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 [Rosas] What is life

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MessageSujet: Re: [Rosas] What is life Sam 29 Avr - 18:44

what is life

Rosas

Tell me, what is my life without your love. Tell me, who I am without you by my side. What I feel, I can't say... tell me, what is my life without your love. Tell me who I am without you by my side.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Je serais incapable de donner le jour ou le mois où c’est arrivé. Je suis tombée amoureuse tout en douceur, sans m’en rendre compte, comme on glisse, imperceptiblement, au bas d’une colline… et c’est quand j’ai été tout en bas et que j’ai senti le choc de la roulade que j’ai réalisé que quelque chose n’était pas normal. Que si je perdais l’appétit et que j’avais cette drôle de sensation dans la poitrine, ce n’était pas que j’étais malade. Combien de jours ai-je passé à la maison à tourner en rond, à me demander ce qui m’arrivait ! C’était la première fois – le lapin en peluche ne peut pas compter, pas réellement.
Il m’a fallut du temps pour m’apercevoir qu’il existait un lien indéniable entre sa présence dans une pièce et le tremblement de mes mains. Que j’avais du mal à prononcer rien que son nom et que ça me donnait l’air idiot. Qu’il avait le pouvoir étrange de me rendre désespérée ou au comble du bonheur rien qu’en décidant de m’adresser ou non la parole. Et il m’a fallut bien du temps encore pour mettre des mots là-dessus.
Quand on nomme quelque chose, on commence à l’apprivoiser. On la tient en laisse, on lui assigne un rôle, on prend le contrôle dessus. Je crois que c’est pour cette raison que je me suis tournée vers l’écriture pour échapper aux murs blancs de ma chambre d’hôpital. Amour et jalousie, j’ai tout appris d’un coup.
J’avais compris et je n’ai rien osé dire. J’ai gardé le silence jusqu’à la fin du lycée, lui jetant des coups d’oeil à la dérobée, l’air de rien, avec, parfois, l’impression d’avoir les joues trop rouges... Candeur adolescente. Quelle chance avais-je, en réalité ? C’était mince. Mais c’était le cas. Nous aurions pu gagner deux ans de plus côte à côte, mais je pense que cette période à nous tourner autour nous a permis de gagner en maturité avant d’envisager quoi que ce soit. Et pour ce que nus avons eu par la suite… j’attendrais l’éternité pour en avoir de nouveau rien qu’une seule seconde.

Si je compte sur mes doigts les années depuis notre première rencontre, mes deux mains s’ouvrent en grand, ça fait dix ans. Dix ans, trois mille six cent cinquante jours et quelques. Il n’y en a pas un où je n’ai pas pensé à lui.
Est-ce que c’est fleur bleu, est-ce que ça fait bête de le dire ?

J’ai honte soudain de m’être montrée pudique à propos de ma cicatrice. Elle est laide, certes, mais quelle est la personne qui m’a faite me sentir belle parmi toutes les autres filles ? Du bout de l’index, je suis le contour sinueux de sa marque à lui, presque sous le coeur. Je cherche dans ses prunelles une réponse à mon interrogation muette et il me semble comprendre, qu’à coup sûr… c’est l’ouragan aussi. Alors j’enlève mon haut de moi-même, parce que ça n’a pas d’importance.
Et la chose pâle, la trace honnie, se retrouve exposée au grand jour, à son regard.

Septième ciel ? Sont-ils fous de se limiter ainsi. J’y aurais donné la taille de l’infini, à la profondeur de nos âmes, à celle des cieux d’encre, la nuit. À celle de ce désordre chimique, cinq lettres, a, m, o, u, r…

Mon coeur martèle encore une mélodie de guerre. Forte. Et je cherche à retenir entre mes bras, les siens qui me fuient déjà, de peur de me sentir de nouveau incomplète. Puisque tout a une fin… il le fallait. Mais pas maintenant, pas déjà… Doigts sur son dos, sur la peau brûlante, doigts qui paraissent y dessiner des chemins de feu. Je crois que mes ongles coupés courts s’enfoncent un peu, oh, pas beaucoup.
Que nous reste-t-il, maintenant ?
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MessageSujet: Re: [Rosas] What is life Sam 29 Avr - 22:40

   
Quelle étrange machine que l'être humain. Un assemblage de
réglages, de cadrans et de signaux Dont nous ne pouvons déchiffrer
qu'une petite partie. Et encore, sans doute, de façon très imprécise.




Rose était une tornade. Avant elle, je n'avais rien de spécial à raconter, j'étais un homme tout ce qu'il y a de plus banal, je menais une existence calme et presque monotone. Et je ne saurais dire ce qui lui a plu chez moi, je n'ai jamais compris et je n'ai jamais osé lui poser la question non plus. Sans doute de peur qu'elle ne sache quoi répondre elle-même et se rende compte qu'elle n'avait pas grand chose à faire avec un type comme moi. Parce que Rose... Elle pouvait faire la pluie et le beau temps quand cela lui chantait, elle était le capitaine de son propre bateau et rien ni personne ne pouvait la faire chavirer, et puis elle dégageait une telle aura de bien-être, elle était si à l'aise dans sa peau, que le monde était à ses pieds... Et moi le premier. J'étais fascinée par l'impact qu'elle avait sur ma vie. Elle rythmait mes journées...
J'ai cassé des assiettes, hurlé "je t'aime" depuis mon balcon, couru pieds nus dans la neige, sauter à l'élastique, fait l'amour dans l'océan, roulé à 200km/h sur l'autoroute, repeint tout mon appartement, bu pour oublier... Et tout ça pour elle, avec elle, grâce à elle. Rose a chamboulé toute mon existence, elle l'a scindé en deux. On ne peut pas savoir ce que ça fait tant qu'on ne l'a pas réellement vécu. Cette bouffée d'air frais, ces fameux papillons qui gigotent dans le ventre, cette sensation de légèreté, de plénitude totale. Il n'y a qu'avec elle que je ressens tout ça, qu'avec elle que je suis vraiment moi-même, totalement épanoui et heureux. Quand elle n'est pas là, j'arrive pas à me sentir pas tout à fait entier. On dirait qu'elle est devenue comme un morceau de moi, un morceau de ma vie à elle tout seule. Cette dépendance-là, il faut la vivre pour la comprendre. Et ce n'est pas pour faire joli qu'on en parle, ni pour donner envie ou bien pour rentrer dans une certaine norme... C'est un besoin, une évidence. L'amour ça s'attrape de la racine des cheveux jusqu'à la pointe des orteils, chacun de vos membres tombe amoureux, chacune de vos paroles et de vos pensées transpire l'amour. C'est malheureux, ça nous donne souvent l'air stupide mais on se met presque à aimer ça aussi. Et même si l'amour rend les gens beaucoup plus vulnérables de peur de perdre l'autre, je pense que c'est quelque chose que quiconque doit vivre, ne serait-ce qu'une fois dans sa vie et ce en dépit des risques encourus. L'amour c'est ce qui te tient éveillé la nuit et à la fois ce qui te donne envie de bondir de ton lit le matin, c'est ce sentiment d'invincibilité, comme si rien ne pouvait entacher ton bonheur, c'est quand tu es prêt à faire douze heures de train juste pour rejoindre celle que tu aimes, pleurer et rire pour un oui ou pour un non, se croire seuls au monde au milieu d'un métro bondé, attendre une heure dans le froid rien que pour la voir sourire... L'amour c'est quand rien ne te parait impossible, hormis l'idée de la perdre. Mais ça c'était déjà fait … durant deux années je l'avais perdu et durant ce temps là qu'était-elle devenu ? Que faisait-elle ? Des questions qui trotter dans ma tête … il n'y avait plus de comète pour éclairer mon ciel peint à l'encre noire, j'avais déconné, l'avais en partie abandonné, j'avais baissé les bras face au drame qu'elle affrontait. Pourtant mon cœur ne cesse de vivre dans cette illusion d'un jour la retrouver. De nouveau tout recommencer, reprendre l'histoire là où nous nous sommes arrêter pour continuer à l'écrire de nouveau, tous les deux. Rêveur, je dois l'être … on n'est pas dans l'un de ses romans où tout s'oublie et tout reprend par enchantement, je lui ai fait mal certainement, mais elle aussi et ça … il faudra du temps pour lui pardonner.

Le feu incandescent s'était réveillé à son simple touché, à son simple regard, mon corps s'était allongé sur le sien, venant prendre possession de ses lèvres charnues dont j'en apprécier la saveur. Les dévorant avec avidité, un manque que j'avais ressenti durant ce qui me semblait être une éternité. Mon haut s'envolant dans l'air ses doigts glissèrent sur mon torse, provoquant un hérissement de mes poils, avant qu'elle même ne fasse de même, offrant à mes noisettes le loisir de découvrir de nouveau ce corps. Il n'avait guère changé, si ce n'est cette cicatrice dans le bas de son ventre, un regard, une interrogation se lisant dans mes prunelles pour qu'elle me confirme elle aussi qu'il s'agissait d'un cadeau de la tempête. Mes lèvres viennent se poser à cet emplacement tendrement avant que ma masculinité ne viennent pénétrer la caverne du désir, ne le quittant qu'en ayant obtenu le Graal de sa part et de le mienne, retombant contre le matelas.

Ma main attrapant son bras je l'attirais contre moi, c'était peux-être de la folie, comme ce que nous venions d'accomplir, mais autant profiter de cette bulle, je ne voulais pas qu'elle se rompe aussi-tôt. Bras bras s'enroulant autour de son corps alors qu'elle y mettait le draps par dessus notre nudité. « Je devrais dire que je suis désolé … mais je ne le suis pas. » soufflais-je avant de reprendre « j'ai rêver de ce moment durant si longtemps, mais en vrai c'est tellement mieux. » mes doigts se faufilant dans sa chevelure corbeau, comme je le faisais si souvent quand nous étions ensemble. « Si tu devais rajouter une chose à ta vie pour quelle soit parfaite, ça serait quoi ? »
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MessageSujet: Re: [Rosas] What is life Dim 30 Avr - 20:28

what is life

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Tell me, what is my life without your love. Tell me, who I am without you by my side. What I feel, I can't say... tell me, what is my life without your love. Tell me who I am without you by my side.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]On y met un mot pour tenter d’y comprendre quelque chose, comme si c’était possible de le résumer ainsi. Raccourci terrible. Qu’est-ce qui pousse deux âmes à s’appeler de cette manière ? Sont-ce les coeurs, sont-ce les corps, est-ce un pressentiment grave que l’autre sera moitié ?
Après les troubles incertitudes et le temps des aveux est advenu l’âge d’or. J’en avais mal aux joues à force de sourire, est-ce que ça n’est pas un comble ? Et il semblait que l’éclat de nos rires repeignaient tous les murs d’un jaune éblouissant. Le ciel, le ciel même en devenait plus clair.
Il était le flambeau qui éclairait mes pas, celui qui allumait de fous brasiers en moi. Il était la main qui retenait la mienne et les deux yeux pour lesquels je me serais damnée sans réfléchir. Sans hésiter. J’aurais pu faire des listes de toutes les raisons pourquoi il n’y aura jamais que lui et n’en finir qu’au crépuscule de ma vie… lui ai-je dit, assez souvent, à quel point ? Je ne sais plus. Il semble logique qu’à cette époque, tout était nous, céleste. Tout était nous, divin.
Tout était nous et tout était parfait. Jours de pluie, jours radieux, ça ne comptait pas, il était mon soleil. Et même les petits obstacles, les chagrins de passage… se noyaient dans cette sensation permanente d’être la plus insignifiante des actrices élue pour lui donner la réplique. La pièce se devait d’être heureuse, jusqu’au dernier acte, haché, épouvantable.
Le rideau rouge paraît s’être refermé avec violence et son tissu être en réalité teint de sang frais. Et je laisse ma scène se recouvrir de poussière.

Je suis un puzzle démantelé, éparpillé, dont on a perdu les pièces les plus importantes, celles qui formaient tout le coeur du dessin. L’essentiel. Plus rien ne s’assemble sans elles, ne reste qu’un fouillis sans sens ni intérêt.

Quand il embrasse ma cicatrice, c’est comme s’il la purifiait. Je reconnais désormais cette trace haïe comme faisant partie de moi. Elle a manqué me tuer mais à présent que le toucher de ses lèvres s’y attarde légèrement, ceci en est à demi-effacé.

J’aime à penser que je me souvenais de la plus minuscule de ses veines, là, sous sa peau, de la plus petite tache formée par les grains de beauté, mais c’est peu probable. En fait, ce dont on se rappelle le mieux reste toujours les sentiments. Ils s’impriment au fond des chairs et rejaillissent, sans crier gare… sans crier gare, ils rejaillissent.
Et ça, je me souvenais, et c’est là que le gouffre que son absence a laissé se fait plus profond, plus douloureux, quand bien même il est comblé pour le moment.

Je tente d’aspirer son essence par tous nos points de contact. Ma joue contre son épaule, ses bras autour de moi, ses doigts qui dessinent des sillons dans mes cheveux éparses. Aspire, aspire – mais je ne rêve que de me fondre et disparaître. Et une douce sensation de plénitude s’installe peu à peu dans mon corps, après la folie passionnelle de ces derniers moments.
Quand il prend la parole je relève mes yeux bruns vers les siens, suspendue à ses mots. Ne regrette pas… non, aucun regret. Pas plus que de questions. Je suppose que ce qui vient d’arriver n’est pas normal et doit bouleverser bien des choses entre nous, mais je ne veux pas y réfléchir. Pour une fois, pour celle-ci, je veux attendre que les choses adviennent et les prendre comme elles sont.
On n’achète jamais trop cher son morceau de bonheur luisant.
« Je n'ai pas envie qu'on le soit. »
C’est assez étrange de me dire qu’il a attendu que je revienne, du moins au début. Qu’il ait cru que je lui apporterais des explications et des excuses, et qu’ensuite, tout aurait pu s’arranger. C’est aussi agréable d’imaginer que cela aurait pu se passer comme cela. Un intermède pénible à la conclusion encore heureuse. Délicieuse, amère vision fugace.
Moi je ne me suis jamais laissée aller à n’avoir rien qu’un sursaut d’espoir, juste une fois. Jamais.

« C’est une vraie question ? »
Elle me surprend un peu. Ma vie n’est pas parfaite ; j’ignore si c’est seulement possible. Elle a été bien pire et pourrait l’être encore, on peut toujours fermer les yeux sur le côté négatif des évènements. On peut toujours se mentir, ou trier, ou faire semblant.
Mais là, sur l’instant, tout crie dans ma voix et mes yeux que ma réponse est évidente. C’est toi, c’est toi, c’est toi bon sang. Ni la santé, ni la richesse, ni les biens matériels ou la reconnaissance. C’est remonter le temps et ne pas aller à la banque ce matin-là. C’est effacer l’ardoise que j’ai sali, ô combien.
Mais je n’ose pas le dire ; c’est douloureux et c’est troublant.
« Et toi ? »
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MessageSujet: Re: [Rosas] What is life Dim 30 Avr - 23:29

   
Quelle étrange machine que l'être humain. Un assemblage de
réglages, de cadrans et de signaux Dont nous ne pouvons déchiffrer
qu'une petite partie. Et encore, sans doute, de façon très imprécise.




Goûter à l'insouciance, revenir en arrière, prendre place sur ce vestige passé, prétendre que rien n'était arrivé, que tout s'était écoulé avec quiétude. Mais ce n'était la vérité, ni la réalité. Le bonheur s'était envolé, s'était meurtri dans l'absence et le désespoir, n'arrivant à se reconstruire entièrement, seulement pièces par pièces, instant par instant jusqu'à reformer le puzzle de ce couple qui avait été jadis, qui transparaissait encore dans certaines paroles et certains gestes qu'ils échangeaient comme ces regards qui se croisaient, ces effleurements éphémères, ces moments partagés qui ressemblaient à s'y méprendre à ceux d'antan.

Plusieurs personnes entrent dans nos vies, certaines pour y rester et d'autres ne font que passer. Quoi qu'il en soit, elles resteront gravées dans nos mémoires pour toujours, sans qu'on ne puisse rien y changer. Laissant une marque ou une cicatrice au coeur. Une trace de leur passage. Des portes se ferment, des coeurs se referment au fil des blessures accumulées. On ne saura jamais si c'est le hasard, le destin, la chance ou le malheur qui mettent ces anges sur nos chemins, mais quand leurs coeurs ne veulent plus entendre ce que le notre cri, c'est dur d'espérer. On sait toujours ce qu'on perd mais jamais ce qu'on gagne si on ne prend pas la peine d'essayer. On a beau dire "Je vais t'oublier" sachant que c'est impossible. Parce qu'on ne peut jamais vraiment oublier. Et j'en ai pas envie, pour le moment, ça me va bien de me flageller, de ne pas savoir où je vais, je me donne une date butoir pour arranger la situation pour tenter de la séduire de nouveau, et si je n'y parviens pas alors … je vivrais ma vie, avec ce corps vibrant pour une autre. Mais pour l'heure, il n'en est pas question, je m'apprête à continuer encore un peu la journée avec elle, la prenant dans mes bras, comme si nous étions ensemble de nouveau, illusoire je le sais. Chassant le silence par un aveu concernant l'acte charnel que nous venions d'avoir, deux ans sans ressentir cette sensation de bien-être. Deux années à me montrer abstinent pour me voir craquer à la moindre occasion.

Son épiderme encore chaud contre le mien, la douceur de sa peau sous la pulpe de mes doigts, son parfum fruité qu'elle dégage que j'inhale tel un junkie dans un état de manque sans paraître. Cette mèche de cheveu que j'entortille dans mes doigts pour me détendre, comme elle en a l'habitude depuis notre toute première fois et bien avant d'ailleurs. Un tic assez étrange et si agréable à la fois. Ma question s'échappe de mes lèvres, dans une curiosité un peu mal placé, j'ignore tout de ce qu'elle est devenu jusqu'à ignorer si mon premier amour est célibataire ou en couple, je me rends compte que je viens de me laisser aller dans une luxure sans savoir ce qu'il y avait derrière, si je venais de faire d'elle une infidèle ou non. Cependant, même si en deux ans nous avons certainement beaucoup changé elle comme moi, la fidélité a toujours fait partie de ses valeurs et je ne vois pas comment aujourd'hui tout ça pourrait être différent. On change, physiquement, mentalement, on se durcit des épreuves de la vie, mais nos valeurs, celle avec laquelle on a grandit ne se modifie pas, pas quand elle corresponde à ce que nous somme. Je ne relève pas son interrogation, elle est assez intelligente pour savoir que s'en était une vrai, ne souhaitant sans doute pas y répondre et ça je le respecte, en ce qui me concerne j'y répond volontiers. « ce qu'il me manque, ce que j'aimerai … c'est retrouver l'usage de mon cœur. » un cœur brisé, incapable d'aimer une autre femme qu'elle, un organe dont la douleur l'assaille encore aujourd'hui, de par son comportement après la mort de son père mais par celle de ma mère, faisant de moi un orphelin, heureusement qu'il me reste un peu de famille, des cousins, cousines, sans ça je ne serais rien. J'ai parfois l'impression d'étouffer dans ce mode de vie, dans cette vie si vide, incapable d'aimer ni de ressentir de l'excitation pour une autre femme. Je suis pourtant la création d'un Dieu, censé fonctionnant qu'avec mon phallus. A croire qu'il existe l'exception et que j'en suis ainsi. « Pourquoi tu veux pas me dire ce qu'il s'est passé depuis mon départ ? Ce que tu es devenu ? Et encore pourquoi tu n'es jamais venu me voir ? »Un ultime souffle qui se répercutait contre sa joue, mon regard se perdant dans ses iris.
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MessageSujet: Re: [Rosas] What is life Lun 1 Mai - 20:09

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Tell me, what is my life without your love. Tell me, who I am without you by my side. What I feel, I can't say... tell me, what is my life without your love. Tell me who I am without you by my side.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Je ne suis pas sûre de comprendre sa réponse ; elle est nébuleuse. Je découpe sa phrase en groupes de mots et tente de donner un sens précis à chacun, pour en trouver un à l’ensemble. Le coeur, c’est un morceau de chair, peu ragoutant je suppose, avec poches, canaux et tissus rouges, qui se contracte et envoie le sang jusque dans la dernière des veines. Rien qu’un organe. On en fait le détenteur et le siège des sentiments – allez savoir pourquoi. Peut-être parce qu’au départ de quelqu’un, c’est à cet endroit que la douleur se fait la plus forte. Que c’est là que la pression s’y fait telle, parfois, que l’impression vient qu’il va imploser, s’enflammer, cesser de battre. Mourir.
Un coeur s’arrête, un coeur repart, un coeur s’emballe et un coeur se brise.
« Qu’est-ce que tu veux dire ? » je murmure. Quand bien même je crois, que sans parvenir à savoir quoi au juste, j’ai peur de ce qu’il pourrait me dire.

Parce qu’il a été honnête et spontané dans sa réponse à la question que je lui ai renvoyée, peut-être aussi parce que je suis lasse d’avoir toujours cette sensation de fuir, l’envie me prend de me montrer sincère à mon tour. Je me laisse aller à la confidence, un peu trop tard.
« Je voudrais remonter le temps. »
Pas il y a deux heures, pas hier, pas même le mois dernier. Je voudrais – c’est toujours la même chose – que rien de ce qui s’est produit ne soit advenu et je voudrais retrouver ma, notre vie d’avant. Ainsi la perfection serait atteinte.
Mes yeux dérivent vers le plafond, notre firmament actuel. La bulle qui nous contenait tous deux et qui avait fait disparaître le reste du monde paraît avoir éclaté. D’un coup bref, d’un frôlement : pop. On entend le faible bruit des voitures qui passent dans la rue, et leur silhouette traverse la tache de soleil sur le sol, mais en décalé. Comme c’est étrange.

Je ferme les paupières un peu plus longtemps qu’il ne l’est réellement nécessaire pour échapper à son regard. Ce sont les questions qui fâchent. Je n’imagine même pas y répondre. Quoi, lui raconter, lui dire… pas là, pas maintenant, nulle part et jamais, en vérité.
Quand il a prononcé les trois mots fatidiques – c’est fini, Rose – c’est comme s’il avait abandonné tout droit de connaissance sur mon existence. J’ai perdu le mien sur la sienne par la même occasion. Et je ne veux pas savoir ce qui a fini par le pousser à le faire ni quels étaient ses sentiments à ce moment-là. C’était me lâcher la main à un croisement et signifier : tu pars par ce chemin, et j’emprunte l’autre. Au revoir.
« Je ne veux pas en parler. D’abord, ça ne nous avancerait à rien. C’est du passé. »
C’est un échappatoire facile et maladroit. Je coupe la discussion comme avec des ciseaux, clac, terminé, avec un air affirmatif et assuré que je suis pourtant loin d’assumer. Et cette dernière phrase, bon sang, comme c’est pitoyable et mauvais… reléguer ceci au passé et l’envoyer aux archives, c’est mettre notre histoire dans un tiroir encore plus ancien. Classer ce dossier, c’est faire comme si le nôtre était une affaire bouclée, ancienne, dont il ne restait plus rien qu’un très vague souvenir, et aucun regret.
Ce qui est faux.
Tout est fini. Tout est achevé. Je prends conscience que notre parenthèse divine s’étire et devient translucide. Elle disparaît, déjà. Et la journée suit son cours, imperturbable, sans enraillement possible. La vie appelle dehors. De quelle diligence détestable il faut faire preuve.

Quelle force trouve-je pour m’arracher à son étreinte ? Ça semblait impossible, et pourtant, me voilà loin et écorchée. À peine à quelques centimètres de lui, je reçois comme un coup dans l’estomac. Réalise-tu, ce que tu viens de faire ? J’ai froid, mais aucune épaisseur ne pourra y remédier. Tu fuis sans cesse, disais-tu ?
« Il faut que je rentre. »
Tournure impersonnelle, catégorique. Il faut, mensonge, il ne faut pas. Rien ne m’y oblige techniquement. Il n’y a personne pour m’attendre à la maison… mis à part mon chat. Ça doit bien faire plus de douze heures que je l’ai laissé seul, si ça se trouve, sa gamelle est vide. Pauvre Pip, abandonné et affamé.
Lui tournant le dos, je rassemble mes affaires éparpillées et me rhabille avec des gestes rapides, précis, mécaniques. Robot version deux, le retour désastreux.
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MessageSujet: Re: [Rosas] What is life Mar 2 Mai - 0:19

   
Quelle étrange machine que l'être humain. Un assemblage de
réglages, de cadrans et de signaux Dont nous ne pouvons déchiffrer
qu'une petite partie. Et encore, sans doute, de façon très imprécise.




L'être humain est constitué étrangement quand on y songe, deux organes sont au centre de notre fonctionnement : le cœur et le cerveau, si l'un d'eux cesse de fonctionner le corps ne suis plus laissant alors notre âme ou ce qu'il en est disparaître vers l'au-delà si toute fois il existe un endroit après la mort. Une multitude de réseau communicant tous entre eux. Un corps qu'il faut alimenter de carburant, de l'eau notamment, une énergie qui se fabrique par on ne sait quel miracle avec un apport de vitamines trouvé dans l'alimentation. Un organisme qui créer de lui-même des défenses contre une attaque extérieur, maladie ou virus. C'est étrange le fonctionnement de l'être humain, encore plus quand on ignore comment le premier homme est arrivé sur cette planète, sur la Terre. La réponse est sorti d'elle-même, sans filtre, juste avec le cœur si je puis dire, c'est difficile de dire comment ça fonctionne les sentiments, si ça se passe dans la tête ou dans la poitrine, mais une chose est sûre c'est que les deux sont liés là-dessus aussi, sinon pourquoi notre cœur s'emballerait-il lorsque l'objet de tout nos désirs et de tout nos songes se trouve à côté de nous, si on se sent dans une autre planète lorsqu'on revit des souvenirs. Elle demande une explication et tout d'un coup je me ferme, me montre même froid. « rien … laisse tomber. » un soupire. Un cœur qui frappe bien trop fort dans ma poitrine, ressentant la pulsation traverser mon buste jusqu'à redescendre dans mon bas ventre. Le cœur est un muscle qui a pour fonction de faire circuler le sang dans l'organisme en agissant comme une pompe par des contractions rythmiques. Il est capable de faire circuler 4 à 5 litres de sang, en permanence, depuis la naissance jusqu'à la mort. Chaque jour, le cœur doit battre en moyenne 100.000 fois, et pomper 8.000 litres de sang, soit 2 milliards de battements en moyenne dans une vie. A cet instant je crois que la moyenne est dépasser, j'ai l'impression que cet organe rougeoyant va sortir de ma poitrine tellement il s'agite à l'intérieur.

Remonter le temps ? Pourquoi faire ? Annuler ce que nous avons fait il y a quoi une heure de ça ? Ou revenir plus loin, à ce jour où tes pas ont pénétrer cette banque, ce jour-là où ton père ta été prit, tout comme toi ma belle Rose. Quand ton père s'est éteint, ce n'est pas seulement lui qui est parti, mais la femme que j'aimais, celle que je connaissais depuis le lycée et dont j'en étais tombé amoureux. Celle-là même qui se trouvait dans mon lit, physiquement du moins. Son caractère, sa façon de faire a changé, que demeure-t-il chez elle de notre passé ? « on le voudrait tous, mais on est pas dans un de ses films fantastiques ou de ses séries. Les actions faites ne peuvent être soustraite et il faut vivre avec. » soufflais-je, dans un esprit défaitiste. Après tout c'était ainsi, il paraît que les épreuves nous font grandir, nous endurcissent, si il faut souffrir, franchir ses étapes pour trouver la paix intérieur et le bonheur absolue pourquoi pas. Or, j'ai beaucoup de mal à y croire. L'amour ne veut pas forcément dire que l'on va souffrir, même si c'est souvent ce qu'on nous dit. Je crois que de façon générale, l'amour est mal défini. Il ne signifie pas seulement nager en plein bonheur ou se retrouver à trente-six pieds sous terre. On dit souvent que l'on souffre de ne pas être aimé ou de ne jamais avoir connu la passion, mais regardez autour de vous : l'amour est partout. Il est dans les paroles réconfortantes de vos amis, dans le regard de vos parents, il est dans tout ce que vous faites, dans tous les cadeaux et sourires que vous offrez. Parce qu'aimer, c'est savoir donner, sans jamais réclamer. C'est savoir laisser partir la personne que nous aimons, non pas pour l'oublier, non pas parce qu'on en a besoin, mais parce qu'on sait que ça lui fera le plus grand bien. Elle ne répond pas une nouvelle fois à cette maudite question, une simple question pourtant, à croire que je n'ai pas ce droit-là, ce qui me rend encore plus fermé. Cette bulle dans laquelle nous étions enfermé, implose, il en fallu de peu … de nouveau elle fait le souhait de vouloir rentrer, l'intonation n'est nullement douce, elle me tourne le dos et je ne trouve rien d'autre à dire que « fait donc ça … rentre chez toi. » la colère elle vient souillé mon sang une nouvelle-fois, elle se rhabille rapidement, sans un geste, sans un regard rien, l'envie de la mordre tel un cobra me titille. Elle se trouve à l'entrée de la chambre quand je formule une énième phrase « c'était une erreur... on se contentera du cadre professionnel maintenant, allez bon vent. » des mots que je ne pense pas, pas une seule seconde, pourtant son comportement fait resurgir le pire en moi, elle me blesse sans s'en rendre compte et maintenant c'est l'auto-défense, un bouclier, des paroles assassines, l'air de rien, quitte à mentir, à se faire passer pour ce qu'on est pas.
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[Rosas] What is life

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