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 Smells Like Teen Spirit + Zola.

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MessageSujet: Smells Like Teen Spirit + Zola. Dim 9 Avr - 17:38

Zola & January
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Un jour, mon père m’a dit qu’il ne fallait pas se fier aux apparences. Pourtant, lui a toujours cru que je détestais Zola. C’était assez enfantin et sournois, comme manière de me comporter, et s’il fallait le refaire, je crois que je choisirai la manière plus directe. Pourquoi ne pas avoir dit tout de suite à mes parents que je ne voulais pas être amie avec elle juste parce qu’ils m’avaient demandé de l’être ?

Cet esprit de contradiction, je l’ai tout le temps eu, d’aussi loin que je me souvienne. C’est une grande qualité, que d’aimer désobéir et je l’exploite depuis ma plus tendre enfance. Mais qui aurait pu m’en vouloir ? J’étais une petite fille aux longs cheveux noirs et au sourire déjà malicieux, qui étais adorée par ses parents. Au fond, c’est à eux que revient la faute, pas à moi.

L’air est frais, l’air est doux. On se sent presque voler, même si, malheureusement, ça n’est qu’une impression. Les deux pieds sur terre, j’attends Zola, qui ne devrait pas tarder à arriver. Lorsqu’elle arrivera, je lui reprocherait ses trois minutes de retard. N’est-ce pas une honte ? Nous allons nous promener en mangeant une glace, j’ai fait en sorte d’être à l’heure. Finie l’attente paresseuse, je la vois qui arrive, le blond de ses cheveux étincelant sous le soleil. Elle est belle, Zola et, sur ce point là, je n’ai jamais fait semblant de la jalouser.

« Tu es en retard ! », je m’exclame, portant un index accusateur sur le cadran de ma montre. Rien de bien dramatique, en vérité, mais j’aime exagérer. Je m’avance vers elle et lui fait rapidement la bise, comme si nous avions déjà perdu beaucoup trop de temps. « Alors, comment tu vas ? » Les questions classiques, avant de passer aux choses sérieuses. Oh oui, ces enfants qui circulent avec leur cornet dégoulinant par la chaleur du soleil me fait mourir d’envie, et si je n’étais pas un minimum bien élevée je me serais jetée sur eux pour les leur voler.

© élissan.


Dernière édition par January Wolverstone le Mar 11 Juil - 12:05, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Smells Like Teen Spirit + Zola. Mar 18 Avr - 12:17



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January & Zola

Elle était sur la terrasse, allongée sur une chaise longue, ses lunettes de soleil sur le nez et son grand chapeau sur la tête. Madame Stanford profitait des derniers rayons de soleil de l'été – bien que l'automne était désormais bien entamé –, pour lire en plein air, chose qui ne lui était pas arrivée depuis bien longtemps. Mais cela faisait plus longtemps encore, surtout, qu'elle n'avait pas pris le temps de lire. Zola ne comptait plus les livres qui s'entassaient sur sa table de nuit, délaissés depuis des mois, ou dont elle se contentait de lire un chapitre par ci par là, de temps en temps, mais sans trop avancer la lecture des livres en question. Plus encore, ça faisait longtemps qu'elle n'avait pas pris de temps pour elle. Pourtant, depuis quelques temps, elle s'améliorait – tâchant de profiter davantage de la vie, de sa vie. Parce que sa vie, Zola la passait dans les dossiers, quand elle n'était pas au tribunal, à plaider pour tel ou tel client. Mais aujourd'hui, elle avait décidé de prendre une journée pour elle, simplement pour elle. Alors après vainement tenté de jardiner durant la matinée – mais elle n'avait clairement pas la main verte, désormais elle laisserait son jardinier s'occuper de la vaste étendue d'herbe entourant leur maison, à Edward et elle –, la jeune femme avait consacré une partie de son après-midi à la lecture, passe-temps qu'elle affectionnait tout particulièrement depuis sa tendre enfance, mais qu'il lui était devenu difficile de pratiquer, étant donné la masse de travail qui ne cessait d'accroître. Mais pour une fois, elle avait trouvé le temps. Et le moment de lecture passé, la blonde s'apprêta à rejoindre sa vieille amie d'enfance, January, qu'elle devait retrouver chez un glacier.
Il était grand temps de partir, d'ailleurs, si elle voulait arriver à l'heure. L'avocate se hâta donc, attrapant ses sandales compensées – après tout, il faisait encore chaud ! –, qu'elle enfila aussi vite que possible, ainsi que son sac à main, et quitta la maison pour rejoindre sa voiture. Puis elle partit, en direction de la plage, vers Wellington Central, où, elle l'espérait, elle arriverait à l'heure.
Zola détestait être en retard. Mais elle arriva pourtant quelques minutes plus tard que prévu – problèmes de circulation oblige ; parfois, elle regrettait vraiment que leur maison se trouve si loin du bord de mer. En apercevant son amie, la blonde se mit à sourire automatiquement, heureuse de la revoir. Elle fut accueillie par un reproche de January, qui fit rire l'avocate. « Navrée d'arriver si tard, il y avait beaucoup de carosses sur la route. » répondit-elle très sérieusement, avant de se mettre à rire, et de lui faire la bise. « Très bien. Et toi ? » répondit-elle, en regard son amie avec un sincère intérêt. « Ce soleil est bien agréable, en tout cas. Vivement qu'on aille les manger, ces glaces ! »

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MessageSujet: Re: Smells Like Teen Spirit + Zola. Mer 19 Avr - 12:25

Zola & January
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Zola arrive enfin, avec plusieurs minutes de retard. N’importe qui n’aurait pas relevé, après tout, ce ne sont que trois petites minutes, mais je ne suis pas n’importe qui. Alors c’est tout naturellement que je lui en fait la remarque, non sans sourire. Elle me connaît et sait très bien que je ne suis pas facile à vivre. Enfin, qu’importe, maintenant qu’elle est là, nous allons enfin pouvoir déguster une glace en profitant des derniers rayons du soleil. « Tu as toujours une bonne excuse, de toute façon. », je réplique, avant de rire à mon tour et de lui faire la bise. Même si je ne lui dis pas forcément, je suis contente de la voir. « Très bien aussi ! » C’est vrai, je vais excellemment bien. Le soleil, les glaces, Zola. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, en fait. Je relève sa remarque anodine sur le temps avec un léger sourire. Bon sang, on a passé ce stade, entre nous, non ? « Je t’en prie, on ne va pas parler du soleil. » J’éclate de rire. Zola a toujours été plus posée que moi. « Oui, d’ailleurs, je propose d’y aller tout de suite ! En t’attendant j’ai hésité à aller braquer le marchand, avant de me raviser, me rappelant que tu étais avocate. Enfin, je suppose que tu prendrais ma défense quand même ? »

Je m’engage sur le petit chemin, entraînant Zola à ma suite. Il fait beau, c’est vrai. Ce soleil, tous ces oiseaux qui pépient joyeusement. Et les enfants qui rient, et les retraités qui lancent les commérages. C’est beau de voir tout ce petit monde, chacun occupé à sa manière. Bref, trêve de poésie, je préfère aller commander la glace dont je meurs d’envie depuis dix bonnes minutes. « Alors, tu veux quel parfum ? » Il y en a tellement, c’est dur de choisir. Même si l’irrésistible appel du chocolat pourrait me faire craquer, le caramel reste une très bonne alternative. Et que dire de café, menthe, vanille ? La palette de choix est trop immense, et je me laisse vie submerger. J’ai l’impression d’être à nouveau une gamine, devant le glacier. Après avoir longuement médité sur ce choix cornélien, je décide de me laisser tenter par un cornet deux boules, café caramel. « Je crois que je vais prendre café caramel. »

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Dernière édition par January Wolverstone le Mar 11 Juil - 12:06, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Smells Like Teen Spirit + Zola. Sam 1 Juil - 17:27



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Zola, elle ne prenait plus suffisamment le temps de voir ses amis, ni même sa famille, depuis quelques temps. Justement, son temps, elle le passait à bosser, incapable de lâcher ses innombrables dossiers, dont la pile ne cessait de grandir chaque semaine. Parfois, même – pour ne pas dire, souvent –, elle en ramenait chez elle. Elle prétextait, Zola, que c’était pour gagner du temps sur ses procès à venir, mais en réalité, c’était peut-être bien pour échapper à Eliot, plutôt qu’autre chose. Parce que la blonde, elle avait beau tenter de se persuader que tout allait bien, avec lui, elle devait cependant admettre, qu’elle était bien moins à son aise, depuis que son associé avait eu la brillante idée de l’embrasser, simplement dans le but de démontrer que son si parfait mariage avec Edward était complètement bidon. Edward d’ailleurs, plus aucun temps ne lui était consacré ; en avait-il seulement eu, depuis leur mariage ? Certes, leur union n’était qu’une mascarade, qu’un moyen de permettre à Edward d’obtenir paix et tranquillité ; mais il n’en restait pas moins son meilleur ami. Pourtant, ce mariage avait même compliqué les choses entre eux, si bien qu’à présent, elle ne savait plus tellement où elle en était, Zola. A cela s’ajoutait Jayson, de retour dans sa vie depuis peu, sans qu’elle n’ait compris comment, ni pourquoi. Après des années de néant, si réellement songer aux hommes, trois lui tombaient dessus d’un coup. En fin de compte, il aurait peut-être mieux valu, qu’elle se tienne éloignée de la gent masculine. « Evidemment, c’est ce qui fait que je suis une si bonne avocate. » Elle se lançait des fleurs pour plaisanter, Zola, mais le pire était qu’elle le pensait quand même un minimum. Zola, elle avait toujours eu une certaine estime d’elle-même, ou en tout cas, conscience de ce qu’elle valait. Ça faisait peut-être alors d’elle une personne égocentrique, ou orgueilleuse, mais elle avait bien d’autres qualités pour relever le niveau, et la rendre à peu près supportable. « Super alors. » répondit l’avocate, souriant. C’était agréable de ne pas avoir à se forcer à se jouer un rôle, pour une fois. Juste le temps d’une journée, elle pouvait être elle-même, avec January, qui lui avait véritablement manqué. Elle n’avait pas besoin de faire semblant, pas besoin d’être forte ; elle n’avait qu’à se comporter normalement, c’était libérateur. Surtout, elle n’avait pas à penser à Eliot qui la perturbait plus que de raison, ou Edward qui se comportait plutôt étrangement, ni même à Jayson qui semblait déterminé à retrouver une place dans sa vie. Elle n’avait pas non plus besoin de penser à son frère jumeau qu’elle n’avait pas vu depuis belle lurette, ni même à son père et sa tendance excessive à leur foutre la pression. Décidément, elle n’avait pas un des plus beaux rapports avec les hommes de sa vie, Zola. « Pourquoi pas ? J’adore parler du soleil. » la taquina-t-elle. Pour une fois, elle allait pouvoir se concentrer sur son amie, parce qu’elle ne l’avait pas vue depuis un moment ; et naturellement, la taquinerie était revenue, avec une aisance incroyable. « Et puis, c’est vrai, quoi, après il fera moins beau. » elle ajouta, la blonde. De toute manière, elle passait sa vie dans son cabinet, ou chez elle à bosser, alors le soleil, qu’il soit là ou non, elle ne le voyait, de toute manière, pas énormément. « Bonne idée ; je meurs de faim ! Hm, je ne sais pas. Tu me paierais ? » demanda l’avocate, après avoir fait mine de réfléchir. En réalité, elle n’était pas si vénale, et elle tenait énormément à ses amis, alors il était évident que si January avait un jour besoin de ses services, Zola s’empresserait de la représenter devant la loi.

La blonde suivit son amie d’enfance, en direction du glacier. Tout le monde semblait de sortie, décidé à profiter des derniers beaux jours avant la chute des feuilles et l’arrivée du froid hivernal. Pour l’heure, il faisait beau, et même pour ainsi dire, assez chaud, alors une glace était vraisemblablement l’idéal, dans l’immédiat. « Stracciatella et café. » répondit l’avocate, sans une once d’hésitation. Au moins elle n’était pas indécise ; elle avait toujours su ce qu’elle voulait, Zola. « Et toi ? » La blonde laissa échapper un rire, en voyant que son amie semblait bien plus indécise, incapable de se décider ; et elle le comprenait parfaitement, Zola, parce qu’il y avait des tonnes et des tonnes de parfums, et sans cesse des nouveautés. « Je valide ton choix rien que pour café. » commenta-t-elle. Le glacier les servit alors, et après que Zola lui eut tendu la monnaie, elle se tourna vers son amie. « On va s’asseoir ? » C’était toujours bien plus agréable, et puis elles pourraient discuter plus tranquillement, aussi.

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HJ : je suis vraiment désolée pour le temps :arf:
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MessageSujet: Re: Smells Like Teen Spirit + Zola. Mar 11 Juil - 13:35

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Il y a toujours ce moment où je me demande comment tout se serait passé, si j’avais décidé d’être sage, pour une fois, et d’obéir à mes parents. Si je n’avais pas proposé à Zola d’être mon ennemie, simplement pour rire, et que, à la place, j’avais décidé d’être gentille avec elle. Qu’est-ce que ç’aurait été ennuyeux ! Une autre fausse amie, une de celles que je me suis empressée d’oublier, celles qui ne comptent pas vraiment. Elles ne comptent pas, parce qu’elles n’ont pas été choisies malgré moi ; bien au contraire, elles ont été désignées par Papa soit disant parce qu’elles étaient ‘respectables’. Zola était respectable, m’avait-il dit, et ce serait vraiment parfait si je devenais amie avec elle.
Je n’aime pas obéir.
Et heureusement que Zola avait ce petit grain de malice elle-aussi, sinon je l’aurais détestée quand même, mais pour de vrai cette fois. Mais elle a accepté, pour mon plus grand plaisir, que nous nous haïssions. Et qu’est-ce que j’ai ri ! C’était jouissif de voir Papa s’arracher les cheveux dès que je piquais une crise de rage lorsque Zola avait malencontreusement cassé un de mes jouets, comme de voir Maman respirer profondément pour garder son calme lorsque je renversais mon verre de jus de fruits sur la jupe de ma meilleure ennemie, sans faire exprès bien entendu.
Mais le plus étrange dans tout ça, c’est que j’en suis venue à vraiment apprécier cette petite blonde d’apparence inoffensive. À réellement l’apprécier, pour qu’elle devienne l’une de mes rares amies d’enfance. Je déteste l’admettre, et pourtant c’est vrai. Nous sommes devenues amies ; Papa a gagné au final, même s’il l’ignore.

La retrouver aujourd’hui est tout ce qu’il y a pour me faire plaisir, quand bien même elle arrive avec quelques minutes de retard. Je ne manque pas de la taquiner là-dessus, même si je meurs d’envie de manger une glace sans plus attendre, tant il fait chaud et étouffant. Zola commence d’ailleurs à me parler de la météo, et j’éclate aussitôt de rire. C’est bien le genre de conversation polie qui m’insupporte et que je me vois obligée de tenir en soirée, avec des gens que je ne connais ni d’Eve ni d’Adam. Alors Zola, s’il te plaît. « Le temps ne va pas changer en trente secondes. Mais puisque tu es si pressée, allons-y, j’en meurs d’envie aussi. » Et je plaisante derechef en lui annonçant que j’ai bien failli braquer le marchand tant l’attente était longue. Bien sûr, j’exagère, et Zola le comprend tout de suite, comme elle me comprend à chaque fois. « Tu n’oserais tout de même pas faire payer une si vieille amie que moi ? » Je lui lance un petit sourire taquin, avant d’engager le pas vers le glacier.

Je ne suis pas surprise par le nombre de personnes se pressant devant le stand. C’est vrai, c’est l’été qui s’achève, il faut en profiter une dernière fois. Même si, pour moi, il n’y a pas vraiment de date idéale pour manger une glace.
Je ne dois pas en déguster assez régulièrement malgré tout, puisque ce même dilemme s’offre à moi, à chaque fois, pour choisir le goût. Il y en a trop, beaucoup trop… Et lorsque je vois que Zola n’hésite pas une seule seconde, je me dis qu’elle doit bien habituée. Un petit sourire en coin, j’opte finalement pour deux boules café caramel, avant de régler. Nous récupérons nos glaces, et je souris à la proposition de mon amie. « Très bonne idée, je déteste rester debout. » Et je propose de nous installer sur un petit banc pas très loin, à l’ombre. « Bon. Qu’est-ce que tu me racontes ? »

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MessageSujet: Re: Smells Like Teen Spirit + Zola. Dim 6 Aoû - 20:00



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Elle avait décidé de consacrer moins de temps à ses dossiers, et bien plus à ses amis. Ils avaient toujours été là pour elle, quand bien même elle n’était véritablement pas la meilleure amie du monde. Elle ne le leur disait jamais, mais elle tenait sincèrement à eux ; et peut-être qu’elle ne les voyait pas assez, mais lorsque c’était le cas, elle en était toujours heureuse. Au fond, elle ne savait pas où elle allait – ses dossiers lui suffiraient-ils toujours, seulement ? Elle avait beau dire, à qui voulait l’entendre – et connaissait, du moins, les dessous de son mariage avec Edward –, qu’elle ne recherchait aucune histoire avec qui que ce soit, pas même juste le temps d’une nuit, est-ce que ça lui conviendrait toujours ? Elle avait déjà aimé, Zola. Et elle connaissait les effets de l’amour, elle savait à quel point ils étaient tantôt agréables, tantôt agressifs ; elle savait que l’amour pouvait faire autant de mal, que de bien. Elle n’en avait pas peur, l’avocate, mais elle était convaincue, de ne pas être intéressée. Convaincue, que ses dossiers lui suffiraient toujours. Mais elle n’avait pas de réel but, Zola. Ses dossiers étaient les seules choses pour lesquelles elle se levait le matin – et en un sens, c’était assez triste. C’était Eliot qui avait raison, sans doute ; il aurait fallu qu’elle se lâche, davantage. Qu’elle s’envoie en l’air, aussi, peut-être. Surtout, qu’elle change ses habitudes, un tant soit peu. Qu’elle prenne des risques. Qu’elle cesse, pour une fois, d’être cette jeune femme maniaque et trop organisée, qui s’obligeait à tout organiser, tout prévoir, tout planifier, tout le temps. Mais la vie était imprévisible, elle ne pouvait aller à l’encontre de cela. Alors en attendant, de changer le cours de sa vie, par elle ne savait quel moyen, elle continuait de s’occuper de ses dossiers, et de passer du temps avec ses amis, qui avaient toujours été là, et qui le seraient toujours, pour elle. « Sait-on jamais, le temps est imprévisible, quelques fois. » répondit la blonde, d’un air entendu. Elle plaisantait, évidemment ; la météo annonçait un grand soleil toute la journée, et peut-être qu’elle avait parfois tendance à se tromper, mais Zola doutait que ce soit aujourd’hui le cas, le soleil brillant toujours intensément dans le grand ciel azur. « En route, alors. » Elle était toujours certaine de rire, avec January. Entre elles deux, le courant était toujours incroyablement bien passé ; quand bien même, elles avaient laissé croire le contraire, à leurs parents respectifs. Il faut dire aussi, que c’était tellement plus drôle, de se jouer d’eux, plutôt que de faire ce qu’ils voulaient qu’elles fassent – même si, en fin de compte, elles avaient réalisé leurs souhaits de les voir amies. Alors elles étaient là, des années plus tard, à rire et à se taquiner comme au « bon vieux temps », toujours avec la même aisance, toujours la même complicité, le temps n’ayant en rien, ébranlé leur amitié. « Laisse-moi réfléchir à ce sujet. » répondit l’avocate, feignant d’hésiter, un léger sourire en coin apparaissant, malgré elle. « Evidemment que je te défendrais gratuitement, tu es une privilégiée, apprécie l’honneur qui t’est fait. » fit-elle, reprenant un air faussement entendu, avant de se mettre à rire doucement. « J’espère quand même, que tu n’auras jamais besoin de moi, en tant qu’avocate. » Parce que si c’était le cas, ce serait très certainement un minimum grave, alors la blonde espérait que January ne vivrait rien de tragique.

Les deux amies allèrent donc chercher leurs fameuses glaces, dont elles mourraient toutes deux d’envie depuis bien trop longtemps. Se décidant rapidement pour une glace stracciatella et café, la blonde attendit patiemment son amie, amusée par ses hésitations, qu’elle comprenait parfaitement. Les glaces méritaient qu’on s’y intéresse avec attention, après tout. Zola se dit d’ailleurs qu’il lui faudrait un jour aller en Italie – si elle se décidait, à lâcher ses dossiers, enfin. Lorsque January eut choisi les parfums de sa glace, Zola proposa qu’elles aillent s’asseoir, puisqu’elles seraient alors, bien plus à leur aise, pour déguster leurs glaces. Surtout, elles pourraient discuter bien plus tranquillement, que si elles restaient debout ; d’autant plus que les glaces ne tarderaient sans doute pas à fondre. « Raison de plus, alors. » répondit-elle, sourire sincère aux lèvre. Zola ne souriait jamais autant que quand elle se trouvait avec ses amis, c’était quelque chose dont elle s’était rendue compte, récemment. Les deux amies d’enfance allèrent donc s’asseoir à l’ombre, sur le banc qu’indiqua January. « Oh, pas grand-chose. Ma vie n’est que l’histoire de dossiers. » Et elle éclata de rire, bien que ce n’était, finalement, pas très drôle. « Oh, figure-toi que l’autre jour, je les ai lâchés, pour passer la soirée dans la boîte de nuit de celui qui s’avère être mon associé. » Tous ses amis savaient, qu’il était totalement inhabituel, qu’elle aille dans une boîte de nuit – ce n’était même, pour ainsi dire, sans doute jamais arrivé. Et elle souriait, Zola ; peut-être trop, en se souvenant de cette soirée, où elle n’avait pas été tellement à son aise, à cause de l’ambiguïté toujours présente entre Eliot et elle. Pourtant, elle ne s’était pas tant mal terminée, puisqu’elle s’était finalement endormie contre lui, retrouvant leur vieille complicité – plus ou moins. A vrai dire, l’idée ne lui serait jamais venue d’aller en boîte, mais Eliot avait tenu à lui faire découvrir sa seconde activité, et à lui faire lâcher ses dossiers. « Et toi, quoi de beau ? » demanda-t-elle, commençant finalement à manger sa glace, le regard néanmoins tourné vers son amie, en attendant sa réponse, sincèrement intéressée.

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MessageSujet: Re: Smells Like Teen Spirit + Zola. Dim 3 Sep - 11:05

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On ne me fera pas croire le contraire, Zola a changé. Beaucoup.
Oh bien sûr, elle a gardé ses jolis cheveux si blonds, ses yeux noisettes et son air sérieux. Et, si je ne la connaissais pas depuis belle lurette, j’aurais juré qu’elle avait toujours été comme ça.
J’ai changé aussi.
Beaucoup, et davantage depuis l’arrivée d’Enora dans ma vie.
Je me souviendrai toujours de la manière qu’elle a eu de me regarder, lorsque je suis entrée dans son appartement, décembre dernier. Je me rappellerai toujours des surnoms qu’elle m’a aussitôt attribué, et de son sourire, son rire, l’émotion dans ses yeux ; notre premier baiser. Sa voix, sa si jolie voix prononçant mon prénom, comment dit-elle déjà ? Cette manière qu’elle a de faire engloutir le u par le n, et l’intonation si particulière de son j. Ses yeux qui pétillent lorsqu’elle me regarde ; exactement comme les bulles du champagne, scintillantes, bronze et or, même si ses iris se teintent parfois d’émeraude. Ce vert doux et magnifique, si magnifique que, si je les regarde assez longtemps, j’aurais l’impression de contempler une véritable pierre précieuse, tant ils ont des reflets différents. Allons, combien de nuances ? Je serais incapable de le dire, quand bien même je les observerais des heures durant.
Comment est-ce possible d’avoir un si merveilleux sourire ? Un éclat de rose qui rayonne, illumine son visage. L’entendre rire est la plus belle chose qui puisse m’arriver dans une journée. Oh, et Enora, je t’aime, je te l’avais déjà dit ? Je devrais plus le faire, je sais… Mais j’ai du mal.

Je ne crois pas avoir déjà dit à Zola que je l’aimais. C’est drôle de m’en apercevoir seulement maintenant, alors que ça fait presque trente ans que nous nous connaissons. Bon sang, trente ans, déjà ? Que le temps vite, effroyablement vite. J’ai l’impression d’être encore une petite fille, quand je la regarde, et je l’imagine, dans sa jolie petite robe bien repassée, en train de me dire que la tacher de terre n’est pas une très bonne idée. J’ai dû la salir tout de même, cette robe-ci.
C’était hier, en réalité ; je suis de retour à la petite January, la petite January qui enchaîne bêtise sur bêtise, pendant que ses parents lui disent ‘je t’aime’. Et pourquoi ai-je du mal à en faire de même ? Ces deux mots ne sont pourtant pas très difficile à prononcer, j’en suis certaine.
Il m’est arrivé, un soir où le sommeil me boudait, d’énumérer dans une grande liste toutes les personnes que j’aime. Ça ne m’a pas occupée bien longtemps, j’ai été effrayée de le constater. Allons, quelles sont les personnes dont je ne saurai me passer ? Maman, Papa, Enora, Arlo. En y réfléchissant bien, je peux vite ajouter Hades, Grace et Zola. Et ensuite ? Le vide, désormais, parce que toutes ces personnes que je fréquente, je ne suis même plus sûre de l’honnêteté des sourires que je leur sers. On pourra dire que c’est purement politesse, mais je ne peux pas me mentir, tous ces gens-là, au fond, je les déteste.
Le pourquoi ? Je n’en sais rien. C’est un instinct primaire. J’entre dans la pièce, regarde un à un les visages. Toi, je t’aime, toi, non, ça ne passe pas, je te hais, et toi ? Toi aussi, je ne t’aime pas. Se fier aux apparences — c’est vraiment stupide, je le concède — mais comme c’est plus facile ! Plus besoin de chercher à définir le caractère de quelqu’un, puisque je sais déjà qui je dois m’efforcer d’apprécier ou pas.
Et toi, Zola, est-ce que tu fais ça ? « C’est plutôt toi qui devrais être honorée d’assurer ma défense. », je lui réponds, avec un petit sourire. « Mais j’espère aussi que l’occasion de me prouver tes talents d’avocate ne se présentera jamais. » Rire… c’est mondain, ça aussi.

Nous nous frayons un chemin parmi les enfants courant de partout et un jeune couple se galochant allègrement sous les yeux rieurs de deux retraitées. Quelles commères, même moi, j’ai passé l’âge de ce genre de stupidités.
Après avoir choisi difficilement mon parfum de glace, nous réglons le marchand et décidons de nous installer sous un arbre, où un petit banc se trouve bien disposé, à l’ombre. L’endroit est idéal, je m’assois aussitôt, bientôt imitée par Zola. Encore des mondanités, je lui demande ce qu’il se passe dans sa vie. C’est totalement dérisoire, comme question, parce que, même si je suis sincèrement intéressée par sa réponse, elle croira toujours que c’était pure politesse de ma part. Je déteste les formalités, Zola, tu devrais le savoir.
Je suis déçue d’apprendre qu’il n’y a rien du tout de nouveau, selon elle, sa vie se résume entièrement à son travail. Je trouve ça bien triste, en contradiction avec l’éclat de son rire. Oh, Zola, il faut sortir, un peu, ça ne peut pas te faire de mal ! Lâche ces foutus dossiers, je t’emmènerai voir ce qu’est le vrai monde. Elle me coupe dans mes pensées en m’annonçant qu’elle est allée en boîte de nuit, récemment. Bon, il y a toujours le mot ‘travail’ dans l’histoire, mais c’est déjà un bon début. « Eh bien, si je m’attendais à ça. Alors, verdict ? » Je souris malicieusement. « Ça s’est terminé avec quelques infidélités ? » Je n’ai jamais vraiment compris ce qu’il se passait entre Zola et son mari, ce qui est sûr, c’est que ce n’est pas très clair, entre les deux.

Lorsqu’elle me retourne la question, j’hésite un peu. Qu’est-ce que je pourrais raconter ? Un prénom m’arrive aussitôt à l’esprit, et je me demande si je dois vraiment lui en parler. Après tout, la dernière fois que je l’ai fait, ça m’a été très bénéfique, alors pourquoi pas recommencer ? Je me tourne vers elle, avec l’air d’une institutrice d’école. « Comment te le dire… » Je me mords la lèvre inférieure. « Il se pourrait bien que je sois en couple. » Voilà, c’est dit. Zola, fais ce que tu veux de cette information.

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MessageSujet: Re: Smells Like Teen Spirit + Zola. Ven 22 Sep - 23:04



smells like teen spirit
January & Zola

C’était finalement peut-être son père, qui était à l’origine de la vie qu’elle menait désormais. Peut-être que c’était sa mère, qui, longtemps, avait été l’avocate de la famille, mais elle avait toujours laissé ses enfants décider de ce qu’ils feraient de leur vie. Madame Penrose avait toujours été bien plus compréhensive que son mari, bien plus à l’écoute aussi. Toujours bienveillante, elle avait toujours cherché à leur apporter le meilleur, au lieu de les enfoncer. Elle avait voulu leur laisser entrevoir, que des tonnes de voies leur seraient ouvertes, et qu’ils pourraient véritablement faire, quelque chose qu’ils aimeraient, peu importait ce que c’était. Leur père en revanche, il n’avait eu qu’une envie, celle d’assouvir sa soif d’ambition et de satisfaire les désirs un peu fous de son ego surdimensionné. Ses enfants n’avaient eu d’autres choix, que de suivre ses passions égoïstes. Dans un sens, Zola avait trouvé que ce n’était pas plus mal : il avait su réveiller en elle, l’ambition, une réelle aspiration, quelque chose qui, depuis l’adolescence, lui donnait une véritable raison de se lever le matin. Peut-être que si tôt, ça n’avait pas été tellement sain ; mais au moins, Zola avait eu un but, mieux : une raison d’exister. Elle avait trouvé sa voie, et à la grande joie de son père, elle s’était dirigée vers le droit. Ça, il n’y avait été pour rien ; elle n’avait pas eu besoin de lui, pour trouver, ce qu’elle avait envie de faire. C’était même sa mère, plutôt, qui avait été à l’origine de sa nouvelle passion, sa mère si douce, bienveillante, et passionnée. Passionnée par son travail, passionnée par sa famille ; elle avait été réellement épanouie, sa mère. Alors elle était rapidement devenue un modèle, l’exemple à suivre, l’archétype de la réussite au féminin. Zola, peut-être un peu comme tous les enfants, elle avait rêvé de devenir sa mère, rêvé d’avoir un parcours tout aussi beau, une vie toute aussi belle, rêvé d’avoir quelque chose, dont elle pourrait être fière. Désormais, elle pouvait dire sans mentir, Zola, qu’elle faisait quelque chose qu’elle aimait. Et personne n’en aurait douté, certainement, puisqu’elle passait le plus clair de son temps, à travailler. Elle était plus mariée à ses dossiers, qu’au pauvre Edward qui nourrissait pour elle, une bien trop grande affection – bien trop proche, de celle qu’ils prétendaient tous deux ressentir l’un pour l’autre. Il aurait fallu sans doute, qu’elle se détache un peu de son boulot, qu’elle sorte, qu’elle rit, qu’elle vive ; mais la compagnie de ses dossiers lui était tellement agréable, et faisait passer le temps tellement rapidement, que Zola voyait parfois difficilement l’intérêt de sortir et de socialiser. Néanmoins, depuis quelques temps, elle faisait de nets progrès à ce sujet – ou essayait, du moins. « Certes, tu marques un point. » Elle admettait volontiers, que la question d’à qui l’honneur revenait, pouvait se poser ; January étant l’une de ses plus vieilles amies, et de ce fait, l’une des rares à pouvoir encore la supporter après tant d’années, elle était sincère, en prononçant ces mots, l’avocate. Elle plaisantait peut-être un peu aussi, pour la taquiner, comme elle avait coutume de le faire, quand elle était avec elle. Restes de leur fasse mauvaise entente d’enfance, peut-être. « Oui, ça vaut mieux. Mais si tu tiens à tout prix à voir mes talents d’avocate, tu peux venir à un procès, je te trouverai une invitation avec joie. » Ironique comme toujours ; quoique l’idée d’une invitation pour assister à un procès, l’amusait tout de même grandement.

Elles étaient là désormais, dégustant leurs glaces, sous les derniers rayons du soleil estival. Elle avait l’impression soudain, Zola, de retomber en enfance. Elle les revoyait toutes deux, chez l’une ou l’autre, feignant de mépriser l’autre, s’envoyant les pires horreurs au visage ou se fusillant du regard, simplement pour contrarier leurs parents. Et maintenant elles étaient là, des années plus tard, toujours la même amitié, belle, solide, comme avant, une amitié qui n’avait pas tant changé, avec le temps. « Je dois admettre que c’était sympa. Pourtant, j’y étais allée de mauvaise grâce, plus par défi, que par envie. » Par défi, suite à la discussion qu’Eliot et elle avaient eue. Il lui avait dit, de s’amuser, de lâcher un peu ses dossiers, et elle avait assuré, en être capable, lui soutenant qu’elle sortirait, quand il le voudrait, et qu’elle lui montrerait. Et elle l’avait fait, Zola, quand bien même elle avait été loin d’être à son aise. Elle avait ressenti une certaine ambiguïté aussi, alors qu’il s’était trouvé tout près d’elle ; l’attirance n’en avait été que plus forte. Elle lâcha un rire, en entendant la question de January, quoiqu’un rire un peu gêné. « Hm non, évidemment, non. » Elle était tentée de tout lui dire, au sujet d’Edward, et en même temps, elle ne savait pas comment tourner tout ça. Elle l’avait bien avoué à Eliot et Grace déjà, alors qu’est-ce qui l’empêchait de le dire à January, aussi ? « Enfin, tu sais, avec Edward, c’est… libre ? » Il était rare, qu’elle ne trouve pas ses mots, Zola. Mais ce sujet, la touchait bien trop. Elle retourna plutôt la question à January, certaine que sa vie devait être bien plus intéressant, déjà parce qu’elle ne passait sa vie penchée sur des dossiers. L’avocate vit alors son amie hésiter, éveillant aussitôt sa curiosité, sans pour autant la presser. Et quand January lui annonça qu’elle était en couple, Zola ne put retenir un franc sourire. « Mais c’est génial ! Je suis ravie pour toi. Et avec qui ? » demanda-t-elle aussi, ne réfrénant pas cette fois-ci, sa curiosité. Néanmoins, quelque chose dans son annonce, avait retenu son attention. « Et comment ça, ‘il se pourrait bien’ ? Tu n’en es pas sûre ? » Sait-on jamais. Elle était néanmoins ravie, Zola, d’apprendre cela.

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