincérité. – Merci beaucoup Hades, ça… Ça me fait vraiment plaisir, venant de ta part. Elle sentait un petit trouble l’envahir. Elle détourna même le regard un instant comme pour se reprendre, juste avant d’entendre à nouveau la voix du jeune homme briser le petit silence qui s’installait entre eux. Mais elle ne s’attendait pas à cette proposition qui la surprit réellement sur le moment. Il semblait hésitant, Hades. Ou nerveux, peut-être. Bon sang, elle n’en savait rien. Il était aussi gêné qu’elle. Depuis quand leurs échanges étaient-ils aussi maladroits ? Etait-ce mieux que la froideur qui avait rythmé leur dernière rencontre en date, ou était-ce pire encore ? C’était, en tous les cas, tout aussi difficile à gérer pour la belle Julia. Et, clairement, elle ne savait pas le cacher. – Oh, euh… Oui, pourquoi pas. Pourquoi pas ? Vraiment, pourquoi pas ? Dis-lui carrément que tu n’en as pas envie tant que tu y es. Se mordant nerveusement la lèvre, la jeune femme commença à suivre le gardien des enfers jusqu’à sa voiture. En réalité, ce n’était pas du tout un manque d’envie qui avait rendu sa réponse si hésitante, c’était… C’était ce malaise entre eux, cette tension à peine palpable mais bien présente. C’était… Trop. Bien trop pour qu’elle puisse se taire plus longtemps. – Hades ! l’appela-t-elle soudain, de sa voix douce habituelle mais cependant chargée de cet élan, cette impulsion qui lui venait sans prévenir, instinctivement. Mais cette détermination disparut à l’instant même où elle croisa les iris bleutées du beau brun lorsqu’il se retourna face à elle. Quelque peu fébrile, elle avança d’un pas pour se retrouver devant lui. Et lui demander maladroitement, nerveusement. – Est-ce que… Est-ce que ça va, entre nous ? Stupide question, stupide Julia. Sérieusement, elle n’avait pas pu trouver une demande plus gênante, plus embarrassante. Si la tension était présente depuis le début de leur rencontre, nul doute qu’elle venait de rendre l’atmosphère plus électrique encore.

 


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MessageSujet: Re: ❝i got none, if i ain't got you.❞ Ϟ brewkins. Sam 29 Avr - 23:25


I got none, if i ain't got you
Brewkins.

Erreur d'édition ... post perdu. cry cry
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MessageSujet: Re: ❝i got none, if i ain't got you.❞ Ϟ brewkins. Dim 7 Mai - 18:27


 

 
 


« I got none, if i ain't got you. »
Brewkins ღ

 



Son nom lui avait échappé. Il était sorti de ses lèvres avec force, avec conviction. Comme si elle ne tenait plus, comme si elle ne pouvait plus se retenir. Elle avait envie de comprendre, elle avait besoin de comprendre. Deux ans qu’elle ne comprenait pas, deux ans qu’il la déroutait complètement… C’était peut-être la fois de trop. Et pourtant, à peine croisa-t-elle le regard océan du jeune homme qu’elle perdait doucement ses moyens. Il la déstabilisait tellement, Hades. C’était étrange combien elle avait pu être à l’aise avec lui, au point de, parfois, se sentir totalement à sa place… Et, paradoxalement, combien elle pouvait être déroutée par sa simple présence. Il éveillait en elle un déferlement de sensations aussi contradictoires qu’inexplicables. Des sensations qu’elles connaissaient pour deviner, en réalité, ce qu’elles signifiaient. Mais c’était dur, de se confronter à cette réalité. Ses sentiments pour lui étaient beaucoup trop intenses et, en plus, ils étaient mêlés à tous ces doutes. Elle n’avait aucune idée de ce qu’il ressentait, absolument aucune. Elle était incapable de dire s’il l’appréciait toujours, ou s’il la détestait. Elle avait cette impression désagréable qu’il lui en voulait, et en même temps, elle n’en décelait pas les raisons. Elle avait tenté d’être son amie mais c’était comme s’ils n’étaient pas faits pour être amis. Il y avait toujours cette tension palpable entre eux, et ce trouble qui l’envahissait à chaque fois que son regard s’éternisait une seconde de trop sur lui. C’en était trop. Elle ne pouvait plus, Julia. Qu’importe l’issue qui arriverait, elle avait lancé cette conversation qu’ils auraient dû, peut-être, avoir bien plus tôt. Son regard posé sur Hades, situé quelques pas seulement devant elle, elle attendait qu’il se retourne. Qu’il lui réponde. Qu’il lui dise enfin. Mais il restait obstinément dos à elle, silencieux. Durant un instant, ce fut comme si le temps s’était arrêté. Elle ignorait combien de temps il attendit avant de lui faire face mais elle eut l’impression que l’attente dura des heures… Avant qu’enfin, elle ne croise à nouveau le regard intense du ténébreux, ce regard douloureux et torturé qui semblait vouloir lui crier tant de choses. Mais elle ne s’attendait pas à une chose pareille. Elle ne s’attendait pas à ces mots, Julia. Elle regarda, interdite. Les lèvres légèrement entrouvertes sous la surprise, le regard déstabilisé. En réalité, elle ne savait pas comment interpréter sa demande. Elle ne parvenait pas à deviner s’il s’agissait d’un reproche comme si… Comme s’il lui en voulait de poursuivre tranquillement sa vie alors que, visiblement, quelque chose n’allait pas. Ou si… S’il s’agissait d’autre chose. Mais quoi ? Avait-il réellement besoin de savoir si elle allait bien ? Ce n’était pas d’elle qu’elle avait voulu parler mais d’eux, et uniquement d’eux. Il lui manquait. Le Hades qu’elle connaissait lui manquait. Elle n’avait jamais connu cette sensation, celle d’être tout près de quelqu’un qui parvenait pourtant encore à lui manquer. Pourquoi lui renvoyait-il une telle question ? Pourquoi avait-elle autant de mal à le comprendre, bon sang ? – Je… commença-t-elle, hésitante. Perdue. Bouleversée. Elle détourna les yeux vers le sol, comme pour chercher ses mots… Mais quels mots. Elle n’allait pas bien, pas tant que ça, non. Elle se réveillait, tous les matins, avec cette boule au ventre à l’idée de revoir son ancien beau-père. Elle avait quitté, quelques semaines plus tôt, une petite-amie parfaite simplement parce qu’elle se sentait incapable de l’aimer comme elle le méritait… Et ce n’était même pas à elle qu’elle pensait là, tout de suite. Elle ne pensait pas à la femme avec laquelle elle avait été en couple durant près d’un an, non… Elle ne pensait qu’à lui. Lui qui continuait, fatalement, à hanter ses pensées, après tout ce temps. Lui qui était toujours là, même quand il n’était pas là. Lui qui se trouvait devant elle, à attendre une réponse qui tardait à venir. Relevant péniblement les yeux vers lui, la belle brune se sentit un peu plus confuse encore en croisant son regard. – Non, tout ne va pas bien pour moi Hades. avoua-t-elle finalement, de cette voix un peu trop grave, un peu trop fataliste. – Mais ce n’est pas ce que je te demande. Elle passa d’un geste fébrile la main dans son épaisse chevelure brune tout en prenant une profonde inspiration. Avançant doucement jusqu’à lui, elle s’adossa contre la voiture pour se retrouver finalement près de lui, le regard posé fixement devant elle. C’était plus facile, comme ça. Sans se perdre dans ses yeux, sans se noyer dans ses iris bleutés. – Je ne comprends pas… On avait… On avait mis les choses à plat entre nous. Je croyais qu’on pourrait, je ne sais pas, je… Elle laissa échapper un soupir, comme épuisée par cette situation, déjà épuisée par toutes les émotions si paradoxales qui commençaient à l’envahir. Elle aurait voulu se contenir, elle aurait voulu garder pour elle toutes ses pensées si confuses… Mais elle n’avait jamais su mentir sur ses sentiments. Elle n’avait jamais su cacher ce qu’elle ressentait. Elle avait le cœur pur, Julia. Authentique. – Tu me manques. Et je ne parle pas de tout ce temps passé sans se voir… Je parle de là, ici, maintenant. Tu es juste à côté de moi, et tu me manques. confia-t-elle d’une voix chamboulée, chargée en émotions. Elle allait surement le surprendre, le mettre mal à l’aise ou même en colère, peut-être. Mais elle était incapable de taire ce que son cœur lui dictait. Elle était incapable d’oublier cette peur qu’elle avait de le perdre, et pour de bon cette fois.


 


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MessageSujet: Re: ❝i got none, if i ain't got you.❞ Ϟ brewkins. Ven 23 Juin - 20:13

i got none, if i ain't got you.

Il y a ces êtres qui ne vous quittent jamais. Même si les destins séparent, si les opinions divergent ou encore que la vie s'amuse langoureusement à torturer, il est dit que deux âmes intimement liées sont toujours amenées à se retrouver. Une maxime que tu n'est pourtant absolument pas amené à croire, toi qui ne vit qu'avec pragmatisme depuis le début. Et puis, il y a eu Julia, celle qui, silencieusement, mettait tout ton monde, tes croyances à genoux. D'un seul revers de parole, d'un placement d'idées, et c'était telle une bombe qui explosait. Et toi, qui était un tantinet maniaque du contrôle, qui faisait un minimum pour gérer une situation, voilà que ce soir, les choses changeaient. Toi qui a su souvent été maître, te voilà de l'autre côté de la barrière. Une raison de plus, pour qu'elle soit si différente des autres, Julia. Etre celles des rares qui réussissent à le mettre en porte-à-faux, sans pour autant le vouloir, le savoir. Non, elle n'était pas une de tes ennemies, bien au contraire, tu n'étais pas en danger avec elle ou d'autre formes que ce soit. Mais elle te tenait par les sentiments, elle te tenait parce que, inconsciemment, tu lui avais donné, toi aussi, les moyens de te dompter. Mais elle ne s'en rendait pas compte Julia, vu qu'elle a tracé sa vie, pris la décision de partager sa vie avec une autre personne ... Oui, c'était ce que tu t'imaginais, car pour toi, un peu de la vieille école, tu voyais un couple comme une chose incassable, qu'il n'y avait que la mort qui était en mesure de séparer, comme tu avais pu le voir avec Trish. Tu ne voyais pas que les choses avaient changé depuis, qu'il s'était passé des choses du côté de Julia, des choses qui te seront peut-être favorables ... Si seulement tu pouvais le savoir.

Julia elle est aussi perdue que toi. Comme si sa propre salve l'avait elle-même déstabilisée au même titre que toi. La situation devenait quelque peu invraisemblable, comme si d'un seul coup, vous aviez perdu 10 ans tous les deux, devenus incapables de parler l'un à l'autre sans passer par des sous-entendus. Et c'était purement idiot, vu l'intensité qui vous portait, ce sentiment irréel de pouvoir perdre l'autre si on se brûle avec la vérité. Et pourtant, celle-ci devait sortir. Un jour ou l'autre, il fallait que cette tension éclate, ou meurt tout simplement, mais tout du moins, qu'ils en aient pleinement conscience. Juste une fois. Juste une, et plus rien entre eux ne leur seraient toxiques, et ils pourraient enfin avancer ... Ensemble, ou séparément, ce paramètre restait encore à déterminer. Et ce dernier, tu l'avais inconsciemment amorcé, alors que tu lui avais demandé si tout allait bien pour elle, afin de savoir quoi faire ... Si elle allait bien, tu allais continuer à faire comme si ne rien n'était, mais la réponse fut négative ... Elle se sentait mal, elle aussi, une tension est présente sans que tu ne puisses comprendre de trop pourquoi ... Elle avait une petite amie, avoir qui elle semblait heureuse ... Que se passait-il ? Tu allais lui demander avec un air surpris mais elle continua de suite, t'annonçant que ce n'était pas ce qu'elle t'avait demandé ... En effet, ils avaient mis les choses à plat, Julia savait pour ton passé et ce pourquoi tu avais dû partir loin d'elle, elle t'avait pardonné, et cela aurait pu s'arrêter là. Tu avais voulu lui avouer tes sentiments mais, le paramètre d'Alexia t'avait coupé froidement la chique. Tu aurais pu lui dire, et tout aurait été clair ... Sauf que tu ne l'as pas fait, par respect. « mais on a mis les choses à plat ... oui, on l'a fait. il y a juste ... quelque chose d'autre, quelque chose que je veux ... et que je ne peux pas avoir. » Au diable, tout ce temps passé à te taire, au diable, cette souffrance qui te pesait depuis des mois et tant pis, si tu devais avoir à t'en faire perdre les moyens. Et c'est à ce moment, qu'elle t'annonce tout aussi chargée par l'émotion que ... Tu lui manques, faisant tellement écho à toutes ces émotions qui ont parcouru et parcourt toujours, ton cœur comme ton âme à présent. Et tu finis par te détacher de ta voiture, avec cette même incompréhension, mais aussi ce même épuisement, d'avoir tout gardé en toi depuis bien trop longtemps. Tu t'approches d'elle, soucieux de la voir aussi bouleversée, risquant d'effleurer tes mains sur ses avants bras, en signe de réconfort : « je ... je n'ai peut-être pas toujours été là pour toi ... mais je peux être là, même si tu as ta vie julia. » Et tu ne pouvais pas vraiment lui dire, qu'elle te manquait terriblement aussi, même si ton regard épuisé pouvait sans doute le dire pour toi ... Tu essayais d'analyser ses réactions, ses émotions, et lorsque tes yeux se posent sur ses lèvres, tu ne peux t'en détacher qu'au bout de quelques secondes ... Tu pourrais tout sceller, à ce moment là, tu pourrais libérer tes démons et faire un immense doigt à tous tes principes moraux ... Mais tu étais Hades, et avec tout le respect que tu pouvais avoir, Julia était une reine pour toi et non l'une de ces nombreuses femmes à qui tu avais pu faire l'amour quand tu étais dans ta période sombre. Tu attends qu'elle soit prête, si tant est qu'elle le soit un jour ... Et d'un autre côté, tes effluves de désir qui te prend, cette tentation de goûter à ses lèvres, ce que tu fantasmais depuis si longtemps ... Mais finalement, tu finis simplement par venir coller ton front au sien, si tant est que ce geste reste anodin. Tu te contenais encore tellement, que tu ne pouvais pas franchir le pas. « je ... je dois te ramener, d'accord ? » Oui, mieux vaut arrêter tout cela maintenant, pour ne pas faire de faux pas. Cette chose que tu voulais tellement, tu ne pouvais pas l'avoir, tu n'en avais pas le droit ... Et malgré tous les efforts et la morale qui tu y mettais pour respecter cette parole, il fallait croire qu'il t'était impossible pour toi de passer définitivement de passer à côté ... De tout cet amour que tu avais pour elle.


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MessageSujet: Re: ❝i got none, if i ain't got you.❞ Ϟ brewkins. Sam 24 Juin - 18:14


 

 
 


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Elle se souvient, Julia, de ce mythe appris au lycée. La légende raconte qu’à l’origine, les êtres humains avaient une apparence physique bien différente d’aujourd’hui. Deux visages, quatre jambes, quatre bras. L’union parfaite de deux êtres qui n’en forment qu’un. Jusqu’à ce que les dieux en décident autrement et séparent ceux qui, finalement, devinrent deux âmes sœurs. Le mythe affirme ainsi que chacun d’entre nous est désormais séparé de sa moitié, cette personne sans laquelle il ne se sentira jamais complet. On vit avec ce manque de cette moitié perdue, cette moitié qui se trouve quelque part dans l’univers et qu’on recherchera, peut-être toute notre vie durant. Elle ne sait plus si c’est Platon, ou Aristote, elle ne se souvient pas de tous les détails de cette histoire non plus. A l’époque, l’école n’était pas l’endroit favori de Julia. Son côté artistique et décalé détonnait peut-être un peu trop. Et elle n’était pas toujours attentive aux cours. Pourtant, elle se rappelle de ce mythe. Elle se rappelle aussi de ce qu’elle a pensé, lorsqu’elle a entendu son professeur en faire le récit. Elle a aimé la poésie de l’histoire mais elle n’y a pas cru, pas une seule seconde. Pourtant, à cet instant, rien ne lui semble plus réel. Elle a cette sensation en elle, celle que son âme et celle de Hades sont liées. Leurs vies semblent s’entremêler et, même lorsque tout les éloigne, ils finissent toujours par se retrouver. C’est particulier, c’est très difficile à expliquer. Elle n’a jamais ressenti une chose pareille, et pourtant elle a aimé. Elle a aimé de tout son cœur. Mais la force de ce qui la lie à cet homme parait dépasser les lois de la nature. Le temps et la distance ne sont plus rien, face à cette attraction si unique. Seulement cette attraction ne semble jamais arriver à son terme. Même quand elle le retrouve, même quand il est là, près d’elle, elle a l’impression qu’il est encore trop loin.

Et c’est ce qu’elle veut tenter de lui confier, tant bien que mal. Ce n’est pas facile de mettre des mots sur ce qu’elle ressent. Au fond d’elle, elle n’a aucune idée de ce que Hades peut bien éprouver. Va-t-il comprendre ce qu’elle veut lui dire ? Va-t-il partager ses pensées ? Ou, au contraire, se demandera-t-il de quoi elle veut bien parler ? C’est là tout le problème. Ce qu’il y a entre eux ne se voit pas, ne s’entend pas. Il se ressent. Et elle ne sait pas ce que lui, il ressent. Même quand elle essaye de deviner, elle n’y arrive pas. Il est bien trop mystérieux, Hades. Elle n’est jamais parvenue à le percer à jour, et c’est peut-être aussi ce qui le rend si attrayant. Face à toutes ces questions sans réponse, elle décide d’exposer ses propres sentiments. De toute façon, elle est incapable de garder ses états d’âme, elle est incapable d’en faire abstraction. Mais la réponse de son interlocuteur ne fait que la perdre davantage encore. Il parle de quelque chose, quelque chose qu’il veut, mais qu’il ne peut pas avoir. Ses propos sont trop vagues pour qu’elle puisse lire au travers, mais trop ambigus pour la laisser indifférente. Elle le regarde, l’air désorienté, presque suppliant. Elle voudrait tant qu’il l’éclaire, qu’il lui dise. Mais elle sait. Elle sait qu’il ne le fera pas. Elle le connait, Hades. Il pourrait ressentir toutes les émotions du monde, il arriverait à tout contenir pour lui… Mais jusqu’à quand ? Elle, elle n’y parvient plus. Elle craque, elle lui avoue qu’il lui manque. Elle ne réfléchit plus à ce qu’il en pensera, ce qu’il en dira. Elle arrive à ce stade où elle sent que tout doit éclater, qu’importe les répercussions qu’il y aura. Et répercussions il y aura, forcément.

Elle sent qu’il se détache de la voiture pour approcher, face à elle. Son regard croise le sien et, immédiatement, elle se sent troublée. C’était facile de lui parler quand il était à côté, sans son regard intense qui la fixe. Ça l’est moins subitement. Ça l’est encore moins quand il laisse ses doigts venir frôler sa peau. Son trouble s’intensifie, son cœur bat un peu plus vite. – Mais ma vie n’est pas vraiment ma vie, si tu n’y es pas. murmure-t-elle en baissant les yeux. Ses paroles sont confuses, son esprit l’est tout autant. Elle se sent si vulnérable à cet instant… Cela fait longtemps qu’elle ne l’a pas été. Mais elle voit dans le regard de Hades qu’il est aussi perturbé qu’elle, aussi dérouté qu’elle. Plus proche qu’il ne l’a jamais été, il finit par poser son front contre le sien. Les battements de son cœur s’intensifient un peu plus, à Julia. Elle sent cette boule se former dans son ventre, cette boule d’angoisse et de crainte. Bon sang, il est si près. Mais il prend la parole, pour lui dire qu’il doit la ramener. Comme s’il y est obligé, comme si… Ce n’est pas du tout ce dont il a envie. Il lui demande même son accord mais, non, elle n’est pas d’accord. Poussée par leur proximité, par ce regard si déstabilisant, par cette odeur si enivrante, elle sent qu’elle lâche prise. Et, sans prévenir, sans dire un mot, Julia relève doucement son visage. Elle approche ses lèvres de celles de Hades, elle vient les frôler durant une seconde. Et elle sent ce déferlement d’émotions qui la submergent instantanément, la poussant enfin à franchir le dernier pas. Elle s’empare de ses lèvres, elle les capture dans un baiser d’abord tendre et désireux. Elle risque d’essuyer un rejet, elle risque de l’éloigner plus encore d’elle. Mais, à cet instant, la jeune femme ne réfléchit plus à tous les risques qu’elle peut prendre. Elle oublie sa raison, elle oublie sa conscience. Seul son instinct compte, et cette envie qu’elle décide enfin d’assouvir pour la première fois. Elle l’embrasse, aussi longtemps qu’elle le pourra, aussi longtemps qu’il lui permettra. Et, très vite, la belle pose sa main contre la nuque du ténébreux pour intensifier son baiser avec fougue, avec cette passion qu’il anime en elle depuis trop longtemps déjà.



 


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