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 (Jacly) When you feel my heat. Look into my eyes. It's where my demons hide.

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MessageSujet: (Jacly) When you feel my heat. Look into my eyes. It's where my demons hide. Dim 21 Mai - 19:35

Jace & Lily
When you feel my heat. Look into my eyes. It's where my demons hide. It's where my demons hide. Don't get too close. It's dark inside. It's where my demons hide. It's where my demons hide. They say it's what you make. I say it's up to fate. It's woven in my soul. I need to let you go

Le mariage approchait. Entre les essayages de la robe, la liste d’invités qui s’allongeait plus les jours passaient et Hector qui était toujours absent, j’avais fort à faire. C’est pour cette raison que Timéo n’était pas chez moi mais avec sa future demi-sœur chez les parents d’Hector. Je devais aller le chercher en fin de semaine pour lui faire essayer son costume. Certes, il l’avait fait un million de fois mais une fois de plus. Ma nervosité était palpable depuis que j’étais revenue à Wellington. J’avais volontairement oubliée Jace sur la liste d’invitations, ce qui avait outré mon père. Il faut dire qu’ils étaient encore proches car ce dernier ignorait l’essentiel. Il ignorait que son petit-fils était la progéniture de son meilleur ami avec qui j’avais eu une relation pendant trois ans. Je ne gardai pas rancune à Jace pour ce qu’il avait fait. Il avait agi selon son cœur, sa conscience et était parti vers une femme qu’il disait ne plus aimer. Aurions-nous été heureux tous les trois ? J’en doutais maintenant. Car s’il avait fait ça à sa femme, qu’est-ce qui l’empêchait de recommencer avec moi ? J’avais été une sorte de cure de jouvence pour lui. Un moyen de se sentir jeune et quand il en avait eu assez : au revoir Lily. J’aurai pu me battre. Aller voir sa femme pour tout lui avouer mais je n’en avais pas envie. Je voulais protéger Timéo d’un scandale alors qu’il était encore dans mon ventre. Je garai ma coccinelle jaune devant la maison tandis que cette dernière était plongée dans la pénombre. Mon père m’avait prévenu qu’il rentrerait tard. Je le soupçonnai de voir quelqu’un mais après tout, il était libre. Je sortis de ma voiture en extirpant ma robe avec difficulté pour voir une berline au coin de la rue. Je retins mon souffle un instant avant de voir qu’elle tournait vers chez nous. Merde. Je tourne donc les talons pour entrer chez moi sans essayer de voir de qui il s’agissait. Je monte les escaliers quatre à quatre pour aller dans ma chambre et m’enfermer. J’allume la lumière avant de regarder en face pour vérifier mais aucun signe de vie. Alors sans fermer les rideaux, je me débarrasse de mon tee-shirt et de mon jean pour demeurer en sous-vêtements devant le miroir. J’entends la porte d’entrée claquer et je crois reconnaitre la voix de mon père qui discute avec quelqu’un. J’enfile ma robe de mariée pour un énième essayage tandis qu’on m’appelle. « Rosemary, tu veux bien descendre s’il te plait ? » Je m’appelle Lily. Je m’appelle Lily. Bon tant pis, après tout ce n’était pas Hector donc je pouvais descendre sans me soucier de l’identité de notre visiteur. J’ouvre la porte pour porter ma robe en descendant et éviter de me briser la nuque en tombant. Je parais dans le salon et mon père me fixe alors comme pétrifié sur place. « Ma chérie, tu es magnifique. » J’esquisse un petit sourire timide tandis que mes yeux balaient la pièce pour se poser sur l’autre personne présente dans la pièce. « Tu te souviens de Jace ? » Si je m’en souvenais, oui. Pour sûr. « Non. » Ma voix est plus froide que je ne le voudrais et je m’approche pour tendre la main. « Ravie de vous revoir, dis-je dans un franc sourire. » Faire semblant, faire semblant, faire semblant. Mon père se lève pour marmonner quelque chose à propos d’un barbecue. Quoi ? Quoi ? Je le regarde partir avant de me tourner vers mon ancien amant. Et violemment ma main s’abat sur sa joue tandis que je le fixe furieuse, en robe de mariée. Puis, je tourne les talons avant de remonter dans ma chambre. Je reste un moment sans savoir quoi dire avant de retirer cette foutue tenue et d’enfiler un pantalon de yoga et un débardeur. Puis, je passe par la fenêtre pour descendre par la gouttière comme je le faisais lorsque nous étions ensembles pour aller retrouver mon père et Nana dans le jardin. Je me pose alors sur les marches en sortant mon paquet de cigarettes de ma poche. Extrême urgence. Puis, je fixe les étoiles, priant le bon Dieu pour que cette soirée de cauchemars s’arrête. « Je n’ai plus de bière, je vais en chercher au supermarché. Tu veux bien tenir compagnie à Jace en attendant ? » Non, Papa. Mais j’acquiesce tout de même, le laissant partir, tirant sur ma cigarette, les yeux perdus dans le vague.
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Dernière édition par R. Lily Quatermain le Mer 24 Mai - 12:13, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: (Jacly) When you feel my heat. Look into my eyes. It's where my demons hide. Mer 24 Mai - 6:21

jacly
baby, I can't help but call her that, even though I shouldn't say it. she was my baby girl, I might never get her back, but I don't mind being patient. can you let your baby be my girl ?

Elle est apparue à sa fenêtre, et tu as disparu de derrière la tienne. Tu savais qu'elle était de retour, tu as vu les dessins affichés aux murs il y a déjà plus d'une semaine, et constaté que les rideaux étaient fermés comme ils ne l'avaient plus été depuis des années. Et puis, Jacob n'a pas manqué de te l'annoncer, presque en sautant de joie, la dernière fois que vous vous êtes vus. Il y a quelques jours. Il y a une chose qu'il ne te dit pas, mais tu ne saurais dire quoi, et tu n'es pas certain de vouloir le savoir. Après tout, si cela concerne Lily, c'est problématique. Tu as - plus ou moins - tourné la page, mais trois ans cela ne s'oublie pas. Et puis tu es du genre possessif, tu n'as jamais apprécié d'être remplacé, peu importe par qui ou après combien de temps. Quoi qu'il en soit, Lily est de retour, tu ne sais ni pourquoi ni jusqu'à quand, mais cela suffit à monopoliser tes pensées. Tu refuses de la laisser disparaître à nouveau sans lui avoir reparlé, mais tu ne peux décemment pas frapper à sa porte et faire comme si de rien n'était. C'est son propre père, tout à fait inconscient de ce qu'il est en train de faire, qui t'offre la possibilité de l'approcher. Un barbecue, vous deux, comme vous en avez souvent fait, « et tu verras comme Lily a mûri, elle est encore plus belle. » Tu n'en doutes pas une seconde. Le moment est bien choisi, puisque ton épouse, travaillant sur un dossier difficile, rentrera une fois de plus tard, et que ta fille assiste à son cours de théâtre, nouvelle lubie. Jacob s'est invité au Áthas avant la fermeture, vous faites donc la fermeture ensemble et tu t'installes au volant de ta voiture, en direction d'un repas moins gastronomique. Alors que tu gares la voiture dans ton allée, tu aperçois le reconnaissable véhicule et hésites un instant. C'est, à tout point de vue, une mauvaise idée. C'est sans doute pour cela que tu vas le faire, d'ailleurs. Tu vas entrer et, bêtement, te planter face à Lily pour la première fois depuis quatre ans, sous le nez de son père. Vous discutez en pénétrant dans la maison, et tu te glisses dans le salon bien connu tandis que Jacob incite sa fille à vous rejoindre. Quatre ans, et c'est ainsi que l'attente prend fin. Ainsi que vous vous retrouvez, simplement, sans savoir à quoi vous attendre. Elle fait son entrée, plus éblouissante que ce à quoi tu t'attendais. Evidemment, puisqu'elle est vêtue d'une robe de mariée. Son père, comme toi, en reste bouche bée. Tu te reprends en premier, avec cette maîtrise de toi mêlée d'assurance qui te caractérise. « Je confirme », lâches-tu, tout en sachant que tu n'as ni ton mot à dire ni même le droit d'intervenir. Mais, ici, tu n'es que l'ami, l'aîné bienveillant, et ces mots ne semblent pas déplacés. Tu te dois de le dire, de toutes manières: elle est magnifique. Et, toi, tu fais mine de ne pas être complètement abasourdi par la nouvelle. Voilà ce qu'il ne te disait pas, ce que tu ne voulais pas entendre. Elle va se marier, les raisons de sa présence se clarifient. « Tu te souviens de Jace ? » La réponse manque de t'arracher un rire, mais tu te retiens de justesse, lui serrant la main en plongeant tes yeux sombres dans les siens. « De même, Lily. Des félicitations s'imposent, je crois. » Ton regard glisse sur sa robe, et revient croiser le sien. C'est le moment que choisit ton hôte pour s'éclipser et préparer le barbecue, et avant que tu n'aies pu faire ou dire quoi que ce soit une gifle s'abat sur ta joue. C'est mérité, tu ne diras pas le contraire. Alors, tu n'en dis rien du tout, la laisses filer, songes à ce que tu as fait - toujours persuadé que c'était la meilleure solution, mais sans doute mal exécutée. Lorsqu'il revient à toi, occupé à vérifier que la trace de la gifle n'est plus visible, Jacob annonce son départ. « Je vais y aller, Jack, reste ici. » Mais, tu as beau insister, ton ami passe la porte, sans soupçonner un seul instant qu'il laisse deux anciens amants à leurs retrouvailles houleuses. Quelques minutes s'écoulent avant que tu ne te décides à te diriger vers la porte menant au jardin. Ton regard tombe sur la jeune femme, changée, à ton grand soulagement tu dois l'avouer. Passant la porte, tu viens t'asseoir à ses côtés. « Lily... » Tu ne poursuis pas, à vrai dire tu ne sais que lui dire. Tu ne veux pas parler de son futur mari, ni de sa nouvelle vie. Et encore moins de la tienne.
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MessageSujet: Re: (Jacly) When you feel my heat. Look into my eyes. It's where my demons hide. Mer 24 Mai - 12:30

Jace & Lily
When you feel my heat. Look into my eyes. It's where my demons hide. It's where my demons hide. Don't get too close. It's dark inside. It's where my demons hide. It's where my demons hide. They say it's what you make. I say it's up to fate. It's woven in my soul. I need to let you go

Ça serait mentir de dire que j’avais oublié. Cachée derrière mon rideau, j’avais regardé la petite famille sortir le matin et ça m’avait fait mal. Je pensais qu’au bout de quatre ans, je ne ressentirais plus rien mais le voir, heureux. J’ai toujours pensé qu’il me regrettait, qu’il avait pensé un peu à moi mais visiblement, il m’avait oublié. Alors, je devais faire de même. Le second soir, j’avais repris mes bonnes vieilles habitudes. L’immense casque sur les oreilles, les rideaux ouverts, je restai assise en regardant les dessins qui tapissaient le mur. Tous aussi fantasques les uns que les autres. J’avais décidé de faire comme lui, comme si rien n’avait existé. Ecoutant Coldplay, j’étais remontée sur le toit pour regarder longuement les étoiles, munies de mon fusain pour contempler l’étendue étoilée. Toujours aussi fascinée. Ce soir quand j’étais rentrée de la boutique de mariées, j’avais eu un mauvais pressentiment. Mon père m’avait prévenu qu’il devait voir quelqu’un. Jace sans doute ou sa copine. Mon père me ressemble tellement. Nous sommes deux grands naïfs, amoureux de l’amour et un peu dans notre monde. J’enfilai la robe. Elle était magnifique. Faite de dentelles sur les manches et le buste, la soie s’étendait sur mes pieds pour faire une espèce de traine. La robe que j’avais dessinée étant petite fille. Je l’avais montré à Jace une fois. Je me marierai dans cette robe. Et le jour approchait à grands pas. Je descends donc avec des mouvements fluides. J’ai toujours été gracieuse. Agile comme un chat. Je me souvenais de tout. Quand je descendais par la gouttière pour aller chez lui ou le retrouver un peu plus loin. Maintenant, je n’avais plus la nécessité mais je continuai de faire ce geste de temps en temps. J’entre dans le salon et mon père se plante comme un piquet pour me dire que je suis magnifique. Je baisse la tête en rougissant avant de sourire. Une voix familière s’élève dans le salon et je me pétrifie sur place. Respire, Lily, tout va bien se passer. Je me tourne donc vers lui pour le regarder et sourire. Je dois tellement avoir l’air d’une cruche devant mon ex en robe de mariée. « Merci. » Cette réponse fut soufflée tandis que Jacob essaya de me rappeler au bon souvenir de Jace. « Il faut dire que ça fait longtemps que tu ne l’as pas vu ma chérie. » Ouais, quatre ans. Je hausse les épaules, ne sachant trop quoi dire. Le voir en face de moi, comme si de rien n’était rouvre d’anciennes blessures. Mon regard se perd dans le vague, hanté par mes propres souvenirs. La dernière fois que nous nous étions vus ici, j’étais heureuse de lui apprendre que j’attendais un enfant et lui de me quitter. Notre histoire m’avait échappée comme évaporée. De l’eau en plein soleil. Elle a fini par repartir à son état naturel. Son état de rien du tout. Lorsque mon père quitte la pièce et avant que Jace n’ait eu le temps de dire quoique ce soit, ma main s’abat sur sa joue. Je suis aussi choquée par mon geste que lui. La violence, ce n’est pas tellement mon truc. Je prends donc assez rapidement la fuite. Mais je sais que je ne pourrais pas fuir ma propre maison. Je n’avais encore revu aucun de mes amis depuis mon retour. Je fixai longuement le miroir tandis qu’une larme solitaire coula sur ma joue. Prise de panique, j’ôtai le vêtement, ne pouvant respirer. J’attrape un débardeur et un pantalon de yoga, les enfilant. Paquet de cigarettes dans la bouche, je descends le long de ma fenêtre pour atterrir dans le jardin. Je suis à peine assise que mon père nous quitte, me laissant seule avec le fantôme de mon passé. Tandis qu’il passe près de moi, il m’accorde son sourire communicatif. Mes yeux se perdent sur la balançoire dans le fond. « Et zut. » Je fouille dans ma poche pour en sortir mon téléphone et fixer la photo d’un petit garçon de quatre ans, cheveux noirs et yeux noirs. Puis, la voix de Jace me fait sursauter. Je me tourne pour le regarder avant de grimacer. J’avais envie de lui dire de rentrer chez lui. Je me lève alors sans un mot pour aller dans la cuisine et sortir les petits pois du congélateur que j’enroule dans un torchon. Geste purement maternel que j’avais fait au moins une centaine de fois. Je siffle appelant Nana qui dormait dans un coin de la maison. C’est qu’elle devient vieille. Je lui caresse le flanc tandis qu’elle me précède dans le jardin, passe près de Jace et va se poser près de la balançoire. Timéo lui manquait, je le savais. A moi aussi. Mais je ne voulais pas qu’il se retrouve mêler à tout ça. Je tends le petit paquet à Jace. « Pour ta joue, dis-je d’une voix plus douce, désolée de t’avoir tapée. » Puis, je glisse mes pieds dans la pelouse avant de regarder le ciel. « Tu vois, j’ai toujours voulu conquérir le ciel, les étoiles ; toi t’as réussi. » Un sourire triste s’affiche sur mon visage sans qu’il ne le voie et je me tourne vers lui. « Félicitations grand chef. » Mon sourire se fait soudainement radieux tandis que je le regarde à nouveau. Je bascule d’un pied à l’autre, comme si de la musique imaginaire était en train d’être jouée. J’ai toujours fait ça. D’aussi loin que je me souvienne. C’est pour ça que j’ai toujours été plus ou moins étrange. Sauf que maintenant, je suis auteure à succès –sous pseudonyme certes-, je suis maman et sur le point de me marier. Qui aurait cru qu’en quatre ans une vie pouvait à ce point changer ?
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MessageSujet: Re: (Jacly) When you feel my heat. Look into my eyes. It's where my demons hide. Mer 31 Mai - 14:30

jacly
baby, I can't help but call her that, even though I shouldn't say it. she was my baby girl, I might never get her back, but I don't mind being patient. can you let your baby be my girl ?

Elle n'a jamais quitté tes pensées, Lily. Elle n'aurait pas pu, vous étiez voisins, elle est partie mais tu n'as pas bougé. Et son père, ton meilleur ami depuis tant d'années, n'a pas beaucoup aidé non plus. Dans cette ville demeurent tous les lieux dans lesquels vous vous êtes vus, et ces petites choses qu'elle faisait. Dans ta belle voiture, ce premier baiser que vous avez échangé. Sans doute pense-t-elle que tu as oublié tout cela, que le salopard qui l'a quittée ne songe plus à ces trois années. Parfois, tu aimerais que ce soit le cas. N'être rien de plus qu'un playboy, t'être servi d'elle afin d’échapper à ta solitude et ton mariage à la dérive. Tu le vivrais probablement bien mieux, tu serais passé à autre chose. Au lieu de cela, ces dernières années semblent n'avoir été rien de plus que l'attente, tu as passé le temps comme tu le pouvais jusqu'à ce qu'elle revienne - pourtant sans savoir qu'elle le ferait - et rien ni personne n'a vraiment changé ton existence. Les quatre étoiles . Une fierté, certes, une sorte d'accomplissement. Plus de succès et de reconnaissance pour ton entreprise. Mais ce n'est toujours qu'un restaurant. Avec l'âge, tu as appris à considérer ce que tu as perdu, et peut-être cela n'en valait-il pas la peine. Tu as quitté Dublin, découvert la Nouvelle-Zélande, laissé ta famille derrière. Ta mère, car on ne peut pas dire que ton père t'ai beaucoup manqué depuis votre séparation. Tu as abandonné ta génitrice avec lui, aussi forte soit-elle ce n'était que pure égoïsme de ta part. Le bon côté, c'est qu'avec cela tu as pu faire tes études, ouvrir ton restaurant, te marier, et donner la vie à une magnifique petite fille. Tu as fui une terre qui ne t'offrait rien, saisi une chance jamais offerte à aucun de tes ascendants, étais-ce mal ? Tu ne penses pas. Épouser Ellen et finir par ne plus l'aimer, ce n'était pas mauvais non plus, pas même prévisible. C'était la vie. Votre union a donné naissance à Aislin, pour cela tu ne pourras jamais regretter ce mariage et ces dix-huit années de relation. La question la plus épineuse est la relation qui suivit. Lily. Plus jeune, parente de ton ami, alors que tu étais marié. C'était, sur tous les points, une très mauvaise idée, mais tu l'as fait et n'as jamais pu te résoudre à le regretter. Tu as fait du mal à tout le monde dans cette histoire, et ceux qui ne le savent pas en souffriraient aussi s'ils venaient à l'apprendre. Toujours pas de regret, pourtant. Alors, étais-ce un si mauvais choix ? Tu commences à te demander si ce n'est pas y mettre fin qui fut une mauvaise idée. Tu aurais épargné Lily, tu te serais épargné toi-même, et peut-être Aislin aurait-elle même pu le vivre assez bien. Aujourd'hui, il semble être trop tard, Lily a descendu ces marches vêtue d'une robe que tu te souviens parfaitement avoir vue quelque part. Elle réalise un rêve, sûrement. Tu devrais être heureux pour elle, mais la vérité est que tu es trop égoïste pour cela. Tu n'es pas du genre à laisser partir les gens que tu aimes, pas comme ça. Tu l'as fait une fois, et il faut dire que tu n'en es visiblement pas remis. Serais-tu prêt à gâcher un mariage afin d'obtenir ce que tu veux ? Tu as bien envie de dire oui, tu n'as jamais été très partageur, tu n'as pas dépassé le stade de l'enfant possessif, sans doute le côté fils unique n'a-t-il pas arrangé les choses. Si Lily souhaite réellement épouser cet homme, si elle ne ressent plus rien pour toi, si tu ne peux rien y faire, tu la laisseras filer. Encore. En attendant, rien ne t'empêche de retenter ta chance. Tu t'installes auprès d'elle, et elle se lève aussi tôt. Tu demeures assis, le regard dans le vague, aussi tu sursautes presque lorsqu'elle refait irruption à tes côtés, glace à la main. Tes lèvres s'étirent, elle est toujours aussi douce. « Merci », tu souris, avant de secouer doucement la tête. « Non, non Lily c'était mérité. Une autre réaction m'aurait encore plus étonné. Et, pour tout te dire, je préfère ça à l'indifférence. » Tu appliques doucement le paquet froid contre ta joue, plus pour la forme, ainsi que pour éviter qu'à son retour Jacob ne se pose des questions. Ce n'est clairement pas la première fois que tu te prends une gifle, ou tout type de coup, et certainement pas la dernière. Tu n'as jamais été très calme, et puis avec toi c'est soit l'amour soit la haine, l'entre-deux est rare. Tu lèves les yeux sur elle, et souris à nouveau à l'évocation de tes dernières prouesses. Tu ne pensais pas qu'elle s'y serait intéressée. « C'est gentil, princesse, je... », tu réalises que le surnom est resté, ta voix reste bloquée dans ta gorge une seconde. La jouer cool, que tu disais, c'est plutôt mal parti. « Désolé, c'est devenu un réflexe je suppose... Enfin, merci, on a beaucoup travaillé pour en arriver là. » Tu es loin de mériter la récolte des lauriers, pas à toi seul, toute ton équipe est impliquée, et tu n'as - malgré tes nombreux défauts - jamais manqué de le rappeler. Tu ne la quittes pas du regard, Lily, et suis son esquisse de danse. Elle a toujours fait ça. Alors, les mots franchissent tes lèvres sans même que tu n'y réfléchisses: « Tu m'as manqué. » Tu ne devrais pas dire cela, mais la vérité c'est que tu ne veux pas la voir se marier. T'échapper. Si tu ne lui as jamais dit "je t'aime", tu n'en pensais pas moins, et la vision de ton ancienne amante en robe de mariée n'a fait que raviver ces sentiments enfouis depuis maintenant quatre ans - bridés alors même que vous étiez encore ensemble.
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MessageSujet: Re: (Jacly) When you feel my heat. Look into my eyes. It's where my demons hide. Mer 31 Mai - 15:14

Jace & Lily
When you feel my heat. Look into my eyes. It's where my demons hide. It's where my demons hide. Don't get too close. It's dark inside. It's where my demons hide. It's where my demons hide. They say it's what you make. I say it's up to fate. It's woven in my soul. I need to let you go

J’ai toujours été comme ça. Un peu dans la lune, renfermée sur moi-même. Mon père a toujours eu peur que je fasse une tentative de suicide, ou autre. Mais la vie était un bien précieux. L’idée ne m’a même jamais traversé l’esprit. Non, je vis dans un monde à part. Je ne me souviens même pas avoir pleuré lorsque Jace m’a quittée. Bien entendu, ça m’a détruite mais au fond, j’ai pu créer William le pirate. La clé de mon succès en tant que Lily R. Un pseudonyme qui m’allait si bien. Il suffit de taper ce nom sur le net pour me trouver en compagnie de plein d’enfants et même du mien. Ce reflet plus jeune de Jace. Son fils. Je n’ai pas eu le temps de lui dire. Je l’avais appris quelques heures avant qu’il ne me quitte. J’étais heureuse qu’on ait créé un mini-nous. Je pensais sincèrement qu’il allait quitter Ellen. De toute, sa fille que je gardai de temps à autre se doutait de quelque chose. Bien qu’elle n’ait jamais su que j’étais la maitresse. Elle était tellement gentille. J’aurai pu très bien le dire. Mais j’ai toujours mis dans un coin cette histoire. Maintenant j’avais Hector. Je ne sais pas si c’était de l’amour avec un grand A que je ressentais pour lui. A vrai dire, je ne me suis jamais posée la question m’enfermant dans une relation confortable. Il m’avait accepté dans mon état, avait accepté mes dessins et la présence de William le pirate. Il y avait bon nombre de croquis qui trônaient un peu partout dans la maison. Que ça soit celle que je partageai avec mon fiancé ou même celle avec mon père. Le quatrième tome. Un tome par an. William était parti explorer des contrées féériques, ne trouvant toujours pas Maleka la sirène enlevée par Isadora la sorcière qui voulait lui voler sa jeunesse. La sirène n’apparaissant que dans les rêves de son beau pirate. J’ignorai encore l’issue de mon conte pour enfants et je songeai à mettre à profit mon jeune public bien que j’ai annoncé en tous six tomes. J’avais encore de la marge. Lorsque mon ancien amant vient se poser à mes côtés, je relève la tête pour regarder droit devant moi. Cette balançoire abandonnée. Timéo me manquait horriblement mais je me disais qu’au final, ça n’était pas plus mal qu’il ne soit pas là. En présence de son père. Je me lève pour trottiner jusqu’à la cuisine où Nana se cache. Mon Saint-Bernard. Elle se lève pour venir contre ma main et réclamer une caresse. Lorsque je reviens près de Jace, je le regarde doucement avant de coller les petits pois sur sa joue avec douceur. Lorsqu’il parle d’indifférence, je me contente de hausser les épaules avant de me lever pour entamer ma petite danse sous les étoiles. J’ai toujours fait ça. Depuis mon enfance. J’étais passionnée d’étoiles et mon père a cru un moment que je me lancerai dans cette carrière. Mais non. Je me suis tournée vers les contes pour enfants. Lorsqu’il m’appelle par mon ancien surnom, je ne me crispe pas. Je hausse de nouveau les épaules. « Je ne suis pas une princesse, je suis une sirène. » C’est ce que je lui répondais chaque fois qu’il m’appelait ainsi lorsque nous étions ensembles. Phrase mécanique. Maleka la sirène qui pourtant ne me ressemblait pas. Elle était rousse alors que j’étais blonde. « Je n’en doute pas. Moi aussi j’ai beaucoup travaillé durant mon absence. » J’exécutais des petits mouvements du poignet comme en Tai-chi. J’ignorai si mon père l’avait mis au courant de ma carrière d’auteure et d’illustratrice. Je ne savais même pas s’il lui avait dit que j’étais maman. Mon physique avait pourtant légèrement changé. J’avais un peu plus de formes qu’avant où j’étais à la limite de l’anorexie. Tu m’as manqué. Je me stoppe d’un coup pour le regarder avant d’ouvrir la bouche. Je n’ai pas le temps d’ouvrir la bouche pour répliquer que la porte d’entrée s’ouvre avec fracas. Je me penche légèrement sur un pied pour voir s’il s’agissait de mon père. Mais encore une fois, je suis prise de rapidité par un petit être qui me saute dessus pour me plaquer au sol. Comme à son habitude. Timéo est assez brute dans ses gestes. Comme son père. Nana qui voit le gamin s’approche toute guillerette et mon petit se relève pour aller vers la chienne. Je reste un moment au sol, redoutant la confrontation avec Jace. Et surtout parce que je suis dans les vapes aussi. Je me redresse, en position assise. Mon fils se rend compte de la présence d’un étranger et va vers son père, toujours avec mon gros chien qui le suit partout. Il le fixe en penchant la tête sur le côté. Le même regard, les mêmes cheveux, le même sourire. Je me sens devenir toute pâle d’un coup. Mon fils se désintéresse de l’étranger pour venir se blottir dans mes bras et je resserre l’étreinte avant de reporter mon attention sur Jace avant de mettre mon index sur mes lèvres. Chut. « Timéo, tu vas dire bonjour à Jace. C’est un ami de grand-père, demandai-je doucement à mon fils. » Comme à son habitude, ma belle-mère l’avait déposé sans entrer. Il faut dire qu’elle détestait mon père et j’ignorai pourquoi. Mon petit se tourne vers son père –sans le savoir- pour lui faire un petit signe aérien de la main. Enfin, ensembles, sans s’en rendre compte, on lève tous les deux la tête vers les étoiles. Je me détache du petit qui entame la même danse que la mienne, exécutée quelques minutes avant que la bombe n’éclate. Je me pose doucement aux côtés de Jace. J’attrape doucement sa main pour enlacer mes doigts au sien. « J’allais te le dire, le jour où… où t’es parti. » Je fais des efforts surhumains pour ne pas fondre en larmes. Abandonnée et enceinte. J’étais passée à autre chose. « Merci de me l’avoir donnée en tout cas, déclarai-je dans un chuchotement en baissant la tête. » Timéo lui ne se doutant de rien commence à sautiller en compagnie de son acolyte de jeux. Ignorant pendant deux minutes que ses parents étaient l’un à côté de l’autre après quatre ans sans se voir.
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MessageSujet: Re: (Jacly) When you feel my heat. Look into my eyes. It's where my demons hide. Mer 5 Juil - 18:31

jacly
baby, I can't help but call her that, even though I shouldn't say it. she was my baby girl, I might never get her back, but I don't mind being patient. can you let your baby be my girl ?

Lily, princesse, ça paraissait logique. C'était le genre de surnom qui vient naturellement, et qui est resté visiblement. Tu l'appelais comme ça tout le temps, même devant son père, parce que ça reste innocent, parce que c'est ce qu'elle était, avec ou sans toi. Tu as soudainement le sentiment, alors jamais ressenti auparavant, d'avoir détourné la jeune fille qu'elle était de ce fameux droit chemin dont on parle tant. De n'être que le résultat d'une enfance compliquée et d'une lignée pervertie. En ce qui concerne ton épouse, tu as déjà bien compris que tu as tout fait de travers, même si vous n'étiez plus exactement le couple du début, même si les sentiments s'étaient doucement évanouis. Tu l'as humiliée, et blessée. Cela te fait penser à ta mère mais, tout comme elle, Ellen est une femme forte, qui ne montre que rarement des signes d'une faiblesse tout à fait humaine, qui a gardé la tête haute, et des remarques aiguisées. Tu sais parfaitement que, mis à part sa déception et une légère rancœur envers toi, elle n'a pas longtemps conservé de blessures, consciente qu'elle mérite mieux que ça. Mieux que toi. C'est également le cas de la blonde, elle n'aurait jamais dû finir dans tes bras, dans tes draps. Elle était faite pour des relations simples d'adolescents, ou l'une de ces histoires de high school sweethearts. A la place, il y a eu toi, et tu sais qu'elle a choisi ce chemin autant que toi, mais elle n'aurait tout simplement pas dû. Au final, elle ne s'en sort pas si mal: elle va se marier. Tu ne peux pas en dire autant, plutôt sur la pente du divorce, et en dehors de ta fille et de ton restaurant on ne peut pas dire que tu aies grand chose. « Bien sûr, pardon, une sirène. » Tu tentes un sourire, qui s'affiche plus vague que prévu. Tu ne sais plus faire semblant, on dirait. « C'est ce que Jacob m'a dit, oui. Enfin, il ne raconte pas grand chose, il avait l'impression de trop me parler de toi, alors ça fait quelques temps que je n'ai plus eu de tes nouvelles. Et puis, je n'étais pas là... Enfin bref. » Tu as voyagé, dernièrement, pour le restaurant. Tu envisages d'en ouvrir ailleurs en Nouvelle-Zélande, tu as été pas mal occupé par ça. Tu souris à nouveau en l'observant, Lily l'apprenti danseuse, exécutant des mouvements d'arts martiaux qu'elle n'a probablement jamais appris. Tu ne l'as jamais connue autrement que perdue dans son monde, les étoiles, le dessin. Elle n'était pas comme les autres, même si c'est parfaitement cliché que de le dire. La stricte vérité, tu es tombé amoureux d'elle car elle n'avait rien avoir avec ce que tu connaissais, parce qu'elle n'était pas comme ton épouse, mais son parfait opposé. Ce n'était pas une question d'âge, de danger, d'interdit. C'était elle. Alors les mots franchissent tes lèvres sans effort: tu m'as manqué. Elle n'a pas l'occasion de répondre, la porte d'entrée s'ouvre violemment, et un petit garçon ne tarde pas à apparaître. Il se jette sur Lily, la plaque au sol par la même occasion, et tu as envie de rire mais c'est pire que ce que tu croyais: elle ne va pas seulement se marier, elle est maman. Le chien, jusqu'alors resté calme, approche à son tour et tu reportes ton attention sur la jeune femme, encore parfaitement inconscient de la révélation se trouvant à quelques mètres seulement. Finalement, l'enfant revient à toi. La connexion refuse d'abord de se faire dans ton esprit. C'est l'évidence même, tu as tout faux, tu n'as pas un enfant, mais bien deux. Mais ça, tu refuses de le comprendre. Le garçon te fixe de ses yeux semblables aux tiens, son sourire imite celui que tu arborais quelques secondes plus tôt, et sa sombre crinière termine le tableau. Alors qu'il se blottit contre Lily, celle-ci pose un doigt contre ses lèvres, t'intime le silence, mais tu es déjà incapable de parler, muet face à la découverte. Il est rare que tu n'aies rien à dire. Timéo, tu ne peux t'empêcher d'ajouter Gaskarth derrière ce prénom, et de constater que cela ne sonne pas mal du tout. Ton fils, donc, agite faiblement la main vers toi en signe d'un salut demandé par sa mère, et tu restes pétrifié, incapable de lui rendre la pareille. Peut-être as-tu même la bouche légèrement entrouverte, sous le choc, tu ne saurais le dire, ton cerveau ne répond plus. Jusqu'à ce que Lily ne s'installe à tes côtés, prenant ta main dans la sienne, et tu laisses ton regard dériver vers elle. Des larmes se forment progressivement au bord de tes yeux sombres, mais aucune ne coule, et tu les chasses une à une en battant rageusement des cils. Tu serres un peu plus sa main. « Si j'avais su... Lily, si tu me l'avais dit, je serais resté... » Ton cœur s'est serré, semble prêt à éclater. C'est clair, désormais: tu as fait le mauvais choix en la quittant. Tu as non seulement sacrifié ce que vous aviez, mais tu as abandonné ton fils. « Je veux le connaître. Je veux être son père. S'il te plait. » Tu es sans doute un mauvais époux, mais jamais tu n'as été mauvais père. Tu veux être présent, et qu'il sache qui tu es. Tu veux cette place qui te revient.
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MessageSujet: Re: (Jacly) When you feel my heat. Look into my eyes. It's where my demons hide. Mer 5 Juil - 23:24

Jace & Lily
When you feel my heat. Look into my eyes. It's where my demons hide. It's where my demons hide. Don't get too close. It's dark inside. It's where my demons hide. It's where my demons hide. They say it's what you make. I say it's up to fate. It's woven in my soul. I need to let you go

La situation est assez étrange. Me retrouver en face de mon ex, dans la maison où j’ai grandi. Tandis que je suis assise sur les marches, ma cigarette se consumant entre mes doigts, je repense à notre histoire. A ce premier baiser furtif dans une voiture, le jeu de regards qui en a suivi, le refus, puis l’acceptation. Notre relation a été belle, elle aurait pu atteindre la lune mais il était parti avant. La gifle était méritée même si ce n’est pas trop mon genre. D’agir comme une fille. Je lève les yeux pour regarder les étoiles tandis qu’il vient se joindre à moi. Princesse. Il m’a toujours appelé comme ça. La signification a pris tout son sens lors de mon anniversaire où je portais mon diadème. Je me suis retrouvée démunie devant lui. Mais j’ai changé. Du moins, je l’espère. Alors d’un mouvement aérien, je me lève pour exécuter les petits mouvements dont j’avais l’habitude. Lunaire. Lily. Un nom qui ne me convenait pas si on se référait à Harry Potter. Je me souviens encore de mes quatorze ans où je suis rentrée avec de l’œuf dans les cheveux à cause de moqueries. Je n’ai pas pleuré, j’ai juste dit que l’œuf était bénéfique pour le cuir chevelu. A vrai dire, je pleure rarement. Je n’en vois pas l’intérêt. Pleurer, les regrets, les choses arrivent pour des raisons. La lune est bien haute ce soir. La pleine lune. Mon regard se pose de nouveau sur mon ex. Car maintenant, il avait cette étiquette sur la tête. J’avais la même lorsqu’il me regardait. Je passe une mèche de cheveux derrière mon oreille avant de lui sourire. « Je pense qu’il sait. » C’était évident. Timéo était son portrait craché. « Je veux dire, j’ai quitté la maison de manière abrupte et j’ai refusé de revenir depuis… » Ma voix se meurt dans ma gorge et mes yeux dérivent vers le sol tandis que j’esquisse un sourire assez faible. Assez triste pour une fois. Je ne regrettais pas mon histoire avec Jace, pour cause, que j’avais eu Timéo. Cependant, tandis que je continue mes mouvements fluides, tu m’as manqué. Je me fige un moment sur place pour le fixer, interdite. Ce n’est pas quelque chose qu’on peut dire comme ça. Je reste un moment sans rien faire tandis que la porte s’ouvre brusquement et qu’un garçon en émerge en criant. Il me saute dessus et j’atterris au sol avant de reconnaitre le visage de mon fils. Je me redresse pour me masser la tête. Je plisse les yeux tandis qu’il éclate de rire et court faire la fête à Nana. La chienne s’en donne à cœur joie et je cours derrière lui pour l’attraper. Le petit se débat en riant et je dépose mes lèvres sur sa joue. Puis, je lui ébouriffe les cheveux avant de me souvenir que Jace est là. Je me tourne alors vers lui, tenant toujours Timéo. Mon fils scrute son père sans se douter une seule seconde du lien qui les unit avant de sourire et de lui faire signe. Il s’approche. « T’es un super ? » Je lève les yeux au ciel. Timéo et sa passion des super-héros. Il vient se coller à moi et j’intime à mon ex-amant de se taire. Puis, je lui dis d’aller jouer avec la chienne avant d’aller m’asseoir contre Jace, encore sonné. J’attrape doucement sa main pour lui avouer. Même si c’était évident. « Non. » Ma voix se fait plus froide et je dérobe mes doigts des siens. « Non, je ne voulais pas te retenir. Tu as dit ne pas m’aimer et aimer ta femme. Il y avait ta fille et tu aurais sans doute tout perdu. Et puis… » Je me tourne vers lui pour lui sourire. « On s’en est sortis très bien. Hector, mon fiancé, m’a accepté alors que j’étais enceinte et a élevé Timéo comme son fils. » Je sais que ce que je lui dis est sans aucun doute trop abrupt même pour moi. Je me balance d’avant en arrière tandis qu’il me pose une question. Etre son père. « Ce n’est pas à moi d’en décider mais à lui. » Je me lève pour rejoindre mon fils qui roule dans l’herbe en imitant la chienne. Je fais pareil et il se jette sur moi. « Timy, Timy, calme-toi. » Le petit me fixe tandis que je me redresse. Je le serre fort contre moi. Mon petit cœur blessé se serre tandis que la requête de Jace tourne dans ma tête. Je me mets debout pour attraper mon fils qui s’enroule autour de moi. Puis, je reviens vers notre invité. « Timy, je te présente Jace. Tu te souviens quand je te disais que ton papa était une étoile ? » Ma voix se fait douce. Mon fils redresse sa tête pour me regarder. Je caresse son visage. « Et bien, Jace est une étoile. Elle brille très fort. » Je frotte mon nez contre le sien. « Et c’est ton étoile-papa. » Le petit tourne alors la tête vers le monsieur qu’il ne connait pas et le dévisage longuement. Puis, il se penche en avant pour essayer de se glisser sur les genoux de son père. « C’est vrai ? T’es mon étoile-papa ? » Il penche la tête sur le côté, je l’imite. Je continue de caresser ses cheveux. « J’ai une condition cependant, Jace, je ne veux pas que Timéo souffre de ton mariage avec Ellen. Si elle touche à mon fils, je te jure que je lui ferai manger ses tailleurs hors de prix. » Pour la première fois de ma vie, je menace ouvertement quelqu’un. Je montre les crocs. Mais il s’agissait de mon fils et pour lui, je serai prête à tout. Quitte à me battre avec une avocate. Cette même avocate qui m’avait privé du père de mon enfant. De l’homme qui faisait battre mon cœur. Encore aujourd’hui.
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MessageSujet: Re: (Jacly) When you feel my heat. Look into my eyes. It's where my demons hide. Jeu 27 Juil - 0:29

jacly
baby, I can't help but call her that, even though I shouldn't say it. she was my baby girl, I might never get her back, but I don't mind being patient. can you let your baby be my girl ?

Tu aurais pu être un père génial pour Timéo, tu le sais, et ça te tue d'y songer. Ta fille a eu une belle enfance, t'as toujours été là pour elle, tu peux te vanter d'avoir fait du bon travail. Tu n'as aucun doute quant au fait que Lily a été une mère formidable pour votre fils, et qu'elle a trouvé un homme capable d'assumer la tâche, tu regrettes simplement qu'elle ait eu à le trouver. A te remplacer. C'était la meilleure chose à faire, la chose logique en tout cas, du moins aux yeux du Jace de l'époque. Aujourd'hui, tu n'es plus sûr de rien. En cet instant, tu ne saurais pas même décrire les sentiments qui t'habitent et s'agitent. C'était profitable à tout le monde, bien que douloureux. Tu t'es dit que ça passerait, pour vous deux, et que personne d'autre ne serait jamais au courant. Tu savais qu'elle ne peinerait pas à se refaire une vie, qu'on lui offrirait mieux que ce que tu avais à donner. Tu pensais que tu l'oublierais, toujours un peu naïf malgré les années. Au bout du compte, c'est toi qui t'es retrouvé piégé, pris à ce qui aurait pu n'être qu'un jeu mais qui, de toute évidence, avait pris bien de l'ampleur. Tu as menti comme personne, lorsque tu l'as quittée. Même toi, tu as failli y croire, quelques secondes. Tu aurais aimé que ta crédulité dure au moins quelques années. Lily et toi, ce n'était pas supposé se produire, c'est à cette idée que tu t'accroches depuis son départ. Mais, tout à coup, elle va se marier, et ça te retourne complètement. Tout à coup, vous avez un fils, cela fini de t’assommer. Vous avez un enfant, un petit garçon que tu n'as pas vu grandir, qui n'a sans doute pas la moindre idée de qui tu es. Qui n'a peut-être même jamais entendu parler de son père. Tes idées, tes certitudes, tout vole en éclat à la seconde où tu croises le regard de ce garçon. Ton garçon, avec ses prunelles identiques aux tiennes et ce sourire reconnaissable. Il s'adresse à toi, « t’es un super ? », et tu serais presque tenté de rire tant c'est absurde. Mais, ça, il ne peut pas le savoir. « Non, pas vraiment non. » Tu souris, ne sachant pas comment tu parviens à parler. « J'aimerais, mais je n'ai pas cette chance. Toi, par contre, tu m'as tout l'air d'un héros. » C'est plus fort que toi, tu souris au garçon, tu te sens presque proche de lui pendant une seconde, te dis que tu aurais voulu vivre ça plus tôt. Puis le sourire s'évanouit lorsqu'il s'éloigne. Non, tu n'as rien d'un super héros. Rien du tout. Tu gardes les yeux fixés sur Timéo un moment, comme déjà habitué à l'idée qu'il te faut veiller sur lui, ou peut-être encore hypnotisé par votre frappante ressemblance. Tu ne songes même pas à Jacob qui, ces dernières années, a bien dû te reconnaître en son petit-fils. Tu songes à Lily, désormais à tes côtés. Lily qui s'apprête à se marier, que rien ne semblait plus lier à toi. Lily, à qui tu fais finalement face, parce que cette conversation ne peut plus attendre, même si tout cela te noue encore la gorge et te tord les entrailles. « J'ai menti », lâches-tu immédiatement, la voix trop faible à ton goût. Tu t'éclaircis la gorge. « J'ai menti, j'ai cru que c'était ce qu'il y avait de mieux à faire. Je suis désolé. » Pour vous deux. Pour vous trois. Hector, son fiancé, c'est lui qui a élevé ton fils. Comme le sien. Tu ne dis rien, pas plus car tu n'as rien à répondre que parce que tu t'en sens incapable: ça fait un mal de chien à attendre. Tu n'as sans doute que ce que tu mérites, un autre homme pour élever ton enfant, un autre homme pour épouser celle que tu aimes. Tu n'as plus qu'une chose à faire: reprendre au moins l'un de ces rôles. Celui qui te revient, celui qu'elle ne peut pas te refuser, malgré tout. Elle s'éloigne à la rencontre du garçon, et toi tu fixes tes mains, tu intègres les faits, tu tentes de faire le tri. Les pas reviennent vers toi. Les mots de la blonde te clouent sur place, et tu observes Timéo avec une appréhension telle que tu n'en as jamais ressentie. Il ne semble pas choqué, ni perdu, et en cela il te fait beaucoup penser à sa mère: il s'adapte, ne se plaint pas. Il est fort et doux, conciliant et simple. Pour toute réponse, tu hoches la tête, une unique et vague fois, avant de tendre les bras pour aider ton fils à prendre place sur tes genoux. Tu plantes ton regard dans le sien, puis le serres contre toi dans une sorte de désespoir mêlé d'un bonheur indescriptible. Ton attention finit par se reporter sur Lily, dont tu prends la main dans la tienne, l'attirant contre vous deux. Tu as un léger hoquet de rire face à la menace qu'elle profère envers ton épouse. « Je t'assure qu'elle ne sera pas un problème pour lui. Elle va encore plus m'en vouloir, mais elle ne touchera jamais à un enfant. Ni à toi. » Ellen n'est pas un monstre. Elle en a parfois des airs, mais elle ne ferait pas de mal à Timéo. Elle n'est même pas parvenue à t'en faire à toi. Tu ne l'aimes plus, elle non plus, mais vous n'en êtes pas au point de faire en sorte de vous blesser mutuellement. Ne serais que parce qu'il y a toujours votre fille entre vous, et toute une vie qui ne saurait être oubliée malgré ta trahison. « A partir d'aujourd'hui, je protégerais toujours mon fils. »
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MessageSujet: Re: (Jacly) When you feel my heat. Look into my eyes. It's where my demons hide. Sam 29 Juil - 17:17

Jace & Lily
When you feel my heat. Look into my eyes. It's where my demons hide. It's where my demons hide. Don't get too close. It's dark inside. It's where my demons hide. It's where my demons hide. They say it's what you make. I say it's up to fate. It's woven in my soul. I need to let you go

Le constat était le même, Jace m’avait abandonnée. Mais je ne lui en ai jamais voulu. Car pendant les quelques mois qui ont précédés ma rencontre avec Hector, suivis ma rupture avec Jace, j’étais convaincue que lui et moi, c’était une évidence. Qu’il était l’amour de ma vie. Je pense toujours d’ailleurs. Je pense que Jace est l’amour de ma vie, le père de mon enfant. Il m’a donné la plus belle chose qui soit sur cette Terre, Timéo. Timéo lui ressemblait physiquement mais était similaire à sa mère mentalement. Ses cheveux noirs étaient tout le temps en bataille, ses yeux noisette pouvaient comprendre la plupart des grands. Il se mit face à Jace, son géniteur et lui posa une question. La douceur dans la voix de mon ex-amant me fit comprendre qu’il avait fait le lien. A vrai dire, je pourrais très bien lui faire croire qu’il était d’Hector. Hector ressemblait à Jace. En plus barbu. Il avait passé la quarantaine et avec brio. Mon père avait un peu tiqué lorsque je lui avais présenté mais Jacob était quelqu’un de compréhensif. « C’est Jace, n’est-ce pas ? M’avait-il dit lorsqu’il avait vu que je ne voulais pas rentrer chez lui. » Je pensais qu’il ne saisirait pas notre manège mais il était plus perspicace qu’il ne le laissait paraitre. J’avais juste hoché la tête et il s’était mis d’accord pour ne rien dire à notre voisin sur sa paternité. Timéo sourit à Jace avant de s’éloigner en courant vers ma chienne. Elle commençait à se faire vieille mais avait été d’un grand soutien pour moi lors de ma grossesse. Je me tourne vers lui qui me parle alors. J’ai menti. J’écarquille les yeux. « Tu veux dire que… ? » Je l’avais cru lorsqu’il avait dit qu’il ne m’aimait pas. La plupart des amours dans les romans sont voués à l’échec. Le nôtre l’était. Le mien du moins. Je pourrais argumenter qu’il n’avait pas le droit de revenir ainsi dans ma vie mais je n’en avais pas envie. A quoi bon descendre un homme qui est déjà terre ? « Le passé est le passé, peu importe tes fautes, elles sont toutes pardonnées. » Je lui souris. Avec cette tendresse que j’ai toujours eue à son encontre. Bien avant que nous ne soyons en couple. Je ne pouvais pas faire autrement. Je n’aime pas le mensonge mais le temps avait filé et je ne lui en voulais plus. Il avait fait pour le mieux lui-même. Je me lève, sereine pour aller chercher mon fils qui joue avec la chienne. Il me regarde, surpris. Généralement, je le laisse jouer autant qu’il veut. Mon téléphone vibre dans ma poche. Je regarderai le message plus tard. Je sais qu’il s’agit de mon père et de son guet-apens pour que je le dise à Jace. Maintenant que c’était fait, la vie n’en serait que plus douloureuse pour nous deux. J’amène Timéo face à Jace et je lui parle. Avec une voix douce, maternelle et un petit sourire. J’ai toujours fait comme ça. Il me fixe et je caresse son visage du bout des doigts. Il se tourne vers Jace qui confirme mes dires avant de s’approcher de lui. Il pose sa petite main sur le visage de son père avant de lui sourire. Le même que le mien. Ce moment pourrait être douloureux mais je le trouve beau. Je savais que l’affrontement avec Hector ne serait pas facile. Lui faire accepter Jace dans nos vies. Mais il est celui que j’épouserai. Je me remets à ma place et Jace enserre ma main de la sienne avant de m’attirer à lui. Je laisse tomber ma tête sur son épaule tandis que Timéo nous regarde. Je l’imite lorsqu’il rit car la violence, ça n’a jamais été mon fort. « Je m’en fiche qu’elle fasse quelque chose me concernant. Mais pas Timéo. » Je redresse ma tête tandis que Nana vint nous rejoindre pour lécher la tête de Timéo qui rigole, assis sur les genoux de Jace. « Ton fils, commençai-je, l’héritier. » Je me redresse avant de regarder notre enfant. « Timéo mon cœur, tu veux bien aller chercher l’album pour montrer à papa ? » D’un geste similaire à celui de Jace quelques instants plus tôt, il hoche la tête avant de sauter des genoux de ce dernier pour courir jusqu’au salon. Je me tourne alors vers Jace et j’inspire. « Je vais être honnête avec toi. J’ai toujours des sentiments pour toi. J’en aurai toujours. Tu m’as donné mon étoile. » Je sens mes yeux se remplir d’eau. Moi qui ne pleure jamais car je déteste les larmes. Leur goût est salé et insupportable. « Mais j’épouserai quand même Hector. Tu ne m’as pas choisi. Je pensais que tu reviendrais, je pensais que tu étais l’amour de ma vie. Mais je me suis trompée. » Je me penche alors pour effleurer ses lèvres des miennes dans un baiser d’adieu. Il n’est pas triste, nostalgique sans doute. Puis, je détache ma main de la sienne, mettant un point final à notre histoire, tournant une nouvelle page. Celle de Jace et son fils, je ne serai que spectatrice et non actrice. Tenant un autre rôle à jouer, celle de mon histoire avec Hector.
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