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 Can you help me with my monster ? ☁ Malwyn

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MessageSujet: Can you help me with my monster ? ☁ Malwyn Ven 19 Mai - 22:47


Elle m’appelait. Je la sentais résonner dans tout mon corps. Je ressentais son appel dans chaque partie de mon être. Ça pulsait partout. Je ne parvenais pas à l’oublier. Je ne pourrais jamais l’effacer totalement. Elle était là. Trop réelle. Si prenante. Comme un serpent, elle s’enroulait tout autour de moi serrant un peu plus à chaque tour pour me pousser à cette suffocation destructrice. Elle était si fulgurante. Elle était fichtrement toxique. Et, je ne pourrais jamais m’en débarrasser. Oh non. Elle me tenait par le cœur. Elle me prenait par les tripes. Elle m’hypnotisait totalement. J’étais foutrement trop piégé. Je ne pouvais pas m’en sortir. Je ne pourrais jamais me glisser hors de sa prise. Elle était beaucoup trop forte pour ça sachant parfaitement comment me manipuler. En lisant ces mots, vous pourriez penser que j’étais en train de parler d’une relation amoureuse dangereuse avec une femme ou avec un homme. Vous auriez pu viser juste par le passé. Je l’avais vécu cette relation. Cependant, au jour d’aujourd’hui, vous auriez tout faux. Un beau zéro sur vingt sur votre copie. L’amour n’était qu’une connerie qui n’allait plus me berner. Je ne me laisserais pas avoir par ces histoires trop roses. Le monde ne l’était pas. Alors, de quoi étais-je en train de parler mmh ? Vous vous le demandez sans doute. Je parlais de cette rage, de cette agressivité qui cognait en moi. Cette colère qui me définissait trop souvent, si réellement. C’était elle qui avait tous ces pouvoirs. C’était avec elle que j’étais lié à la vie, à la mort. Elle et d’autres de ses amies comme la dépression ou l’angoisse. Elles étaient toutes dues à mon trouble borderline. Un trouble que je ne pourrais jamais effacer. Je pouvais le soulager parfois. Mais, ce serait toujours là. Toujours en moi. Sans cesse à me définir. Et, ce soir, c’était la carte de l’agressivité qui sortait du paquet pour danser devant mes yeux. Une carte contre laquelle je n’avais plus rien pour me défendre ayant épuisé mes dernières ressources de médicaments obtenus illégalement puisque je refusais de consulter un médecin ou un psychologue. Ça faisait chier. Les basses pulsaient dans ma villa. La musique se répercutait contre les murs à un volume fou. Non, je ne faisais même pas la fête. J’étais tout seul chez moi tentant de noyer l’horreur sous cette mélodie. Ce n’était pourtant pas suffisant pour couvrir ces voix qui se répercutaient dans ma tête. La fumée de ma cigarette s’élevait dans les airs en ces formes si abstraites que j’observais comme un gosse. Cela ne détournait pas assez mon attention. Je n’en oubliais pas la pression que je ressentais dans tout mon être. Non. Rien n’y faisait. Rien ne parvenait à me divertir suffisamment pour ne plus penser à ce qui me manquait, à ce dont j’avais à tout prix besoin ce soir. Je tentais de laisser libre court à mes pensées comme pour m’évader des murs de ma prison. C’était un acte trop inutile. La cage se resserrait de plus en plus au fil des heures qui s’écoulait. Ce tic-tac ne cessait de me rapprocher du moment où j’allais craquer parce que, je le savais, ça ne pouvait pas se passer autrement. Merde. Depuis combien de temps étais-je allongé sur mon canapé à alterner entre des cigarettes et des joints pour me noyer un peu plus ? Pour tout vous avouer, je n’en avais absolument aucune idée. Je savais juste que le soleil avait cessé de cogner contre ma peau couverte de cette encre qui me définissait. La nuit était peut-être tombée et cela pourrait m’arranger. Détournant légèrement les yeux du voyage de ma fumée, je notais qu’effectivement le ciel s’était assombri. Mais, il ne faisait pas encore nuit noire. Les moments intéressants de la nuit n’avaient donc pas encore commencé. Ils étaient même trop loin de moi encore. Zut. J’allais devoir tenir des heures sur ce canapé. Des heures entières encore bordel. Je n’étais pas certain d’y parvenir. Ma jambe s’agitait soudainement alors que le flot de pensées se déversait sur moi. Mes prunelles marrons se fermaient. J’en avais ras-le-bol de voir cette fumée s’élever vers moi. Contrairement à elle, je ne faisais que plonger. Je m’enfonçais dans les ténèbres de façon incessante depuis ma naissance. Je glissais chaque jour un peu plus. Je ne le savais que trop bien. Mais, bordel, qu’est-ce que je m’en foutais. Les feux de l’enfer étaient fichtrement plus agréable que le soi-disant paradis absolument génial. Je préférais sentir la chaleur contre ma peau. Je préférais ces flammes qui me mordaient dangereusement la peau. C’était mon trip ça. C’était mon pied. C’était ma maison. Je me sentais à l’aise à déambuler dans ces allées emplies de noirceur. Ça avait toujours été comme ça de toute façon. Le côté sombre m’avait toujours attiré, toujours avalé. C’était ma place et je n’allais certainement pas m’en plaindre. Un soupir passa la barrière de mes lèvres alors que je me redressais soudainement en position assise. Balançant mes jambes pour déposer mes pieds nus sur le sol, j’ouvrais mon ordinateur tout en coinçant ma clope entre mes lèvres. Mes yeux se perdaient sur l’écran. Mes yeux se perdaient au travers des lignes. Rien ne m’absorbait autant que cette violence qui pulsait dans mon corps. Je ne pouvais pas l’ignorer. Je ne pouvais plus le faire. Refermant trop violemment mon ordinateur, je me redressais du canapé pour me rendre dans cette salle de sport avec l’espoir de canaliser ce démon en moi. Un espoir sans doute vain. Une perte de temps tellement réelle.

Bim. Bim. Bim. Elle me contrôlait sans que je ne puisse rien faire. Elle se déplaçait dans chaque parcelle de mon corps pour en prendre le contrôle. C’était comme un venin s’écoulant en moi et m’infectant petit à petit. C’était comme une toxine glissant sous ma peau et me changeant de plus en plus. Je ne me transformais pas en zombie. Je me transformais simplement en ce monstre d’agressivité. Je ne pouvais plus rien faire pour m’arrêter. Je ne voulais plus rien faire pour m’arrêter de toute façon. Je m’étais isolé dans une des pièces de ma villa comme pour m’enfermer plus loin. Et, après quelques minutes dans ma salle de sport, les choses devenaient toujours plus incontrôlables. Mon t-shirt avait valsé au sol en même temps que mes gants de boxe. La sueur glissait le long de ma peau alors que mon poing s’abattait férocement sur ces sacs de boxe. Je désirais évacuer cette boule qui gonflait en moi prenant de plus en plus de plus. Néanmoins, cela n’avait aucun effet. Mes poings étaient en sang à force de frapper si forts sans la moindre protection. Je m’en foutais. Je ne ressentais aucune douleur. Même si je voyais ce sang glissant sur mes doigts, tombant sur le sol, il n’y avait rien qui me poussait à me stopper. Oh non, bien au contraire. Je sentais juste cet encouragement. La vague de violence ne cessait de se mouver sinueusement en moi. Elle s’enroulait. Elle me capturait. J’étais foutu. Je la connaissais cette rage. Je ne la connaissais que trop bien cette agressivité puisque cela faisait plusieurs années que je vivais avec. Frapper dans un sac ne fonctionnerait pas. Cela n’apaiserait pas ce qui m’oppressait. Ça ne faisait que retarder l’inévitable. Ça ne faisait que me pousser dans une autodestruction pour éviter de finir par détruire quelqu’un d’autre. Lorsque l’agressivité montait en moi, elle devait se déverser sur un être humain de façon réelle et physique. À chaque crise d’agressivité incontrôlée, je prenais le risque de tuer n’importe quelle personne pouvant croiser mon chemin. Un simple bruit, un simple regard… N’importe quoi pouvait me faire dérailler et m’entraîner dans ce monde si sombre où le sang d’un autre risquait de salir mes mains de nouveau. Deux solutions de contrôle s’offraient à moi. Deux solutions qui se jouaient dans ma tête à cet instant. Avant qu’il ne soit trop tard et que je sorte en quête de chair fraîche à abîmer, je pouvais tenter de me stopper. Je pouvais me rendre chez Axel afin qu’il m’aide à souffler parce qu’il avait ce je ne sais quoi qui me permettait toujours de mieux me canaliser dès lors qu’il était autour. Comme un magicien. Ou, mieux encore, je pouvais retrouver Malwyn pour qu’il me donne ce dont j’avais réellement besoin depuis plusieurs heures. Du Risperdal. La pensée m’effleura à peine et le manque se faisait sentir. Mes doigts tremblaient alors que je m’arrêtais de frapper. Ouais, c’était ça la solution. J’avais besoin de Risperdal le plus tôt possible. Je ne tiendrais pas longtemps sans avaler une de ces pilules miracles. Risperdal… C’était le médicament qu’on avait commencé à me donner dans la mafia pour gérer mon agressivité. C’était le médicament que je continuais de prendre pour la gérer. Sans réfléchir à deux fois, je me détournais de la salle. J’enfilais ma veste en cuir que je boutonnais sans prendre la peine de passer un nouveau t-shirt. Pas le temps de m’habiller plus. Je passais rapidement mes mains ensanglantées sous l’eau grimaçant légèrement au picotement qui s’éveillait. Pas le temps de me faire un réel pansement alors tant pis si ça saignait encore. Attrapant mon casque de moto, mes clés et mes clopes, je sortais bien vite de chez moi verrouillant tout avant mon départ. J’aurais pu y aller à pied. Marcher m’aurait fait du bien. Pourtant, je savais qu’en me lançant dans une marche à pied, je pouvais croiser du monde et finir par les agresser. La moto était mieux. Enfilant mon casque, je m’empressais de sortir de ma demeure, de ma rue. Je m’enfonçais dans les rues de Wellington. Tic, tac. Tic, tac. J’avais mis plus de temps que je ne l’aurais voulu pour trouver où se planquait mon très cher Malwyn. Mais j’y parvenais. Après avoir garé ma moto et déposé mon casque dans son coffre, je réajustais ma coiffure rapidement me foutant bien de l’air que j’avais. Glissant une clope entre mes lèvres, je l’allumais bien vite avant de souffler. Il était hors de question d’apparaître faible. Fermant les yeux pour reprendre le contrôle, je cognais contre la porte de l’appartement de Malwyn. Une porte qui ne tarda pas à s’ouvrir exactement sur l’homme que je voulais. Je ne prêtais pas attention à son air surpris. Je ne lui laissais même pas le temps de se mettre à me questionner sur le comment j’avais pu trouver son adresse. Je prenais rapidement la parole.

Salut Malwyn, j’suis v’ment d’solé de t’interrompre chez toi – quoiqu’en fait je le suis pas franchement. Il me faut du Risperdal maintenant, genre illico mec

Je penchais légèrement la tête sur le côté offrant un sourire en coin au jeune homme. Pourtant, ce n’était pas un rictus tout doux, tout gentil. Oh non. C’était plutôt le genre de sourire qui voulait clairement dire que je n’accepterais pas ‘non’ comme réponse et que je n’allais pas attendre non plus. Je voulais mon médicament sur le champ et si ça n’arrivait pas assez vite, je n’étais pas certain que mon masque tienne. Ça risquait de se fissurer trop rapidement. Je tirais nerveusement sur ma cigarette m’appuyant contre le battant de la porte de l’appartement de Malwyn. Ha Malwyn… Depuis mon arrivée dans cette ville, il m’était trop indispensable pour avoir un semblant de vie, pour tenter de maintenir un équilibre dans ma vie. Malwyn était celui qui me fournissait les médicaments dont j’avais besoin sans pour autant se douter de tout l’impact de ses actes. Grâce à lui, je ne laissais pas des milliers de cadavres sur ma route. Grâce à lui, je ne finissais pas moi-même en cadavre. Il était un peu comme ma lueur d’espoir dans ce tunnel trop sombre et dévastateur. D’ailleurs, au fil du temps, j’avais fini par l’apprécier Malwyn. Lorsque j’allais bien, il me plaisait de traîner avec lui bien qu’il soit dommage qu’il ne soit qu’hétéro. Les mois passant, je m’étais même mis à faire des affaires avec le jeune homme. Lui fournir un coup de main pour tous ces trucs illégaux. Répondre présent dès qu’il en avait besoin. Ouais, ça me plaisait et je savais qu’il me faisait au moins confiance sur ce point alors tout allait bien dans le meilleur des mondes. Enfin… Pour le moment, ça n’allait pas encore tout à fait très bien. C’était même tout le contraire. Mes doigts commençaient à battre en rythme sur le battant de la porte alors que je m’impatientais de plus en plus à attendre une réponse, une réaction. Mais, surtout, à attendre mon médicament. Comme toujours, je ne m’étais pas perdu dans mes mots. J’étais direct et fichtrement franc. Je m’excusais de mon interruption, mais je balayais mon excuse parce que je ne l’étais pas. Et, je balançais sans hésitation ce qu’il me fallait sûr de moi. Mes prunelles rencontrèrent celles de Malwyn alors que j’haussais un sourcil comme pour l’inciter à réagir. Je portais régulièrement ma cigarette à mes lèvres sans même me rendre compte de l’état minable que je renvoyais. Je ne voulais pas passer pour un faible. Mais, bordel, en m’observant quelques secondes, n’importe qui pouvait voir à quel point j’étais dans un état pitoyable. Les cheveux trop décoiffés à cause de la moto et du temps passé dans la salle de sport. La veste à moitié ouverte révélant un torse nu en sueur prouvant mon impatience et mon agitation. Mes doigts cognant sur le battant et portant ma clope à mes lèvres révélaient autant cette agitation. Et, d’ailleurs, mes mains dont les plaies s’étaient ouvertes de nouveau laissant le sang glisser lentement sur elle, sur le sol prouvaient encore mieux que ça n’allait pas. Mais, je me tenais debout. Je voulais simplement mon médicament. Et, si ça n’arrivait pas, la bête animal risquait de surgir. Je la sentais monter de plus en plus me coupant toujours plus le souffle.
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MessageSujet: Re: Can you help me with my monster ? ☁ Malwyn Lun 5 Juin - 17:28


Can you help me with my monster ?
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«... Mais qu'est-ce que tu foutais... !!! » À peine mes pas avait franchi un cet espace lumineux que procurer le lampadaire. Et peine, le flot de mots commençait à se déverser face à une incompréhension. Une attente impatiente. La plupart du temps, c'était toujours ainsi. On était à disposition, les imprévus n'existaient pas pour nous. On fournissait à toutes heures, du jour, comme de la nuit. C'était un choix bien sûr. Un besoin nécessaire pour certain. Mais pour d'autres, simples un moyen de se défoncer à une fête quelconque, pour se donnait un genre. Un moyen de lâcher prise à un moment particulier. Je ne jugeais pas en aucun cas, après tout, je m'en foutais pas mal, l'essentiel était le paiement. Sauf qu'il y avait certaines limites, à ne pas dépasser. Comme l'impatience, limite désagréable d'un petit prétentieux, ou le manque d'argent est de loin, pas son problème. Un sourire s'étira légèrement sur mon visage, pas ce sourire amical et cordial, mais bien celui, moqueur, que j'adoptais à chaque fois que les chocs ne m'irritaient. « Ce n'est pas l'impatience qui t'étouffe en tout cas. Tu ne t'es pas dit que peut-être, tu n'es pas le seul client et que j'avais peut-être toute la ville à traverser ! » Le coin de sa bouche, s'agitait dans une grimace étrange. « Ce n'est pas mon problème... » « Ce n'est pas mon problème, si tu n'as pas de quoi te retourner la tête ce soir... » Les mots étaient sortis naturellement, sans avoir réfléchi. Le temps peut-être... À côtoyer, des clients de plus en plus exigeants, et de plus en plus caractériel. Avec le temps, on devenait tout aussi dur, ce monde le voulait après tout. On pouvait se frotter à plus coriace, et moins tendre qu'un petit client lambda, comme celui d'aujourd'hui. Et puis après 12 ans, j'avais appris à être rodé. J'avais tiré toutes les ficelles d'un monde qui n'avait plus vraiment de secret. « Tu les veux, ou non ? » Mon regard s'attardait sur lui. Et cette fois-ci, et bien pour la première fois, c'est moi qui perdais patience. Limite si je n'avais pas envie de faire demi-tour, marchandise en poche. Mais un simple regard au alentour, absent de population, m'indiquait que la transaction allait se conclus. Et espérons se finir assez vite. Une main à peine sortie, découvrant sans vraiment de discrétion une liasse de papier coloré. Que je cachais immédiatement, par ma main. Même si en apparence, il n'y avait personne. Cela ne voulait pas dire qu'il n'y avait pas de regard indiscret. Par expérience, je l'avais appris, à mes détriments. La réputation, allait bien sûr avec... Et j'avais d'autre préoccupation, que de passer une nuit voir plus... Dans une cage sombre et mal odorante. La surveillance me suffisait. Un regard lasse vers mon interlocuteur, voir même le considérant comme un idiot. J'avais calé entre mes doigts, le bijou tant convoité. D'une poignée de main, j'avais glissé dans les siennes. Récupérant par la même occasion, ce qu'il me devait pour le service que je lui avais rendu. « Ravie d'avoir fait affaire avec toi... » Je ne pouvais pas en dire autant. D'ailleurs, les mots ne traversaient pas mes mots. Un simple hochement de tête, un sourire crispé. Une façade employait, pour l'occasion. Parce que c'était la meilleure chose à faire. Le silence, la meilleure arme employait face à une traduction, qui vous submerge. Et puis je regardais ce gamin, ravie d'avoir obtenu ce qu'il voulait, comme s'il tenait un jouet entre ces mains. Prêt à en abuser. S'effacer dans la nuit noire, d'abord une ombre de moins en moins dessinait par l'environnement. Pour finalement disparaître.

La nuit, je m'aimais toute particulièrement, me ressemblant à bien des façons. Dans les méandres obscurs, elle cachais bien des choses. Une personnalité propre elle-même. Elle donnait une autre image sous ces aspects calme. Mais il en était rien. On attendait beaucoup et pourtant, elle ne faisait rien d'extraordinaire, donnant un change éphémère. Une couverture qui contentait tout le monde. C'est exactement ce que je faisais dans ma propre vie. Mes pas a peut audibles, sur un bitume à peine refroidi par l'agitation de la journée, se dirigeait vers mon quartier. Un quartier peu sûr, mais qui était l'image parfaite du boulot qu'exerçait à n'importe quelle heure de la journée. C'était un choix, à partir d'une certaine heure, je pouvais très bien ne plus répondre aux demandes. De faire comme si je n'existais pas. L'espace de quelques heures. Les laissant dans le besoin, dans leurs dépendances. Mais c'était aussi une question d'affaires. On proposait ce qui se faisait rare sur le marché, tout en étant disponible. La concurrence était rude. Et le seul moyen était de se démarquer. La vie privée ne fonctionnait pas dans ce genre de situation. Et j'étais arrivé à un âge, ou je m'étais résigné à ne jamais en avoir. Quand on est née avec une vie pourrie, en général, on la garde jusqu'à la fin. Sans m'en rend compte, j'étais arrivé devant ma porte. Trop absorber par mes pensées, tout le long du chemin. La porte s'ouvrit sur un appartement à peine meubler, donc le rangement était facile, en somme, puisqu'il y avait pas grand chose. Je ne préoccupais pas de la décoration, ou de trucs futiles. Qui ne servait la majeure partie du temps à rien. Le strict minimum, ça pouvait paraître triste, et pourtant, ça m'identifier assez bien. A part se nourrir et y dormir, la plupart du temps, j'étais dehors. À fouler les trottoirs ou au squat.

Si l'appartement avait peu de vie, cela ne m'empêchait pas à cet instant, de fouler la cuisine. Pour me mettre quelque chose sous les dents. Mais malheureusement cela fut de courte durée, aussi courte et fugace, de penser que cela allait être une soirée tranquille. Une idée qui avait fleuré mon esprit l'espace de quelques instants. Mais une pensée qui fut vite mise à néant dés l'instant, un bruit sourd résonna à la porte. Je n'attendais personne, d'ailleurs, c'est bien ce qui éveilla mon état d'alerte. Puisque je n'étais pas le genre de personne à donner mon adresse. Même au plus proche de mes connaissances... Je préférais rester discret. Mais je n'avais pas d'autre choix que d'aller ouvrir. C'est bien ce qu'on faisait quand on frappait à la porte, non ! Aux aguets, prêts à partir, à trouver une échappatoire si les choses se guettaient. Toujours un plan de sortie comme on dit. Surtout si on doit se faire prendre. Mais il en était rien. Dés l'instant, ou j'avais ouvert la porte. C'est un visage connu qui se dessina en face de moi. Killian. J'étais autant surpris que les questions qui défilaient dans ma tête. Ce jeune homme qui au départ, n'avait fait appel qu'à moi, pour de simple médicament. Médicaments forts prescrit que sous ordonnance, pour des cas bien particulier. Mais après tout, je ne faisais exaucer les souhaits, de mes clients. Et à cette époque, c'était le cas pour lui. Maintenant, c'était devenu différent. Maintenant, c'est plus qu'un client, une personne en qui je faisais confiance, avec qui je partageais aveuglement des affaires. Je me doutais de sa présence ici. À vrai dire, il n'avait même pas besoin, de perdre du temps à formuler une phrase. Par contre, inconsciemment, je le détaillais du regard, l'observer pour constater qu'il n'était pas dans de bonnes dispositions. Je me posais des questions, toutefois... Ça restait des questions jamais posées. Car après tout, c'était un accord silencieux, passait entre nous. Deux doigts se levaient dans sa direction, pour lui signifiait de me donner deux minutes. Deux minutes qui me suffisaient pour m'écarter de la porte. « Bonjour, on peut dire que tu es direct et franc, ce que tu sais, j'approuve totalement... Rentre » De lui laisser le loisir de rentrer. Pendant que je disparaissais déjà dans ma chambre. Ou je cachais toute sorte de produit. Le tout était de trouver la bonne cachette si un jour, il y avait une descente. En général, ce que me demande Killian, les demandes étaient faibles. Le stock, on l'avait au minimum, et quand on nous en demandait... Il fallait attendre quelques jours. Mais sachant qu'il était un consommateur... Régulier. Et que c'était toujours dans l'urgence. J'en avais toujours à disposition pour lui. Sous la main. Je l'avais laissé planté là dans le salon, pendant mon absence courte. Pochette en main que je lui tendis avec un faible sourire, mais tout aussi sincère. « Un verre peut-être avec ceux-ci ? » J'avais bien compris, qu'il n'allait pas attendre pour les prendre. Qu'il allait sortir et derrière des yeux indiscrets les utiliser. Mon regard se posa un instant sur une tache sombre, étalait sur le sol. Un, deux, puis trois, qui tombaient aussi lentement qu'un grain de sable dans son sablier. Je remontais la trajectoire des gouttes, pour trouver son origine. Qui provenait de sa main. Une main abîmée et ensanglantée. « Mec, je m'en fous du tapis que tu es entrain de finir. Mais si je dois jouer les infirmières autant que tu prennes tout de suite tes médoc, pendant que je vais chercher ce qu'il faut pour ta main ! » Je ne lui laissais pas le choix, à vrai dire. C'était un ton équivoque.
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