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 Waiting, meaning, understanding. [April]

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MessageSujet: Waiting, meaning, understanding. [April] Lun 8 Mai - 20:42

Samedi. 9h15. Le seul moment où il est plus ou moins disponible et où il peut prendre le temps d'aller voir le fameux psychologue qu'il a décidé de voir afin de mettre de côté tout son passé, toutes ses blessures, tout ce qui l'empêche d'avance. La décision a été assez difficile mais quand il a fini par la prendre, il s'est senti soulagé. Soulagé. C'est le mot juste. Même si c'est encore difficile de se confier malgré le secret professionnelle même s'il a parfois envie de démonter son psy. Il n'empêche qu'il reste soulagé. Il se sent beaucoup mieux de pouvoir parler à quelqu'un de ce dont il n'a jamais parlé à personne. Tout depuis le début. Bien-sûr, il n'a pas encore dit grand chose pour le moment mais au fond de lui, il sait qu'il peut le faire et qu'il le fera. Juste pas maintenant. Son rendez-vous n'est pas vraiment immédiat mais il est en avance, comme très souvent le Samedi. Pas parce qu'il apprécie les décors de la salle d'attente mais plutôt parce qu'il a rencontré quelqu'un et qu'il se dit qu'elle est peut-être là aujourd'hui.

Non, pour une fois, il ne la drague pas. Tout du moins, il ne le fait pas comme il drague les autres. Soit parce qu'il la respecte étrangement, soit parce qu'il connaît son histoire et que ça l'arrête. Ca ne veut pas dire qu'il ne lui lance pas plusieurs sous-entendus. Il ne peut pas s'en empêcher. C'est dans sa nature. Sauf qu'elle n'y répond jamais positivement ou toujours pleine de respect. C'est le mot qui lui vient quand il pense à elle. April, c'est son nom et elle vient voir le même psychologue que lui. Elle ne vient pas pour les même raisons néanmoins. Elle lui a dit qu'elle sortait de l'hôpital psychiatrique et que ses visites étaient obligatoires. C'est vrai. Seulement, elle n'ose pas encore lui dire pourquoi et Damon peut largement le comprendre.

Il y a quelques temps, son histoire a fait la une et ce n'était pas joli joli. Damon peut comprendre. S'il n'avait pas trouvé sa famille et ses amis dans la rue, peut-être aurait-il essayé de les voler pour s'en sortir, pour survivre. Seulement, beaucoup de personnes ne pensent pas comme eux et beaucoup d'entre eux ont dû la juger. Il accepte donc silencieusement qu'elle n'en parle pas. Il ne l'aurait sûrement pas fait non plus à sa place. Plusieurs raisons, plusieurs faits et plusieurs paroles qui font que Damon se sent différent près d'elle. Il se sent dans une bulle, légèrement en sécurité mais il n'ose pas le dire. Il revient quand même plus tôt comme d'habitude en espérant la voir. 30 minutes, 1h. Cette fois, il a 2h d'avance et cela lui laisse sûrement une chance de la voir pendant 1h avant son rendez-vous à elle. Le temps s'espace et s’agrandit sur ses avances mais il espère qu'elle ne remarque rien. Hors de question d'avouer qu'il est là juste pour discuter avec elle. Surtout qu'à la base, il a son psy pour ça. Il prend une profonde inspiration et ouvre la porte. Elle est là. C'est génial. Elle est là. Il toussote, tend sa carte de rendez-vous à la secrétaire qui le regarde d'un oeil étrange. Il ferait pareil avec quelqu'un qui a 2h d'avance.

"Ah tiens, Carlson... Si je m'attendais. Ton rendez-vous, ce n'était pas hier?"

Il faut absolument se la jouer décontracté ou elle va tout de suite savoir. L'air de rien, elle est maligne. Il se pose près d'elle mais laisse tout de même un siège entre elle et lui afin de ne pas l'effrayer. Il sait qu'elle a encore du mal avec les "autres" et il est bien placé pour savoir que c'est tout à fait normal.

"Moi qui allais me poser et lire leurs stupides magazines. J'ai trouvé mieux à faire."

Il la regarde clairement. Un sous-entendu de lancé afin de continuer sur le ton de l'amusement. Peut-être même essayer de la faire rire. Soyons fous, il continue.

"Peut-être même que tu serais libre ce midi? Je me sens souvent seul au moment des déjeuners... Et des dîners d'ailleurs."


Pas sûr qu'elle rigole cette fois, seulement c'était plus fort que lui. Il faut absolument qu'elle le prenne pour le con habituel. Si elle ne le fait pas, il va finir par lui donner de l'importance et c'est exclus. Complètement exclus. Un peu plus sérieux cette fois, il se penche vers elle et pose une main sur son genoux.

"Plus sérieusement April. Ca va cette semaine? Visite de routine ou tu en as eu besoin?"

Facile de se dire qu'il doit s'en moquer complètement. Il lui parle une fois par semaine et il ne s'en moque pas. Il a besoin de savoir qu'elle n'est pas là parce qu'elle a enchaîné les moments durs cette semaine.
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MessageSujet: Re: Waiting, meaning, understanding. [April] Mar 9 Mai - 16:25



     

Damon
&
April
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Waiting, meaning, understanding.
Il est seulement sept heures trente ce matin lorsqu’April ouvre les yeux. Les rues de son quartier sont calmes, et ses voisins surement encore bercés dans le sommeil alors que le soleil vient lui offrir ses premiers rayons de la journée. Elle pourrait traîner un peu au lit, elle pourrait même en profiter pour dormir encore quelques minutes. Mais elle n’a jamais eu le sommeil bien lourd. Et, depuis qu’elle a séjourné dans ce centre psychiatrique, la moindre lumière ou le moindre bruit parvient à la sortir des bras de Morphée. Elle est, comme, en permanence sur le qui-vive. Comme si elle ne se sentait plus jamais en sécurité. Elle ne se souvient même pas de la dernière fois qu’elle a réussi à dormir une nuit complète, sans interruption, sans l’aide de médicament. Et, ce matin, elle a rendez-vous chez le psychologue. Elle ressent toujours cette nervosité, cette petite boule au ventre le jour de ses entretiens. Ce n’est pas censé être l’effet que procure un psychologue, pourtant. Mais elle a encore beaucoup de mal à se dévoiler à lui. Elle a mis des semaines à y arriver, lorsqu’elle était dans ce centre psychiatrique. Elle s’est habituée à la voix grave du psychologue, à la façon dont il fronce les sourcils quand il écrit des notes, ou celle dont il relève les yeux lorsqu’elle se tait pour l’encourager à poursuivre. Et maintenant, elle tente de tout recommencer avec un autre. Elle est comme un petit animal sauvage, April. Elle n’est pas facile à approcher mais, si on est patient, on peut parvenir à l’apprivoiser. Le premier psy y est parvenu. Le second, pas encore. Mais, lui, il commence à y arriver peu à peu. Lui, c’est Damon. Un homme qu’elle retrouve souvent, si ce n’est à chaque fois, dans la salle d’attente de leur médecin commun. Elle ne le connaît pas beaucoup mais, progressivement, elle apprend à le découvrir. Il ne le sait pas mais il est peut-être bien la seule personne dans cette ville qu’elle voit régulièrement, hormis ce psychologue qui est là parce que c’est son travail. C’est triste à dire, en fait, que la seule personne qu’elle fréquente soit uniquement un autre patient de son psychologue. Mais elle apprécie ces petits moments en sa compagnie, elle les apprécie de plus en plus. Il a ce don de la détendre avant chaque séance. Et, ce matin encore, elle espère qu’il sera là.

Sa préparation ne dure que quelques petites minutes. Elle coiffe délicatement ses cheveux de jais mais elle ne se maquille pas. Elle s’habille d’un pantalon noir ainsi qu’un haut blanc tout simple, si ce n’est la petite dentelle qui recouvre ses épaules. Son but n’est pas de se faire remarquer, au contraire… Tout ce dont elle rêve, c’est d’être invisible. Sentir le regard appuyé d’inconnus dans la rue parce qu’ils ont reconnu la folle qui a kidnappé une enfant n’est jamais facile. Pourtant, malgré elle, April dégage ce magnétisme troublant, cette aura étrange qui ne passe pas inaperçue. C’est peut-être toute son histoire qui se reflète dans ses yeux cristallins, ou c’est peut-être juste qu’elle est bizarre. Elle n’a jamais eu la sensation d’être comme les autres. Il n’y a peut-être bien qu’avec lui, en fin de compte, qu’elle se sent à sa place. Damon agit avec elle comme avec une personne normale. Il ne fait rien d’extraordinaire, il se contente d’être lui-même, et ça lui suffit.

Quand elle arrive dans le cabinet, il n’est évidemment pas là. Généralement, il a rendez-vous après elle. Elle se présente à l’accueil, puis va s’asseoir sur l’une des chaises à sa disposition dans la salle d’attente. Toujours la même, comme un rituel. L’attendre aussi, c’est un rituel. Ils n’ont pas parlé de leurs prochaines séances. Peut-être qu’il sera là, peut-être pas. Cela fait partie du jeu, un jeu auquel elle se rattache de plus en plus. Quand elle voit la porte s’ouvrir quelques minutes plus tard seulement, elle relève les yeux vers lui et le regarde. Elle ne sourit pas mais elle ne le quitte pas des yeux, comme si elle l’attendait. C’est lorsqu’il s’approche pour s’installer près d’elle que la Française le salue finalement. – Bonjour, Damon. Surprise ou non de le voir si tôt, elle n’en montre rien. Elle l’a remarqué, pourtant. Elle a remarqué qu’il vient de plus en plus tôt. Mais elle ne songe pas au fait que c’est peut-être bien pour elle. Elle n’a pas cette prétention. Elle est si loin d’imaginer pouvoir intéresser qui que ce soit, April. Pourtant, il parvient parfois à lui donner cette sensation, celle d’être intéressante à ses yeux. Il vient précisément de le faire, faisant naître un sourire en coin sur ses lèvres, un sourire discret mais sincère. Elle ne répond pas à son invitation. Elle ignore même si elle est réelle, ou non. Elle devine à son attitude ce côté charmeur, séducteur de sa personne. Mais elle en est si loin, elle. Elle a déjà du mal à se laisser approcher par les autres, pour songer à les séduire. – Je suis contente de te voir. avoue-t-elle en toute simplicité alors que son regard se plonge dans le sien durant quelques secondes,  peut-être une ou deux de trop. Elle se perd un instant dans ses iris bleutées jusqu’à ce qu’il vienne déposer sa main sur son genou. Un geste qui paraît anodin pour Damon, mais qui ne l’est pas pour April. La dernière fois qu’un homme l’a touchée remonte à des mois. Elle se sent légèrement troublée alors qu’il n’y a pas de raison, alors qu’il ne s’agit que d’un geste… Amical ? Amis, on peut dire qu’ils le deviennent. Elle ne sait pas, à vrai dire. Cela fait trop longtemps qu’elle n’en a pas eu. Mais elle se force à réagir vite, pour masquer son trouble surtout. Elle ne voudrait pas que, lui aussi, il finisse par se dire qu’elle est trop étrange. – Je vais bien. La semaine a été… Longue… Mais je viens pour une visite de routine. Malgré elle, elle se souvient de cette femme, celle de la boutique de sous-vêtements dans laquelle elle a tenté sa chance. Elle se souvient encore de la violence de ses mots contre elle, la psychopathe. Elle essaye d’avoir l’air détachée, mais elle ne sait pas mentir, pas à l’instinct. C’est paradoxal, avec tous les secrets qu’elle renferme. – Et toi, comment tu vas ? Tu es tombé du lit pour venir si tôt ? lance-t-elle d’un ton plus léger, presque taquin. Elle a fini par le relever, bien sûr, mais uniquement lorsqu’elle en a eu besoin pour oublier les souvenirs pénibles de cette semaine qui viennent de ressurgir.

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MessageSujet: Re: Waiting, meaning, understanding. [April] Mar 9 Mai - 17:33

Il n'est pas dupe. Il voit bien comment elle le regarde mais, venant d'elle il ne prend pas ça pour de l'intérêt étrangement. Est-ce que c'est son attitude qui l'empêche de la mettre dans la même case que les autres ou tout simplement ce regard innocent mais plein de souffrance qu'elle lui lance à chaque fois qu'il s'approche? Il n'en sait vraiment rien mais il ne peut nier qu'il y a quelque chose de différent. Il ne mettra sûrement pas le doigt dessus de peur de découvrir quelque chose d'encore plus effrayant et dérangeant que la rencontre avec le psy. Il sait cependant ce qu'il lui préfère physiquement à n'importe qui. Elle est simple, elle ne met aucun artifice, ne fait absolument rien pour se faire remarquer et n'a vraiment aucun geste de séduction. C'est tellement rare et il doit avouer que dans son entourage, ça n'existe tout simplement pas. Evidemment, ce n'est pas ça qui lui donne envie de lui parler mais bien le fait qu'elle soit compréhensive et sympathique. Elle semble sur la défensive également et aussi fou que cela puisse paraître, même cela le calme. Comme s'il n'avait pas le droit de se permettre des paroles ou des gestes déplacés avec elle.

Une amie. Une confidente. Pourquoi essayer de mettre un titre sur ce qu'elle est? Elle est tout simplement là à chaque fois qu'il l'espère et ça lui fait un bien fou. C'est impressionnant comme c'est rassurant et réchauffant. Chaud comme le son de sa voix quand elle lui dit bonjour. Amusant comme sa non réaction face à ses sous-entendus. Au moins, il a le plaisir de lui avoir arraché un demi-sourire et il doit avouer que ça aussi, ça semble réchauffer la salle. Il devrait s'énerver, se dire qu'elle est bête de l'ignorer complètement, qu'elle manque de confiance en elle. Il devrait agir comme d'habitude et ne donner aucune importance à ce genre de fille qu'il considérerait comme "sainte-ni-touche". Sauf que voilà, avec April, ce n'est pas du jeu. Ce n'est pas pour se faire désirer et encore moins pour qu'il s'attache à elle. C'est naturel et en l'observant encore un peu, il pourrait même dire qu'elle n'y croit pas. Elle pense peut-être qu'il fait cela pour être sympa, pour la flatter alors qu'elle se croit insignifiante? Allez savoir. Toujours est-il que l'ignorance ne lui a alors jamais paru aussi douce que ce matin 9h20. Faîtes que le temps ralentisse légèrement.

Il croit alors rêver quand elle lui dit le plus simplement du monde qu'elle est contente de le voir. Elle l'est réellement ou essaie-t-elle d'être polie avec un idiot de don juan drogué? Il plonge son regard dans le sien et le temps ralentit réellement. A ce moment, il sait combien elle est sincère et s'entend même répondre d'une voix grave.

"Moi aussi."

Non. Impossible. Il n'a pas osé le dire à haute voix. Il penche la tête, toussote légèrement et rajoute d'une voix un peu plus claire.

"J'veux dire que c'est toujours sympa d'avoir de la compagnie dans ses moments-là. C'est encore mieux quand la compagnie est charmante."

Il reprend sur le ton du charme et de la plaisanterie pour s'en sortir. Prendre la petite porte sur laquelle il est gravé en majuscule "Fuite". Il ne faut pas qu'elle sache, même si elle ne ferait sûrement rien de cette information. N'est-ce pas? Il attend un moment après avoir posé sa main sur son genou et suit son regard à elle. Il note qu'elle bloque sur le contact et l'air de rien, il prend conscience que ce n'est peut-être pas si anodin pour elle que ça semble l'être pour lui. Ce touché prend une autre dimension et il retire lentement sa main sans se vexer. April est encore plus effrayée que lui. Il se laisse aller à l'écouter attentivement, notant les hésitations, les blancs, le "longue" lourd de sens et il grimace.

"Tu as envie de me raconter?"


Il sent, bien contre son gré, la colère et l'agacement l'envahir en pensant qu'April a eu des moments difficiles au cours de la semaine et qu'il n'a vraiment aucun moyen de l'aider, de la consoler, de l’écouter tout simplement. Surtout, ça ne lui plaît pas qu’elle se retienne encore de lui dire comme si elle avait peur de le déranger. Il ne montre pourtant aucun signe de désintérêt. Il rajoute tout sourire.

"On pourrait se faire un carnet je pense... Les péripéties des idiots qui ont croisé nos vies. Tu m'y ajouterais j'espère?"

Question réthorique. Oui, il l'espère sincèrement. Il est complètement tordu mais il préfère compter peu. Si peu qu'il ne mériterait en fait même pas une place dans le carnet. Ce serait trop dangereux d'avoir de l'importance. Il rigole en l'entendant lui demander s'il est tombé du lit. Elle ne croit pas si bien dire. Le sommeil n'est pas son meilleur ami en ce moment et s'il a dormi 2h après la sortie d'hier soir, c'est en fait qu'il a bien dormi. En réalité, il compte s'étaler et dormir jusque ce soir quand il sortira d'ici.

"Je vais bien, comme toujours tu t'en doutes. A part que selon mon psy, je dois arrêter de consommer tu sais... Et ce n'est pas encore une option envisageable."

Près d'elle, il se sent coupable d'être un dealer. Il se dit que n'importe qui pourrait profiter de son mal être pour l'exploiter et se faire de l'argent. Il n'ose pas encore lui dire ce qu'il fait de sa vie et il ne lui dira sûrement jamais. Laisser sous-entendre qu'il en consomme est déjà très difficile alors avouer qu'il fait partie de ces salauds qui piègent les gens en difficulté. En vérité, il doit surtout cesser l'autodestruction.

"Pas encore."

Répète-t-il pour se convaincre. Comment lui dire qu'en fait, il est bien sans intérêt et qu'elle ferait mieux d'arrêter de perdre son temps avec lui.

"En fait, je me suis dis que je serais tout aussi bien avec le chauffage que dehors. Je traînais en attendant le rendez-vous tout simplement et puis... "

La seule pensée de lui dire qu'en fait, il est là pour discuter avec elle, une amie le refroidit et il rajoute en plongeant son regard dans le sien cette fois.

"J'ai eu raison... La preuve. J'ai pu me réchauffer et te voir. Deux en un. Et toi. Qu'est-ce qui pourrait réchauffer ta semaine April?"
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MessageSujet: Re: Waiting, meaning, understanding. [April] Dim 14 Mai - 17:10



     

Damon
&
April
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C'est étrange comme sa seule présence lui réchauffe le cœur. C'est la sensation d'avoir quelqu'un à ses côtés, quelque chose qu'elle n'a plus véritablement depuis que sa fille sait la vérité. Mais Damon est arrivé un beau jour. Elle ne pensait pas, la première fois qu'il l'a saluée, que leurs petits échanges deviendraient des conversations bien plus profondes. Elle n'imaginait pas que ces petits moments volés deviendraient une bouée de sauvetage à laquelle elle se raccrocherait. Et lui, il ne sait pas. Il ne sait pas combien ces instants si anodins lui font du bien. Il ne sait pas que, cette semaine, il est la première personne à lui offrir un sourire. Mais tout comme elle ignore, elle aussi, ce qu'elle peut bien représenter pour lui. A dire la vérité, elle n'ose même pas y songer. Elle ne sait pas s'il est entouré, ou non. S’il est seul, ou non. Mais, c'est évident, il paraît déjà bien plus sociable et ouvert qu'elle. C'est lui qui est venu lui parler la première fois. Elle, elle a eu besoin d’un peu de temps, ne serait-ce que pour lui demander comment il va. Alors, quelque part, elle est convaincue de n’être qu’une connaissance pour lui. Elle est la fille avec laquelle il discute pour passer le temps dans cette salle d’attente… Une fille parmi tant d’autres… Et loin d’être la plus intéressante. Elle n’est pas la plus marrante, pas la plus intelligente, encore moins la plus attirante. Elle est juste cette femme banale qui cherche désespérément à fuir le regard des autres. C’est pour cette raison, notamment, qu’elle ne répond jamais aux petites insinuations de Damon. Entrer dans un jeu de séduction, même pour s’amuser, même pour s’oublier, ce n’est pas son genre. Elle ne sait pas jouer avec les sentiments, elle sait encore moins laisser les autres jouer avec les siens. Au fond, elle est peut-être trop coincée, trop brimée par son passé. Mais peut-on lui reprocher, alors que le premier homme qui aurait dû l’aimer a préféré la torturer, encore et encore. Peut-être qu’elle devrait se bouger, mais elle n’en voit pas même l’utilité. Car qui voudrait d’une cinglée qui sort de l’asile ?

Mais des sentiments, elle en a. Elle en déborde, même. Elle sait simplement les cacher mieux que personne. Elle paraît toujours si impassible, si loin de ce monde en fait. Alors qu’à l’intérieur d’elle, elle ressent tout avec une telle intensité. Et on peut l’entrevoir de temps en temps, juste assez pour réaliser qu’elle est loin d’être une femme au cœur de glace. Elle les envie, ces femmes-là. Elle, elle a le cœur qui pleure tous les soirs. Comme un voile qu’elle lève un instant, elle fait part de ses pensées, aussi anodines puissent-elles paraître à son interlocuteur. Elle est contente de le voir. Elle pourrait même aller plus loin. Elle pourrait même dire qu’il lui a manqué. Mais c’est trop fort pour le dire avec des mots. Son regard scrute avec intensité celui de Damon quelques instants, quelques instants à peine pendant lesquels elle se sent, comme, connectée à lui. Il lui répond de la même façon, et naturellement il fait naître un sourire sincère sur le visage d’April. Mais le sérieux du jeune homme lors de cet aveu disparait vite pour laisser place à un air bien plus léger. Et il joue à nouveau le charmeur, il ne peut pas s’en empêcher. Charmante, elle… Elle en doute. Elle le plaint presque au fond. Elle n’a pas tant de conversation, elle a encore tant de mal à se libérer de ses fardeaux. La preuve, elle ne répond pas à ses paroles, ses paroles qui la touchent pourtant.

La conversation se poursuit, et malheureusement, elle s’alourdit. Les images de cette semaine lui reviennent malgré elle. Il lui propose de lui raconter. Il ne la force pas, jamais. Et c’est l’une des choses qu’elle aime le plus chez lui. Elle hésite un instant, elle repense aux mots de January. C’est difficile d’expliquer ce qui s’est passé. Il ne comprendrait pas, il ne sait pas. Mais elle a envie pourtant de se confier, à lui. Avec Damon, elle se sent plus en confiance qu’avec son propre psychologue. Elle ne devrait pas. C’est peut-être le psy qui n’est pas assez doué, ou c’est peut-être elle qui s’attache un peu trop. Encore un peu perdue dans ses pensées, elle l’entend lui faire une proposition. Il déclenche un petit rire en l’écoutant alors qu’elle secoue légèrement la tête, négativement. – Tu serais dans un tout autre carnet. dit-elle simplement, sans plus de précision. Elle est mystérieuse sans le vouloir. Elle finit même par lui raconter, finalement. Il est parvenu à la faire rire, c’est loin d’être anodin. – Je ne trouve pas de travail, ça devient un peu problématique et… Et une femme m’a fait comprendre que je n’en trouverais pas de sitôt. confie-t-elle d’un ton plus lointain soudain. Elle a l’impression de se retrouver à nouveau dans cette boutique glaciale avec elle, et plus dans cette salle d’attente avec Damon. A cet instant, elle regrette qu’il ait ôté la main qu’il avait amicalement posée contre elle. Il l’aurait aidée à rester ici, près de lui. Il fait plus chaud près de lui.

Elle arrive à retrouver ses esprits pour lui renvoyer sa question. Surtout, elle veut savoir comment il va. Elle parvient à déclencher un rire de son interlocuteur, un rire qui vient la réchauffer à nouveau. Mais son cœur se serre un peu en entendant ses propos. Elle s’inquiète pour lui, April. Elle ignore les sensations provoquées par la dépendance. Seulement elle sait ce que c’est d’être emprisonné par quelque chose sans aucun contrôle. Et il ne mérite pas de connaitre ce sentiment, Damon. Elle le contemple de son regard le plus doux alors qu’elle lui répond avec une assurance qui ne lui ressemble pas. – Tu y arriveras. Progressivement, peut-être, mais tu y arriveras.

C’est cette douleur qu’elle voit dans son regard qui la touche le plus, chez lui. Elle la reconnait. Elle voudrait qu’il aille mieux, elle voudrait… Tant de choses. En l’écoutant, elle acquiesce doucement de la tête jusqu’à ce qu’il parle de la voir. Elle est touchée, April. Il est tellement gentil avec elle. Mais, sans qu’elle ne comprenne pourquoi, sa question la trouble malgré elle. Enfin, si. Elle sait pourquoi. C’est lui… C’est lui qui réchauffe sa semaine en ce moment même. Mais elle refuse de lui dire une chose pareille. Elle ignore comment il l’interpréterait. A la place, elle lui avoue une autre vérité, non des moindres. – Je voudrais… Voir une personne qui m’est chère. Et pour la première fois, elle parle d’elle.


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MessageSujet: Re: Waiting, meaning, understanding. [April] Lun 22 Mai - 9:07

C'est facile pour Damon de se dénigrer, de se dire qu'il n'est qu'un moins que rien. Sur ce terrain là, il se sent plus qu'à l'aise. C'est son territoire, qui plus est, il est une cible plutôt facile. Il a fait bien plus de mauvaises choses qu'il n'en a fait de bonnes et il n'aurait sûrement pas assez d'une vie pour contre-balancer les poids. Au niveau de la balance de la vie, Damon est et restera un méchant jusqu'à sa mort et s'il continue comme ça, elle viendra d'ailleurs rapidement... Alors oui, dire de lui des choses négatives, c'est tout simple. Pourtant, quand il parle de lui ainsi, il lui suffit de regarder dans les yeux d'April pour y voir de l'espoir. Peut-être qu'il se tort après tout, peut-être qu'il n'est jamais trop tard pour bien faire, pour devenir quelqu'un de meilleur, avec un but autre que détruire les autres et se détruire soi-même. Mais pourquoi ? Pour qui ? Qu'est-ce qui serait intéressant dans une vie comme ça ? Au moins, celle d'aujourd'hui lui permet d'exister à sa manière. Pourtant, quand elle lui sourit après une autre boutade, il oublie tout ce qu'il y a de mauvais et il lui sourit en retour.
C'est ce sourire là qu'il recherche depuis tout à l'heure et c'est un véritable bonheur de l’apercevoir enfin. Il a de la chance, il n'a pas eu à faire tant d'efforts que ça aujourd'hui. A croire qu'elle est réellement heureuse de le voir en fait et que ce sourire, sincère, pure et tellement beau le prouve. Ou alors, il délire tout simplement et April se moque gentiment de lui parce qu'il accumule les boutades sans jamais parvenir à toucher son cœur. Coeur sur lequel elle a sûrement mis un immense bouclier. Il se plaît tout de même à lui demander, n'espérant qu'à peine une réponse.

« Osera-t-il lui demander dans quel carnet elle mettrait sa gueule d'ange ? »

Lâche-t-il alors à haute voix. Parler de lui à la troisième personne enlève de l'importance à sa question parce qu'au final, cela l'intéresse et ce serait beaucoup trop effrayant pour lui de se l'avouer ou de lui avouer à Elle. Dans ce petit jeu, il lui permet même de prendre la porte de sortie sans que ça ne le gêne ni lui, ni elle. Si elle lui dit, par contre, il risque sûrement de tomber dans le propre piège qu'il s'est posé et lui donner l'importance qu'au fond il sent que cette question a.Plus important encore, ce qui semble lui avoir gâché sa semaine. Un travail. Damon la regarde et peste contre la femme qui a osé lui faire croire qu'elle n'en trouverait pas. A ce moment, il a juste envie de lui demander où elle a cherché pour faire un scandale si ce n'est pire... Il se retient, sachant très bien que ça ne lui plairait pas et il replace délicatement une mèche de cheveux derrière l'oreille d'April qui s'est échappé. Il s'attarde involontairement sur sa joue, espérant revoir apparaître ce sourire.

« C'était très bête de sa part. N'importe qui voudrait bosser avec quelqu'un d'aussi génial que toi. Tu cherches dans quoi ? Parce que j'ai un ami garagiste et je suis sûr qu'il ne serait pas contre une comptable à mi-temps... Il s'y perd et je peux te dire que ce n'est pas très beau à voir. Ce ne serait pas grand chose, c'est sûr... »

Il laisse retomber sa main machinalement. Tristement parce que la joue d'April est si douce et fraîche. Elle ne se maquille pas et il l'a senti au premier contact de sa peau. Il le voyait déjà mais il n'y croyait pas. Est-ce que les années d'enfermement rendent la beau plus douce et plus saine ? Parce que celle d'April est parfaite mais au risque de passer pour un pervers fétichiste... Seulement voilà, après le regard qu'elle lui lance en lui affirmant qu'il arrivera à se débarrasser de sa dépendance, il a juste envie de se rapprocher à nouveau et de lui exprimer sa reconnaissance. Son cœur se serre et il se demande comment c'est encore possible. Le dit organe est censé être en pierre, or la pierre ne craque pas. Il soupire et balance la tête.

« Tu ne devrais pas avoir autant foi en moi April... »

Cette fois, il est sérieux et ne rigole plus. S'il se met à continuer à lui mentir, il risque de se perdre. Ne pas lui avouer la véritable raison de sa venue, c'est une chose mais la laisser croire qu'il pourrait réellement arrêter, que sa dépendance n'est pas tellement ancrée qu'elle a fini par faire partie de lui, ce serait trop cruel. Ce serait trop. C'est alors qu'il sent qu'elle lui ouvre une porte également et lui affirme qu'elle voudrait voir une personne qui lui est chère. Il pense immédiatement à la petite qu'elle a enlevé et qui ne doit plus être si petite. Sa fille. Il sourit, sans même s'en rendre compte. Il n'est au courant de rien, ne doit rien savoir. Encore un mensonge, mais cette fois-ci, un bon.

« Tu as envie de me dire qui c'est ? »
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MessageSujet: Re: Waiting, meaning, understanding. [April] Ven 26 Mai - 18:08



     

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Simple, discret, et pourtant complice, ils partagent un sourire qui peut tout et rien dire à la fois. Un sourire qui lui met du baume au cœur, ce cœur qu’elle tente pourtant de préserver du reste du monde. Elle n’y arrive pas, avec lui. Damon a cette faculté de passer au travers des murs qui se sont naturellement construits autour, comme si ces barrières invisibles disparaissent malgré elle en sa présence. C’est peut-être uniquement parce que lui, il a été capable d’aller au-delà des apparences pour elle. Mais elle ne le croit pas vraiment, April. En tout cas, ce n’est pas l’unique raison. La vérité est que cet homme est un parfait mélange entre douceur et souffrance, entre légèreté et sensibilité. C’est ce qu’elle aime chez lui, c’est ce qui la met tant en confiance. Il parvient à l’amuser et, quelques instants plus tard à atteindre son cœur sans qu’elle ne s’y attende. Et puis, il sait la troubler aussi. La question qu’il lui pose arrive à la déstabiliser quelques secondes. Quelques secondes durant lesquelles elle ne sait pas si elle va oser répondre. Elle se mordille inconsciemment la lèvre inférieure, et finalement elle décide de satisfaire sa curiosité. Surement parce qu’une fois encore, il est parvenu au doux miracle de lui en montrer assez pour avoir l’air intrigué, sans pour autant paraître insistant ou intrusif. Parfait mélange qui vient adoucir son âme. – Le carnet des… Amis, je crois ? Je ne sais pas, je dois avouer que je n’ai pas beaucoup de comparaison. A vrai dire, il est peut-être bien le seul dont le nom figurerait en lettres d’or dans ce fameux carnet. Elle avait très peu d’amis avant son internement. Il est inutile de préciser que lorsqu’elle en est sortie, elle n’en a plus eu aucun. Ce doit être difficile d’être ami avec une folle doublée d’une criminelle, et pourtant quand elle plonge son regard dans celui du jeune homme, elle n’a pas cette impression. Même si Damon ignore celle qu’elle est, il a conscience qu’elle n’est pas la personne la plus équilibrée qui soit. Mais il ne la juge pas. Au contraire, il semble avoir une image positive d’elle, une image bien plus belle que la réalité malheureusement.

Quand elle lui raconte le rejet qu’elle a subi dans cette boutique, elle voit son regard s’assombrir un instant. Mais cette lueur disparaît lorsqu’il approche sa main du visage de la belle pour glisser une mèche de ses cheveux derrière son oreille. Avec délicatesse, presque avec tendresse. Dans toutes ses contradictions, son geste l’apaise autant qu’il la trouble. Il ignore que la douceur dont il fait preuve avec elle, c’est la seule à laquelle elle a droit. Elle se sent si vide, si seule. Avec lui, elle n’a plus l’impression d’être seule. Son regard océan se plonge dans le sien, et elle esquisse un timide sourire lorsqu’il laisse ses doigts glisser contre sa joue. Elle pourrait oublier les lieux, les circonstances. Elle a ce sentiment quand elle est en sa compagnie, celui d’être presque une femme comme les autres. Et c’est si rare. Mais son sourire s’évapore quand elle entend ses propos. Damon a une vision bien trop idéaliste d’elle, s’il pense que n’importe qui voudrait travailler avec elle. Ou même seulement s’il pense qu’elle est géniale. Elle n’a rien de génial, April. Elle n’est qu’une femme banale dont la seule particularité risque davantage de repousser les autres que les attirer vers elle. Mais les paroles suivantes de son interlocuteur parviennent à faire naître un vent d’espoir en elle. Il n’imagine pas toutes les professions qu’elle a pu accepter pour gagner sa vie. Certaines étaient intéressantes mais d’autres l’ont tout bonnement usée sans lui accorder un répit. Elle n’a jamais étudié la comptabilité mais elle a déjà été amenée, ici et là, à se pencher sur le terrain. Néanmoins, quelques mois de pratique ne font pas l’expérience d’un véritable comptable. – Ce serait vraiment gentil de ta part mais… Tu crois qu’il voudrait de moi alors que… Je n’ai pas vraiment beaucoup d’expérience dans le domaine ? demande-t-elle, un peu hésitante. A dire la vérité, elle ne craint pas seulement que cet ami garagiste ne veuille pas d’elle pour des raisons professionnelles… Elle a aussi peur qu’il la reconnaisse, et refuse. Pire encore, elle redoute que ce soit Damon, au final, qui s’en rende compte et qu’il la rejette. Elle sent déjà une petite pointe dans son cœur seulement quand il éloigne sa main. Il lui manquerait, c’est certain. Mais comment peut-elle lui avouer les pensées qui l’envahissent sans lui dire toute la vérité ?

Elle n’est peut-être pas la seule à avoir si peur de décevoir l’autre. Damon a ce regard sérieux, presque coupable alors qu’il paraît s’inquiéter de la confiance qu’elle lui témoigne. Il ne semble pas avoir confiance en lui. Ce n’est pas tant d’assurance qu’il manque mais plutôt d’estime de lui-même. Il parle de lui comme s’il était quelqu’un de mauvais. Pourtant, cela fait des mois que personne n’a été si bon envers elle. Elle le contemple du coin de l’œil, un regard aussi doux et sincère que sa voix lorsqu’elle lui répond naturellement, instinctivement. – Ou peut-être que c’est toi qui devrais avoir un peu plus foi en toi Damon… Elle l’imite en reprenant son nom, comme pour appuyer un peu plus ses paroles. Il pourra dire ce qu’il veut. Elle sait qu’il n’est pas le diable qu’il semble dépeindre.

Et peut-être pour lui montrer qu’elle, elle a confiance en lui. Peut-être pour lui montrer qu’il est bien plus que l’homme qu’il ne croit être, la Française finit par dévoiler un aspect de sa vie qu’elle n’a encore jamais abordé jusqu’à présent. Et, paradoxalement, l’aspect le plus important. Sa fille. Étonnamment, elle voit un sourire apparaître sur le visage de Damon. Et c’est ce sourire qui la rassure. – Je t’ai dit que j’avais été envoyée dans un centre psychiatrique mais… Je ne t’ai jamais dit pourquoi… Je… J’ai… C’est difficile à expliquer… Elle hésite, elle cherche ses mots. Elle voudrait tant trouver ceux qui expliqueraient ce qu’elle ressent. Mais elle sait que ce qu’elle a fait n’est pas pardonnable. Et la vérité finit par sortir de ses lèvres. La douloureuse et cruelle vérité. – J’ai enlevé une petite fille à… Ses parents et… Et j’ai fait croire que c’était la mienne.



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MessageSujet: Re: Waiting, meaning, understanding. [April] Lun 29 Mai - 8:48

Il la regarde longuement et remarque qu'elle réfléchit. Elle ne répondra pas, c'est certain et si elle le fait, cela ne lui fera rien. Absolument rien. Il ne sera pas touché, il n'a vraiment aucune raison de l'être. Que ce soit positif ou négatif bien qu'il s'attende surtout à ce que ce soit négatif et il sait déjà que ça ne lui fera rien parce que c'est normal, naturel. Comment pourrait-il en être autrement ? Pourtant ce magnifique sourire qui est apparu sur ses lèvres ne part pas immédiatement et il se met à espérer que ce soit positif, qu'elle l'apprécie autant que lui et que rien n'est figé, rien n'est écrit. Cependant, il se rattrape rapidement et se rappelle que ce ne sont que des bêtises tout ça. Comment une personne aussi démoniaque que lui pourrait-il être même juste ami avec une personne aussi lumineuse, généreuse et angélique qu'April. Bien-sûr, comme toutes personnes normalement constitués, elle a une grande part de noirceur en elle et dans ce combat, Damon sait que chez lui, le côté sombre a pris le dessus depuis longtemps. Chez April, c'est de la lumière qu'il voit et toute la noirceur semble ridicule et pittoresque à côté de son aura. Simple, douce et délicate, elle lui rappelle une délicate fée dont lui parlait sa mère dans ses histoires à dormir debout.
Perdu dans ses pensées, il se concentre à nouveau sur son expression et prend conscience que ce sourire a laissé place à une mine déstabilisée, ce qui l'amuse un peu plus que cela ne le devrait jusqu'à ce qu'elle se mordille la lèvre. Inconsciente de son charme et de ses lèvres envoûtantes. Inconsciente de l'effet que cela peut faire à un homme que Damon est avant tout. Tellement innocemment et pourtant si poignant pour Damon. Ce n'est plus des papillons qui dansent au creux de son ventre mais un zoo tout entier qui le piétine. Il toussote et détourne volontairement les yeux. Il pense à ce zoo, ses cochons, les crocodiles, les singes ? Puis, il est heureux de l'entendre parler afin de se retourner vers elle à nouveau et l'écouter attentivement.

Amis. L'entend-t-il principalement dire avant de prendre un plaisir immense presque indécent à l'entendre dire qu'elle n'a pas énormément de comparaisons. C'est surtout parcequ'il ne pense pas tout de suite à son manque d'amis mais d'hommes dans son existence. Finalement, il devrait s'en moquer, c'est le cas. Il s'en moque totalement et il se concentre alors sur les paroles douloureuses et sous-jacente. « Je n'ai pas beaucoup d'amis » et le plaisir disparaît rapidement.

« Je suis heureux d'entendre que tu me considères comme un ami. Mais puisque tu sembles hésiter, tu pensais à autre chose ? Pour ce qui est de la comparaison... Si tu me le permets, je vais te donner mon avis. Je pense que tu as peur de t'ouvrir aux autres. Je suis sûr que tu as tes raisons et qu'elles sont légitimes mais le monde n'est pas rempli d'idiots heureusement et si tu le faisais... April., il faudrait être complètement aveugle et débile pour ne pas t'aimer et mon nom serait perdu dans un carnet qui n'aurait plus aucune page blanche. »

Là, il est sincère et il ne pense même pas à lui faire plaisir. Il s'attache difficilement aux gens et ne les apprécie qu'à leur juste valeur. Parfois même, il est beaucoup trop exigent et en dénigre pleins qui ne le mériteraient pas. April a croisé son regard et dès le premier jour, il a senti qu'elle était spéciale. Qu'elle le serait, son plus grand damne, à ses yeux mais également au reste du monde. Une erreur ne devrait pas suffire pour juger quelqu'un sur sa vie entière et il est certain qu'April a été rejeté assez souvent pour avoir peur de recommencer mais si elle s'en donnait la peine. Si elle s'ouvrait un peu à quelques personnes, tout le monde l'aimerait. Il était impossible qu'il en soit autrement. Elle n'avait rien pour déplaire. Au pire, elle attiserait la jalousie des femmes mais à part ça...
Au sujet du travail, elle lui fait part de ses inquiétudes et elles semblent réellement lui tenir à cœur. Elle est entière April. Elle ne ment pas. Il lui sourit à nouveau, pour la rassurer cette fois. Il sait qu'il ne demandera pas un service à Jayson mais qu'il l'exigera. D'abord, parce que Jayson en a besoin. Il est nul en chiffres et Damon en a marre de l'aider. Il est bon mais déteste ça. Ensuite, parce que Jayson acceptera, il en est certain et enfin parce qu'il sait d'avance que quand son ami va découvrir April et va comprendre que Damon veut l'aider, il va vouloir tout savoir de leur relation et rien que pour ça, pour le faire chier, il dira oui.

« Ne t'en fais pas. Je m'y connais, je t'aiderais les premiers jours mais c'est assez simple. C'est un petit garage. Quand tu ne voudras pas sortir, si tu as un ordinateur et internet, tu pourras même le faire à distance. Même si je pense que ce serait agréable pour toi et pour lui d'avoir de la compagnie... Il est très patient et sympathique quoi qu'un peu susceptible mais je doute que tu puisses le vexer un jour. »

Il étouffe un rire en les imaginant ensemble. Ils sont si complaisants l'un l'autre qu'ils finiraient par se perdre dans leur formule de politesse. Il est tout de suite certain qu'ils s'entendraient à merveille et s'imagine déjà en train de les obliger à arrêter le travail à l'heure.

« Dis moi juste si ça t'intéresse et je vous organiserais une rencontre. D'accord ? »

Toucher son visage, sa peau, sa mèche de cheveux. Ses gestes d'une douceur effrayantes ne sont pas le genre de Damon, et c'est seulement quand il se détache d'elle qu'il en prend conscience. Etrangement, elle semble moins hermétique au contact, comme plus tôt et il se surprend à se demander si elle ne s'y habitue pas. Pour lui, les contacts ne sont pas nouveaux mais avec une femme qui lui plaît, ils sont loin d'être si doux, si préventif en général. Parce que oui, il ne peut plus nier l'évidence. Ils sont amis et c'est un fait. Mais April lui plaît bien plus qu'elle ne le devrait pour une Amie et s'il désire qu'elle en reste une, il ferait mieux de garder ses distances ou elle risque de briser ses règles une à une sans même le vouloir.
D'ailleurs, une d'entre elles vient de l'être. Ne jamais montrer ses faiblesses. Deux d'entre elles ont été dévoilé naturellement à April.Sa dépendance et le peu d'estime qu'il s'accorde. Quand elle lui demande avec toute la sincérité et la douceur dont elle est capable d'avoir foi en lui. Il y croit, l'espace d'une minute. Une minute de trop dans laquelle il garde un silence complet, se perdant là encore dans des pensées sombres et cruelles. Pour lui, c'est déjà trop tard. Il n'y a plus de marche en arrière. Pour elle par contre. Il observe ses magnifiques yeux qui lui font oublier encore un instant qu'il a déjà baissé les bras et pour elle, pour lui faire plaisir et pour qu'elle garde espoir, il lui répond en souriant.

« Tu as raison... Je travaillerais sûrement là-dessus avec le psy quand on en aura fini sur la dépendance. »

Est-ce que c'est cet espoir qui la pousse à parler ? Est-ce que c'est son sourire ? Il n'en sait rien pourtant, il refuse de l'arrêter. Il se tourne vivement vers la secrétaire en espérant qu'elle n'écoute pas. Il détesterait qu'elle la juge. Sa concentration revient à April, toute entière. Elle va le lui dire, il le sent mais elle s'arrête un moment en cherchant du courage. Quand elle parle cette fois, c'est sa petite main qu'il attrape dans la sienne pour qu'elle puisse se libérer de se poids et voir qu'avec lui, ça ne changera rien. Ce sera juste un fardeau qu'il pourrait l'aider à porter. Bien-sûr il ne pourrait en porter qu'un kilo parce que le poids de sa culpabilité se sent lorsque la dernière phrase franchit ses lèvres et contre ça, il est impuissant. Contre ça, il ne peut rien mais contre les jugements, il peut l'aider. Il ne la quitte pas des yeux, la regarde droit dans les yeux et caresse le dos de sa main avec son pouce, délicatement. Il s'apprête à lui dire qu'il sait, que ce n'est pas grave et qu'il comprend mais ça l'est pour elle. Grave et cruel. Il le voit, il le sent et il décide de la laisser tout extérioriser avant de lui dire la vérité à ce sujet.

« Je vois... Pendant combien d'années tu l'as élevé ? Et... Si ce n'est pas trop demander, ça me taraude : Qu'est-ce qui t'as décidé à l'enlever ?»

Il est prudent. Il a la réponse à la première question, parce que tout le monde l'a mais il n'a pas la réponse à sa deuxième et il sent que même s'il comprend son geste, il a envie de savoir à quel moment elle a pris conscience qu'elle ne pourrait pas vivre sans « sa » fille.
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MessageSujet: Re: Waiting, meaning, understanding. [April] Sam 3 Juin - 10:27



     

Damon
&
April
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C’est étrange combien la perception, des autres et de soi-même, peut être influencée par nos propres sentiments. Si Damon pense qu’il est loin d’être à la hauteur de la jeune femme, il en est tout autrement pour elle qui est convaincue, au contraire, qu’elle ne mérite pas quelqu’un comme lui dans sa vie. Il peut être aussi démoniaque qu’il le prétend avec les autres, il a tout d’un ange avec elle. Il ne le sait pas, il ne se rend surement pas compte. Mais il est, chaque semaine, son rayon de soleil dans une existence remplie de nuages. Un rayon de soleil n’a rien de sombre, à l’inverse il illumine tout sur son passage. Et c’est l’effet que produit le jeune homme sur April. Il semble la nourrir de sa lumière, il semble la faire renaître de ses cendres. Comme s’il pouvait soigner toutes les blessures de son âme. Comme s’il pouvait devenir le remède de toute une vie. Alors, être un ami, c’est si peu. C’est si peu à côté de ce qu’il lui apporte à chacune de leurs rencontres, c’est si peu à côté de ce qu’il représente. C’est si peu, pour Damon.

Elle ne saurait décrire autrement le lien qui les unit. C’est peut-être simplement le sens véritable de l’amitié, elle ne sait pas. La seule chose dont elle a conscience est qu’il est le seul à lui procurer un tel effet, uniquement en plongeant son regard dans le sien. Il peut apaiser son cœur ou le faire battre un peu plus vite, en un seul et simple regard. Mais son regard n’a rien de banal. Il est si intense, il paraît vouloir dire tant de choses, des choses qu’elle voudrait décrypter mais qui restent encore si mystérieuses pour elle. Pendant un instant, elle en oublie leur conversation. Elle en oublie tout le reste, ancrée dans ce regard si particulier. Et, finalement, il détourne les yeux subitement. La magie se brise brutalement, et elle a besoin de plusieurs secondes pour retrouver ses esprits. Avant que la petite déclaration arrive, timidement.

C’est la première fois qu’elle met des mots sur la relation particulière qu’ils partagent. Elle a peur d’en dire trop, ou pas assez. C’est difficile de se confier alors qu’elle ignore ce que lui, il pense de leur lien. Ses joues rosissent malgré elle lorsqu’il constate son hésitation. Elle n’ose en dire plus, elle est si maladroite quand il s’agit de parler de sentiments. Et, à sa surprise, Damon semble en avoir parfaitement conscience. Elle l’écoute, étonnée mais surtout touchée par ses paroles. Il l’a bien mieux cernée qu’elle ne l’aurait cru. Elle ne pensait pas qu’il puisse si bien la connaitre alors que, paradoxalement, il en sait encore si peu sur elle. Pourtant, il parvient à lire en elle avec bien plus de facilité que la plupart des gens. Elle baisse les yeux quelques secondes, alors qu’il affirme qu’elle devrait davantage s’ouvrir aux autres, elle qui a si peur de le faire. Mais comment pourrait-elle croire qu’on puisse l’aimer, alors que ses propres parents n’en ont jamais été capables ? La seule personne qui l’a aimée, en fin de compte, c’est sa fille. Un amour qu’elle a volé, un amour qu’elle n’a jamais mérité. Peut-être que certaines personnes ne sont pas destinées à être aimées. L’amour est un privilège, non une évidence. Et elle n’est pas sûre d’y avoir véritablement droit un jour. Mais Damon semble si sûr de ce qu’il avance, qu’il parvient presque à lui donner la sensation qu’elle se trompe. – Je ne sais pas si beaucoup de personnes seraient d’accord avec toi, Damon… Ce ne sont pas elles le problème, c’est… C’est moi. Tu as peut-être raison, je devrais davantage m’ouvrir… Mais ce n’est pas aussi facile, avec les autres. Pas aussi facile qu’avec lui, c’est indéniable. Elle ignore précisément ce qui rend Damon si différent à ses yeux. C’est simplement parce qu’il l’est. Il est différent.

Et, comme pour lui rappeler une nouvelle fois combien elle le trouve merveilleux, le jeune homme lui fait cette proposition de travail. Inespérée, illusoire peut-être. Elle n’ose y croire, pas parce qu’il lui ferait de faux-espoirs mais parce qu’elle redoute que ce soit lui qui la surestimes bien trop. Elle n’a pas l’expérience d’un comptable. Tous les jobs qu’elle a pu faire, aussi différents qu’ils ont pu être les uns des autres, n’ont bien qu’un seul point commun. Elle a toujours tenté de faire son maximum, de donner le meilleur dont elle est capable. Pour pallier ses lacunes, elle n’a pas d’autre choix que de prouver sa motivation sans faille. Elle veut bien faire, April. Elle n’est pas certaine qu’elle serait la meilleure personne pour un métier aussi important que celui de comptable d’une entreprise, aussi petite soit-elle. Mais son interlocuteur tente d’apaises ses craintes autant qu’il le peut. Il la rassure même au sujet de cet ami. La Française n’a nul doute que, s’il est ami avec un homme comme Damon, il doit être quelqu’un de bien. Et, sans plus réfléchir, elle finit par acquiescer timidement de la tête. – Je veux bien que tu en parles à ton ami pour voir s’il serait déjà lui-même d’accord… Mais, dans tous les cas, c’est vraiment… Très gentil de ta part, Damon… confie-t-elle en plongeant son regard océan dans le sien l’espace de quelques secondes. Elle voudrait lui exprimer la gratitude qu’elle ressent. Pour ce geste, pour sa présence, pour lui tout simplement.

Elle s’habitue à cette proximité, April. De plus en plus, elle se laisse approcher par le jeune homme. Il parvient à briser ses barrières une à une sans s’en rendre compte, comme si peu à peu, il l’apprivoise tout doucement. La douceur dont il fait preuve avec elle ne l’effraie plus, même si elle crée toujours ce trouble étrange en elle. C’est peut-être simplement parce qu’elle n’a plus guère l’habitude. Il est le premier homme depuis un bout de temps qui se risque à l’approcher. Et aussi fragile soit-elle, elle n’en demeure pas moins une femme avec ses envies, ses besoins. Mais elle ne devrait pas, surtout pas avec lui. Il est un ami, c’est ce qu’elle lui a déclaré quelques minutes plus tôt seulement. Elle ne sait même pas pourquoi de telles pensées l’envahissent. Ses sentiments ne devraient pas être si confus pourtant. Il essaye uniquement de la rassurer, comme un ami le ferait. Et c’est d’ailleurs ce qu’elle tente de faire à son tour, alors qu’ils évoquent cette fois la dépendance de Damon. Elle voudrait tant qu’il puisse croire en lui, autant qu’elle, elle le fait. Ses paroles, son sourire, ils sont censés l’apaiser. Et ils y parviennent, juste un peu, mais pas assez. Alors elle ajoute quelques petits mots seulement, qui lui viennent trop instinctivement pour qu’elle puisse les retenir. – Je voudrais que tu te vois un jour comme moi, je te vois.

Il faut croire que les confessions lui viennent un peu trop naturellement, quand elle est avec lui. Parce que ce matin, pour la première fois, elle en vient à parler de sa fille. C’est bien le sujet qui lui importe le plus mais aussi le plus douloureux pour April. C’est même justement parce que c’est si important qu’elle en souffre autant. Comme s’il devine ce mal-être, Damon se saisit de sa main avec douceur. Et aussitôt, la belle resserre ce lien, comme pour garder précieusement ses doigts entrelacés aux siens, comme pour le garder auprès d’elle. Elle a si peur de ce qu’il pourrait penser, si peur de le perdre finalement. Les caresses délicates qu’il lui offre viennent directement s’échouer sur son cœur. Et elle trouve la force de continuer. – Je l’ai élevée pendant quinze ans, elle… Elle avait cinq ans. avoue-t-elle, son regard toujours plongé dans le sien. Comme si elle y cherche ses pensées, son opinion, son jugement peut-être. Elle craint tellement ce qu’il pourrait dire. Elle est habituée au rejet de tous, désormais, mais ce serait différent avec lui. Ça l’est toujours, avec lui. Ses yeux finissent par se perdre dans la contemplation de leurs mains entrelacées. Elle les regarde fixement, tandis qu’elle poursuit. – J’étais sa baby-sitter depuis qu’elle était un bébé, je m’occupais d’elle depuis toujours et… Et un jour, ils m’ont virée parce que… Ils estimaient qu’on était trop proches. Je… Je n’ai pas supporté l’idée de la perdre… Ses yeux se voilent malgré elle. Elle est à fleur de peau, April. Elle inspire profondément mais silencieusement, pour retenir ses sanglots comme elle peut. – Je n’ai pas réfléchi, j’ai… Je crois que rien n’aurait été pire pour moi que ne plus l’avoir dans ma vie. Elle est… Elle était la seule personne qui ne m’ait jamais aimée, Damon… Et maintenant, je… Je sens que je l’ai vraiment perdue… conclue-t-elle d’une voix un peu trop tremblante alors qu’une larme silencieuse s’échappe de ses yeux pour rouler le long de sa joue. Cette fois, elle ne songe plus au jugement qu’il pourrait éprouver, aux critiques qui pourraient fuser. Plus vulnérable que jamais face à lui, elle est en train de craquer. C’est la première fois qu’elle lui ouvre autant son cœur.

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MessageSujet: Re: Waiting, meaning, understanding. [April] Sam 3 Juin - 17:47

Damon jette un coup d'oeil rapide autour de lui. Il se sent particulièrement bien ici et ce n'est sûrement pas à cause de l'environnement austère. C'est bien la compagnie qui lui fait cet effet là. Il préférerait tout de même être ailleurs, au vu de la conversation, il aimerait être dans un endroit apaisant pour lui. La mer, la forêt, un endroit où il pourrait être en connexion parfaite avec elle. L'aider, la supporter sans être sous la surveillance continue de la secrétaire qui leur lance des coup d'oeil pas si discrets que cela. Quand il écoute attentivement sa réponse, il arque un sourcil et cette fois, il a une certitude. Elle ne s'aime pas à sa juste valeur. Il se demande d'ailleurs pourquoi. Elle n'a fait qu'une erreur dans sa vie. Une seule et elle ne mérite pas de détruire son existence entière, son jugement uniquement pour cela. Pour April, il est loin d'être trop tard pour remonter la pente, pour s'aimer à nouveau et il espère sincèrement que cela pourra lui arriver. Peut-être même qu'il pourrait le voir, y participer. A ce moment, il sait que rien ne lui ferait plus plaisir.

Près d'elle, il est différent. Il en a conscience. Elle a cette aura qui l'oblige à être à l'opposé de ce qu'il est avec le monde entier. Il ne se permet pas d'être autoritaire avec elle et il est bien incapable d'être distant.

- Moi, j'en suis certain. Si déjà tu en as conscience, c'est une bonne chose, je pense que le reste viendra naturellement. Viens au bar avec moi un de ces soirs...

Il lui sourit. Il l'imagine mal dans ce genre d'endroits et en même temps si bien. Elle est un paradoxe. Il a l'impression de la connaître et en même temps de tout ignorer d'elle. Au même titre qu'il n'est pas certain qu'elle se connaisse tout à fait elle-même.

- Même si je doute que tu aimes ce genre d'endroits et que tu t'y sentes à l'aise. Peut-être autre chose. Un rassemblement sur la plage?

Il essaie de lui donner le sourire, de l'aider à voir ce qu'il y a de positif. Il refuse qu'elle se sente seule et se dise qu'elle serait incapable d'avance. Il sait qu'elle le peut et qu'elle a juste besoin d'aide, d'un coup de pouce. April pourrait avoir le monde à ses pieds. Il n'en démordra pas.
Finalement, elle accepte de rencontrer Jayson et Damon se dit que c'est déjà une victoire en soi. Il est certain que tout se passera bien et il se plaît déjà à imaginer les moments qu'il pourra passer avec elle quand ils seront au garage. Il saurait toujours où elle est quand elle travaille et il pourrait la voir plus d'une fois par semaine. Ce serait idiot de sa part de s'en priver. Ce serait idiot.

La seule chose qui l'effraie, c'est que Jayson le connaît bien. Bien mieux que lui-même parfois et il risque sûrement de déceler son affection pour April et il ne manquera pas de l'empêcher de se voiler la face. Or, c'est bien la seule chose qui préserve Damon aujourd'hui. Il va lui demander pourquoi il l'aide et pourquoi il passe aussi souvent, sans oublier que leur complicité se voit comme le nez au milieu de la figure. Il chasse rapidement ses idées de son esprit et il se concentre à nouveau sur April, sur ses yeux, sur son visage. C'est à ce moment qu'il entend ses paroles. Réconfortantes, rassurantes mais en même temps si complexes. Il ne peut alors s'empêcher de lui dire, sincère et plus inquisiteur que jamais.

- Sauf que je ne sais pas du tout comment tu me vois April.

L'intonation laisse supposer que c'est pourtant positif mais Damon n'ose le dire à haute voix. Il serait préférable qu'April voit ce qu'il est vraiment. Il serait préférable oui. Cependant, le fait qu'il puisse imaginer qu'elle voit du bon en lui le remplit de bonheur.

- Et je ne suis pas sûr que tu sois très objective... Tu es bien trop gentille pour dire quoi que ce soit de péjoratif sur quelqu'un.

L'âge de sa fille quand elle l'a enlevé résonne comme une évidence à ses oreilles. Il se souvient de ce détail et se dit que ça a dû être difficile pour elle de la cacher et de lui expliquer, à cette petite fille, qu'elle quittait sa maison. Il imagine le calvaire qu'elle a dû vivre et se rend compte à ce moment qu'elle resserre sa main comme si elle avait besoin de ce contact, comme s'il lui faisait du bien.
Il l'écoute attentivement, ose à peine respirer pendant qu'elle parle. Elle semble si touchée, si coupable, si fatiguée. Comme si cette histoire l'avait détruite à petit feu. Il contracte la mâchoire en entendant sa voix tremblante. Il ne veut pas qu'elle pleure. Il ne veut pas qu'elle soit triste. Pourtant, il sait bien qu'il n'y peut rien et que cela lui fera le plus grand bien. Qui sait si elle a même pu pleurer avec quelqu'un depuis?
Son coeur se serre en l'entendant dire que sa fille est la seule personne qui ne l'aie jamais aimé. Il aurait envie de lui dire qu'elle se trompe. Que quelqu'un l'aime forcément et que lui. Il tient à elle. Il l'apprécie. Seulement voilà, il en est bien incapable Damon. A-t-il déjà dit cela même à un ami de son existence entière? Y a-t-il seulement pensé une fois? A défaut de pouvoir lui parler avec des mots qui seraient bien inconcevables pour lui. Il l'attire contre lui. Il glisse une main dans sa nuque et l'autre sur sa taille. Il positionne son épaule contre la tête d'April et il la serre bien plus que cela ne devrait être permis. Il dit alors la seule chose que son coeur et son cerveau lui permettent.

- Tu n'es plus seule April. Je suis là, je ne vais nulle part et je comprends. Je te comprends tellement. Je suis certain que ta fille t'aime et t'aimeras toujours. Il vous faut juste du temps.

Il se retourne vers elle presque inconsciemment. Presque. Il sait ce qu'il fait mais il ne se rend pas compte des possibles répercussions. Ses cheveux frais se mêlent dans sa barbe et il apprécie le contact, la proximité. Il le vit comme une délivrance même. Il se tourne vers elle, pose un baiser au sommet de sa tête, dans sa chevelure et il y reste, respirant doucement.

- Tu veux qu'on aille ailleurs? Qu'on sorte, qu'on te change les idées? Dis moi ce qui pourrait te faire du bien April? Je déteste te voir mal.

Et il n'en a réellement conscience que quand il le dit. Il mâche même ses mots.

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MessageSujet: Re: Waiting, meaning, understanding. [April] Dim 11 Juin - 13:23



     

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April
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Waiting, meaning, understanding.
Le regard d’April est inlassablement posé sur le jeune homme assis auprès d’elle. Elle fait abstraction de la secrétaire bien trop curieuse, elle fait abstraction des murs froids et plus pâles encore que son propre teint. Elle n’accorde pas même d’importance au lieu dans lequel elle se trouve. Elle a passé des journées entières enfermée dans une cave sombre et lugubre alors qu’elle n’était encore qu’une enfant. Elle s’est retrouvée, encore enfermée, des mois dans cet hôpital psychiatrique à l’atmosphère sinistre où ses tourments étaient mêlés à ceux de tous les autres résidents. C’est comme si, toute sa vie durant, on n’a cessé de vouloir la retenir à son insu. C’est difficile de lutter pour survivre quand autour de nous, tout semble vouloir nous empêcher de vivre. Mais elle en tire une maigre consolation. Elle sait oublier ce qui l’entoure, elle sait se concentrer sur ce qui compte réellement. Et, à cet instant, Damon est la seule chose qui compte à ses yeux.

Elle écoute ses mots avec attention, presque solennellement. Elle voudrait tant qu’il ait raison, elle voudrait tant croire qu’elle aussi, elle aura le droit un jour d’être aimée. Mais c’est difficile d’effacer des pensées qui sont incrustées en elle depuis l’époque où elle n’était encore qu’une enfant. C’est difficile de croire que quelqu’un pourrait l’aimer, quelqu’un d’autre que la fille qu’elle a arraché à ses propres parents. Mais elle ne sait pas si c’est quelque chose qui arrivera un jour. Un brin sceptique, elle reste pensive suite aux paroles de Damon qui, pourtant, semble déjà avoir une idée en tête pour l’aider. Il lui propose de le suivre un soir dans un bar. Cette fois, il est parvenu à créer la surprise dans le regard intrigué d’April. Elle ne saurait dire quand elle s’est rendue dans un bar pour la dernière fois. Elle n’a jamais été friande des fêtes, des soirées en boîte de nuit, et tout le reste. Elle ne sait pas si elle y aurait sa place. Elle n’est pas particulièrement à l’aise avec la foule, le bruit, ou les hommes parfois trop imposants. Avec sa silhouette fine et frêle, son visage simple et éthéré et ses grands yeux bleus, elle paraît si loin de cet univers. Elle se perdrait au milieu de tous ces fêtards insouciants et légers, elle qui en est si loin. Et pourtant, l’ombre d’un sourire apparaît sur son visage. Etrangement, l’idée ne lui semble pas si saugrenue lorsque c’est Damon qui la suggère. Comme si, avec lui, elle ne craint rien. Comme si, avec lui, elle pourrait se sentir à sa place n’importe où. Elle est aussi touchée par sa proposition, parce que c’est la première fois que l’un d’eux suggère à l’autre de se voir… Ailleurs. Il veut passer un moment avec elle, pas simplement pour passer le temps dans cette salle d’attente, pas simplement parce qu’il n’a rien de mieux à faire… Mais parce qu’il a… envie ? Il a envie de la voir. Et cette seule pensée suffit à éveiller de doux papillons imaginaires dans son cœur pourtant annihilé. – Ça pourrait être sympa. L’un, ou l’autre, ce que tu veux. J’aimerais, si tu es avec moi. Elle ne tient pas compte de l’ambiguïté de ses propos. Elle ne cherche aucunement à le troubler, encore moins à le mettre mal à l’aise. Elle n’a pas une conception des choses similaire à la plupart des gens. Elle lui dit ce qu’elle ressent, au moment où elle le ressent, avec la pureté d’un enfant. Et c’est la vérité, elle sait qu’avec lui, elle se sentirait à l’aise n’importe où.

Damon a le don d’apaiser ses craintes. Elle ne saurait expliquer l’influence qu’il peut avoir sur ses émotions. Mais il arrive à lui ôter ses appréhensions. Qu’il s’agisse de cette sortie à ses côtés, ou même de ce travail qu’il lui propose. Il parvient à faire naitre en elle cet espoir de trouver un travail, et surtout celui d’avancer, enfin. Elle accepte de rencontrer ce Jayson, elle est même intriguée par l’identité de ce mystérieux ami. Elle espère surtout être à la hauteur, pas seulement pour elle mais aussi pour Damon. Elle ne voudrait pas lui faire honte. Surtout pas. Il est si loin de s’imaginer tout le bien qu’elle peut penser de lui. C’est d’ailleurs ce qu’il lui fait comprendre en une seule phrase qui a le mérite de faire sourire la belle brune. Elle baisse le regard, comme intimidée, mais elle le relève aussitôt lorsqu’elle entend ses paroles suivantes. Et c’est elle qui n’est pas objective ? Pourtant, il n’a pas tort sur un point. April n’est pas du genre à juger les autres, ou les critiquer. Elle serait plutôt de ceux qui peuvent tout pardonner, peut-être parce qu’elle a la sensation que personne ne peut faire pire que ce qu’elle a fait. Ou peut-être parce que tout semble excusable, à côté de ce qu’elle a pu subir. Mais, comme pour lui donner tort, elle assure. – Je peux dire que cette secrétaire est trop curieuse, ou que notre psy est trop maniaque. Si je ne pense que du bien de toi, c’est peut-être simplement parce que tu es quelqu’un de bien. confie-t-elle naturellement, son regard plongé dans le sien. C’est étrange, ils semblent avoir le même problème, tous les deux. Aucun d’eux ne sait comment s’aimer… Peut-être qu’ils devraient apprendre ensemble. Peut-être.

Le pas qu’elle vient de franchir est sans doute le plus grand qu’elle ait pu faire. Avec lui, avec n’importe qui. C’est la première fois qu’elle se confie sans détour à quelqu’un, quelqu’un qui n’est pas payé pour l’écouter, quelqu’un qui a juste envie de l’écouter. Et elle-même, elle ne comprend pas comment elle a pu en être capable. Damon sait la mettre en confiance, il sait comment agir avec elle. Il le prouve instinctivement quand elle retrouve le silence. Sa main se pose sur la nuque de la jeune femme qu’il attire jusqu’à lui sans lui demander son avis. Et, à cet instant, c’est exactement ce dont elle a besoin. Entourant ses bras autour de lui, April l’enlace à son tour. Doucement d’abord, puis plus fortement.

Leur étreinte dure quelques secondes, quelques secondes seulement durant lesquelles elle oublie ses peurs, ses doutes, ses souffrances. Elle se laisse envahir par cette sensation de bien-être, elle se laisse enivrer par l’odeur agréable du jeune homme, par ce contact si rare, si doux avec lui. Ce que sa bouche dit avec ses mots, son corps le transmet avec d’autant plus de conviction. Mais il n’imagine pas combien ses paroles la touchent, chacune à son tour. Quelqu’un qui est là, quelqu’un qui la comprend, au fond, c’est la seule chose dont elle a besoin. – C’est… Merci… murmure-t-elle à peine, pour éviter que les sanglots ne la submergent. Quelques larmes viennent malgré tout perler sur le visage de la belle sans qu’elle ne puisse les retenir. Elle ne saurait lui exprimer comme il lui fait du bien. Aucun mot ne suffirait. Alors elle le serre un peu plus fort encore. Elle se raccroche à lui comme si sa vie en dépendait. Comme si elle était au bord d’un précipice, et qu’il était la seule chose qui pouvait l’empêcher de tomber. Elle s’est trompée tout à l’heure. Il n’est pas un ami, mais un véritable ange gardien.

Ses yeux se ferment lorsqu’elle sent le baiser qu’il dépose tendrement contre sa tête. Il l’apaise, il la calme. Là où ce geste l’aurait surement troublée en temps normal, il lui apporte le réconfort dont elle a besoin à cet instant. Mais, à la proposition de Damon, elle recule doucement la tête, juste assez pour plonger son regard dans le sien. Et ce n’est qu’à ce moment qu’elle sent un doux trouble l’envahir. Elle ne s’attendait pas à se trouver si proche de lui. C’est la première fois qu’ils sont aussi proches, à tel point qu’elle ressent son souffle chaud qui se mêle au sien. – Je ne voudrais pas... Empêcher ton rendez-vous… Si cela ne tenait qu’à elle, elle aurait accepté. Elle l’aurait suivi, peu importe l’endroit où il l’aurait emmenée. Parce qu’elle a la sensation qu’elle a davantage besoin de lui que d’un psychologue. Mais, lui aussi, il a rendez-vous. Lui aussi, il a besoin d’aide. Et elle n’est pas sûre de lui apporter autant de bien qu’il lui en offre sans compter… L’infini, est-ce vraiment quelque chose que l’on peut rendre ?


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