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 Wellington me voilà ! ( PV Nina)

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MessageSujet: Wellington me voilà ! ( PV Nina) Dim 4 Juin - 18:33

Qu'il faisait chaud en ce mois de juin, les arbres eux-mêmes semblaient tenir comme sur des échasses instables. Leurs troncs semblaient plier pour mieux supporter la chaleur. Christophe imaginait assez la chaleur des pavés de la rue. Il ne s'en sortait pas mal avec ses chaussures vernies noires tout droit sorties de son vendeur préféré. Elles étaient là dans une vitrine à lui faire des signes discrets. Elles n'avaient rien de trop clinquant, elles avaient ce charme délicat qu'il appréciait. Au fur et à mesure du temps, elles étaient restées immobiles jusqu'à ce qu'on les soulève pour les lui mettre aux pieds. Elles avaient un style moderne et ancien à la fois avec leur petite boucle sur le dessus.

Christophe avait caressé ce velours un peu brillant avant de sortir sous cette chaleur implacable. C'était bien autre chose que le climat belge, depuis le temps, me direz-vous, il aurait dû s'y faire. Certaines choses laissaient un goût dans la bouche. Sa bouche sèche ne retenait qu'une chose : s'il ne trouvait pas bientôt sa collocation, il devrait s'arrêter à un café mais en tout cas à l'ombre avant de tomber quelque part. Le quartier était splendide, il respirait le bien vivre et le raffinement.

Derrière ses lunettes, Christophe voyait à peine les personnes qu'il croisait. Leurs vêtements en revanche attirait bien plus sa curiosité. Tant de couleurs et tant de formes stimulaient sa créativité. Pourquoi fallait-il qu'on l'enferme dans ce métier de commercial ? Il avait essayé des études de droit aussi, mais sans succès. Un nouvel échec l'aurait propulsé dans le rang des perdants. Un parcours autour de l'Europe sur son CV faisait bien rêver.

Dans la réalité, c'était une autre paire de manches. Il avait fait des pieds et des mains pour toujours paraître à son beau fixe. Sa démarche même n'avait rien perdu de son côté solennelle. Droit comme un piquet, il avançait comme s'il exécutait une manoeuvre militaire. Et un et deux.. Et... ah voilà donc le vaste bâtiment où se trouvait le loft qu'il avait remarqué. En rentrant, il y trouva un vaste hall au carrelage si beau qu'on aurait cru un miroir et pas d'enfant à tester avec des cris cette patinoire improvisée. Il espérait que ce logement soit calme. Des enfants vous ruinaient les oreilles, les nuits et bien plus si on comptait toute la patience mobilisée. Dans l'ascenseur tout tapissé de moquette rouge, il se rappelait de ses nuits d'hôtel, où il devait sans arrêt appeler pour tapage nocturne. Ses divines oreilles ne pouvaient vraiment pas supporter.

La jeune femme semblait sérieuse. Elle s'appelait Nina. Ils avaient discuté un long moment sur un site avant de convenir d'un rendez-vous. Trouver un logement ici dès que l'on avait de l'argent n'était vraiment pas difficile. Il avait eu l'embarras du choix. Ses visites précédentes avaient été très différentes, certaines décevantes. Il lui avait demandé beaucoup de questions avant d'envisager un déplacement : "Êtes-vous fêtarde ? Le quartier est-il calme ? Vous avez un animal de compagnie ? .. " et autres questions comme pour lui dresser un portrait robot détaillé du logement. Ce qu'il avait séduit c'était toute la luminosité des vitres. Même s'il fuyait le soleil sous son chapeau, ses lunettes opaques et sa veste, il aimait le retrouver à l'intérieur.

L'attente dans l’ascenseur lui parut longue... numéro 145... cela faisait quel étage ça ? Enfin, il n'en était plus très loin.

Ce n'était pas comme cette femme rencontrée sur le net dont il n'avait absolument aucune nouvelle. Une nuit, alors qu'il s'ennuyait fermement, il avait discuté avec une certaine Elizabeth. Des conversations agréables mais sans plus. Malgré tout, il en conservait un très bon souvenir. La petite sonnerie retentit avec une voix métallisée annonçant l'étage. Moins elles étaient naturelles, plus elles paraissaient chics. Christophe ne comprenait pas trop cette mode, mais si ça se faisait pourquoi pas. C'était déjà moins vulgaire que ces voix de femmes sensuelles qui semblaient tout droit sorties du téléphone rose. On les retrouvait dans les GPS et dans d'autres choses. Il soupira puis se traina avec tous ses espoirs vers la porte. Le doigt enfoncé sur la sonnette, il inspira fortement avant d'adopter une posture digne : les mains derrière le dos avec la posture droite. Il s'apprêterait alors à dire la phrase classique " Bonjour, c'est bien ici pour la collocation. Je me présente, je m'appelle Christophe de Liederkerke" en insistant bien sur sa plus grande fierté : son nom de famille.
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MessageSujet: Re: Wellington me voilà ! ( PV Nina) Lun 5 Juin - 0:22


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Wellington me voilà
f e a t ; Christophe de Liederkerke

Le rendez-vous était enfin convenu : l'heure était fixée et les objectifs précis. Nina n'avait plus qu'à préparer son appartement à sa présentation à un inconnu. L'idée de faire de son grand logement un lieu d'habitation n'était pas d'elle, c'est son grand frère, fidèle model et protecteur, qui lui avait conseillé. Si la solitude lui pesait tant, pourquoi ne pas inviter quelqu'un d'autre à partager ce logement trois fois trop grand pour elle ? L'idée ne lui avait pas plu au départ. Certes cet appartement était beaucoup trop spacieux pour une seule personne, mais Nina n'avait nullement envie de partager son intimité avec quelqu'un. L'inconnu, c'était pour la découverte du grand monde. Elle détenait ce logement grâce à sa maman depuis maintenant quelques années et l'avait beaucoup investi. La décoration était soft au départ, mais plus les voyages s'additionnaient, plus l'appartement se remplissait. Parfois ce n'était qu'une babiole, mais habituée à tant d'espace pour elle, Nina le remplissait de façon à ce que le vide paraisse moins grand. La décoration était toujours de goût, c'était son chez elle qu'elle s'amusait à décorer avec intelligence et bons mariages de couleurs ou d'objets. Elle avait du gout, et s'amusait à décorer cette appartement avec sa chaires, ses propres créations. Petit à petit il se remplissait. Et aujourd'hui, c'était un bel appartement rempli de souvenirs et de voyages, très personnalisé. Nina allait faire en sorte de ranger tout cela dans les jours qui arrivaient.

L'idée de cette colocation avait été proposée en septembre dernier. Nous sommes actuellement en juin, la chaleur est étouffante, et l'idée a germé. L'appartement avait été mis en annonce il y a deux jours et la première visite devait se faire prochainement. Elle n'avait pas encore bien imprimé la date dans sa tête, un peu éparpillée, comme toujours. La demoiselle voulait profiter encore des prochains jours qu'elle pouvait vivre seule dans son appartement. Elle se reposa un bon moment avant d’entamer une grande phase de ménage. L'appartement avait toujours été propre, il faut dire que Nina était soigneuse de ses affaires et de l'environnement dans lequel elle vivait. L'appartement était comme neuf et souvent lavé. Il lui arrivait, pendant des voyages, d'employer des personnes pour s'occuper de tous les recoins de l'appartement pour qu'il soit comme neuf à son retour. C'était un grand plaisir et un petit luxe qu'elle pouvait s'offrir. Techniquement, elle recevait de l'argent de sa mère, de ses œuvres et de ses formations - ou plutôt des boulots qu'elle pouvait prendre à côté, car elle n'était vraiment pas sérieuse dans ses formations. Nina ne trouvait pas quelque chose qui l'intéressait. A vingt quatre ans, elle n'arrivait pas à se décider et n'était alors diplômé que du bac. Les études après n'étaient qu'un bric à brac de formations aléatoires et souvent pas abouties. Elle lâchait régulièrement en cours d'année. Agnès s'obstinait à vouloir voir sa fille dans des formations dignes de ce noms, mais Nina n'arrivait pas à se plaire dans cette voie trop sérieuse. Il lui fallait du rêve, des voyages, des nouvelles rencontres intéressantes, de la folie, des dérapages, des catastrophes... Nina souhaitait connaitre la vie, la vraie, alors que sa mère s'amusait à l'enfermer dans une cage de confort, sécurité et prévention. La demoiselle remplissait sa part du contrat dans leur accord, mais elle le faisait à contre cœur et pour être sûre de ne pas perdre sa mère. Agnès était parfois tellement têtue et Nina tellement susceptible qu'une dispute pouvait beaucoup les affecter et avoir de grandes répercutions sur leur avenir. Nina n'avait pas le cœur à tenter le diable, elle écoutait sa mère en faisant son possible pour accéder doucement à ses rêves.

L'avant veille, Nina s'était couchée très tard. Elle avait entièrement débarrassée la seconde chambre de l'appartement, ou du moins ce qui allait servir de chambre pour son futur pensionnaire. La demoiselle avait vidé son armoire, elle l'avait mise dans sa chambre, et avait ranger tout son bazar. Cette pièce n'était désormais plus son atelier de travail, elle allait devoir organiser autrement sa chambre pour faire cohabiter son espace de sommeil et son espace de travail dans la même pièce. La demoiselle avait déjà des idées d'aménagement, elle allait bien s'amuser à décorer et tout mettre en place. Ainsi donc, une pièce de la maison s'était entièrement vidée. Elle paraissait destituée de vie. C'était une vision bien étrange que de voir cet endroit où elle avait passé autant de temps vide à présent. Après une douche pour fêter cette victoire, elle alla se coucher pour continuer son rangement dans tout l'appartement le lendemain. Ainsi, elle pouvait être prête pour aujourd'hui, jour de la visite. La personne allait voir une pièce personnalisable, grande et adaptable à toutes envies. Nina se reprenait à imaginer qu'elle aiderait sa ou son colocataire à aménager cette chambre, choisir des meubles... Bref, finalement, elle idée de colocation n'était pas plus mal car elle lui donnait envie de sortir de son isolement et de son organisation habituelle qui n'était pas souvent structurée.

Couchée tard, elle fut réveillée par le bruit de la sonnette. La demoiselle, alors en simple culotte, se redressa dans son lit et attrapa son peignoir de chambre pour aller ouvrir. Aussi tôt, cela devait être un voisin. Les relations de voisinage étaient bonnes dans ce logement, elle savait que le couple qui vivait en dessus partait en voyage prochainement, elle en avait parlé avec la femme, Eva. Comme ils avaient un chat, ils avait proposé à Nina de la garder pendant une semaine, de lui rendre visite quotidiennement. Connaissant très bien sa voisine, Nina se disait qu'elle pouvait se présenter ainsi pour prendre ses clés. Or, quand la demoiselle ouvrit la porte, ce n'est pas Eva qu'elle vit, mais un grand jeune homme aux cheveux bruns et aux vêtements habillés... Elle le regarda étonnée, elle n'avait que remit ses cheveux en place avant d'ouvrir, cet accoutrement n'était pas idéal face à un inconnu... Mais qui était-il ?

« Bonjour ! » dit elle chaleureusement malgré son petit gêne - qu'elle souhaitait justement effacer - « Que puis-je pour vous ? »

Actuellement, elle n'avait aucune connaissance de l'heure, Nina était bien trop fatiguée depuis quelques jours pour se lever facilement... Elle n'avait pas vérifié, pensant qu'il était tôt, bien trop tôt pour la visite de son appartement...


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Dernière édition par Nina E. Perkins le Lun 12 Juin - 20:49, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Wellington me voilà ! ( PV Nina) Lun 5 Juin - 0:59

La première entrevue est toujours primordiale. Quelques secondes pouvaient parfois statuer sur la probabilité d'une bonne entente. Christophe en avait vu passer des jeunes gens. Certains ouvraient la porte brutalement à croire que l'ouverture n'était qu'un simple de battant, d'autres ouvraient comme si un potentiel diable se trouvait juste derrière. Les tours de clé se faisaient lentement ou rapidement voire même ne se faisaient pas du tout. Christophe avait constaté que certaines personnes se plaisaient à laisser leur appartement accessible pourvu qu'on abaisse la poignée. Il n'était pas vraiment un grand adepte du vivre ensemble en parfaite confiance. A ses yeux, chaque voisin était susceptible d'avoir des penchants néfastes. C'était une vérité à ses yeux. Il n'avait qu'à regarder ses histoires dans les hôtels. Ses voisins se prenaient un malin plaisir à le devancer pour qu'il monte seul les marches après une journée lourde. Il y avait aussi cette bécasse qui laissait crotter son chien juste devant leur hôtel. Elle ne ramassait même pas en laissant la rue dégoutante. Les voisins pouvaient vraiment être des truands en puissance sans aucun savoir-vivre.

La clé tourna ici de façon normale, la porte en revanche donnait l'impression de peser une tonne. Ce n'était pas une personne qui craignait son visiteur, plus une qui devait aimer prendre son temps. Serai-elle un peu molle ? Une femme goûtant au luxe d'une grande oisiveté ? il s'imaginait la femme riche vivant sur la fortune de ses parents. Le résultat dépassa ses attentes.

Une femme la mine encore endormie, les cheveux soufflés par une tornade inconnue et surtout elle était en peignoir. Quel être humain sensé reste en peignoir à 9h30 ? Christophe s'autorisa un petit regard de haut en bas rapide pour bien s'assurer que lui ne dormait pas. Son interlocutrice en revanche, il y avait de quoi se poser des questions. Ses pieds étaient nus, elle devait sortir de la douche ou pire du lit... Elle devait avoir oublié l'heure. Ses yeux étaient aussi écarquillés que les siens, au moins elle sentait bien que quelque chose n'était pas à sa place dans cette pièce. Elle n'était pas en tenue pour l'accueillir, il le constatait fort bien. Le temps lui apporta d'autres réponses à ses interrogations. Ce n'était pas ce peignoir si .. seyant qui n'était pas à sa place mais lui. De quel droit ? Tout le long, il avait gardé son sourire si cordial, si select, le sourire d'un homme colgate sur les feux de la gloire face à une femme heureuse de lui ouvrir la porte.


"Bonjour Madame, permettez moi... de me présenter, je suis Christophe. Le loft en location 145, est-ce bien le vôtre ? Je pense ne pas m'être trompé. Je m'excuse de vous déranger, vous me paraissez être occupée. Je peux repasser plus tard. "

Son peignoir fuselait sa taille, donnait à sa poitrine un relief, sculptait ses jambes comme celle d'une sculpture. Elle était assez jolie derrière sa mine proche d'un lendemain festif trop arrosé. Sa petite gêne lui donnait un petit air mignon même derrière ce faciès complètement à l'ouest de tout ce qui se passait juste là devant ses yeux. Ah ça pour sûr, elle n'en revenait pas tout comme lui.

" Oh pardonnez, j'oubliais"

Christophe lui tendit la main pour la saluer, il avait totalement oublié. Il faut dire que dans ce couloir, il n'avait pas l'impression d'avoir un accueil mais plutôt de se lever pour un petit-déjeuner avec un café serré. Elle semblait si fatiguée. Sa poignée de main était vive, mais ni trop agressive, ni trop passive. Il avait été éduqué pour paraître le plus parfait possible même devant le client le plus imparfait.


" Vous êtes Nina Perkins...? Ai-je raison ? "

Autant poser un nom sur cette personne qu'il n'oublierait pas. Il avait eu bien du mal à retenir un petit rictus sur le coin de ses lèvres. Sinon il serait parti dans un éclat de rire tandis qu'une petite ride de crispation se serait tendue. Il s'en tirait avec une mine amusée qui le montrait toujours sous un bon jour.

" J'avais rendez-vous avec vous à 9h30 ce lundi, n'est ce pas ? "

Christophe avait préféré un rendez-vous en début de semaine pour figer les choses correctement. S'il lui plaisait, il aurait toute la semaine pour bien l'aménager et profiter correctement de son week-end. La vie de Christophe était ainsi, elle se calculait jour après jour.


Dernière édition par Christophe De Liederkerke le Mar 13 Juin - 20:19, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Wellington me voilà ! ( PV Nina) Lun 5 Juin - 1:37


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f e a t ; Christophe de Liederkerke

Pour une première impression, c'était une bonne impression... Nina était à moitié nue devant son futur colocataire. Ne souhaitant pas installé durablement un sentiment de gêne, déjà présent, Nina ne toucha pas à sa tenue et fit comme si de rien n'était. Elle n'eut pas le réflexe de refermer et resserrer son peignoir contre son corps, elle le laissa tel quel. De toutes façons, elle s'était préparée avant d'ouvrir la porte, elle était présentable. Enfin, si l'on part du principe qu'être présentable c'est être suffisamment habillé pour ne pas laisser entrevoir trop son intimité. Nina s'en voulut quand même un peu de se présenter ainsi à ce jeune homme, car dans ses souvenirs, c'était quelqu'un de distinguer.

Elle se souvenait très bien de leur échange par mail, quelques heures plus tôt, pour convenir du rendez-vous. Il avait prit contact avec elle après qu'elle ait mis en ligne l'annonce indiquant qu'elle recherchait un colocataire pour une vie agréable dans un bel appartement. Elle avait eu beaucoup de réponse, mais la première avait été celle de ce jeune homme : Christophe de Liederkerke. Il écrivait bien, formellement mais n'était pas pompeux pour autant. C'était agréable que d'écrire avec quelqu'un de sophistiqué. Le contact n'était que virtuel, mais il avait déjà beaucoup plu à la jeune femme. Comprenant qu'il était sérieux et intéressé, elle le laissa choisir l'horaire en disant être disposée à le recevoir quand il le souhaitait. Dès l'instant où il se présenta face à elle, Nina le remit tout de suite. Elle était un peu perdue dans ses horaires, ainsi, elle avait un peu oublié de mettre son réveil pour se lever à l'heure ce matin. Elle imaginait qu'à ses yeux, elle devait passer pour une femme peu sérieuse... Au moins, les choses étaient claires depuis le début. Pourtant l'attention et l'envie ne manquait pas la veille. Mais la fatigue avait emporté la demoiselle dans les bras de Morphée avant même qu'elle ne puisse mettre un réveil. Elle devait être impeccable pour plaire aux personnes qui visiteraient l'appartement sans les gêner. Et bien c'était loupé. Comme d'habitude de toutes façons, se disait elle amusée par la situation. Toujours, lorsque Nina prévoyait les choses, c'était un scénario totalement différent qui se mettait en place. A croire que la force des choses, le destin si vous préférez, voulait qu'elle se dévoile toujours naturellement devant les inconnus auxquels elle devait se présenter. Enfin, elle se concentrait sur la situation à présent. Nina écoutait ce jeune homme attentivement en souriant, toujours. Elle souhaitait parasitaire amicale et décomplexée. Pour le deuxième, la tenue assurait la donne, mais pour le premier, elle se devait d'être amicale et douce. Ainsi, il montra son hésitation vis à vis de l'endroit où il se trouvait : était-il à la bonne adresse ? Oui, évidement. Il s'excusa aussi de ne pas l'avoir saluer correctement. Nina prit sa main délicatement, avec ses long doigts fins et doux, pour le saluer. Sa poigne était douce, la jeune femme respirait la douceur.

« Oui, je suis Nina. Ravie de vous rencontrer Christophe, permettez que je vous appelle par votre prénom. » dit elle en souriant « Oui, vous êtes à l'heure. Enfin je vous fait confiance, je n'avais pas vraiment fait attention aux horaires en ouvrant... »

Nina s'expliquait calmement, elle n'avait rien à cacher. Et expliquer la situation dans laquelle ils se retrouvaient était peut être la meilleure chose à faire. La demoiselle continua alors, présentant ses excuses :

« Vous ne vous êtes pas trompé, nous sommes bien au 145, et c'est le bon étage. Je suis navrée de me présenter ainsi, je n'avais pas conscience de l'heure qu'il ait et attendait une visite d'amis que je connais bien, voilà la raison de ma tenue... Je ne vais pas vous demander de repasser, entrez donc ! »

La demoiselle ouvrit en grand la porte et se faufila dans l'appartement. La première pièce était un grand salon lumineux et finement décoré. Les baies vitrées offraient une vue magnifique, de quoi faire rêver plus d'une personne sur cette terre. Amatrice de voyage et de beaux paysages, cela l'avait tout de suite faite rêver. Quand elle avait visiter l'appartement, Nina était tombée amoureuse. Aujourd'hui, elle s'apprêtait à la partager avec quelqu'un. Elle appréhendait un peu la chose.

« Voici donc le salon, avec sa vue, directement appréciable à l'entrée. Je suis tombée sous le charme de l'appartement en parti grâce à cette vue imprenable. Avez vous trouvé facilement l'adresse ? Le quartier est sympathique, non ? »

Elle réfléchit pendant un court instant à ce qu'elle pouvait lui dire, ce qu'elle devait faire aussi. Une idée lui traversa la tête : aller se changer pour être plus présentable. Puis elle changea d'avis. C'était peut être délicat de le laisser seul dans l'appartement, incorrect dirons-nous. Après tout, il fallait que Nina réponde à ses questions. Ainsi, elle s'avança avec lui pour lui présenter la vue du salon.

« Je vous propose une petite visite... Je vous laisserai vous balader après dans l'appartement le temps que j'aille me préparer, si cela ne vous dérange pas. Ainsi donc, voici la seule pièce du "rez-de-chaussé" de l'appartement, le grand salon et la cuisine ouverte. Je vous laisse observer, je vous en prie. »

Des gênes, Nina n'en voulait pas, elle fit donc comme si de rien n'était, se montrant peu dérangée, et souhaitant assurer son rôle directement. Elle trouvait même la situation assez amusante. Qui avait déjà rencontrer une personne de cette manière ? De son côté, elle était détendue. Le peignoir était en plus de bonne longueur, et puis, elle se disait que c'était peut être un aperçu de ce qu'ils allaient vivre si ils se mettaient en colocation : Nina avait toujours aimé traîner en tenue d'intérieure dans la maison... Peut être n'aurait-elle pas à changer cette habitude ?




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Dernière édition par Nina E. Perkins le Mar 13 Juin - 20:17, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Wellington me voilà ! ( PV Nina) Lun 5 Juin - 2:12

Des souvenirs revenaient. Enfant, il aimait parcourir la maison en pyjama et narguer les parents qu'il n'était pas encore prêt. Il se faisait rappeler à l'ordre et fissa fissa retrouvait ses vêtements égarés sous son lit. Les mines contrariées de ses parents ne le faisaient pas sourire bien au contraire. Depuis il veillait à toujours être présentable lorsqu'il se présentait. Jamais il ne lui serait venu à l'idée d'ouvrir en peignoir. Avait-il vécu toute leur vie ensemble ? Non, il s'en souviendrait. Qu'avait-elle compris de leur échange par mail ? Qu'il était un de ces hommes bavant sur un joli corps ? Bon, ce n'était pas totalement faux. Il avait bien fait attention à ses courbures et était tout à fait en capacité de les décrire même si tout cela n'avait duré que quelques secondes. Elle ne se changeait pas en plus et gardait la même tenue.

Des moqueries lui venaient à l'esprit, mais il les ravalait toutes avec leurs épines. Devait-il lui aussi procéder à une démonstration de ses jambes à nues et des formes de sa silhouette, non histoire de ne pas la laisser seule ? A quoi se résumait cette entrée ? A une demande aguicheuse ? La personne ne semblait aucunement le charmer, non elle était juste encore dans ses jolis rêves tout aussi perturbants et tout aussi cotonneux que ce peignoir. Sa poignée était douce, agréable tout comme sa voix. Il tentait de l'imaginer dans une belle robe de soirée aux teintes vives avec une belle voilure, du rose aux joues... Il n'espérait pas tant, mais il essayait d'effacer cette vision. Elle se présenta à nouveau en déclinant son nom. La bonne nouvelle était qu'il ne s'était pas trompé d'adresse, mais c'était aussi la mauvaise. Christophe allait devoir faire la visite avec une dame en peignoir. C'était vraiment peu délicat, voire vulgaire. Elle ne faisait pas attention aux horaires, mais de mieux en mieux à croire qu'elle ne vivait pas sur la même planète.


" Oui, puis nous sommes Lundi, il faut prendre un nouveau rythme. Nous sommes vite déphasés ou dépassés"

En particulièrement elle apparemment, mais mieux valait éviter tout esclandre publique. Christophe avait et conservait sa mine aimable. Elle accueillait donc ses amis ainsi, alors tout était naturel. Il se permit une remarque :


" Permettez moi mais... vous accueillez tout le monde ainsi ? Ou vous ne le faites que le matin aux aurores ? Je vous ai cueilli décidément trop tôt, mais votre peignoir vous va à ravir"

Christophe put enfin pénétrer dans le décor de rêve vu sur les photos. Il en avait beaucoup rêvé. Le panorama décrit se trouvait juste après cette porte donnant sur le salon. Christophe avança le pas pour se trouver le plus près possible et pouvoir dans le même temps écouter les commentaires.

" Oui, j'ai trouvé votre logement assez aisément. La tranquillité a l'air également présente, tel que vous me l'aviez d'ailleurs décrit Madame Perkins"

Christophe observait encore et encore. Il voulait se voir dans cet univers pour savoir s'il répondait à ses désirs. Christophe en avait presque oublié la présentation plutôt piteuse. Le logement donnait et vendait du rêve, il était bien digne de lui. Sa cuisine donnant sur le salon était un bon moyen pour avoir accès à tout l'équipement.

" Je ne me rappelle plus... vous êtes fêtarde ou non ? Et qu'en est-il de vos fameux voisins ? De bons rapports ? "

Le jeune homme passa la main sur un meuble juste en passant devant discrètement. Ses doigts se frictionnaient l'un sur l'autre, ils ne paraissaient ni gras ni plein de poussière. Le ménage avait été fait dans les règles de l'art. Il lui demanda le montant des charges, du loyer à nouveau. Christophe ne put s'empêcher d'admirer à nouveau la vue en soupirant d'aise.

" La vue est époustouflante d'ici. Dites moi, nous n'avons pas fini la visite, mais il y a t-il d'autres personnes sur cette colocation ?
"
Christophe regardait la personne qui allait peut-être partager sa vie. Elle n'avait pas l'air beaucoup nerveuse, mais sa joie faisait plaisir à voir et ce quel qu'en soient les circonstances. C'était une bonne chose, peu de gens étaient capables d'effacer aussi bien la honte qu'elle, à moins qu'elle ne soit pas honteuse.

"Vous appréciez beaucoup votre peignoir, n'est ce pas ? " fit-il d'un air amusé.
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MessageSujet: Re: Wellington me voilà ! ( PV Nina) Lun 5 Juin - 3:00


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Comme c'était sympathique. Voilà que ce jeune homme, apparemment gêné, se mettait à lui trouver des excuses alors que Nina n'en méritait décidément pas. A cette excuse, Nina ne répondit rien, preuve qu'elle n'était pas vraiment d'accord. Et elle n'avait pas envie de se justifier directement envers lui, cela instaurerait une relation bien étrange. Elle était chez elle, c'était bien son genre de sortir de son lit en peignoir, c'était ainsi point. La demoiselle se raisonnait et s'affirmait dans son intérieur. Et puis, elle n'avait rien de trop aguicheur, maigre comme elle était ses formes n'étaient pas vraiment mise en valeur ainsi... Bon après, elle s'adressait à un homme. Peut être un pervers ? Donc autant garder la tête froide. Aurait-elle dur aller se changer ? Non. Ce n'était pas très accueillant et puis le mal était fait, elle avait choisi de rester ainsi. Ils se saluèrent donc et entreprit une visite tout en discutant. Christophe n'hésita pas à faire une remarque sur la tenue de la jeune femme. Elle lui sourit gênée visiblement. Elle se serait bien permise de faire une blague ou utiliser l'ironie en disant qu'évidement elle était ainsi et que son but était de se taper le plus de visiteurs possible en une journée, mais elle se retient. Elle n'était pas proche de lui, il ne comprendrait pas. Et puis, il y avait gêne, donc il n'était pas disposé à rigoler.

« Merci pour le compliment, mais... Je trouve que cela rend le moment encore plus gênant qu'il ne l'est déjà ! » rit elle doucement pour faire passer son gêne. « J'ai été surprise par l'heure, simplement, je ne prévois pas de faire toutes les visites ainsi, ne me croyez pas à mon aise. »

Ceci était un simple rappel. N'avait-il donc pas remarqué ? Si c'était le cas, Nina devait envisager une carrière d'actrice. Et vite. Car décidément, elle était douée pour jouer la séduction. Croyait-il qu'elle tentait de le charmée ? Non il était mignon, mais calmons nous... Si c'était un futur colocataire, autant ne pas avoir de relation étrange... Pas tout de suite en tout cas. Enfin, c'était mal parti.

« J'étais en voyage il y a encore quelques jours de cela et j'ai passé mes derniers jours à débarrasser la chambre de mes affaires pour faire la visite. J'ai donc accumulé pas mal de fatigue dernièrement, et comme je vous l'ai dis, je pensais répondre à une amie, ma voisine du dessous. Veuillez m'excuser, sincèrement. »

Gêné... Il l'était et ne l'était pas à la fois. La situation d'inconfort semblait se dissiper un peu. En tous cas, Nina l'imaginait aussi gêné qu'elle. Raison pour laquelle elle cherchait à dépasser cela. Doucement elle le fit entrer dans l'appartement. Le rez de chaussé était grand. Elle le laissait se balader dans la pièce en restant bras croisé à regarder la vue. Nina était vraiment sous le charme de ce bleu visible au loin. L'horizon était belle d'ici, les bateaux n'étaient que des petits points sur le bleu dur de l'océan. Une merveille à voir en toutes saisons et en tous temps. Jamais elle n'avait regretté d'avoir fait dépenser une fortune à sa mère pour acheter ce logement. Elle s'y plaisait largement. C'était une bonne affaire. Et la preuve était là : les intéressés se présentaient en nombre sur une annonce de ce type. Nina n'avait pas répondu à toutes les demandes, encore. Elle ne souhaitait pas remplir un carnet avec plein de rendez-vous si la visite fonctionnait du premier coup. Normalement elle s'était prévue une autre visite cette après midi, précisant à cette personne qu'elle était la deuxième et qu'il pouvait, potentiellement, se trouver qu'elle voit la visite prévue annulée. La demoiselle s'appliqua à répondre à toutes ses questions, c'était important d'être précise. Cela rattraperait en plus certainement un peu le côté non-professionnel de cette première visite.

« Il est vrai que c'est assez calme, en effet. J'avais l'envie de proposer aux visiteurs de rester un peu, après la visite,
pour vraiment se rendre compte de la tranquillité de ce lieu. C'est un logement de haut standing, donc l'isolation est très bien faite.
»


Elle ne l'observait pas trop se balader dans les pièces, elle lui faisait confiance. Il pouvait vérifier la propreté des lieux, les compositions des placards, le confort des canapés... Tout était possible, il avait le temps. Nina ne l'y invitait pas directement, pensant évidement qu'il était assez grand pour le faire seul. A lui de montrer qu'il n'était pas gêné après tout et qu'il savait ce qu'il voulait. Car finalement, cette idée de colocation n'était pas trop mal, Nina allait voir et se rendre compte de sa capacité à mettre à l'aise des individus et de les accueillir chez elle.

« Je ne suis pas spécialement fêtarde non... Simplement une dormeuse je pense. Et vous, êtes vous fêtard ? Sinon, les voisins sont sympathiques, je m'entends bien avec eux, nous partageons même parfois des liens forts. »

Nina était restée vers la vue, elle l'admirait aussi en se tournant par moments vers Christophe pour lui répondre. Elle le vit revenir vers elle.

« J'ai eu beaucoup de demande oui, donc je ne pense pas avoir de problème pour trouver un colocataire. » Les bras croisée, droite et debout, Nina rigola doucement « Il vous perturbe vraiment ce peignoir, je vais aller me changer décidément. Je l'aime beaucoup oui, mais pas pour me présenter face à des inconnus. »

La demoiselle s'avança vers les escaliers, design et très épurés. Elle lui fit signe de passer devant pour aller à l'étage. Elle se décida à lui faire une rapide présentation avant qu'il n'arrive sur place. En le laissant passer devant, Nina remarqua la manière dont il était habillé. Plus en précision, on pouvait dire qu'il faisait à la fois vieux jeu et élégant. Un style un peu ancien personnel, mais qui se mariait très bien avec la jeunesse de son visage. Elle n'avait pas encore vu son visiteur sourire sincèrement, mais elle supposait qu'il devait être plutôt mignon ainsi.

« Nous arriverons dans le bureau, un pièce ouverte avec ma bibliothèque et des espaces de travail. Lorsque j'étais seule, c'était très calme, mais je dois dire qu'à deux, ce n'est peut être plus la pièce idéale pour travailler. Je pensais voir avec le ou la future colocataire pour adapter cet espace, le transformer. à votre droit il y a ma chambre, où je vais m'arrêter, et sur la gauche, il y a la chambre libre, vidée. La salle de bain est au fond du bureau, la deuxième porte sur la droite. Je vous laisse faire un tour, je me dépêche ! »

Elle arriva en haut après lui et lui désigna les portes en lui disant qu'il pouvait regarder aussi dans les placards, qu'il était prévu de lui faire e l’espace. La demoiselle s’éclipsa ensuite dans sa chambre pour se changer en quelques secondes. La demoiselle sortit de sa chambre avec une tenue simple et facile à enfiler, mais elle était [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] cette fois. Où était passé Christophe ?



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MessageSujet: Re: Wellington me voilà ! ( PV Nina) Lun 5 Juin - 12:50

Tout le monde aimait se trouver ds excuses, ces grands arbres pour se cacher au monde. En trouver pour les autres était un moyen de s'attirer leurs sympathies, il ne le savait que trop bien. Quand son frère avait fait une bêtise, il l'avait toujours couvert, voire même recouvert. Il avait eu ses bonnes grâces. Le monde marche avec des excuses, tous ces mots qui nous temporisent. C'était du moins ce que s'imaginait Christophe derrière ses sourires charmants. Il fit mine de souffler, comme soulager qu'elle ne se donne pas ainsi en spectacle pour tous. Dans un sens, il en valait mieux pour elle. S'il pouvait détecter certaines attitudes à adopter, il n'était pas le meilleur en empathie, même si observer lui sauvait souvent la mise. Il vivait de déductions qu'il se faisait d'un sujet A à un sujet B.

Les lèvres de Nina se plissaient sans se froncer comme si tout comme lui elle voulait garder son sourire. Elle répondait au même besoin que lui et c'était légitime : elle voulait être la plus présentable possible. Christophe avait enfin saisi ce qui se cachait derrière cette expression étrange qu'il ne saisissait pas dans sa totalité. Son intuition de joueur lui disait de s'engouffrer dans la faille à pieds joints, mais son instinct lui commanda de demeurer aussi calme et détendu qu'il avait toujours été depuis son entrée. C'était presque un réflexe. Dès qu'il comprenait le fonctionnement d'une personne, il avait toujours envie de tester, d'en profiter.


" Vous m'étonnez, je croyais que ce... détail n'avait pas d'importance à vos yeux." Christophe avait saisi de ses doigts fins la manche large dépassant le long de son bras gauche sans cherché à la garder davantage. " Je n'ai jamais eu une entrée pareille, je vais m'en souvenir. Je pense que parler d'un élément gênant aide à mieux l'accepter, ne croyez-vous pas ? "

Psychologie à deux dollars. Les gens aimaient cela aussi : se sentir compris ou de connivence. Christophe n'avait toujours pas compris en quoi se trouver deux dans un un naufrage le rendait moins pénible, mais de toute évidence, les gens appréciaient. Les mêmes recettes marchaient partout. L'ennui s'insinuait si vite dans sa vie, il était présent dans chacune de ses déductions. Christophe portait un intérêt dans toutes ces analyses, mais il finissait toujours déçu d'avoir trouvé. Il avait presque sur les lèvres " il ne s'agissait que de cela", mais il ne le disait pas. Dès cet instant, toute sa façade tombait et le piège se refermait. L'ennui était son pire démon, celui qui réveillait un bien plus grand sommeillant en lui.

"Je vous en prie pour le compliment, au moins vous n'avez pas un de ces peignoirs hideux. Vous savez ceux que l'on cache dans les salles de bain tout fleuris. Ils ressemblent à des rideaux d'un autre âge"

Christophe modélisait le goût comme un sculpteur le ferait de son oeuvre. La vie était simple : il y avait ce qui se faisait et... ce qui ne se faisait pas. Il se mit à sourire faussement en songeant que oui elle aurait pu être bien plus moche dans un de ces rideaux puants. A ses yeux, la rencontre démarrait plutôt bien. Il ne s'était pas amusé sur des détails dans d'autres visites bien de trop formelles. Certaines personnes s'étaient même documentées sur internet sur lui. Il en était sorti des feuilles sur la famille De Liederkerke, qui certes avaient fait sa fierté quand il sentait qu'on lui recrachait tout wikipédia au visage, mais qui manquait vraiment de savoir-vivre. Venait-il pour un cours d'histoire ? Non. Nina le prenait le plus simplement du monde tout en rebondissant à ses propos. Même si comme toute personne sensée, elle était gênée, elle le montrait de façon admirable voire même un peu comique. Il se plaisait à rester dans la même pièce qu'elle. Ses mains croisées étaient toujours dans son dos, son regard allait partout où il pouvait se poser tout en continuant cette intrigante discussion.

" Votre pièce témoigne de vos voyages. Il ne manquerait plus que quelques parfums, nous serions transportés. J'apprécie beaucoup. Je comprends bien que votre organisation ne devait pas être des plus évidentes. Où êtes-vous allée ? "

Ah le mot organisation, ce mot écrit en lettres d'or dans le cerveau de Christophe. Elle avait dû être aussi gravée sur son berceau. Ce mot dictait sa vie, il n'arrivait pas à vivre dans la spontanéité, même s'il tentait de faire passer ce qu'il faisait par des désirs spontanés. La surprise pouvait perturber toute une organisation, il la bannissait naturellement. Tout était toujours tiré à quatre épingles tout comme sa chemise blanche sans pli, son col bien plié autour de son cou. Il finit par retirer sa veste pour la porter à la main. Comme la température était plutôt élevées, il craignait la transpiration. Christophe étudiait le terrain comme un explorateur, il explorait les pièces en souriant en demandant les dates de construction, de rénovation, si l'installation électrique était aux normes, l'installation d'eau.

" Bien sûr, j'accepte de rester un peu plus longtemps. Cela peut m'aider à faire un choix. Si en plus, je ne suis pas le seul sur l'affaire... je vais devoir prendre une décision rapidement."

Tout lui semblait très correct, voire même à son goût. Il remit ses boutons à sa manchettes tout en écoutant un peu le train de vie de sa future colocataire.

" Des liens forts. Voilà qui est bien. Je ne suis pas fêtard non plus, je suis même du genre à travailler très tard le soir. J'ai suivi des études dans le commerce, à présent j'aide des entreprises dans les gestions de leur argent notamment. Et vous-même que faites-vous ? Avez-vous des passions ? "

Vous avez deviné l'appartement lui plaisait. A présent, il s'intéressait à sa capacité d'entente avec cette personne. Son regard n'était pas hautain, il veillait à conserver un côté humble.

" Beaucoup vous dites... je sens que vous allez devoir annuler celui de cette après-midi. Je ne pense pas l'autoriser à me le prendre. "

Une belle façon de dire c'est à moi version Christophe. Il tenait à montrer que il s'était déjà fait une idée sur ce lieu. Son visage se réadressa à elle.

" Tout va dépendre de vous par la suite. J'aurais eu le privilège donc de vous voir dans la tenue du matin classique. J'aurais presque envie de déguster un bon thé, si vous avez. "

Par la suite, il découvrait d'autres espaces avec la possibilité de les aménager ensemble. L'idée lui plaisait beaucoup. Christophe hocha la tête en disant un simple " je vous soumettrai mes idées avec plaisir" et pour une fois ce qu'il disait était tout à fait vrai. Il aimait tout ce qui était décoration intérieure. Il explora la chambre en particulier les placards pour vérifier qu'ils étaient tous en bon état. Nina était partie se changer, il se demandait quelle serait sa tenue.? C'était un peu comme un défilé de mode. Son peignoir était loin d'être laid, bien au contraire. Il avait fait rapidement le tour de sa chambre et était revenu dans le salon. Cette pièce était vraiment magique avec sa décoration qui faisait voyager dans le passé et ce panorama qui faisait planer dans le présent. Oui, il était tombé amoureux de cet espace. Comme il avait soulevé l'idée de prendre un thé, il sortit de son sac un petit assortiment de gâteaux. Christophe avait pour habitude de toujours emmené un cadeau dès qu'on le recevait, surtout s'il avait passé un bon moment. Il était donc sur la table de la cuisine. Nina pouvait le chercher qu'il n'en avait pas conscience.

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MessageSujet: Re: Wellington me voilà ! ( PV Nina) Lun 5 Juin - 14:07


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Wellington me voilà
f e a t ; Christophe de Liederkerke

Nina aimait prendre soin d'elle. Depuis toute petite, elle et sa maman passait du temps à la présenter. Il faut dire qu'Agnès était en adoration totale devant sa petite fille. Lorsqu'elle avait su qu'elle attendait une petite fille, Agnès avait sauté de joie. Elle se voyait déjà avoir une jolie petite fille, passer son temps à la coiffer, à prendre des bains avec elle pour partager cet amour qu'elle avait de la détente, et l'habiller de manière élégante. Gagnant beaucoup d'argent, Agnès n'avait pas hésité à claquer tout son salaire dans des habits pour enfant. Elle avait aussi éduquée Nina à s'habiller correctement et à prendre soin d'elle. Chose que la demoiselle avait donc toujours fait. Les produits de beauté et les accessoires de bain s'entassaient dans la salle de bain, preuve de l'intérêt qu'elle portait à l'apparence et du temps qu'elle pouvait y passer par simple plaisir. La demoiselle était capable de passer des heures à se pomponner. Jamais elle n'utilisait beaucoup de maquillage, elle faisait principalement des soins qu'elle avait appris à fabriquer elle même pendant ses voyages. A chaque visite d'un pays, elle apprenait une nouvelle méthode pour prendre soin de sa peau, de ses cheveux ou même de ses ongles. Elle aimait prendre soin d'elle depuis longtemps. A l'adolescence, c'était une technique qu'elle avait prise pour pallier à son manque de féminité. Son corps était long et sans vraiment de formes, ce qui lui avait posé problème. Ainsi, elle avait aussi eut l'originalité de tester tous les styles vestimentaires possibles et imaginables. Les périodes étaient plus ou moins longues et faisaient rager Agnès qui voyait sa fille se teindre les cheveux de toutes les couleurs. Depuis quelques années, Nina était beaucoup plus calme qu'avant. Elle adoptait maintenant un style simple, classique, et épuré. Une légèreté de féminité, et la voilà présentable sans trop en imposer. Elle n'utilisait ses atouts de séduction que lorsqu'elle sortait dans le but de rentrer avec quelqu'un le soir. Sinon, elle était plutôt simple et détendue. De là à dire qu'elle ne portait pas d'importance à son apparence, c'était un peu vexant.

« Si, si... C'est important pour moi. Mais au vu de la situation, je préfère faire ainsi, et passer à autre chose. » expliqua-t-elle doucement, en souriant toujours « Vous avez certainement raison, c'est pour cela que vous poser ces questions ? Si c'est le cas, je suis contente si ça vous aide à vous sentir plus à l'aise ici. Et je suis aussi bien contente de ne pas passer pour une grand mère à vos yeux en ne portant pas les rideaux de ma salle de bain sur le dos ! »

A coup d'humour et d'ironie, Nina tentait de défaire la gêne avec lui, de passer à autre chose et de le faire entrer dans des sujets de conversations plus intime. Ainsi, ils pouvaient aussi apprendre à se connaitre. Car c'était le but un peu ici, déceler un maximum d'éléments pour savoir si oui ou non cette personne pouvait vivre avec nous en colocation. Christophe n'avait pas l'air méchant de premier abord. Simplement, il paraissait très droit, organisé et strict. C'était un peu ce qui faisait peur à Nina, qui elle était totalement libertaire. La liberté était sa raison de vivre et son mode de vie, elle faisait ce qu'elle voulait quand elle le voulait, ne suivant que ses envies. Nina n'avait pas beaucoup de contraintes, si ce n'est les formations qu'elle prenait. Sa mère n'était pas regardante sur les dépenses et la demoiselle tendait à s'autonomiser. Ainsi donc, avoir quelqu'un de stricte, de regardant et peut être même qui imposerait un rythme de vie à la maison, c'était gênant pour la demoiselle. Elle était d'accord pour qu'ils partagent du temps ensemble, mais elle ne serait pas gênée si ce n'était pas régulièrement ou instauré. Nina verrait si elle aurait envie de rester longtemps avec lui ou non. Pour l'instant cet élément la dérangeait. Elle le regardait plus en détail et remarquait la manière qu'il avait de bouger, de se présenter, de parler. C'était très contenu. Elle espérait qu'il se détendrait.

Une chose était sûre, c'est que la visite se passait bien. L'appartement semblait correspondre à ses attentes, il appréciait la vue au même titre qu'elle et la décoration ne le gênait pas trop. Aucune remarque n'était sortie, la demoiselle se complimentait de son bon goût. Ce fut d'ailleurs le prochain sujet de conversation mis en route : la décoration des pièces. Les objets venaient des quatre coin du monde. Amérique Latine, Asie, Europe, Nina avait pas mal visité. Elle ramenait toujours un petit quelque chose et disposait d'une carte et de carnets de voyages dans sa chambre. C'était sa fierté.

« Je suis du même avis. J'ai ramené de l’encens du Japon dernièrement... Si vous apprécier, je pourrais en faire brûler un peu. Mais vraiment un tout petit peu, car il prend au nez. »

Nina suivait le jeune homme dans la pièce, elle le renseignait sur tout. L'immeuble avait été rénové depuis moins de dix ans et il était très bien entretenu. Un agent de ménage venait s'occuper de l'appartement et du ménage toute les semaines à des horaires très précis. C'était un nettoyage de fond. Le reste était à la charge des propriétaires. Avec un loyer, Nina allait apprécier avoir un peu plus d'argent, elle allait investir dans l'élaboration d'un appartement pour deux personnes, faire des travaux d'aménagement pour que l'autre se sente chez lui.

« Je reviens d’Australie. Je ne suis pas allée très loin, ce n'était pas long, mais c'était de la marche assez intensive et j'ai pris mes premiers cours de surf ! Aimez vous voyager ? »

Nina s'intéressait un peu à lui, elle se disait qu'elle pourrait lui conseiller des choses à voir à Wellington et dans les alentours s'il le souhaitait. La demoiselle proposait à Christophe de rester un peu plus longtemps, elle était contente qu'il accepte. Ainsi, elle pourrait se rendre compte de quelques uns de ses traits de caractère et voir comment se passerait le feeling. Elle hocha la tête doucement.

« Aucun problème, la prochaine visite est à quatorze heure, cela vous laisse du temps. »

Ensuite vient les questions sur le voisinage, toutes aussi importantes. L'immeuble étant de haut standing, la demoiselle n'avait jamais eu de problème avec ses voisins. Il y avait quelques rencontres organisées de temps à autre, les gens étaient polis et courtois. Nina ne demandait pas plus.

« Le voisinage est sympathique, vous verrez. j'habite ici depuis quatre ans et je n'ai jamais eu le moindre problème. » Elle se redressa et le suivit en répondant à ses demandes « Oh, en commerce ? Vous avez trouvé facilement du travail à Wellington ? Je suis actuellement en formation, j'en essaie beaucoup pour me donner une idée de ce que j'ai vraiment envie de faire, et aussi pour assurer à ma mère que je suis active. A côté, je dessine un peu, je voyage beaucoup, et je travaille dans une agence de mode. Je ne sers que de petit modèle, mais c'est utile pour obtenir de l'argent de poche et monter des projets. La pièce que je cède pour la colocation était mon atelier. »

Nina fut ensuite surprise d'entendre Christophe déjà imposer sa candidature pour l'appartement, elle eut un petit sourire spontané de joie. Dès la première visite, son bien plaisait. C'était appréciable. Il l'avait dit d'une façon très amusante. La demoiselle hocha la tête.

« Je vous en prie, finissez la visite. Il faut vraiment que l'appartement vous plaise, vous n'avez pas encore vu la pièce la plus importante pour vous : votre chambre. » la demoiselle le laissa s'installer et partit se changer en hochant la tête « Aucun problème pour le thé, je vous en ferais goûter un. »

La demoiselle fila dans sa chambre pour se changer, elle ne prit pas le temps de mettre de chaussure. Elle préféra remettre ses cheveux en place. Quand elle sortit, elle fit le tour de l'étage à la recherche de son invité. Ne le trouvant pas, elle descendit. Elle le trouva dans le salon.

« Vous êtes déjà redescendu ? » demanda-t-elle « Vous avez déjà fini la visite ? »

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MessageSujet: Re: Wellington me voilà ! ( PV Nina) Lun 5 Juin - 18:23

Christophe aimait ses réponses délicates à son oreille, il se sentait un peu chez lui. Elle faisait des efforts pour avoir cet effet. Elle était bien loin d'une mamie qui avancerait le dos courbé. Christophe ne pouvait s'empêcher de regarder son visage long aux contours si harmonieux. Ses joues n'étaient ni creuses ni rebondies, elles étaient celles qui vous donnent envie de les caresser juste pour suivre les courbures douces et harmonieuses. Oh oui, elle était vraiment loin d'une peau ridée ayant vue passée les années. Sa peau à elle n'avait aucun défaut. Il se demandait si elle lui faisait des soins pour avoir une qualité pareille. Nina avait la silhouette aussi fine que son visage, elle aurait pu porter n'importe quel habit dans le fond. Ce peignoir changeait tout de même des choses : il dénotait un peu. Elle lui fit remarquer l'attention qu'elle portait tout de même à son physique, il était sans doute allé trop loin. La jeune femme avait vraiment un côté très délicat.

" Je m'excuse si j'ai pu vous heurter, ce n'était pas mon but. Vous êtes bien loin d'une quinquagénaire, je vous rassure. Voyez, je n'avais même pas vu votre gêne. Enfin pas autant que vous me l'évoquez. "

Une fois coiffée, elle devait être bien plus belle. Il ne fallait pas se mentir. Elle lui proposa de l'encens. Christophe était un fervent adepte de ces senteurs qui offrait un goût d'ailleurs.


" Allons y, partons au Japon dans ce cas. Montrez moi cette senteur, je vous prie" sourit-il en s'asseyant un peu pour contempler encore cette pièce. De son côté, il n'avait absolument rien ramené. Au début, il n'avait pas été très tranquille. Sa filature avait pu être organisée. Christophe se calma au fur et à mesure qu'il s'éloignait de l'Italie. l'ombre s'éloignait de sa route tandis qu'il se rapprochait de plus en plus de ce soleil australien. Nina ne le laissait pas dans le vide, elle répondait à toutes ces questions, même les plus précises. Plus il avait de réponses, plus il semblait satisfait. Ce logement lui plaisait vraiment de plus en plus. Il n'avait pas vraiment fait le ménage depuis des années. Je vous laisse imaginer son soulagement de savoir qu'il n'avait pas trop à s'en soucier. Christophe laissait rarement des tâches derrière lui, mais il était d'un tel perfectionnisme qu'il était rassuré de ce travail de fond.

" Les voyages nous offrent de nombreuses images, cest bien agréable, je trouve. J'ai surtout voyagé à travers l'Europe. Je connais peu la Nouvelle Zélande et peu l'Océanie... mais ça ne m'en laisse que davantage à découvrir. De votre côté, vous êtes allé en Australie ? Vous avez dû avoir des sensations grisantes, j'imagine assez. "

Il se voyait assez mal tenir debout, mais elle devait avoir eu une de ces élégances sur ces planches. Le vent dans le visage n'était pas son fort, mais ce devait être assez revigorant. L'heure de la prochaine visite n'était vraiment qu'en après-midi. Christophe lui évoqua également la position du quartier. Le quartier était très actif, ce qui convenait à notre homme. Il devait exercer auprès des entreprises, c'était bien le terrain idéal. Christophe lui démontrait là toute sa motivation. Pas de problème depuis quatre ans avec ce voisinage-là, voilà qui inspirait confiance. L'air embaumait l'encens. Christophe le respira à pleine bouffée en lui disant avec un sourire satisfait qu'il était divin. Lorsqu'il était satisfait, il ne lésinait pas sur les adjectifs. De toute façon, s'il voulait se montrer convainquant, avait-il le choix ? Il voulait que cette chambre soit à lui. Plus la conversation avançait plus il avait confiance, plus il était prêt à s'investir et optionnellement à tout faire pour que les autres ne l'aient pas.


" Vous menez une vie active, Nina, vous ne devez pas vous ennuyer. Il vous arrive donc de partir à certains moments ? Vous partez pour de lointaines destinations ou vous avez vos destinations régulières ? Vous savez que j'exerce actuellement un métier de couturier, je serai honoré de discuter de mode avec vous. Vous avez bien raison de faire ce que vous aimez... je vais vous confier quelque chose... Je suis dans le commerce pour gagner de l'argent, mais ma vraie passion est de créer des vêtements. Je n'ai aucun modèle sur moi actuellement, je n'ai pas mon carnet de croquis. Je crois même que les seuls souvenirs que j'ai rapportés sont ces croquis. L'inspiration en voyage... c'est incomparable. "

Christophe était bien de cet avis, mais il était sûr que ce serait à la hauteur du reste. Une relation de confiance s'était un peu forgée à grand renfort de questions, il aurait bien été incapable d'en estimer le nombre. Il était vraiment chouchouté ici. Ce n'était pas son but. S'il avait quitté le foyer familial, ce n'était pas pour retrouver quelqu'un à ses basques. Nina réagissait en hôte exemplaire, c'était plutôt ce modèle ci. Elle se comportait avec une convenance qui lui faisait honneur. Une bonne famille avait dû bien l'éduquer pour un tel savoir-vivre. Il ne resta pas très longtemps à l'étage et préféra retourner dans la salle de vie commune. A son tour, il l’accueilla avec tous les hionneurs. En plus, ses vêtements la rendaient très gracieuse, il n'avait aucun mal à lui sourire.

" Oui, je réitère ma demande, pouvez vous me le céder ? Il est parfait. Vraiment cette pièce est formidable. Il faudra bien sûr que j'aménage ma chambre, mais j'avais hâte de retourner ici. Sinon pour le bureau.. si vous voulez de mes propositions, je vous en donnerai avec joie"

Alors qu'il s'était assis, il se releva de nouveau pour aller lui tendre la main.

"Alors, marché conclu Nina ? "

Christophe revenait sur leur présentation du début, à présent il la nommait par son prénom. Si elle acceptait et qu'il devait partager avec elle son espace, il pouvait effectivement se permettre cette familiarité.

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MessageSujet: Re: Wellington me voilà ! ( PV Nina) Mar 6 Juin - 1:14


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Wellington me voilà
f e a t ; Christophe de Liederkerke

Une professionnelle du camouflage, voilà ce qu'était Nina à force de faire en sorte que les autres ne soient pas gênés par ce qu'elle est. Enfin c'est une manière bien sombre de dire qu'elle aimait accueillir l'autre comme il se doit et lancer une ambiance confortable dans les discussions qu'elle entreprenait. Dans tous les cas, cette situation n'était qu'un mauvais moment à passer, rien de plus. Dans quelques temps, la demoiselle en rigolerai. Elle avait d'ailleurs hâte de parler de cela avec son grand confidant : son grand frère. Il n'allait pas être déçu de l'histoire, une belle comme il les aime. Depuis le nombre d'année qu'il la côtoie, il avait bien comprit que Nina était naturelle au possible, et maladroite, tête en l'air... c'était son côté attachant aussi.

Nina ne sentait pas trop les regarde de Christophe sur elle, ils n'étaient pas très insistants et ne s'éternisait pas à des endroits gênant. Elle se doutait cependant bien qu'il avait du la dévisager de la tête au pied. Qui ne l'aurait pas fait ? Même elle aurait mater la nana qui se présenterait ainsi à elle. Elle ne pouvait pas lui en vouloir, elle le trouvait respectueux de sa personne et de la situation. Ils semblaient tous deux s'accorder sur la gêne vécue et l'extériorisaient enfin. Nina secoua légèrement la tête une fois qu'il eut fini sa tirade sur la gêne. Maintenant elle avait le sentiment que tout était réglé, qu'il n'y avait plus de quoi argumenter. Elle n'insista donc pas sur le sujet et changea pour parler de cet encens qu'elle avait trouvé au Japon. Dernièrement, avec un simple sac à dos, Nina avait entreprit un voyage au Japon. Elle y était déjà allée mais n'avait pas eu l'occasion de visiter certaines îles qui l'intéressaient depuis des années. Des que l'occasion se présenta, la jeune femme sauta dans un avion et se débrouilla pour vivre chez l'habitant, partageant ainsi de belles cultures. Une vielle dame l'accompagna dans un marché, un jour, pour lui faire sentir et acheter cet encens. Jamais Nina n'en avait connu du si puissant. Elle en acheta quelques uns et se disait qu'elle reviendrait pour se réapprovisionner. En attendant, le bâtonnet brûlait doucement en dégageant une odeur agréable. Christophe avait l'air d'aimer, c'était une bonne chose. L'air de l'appartement était souvent accompagné d'une odeur, Nina adorait la parfumer avec des diffuseurs ou de l'encen. C'était important que la personne qu'elle incite à habiter avec elle apprécie cela.

Si de prime abord elle ne pensait pas avoir beaucoup de point commun avec ce jeune homme, plus le temps passait et les conversations défilaient, plus elle se sentait à l'aise. Une mien se créait petit à petit maintenant qu'ils étaient les deux l'un en face de l'autre. Christophe paraissait très éduqué et discipline. Il était aussi très poli et donc installait une ambiance peu détendue. C'était totalement l'inverse de Nina qui elle souhaitait qu'ils se sentent à l'aise et qu'il n'y ait pas de chichis entre eux. Il n'en tiendrait qu'à elle, ils se tutoierais déjà. Malheureusement, ce n'était pas encore le cas.

« Je suis contente que vous appréciez l'encens, j'en fais souvent à la maison, j'aime que l'odeur s'imprègne dans le maison et qu'elle reste un moment dans nos narines. Celui ci est très puissant. Lorsque je le mets, l'odeur va parfois jusque dans mon placard de chambre. Je l'ai acheté au Japon, à un stand de marché qui ne payait pas de mine. Comme quoi on ne peut pas toujours se fier aux apparences ! »

Pour Nina il n'y avait pas de petits voyages. Ainsi, elle était toujours intéressée lorsqu'elle entendait parler quelqu'un de ses aventures. Celle de Christophe l'intéressaient. Il avait donc parcouru l'Europe ? Très intéressant.

« Oh l'Europe, c'est si beau. Où êtes vous allez ? » demanda t elle curieuse « Vous verrez, l'Océanie, c'est vraiment très joli. Je pourrais vous montrer deux ou trois trucs. Et Oui l'Australie est vraiment intéressante, je vous montrerai des photographie si vous le souhaitez ! Je pars assez régulièrement, oui, mais je vous préviendrais à chaque départ et serait toujours joignable si la est votre inquiétude. »

Le partage était aussi une chose très importante pour Nina, elle aimait montrer ses photos et qu'on les critiques ou les apprécie. Dans tous les cas pour elle c'était une belle expérience qu'elle immortalisait. Ces expériences la remplissaient plus que toutes les formations qu'elle avait pu faire. Nina fut assez surprise de la réaction de Christophe. Était-ce une blague ou alors lui aussi cherchait à vivre ses rêves difficilement ? Le regard de Nina s'illumina spontanément et elle hocha la tête._

« Avec plaisir ! J'aurai pu deviner que vous vous intéressiez à la mode, vous etre très propre sur vous même et avez l'air de prendre soin de vous. Ce style vous va très bien en plus. Pourrais je voir vos croquis ? Si vous vous décidez à habiter ici, il faudrait bien aménager votre chambre. Vous allez voir la pièce est grande ! »

Et le demoiselle s’éclipsa pour se changer pour ensuite le retrouver en bas, étonnée qu'il ne reste pas plus longtemps. Il s'explique rapidement sur cette pratique en expliquant que la pièce à vivre était agréable. Nina ne le comprenait que trop bien. Nina lui adressa un grand sourire en venant jusqu'à lui.

« Je suis contente que vous appréciez cette pice, c'est la raison pour laquelle j'ai choisi ce lieu de vie... je suis tombée amoureuse de la vue et de l'ambiance. » elle luinprit la main pour la serrer « Si vous êtes sur de vous, c'est un marché conclu ! Il ne reste alors plus qu'à s'entendre sur les règles de vie et discuter de ce que nous pouvons faire à la place du bureau. Car j'insiste je veux votre avis puisque ce sera une pièce partagée. Habitant seule depuis un moment maintenant je me suis bien approprié les lieux. Je suppose qu'un nouvel arrivant voudra se sentir chez lui. D'ailleurs, j'avais une question, d'où venez vous ? C'est une simple curiosité, votre nom sonne francophone... je me trompe peut être je n'ai pas pratiqué depuis de nombreuses années. Ma mère est française, elle vit à Londres depuis qu'elle est adolescente, je connais un peûla langue française du coup. »

Nina lui présenta une chaise pour s'asseoir et apporta de quoi faire du thé, elle lui fit sentir les paquets tout en écoutant ses réponses et continuant la discussion. Elle s'installa ensuite face à lui pour discuter tranquillement. Elle aimait bien l'échange qu'ils avaient. Et puis, en continuant de discuter, il pouvait lui poser des questions. Faire connaissance. Maintenant tout était en place et correct.


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Dernière édition par Nina E. Perkins le Lun 12 Juin - 22:06, édité 2 fois
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Wellington me voilà ! ( PV Nina)

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