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 Wellington me voilà ! ( PV Nina)

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MessageSujet: Re: Wellington me voilà ! ( PV Nina) Jeu 15 Juin - 12:36

Le château Liederkerke ne changeait presque jamais sa décoration. Imaginez un peu un changement massif dans toutes les salles. Chaque acquisition était marquée en général de lourds frais d'investissement. Personne ne changeait donc les décorations et chacun ne s'en portait que mieux. Christophe avait tenté de le dire le plus doucement possible de sa voix doucereuse, cette voix qui restait si tranquille. Sous un trait d'humour, il soulignait un fait qui pouvait le faire tiquer à son tour. Au moins, il avait le mérite de montrer un peu ce qu'il pensait cette fois.

" Oui, vous n'êtes pas un ouragan. Vous avez deviné ce que je voulais dire. "

Il s'imaginait assez mal vivre avec une personne pour qui tout était prétexte à des changements. La tranquillité ne pouvait s'établir dans le mouvement perpétuel mais dans une stabilité modérée. Bien sûr qu'il n'était pas contre des changements, bien au contraire, mais il ne voulait surtout pas ce trait de caractère poussé à son extrême. Nina avait dû comprendre deux facettes de sa personnalité : sa curiosité mais aussi son goût pour la place des choses. Une maison c'était le lieu, le théâtre d'une histoire. S'il n'était pas sensible à certaines choses, il l'était de tout ce qui avait trait à la terre, à l'espace.

Le château Liederkerke avait bien failli tomber dans d'autres mains que ceux de la famille. Tout le monde avait alors défendu ce bien qui faisait partie de leur patrimoine de la moindre parcelle jusqu'à la plus petite pierre. Jamais il ne laisserait ce château tomber dans d'autres mains que celles d'une personne de la famille. Des portraits de personnes de la famille y étaient accrochés et ce depuis des années. On veillait à leur conservation et lors des journées du patrimoine, on ouvrait parfois les portes de certaines salles. Sa mère, Victoria, grinçait bien sûr des dents en disant que c'était comme " à la foire", mais peu importe les personnes pouvaient à leur tour donner de l'argent pour sa conservation à ce bâtiment qui se maintenait si bien face au temps.

De plus, il n'était pas vraiment un homme qui voyageait beaucoup. Cela aurait pu le motiver à changer son espace intérieur, mais il n'en était rien. Il aimait pouvoir savoir où étaient les choses, savoir que oui comme il le disait avec humour : il était chez lui. Chez lui c'était le lieu où le masque tombait un peu plus. Il s'en faisait comme un cocon. Si elle avait beaucoup réfléchi à cette colocation, c'était tant mieux. Christophe avait fini par terminer par de l'improvisation totale.

Il se souvenait encore de leur appel téléphonique pour confirmer sa venue, de cet " allo bien le bonjour, vous recherchez bien toujours une personne pour l'appartement 145 ? " Il venait de voir une annonce et avait été séduit par la situation de l'appartement. Il ne savait que trop qu'un mignon petit appartement trouvait rapidement des locataires, surtout qu'il l'ignorait, mais une propriétaire comme Elizabeth ne pouvait pas rester seule.

IL n'avait qu'à la regarder pour s'imaginer le nombre de personnes se penchant sur son visage. Elle avait des yeux bleus à vous en faire tourner la tête sur de nombreux de degrés, une silhouette toute fine comme une danseuse classique ( non mais il fallait voir ses jambes toutes fines et sa démarche d'une parfait élégance) et pour finir le trait qui achevait : sa bonhommie. Elle avait l'air d'une jovialité à toute épreuve tout en sachant montrer les crocs. Ses crocs s'appelaient des valeurs, ils n'avaient rien de malhonnête, elle était le genre de femme à ne pas rester seule longtemps, si tel avait été son désir. Voilà à peu près ce qu'il pouvait rapidement déduire d'elle après quelques minutes à échanger. Pour le moment, il ne cherchait ni à devenir son ami ni son amant ni quel que ce soit d'autre à ses yeux, il serait juste le colocataire du coin et tout irait bien. Il n'avait aucun espoir hormis d'avoir un bon toit et que tout se déroule correctement.


" C'est tout à votre honneur, Nina. Je dirais même que cela est rassurant, si vous disais le fond de ma pensée. Pour ma part, il s'agit d'un projet récent comme j'ai surtout réservé des hôtels avant d'envisager ce projet. "

Sa signature l'amusa, la fit sourire. Christophe avait eu un passe-temps lors de ses voyages d'errance : la photographie. Il permettait encore de faire rêver les gens d'une autre façon que par sa présence. Quelque part, il avait beaucoup apprécié. IL se posait à un endroit, réfléchissait sur de nombreuses choses tout en attendant l'événement qui bouleverserait sa journée : un jeu de lumière, un animal, une personne vue sous un certain angle ou encore s'il avait de la chance un moment insolite. Son appareil photo avait été sa seule compagnie, c'était bien triste à dire, mais pourtant à ses yeux ça ne l'était pas.

Christophe ne put s'empêcher de partager son rire. Elle l'avait vu plus âgé, il ne put s'empêcher de penser que c'était parce qu'il ne portait pas de barbe sinon le rapprochement aurait été parfait. Un père de famille ? Lui ?


" Vous appréciez beaucoup mes travaux et je me rappelle avoir été à mon tour admiratif de tous les lieux que vous aviez visité. Je restais bien plus longtemps dans un pays que vous, j'en avais besoin pour m'imprégner de l'ambiance tandis que vous... vous souvenez vous que je vous appelais " la fille du vent" à cause de votre envie de toujours vous envoler au gré de vos envies"

S'il avait fantasmé un peu sur cette image ? Un peu oui, sans doute même. Il s'était imaginé une sorte d'Indiana Jones au chapeau large bord, au pantalon clair sans tâche (c'était une chose importante à préciser). Cette image de femme aventurière avait nourri ses imaginaires et ses voyages qui se tournaient vers des paysages bien plus chaotiques. Leurs vues lui donnaient l'impression de sentir son coeur battre davantage. Il n'avait jamais pris de risque, mais il avait beaucoup marché jusqu'à se dire que vivre les yeux tournés vers les nuages ne rimait à rien et se construire une fille dans son imaginaire relevait d'une adolescence pure. Il avait joué à ce jeu qui l'avait beaucoup amusé et avait connu de nombreuses personnes en chemin sans jamais chercher au delà. Aucun de ses clichés ne parlait de l'Australie, rien n'aurait pu prévoir qu'il allait embarquer de ce côté du monde. Il était arrivé en Indonésie, pays qui ne lui avait pas laissé de bons souvenirs. Ses voyages ne faisaient que l'éloignaient davantage de l'Italie, ils se tournaient toujours à l'endroit où le soleil se levait, vers l'est.
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MessageSujet: Re: Wellington me voilà ! ( PV Nina) Dim 18 Juin - 1:53


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Wellington me voilà
f e a t ; Christophe de Liederkerke

Est-ce que Nina était un ouragan ? Non absolument pas. Au contraire, elle pouvait se faire très discrète, et était de nature très discrète. Des pas fins, feutrés, presque inaudible lorsqu'elle était pieds nus ou en chaussettes. Et puis, elle était passé inaperçue pendant quelques longues années de sa vie aux yeux de sa mère. Si elle était accessible par portable la plus part du temps, Agnès n'avait jamais su où sa fille avait mis les pieds - et elle ne préférait pas imaginé. Donc non, on ne pouvait pas dire que Nina était un ouragan, simplement un coup de vent qui fait bouger et grincer un peu la porte, mais pas plus. Elle était de nature très discrète. Jamais en cours elle ne s'était faite repérée plus jeune. Pourtant, c'est une demoiselle très active, qui a un rire bien à elle et contagieux, mais non, Nina n'était jamais repérée. Elle était même plus oubliée que repérée.

La demoiselle eut un petit sourire à ce mot si puissant qui ne lui correspondait pas. Enfin, c'est ce qu'elle pensait. Car après, si l'on se dit qu'un ouragan ravage tout sur son passage, on peut tout de même dire que Nina en est un. Vis à vis de son entourage. Elle ne passe pas inaperçue lorsqu'elle abandonne ou détruit son entourage. Sur ce point, pour Agnès du moins, Nina est un vrai ouragan, un vrai problème. Mais cela n'arrive qu'avec peu de personnes, Nina ayant été blessée tant de fois, maintenant elle ne s'attachait plus pour ne pas faire souffrir les autres. Elle ne souhaitait pas être la cause d'une souffrance quelconque. Cette idée créait une grande angoisse chez elle. Ainsi donc il ne fallait pas la lancer sur ce sujet au risque d'éveiller en elle des démons bien puissants.

Si le projet de cette colocation était un choix bien réfléchis pour la demoiselle, il semblait que le jeune homme soit plus en improvisation sur cette pente. Nina ne savait pas combien de temps il allait rester, mais elle s'en fichait un peu. Au pire, elle brasserait du monde. Les personnes en recherche de logements ne manquait pas sur Wellington, surtout dans le quartier où elle était : le quartier des affaires. Les demandes étaient assez nombreuses au vu de l'emplacement idéal. Commerces, boutiques, plage, transports et entreprises... Tout était présent ici. Ainsi donc, elle ne lui demanda pas vraiment, car elle s'en fichait. Elle comprit qu'il était arrivé ici depuis quelques temps et qu'en fait son envie de s'installer plus confortablement était venue avec le temps.

« Oh, donc vous êtes arrivé en ville depuis un moment déjà ? » lui demanda-t-elle par curiosité. « Vous connaissez un peu le quartier du coup, c'est mieux ainsi, vous êtes sûr de votre choix alors ! »

D'un côté, sa réponse la rassurait. Car si il était bien le Christophe avec qui elle avait parlé pendant plusieurs mois, il n'avait pas l'air de l'avoir suivie. La demoiselle dégustait son verre en souriant. C'était assez drôle qu'ils se rencontrent de cette façons. A vrai dire, bien qu'elle soit admirative de son travail, elle ne savait pas si un jour elle aurait eu envie de le rencontrer. Les échanges par mails ou par messages suffisait à Nina. Ils étaient simples, cordiaux et agréables. Peut être que cela aurait évolué avec le temps. Elle retenait simplement qu'elle l'avait marqué d'une certaine manière, car son nom était très bien resté auprès du jeune homme, dans sa tête. Comme elle l'avait clairement exprimée, pour Nina, Christophe paraissait être un homme de famille, elle avait prit son ton soutenu pour une marque de l'âge. Or, ce n'était pas du tout le cas. Il était jeune, il paraissait même très jeune. Il avait tout juste un an de plus qu'elle. Il était simplement très propre sur lui et dans sa manière de s'exprimer. De là à dire qu'il était d'une autre époque était un peu exagéré. Elle partagea un bon rire avec lui et l'écouta ensuite. Il l'avait donc imaginé ? Elle fut assez touchée par cette attention, et surprise aussi.

« Il est vrai que je change beaucoup de paux,
mais... Nous avons tous des obligations, n'est-ce pas ?
»
expliqua-t-elle. « La fille au vent.... C'est joli, vous devriez vous mettre à la poésie aussi ! En tout cas, je trouve cette rencontre tout à fait incroyable. Je ne pensais pas vous rencontrer un jour, dans ma vie, alors savoir que nous allons être colocataire me ravie. »

Il était vrai que d'un côté, elle se sentait rassurée de le connaitre quelques peu. Nina posa son verre vide sur la table et prit les documents pour les remettre dans une pochette.

« Vous avez vos affaires avec vous ? Enfin, peut âtre que vous n'avez pas grand chose encore. Je peux vous proposer de vous accompagner chercher vos meubles le temps que vos affaires arrivent, car si vous le voulez, des agents de l'immeubles peuvent le faire, c'est une prestation supplémentaires mais très utile. Il serait préférable que vous soyez bien installé pour votre première nuit ici. »

Nina profita, après la réponse de Christophe à cette offre, d'un moment de tranquillité pour le laisser prendre ses affaires ou se poser un peu. De son côté, elle annula la visite prévue cet après midi.

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MessageSujet: Re: Wellington me voilà ! ( PV Nina) Dim 18 Juin - 13:44

Connaître le quartier depuis quelque semaines ne lui donnait pas assez d'aisance pour dire qu'il pouvait s'y repérer à son aise. Il lui dit qu'il n'était que depuis deux, peut-être trois mois. Sur le coup, il ne savait plus vraiment. Le quartier lui avait bien plu, il faut dire qu'après avoir fréquenté le quartier sud, il ne pouvait être que bien meilleur. Leurs échanges sur ce site lui revenaient un peu à l'esprit. Au début, il avait vu une nouvelle personne de connecté, il n'avait pas été très curieux. Tout le monde s'inscrivait sur des sites de nos jours sans que cela change la face du monde, sauf que.. sauf que... cette fois ce fut tout différent.

Tout d'abord, ils discutèrent de choses et d'autres, surtout de leurs voyages respectifs. Il se souvenait bien sûr de tous ces commentaires sur ces photographies, de tous ces commentaires aussi qui se suivaient. Des personnes qu'il n'avait jamais vues se rendaient à présent sur sa page. Avant le passage d'Elizabeth, elle s'était faite un peu connaître, mais c'était comme si son passage avait donné envie à d'autres nouveaux d'y participer. Il ne savait si elle en était ou non responsable, mais il en avait été touché. Il parlait un peu avec les autres également, mais il avait toujours envie de discuter avec cette fille nouvellement inscrite qui était venue vers lui. Elle lui avait fait impression. Sur les centaines de profils voir les milliers, il ne savait pas comment les chiffrer, il avait fallu qu'elle tombe sur le sien. Leurs échanges ne s'étaient pas arrêtés là. Loin de là.

Elle l'avait conseillé parfois, il l'avait même trouvé de son côté très jeune. Oh grand jamais, il ne lui aurait demandé son âge. Ils ne savaient quasiment rien l'un de l'autre. Un jour cependant, il eut comme un décrochage. Il avait réussi à se procurer une bière belge hors de prix. Il n'avait pas commencé à boire qu'il lui avait dit " il faut que j'aille vers les pays de l'est, j'ai envie de découvrir... autre chose". Son mensonge était inévitable, il n'allait pas lui dire qu'il fuyait la justice d'un pays où il avait été un petit malfrat. Cette information n'avait pas sa place dans leurs échanges, où se mélangeaient leurs rêves et leurs découvertes.

Malgré tout, les échanges devinrent un peu plus personnels, ils se mirent à conseiller depuis lors en se disant les choses à éviter... prenaient des nouvelles. Parfois ils mettaient un certain temps avant de se recontacter. Christophe fit une grande coupure à son départ d'indonésie, ne pouvant aller plus à l'est, il avait pris un vol vers la Nouvelle Zélande. Dès qu'il aurait été dans un cybercafé, il lui aurait dit, il lui aurait tout raconté, d'ailleurs il pensait même le faire comme une petite blague entre eux. Une fois que tous ses meubles seraient posés, il ferait son bilan clandestinement. Un mail manquait à leur correspondance et c'était ce mail-ci. Il lui répondit qu'"ils avaient tous effectivement des obligations". Les siennes n'allaient plus le conduire en dehors de ces frontières sauf pour rendre visite à sa famille en Belgique.

Elizabeth continuait de le recevoir comme un roi et procéder même par anticipation. Il accepta ces agents de l'immeuble bien pratiques à son goût et allait partir avec elle vers ces fameux magasins. Il n'avait que de vagues idées en tête. La décoration intérieure n'étant pas son fort, il aurait sans doute encore besoin de ses conseils. Décidément, rien n'avait jamais entre eux : hormis la distance qui, elle s'était beaucoup réduite. Il ajouta également sur le chemin qu'il était ravi de ne pas être " arrivé chez une inconnue". Quelque part Elizabeth restait une inconnue, mais cette inconnue, presque comme une ancienne voisine numérique qu'il avait eu l'habitude de croiser.
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