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 [Rosas] What is life

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MessageSujet: [Rosas] What is life Dim 23 Avr - 5:05

what is life

Rosas

Tell me, what is my life without your love. Tell me, who I am without you by my side. What I feel, I can't say... tell me, what is my life without your love. Tell me who I am without you by my side.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Tête lourde, sang qui bat aux tempes furieusement. Tempête dans mon crâne, champs de vision brouillé, tête lourde mais lourde… il fait si chaud ici. Pourquoi personne n’ouvre une fenêtre ? Rien qu’une, pour laisser passer, oh juste un très mince, un tout petit filet d’air. Ça n’est pas sain de rester enfermés comme ça dans une pièce surchauffée. Tout ces gens qui respirent… on va finir étouffés.
Qu’est-ce qui m’a pris de venir ici, déjà ? Je n’y connais personne, à part quelqu’un que je déteste maintenant, qui m’a entraînée à cette fête, si c’est le nom, et m’a abandonnée dès la porte franchie. Amuses-toi, Rose. Tu devrais te décoincer un peu. Profites de la vie.
Elle est belle, la vie, quand on a un mal de crâne terrible et des tâches en forme de papillons qui dansent devant ses yeux.

Oh, est-ce son visage là-bas que je distingue dans la lumière ténue ? Non, tout de même pas. Ce hasard, vraiment – nous ne nous sommes pas croisés une seule fois en un an et depuis quatre mois, j’ai l’impression de le voir partout où je vais. Je délire ? Non, non c’est bien lui. Mince. Reprends donc un verre, tu n’y penseras plus.
Ma vie n'est pas une catastrophe. C'est pire que ça. Ces derniers temps j’ai l’impression d’être malade de l’âme. Ces derniers temps… je sais exactement à quand est-ce que cela remonte, mais ça ne vaut pas la peine de le dire. Ce n’est pas le sommeil qui finit par m’atteindre au bout des nuits, au bord de la crise de nerf ; c’est une vraie noyade. Je tangue et il m’engloutit. Pas plus que ce n’est de l’appétit qui me serre un peu le ventre, juste du dégoût de tout. J’en arrive à devoir me rappeler de respirer.
Mais l'alcool aide à oublier, pas vrai ? C’est très facile. Un verre et un deuxième. Je triche, je n’ai pas du tout compté, en vérité, depuis le début. J’aurais peut-être dû, vu mon état actuel. L’ennui, cette bête noire, m’a assommée. Pour la fuir, je me suis contemplée au fond des verres, cherchant, comme les enfants, les numéros imprimés. Cent quatorze. J’ai cent quatorze ans. Gamineries.
Les gens vous servent à boire sans qu’on leur ai demandé. Fâcheuse habitude. Ils vous proposent à manger aussi, je ne sais pas ce que c’était, j’ai posé la question et on m’a rit au nez. J’ai avalé quand même. Je n’aurais peut-être pas dû non plus. Oh, quelle importance au fond ? Est-ce que quoi que ce soit dans ce monde en a ?
Les gens vous parlent, encore, mais ça c’est plutôt agréable parce que ça m’évite de faire tapisserie dans un coin. Je ne saisis pas la moitié des mots qu’ils me disent, et d’ailleurs, j’ai l’impression qu’ils n’ont aucune intérêt. Ça ne compte pas. Pourquoi parler alors ? Toutes ces voix… baissez d’un ton, bon sang.
Actuellement, il y a un type, cheveux bruns, yeux comment, noirs ? Qui me raconte une histoire quelconque à propos d’une voiture quelconque. Ça ne m’intéresse pas mais je hoche quand même la tête au rythme de ses phrases, question de politesse. Ce qui m’ennuie, c’est que je ne me souviens plus du tout de son nom. Peut-être ne me l’a-t-il pas dit ? Je ne me rappelle pas m’être présentée, en tous cas.
Pardon ? Peut-il répéter plus fort ? On entend rien, avec ce vacarme. Oh, il veut me montrer quelque chose à l’étage ? Pourquoi pas, écoutes. Je n’ai rien de mieux à faire.

En me levant de ma chaise, j’ai un bref vertige. Le monde opère un tournant d’au moins quatre-vingt dix degrés et je manque tomber à la renverse. Je me rattrape à son bras, un peu lourdement, et dis que ce n’est rien en lâchant un rire complètement stupide.

L’escalier est un légèrement raide et l’éclairage y est mauvais. Une fois en haut, je me sens un peu mieux, parce que les bruits paraissent lointains et qu’il n’y a personne. Le calme, enfin. On s’assoit tous les deux sur un canapé qui m’a l’air d’avoir fait son temps. Bien… ensuite ? Oh, il y a des livres. En tout aussi mauvais état que le reste des meubles, soit dit en passant. Celui qu’il me tend est corné au coin supérieur, c’est pitié, vraiment. Je déchiffre avec lenteur le nom de l’auteur. Oh… John Milton. À quel moment ai-je casé ce nom-là dans notre conversation ? J’ai dû pérorer comme une imbécile pour faire l’intéressante.

Quelque chose de chaud tombe sur mon genoux. Sa main, un peu moite. Il fait tellement chaud. Une drôle de sensation me remonte de la jambe jusqu’au coeur… je me dégage. Ma confusion bienheureuse s’est muée en un sentiment d’inquiétude. Je n’ai pas peur, non… je me sens plutôt mal à l’aise. Le vieux volume toujours dans les mains, je me lève et fais quelques pas en direction de la fenêtre. L’ouvrir un peu, sentir l’air frais, m’éclaircir les idées… Dans mon dos, je le sens qui me suit.
Le ciel est d’encre bleue, bleue sombre, et cette formule est paradoxale mais il est aussi très clair. Çà et là des étoiles le percent de leur clarté magnifique. Mes poumons s’emplissent du parfum très spécial et divin de la nuit. Un mélange de violette, d’eau, de terre… je sens son épaule qui heurte la mienne. Tiens, si ça lui dit, regardons les étoiles ensembles. Je n’ai rien contre le fait de finir cette soirée déplorable de manière mélancolique.
Apparemment, ça n’est pas dans ses projets. De surprise, je lâche le livre en sentant sa main s’enrouler autour de ma taille. Il fait un bruit sourd en s’écrasant par terre. Une nouvelle fois, je m’écarte, il ne va pas s’obstiner, si ?
On dirait qu’il ne comprend pas ce qui est pourtant l’évidence même. J’ai certes la voix un peu embrouillée et hésitante, mais j’essaie de mettre les choses au point : non. C’est facile, tous les bébés connaissent ce mot et savent faire la différence qu’il y a entre lui et oui.
Mais lui ne saisis pas, visiblement.
La dernière fois qu’on m’a tenue comme ça… j’essaie de ne pas y penser, c’est tellement frais encore, mais je ne peux m’empêcher de faire la comparaison entre ce que je ressentais à ce moment-là et cette espèce de dégoût qui monte en moi. Mes bras sont de coton, trop faibles…
J’ai dit non, imbécile !
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MessageSujet: Re: [Rosas] What is life Dim 23 Avr - 17:36

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Quelle étrange machine que l'être humain. Un assemblage de
réglages, de cadrans et de signaux Dont nous ne pouvons déchiffrer
qu'une petite partie. Et encore, sans doute, de façon très imprécise.




Il y a cette soirée, j'ignore comment j'en ai entendu parlé, pourtant mon corps réclame cet alcool dont je me noie depuis ma séparation avec Rose et encore plus depuis la perte de ma mère. Il parcourt mes veines, me met dans un état semi-conscient pour atténuer cette douleur, la faire taire. Mon palais s'y habitue plutôt vite à la chaleur ambré de ce liquide, à la troisième gorgée c'est comme si je buvais de l'eau. Je me tiens au bar, adossé à ce qui y ressemble du moins, il y a un monde fou et pourtant mon regard la remarque rapidement. Ce corps que j'ai effleuré quelques jours dans mon bureau, avant qu'elle me repousse. Une tension ayant plané jusqu'à son départ. La voir ainsi flâner avec un autre homme me rend fou de rage, je peux entendre la veine temporal frapper tel un musicien jouant d'un jumbo. Mon corps reste raide, je n'ai aucun droit d'interférer dans sa vie, elle peut bien vouloir se donner à lui, même si mon corps tout entier se tend à cette image, je ne peux rien y faire. J'espère seulement qu'elle ne m'est pas vu, de nouveau s'amusera-t-elle à me reprocher que je la suis et lui fait peur. Qui pour cette fois n'est pas le cas. Le hasard ou le destin peut se montrer très joueur quand il le désire. Mes noisettes flirtent de visages en visages observant chaque jeunes femmes présentent dans une pièce où je manque d'air, l'air ambiant que je respire à l'odeur de chaque effluve d'alcool, un mélange différent. Le verre se vide devant moi, le remplissant de nouveau d'un whisky, y glisse deux glaçons. Mes doigts encerclent le contenant faisant glisser dans ma main le liquide, quand soudain j'observe un homme mettre une substance dans un verre, ma curiosité le suit jusqu'à cette ex qui englobe encore chaque cellule de mon être. Elle lui parle à cet inconnu, y prend même le verre jusqu'à le déverser dans sa gorge. L'ambiance est agitée, alcoolisée, la musique à un volume sonore assez élevé ne permettant pas la discussion, je vois la jeune femme titubé et s'accrocher à son bras avant que je la vois disparaître. Je verse mon verre dans ma gorge lorsqu'une jeune femme vient me voir « C'est ton amie la fille brune qui est partie ? » j'hausse les sourcils avant de confirmer par un hochement de tête « ce mec là, il est pas clean, il a déjà mis du GHB dans d'autres soirées. » mon inquiétude grandit à cet aveu, elle pouvait pas être venu quelques minutes plus tôt, bien avant qu'elle disparaisse de ma vue par exemple « Où il vit ? » mon ton est froid et dur, le verre tinte sur le meuble, c'est une chance qu'il ne se soit pas brisé. « dans l'étage supérieur il me semble. » je lance un merci avant de quitter la pièce, rejoignant un escalier qui mène plus haut, j'ai beau avoir bu pas mal de verres, cette simple info suffit pour me désaouler, l'inquiétude me serre l'estomac tout entier. La tête fulmine. La rage elle aussi prend racine, elle coule dans mes veines, doux poison qui rend fou. Les murs se resserrent autour de moi ou est-ce juste une hallucination. Un long couloir désert. Un soupire s'échappe des mes lèvres, ouvrant chaque porte que je rencontre, jusqu'à celle-ci, cet homme pensant que Rose allait remplir sa nuit, mes pas glissent tel un lion attaquant sa proie j'empoigne l'homme que je plaque avec force contre le mur. « Tu lui as donné quoi ? » mon ton est dur, mes pupilles dilatées par la rage, un sourire s'étire sur son visage « rien du tout, c'est pas ma faute si ta copine est infidèle mec. » mon poing se serre, l'impulsivité, ce loisir que j'occupe dans l'obscurité d'une cave, d'un entrepôt et tant d'endroits qui diffèrent d'un jour à un autre. Le coup pénètre l'intérieur de sa cage thoracique, lui coupant un peu la respiration. Un chien qui cherche son oxygène voilà à quoi il ressemble. « Je répète ma question ? » arquant un sourcil, prêt à lui donner un énième coup «du GHB c'est bon, elle est à toi cette pute. » mes doigts s'enfoncent dans son cou le faisant plié genou à terre, un coup dans sa mâchoire projetant du sang. « Que je te retrouve pas sur ma route. » menaçais-je ouvertement l'homme, je m'avance de la jeune femme à moitié consciente et d'un mouvement digne des contes des fées la porte à mes bras jusqu'à rejoindre mon véhicule où je l'allonge à l'arrière. Les yeux rivés sur le béton, ma voiture me guide jusqu'à mon appartement. Le pas de la porte franchi je la glisse sous les draps prenant ses constantes vitales. Errant sur internet sur une chaise non loin d'elle, lisant des avis ou des récits de personnes ayant été drogué, un soupire s'échappe de mes lèvres. Ma main glisse une mèche de ses cheveux derrière son oreille, elle a l'air si paisible ainsi, un ange... j'ignore ce que je vais devoir dire à son réveil et si seulement elle croira mes dires. La fatigue va et vient, buvant quelques canettes énergisantes pour ne pas m'endormir, la peur présente au cœur de mon ventre. Le coude tenant ma tête, tout d'un coup, tu vois les paupières de la jeune femme. « hey, comment tu te sens ? » ma voix est cassé par la fatigue et étrangement douce par rapport à nos deux dernières rencontres.
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MessageSujet: Re: [Rosas] What is life Dim 23 Avr - 18:37

what is life

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Tell me, what is my life without your love. Tell me, who I am without you by my side. What I feel, I can't say... tell me, what is my life without your love. Tell me who I am without you by my side.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Mes muscles se sont transformés en coton, en guimauve, en tout ce qui peut exister de plus mou et de plus faible. Ma voix même semble perdre en puissance pour finir par se perdre tout bonnement sur le trajet entre ma gorge et ma bouche. Il fait sombre, c’est bruyant, c’est désagréable, et j’ai beau me révolter contre cette tornade de sensations, j’y suis quand même engloutie. Jusqu’à ce que tout s’arrête… que tout devienne plus noir encore. C’était possible ? La lumière se fraie un passage mince entre mes cils, je perçois de simples tâches de couleurs de partout. Rouge, bleu, bleu, rouge-marron-noir… du noir encore et toujours. Tout m’y ramène tout le temps.
Ça ne sert à rien de lutter. Pas plus que de ressentir quelque chose. Qu’on me soulève, qu’on m’emporte, où que ce soit, ailleurs… ça n’a pas d’importance. C’est beaucoup trop pénible de se concentrer là-dessus. Se laisser aller, au contraire, est si facile… et puis, tout est si noir.

Noir, noir, noir, noir de nuit, noir d’enfer, noir de mort et noir d’extase. Le calme.

Une voix douce près de mon oreille, qui glisse et se coulisse jusqu’à ce que je saisisse ce qu’elle dit. C’est la même voix qui m’a réveillée pendant des années, celle que ma mémoire associe à un parfum, celle qui avait le pouvoir de me briser ou faire chavirer le coeur. Nicko ?
Je papillonne un peu des yeux, mes paupières sont si lourdes que s’en est difficile de les ouvrir. L’ombre de mes cils obscurcit ma vue… comment je me sens ? Comateuse. Très calme. Fatiguée. J’ai envie de me rouler en boule sur le côté et de me laisser emporter dans les bras de Morphée. Le sommeil, enfin… je l’ai tellement appelé, durant toutes ces nuits épouvantables où ma tête me lançait. Elle tangue encore, elle me fait mal, mais je ne crois pas que ça suffise à m’empêcher de dormir cette fois-là. Comme ce sera bon...

Hé, attends. Il ne faut pas que je me laisse aller comme ça, maintenant, malgré ce sentiment magique de sécurité et bien-être qui éclot dans ma poitrine. Je suis… où suis-je ? Du bout des doigts, je cherche le contact de quelque chose qui pourrait me l’indiquer. C’est doux. C’est du linge, et dans mon dos c’est mou. Un lit sans doute. Quel lit, où ça ? Mon coeur s’accélère sous l’effet de la panique. J’ai beau chercher, je n’ai aucun souvenir de comment est-ce que j’ai pu atterrir ici, ni de ce qui s’est passé en fait… ou très vaguement.
« Où je suis ? »
Le dire a crée un drôle de remous dans mes poumons, comme un appel d’air. Un volume énorme d’oxygène s’y engouffre tout à coup, et ma voix est trop forte, apeurée.
« Qu’est-ce qu’il s’est passé ? »
Bon sang, ma tête… réfléchir est une vraie torture. Il le faut pourtant, pour tenter de comprendre ce que je fais dans ce lit qui ne doit pas être le mien, avec son visage si proche, un peu brouillé.

Souviens-toi. Il y a avait cette fête déprimante. Je m’ennuyais, j’étais seule, je l’avais aperçu mais j’ai fuis son regard en baissant la tête, de manière à ce qu’une mèche de cheveux me tombe en travers de la figure, pour me cacher. Je me rappelle bien de l’effet que faisais la lumière tamisée au travers. Et puis… il y avait tout ces verres que j’ai vidé, le chiffre au fond, cent quatorze. Beaucoup trop de verres. J’ai fait un coma éthylique ?!
Non, non, pas de conclusion hâtive. Cet endroit ne ressemble pas à une chambre d’hôpital, je les connais trop bien. Cherche encore, vas jusqu’au bout des choses.
Il y avait… ce type, cheveux bruns, yeux noirs. Un livre de poésie au coin supérieur corné, et j’en ai eu pitié. Il y a eu un pan de ciel où étincelaient des centaines d’étoiles, et il y a eu la sensation désagréable de sa main sur mon genou, sa main à ma taille, sa main qui se permettait de courir sur mon corps.
Pardon ?!
Arrêtons-nous là. Je ne veux pas me souvenir de ce qui s’est passé ensuite. C’est sombre, ça me fait l’effet d’une boule douloureuse dans ma gorge… et j’ai mal à la tête.

J’ai dû mal me conduire. J’ai dû faire une bêtise, à un moment, qui telle une boule de neige a entraîné des conséquences dont je ne suis pas capable actuellement de mesurer l’ampleur. Quoi donc ? Je me débats avec mes flashs emmêlés, brefs, incomplets. Cette position est assez gênante. Il faut que je m’en aille, tout de suite, que je rentre à la maison, prendre une aspirine, dormir, dormir, dormir, réfléchir, et puis mourir de honte sans doute. Vite. Je me redresse sur un coude dans le but de me lever, mais immédiatement le monde autour opère un nouveau tournant. Quel imbécile il est de se mettre à bouger comme ça, tout à coup. Je retombe aussitôt. Soit, je ne peux donc plus faire un mouvement. Ma tête…
Instinctivement, ma main gauche erre un peu, à la recherche d’un soutien, et plutôt que de s’agripper aux draps, elle accroche la sienne. Je sens ses doigts se coulisser entre les miens et je la serre brièvement. Je ne réalise même pas à quel point ce que je fais est étrange. C’est juste trop bon de sentir sa présence.
« Pourquoi tu es là ? »
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Dernière édition par Rose H. Berry le Mer 26 Avr - 17:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Rosas] What is life Lun 24 Avr - 14:30

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Quelle étrange machine que l'être humain. Un assemblage de
réglages, de cadrans et de signaux Dont nous ne pouvons déchiffrer
qu'une petite partie. Et encore, sans doute, de façon très imprécise.




J'ai l'impression d'être dans une des ses séries américaines où le protagoniste principal doit sauver la fille qu'il aime, si seulement ce n'était qu'un épisode et non la vérité. Ma vie ressemble vraiment a une pièce de théâtre ses dernières années, Roméo n'a qu'à bien se tenir, une mère qui meurt, un amour qui disparaît. Physiquement de ma vie, me laisser errant dans ma vie comme dans une de ses tragédies de Racine. L'alcool comme seule réconfort d'une vie désastreuse, enlever moi l'emploi qui amasse une somme plus qu'un lambda pourrait s'offrir et je pourrais ressembler à l'un de ses domiciles fixes qui fait la manche pour se payer une canette de bière. Bon oui je caricature, tous ne font pas ça, boire. Il vient brûler mon œsophage, désinfecter les conduits qu'il traverse, transporté dans tout mon organisme, jusqu'à rejoindre la cellule grise. Plusieurs verre jusqu'à détraquer celui-ci, le rendre incapable de penser, en théorie. Modifiant ma conscience et les perceptions, l'euphorie apparaît au bout de seulement quelques verres, me désinhibant, affranchissant une timidité, libérant la parole. Un lâcher prise. Mais consommé à plus fortes doses, l’alcool provoque l’ivresse. Elle se traduit par une mauvaise coordination des mouvements, une élocution troublée, une diminution des réflexes et de la vigilance, un état de somnolence jusqu'au trou noir et les pertes de mémoires qui vont avec. Dans mon cas, il m'arrive parfois, plus que je ne veux l'admettre c'est vrai, dans des périodes dur émotionnellement, de me réveiller sans savoir comment je suis revenu à ce point B et sans pouvoir retracer les événements de la soirée passé. Ce soir, ça ne sera pas le cas, je n'ai pas le temps d'aller jusqu'à la sur-dose, l'attachement que j'éprouve pour la jeune femme, me conduisant à revêtir mes collants bleus et ma cape rouge, un superman des temps moderne. Pas besoin de costume, on est pas à une fête déguisé. Qu'importe la souffrance qu'elle m'a fait subir, son absence et cette rancœur que je nourris à son égard, il est juste hors de question de la laisser à ce sort que cet inconnu lui réserve. C'est une chose que je ne comprendrais jamais ça, devoir droguer une femme pour coucher avec elle, ça requiert un souci psychologique et de psychopathie, peux-être même un gros manque de confiance et pour ça, à la limite il existe plusieurs possibilités : les péripatéticienne notamment, les sites internet où on retrouve pas mal de filles ouvertes sans monnayer de l'argent. Non, vraiment je ne comprendrais jamais, ça me pousse a des envies de meurtres ce style d'homme et il a de la chance celui-ci quand je débarque dans son studio, qu'il n'obtienne qu'un coup de poing heurtant violemment son visage. Il ne mérite pas mon temps, elle, en revanche beaucoup plus et c'est sous une toile brillant de multitudes d'étoiles que je quitte ces lieux. Le prince charmant et blanche neige n'ont qu'à bien se tenir. Le temps me paraît défiler au ralenti, l'inquiétude grandit au fond de mon être cependant les commentaires et récit que je peux lire parvienne à l'atténuer, elle aura juste cette sensation d'avoir prit une grosse cuite, cet état nauséeux que je connais. Les paupières de la jeune femme finissent par s'ouvrir, dévoilant un regard noisette, troublé, paniqué et cette question prononçait dans un timbre effrayé. « Ne panique pas Rose. » c'est bien facile pour moi de dire ça, je ne me retrouve pas dans sa position, me retrouvait dans un endroit sans en avoir le souvenir, sans compter avoir manqué d'avoir failli être … je n'ose même pas penser au terme, il me fait frisonner, c'est répugnant, encore plus que l'inceste. « T'étais à cette soirée tu te rappelles ? Disons que tu as parlé au mauvais mec, il a glissé un truc dans ton verre... du ghb. » j'ignore si elle a déjà entendu parlé de cette drogue, mes lèvres se pinces et continu « c'est connu aussi sous le nom drogue du viol. » je la vois commencer à s'imaginer milles et un scénario dans sa tête. « Non, ne t'inquiète pas il t'a rien fait … » je me lève quelques secondes pour aller récupérer un verre d'eau et d'aspirine, ça ne peut pas lui faire de mal bien au contraire, déposant tout ceci, sur une tablette prévu à cet effet. Elle essaye de se lever, mais n'y parvient pas, j'en viens même à lever les yeux aux ciels, elle n'a pas besoin de fuir, je ne lui ferai pas de mal. Sa main rentre à mon contact, je suis surpris mais y glisse mes doigts dans ses espaces fait pour, elle me demande alors ce que je fais ici, un demi-sourire sur le visage je réplique tendrement. « Sans t’offenser, j'habite ici … je savais pas où t'emmener d'autres. » mon pouce caresse tendrement sa peau, elle est douce, comme un brugnon, mon autre main attrape le verre d'eau que je tends en sa direction. « tiens, bois ça ne te fera pas de mal et prend un aspirine si jamais t'as mal à la tête. » parfait gentleman, dans des situations comme celle-ci je sais l'être, ce qui n'étonnera certainement pas la jeune femme. « tu te sens comment ? » enquêtais-je.
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MessageSujet: Re: [Rosas] What is life Mar 25 Avr - 17:02

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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Ne panique pas. C’est facile à dire pour lui. Et d’ailleurs, qu’est-ce qu’il fait là ? Qu’est-ce qu’il a bien pu se passer pour qu’on en arrive à cette situation totalement improbable ? Je sais que j’ai trop bu, et du coup, j’ai peur de ce que j’ai pu faire.
La première inspiration ayant été prise trop grande, trop brusque, les autres suivent ce modèle. Mes poumons s’emplissent et se vident comme s’ils cherchaient à s’étendre toujours plus loin. Comme s’ils n’en n’avaient jamais assez.
Ne panique pas. J’ai de l’électricité dans les jambes, et en même temps je me sens très faible. Il y a des strates de nuages noirs qui circulent dans ma tête, me l’écorchant de l’intérieur.

Par petits bouts, j’essaie de reconstituer mes souvenirs, qui m’apparaissent par flashs brefs. Il me demande si je me souviens de la fête, ce à quoi j’acquiesce. Bien… j’ai trop bu c’est ça ? Il y avait ce type. Nickolas lui accole l’adjectif de mauvais ô combien évocateur ; il aurait mis quelque chose dans mon verre. GHB ? George Herbert Bush ? Mon ignorance doit se lire sur mon visage parce qu’il me l’explique tout de suite après.
Oh.
Oh. Mince. Je retiens deux jurons de surprise, mais intérieurement, je sens un vide se creuser dans ma poitrine. J’ai manqué… je veux dire, j’aurais pu… Tête baissée, j’ai le regard qui dérive sur mon corps, et je ressens un dégoût grandissant pour cette masse de chair pour laquelle quelqu’un a été prêt à…
Stop, ne pense pas à ça. J’ai mal à la tête, refoule tout ça. Au placard, dans ce coin de cerveau dédié aux pensées interdites. Aux mauvais souvenirs. Puisqu’il n’est rien arrivé… Je n’irai plus jamais à une soirée sans y connaître au moins la moitié des participants. Je compterai chaque goutte d’alcool qui franchira mes lèvres. Et je me servirai moi-même directement juste après que la bouteille ait été ouverte.

Mais, bon sang, comme c’est répugnant.

Cette position est tellement gênante et ridicule, il faut que je m’en aille, maintenant. J’essaie de me relever mais le monde se met à basculer et tourner autour de moi. Je suis coincée. Impossible de faire le moindre mouvement. J’ai l’impression d’avoir du fil de coton dans les veines. Je me sens toute petite, pitoyable… ma main va chercher la sienne et s’y agrippe comme à son dernier rempart contre le reste de l’univers. Il ne la repousse pas. Je ne réfléchis plus vraiment de toute manière, les sensations mauvaises sont trop fortes pour penser au pourquoi du comment je réagis de cette façon. Je serre sa main un peu plus fort. Tu vois, je peux encore le faire. Toute mon énergie passe dans cette pression-là. Elle est douce, et je manque en soupirer d’aise.
Ah, nous sommes chez lui. Je n’avais pas reconnus les murs. Ma question était bête.

Il ne me lâche pas la main, mais même s’il le tentait, je crois que je ne la laisserais pas partir. Verre d’eau, cachet pour le mal de tête. C’est bienvenu, soit, cependant je suis toujours réticente à avaler des comprimés depuis l’hôpital. Ronds blancs noyés dans le liquide. Avale donc, ne sois pas idiote. Ça va te faire du bien. J’avale. Je sens le cachet descendre dans ma gorge.
« Merci. »
C’est à cause de ce simple mot que le déclic se fait. Une nouvelle couche de brouillard se dissipe dans mon esprit. Bon sang, cette soirée aurait pu finir tout autrement si ma mèche de cheveux avait suffit à me cacher de son regard.
« Je veux dire, merci… pour tout. »
J’aurais beau me forcer, il n’en sortira pas plus. J’espère qu’il comprend.

« Comme si j’avais pris une cuite monumentale. »
Je me suis soûlée volontairement pour la première fois l’année dernière. Ça ne m’avait pas franchement réussit. Dire que je croyais que je ne pourrais jamais être plus malade qu’au lendemain de cette nuit-là… ma tête va exploser d’une seconde à l’autre.
Une nouvelle vague d’énergie ma traverse. Je voulais partir tout à l’heure, cette envie me reprends, tout de suite. Il le faut. Mon cerveau se focalise sur cette idée et n’en démord plus. Je ne réalise même pas à quel point essayer de marcher est hasardeux.
« Je, je dois rentrer chez moi. Désolée de t’avoir causé autant de soucis. »
Je ne sais même plus ce que je dis, ma voix s’élance toute seule dans l’air. À trois je me lève. Un. Je préfère ne même pas savoir ce qui s’est passé entre mon dernier flash à la fenêtre et mon réveil ici. Deux. Je suis vraiment un problème ambulant, comment une telle chose a-t-elle pu arriver ? Trois. Il faut y aller. Lentement pour éviter le choc dû au changement de perspective soudain, je me redresse et m’assoie au bord du lit. L’une de mes mains vole immédiatement sur ma tempe, comme pour la soutenir. L’autre, elle garde toujours la sienne prisonnière entre mes doigts.
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Dernière édition par Rose H. Berry le Mer 26 Avr - 17:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Rosas] What is life Mer 26 Avr - 13:44

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qu'une petite partie. Et encore, sans doute, de façon très imprécise.




Longtemps j'avais souhaiter la revoir, recroiser son regard et m'y perdre dedans, elle avait cette effet-là sur moi, me faire perdre la notion du temps et me faire perdre la tête par la même occasion. Mais, tout ça avait prit fin, sans crier garde je l'avais perdu, participant à la destruction de notre couple. Un couple qui n'en était plus un après le décès de son père, elle s'était laissé plongé dans la peine, la haine et la violence avait prit le dessus sur la tendresse qui la caractérisait tant d'habitude. La surprise s'était étendu sur mes noisettes quand son corps s'était dessiné au beau milieu de l'encadrement de ma porte, une émotion que j'avais brillamment caché, impassible. Lire son travail et remarqué ce talent m'obligeant à travailler avec le fruit de mon obsession n'avait pas été chose aisé au début, bien au contraire. Me montrant d'avantage dur qu'avec mes autres auteurs, non pas parce que je savais qu'elle pouvait frôler la perfection avec ses conseils avisés, mais aussi et simplement que je tentais de me venger de ce manque qu'elle avait laissé toutes ses années. Deux petites années, qui prenait des airs d'éternités pour moi. Deux ans c'est long, ce ne sont que vingt-quatre petit mois. Néanmoins ce laps de temps il s'en passe des choses, une mère qui quitte mon univers, me laissant plus seul que je ne peux l'être même si j'ai de la famille, comme ma cousine Blue, des amis qui savent m'entourer. Personne mieux que Rose, ne parvenait à me guérir de ses émotions dévorantes quand elle venait s'engouffrer dans mon être, elle avait su mieux que personne éteindre cette douleur vécut durant des années de par ma différence. Pour elle, c'est ce qu'il faisait mon originalité, celle qui avait de moi l'homme que j'étais, épanoui et ouvert au monde. Durant son absence, elle avait laissé la noirceur s'emparer de mon cœur, ne pensant qu'à mon autodestruction en des matchs de boxe illégaux. La rancœur que j'éprouvais de par son abandon ne cessait de battre dans mes veines, j'essayais de lui pardonner, de tout mon cœur j'essayais pourtant de ces deux dernières rencontre où j'avais désiré des réponses, seul le néant demeurait. Elle n'y était pas parvenu à me donner de quoi oublier.

Une soirée, comme bien d'autres auparavant qui en avait prit pourtant un tournant totalement incontrôlable, quel était le pourcentage que parmi toutes ses fêtes et lieux de débauches on se retrouve tous les deux dans la même ? Quasi nul et pourtant, à croire que toutes les forces de l'univers décident ces derniers temps, se décident à y mettre leur grain de sel. Mon côté protecteur resurgit de l'ombre quant à cette phrase prononcé par une simple inconnue et ce visage qui était partie de mon horizon, l'inquiétude m'ayant poussé à enfilé ce costume virtuel. Un visage qui réapparaissait le lendemain, les rayons du soleil traversant des rideaux. Une phrase qu'elle prononça, un remerciement, un sourire s'affichant sur mes lèvres alors que de ma main disponible je la glissais sur sa joue, la chaleur de son épiderme traversant la paume de ma main. « C'est bien normal et si je devais recommencer, je ferais chaque fois le même choix. » Te sauver, oh ça oui je n'y manquerai pas, plutôt me flageller et même mourir que de te laisser dans les bras d'hommes aussi répugnant que celui-ci. Surtout si je suis dans la même soirée. Tu aurais été consentante, je n'aurai peux-être rien dit, me mordillant la lèvre pour m’enivrer jusqu'à oublier que tu te trouves là quelque part à éprouver un plaisir dont tu m'as privé. Mais ce n'était pas le cas. Lui donnant le cachet et l'eau pour faire passer cet état qui disparaîtrait pas avant le lendemain, je ne pu m'empêcher que de lui demande comment elle se sentait, une question stupide certainement. Me permettant de me rassurer encore un peu plus. « Je suis désolé … ça ira mieux demain. » rétorquais-je, tandis que sans m'y attendre la jeune femme veuille disparaître, quitter cet appartement pour rejoindre le sien, ce n'est pas une bonne idée vu son état. Elle se trouve pourtant déjà assise sur le bord du lit, sa main ne quittant pas la mienne, j’émets une légère pression sur la sienne et de mon souffle chaud murmure. « ne dit pas de bêtise, tu ne me déranges pas … reste... un peu, j'te raccompagnerai plus tard. » je glisse de nouveau ma main sur sa joue, une caresse, délicate, un regard qui la regarde avec tendresse mais aussi envie et désir.
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MessageSujet: Re: [Rosas] What is life Mer 26 Avr - 17:09

what is life

Rosas

Tell me, what is my life without your love. Tell me, who I am without you by my side. What I feel, I can't say... tell me, what is my life without your love. Tell me who I am without you by my side.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]À cause du mal de tête, de la fatigue et de cette sorte d’engourdissement, je ne réalise pas très bien ce qui s’est passé. Ça ressemble à un rêve – d’ailleurs, je ne me souviens pas des trois quarts des évènements. Un songe qui aurait pu virer au cauchemar. J’entends les mots, je les assimile et je trouve ça horrible sans qu’ils aient réellement pris un sens dans mon esprit.
Peut-être que c’est tant mieux. Ça m’évite d’être totalement effondrée, sous le choc et terrifiée par la simple idée de reparler un jour à un inconnu.
En attendant, j’ai tout de même pris conscience qu’il m’a tirée d’un bien mauvais pas. Sans lui… Je dis merci, et même merci pour tout, mais ça ne suffit pas. Merci de m’avoir sortie de là-bas, merci d’avoir pris soin de moi, merci pour le cachet, et même… oh merci, juste merci. Si je commence la liste de tout ce que je lui dois, j’ai peur de n’en jamais finir ou de me mettre à pleurer.
Rien que pour parler de ce soir, ça ne parvient pas à sortir de ma gorge. J’essaie de me forcer à le dire, tout en sachant que c’est peine perdue d’avance. Mais il comprend. Suis-je bête, on s’est toujours, ou presque, si bien compris. Et il m’assure que si c’était à refaire, il agirait de même. Je ne trouve rien à y répondre, les mots m’échappent tout à coup. Seul un sourire se dessine sur mon visage.

Si j’y réfléchissais, sans doute que je trouverais étrange la caresse de sa main sur ma joue, tout comme nos deux mains qui restent entrelacées avec les minutes passants. Heureusement que je n’ai pas la tête à ça non plus. Parce qu’au fond, c’est terriblement agréable. En me concentrant seulement sur son contact, une chaude sensation de bien-être m’envahit.

Cachet avalé, ne reste plus qu’à attendre qu’il fasse son effet, en espérant que ce soit efficace. J’ai l’impression d’avoir bu treize fois plus que je ne l’ai fais en réalité. Après ça, je crois que je vais rester sobre pendant un moment. Ça va durer jusqu’à demain ? Oh non. Vingt-quatre heures encore à supporter cet état comateux.
« Tu n’as pas à l’être, ça n’est pas de ta faute. »
Je suis une grande fille. J’ai l’âge de compter mes verres, de surveiller ce qu’on me sert ou de choisir mes interlocuteurs avec discernement. Tout se cumule pour hier soir. Dire que je me croyais tout de même de nouveau capable de me gérer moi-même.

Je ne m’étais pas rendue compte que le jour est levé. Les rayons du soleil traversent les rideaux et éclaboussent le plancher. Ça va être une belle journée de mi-saison, une journée très calme après le tumulte de la nuit. C’est dommage qu’il y ait de grandes chances pour que je la passe au lit avec les volets fermés.

J’ai cette idée fixée comme prochain objectif, il faut rentrer, je réagis comme un robot programmé pour une tâche. Rentrer. Sans réfléchir, marcher droit vers la maison, sans penser qu’au vu de mon état, ça risque d’être difficile. Je me relève, la chambre manque faire une nouvelle pirouette devant mes yeux. Je n’ai pas lâché sa main et j’en ai presque oublié que je la tenais – c’est tellement naturel comme contact. Après tout, c’était sa place. C’est pourquoi y ressentir une pression de sa part me surprend un peu ; elle suffit à me faire sortir de mon mode préprogrammé. Juste après, il y a sa voix. Et encore après, sa main de nouveau sur ma joue gauche.
Je fixe, ou plutôt je dévore la lueur sublime qui étincelle au creux de ses iris.
Ma réaction est immédiate. Mon coeur rate un battement, peut-être deux. J’ai quelque chose de bizarre dans le ventre, comme un essaim de papillons qui y volerait en en effleurant la paroi de temps à autre d’une caresse légère. Alors je penche un peu la tête sur le côté, et il me semble qu’il y a des kilomètres de mon visage au sien – les secondes se dilatent, il ne doit pourtant pas s’en écouler une seule, mais on dirait qu’elle dure un siècle entier. Et mes lèvres touchent les siennes.
Et les veines à mes tempes battent et s’affolent, battent et s’accélèrent, battent toujours plus vite.
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MessageSujet: Re: [Rosas] What is life Jeu 27 Avr - 17:11

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Quelle étrange machine que l'être humain. Un assemblage de
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qu'une petite partie. Et encore, sans doute, de façon très imprécise.




Ca commence souvent d'un rien.
Un regard. Un sourire. Une parole. La chance hasardeuse du temps et du hasard lui-même. Il suffit de quelques secondes pour tout bouleverser, nous bouleverser nous et notre futur. Le hasard est là et vient briser tous nos idéaux. Parce qu'en amour, on est bien souvent surpris. D'abord parce que la personne face à nous est la dernière à laquelle nous aurions pensé. Ou justement parce qu'elle est la personne que nous attendions désespérément, depuis le début... Il n'existe pas de baisers ou de promesses qui ne veulent rien dire.

Etre fort, c'est rayonner de bonheur quand on est malheureux. C'est essayer de pardonner à quelqu'un qui ne mérite pas le pardon. C'est donner sans retour. C'est rester calme en plein désespoir. C'est être joyeux quand on ne l'est pas. C'est sourire quand on a envie de pleurer. C'est faire rire quand on a le cœur en morceaux. C'est se taire quand l'idéal serait de crier à tous son angoisse. C'est consoler quand on a besoin d'être consolé soi-même.. et puis on se retrouve à prendre soin de celle qui nous a fait atteindre cet état.

« J'le suis quand même après tout je représente le sexe masculin ... 
»Un souffle glacé, des poumons qui se compressaient, manquant de cet oxygène vital, ses ivoires se serrant l'une contre l'autre.
« je ne comprends pas comment de telles personnes peuvent exister. » La colère se dupliquait, elle était meurtrière, emportant tout sur son passage comme une tempête, les doigts s'enfonçant un peu plus dans cette chair, qui ne me quitte pas depuis son réveil. Une sensation de bien-être, qui tôt ou tard finirait, j'en étais conscient. Voulant profiter pleinement de cette bulle dans laquelle nous nous étions enroulés. En oubliant le temps, la vie dehors, ou du moins pour ma part.


Je me souvenais de la chaleur de mes lèvres contre les siennes, de la douceur de sa peau, de ses gémissements contre mon oreille durant cet acte charnel qui nous liaient intimement, qui faisait ressortir ces sentiments. Lui prouvant qu'une fois le rideau tombé, qu'une fois nos êtres s'étaient entremêlés, qu'elle se perdait dans la passion, jusqu'à en perdre la raison. Une raison que je tentais de garder en cet instant, son parfum ne cessant de titiller mes sens, son corps si proche.
Je ne pouvais céder, devant trouver un moyen de reculer avant de commettre une erreur que je regretterais quelques heures plus tard. Mais elle qui fit par de son départ, ne semblait réussir à se lever convenablement, ses doigts restant souder aux miens, une place demeurait vide tous ce temps. Un espace dont mes iris se répercutait souvent, tout me ramenait à elle. C'est idiot, n'est-on pas tous façonné de la même manière, deux mains, deux pieds … tout par deux, avec ses mêmes vides. Or, quand je regarde l'espace libre entre mes jointures je ne vois que ses petites mains, doté de longs doigts, élégants. Un espoir entaché par ces deux années écoulées où elle n'avait donné aucun signe de vie, un espoir soufflé par l'obscurité constante qui l'accompagnait. Je ne voulais ressentir à nouveau ce qui m'avais étreint jadis, je ne voulais revivre ces années passées à ses côtés, ne voulant que la solitude, cette débauche dans laquelle je me complaisais Ma poitrine retenue par ce fin tissu effleurait ma peau marbrée, son souffle rebondissant contre mes lèvres charnues, se mêlant au sien, devenant saccadé au fil des secondes. Mon coeur tambourinait contre ma cage thoracique, voulant s'échapper de cette dernière. Je sentais ses doigts attrapés mes mains qui furent prises en étau dans les siennes, son visage se rapprochant légèrement, mon nez effleurant le sien, mes lèvres rougies buvant ce souffle qui ne cessait de me soumettre à ses envies les plus primaires. Il n'y avait plus de conscience, la raison n'étant plus qu'un souvenir embrumé. Ne restait plus que ce désir qui pulsait au plus profond de moi-même, que cette chaleur que je désirais sentir contre moi, que cette bouche que je souhaitais possédé. Une seconde. Un grain de sable perdu dans l'irréalité.Mon visage rejoignit le sien, mes lèvres se plaquant contre les siennes pour l'entraîner dans un baiser passionné empli de cette violence liée à ces sentiments qui éclataient en moi en des milliers de prismes écarlates. Ses ivoires s'enfonçaient dans sa lèvre, sa langue en dessinait le contour. Mon buste se penchant vers elle, la guidant jusqu'à l'impact du matelas avec son dos. Mes doigts venant parcourir sa colonne vertébrale y dessinant chaque os, mon corps se plaquant plus durement contre le sien. Je ne contrôlais plus mon être qui n'obéissait que par instinct, que par envie. Une absence insoutenable, un corps qui lui avait manqué, un désir que j' avais tenté de palier par d'autres. Sans franchir l'étape après le baiser. Mais elle était mon obsession, ma fascination, la seule être que je désirais avec folie, que j'avais aimé jusqu'à en perdre mon âme. La chaleur enveloppait la pièce tout comme mon cœur, je la voulais, maintenant plus que jamais. Ma main glissant sous ce haut … ma lèvre se pinçant une demi seconde avant de replonger mes lèvres contre cette douce gourmandise, y laissant ma langue rejoindre sa jumelle. Un ballet dont les représentations n'ont peux-être pas eu lieu depuis des mois, mais dont on se rappel si rapidement les pas, une chorégraphie à en donner le vertige. Cette tête qui tourne, pas à cause de l'alcool, la folie de l'amour.
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MessageSujet: Re: [Rosas] What is life Ven 28 Avr - 12:38

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Tell me, what is my life without your love. Tell me, who I am without you by my side. What I feel, I can't say... tell me, what is my life without your love. Tell me who I am without you by my side.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Ai-je encore de l’alcool, ai-je encore de la drogue qui circule dans mes veines ? Il est très probable que oui. Tous ces produits dégoutants censés recréer une semblant de bien-être, apporter quelque chose pour se sentir, rien qu’une poignée de minutes, juste un peu mieux. Après on est malade. On se méprise soi-même d’avoir cédé à leur bas appel. Ils ne réussissent pas très bien chez moi. Je suis tellement mal après que je ne trouve pas que ça vaille le faible effet qu’ils me font.
Quoi qu’il en soit, ce ne sont pas eux qui me font agir comme je le fais.
Le tambour dans ma tête s’est laissé oublier ; n’y demeure plus que les répercussions des battements de mon coeur qui se soulève, qui se contracte, et qui retombe en frappant avec une violence inouïe. Rien ne viendra donc le calmer ? Il s’emporte trop. À sa musique martelée vient se mêler, plus faiblement, celle de son coeur à lui que je crois percevoir, si proche. Mon souffle s’est emballé et s’est perdu. Je ne respire que par à-coups.
Manger, boire, dormir, inspirer, expirer. Que des besoins futiles. Comment voulez-vous qu’ils vous fassent faire autre chose qu’exister bêtement ?
C’est plutôt drôle que ce qui n’a pas de sens, d’après la logique implacable qui gouverne le monde, soit tout ce qui donne du sens à ma vie.

Nos bouches se fondent, les mains s’en vont, c’est un ballet, c’est une danse. Ma paume se retrouve vide, mais ça n’a plus aucune importance, puisqu’il est là. C’est un très vieux souvenir qui émerge, le fait que tout semble naturel, et celui que j’ai ce fichu creux, dans ma poitrine, qui ne compte plus. Tout s’est laissé éteindre à part le brasier de mes veines.
Mon corps crie, demande, désire et appelle. Qu’il vienne, qu’il vienne. C’était beaucoup trop long, tout ce temps, il semble que je n’ai réussi à vivre que pour ces retrouvailles. Le monde tourne, la raison fuit, quelle importance ? Quelle importance est-ce que ça peut bien avoir ? Aucune.
Doigts sur mes os, le long de la colonne vertébrale, doigts sur les siens. Tout semble déjà parfaitement orchestré. C’est une musique, c’est la partition idéale. Et je m’enivre.

C’est lorsque la valse de ses doigts se rapproche de mon ventre que l’illusion se brise. Elle me rappelle le contact des miens, qui suivait le tracé de la cicatrice durant les nuits d’insomnie, encore et encore. J’ai cette chose-là, sale et blanche, qui me barre le ventre. C’est trop laid.
Il ne l’a jamais vue – il n’a pas pu le faire. Ceci me rappelle soudainement que deux ans ont passé, que nous avons changé, que nous risquons de découvrir au tournant, brusquement, des choses qui n’étaient pas là la dernière fois – entre autres pas forcément physiques, les points de suture.
Ma main vient par réflexe se poser sur le bas de mon haut pour lui en interdire l’accès.
Son visage s’est détaché du mien. Rien d’autre n’existe au monde que ses yeux, ses yeux magnifiques, ses yeux seuls capables de me remuer l’âme ainsi. Les miens s’y fixent. Je n’ose rien dire de peur de faire disparaître la magie du moment, mais mon regard demande : que faisons-nous ? Que sommes-nous donc en train de faire ?

Puisque tout doit passer, ça semble irréel et terrible, mais ceci devra mourir aussi. Et après, qu’y aura-t-il ? Qu’est-ce qu’il nous restera ? Je ne sais pas. À vrai dire, je voudrais simplement que l’éternité s’écoule en un battement de ses cils, pour disparaître sur ces sensations trop douces… en finir là-dessus. Mais ça n’arrivera pas ; alors, je ne veux pas de regrets, après ça. Ne gâchons pas tout avec de l’amertume.
Il est encore temps de se relever, un peu échevelés, de nous remettre en ordre par des gestes rapides, et il est encore temps pour moi de sortir très vite de cet appartement, tout en essayant de limiter les dégâts que cet ouragan de bonheur me provoque à l’intérieur. Ou bien, il est juste temps… de tendre encore mes lèvres, d’aspirer son essence, d’oublier, de tout oublier, de me laisser noyer dans cette étreinte.
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MessageSujet: Re: [Rosas] What is life Ven 28 Avr - 14:32

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C'est étrange, on se persuade chaque jour que les liens et les sentiments que l'on éprouve les uns pour les autres sont indestructibles et survivront à tout. Et c'est là où l'on fait fausse route. Il ne faut jamais perdre de vue que rien n'est acquis dans la vie. Pas même la fortune, la réussite, le talent, le bonheur... et encore moins les gens qui nous entourent. Je ne sais que trop bien de quoi je parle malheureusement, j'en ai perdu des amis, des amours. Je pensais sincèrement que l'affection, la tendresse et l'attachement suffisaient pour garder les gens auprès de soi toute une vie. Mais je me trompais, et c'est encore quelque chose qui m'étonne aujourd'hui, mais il ne faut jamais oublier que la personne que vous aimez le plus au monde peut à tout moment vous tourner le dos, ne serait-ce que pour un mot de trop ou un petit malentendu. Je t'ai cherchée partout, même ailleurs. Je t'ai trouvée, où que je sois, je m'endormais dans tes regards et m'y endors encore. Ta chair était ma chair. De nos moitiés, nous avions inventé des promesses; ensemble nous étions nos demains. Je sais désormais que les rêves les plus fous s'écrivent à l'encre du coeur. J'ai vécu là où les souvenirs se forment à deux, à l'abri d'une seule confidence où tu règnes encore. Tu m'as donné ce que je ne soupçonnais pas, un temps où chaque seconde de toi comptera dans ma vie bien plus que tout autre seconde. J'étais de tous les villages, tu as inventé un monde. Te souviendras-tu, un jour ? Je t'ai aimée comme je n'imaginais pas cela possible. Tu es entrée dans ma vie comme on entre en été. Les moments que tu m'as donnés portent un nom, l'émerveillement. Ils le portent encore, ils sont faits de ton éternité. Alors qu'importe ce qu'il doit se passer par la suite, je n'ai pas envie de me bercer d'illusions seulement profiter du moment présent à cet instant et, pouvoir entendre de nouveau ce rire quitter tes lèvres, ou ces lucioles dans ton regard, ça semble même irréel, que de pouvoir le vivre est tout simplement un miracle. Parfois j'ai l'impression d'être faible.

Quand je n'arrive pas à repousser mon envie de venir posséder tes douces lèvres, que tout mon corps te réclame et que ma tête ne parvient pas à calmer tout ses muscles, à s'éloigner tel deux amants, non il ne veut pas. Je ressens de nouveau cette attirance, en un geste, il suffit de peu pour qu'une décharge électrique vienne me traverser de part à part. Mes doigts glissent dans ta chevelure et rapidement ma bouche vient satisfaire ce manque, venant enrouler ma langue autour de la sienne cette passion qui brûle à travers mon épiderme, elle se retranscrit dans chacun de mes gestes, dans ce baiser ampli de désir. A aucun moment nous rompons ce contact qui me fais planer parmi les yeux, mes paupières sont closes pendant plusieurs minutes appréciant chaque mouvement circulaire de nos bouches respectives. Cet outil de la parole que j'effleure, danse autour, y savoure le goût. Elle m'a manqué … tu m'as manqué, toi tout entière.
Soudainement, tes mains maintiennent ton haut que tu ne veux pas relever, ce qui m'intrigue je dois le reconnaître, est-ce le résultat de la catastrophe survenue il y a quelques jours. Pour la mettre plus à l'aise, je hisse mon t-shirt laissant à la vue de la jeune femme la cicatrice au dessus de mon mamelons, attirant son regard. La pulpe de son doigt glisse dessus, une douceur dont je ne suis plus habitué.  J'ai l'impression que ma température corporel à encore augmenter. Mes lèvres s'appuient contre sa chair, ma main descend sur le bouton de son jean, une pression qui me permet de descendre la fermeture de son jean, le vêtement glissant sur ses jambes douces dont j'en accompagne le geste. Je laisse ma main glisser dans sa cascade ébène, tout en laissant mes lèvres descendre dans son cou, sensuellement. Ma langue encore imbibé de son parfum, descend dangereusement sur le triangle de la luxure, mes dents attrapent le tissu que je descends à ses cheville, je la voulais, éteindre cette envie dans un corps à corps, cette femme était un poison qui pénétrait mes sens à chaque fois que je l'inhalais, qui me conduirais un jour peux-être à ma propre mort mais dieu que c'était exquis de le sentir s’immiscer à travers chaque muscle. Laissant mon souffle venir rebondir sur les pétales de cette rose éternel, son corps se raidissant sous ce geste, sa cage thoracique s'élevant sous mes noisettes. Avant que ma langue ne viennent rentrer en contact avec le joyau de ta féminité, des préliminaires que j'ai le loisir de lui procurer, l'humidité recouvre assez cette fleur quand je cesse d'abattre ma langue sur ce morceau de chair tendu sous l'excitation.
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[Rosas] What is life

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