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 Wellington me voilà ! ( PV Nina)

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MessageSujet: Re: Wellington me voilà ! ( PV Nina) Mer 7 Juin - 1:32

Ne pas se fier aux apparences, tiens donc, oui elle n'avait pas tord. Christophe regardait tout autour de lui et à l'image de l'encens qui imprégnait l'air, il tentait de se fondre dans ce nouvel univers. L'odeur ne ressemblait pas à du thé, elle lui évoquait même pas une fleur, mais plutôt et c'était bien étrange une odeur d'un bois particulier comme s'il se trouvait au milieu d'une pinède.

" J'ouvrirai alors les placards si je veux encore avoir cette odeur" Christophe était bien curieux de savoir la puissance de ce petit bâtonnet bleu. La combustion était lente. Le bâtonnet avait tout juste pris, la fumée dégageait un léger tracé et pourtant son odeur était présente. Elizabeth n'avait pas tord, en voilà un encens plein de panache. Les volutes donnaient à la pièce une bien autre couleur. Les yeux d'Elizabeth en avaient fait de même. Il lui avait suffit de parler de voyage pour que aussitôt ils s'allument sur un même élan.

" Grèce, Royaume-Unis, Espagne... et italie surtout. J'y ai habité quatre ans, je logeais non loin d'un quartier historique, bien moins moderne que le centre de Wellington. Je veux bien consulter vos photographies." L'idée de pouvoir disposer d'un espace aussi grand pour lui tout seul lui faisait très plaisir. Il se voyait allongé sur l'un de ses fauteuils la grande baie ouverte à contempler tout ce monde en contrebas. Le sujet de la mode la passionna. Christophe lui évoqua quelques destinations qui lui avaient donné de l'inspiration. il était bien sûr d'accord pour lui montrer ses idées. Par ces temps ensoleillés, il réfléchissait à des tenues légères pour résister à la transpiration, mais aussi conserver une certaine élégance. Il n'était pas le premier sur cette idée. Il voulait utiliser de l'élasthane pour s'adapter aux mouvements tout en laissant aux fibres la possibilité d'évacuer la transpiration. Le tissu s'accompagnerait de petits boutons décoratifs vers le col pour ornait un vêtement à priori simple vers un vêtement plus délicat.

" Et sur les manches une légère voilure. Elle serait juste vers la fin, vous voyez la manche se scinderait en deux et se finirait par du tissu encore plus léger.

Des compliments sur sa tenue lui furent donnés. Au moins;, il incarnait bien son idéal d'élégance et de maintien. Il en était si fier. La fierté de Nina allait vers cette pièce qui l'avait motivé dans son achat. Elle faisait l'éloge tout comme Christophe de ce lieu. Ils allaient pouvoir la partager dans ce cas. Leur pièce de vie sonnait vraiment comme une pièce de partage, où chacun se retrouvait. Même s'il avait du mal à partager, il était prêt à faire des efforts. Le jeu en valait la chandelle. Qui plus est, elle était francophone. Son visage s'illumina alors qu'il se mit à lui parler français, il laissait derrière lui la langue anglaise. Son accent français était meilleur que l'anglais. Ses "ou" était bien plus ternes qu'un vrai natif, mais son ton n'était pas détestable non plus.

" Je suis né en Belgique, à Bruxelles. Vous êtes anglaise ? "

Volontairement, il n'avait pas cherché à faire des phrases compliquées, plus à lui faire un clin d'oeil discret. Si jamais elle désirait parler français, c'était tout à fait possible.


" Je parle plusieurs langues" continua t-il dans sa langue maternelle.

Une fois la petite démonstration passée, il voulait revenir sur un point qu'elle avait précédemment évoqué. Il retrouva à nouveau cette bonne langue anglaise et se mit plus à son aise dans son siège.


" Vous avez dû me trouver exigeant avec toutes mes questions, à présent j'écoute vos exigences sur ce logement. "
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MessageSujet: Re: Wellington me voilà ! ( PV Nina) Sam 10 Juin - 0:50


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Wellington me voilà
f e a t ; Christophe de Liederkerke

L'appartement plaisait, l'odeur plaisait, il n'y avait décidément que la présentation de la propriétaire du logement qui ne plaisait pas. Et encore, Nina n'était même pas certaine de cela. A vrai dire, si un froid avait pu être senti au début de la rencontre, il tentait à s'effacer pour laisser place à une certaine chaleur, une complicité. Nina était très contente de ce fait. La demoiselle avait prit place pour profiter de l'odeur de l'encens, si prenant. Christophe avait l'air d'apprécier l'odeur et de retenir déjà les lieux où il pourrait se servir.

Lorsque Nina voyageait, elle ramenait toujours des bricoles chez elles. L'encens n'était pas économisé, bien qu'il vienne de loin, car la demoiselle savait déjà qu'elle retournerait en chercher dans ce fameux marché. Elle en profiterai aussi pour rendre visite à ce couple de retraité qu'elle avait fortement apprécié. Aussi, elle aurait certainement l'occasion d'en racheter ailleurs, dans un autre pays que le Japon, et de découvrir un nouvel sorte d'encens. Les souvenirs qu'elle rapportait qui n'étaient pas immortels étaient sagement photographié. Elle indiquait aussi, le plus sérieusement du monde, l'endroit où elle l'avait acheté lors de son périple dans un carnet qu'elle consacrait à chaque voyage. Le bonheur de voyager seule, c'est qu'elle trouvait toujours du temps pour écrire, mettre en mots ses écrits et indiquer tous ces trajets de manières plus ou moins précises. Ses comptes rendus de voyage étaient si biens organisés et illustrés qu'on comprenait aisément le temps qu'elle mettait à les réaliser. C'était un petit plaisir qui n'avait pas d'égal pour la jeune femme. Les jours qui suivaient ses voyages étaient remplis d'impatience : l'impatience de rentrer chez soi, de prendre un thé et de s'installer en terrasse ou au chaud chez soi et de rédiger calmement ces quelques mots. Nina adorait cela.

« Oui, il ne faudra pas hésiter à se servir... Les placards regorgent de surprises dont il ne faut pas hésité à consommer... Je ramène toujours trop de choses... »

La demoiselle s’installa autour d'une table avec son invité pour parler de choses et d'autres. En effet, au vu de leur future colocation, car il semblait très intéressé, il fallait qu'ils apprennent à se connaitre un tant soi peu et qu'ils discutent des règles de vie pour que chacun soi respecté ici. Ils commencèrent par se présenter plus personnellement, montrer leurs œuvres et des passion communes. Nina appréciait être avec quelqu'un qui s'intéressait à la mode. Bien qu'elle ne soit pas une grande mannequin, la demoiselle s'intéressait aux modes et aux nouveautés, elle aimait donc assez en parler. L'idée qu'il ait aussi fait un peu le tour de l'Europe l'intéressait aussi grandement, mais la demoiselle n'avait pas intervenu Christophe dans son élan. Il avait l'air tellement bien parti pour se présenter, lui et ses passions, qu'elle n'osa pas l'interrompre pendant toute la présentation de son vêtement. Elle trouva l'approche très pertinente et hochait la tête doucement en observant ses dessins. Elle les trouvaient fins, sérieux et appliqués. Peut être des traits de caractère qui représentaient le jeune homme que Nina avait en face d'elle ? C'était rassurant pour la colocation en tout cas, elle n'en était que plus ravie.

« J'aime beaucoup vos dessins. Je dessine un peu moi aussi, en simple amatrice. Mais je pense avoir un regard assez juste sur vos dessins, ils sont fins et agréables à regarder. Et puis, concernant les vêtements, je comprends que vous recherchez quelque chose de pratique à porter et d'élégant ? Très bonne idée. Les japonais sont très forts en la matière, je pourrais vous montrer ce que j'ai découverts. J'ai été étonnée parla technicité de leurs vêtements.
»


Nina buvait son thé tranquillement à ses côtés en continuant d'échanger, plus sur l'origine du jeune homme à présent. A croire qu'ils avaient tout de même quelques points communs ! Un nouveau se dessinait : la francophonie. Nina n'était pas experte du français, elle maîtrisait un peu. Sa mère ne cessait de lui dire qu'elle faisait toujours les mêmes fautes stupides et qu'elle ne s'améliorait pas. Elle passait outre ces commentaires désagréables.

« La Belgique.... Vers.... La France et le Neerthland... mince.... Pays de Galles ? Non.... Pays Bas, c'est ça ? » dit elle dans un anglais accompagné d'un bel accent anglophone « Mon français est assez... moyen,
je crois que c'est comme ça qu'on dit, c'est moyen. Mais je peux parler dans d'autre langues aussi ! Que connais...ssez vous ?
»


Un petit interlude d'échange linguistique était toujours agréable. Christophe s'avérait être un homme agréable et cultivé. Il devait bien parler italien puisqu'il avait vécu quelques années là-bas, de ce qu'elle avait vaguement comprit. Viens ensuite la question du logement et des exigeance de Nina. La demoiselle hocha la tête et reprit un bon anglais.

« Alors oui, j'ai des exigences, mais je pense que c'est aussi votre cas. Du coup, il est préférable que nous nous entendions sur la base : comment faire pour la nourriture ? Je propose un budget commun par mois : chacun met la même somme pour faire des courses et achète ce qui est nécessaire pour la maison en générale. Ensuite, chacun achète ses produits de son côté.» Commença-t-elle. « Ce ne sont que des détails, mais je pense que c'est important pour que nous nous sentions chez nous. Ainsi, aussi, je pense qu'il est tout à fait possible d'inviter des personnes ici avec l'accord de l'autre si les invités doivent rester en soirée. De façon à ne pas se déranger entre nous avec le bruit ou les nuisances quelconques. Ensuite, pour ce qui est de la fréquentation des lieu, pourquoi ne pas se tenir au courant de nos emplois du temps respectifs pour essayer d'avoir un petit quotidien ? Juste une conversation dans la journée ou quoi. J'aimerai bien une vraie colocation. C'est ce que je redoute le plus. »

Nina faisait certainement un speech pour pas grand chose, mais c'était important pour elle de tout préciser. Étant donné qu'elle allait vivre avec un inconnu, elle voulait à la fois se protéger et trouver une manière d'apprendre à la connaitre vraiment. Car tel était le but de sa colocation. Elle voulait partager quelque chose.


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Dernière édition par Nina E. Perkins le Lun 12 Juin - 22:03, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Wellington me voilà ! ( PV Nina) Lun 12 Juin - 0:43

De vrais réservoirs ces placards. Christophe s'imaginait faire ces courses en ouvrant des portes sans savoir ce qui se trouvait derrière. Concept étrange. Il supposait que derrière tout cela résonnait une idée de convivialité et de partage. Il n'en était pas dénua, mais il n'était qu'un inconnu. Il n'allait pas décliner son offre, ce serait être bien rustre à son égard.

" Bien sûr, ils ne sont pas là pour juste être contemplés sous tous les angles. Vous êtes bien bonne, je n'oublierai pas votre offre".

S'il se documentait bien, il pourrait même revendre plus cher. Certaines denrées avaient une telle inflation du prix que le consommer serait un acte abject, mieux valait rechercher une petite marge. Il se voyait déjà prendre des petites rations pour prétexter que c'était pour sa consommation personnelle. Son cerveau tournait à nouveau à plein régime. De toute façon qui sait, il dépannerait sûrement des consommateurs à la recherche de produits en vente direct. Ses compliments lui donnaient envie de la faire participer davantage.


" Et moi en retour, vous pourrez les essayer. Si cela vous plaît, vous pourrez me faire un retour. Merci beaucoup pour vos remarques. Je suis d'avis qu'un bel habit doit avant tout être élégant, mais s'il présente un intérêt de plus, il serait acheté par et pour le client. Et tout cela donne un client fidélisé. Voyez je n'ai pas de boutique, mais je pense déjà fidéliser. J'aime bien anticiper, mais là ce n'est pas une loupe que je tiens, mais une longue vue. D'ici que j'obtienne mon magasin, j'aurais au moins plusieurs modèles"

Son français peinait à sortir. Goute après goutte ses paroles s'écoulaient. Il comprit juste qu'elle lui demandait des langues. L'idée de partager les coûts ne lui plaisait pas beaucoup. L'argent n'existait pas pour être partagé. Encore une idée de toutes ces familles modestes qui n'avaient pas compris la faiblesse de leur raisonnement. Christophe en était bien amusé et adossa son menton sur la paume de sa main pour demeurer immobile jusqu'à la fin de ses règles étranges.


" Pouvez-vous m'expliquer plus en détail cette crainte, je vous prie. Vous craignez de perdre votre quotidien ou d'avoir près de vous un homme peu bavard ? En revanche pour les invités, j'ai tout à fait saisi vos propos. Moi-même je ne supporte pas me faire trop envahir. C'est aussi un lieu de repos tout de même."

Et si une de ses conversations était étendue, ce serait le pas de travers qui le ferait chuter. Sans aller jusque là, Christophe avait toujours été adepte des grands espaces.

" Oh, j'allais oublier, vous avez des enfants ? Pour ma part, ce n'est pas encore le cas. J'aime beaucoup la liberté, la tranquillité, même si un peu de vie n'a jamais fait de mal."

Si par vie, il fallait entendre des mioches qui pleuraient, car leurs glaces venaient de se déverser au sol ou parce qu'ils ont sommeil, très peu. Christophe voulait aller au delà de ce ressenti et montrer quel locataire admirable, il serait.


" Et le ménage donc vous m'avez dit qu'il y avait une femme de ménage... Elle est habituée aux locaux, je suppose ? Nous n'aurons donc pas à nous organiser sur ce point-ci."

De ce qu'il avait entendu, les colocations se déroulaient dans cet esprit de partage bien innocent, où personne n'ignoraient dans le fond défendre sa part de steak férocement. Christophe n'était pas très partageur.

" Et pour l'argent.. Mieux vaudrait sans doute alterner les coûts que diviser les dépenses au niveau de la gestion, ce serait sans doute mieux, ne trouvez-vous pas ? "
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MessageSujet: Re: Wellington me voilà ! ( PV Nina) Lun 12 Juin - 1:51


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A vouloir que les personnes se sentent à l'aise, Nina oubliait une fois de plus qu'elle s'adressait à un inconnu, une personne qu'elle ne connaissait pas. Malgré tout, elle s'y engageait entièrement. Voyez comme c'est amusant, cette demoiselle qui se méfie de tout le monde et qui n'accepte que les relations d'un soir était totalement différente actuellement. Le fait que cette colocation soit un enjeux dans sa vie y est pour quelque chose. En effet, la demoiselle mettait sa vie en challenge le temps d'une colocation prise un peu sur un coup de tête : et si elle tombait avec un malade ? Et si elle tombait sur un taré qui allait profiter d'elle encore ? Nina ne voulait pas y penser. Peut être n'y avait-elle pas assez pensé d'ailleurs. En tout cas, à présent, elle ne se doutait de rien. Elle ne connaissait pas cet homme et ne voyait qu'une belle rencontre qui se profilait. Il lui donnait envie de tenter la chose, de tenter la colocation et de voir. Avec ses hauts et ses bas d'ailleurs. Si il était gentil, finalement, c'était très bien parti pour qu'ils s'entendent et que tout se passe au mieux. Nina n'avait actuellement pas de doute, elle ne le voyait pas comme foncièrement méchant.

Il fallait donc qu'il se sente à l'aise. Si Christophe avait le goût pour les choses exotiques, il allait être servi dans cette maison. Elle regorgeait de babioles en tous genres, prêtes à satisfaire des envies de voyages instantanées. Nina vivait sa vie ainsi : lorsqu'elle ne voyageait pas, elle se posait dans sa maison et installait une ambiance qui elle la faisait voyager tranquillement. Elizabeth aimait organiser des soirées à thèmes où elle était la seule participantes. Les meilleures étaient celles dans la salle de bain où elle prenait de longues douches ou de longs bains en suivant un rituel de prise de soins de soi. Elle était assez forte dans le domaine et la douche faisait sauna. Parfait pour se détendre et se prélasser le temps d'une soirée. Peut être ferait-elle ça prochainement.

Une chose était sûre, c'est que la demoiselle s'était plu à parler de mode avec lui. Elle n'avait osé dire qu'elle était elle-même mannequin, car elle n'était pas fière de sa carrière et préférait que cela ne se sache pas. Malgré tout, elle était tenter pour faire des essayages, si elle avait bien compris, c'était ce qu'il lui demandait. Il avait carrière à faire dans le domaine de la mode disait il. Il avait l'air d'avoir déjà réfléchi à ce qu'il souhaitait. Elle trouvait cela très intéressant. De son côté, elle ne pouvait se montrer sous de beaux jours concernant ses formations. Elles étaient ratées volontairement. Nina ne se plaisait pas dans sa formation actuelle, cela avait du se sentir. C'est avec une certaine aisance alors qu'ils échangeaient sur des sujets très variée. La conversation se déroulait bien. Si monsieur jouait la comédie, il la jouait très bien. Tellement bien que notre Nina tombait dans la panneau à coup sûr. Elle s'amusa même à parler le français, chose qu'elle n'avait pas faite depuis des années, si ce n'est plus. Elle ne parlait plus qu'anglais avec sa mère, les seules fois où elle l'avait au téléphone. Enfin, du coup, seule la question de l'argent et des règles avaient l'air de lui poser problème. Une question bien étrange arriva : les enfants. Sur le coup, la demoiselle fut un peu vexée, elle ne comprenait pas trop cette question.

« Des enfants... ? Non. Comme vous l'avez vu, il n'y a que deux chambres ici. Et je ne pensais pas avoir l'âge d'avoir des enfants, je me demande où vous allez chercher cette idée ! »

Nina n'avait jamais eu d'enfants. Elle en voulait certainement mais pas pour l'instant. Et encore, actuellement, elle se voyait plus en adopter qu'en faire avec quelqu'un. Les hommes et les femmes en général, personne n'était vraiment capable d'aimer comme elle elle aimait. A quoi bon se mettre en couple. Cette idée s’enchaîna sur beaucoup d'autres, comme vous pouvez le voir, et des biens plus sombres. La demoiselle reprit le droit chemin pour parler de ses attentes vis à vis de la colocation.

« Donc oui, comme je le disais, ma crainte serait de vivre avec un fantôme. Si nous habitons ensemble, je pense que nous pouvons au moins être courtois l'un envers l'autre, vous ne pensez pas ? Comment envisagiez vous la colocation d'ailleurs ? »

Question intéressante qu'elle aurait certainement du poser dès le début. La demoiselle n'avait pas pensé à cela, à la place, c'est elle qui s'exposait... Encore une fois malheureusement. Il semblait intrigué par l'histoire d'argent, ce qui refroidit un peu notre demoiselle. Elle ne comprenait pas vraiment alors elle s'expliqua.

« Je pense que nous devons nous faire confiance un minimum. Je pensais partager les frais avec mon ou ma future colocataire, mais vous n'êtes pas obligés d'accepter. Je peux très bien voir avec plusieurs personne si quelqu'un correspond vraiment à mes critères de recherche, j'ai envie de me sentir bien dans cet appartement encore. » dit elle en souriant gentiment.

Le message était passé. Si il ne collait pas vraiment à la demande, elle était en droit de refuser. Même si elle ne se voyait pas tellement refuser, mais bon. Elle qui se voyait déjà l'aider dans son installation, c'était une refroidissement direct.

« Je suis pour un partage très égalitaire des choses... Puisque je fournis déjà tout le matériel disponible, j'imaginais un partage des dépenses quotidiennes, mais je peux aussi augmenter le prix de la colocation. A vous de voir... »

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MessageSujet: Re: Wellington me voilà ! ( PV Nina) Lun 12 Juin - 11:15

Christophe n'aimait pas l'agitation dans tous les sens du terme, surtout lorsqu'il était chez lui. Ironie du sort, il aimait créer des complots et en être investigateur. Christophe avait toujours été plutôt directif et l'idée de se faire manipuler lui avait toujours fait horreur. Isabelle et lui n'avaient pas vécu une bonne histoire. Même si toutes les bases avaient été posées, tout était trop conventionnel. Il avait fait voler en éclat pour mettre son grain de sel. Sa rigueur faisait qu'il aimait mettre un peu de ses idées partout.

" Veuillez me pardonner, j'ai tellement vu de personnes qui s'engagent rapidement que je ne suis même pas surpris. J'ai été entouré par ce genre de personnes dont vous ne semblez pas faire partie. "

Pas de visite non plus trop fréquentes d'enfants sans doute. Des voisins agréables. Le climat semblait propice à la nouvelle vie qu'il voulait construire. Sa main se dirigea vers son sac, où dormait son chéquier. Il avait appris que les bons acomptes font les bons amis, mieux valait qu'il réserve dès maintenant pour ne pas avoir de surprises. Il était bien loin d'imaginer qu'Elizabeth reviendrait avec son petit sourire innocent lui reparler de cette collocation et d l'idée qu'il s'en faisait.


" J'ai déjà eu une collocation dans le passé, il ne se passait pas une journée sans échange. Je prends principalement un logement pour cet avantage. Si vous ai manqué de respect, je m'excuse. J'apprécie par exemple que nous échangions, voyez. Plus les choses seront claires, plus nous nous entendrons par la suite" fit-il en croisant les jambes tout en adressant l'un de ses petits regards charmeurs. Sa voix n'aavit rien de désagréable, elle ressemblait à s'y méprendre à la voix du renard dans les fables de la fontaine. Les négociations se jouaient sur l'intelligence, l'intonation mais aussi sur le regard porté vers l'autre. Christophe était taillé dans un bloc formaté pour assurer ce genre de rattrapage. Il avait confiance en lui. Ses mains croisaient sur ses jambes, elles n’attendaient qu'une chose : se lever pour aménager.

Que disait le diction déjà ? Il ne faut pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué. La situation se renversa tel un coup de théâtre, c'est qu'elle y portait de l'intérêt à l'argent. Que croyait-elle ? Qu'il ne pourrait pas payer ? Qu'il n'assumerait pas ses tours ? L'argent avait le don de rendre les rapports compliqués. C'était à ses yeux un bon moyen de partager les frais sans que cette notion de partage se ressente trop. N'avaient-ils pas chacun leur vie ? Christophe voulait à tout prix cet appartement. Il ne plaisantait pas quand il était ainsi.

" Ce n'est pas une question de confiance, prenez cela juste comme une suggestion que je vous faisais. Dans le fond, la gestion m'est bien égal, l'essentiel est de bien vivre ensemble"

Elizabeth non plus ne plaisantait pas de toute évidence. Elle savait ce qu'elle voulait derrière ses petites mèches blondes. Elle invoqua une autre de ses valeurs, seigneur dieu combien en avait-elle ? Au vue de sa tenue d'entrée, il n'aurait jamais cru se retrouver avec une personne avec une telle force de conviction. Le relâchement dont elle avait fait preuve l'avait sans doute un peu influencé. Christophe souriait en décroisant, puis croisant son autre jambe. Il se pencha légèrement vers l'avant. Il voulait se montrer tout à fait ouvert à tous les changements le tout avec une bonne humeur. Le mieux serait sans doute de lui raconter une histoire. La diversion ne devait pas être trop ouverte.


" L'égalité est une valeur qu'il faut défendre. D'ailleurs s'il y a quelque matériels à changer, je ne connais pas bien la ville, mais nous pourrions aller ensemble les choisir. Plusieurs avis ne sont pas de trop et puis comme nous partageons cet espace : cela n'en est que plus primordial. J'ai cru comprendre que vous aimez les couleurs chaudes et les couleurs douces pour à la fois voyager et aussi sans doute vous détendre. Ici, c'est un peu votre lieu d'inspiration après vos vopyages. Vous y aviez votre atelier. Votre salon permet aussi une bonne détente entre amis, j'imagine en regardant le canapé. Je n'aurais aucun mal à m'adapter à votre rythme de vie qui ressemble beaucoup au mien. "

Et vas y que je t'embrouille. Christophe lui dessinait sa vie pour lui montrer qu'il savait dans quoi il s'engageait, mais aussi à quel point il aurait été touché par ses valeurs. Il se souvenait bien du salon dans le manoir Liederkerke : vaste avec une table longue pour recevoir un grand nombre de convives importantes. Le plus important avait été d'élargir son réseau et pour élargir, il faut aller au coeur des personnes. Le coeur représentait tout ce dont une personne pouvait se battre et par la même s'opposer à vous. Les trois mots qui se dégageaient de cet échange : partage, égalité et confiance. Elle n'allait pas être embêtante, juste un brin bisounours peut-être. La suite lui dirait. Christophe se massa la nuque tranquillement pour retrouver une posture agréable.


" Dans mon ancien appartement, nous partagions une terrasse très agréable protégée en journée et ensoleillée en soirée. C'était si plaisant que nous faisions confiance à des voisins pour en profiter de façon égale. Nous en avions discuté et nous avions tous notre petit paradis"

Merveilleux n'est ce pas d'embellir la réalité à coup de sourire et de jolis mots. Christophe chercha dans son téléphone pour lui tendre cette fameuse terrasse. Il ne fallait pas croire qu'il inventait tout, ce serait bien de trop dangereux. Il fallait toujours s'assurer d'une porte de sortie.

"Ma seule collocation qui n'a pas marché étaient avec une femme qui m'obligeait à adopter son train de vie. La situation est vite devenue ennuyante pour moi, c'est pourquoi je suis heureux que vous me laissez le droit de choisir, par exemple pour ce bureau."
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MessageSujet: Re: Wellington me voilà ! ( PV Nina) Lun 12 Juin - 21:59


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f e a t ; Christophe de Liederkerke

Nina avait une bonne éducation. Agnès était le genre de mère qui avait veillé à cela très lourdement. Toutes les deux étaient souvent de sorti dans des soirée mondaines où elles croisaient des personnes provenant de tous les horizons avec toujours un bon rang à présenter ainsi qu'un joli compte en banque. La demoiselle n'aimait pas plus que ça ce monde d'aristocrate. Elle ne s'y sentait pas à sa place et trouvait que ces gens cachait un jeu bien tordu à l'aide de belles paroles. Des paroles bien trop belles pour être vraies. En écoutant Christophe s'excuser, la demoiselle eut l'impression de retrouver toutes ces personnes. D'un seul coup, elle fut projeter des années en arrières, lorsqu'elle rencontrait à peine Alec, ce charmant jeune homme et proche ami dont elle n'avait plus de nouvelles. Dit ainsi, on pourrait penser que le jeune homme était parti sans donné de nouvelles. Non, ce n'était pas le cas, c'était bien Nina qui était partie sans donner de nouvelle. Quelque chose qu'elle savait très bien faire. Est-ce qu'elle était encore cette personne qui fuyait tout comme la peste aujourd'hui ? La question était très sérieuse. Et la réponse arriverait peut être prochainement, à voir comment elle réagirait pour cette colocation.

« Aussi jeunes ? Je trouve cela surprenant ! » répondit elle « D'ailleurs, question plus personnelle, quand êtes vous né ? Quelle est votre année de naissance plutôt ? Je vous pense dans les mêmes âges que moi,
mais allez savoir.
»


Son sourire était bien présent sur ses lèvres. Nina était amicale. Elle n'avait aucun mal à entrer en contact positivement avec les gens et à leur offrir des sourires à tout va. Elle était très étonné de l'engagement de certaines personnes : était-ce de la chance ou de la stupidité ? Elle pouvait comprendre une envie de se mettre en couple rapidement et de profiter du bonheur, mais avoir un enfant aussi jeune, être à peine inscrit dans la vie des adultes et déjà avoir un enfant à nourrir... Ce n'était pas quelque chose qui la faisait rêver, bien au contraire. La stupidité devait être le moteur principal de ce genre de désirs et d'actions. Un enfant n'était pas une envie banale, c'était très sérieux. Mais peut être pensait elle cela car elle ne se voyait ni dans une relation sérieuse, ni dans le rôle de mère prochainement. Quelle horrible vision. La demoiselle ne réfléchit pas trop longtemps à cela, en se disant que les seuls enfants qui pourraient venir étaient loin d'être les siens. Elle oublia de préciser que son frère, lui, avait trois adorables enfants et qu'ils viendraient possiblement par moment dans l'appartement. Enfin à voir selon l'organisation, puisque maintenant l'atelier-chambre était une chambre occupée. Et puis, tous n'étaient pas là très souvent. Il est difficile d’accueillir cinq personnes d'un coup.

Le sujet de la conversation évolua doucement. Il était toujours axé dans la même suite d'idée : la négociation de la meilleure colocation possible. Nina avait de grandes exigences, certainement trop grandes. Elle fut rassurer par la réponse de Christophe qui lui assurait être disponible pour échanger au moins une fois dans la journée. Elle fut intriguée par cette colocation : était-ce celle avec son ex ou une autre ? Car la donne changeait finalement. Elle espérait bien que le jeune homme parle avec sa copine si ils habitaient ensemble... De sa place, la demoiselle ne pouvait observer le jeu de jambe de Christophe qui reflétait très bien l’argumentation qu'il mettait en place, voire plus précisément les changements d'arguments qu'il opérait. Il souhaitait surtout rassurer Nina, et cela fonctionnait très bien. Elle s'était déridée d'un seul coup.

« Vous avez raison, mieux vaut échanger... Je ne voulais pas paraître brutale ou trop imposante, j'ai pris peur à vos questions... Je suppose que nous avons besoin d'un temps d’adaptation pour nous comprendre. »

Il avait raison, ils devaient tout deux s'écouter parler et s'exprimer sur cette idée de colocation. La demoiselle s'était certainement emportée. Très certainement. Il utilisait les bons arguments pour rassurer la demoiselle : la confiance, l'égalité, le bien vivre ensemble, l'agréable. C'était ce qu'elle cherchait. Elle ne voulait pas de quelqu'un qui la cadre et l'oblige à suivre un rythme de vie qu'elle ne pourrait pas suivre dans tous les cas. Ainsi, elle ne pouvait pas non plus en imposer un à l personne. Elle souhaitait des choses simples mais dites de manières maladroite, car Nina était pleine de maladresse quand elle laissait son cœur enfin parler. Elle ne l'écoutait plus depuis bien longtemps, lorsqu'il s'agissait de faire un pas vers l'autre, mais lorsqu'il parlait, sa bouche déformait ses mots pour ne laisser passer que de la méfiance. Car sur les questions sentimentales, la demoiselle était bien démoralisée. Et son cerveau prenait la relève pour les rationaliser et calculer les coûts et les avantages de chaque action... Un vrai casse-tête se cachait sous cette jolie chevelure blonde. Nina observait Christophe, à la recherche de vérité. Son regard devait traduire quelque chose, alors elle le chercha. Elle s’aperçut alors de la couleur noisette de ses yeux et de la douceur de son regard. Étonnement, il ne paraissait pas aussi froid, à cet endroit. Son accoutrement et sa posture lui donnait un tout autre genre. Elle fut surprise par sa demande et cligna des yeux, elle ne s'attendait pas à ce qu'il lui propose de faire ses achats avec lui.

« Oui, oui, je trouve que c'est une très bonne idée ! Merci pour les compliments sur la décoration, je ne pensais pas que ça pouvait plaire autant, d'ailleurs ne vous sentez pas obligé. J'ai volontairement épuré les pièces pour la colocation car maintenant se sont des espaces de vie communs. » elle se reprit « Enfin, c'est avec plaisir que je peux vous accompagner. Il suffira de me dire si vous avez déjà une idée de ce que vous voulez ou bien je peux vous montrer les sites de décorations que j'apprécie. Ils proposent parfois de très beaux articles que nous pouvons ensuite aller voir en magasin. »

La faire participer était très intéressant. Il le proposait, c'était donc un pas vers elle, non ? Contente que cette idée soit partagée, la demoiselle s'installa plus à l'aise dans sa chaise pour continuer sa discussion. La demoiselle prit le portable du jeune homme en main pour regarder la photographie. Le cadre était idyllique, un petit endroit de paradis qui faisait rêver.

« C'est tout à fait magnifique... Comment peut on décider de quitter un tel endroit ! » dit elle en plaisantant.

Elle eut malheureusement bien vite la réponse à sa question. Elle ne pensait pas aussi mal tomber. Peut être que parler de cela était problématique pour lui, bien qu'on sentait une profonde distance dans l'emploi des mots. Une femme n'était pas sa femme ou son ex femme. Il arrivait à mettre beaucoup de distance avec une terme bien précis. L'inverse total de Nina qui arrivait encore à pleurer la nuit à causes de certains souvenirs. Elle le voyait comme quelqu'un de fort, du coup, arrivant à faire quelque chose dont elle était incapable. La seule chose qu'elle savait faire, c'était coucher à droite à gauche pour passer le temps et les mauvais souvenirs. Tous les coups n'étaient pas magnifiques, mais Nina se retrouvait parfois dans des bras bien doux.

« Excusez moi, je ne voulais pas rappeler des souvenirs peut être gênants. Je n'oserais pas vous imposer un rythme de vie, je pense que vous êtes assez grands pour vous gérer. Néanmoins, je suis intéressée, j'aimerai le connaitre, car peut être que mon rythme de vie pourrait plus s'adapter. » Elle lui sourit doucement « Ainsi donc, je ne modifie pas le prix du logement, vous devez le connaitre d'ailleurs. Je vous propose de signer tous les papiers, si vous êtes intéressé. Pour ma part, votre profil me plait, Christophe. Je n'ai plus qu'à avoir votre réponse pour vous présenter les papiers et les cadeaux de bienvenue ! »


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MessageSujet: Re: Wellington me voilà ! ( PV Nina) Lun 12 Juin - 23:17

La famille de Christophe avait toujours écartée du besoin. Christophe n'avait jamais connu la misère. Même dans son errance, il s'était bien assis sur la fortune de sa famille pour survivre tout en travaillant un peu pour ne pas qu'elle s'évanouisse trop. Rien que ses vêtements rassemblaient un investissement conséquent. Ses petites chaussures dont il était fou comptait bien plusieurs chiffres, ce à quoi Christophe répondait qu'il valait mieux la qualité que la quantité. Une qualité poussée à l'extrême. Il aimait être toujours tiré à quatre épingles comme si une fête mondaine pouvait se déclarer dans l'heure. Même ses rattrapages étaient soignés, il flattait, s'appuyait sur ce qui comptait pour les gens pour mieux se redresser.

Contrairement à ce que beaucoup croyaient ainsi que lui-même, il avait bien vite appris que pour se relever, il fallait soit plaire soit convaincre. Il ne comptait pas séduire ouvertement Nina, ils se connaissaient à peine et pus quel aurait été l'intérêt ? Il ne voulait pas passer pour un homme à femmes surtout auprès de sa future colloc, en revanche il avait déjà séduit des vendeuses pour des affaires. Il savait profiter de son physique avantageux.Nina n'avait que son charmant sourire, juste là pour rattraper si jamais son argumentaire ne tenait pas la route.


" Je suis né très exactement le 20 janvier et j'ai actuellement 25 ans . Je n'aurais pas osé vous donner un âge, mais oui il me semble que nous ne sommes pas éloignés. "

Oh, elle devait avoir 25 ans comme lui, il en était convaincu. Il lui aurait peut-être donné un âge plus jeune, mais sa petite démonstration de force de toute à l'heure montrait une certaine expérience. Nina semblait s'être calmée, elle était revenue dans son pays tout rose bonbon. Mieux valait ne pas l'en laisser sortir. Tant que le papier n'était pas signé, il lui enverrait des nuages de compliments, de bons sentiments et des "oh votre maison est belle". Endormir la vigilance d'un partenaire, c'était le tenir par la bride et le faire évoluer comme l'on souhaite.


" Vous brutale ? Aucunement. J'accepte vos excuses toutefois, mais je vous assure qu'il n'y avait vraiment aucun mal. Je préfère que vous soyez honnête sur vos convictions"

Rien n'était pire pour un manipulateur qu'un menteur bien qu'ils jouent tous les deux presque dans la même cour. Les règles du jeu soint identiques : le paraître et l'adaptation. Un menteur qui s'assume trop ne pouvait pas vivre longtemps. Tout comme la cuisine, ce n'était pas en mettant trop de farine que le gâteau serait plus grand. Il avait bousillé un four comme cela alors il n'était pas prêt d'oublier cette image. De la mesure, de la mesure dans toute chose. Elle lui mangeait dans la main : son regard en témoignait. Son attention ne chavirait pas, ne changeait pas, même il l'aurait crue encore plus captivée. Ah cette belle tête d'ange lui rapportait vraiment des avantages visibles. Il clignait des yeux lentement en ouvrant sur la même lenteur pour que son regard se fige bien juste ici.

" Bien sûr, nous nous concerterons et vous savez, je ne me force aucunement. Votre décoration, je souhaite que nous la gardions, elle transporte un peu dans tous les pays que vous avez visités. Ils ont en eux ce petit parfum d'inconnu"

Par la suite, il voulut instaurer une sorte de complicité grâce à des anecdotes. Isabelle pouvait servir, il en doutait presque avec le temps, mais oui. Elle lui servait pur dresser le portait d'un homme qui se remettait d'une terrible épreuve. Les étiquettes se plaçaient si vite dans la tête des gens. Ensuite, il pouvait vivre de cette étiquette comme de l'air du temps et en jouer.

"Non, je vous en prie, c'est bien moi qui ai décidé de vous en faire part. Je vous partage un peu de ma vie comme nous allons la partager. La suite se fera connaître peu à peu. "

Son profile lui plaisait, il inclina sa tête en guise de remerciement. Il sortit à nouveau son carnet de chèques ainsi qu'un étui contennat son stylo noir Montblanc. Il ôta délicatement le capuchon , puis traça lentement des chiffres puis des lettres avant de lui tendre.


" Tenez Madame Perkins, où sont les autres papiers ? Dans cette pochette ? " fit-il en regardant une chemise posée au centre de la table.
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MessageSujet: Re: Wellington me voilà ! ( PV Nina) Mar 13 Juin - 18:01


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f e a t ; Christophe de Liederkerke

Vingt cinq ans. L'âge future de notre Nina. Alors comme ça le hasard avait amené à sa porte une charmant jeune homme en costume cravate qui avait le même âge qu'elle ? Intéressant. La demoiselle était certes de fin d'année, mais ils étaient tout de moment de la même année. C'était assez comique, se disait elle. Et, n'ayant aucun complexe sur son âge, elle rigola à sa réflexion.

« Vous dites cela parce que je suis une femme ? Oh mais il ne faut pas avoir peur de demander l'âge à une femme. Enfin, pas avec moi en tout cas. Je ne suis vraiment pas gênée par ce genre de questions. Je vais sur mes 25 ans moi aussi. Je suis de la toute fin d'année : le 31 décembre. » dit elle avec assurance.

Au contraire, de nature plutôt curieuse, Nina aimait bien savoir les âges, les goûts et les impressions de chacun et elle appréciait qu'on lui rende cette attention qu'elle portait aux gens. Après, elle tentait de rester le plus possible à sa place, sans que cela gêne les gens. Nina était simple sur ce point, il était possible de parler facilement avec elle du moment que l'on évoquait pas des sujet plus sensibles comme l'amour (trop en profondeur), la famille ou la réussite professionnelle. Il était toujours possible qu'elle évoque ou présente sa situation vis à vis de ces trois sujets, mais avec l'expérience des années, elle avait apprit à couper très courts ces conversations. Ou à se concentrer sur la situation des autres en laissant la sienne dans son coin. Tout le monde était certainement comme cela, à bien y penser. Mais Nina ne voyait pas le mal partout, elle n'imaginait pas pouvoir être encore manipulée, bien qu'elle l'ait déjà été. Allez savoir si c'est du déni ou de la bêtise. Le monde de bisounours de Nina existait vraiment, enfin, du moins dans la présentation des choses. L'apparence de la demoiselle ne révélait pas un passé douloureux ou des aspects plus sombres de sa personnalité. Car finalement, face au problème, Nina préférait fuir. Elle savait que si elle ne s'entendait pas bien avec ce jeune homme, elle pourrait toujours partir en voyage, s'absenter longuement et trouver une manière de le faire partir de son logement. Après tout, il y avait toujours une solution à un problème.

Nina était soulagée d'entendre qu'elle n'était pas passée pour une femme un peu trop demandeuse, dure. Il n'avait pas l'air de mentir là dessus, elle l'espérait en tout cas. La sincérité lui paraissait aussi importante, mais comme elle le pensait plus haut, cela viendrait avec le temps tout comme une éventuelle complicité. Grande ambivalence chez Nina, c'est ce côté "j'ai envie de te connaitre" très contrasté par une peur de tomber sur une mauvaise personne, qui appelait donc plus à un retrait. La demoiselle n'avait jamais été très claire avec elle même, peut être était-ce pour cela qu'elle était perdue.

« Tant mieux. » répondit-elle en présentant un de ces petits sourires doux qu'elle savait si bien faire.

Car Nina aussi savait sourire, mais dans la sincérité - contrairement à ce doudou malfaisant. Elle ne cherchait pas le mal, elle cherchait quelqu'un qui ne lui ferait pas mal, en qui elle pouvait placer quelques attentes sans que pour autant elles ne soient toutes réduites à néants. Le problème de Nina, dans la vie, c'est qu'elle était trop dans l'irréalité, dans le rêve. Elle espérait beaucoup en se basant sur des "si" et ne se fiait pas à la réalité, à ses coups durs. Car même si la réalité était dure, les rêves étaient censés être plus forts. Elle voulait y croire.

Le regard de Nina se fit insistant pour la première fois. Et ce n'était pas méchant : c'était simplement les yeux du jeune homme. Christophe était beau garçon, disons le. Grand, fin, élégant... Les cheveux légèrement en bataille, entre maîtrise et laissé allé, bruns et soyeux, des cheveux que l'on aurait envie de toucher. Pour sûr, il prenait du temps pour prendre soin de lui. Il était beau. Différent dans l'attitude des genres de mecs qui Nina fréquentait, mais il était à son goût. Elle était sûre que ses jolis yeux noisette cachait quelque chose, un charme pour sûr.

« D'accord ! » s'exclama-t-elle au sujet de la décoration. « J'ai tendance à souvent changer, alors je vous demanderai votre avis en fonction de ce que je rapporterait de mes voyages. »

C'était un petit luxe que d'avoir un endroit qui plaisait. Nina ne s'était jamais cru décoratrice d'intérieur mais elle avait peut être carrière à faire dans cette voie. Tout ce qu'elle avait souhaité, c'était que son salon soit à la fois élégant et confortable. Elle détestait les fauteuil design inconfortables, juste présents pour ajouter une touche d'originalité à la pièce. Tout était pensé pour être pratique, confortable, pour que l'on se sente bien chez soi.

La demoiselle ne répondit que par un hochement de tête à cet écart sur le couple détruit du jeune homme. Elle se demandait comment cela se passait pour lui. Si ça se trouve, il n'était pas dans la tristesse ou dans la rancœur. La rupture était peut être faite sur une entente ? Elle le saurait peut être plus tard. Il était temps de passer aux choses sérieuses : les papiers. Nina était assez rodée en papiers, elle avait tout préparer. Et tout était, comme l'avait comprit Christophe, dans la chemise sur la table. Elle le regardait dégainer son joli stylo et le trouva très préparé sur le coup. Il aurait pu avoir le rang d'un banquier suisse à cet instant, personne n'aurait été étonné. Doucement, elle le leva pour prendre les papiers et les lui tendre gentiment, en échange du chèque qu'il venait de rédiger.

« Très joli stylo. Je vous laisse faire ? » demanda-t-elle en s'éloignant de lui pour se rendre en cuisine.

La demoiselle avait préparer un petit quelque chose au cas où quelqu'un viendrait prendre l'appartement. Elle était heureuse que cela se soit si vite fait et espérait ne pas regretter son choix. Ce n'était rien de plus qu'une bonne bouteille de champagne français. Les goûts de luxes de Nina se révélait lorsqu'elle décidait d'offrir quelque chose. Et puis, elle allait toucher un très gros chèque. C'était une moindre compensation. Pendant qu'il lisait tranquillement, elle prit un plateau pour y installer la bouteille, franchement sortie du réfrigérateur, et deux flûtes. Elle apporta le tout sur la table de la salle, où ils se trouvaient auparavant en souriant et attendit les papiers pour signer à son tour. Ses trois noms s’inscrivirent sur la feuille : Nina Elizabeth Perkins, signe qu'officiellement elle accordait à ce jeune homme de venir vivre chez elle. Une fois tous les accords signés, elle ouvrit la bouteille et lui servit un verre.

« Histoire de fêter votre arrivée ici ! Bienvenue chez vous Christophe ! Puis-je vous tutoyer maintenant que nous sommes colocataire ? »


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MessageSujet: Re: Wellington me voilà ! ( PV Nina) Mar 13 Juin - 19:58

Diamétralement opposé, lui était né en début et elle en fin d'année.Pour un peu, elle avait failli ne pas être la même année comme si elle avait hésité entre les deux pour naître un soir de réveillon, au beau milieu d'un jour festif. Elle s'affirmait comme différentes de toutes ces femmes, qui s'offusquaient de voir les années passées, alors on faisait de ce sujet un vrai sanctuaire qu'aucun étranger ne pouvait pénétrer. Les personnes disaient un " voyons, on ne demande pas ça à une dame". Christophe avait pris cette règle comme toutes les autres en les rangeant dans son rayon "s'adapter à la société". Nina avait des valeurs de bisounours, des valeurs presque génériques que beaucoup brandissaient pour se donner un genre ou pour montrer un lieu de qualité. En revanche, elle semblait les défendre uniquement pour elle. Elle semblait s'élever seule à la force de tout ce qui la construisait. Si cette conclusion s'avérait conforme au réel, elle devenait une personne très respectable à ses yeux. Christophe était très indépendant, du moins il le laissait paraître. Il n'avait jamais osé avouer ne pas s'entendre avec son ex, c'était bien de trop indigne de lui. La seule chose pour laquelle il n'était sans doute pas si indépendant se tenait dans toutes ces règles qu'il se créait sans cesse.

L'atmosphère lui commandait de se détendre un tant soit peu, sans trop en faire. Il n'allait pas non plus s'avachir dans son fauteuil. Un Christophe se tenait dans le fond de son siège, les mains posées sur les accoudoirs ou sur une table. Il ne devait ni montrer de fatigue d'ennui ou d'énervement... C'étaient les règles auxquelles il obéissait dans sa famille, il se faisait à présent le luxe de jouer sur les émotions qu'il souhaitait. IL avait tant appris à les contenir qu'il les connaissait. Dès qu'il en détectait une, il changeait sa nature, la cachait ou au contraire la révélait. Un contrôle absolu le dominait presque entière. Il pouvait d'une certaine manière impressionner.

Nina quant à elle montrait des sentiments de joie, de soulagement. Avait-elle eu si peur que cela de le froisser ? Pour si peu ? D'accord, il avait été un peu surpris de voir son bien lui filer entre les liens, mais après c'était aussi à lui de défendre son futur bien. Il aimait tant se battre à coups de mots bien choisis. Il lui retourna un sourire doux tout en abaissant la tête. Il avait bien perçu son soulagement. Un soulagement très observateur. Elle s'était focalisé sur lui. Christophe remit une mèche derrière son oreille.Il ne manquait plus qu'elle lui couvre les yeux. A son tour, il regardait en profondeur son visage. Aucune imperfection. Pas de bouton. Aucun de ses hideux piercings..

Certains vouaient un culte insensé à ces bijoux qui avaient mortifié leurs peaux. Christophe ne comprenait vraiment pas les piercings, en revanche il avait un tatouage sur son bras. Dès lors qu'il y trouvait un intérêt une chose pouvait devenir intéressante. Il entrait dans ses petites préférences. Ce tatouage-là avait une petite histoire qui plus est. Ce n'était pas juste un coup de tête ou un geste idiot ; il était pensé et réfléchi. Toutes ces actions suivaient ce même modèle.

" Ah et vous en changez... souvent, je veux dire ? Que je ne revienne pas en me demandant si j'habite effectivement dans cet appartement" plaisanta-t-il en plissant les lèvres.

Espérons que ce ne soit pas le genre de femme à changer les meubles de place " pour changer d'air" toutes les semaines. Non, les meubles ne se ventilent pas et puis il ne voulait pas être dérangé par des grincements et autres bruits détestables. Il bougeait ses doigts tranquillement en faisant à nouveau un rapide tour d'horizon de ce qui deviendrait son chez luii. il était convaincu de s'y plaire. Elle avait même la pudeur de ne pas l'assaillir sur son histoire. Elle se retirait de cette conversation pour qu'il se sente à son aise. Elle recherchait vraiment son confort et le sien. Cette fille était une personne vraie, elle puait une profonde honnêteté. Il en fallait bien qui redressent un peu le niveau de d’autres qu'il avait pu connaître. Son stylo courait à présent sur tous ces papiers soigneusement préparés. Ils avaient même été alignés sous une même tranche. Tous ces petits détails ravissaient Christophe sans doute un peu trop à cheval pour apprécier les choses simplement.

" Vous aviez même prévu la pendaison de crémaillère, vous me surprenez ! Vous me devancez grandement, j'en suis certain. Vos voyages ont dû vous former une grande organisation" admira t-il d'un air contemplatif.

Si les quatre mots d'elizabeth tournaient autour d'un certain humanisme, ceux de Christophe étaient décidément bien plus terre à terre. Organisation, planning, agenda tant de mots si doux qui berçaient nos quotidiens de leur présence rassurante. Christophe dévoilait à nouveau ce qu'il s'était imaginé sur elle. Vérité ou illlusion ? Au moins, il saurait. Elle ne semblait pas vivre sur un vaste échiquier tout comme lui. Alors qu'il signait la dernière feuille, son regard se figea. Un nom, un seul nom complet qui dévoilait tout. Nina Elizabeth Perkins... Il signa mais il faisait un peu la tête comme à chaque fois que la surprise le prenait en traitre. Elle était donc cette personne avec qui il avait discuté.

" Merci beaucoup, merci à vous de m'accueilli. Je sui bien content que... " mon profil vous ait plu" termina t-il d'une voix plus fluette comme pour la caricaturer un peu. " J'ai bien réussi l'entretien avec des points en plus semble t-il, mais j'ai une question. Connaissez vous le site de partage de photographies " open my eyes" ? C'est un site de témoignages.. "

Il signa ensuite en apposant son nom de famille près de son prénom " De Liederkerke".

" Ce serait une étonnante coïncidence. "

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MessageSujet: Re: Wellington me voilà ! ( PV Nina) Mer 14 Juin - 15:38


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Wellington me voilà
f e a t ; Christophe de Liederkerke

Nina Elizabeth Perkins aimait la décoration, depuis toute petite. Ses goûts avaient changés au fil du temps, évidement. Il était bien révolu le temps où elle demandait à sa mère d'afficher des feuilles de toutes les couleurs dans tous les coins de la maison. Nina était la meilleure en couleurs complémentaires, très jeune elle avait compris l'accord des couleurs et s'était mise à couvrir des feuilles entières de vert et rouge, ou de bleu et orange... Et elle demandait bien-sûr à sa maman d'amour de les accrocher. Avec ses grands yeux bleus rieurs et ses cheveux blonds en bataille, Agnès n'avait jamais pu dire non à sa fille adorée. Ainsi, elle lui demandait où l'accrocher et avec quoi, rendant heureuse sa petite princesse une fois de plus. Ces dessins étaient aussi loin que la complicité que Nina entretenait avec sa maman. Ayant élevée Nina seule, Agnès avait prit une grande pause dans sa carrière pour accueillir cette petite fille qu'elle attendait énormément, mais qui avait fait fuir son père. Charles, c'est ainsi qu'il se prénomme, n'a jamais donné signe de vie depuis la lettre qu'il avait laissée sur la table de la cuisine. Jamais Agnès n'eut moyens de le contacter après. Les parents de cet homme qu'elle avait aimé ne répondaient pas non plus à ses appels ou ses lettres. Ainsi, elle envoya tout de même un faire-part, histoire d'annoncer la bonne nouvelle, mais personne ne répondit. Agnès éprouva une grande tristesse, pour elle même, certes, car elle avait perdu un homme qui lui était cher, mais surtout pour sa petite fille qui allait grandir avec un fantôme à la place d'un père. Quand bien même toute la rancœur que sa mère pouvait avoir envers cet homme, Nina n'avait jamais trouvé que le discours de sa mère respirait la haine. La demoiselle avait rapidement compris que son père était quelqu'un de gentil, qui avait aimé sa maman, mais il était parti. Et ça restait quand même le plus important. Si Charles était détesté par Nina, c'est parce qu'il n'avait jamais répondu à la moindre lettre qu'elle lui avait envoyée et qu'il était parti sans même la connaitre. Elle n'avait plus jamais souhaité entendre parler de son père une fois ses onze ans passé. Et elle le vivait très bien.

A présent, Nina décorait son intérieur autrement. Elle voyageait pour faire de sa maison un endroit agréable qui correspondait à sa personnalité. Et elle pensait avoir plutôt bien réussi son coup, surtout qu'un inconnu maintenant pouvait juger de l'aménagement de cet espace. Elle ne changeait pas souvent, mais de temps en temps il lui arrivait de reprendre ou de déplacer des objets. Elle sentit dans l'intonation de Christophe qu'il n'approuvait peut être pas cela. Elle lui sourit.

« De temps en temps dirons nous, quand un voyage m'inspire, je change quelques trucs. Mais je ne suis pas une fervente adoratrice du changement complet. Les objets restent à leurs places, seuls les tableaux et les décorations changent, si ça peut vous rassurer ! »

Nina avait tout prévu pour l'arrivée de cette nouvelle personne dans son appartement, mais aussi dans sa vie. Les fueilles étaient sagement posées sur la table, attendant d'être lues et signées, et le champagne était au frais. Elle ne faisait pas les choses à moitié, notre petite Nina, Oh non. Elle avait le goût et l'envie de bien faire, c'était dans son éducation. Même si elle faisait mal beaucoup de choses finalement. Agnès n'avait jamais été très sévère avec sa fille, elle communiquait avec elle d'une certaine façon à présent, plus dure, mais jamais dans la contrainte, car quoiqu'il en soit Agnès ne pouvait concevoir que sa fille la quitte. Et elle savait que si elle insistait trop, Nina fuguerait à nouveau ou la fuirait encore. Ce qu'elle ne souhaitait pas. Leur relation était juste plus distendue, les deux femmes ne se comprenaient plus, frustrées d'avoir perdu cette proximité qu'elles avaient avant.

L'organisation mise en place par Nina semblait plaire à Christophe, ce qui la rassurait dans ses convictions : elle avait bien vu que cet air sérieux et soigné s'approchait d'un cadre rigide de choses biens faites ! Elle se félicita et prit le regard admiratif de Christophe avec grand plaisir.

« On apprend à bien s'organiser avec le temps,
et j'ai beaucoup réfléchis à cette colocation !
»
dit elle en rigolant doucement.

Le seul hic de cette petite scène, c'est que ce monsieur ne semblait pas vraiment d'accord pour le tutoiement. Nina aurait préféré, mais peut être était-ce trop rapide, ou pas dans ses habitudes ? Qui sait, il avait tout d'un mec venant d'une bonne famille, si ça se trouve il vouvoie ses parents et ses frères et soeurs. Elle garda sa coupe dans sa main en attendant de trinquer avec lui pour fêter son arrivée, qui s'officialisait par la signature qu'il était en train d'inscrire sur la feuille. Tout était parfait, elle pouvait encore appeler l'autre visite de cette après midi pour désister, expliquant que la place était prise. Alors qu'il se releva, elle jeta un oeil sur sa belle signature et fut interpellée par une question : connaissait elle le site "open your eyes ?", ce site de partage de photographie ? Oui, elle le connaissait, elle postait régulièrement des photos, à son nom. C'était un site très sérieux pour des amateurs de photographies qui se prenaient très au sérieux. Nom et identité complète, voilà ce qu'il fallait pour s'inscrire. Nina regarda la signature du jeune homme et rigola doucement, amusée.

« Christophe de Liederkerke ! J'ai souvenir d'avoir parler avec vous sur cette interface, en effet ! D’Italie en plus, j'aurais pu faire le lien. Mais je ne savais pas que vous étiez aussi jeune ! Mon imagination ne m'avait pas mise en contact avec une personne de mon âge, c'est une étonnante coïncidence je trouve. Enfin, excusez cette anecdote, mais je trouve cela très marrant, vous faites vraiment très posé par écrit, je pensais m'adresser au moins à un père de famille. » rit elle doucement « Ravie de faire votre connaissance en vraie ! Je suis une grande admiratrice de vos photographies ! Ne me dites pas que vous saviez qui j'étais depuis le début, ce serait assez flippant ! »


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