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 Stay + Pancake.

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MessageSujet: Stay + Pancake. Jeu 8 Juin - 14:37

Apple & Drake
stay [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]


Perdu dans les nébuleuses. Là, explosion d’or, de vert et de prune. Courant de diamants, étincelants dans la tache d’encre. Elle trace une forme, une fleur obscure, tremblante sous la pression de la plume. Et se disperse, se perd dans les nuées de couleurs.
Perdue dans les nébuleuses. Un reflet d’ambre, une larme de cyan. Et la chaîne se referme, noire sur un fond blanc. Une ligne se trace, arrache des volutes de couleurs. Elles s’échappent, s’envolent, s’effacent avec le temps. Disparues.
Perdues dans les nébuleuses. Là, explosion de souffre et d’argent. Courant de soleil ; danse des étoiles au firmament. Et la chaîne se referme, noire sur un fond blanc.
Perdue. Perdue dans les nébuleuses.
Et après le noir, la lumière.
Le réveil est brusque, en un sursaut. Ses yeux s’ouvrent dans un souffle, il se redresse brutalement. Le cœur battant à tout rompre, et boum-boum, boum-boum, boum-boum. Il cligne plusieurs fois des paupières, s’habitue à la clarté ambiante. Il fait bon ; le soleil jette des ombres paresseuses dans tout l’appartement. Boum-boum, boum-boum. La fenêtre entrebâillée laisse sentir le doux souffle du vent, simple murmure répercuté par les murs, tremblement dans le silence ambiant. Boum-boum. Tournant doucement les yeux vers sa droite, son cœur s’emballe à nouveau en le voyant. Un irrésistible frisson lui parcourt la colonne vertébrale, le submerge, l’électrise passionnément. Et le boum-boum, boum-boum reprend son rythme affolant, ah, il s’y est fait, maintenant. Un nouveau coup d’œil lui permet de s’assurer qu’il a lui aussi les yeux ouverts, ses yeux magnifiques, ses deux perles couleur topaze, ses deux diamants étincelants même lorsque plus rien ne brille. Il ne se rappelle plus avoir senti sa tête tomber sur son épaule, ni sa main se détacher de la sienne. Non, lui ne s’est sûrement pas endormi.
Et la nuit lui revient en mémoire, des flots d’images, de mots et d’odeurs le submergent. Le bar, les néons dansants. Son visage, perdu dans la foule, ses yeux tremblants de désespoir. Et ses larmes, plus dévastatrices encore. Ensuite, tout va beaucoup plus vite. Les sensations s’embrouillent, trébuchent et se relèvent. La lumière blafarde des lampadaires, les cris, le visage de quelques passants. Son visage à lui, baigné de chagrin, ses vaines protestations. S’expliquer, trembler sous l’averse, se prendre les larmes du ciel au visage. Bégayer, contenir toutes ses émotions intérieures, se prendre ses larmes à lui au visage. Et le cercle vicieux qui s’emmêle, se rompt. Le baiser. Ses ‘je t’aime’. La chevalière, la gourmette, l’argent d’étoile dans la nuit.
Un simple regard vers son poignet lui prouve que rien de tout ceci n’est un rêve. Elle est là, magnifique, symbole parfait de tout ce qui les unit. Il lève doucement son avant-bras, l’approche de son visage, pour mieux y discerner la gravure. ‘Jimmy Swan Hawkins’. Il passe doucement son index sur l’inscription, en suit délicatement les contours. ‘Jimmy Swan Hawkins’. Un léger sourire fend ses lèvres, et il ne s’en rend même pas compte. Elle fait déjà partie de lui, cette petite chaîne. Tout comme il s’est habitué à voir son annulaire dénué de chevalière. De toute façon, elle est bien mieux là où elle est, ornant la jolie main de son amour. Son bras retombe sur ses genoux, et ses yeux se reportent droit devant lui, sur l’écran résolument noir. Le générique de fin doit être achevé depuis longtemps. Il n’a pas vu le temps passer — à vrai dire, il a dû dormir pendant les trois quarts du film. Apple remue à côté de lui. Mince, peut-être dormait-il, au final ? « Désolé, je t’ai réveillé ? » Il ne sait pas si, comme lui, dormir a été difficile, cette nuit. Si, comme lui, ses pensées ont été occupées, l’empêchant de trouver le sommeil. Si, comme lui, il a eu du mal à passer à autre chose. Car, même si tout a l’air d’aller mieux, un doute persiste, et continue de le faire s’interroger. Et si… ?
On refait le monde, avec des si.
Il cesse de réfléchir, et tourne à nouveau la tête vers son chéri. « Je me suis assoupi, je crois. » Il ne croit pas, il en est sûr. Ce rêve est obsédant. « De toute façon, ce film n’était vraiment pas terrible. » Et la preuve, il ne s’endort jamais devant la télévision, d’habitude. Mais cette nuit n’a pas été très longue. Et ce rêve est obsédant. Il ne s’est pas couché le même, et, en se réveillant, il avait encore l’impression d’être différent. Qu’est-ce qui a changé, chez lui ? Mis à part sa relation avec Apple, il n’arrive pas à trouver. Un changement imperceptible, et pourtant il le ressent mille fois plus puissant. Qu’est-ce qu’il se passe ? Il croise à nouveau le regard saphir de son amour, et sourit. Sa petite bouille est toujours aussi craquante, en toutes situations. Si craquante, qu’il ne peut pas résister à la tentation de l’embrasser ; une, deux, trois fois. « Je t’aime… Tu le sais, ça ? » Il sourit encore, avant de s’étirer, comme un chat au sortir de sa sieste. Il est épuisé. La soirée a été longue, et cet imbécile de voisin ne les a pas laissés dormir très longtemps, ce matin. Personne ne devrait faire de travaux, le samedi. Il bâille encore une fois, s’étire à nouveau. Il aimerait juste passer sa journée sur ce canapé, avec Apple tout contre lui. Déjà prêt à lui soumettre l’idée, il se ravise au dernier moment, et referme la bouche aussi vite qu’il l’a ouverte. Un silence. On entend presque le bruissement des feuilles, dehors, accompagné du ronronnement du trafic. Quelques accélérations, là, une moto qui passe, un père qui dispute son enfant. Et ce bruyant silence reprend, si familier que Drake ne l’entend même plus. La seule chose qu’il perçoit encore est la respiration lente et régulière de son amour tout près de lui. Et s’il se rapproche encore plus, il arriverait sans aucun doute à compter les battements de son cœur. Et boum-boum, boum-boum« Tu voudrais manger quelque chose ? » Il n’a aucune idée de l’heure qu’il est. Peut-être treize heures. À moins que les quatorze heures ne soient déjà passées… ? Il a totalement perdu la notion du temps ; en vérité, il encore à moitié plongé dans son rêve. Ce rêve obsédant. Qu’est-ce que c’était, déjà ?
Ah oui.
Perdu dans les nébuleuses.

© élissan.


Dernière édition par Drake Whiteley le Mar 4 Juil - 10:27, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Stay + Pancake. Ven 9 Juin - 15:29

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Drake & Apple.
Waiting for the time to pass you by, Hope the winds of change will change your mind. I could give a thousand reasons why And I know you, and you've got to. Make it on your own, but we don't have to grow up. We can stay forever young. Living on my sofa, drinking rum and cola. Underneath the rising sun. I could give a thousand reasons why/ But you're going, and you know that All you have to do is stay a minute. Just take your time. The clock is ticking, so stay. All you have to is wait a second, Your hands on mine. The clock is ticking, so stay. All you have to do is... stay... STAY...[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]


08 août 2015 ∞ Appartement de Drake ∞ 00h.


Tu ronronnes comme un chaton en plein rêve, mon petit ange, mais, compte tenu de la comédie musicale burlesque qui défile sur l’une des chaînes populaires du câble – dont je sais que tu as une sainte horreur, ça n’a rien d’étonnant, et je ne t’en veux même pas de me laisser seul dans le monde réel.
J’aimerais néanmoins pouvoir fermer les yeux et rêver, moi aussi, mais ça m’est impossible. Et ce n’est pas la faute des grandes envolées lyriques de Christian et de Satine, les héros tragiques et romantiques de ce soir, mais bien de la tienne, Drake. Ne te méprends pas, tu n’as rien fait de mal, bien au contraire ! Mais... pourquoi est-ce que je chercherais à m’évader dans le monde fantastique de mes songes, alors que mon plus beau rêve prend vie juste sous mes yeux émerveillés ? Non, ça n’aurait pas de sens ! Et je ne veux clairement pas dormir, car te contempler est un délice divin, que je voudrais infini. Qu’est-ce que quelques cernes violacés comparés à un cœur rempli de bonheur et d’émerveillement ? Rien, le jeu en vaut largement la chandelle !
Tu es comme une toile de maître ou un chef d’œuvre du cinéma, Drake : on a beau connaître la réalisation finale par cœur, on remarque toujours d’infimes nouveaux détails à chaque énième contemplation, même si on en est à la millième. Et plus on regarde l’objet de notre passion artistique et plus on s’émerveille devant autant de profondeur et de minuties, au point d’être persuadé que cette trace de peinture n’était pas présente, sur la toile de l’artiste, lors de notre précédente contemplation ; ou que ce fond sonore, si enivrant et discret, à été rajouté sur la bande-son de notre film préféré entre deux de nos visionnages. C’est insensé, mais ce sont, en partie, tous ces petits détails, parfois invisibles au premier abord, qui font toute la beauté d’un chef d’œuvre. Et tu ne fais pas exception à la règle, Drake...
Je te contemple, émerveillé, alors que tu sombres inlassablement dans le monde de tes songes ; je prie pour que tu fasses de jolis rêves. Puis je te souris, t’admire et te détaille, à l’instar du plus fantastique chef d’œuvre du monde. Et c’est encore plus beau que tout ce que j’ai eu l’occasion de voir au cours de ma vie. Ton minuscule grain de beauté sur la lèvre inférieure, c’est mon préféré, et je le connais par cœur, mais je n’avais jamais remarqué qu’il avait autant de nuances de marron. Et tu as de petites taches marron-clair au niveau des tempes, cachées derrière tes mèches rebelles, qui sont si minuscules que j’ai dû vérifier à plusieurs reprises pour m’assurer qu’elles sont bien réelles. Vu mon état de fatigue immense, j’aurais largement pu halluciner et imaginer ces petites marques... Mais non, elles sont bien là, aussi merveilleuses que discrètes, et je ne sais même pas si tu sais toi-même qu’elles existent.
Je continue de détailler chaque parcelle de peau de ton visage, pendant de longues minutes, sans jamais me lasser, et jusqu’à le connaître par cœur. Et je te trouve encore plus magnifique qu’auparavant, si c’est humainement possible d’apprécier davantage ta beauté. Mes yeux étoilés et émerveillés sont tout bonnement comblés, et, malgré la faible luminosité crue qui émane de la télévision et qui perce la pénombre, je te vois comme je ne t’ai jamais vu auparavant. Et c’est magnifique ! Tu es magnifique.
Mais, à la différence d’une quelconque œuvre d’art, tu n’es pas figé. Et je découvre une petite ride, si minuscule que tu ne l’as sûrement pas remarquée, sur ton front – je suis sûr qu’elle n’était pas là avant ! Je souris tendrement, car je sais que l’idée de vieillir te déplait, mais je l’aime, moi, cette marque de la vie, cette marque du temps passé ensemble, cette marque de notre amour. Je ne mentionnerai jamais rien à ce sujet, bien sûr, car tu serais sans doute chiffonné et vexé, mais je l’adore, cette marque, et j’espère pouvoir être là pour admirer toutes celles qui arriveront au fil de notre vie.
‘Notre vie’, ‘notre vie’... comme si nous ne formions plus qu’un, désormais. Oh... et si tu savais combien j’aime, à la folie, cette symbiose de nos vies et de l’amour...
Je ne me lasserai jamais de t’admirer, mais je décide maintenant de m’allonger contre ton torse, qui est bien plus confortable et chaleureux que le dossier du canapé. J’ignore si tu dors toujours, car le bras que tu avais déposé derrière ma nuque tombe bientôt au niveau de mes hanches, comme pour me resserrer davantage contre toi. Je ne me pose néanmoins pas de plus amples questions, et me serre contre toi, à l’image d’un enfant câlinant un ours en peluche taille grandeur nature.
Blotti tendrement à ton contact, j’écoute désormais les battements de ton cœur résonner à mes oreilles ; je crois qu’ils n’ont jamais tambouriné à ce point, et je me croirais presque en plein concert. C’est magnifique. Et je sais que je t’aime, car les battements de mon organe vital viennent se synchroniser aux tiens, afin de jouer un duo de boum-boum rempli d’amour. C’est merveilleux, l’amour, et je sais maintenant que mon cœur et le tien ne font plus qu’un, qu’ils chantent et battent à l’unisson. Et c’est merveilleux. L’amour et les mélodies de nos cœurs sont merveilleux. Mais tu l’es plus encore, Drake.
Je ferme les yeux, m’accroche davantage à ton corps, et savoure pleinement cet instant de pure complicité. Je suis tellement bien, là, au chaud, tout contre toi, que je suis à deux doigts de te rejoindre dans l’univers utopique des songes – je sais que je vais t’y retrouver ! Alors, bercé par ta respiration et les battements de ton cœur, mais aussi, accessoirement, par les belles symphonies de Baz Luhrman, je commence à basculer dangereusement dans l’univers de l’inconscience. Mais cela ne dure qu’un court instant, car, gêné par un picotement à la gorge qui m’empêche de trouver le sommeil, je suis vite ramené à la réalité.
Et dire que j’étais fin prêt à passer la plus belle nuit de toute ma vie avec mon petit-ami, me voila rattrapé par la grippe ! Décidément, quelle poisse ! En même temps, ce n’était peut-être pas une brillante idée de passer toute ma soirée sous la pluie, avec une température aussi glaciale... mais vu l’issue de toute cette épopée, je ne regrette franchement rien ! Qu’est-ce donc qu’une petite grippe comparée à l’amour ? Rien, le jeu en vaut largement la chandelle !
Irrité par ce désagrément, je me défais tout doucement de ton étreinte, tout aussi agilement qu’un félin, afin de ne pas te réveiller. Pris de vertiges, je titube difficilement jusqu’à l’armoire à pharmacie de la salle de bains, dans l’espoir de trouver quelques pastilles contre le mal de gorge. Je fouille, tousse et fais malencontreusement tomber quelques flacons de médicaments, mais j’ai bien pris soin de fermer la porte de la salle de bains, pour éviter que tout ce boucan prévisible vienne perturber ton sommeil.
Je suis décidément un boulet, car, en plus d’être le roi du charivari et de la maladresse, je ne trouve même pas ce que je cherche. Et je tousse une nouvelle fois, toujours un peu plus fort que précédemment, mais ça me fait vraiment très mal au thorax, cette fois-ci. Je retiens un cri, refoule le suivant, étouffe le dernier ; mais j’ai vraiment trop mal. J’ai l’impression qu’on brûle mes poumons, comme on brûlerait un bout de guimauve au dessus d’un feu de camp, et je comprends bientôt que le mal qui me ronge n’a rien à voir avec la grippe...
Le cancer va faire à nouveau des siennes ; je le sais, je suis habitué aux signes qui précèdent l’horreur du spectacle. Je pourrais t’appeler au secours, Drake, ou te réveiller, mais je n’ai pas le cœur de te refaire endurer ce que tu as vécu la dernière fois, lorsque tu as assisté à l’une de mes crises. Ton regard si... perdu, dévasté, triste, traumatisé et inquiet... non, je ne veux plus jamais le revoir ! Et t’infliger cette représentation macabre est même pire à endurer que la maladie elle-même, alors, sans me questionner plus longuement, je verrouille la porte, me déshabille, et m’isole sous la douche.
Je fais couler l’eau, dans le but de camoufler mes toussotements et cris de douleur, afin de ne pas te réveiller. Je pleure, et j’attends tristement ma sentence, comme un prisonnier condamné à la chaise électrique. Je vais essayer de faire le moins de bruit possible, c’est juré, car je ne voudrais pas briser cette belle première soirée que nous passons en tant que couple officiel. Mais c’est extrêmement difficile dès les premiers toussotements, et les giclées de sang qui s’en suivent n’arrangent rien. Heureusement pour mes yeux et mon estomac, l’eau fait vite tout disparaître dans le siphon, jusqu’à ce qu’un nouveau cycle d’horreur se reproduise, et qu’un autre reprenne le relai instantanément ; c’est un cercle vicieux sans fin.
Feu. Sang. Larmes. Je crois que je vais mourir. Mais je n’ai pas le droit, pas ici, pas maintenant. Non ! Notre histoire ne peut se finir comme celle de Christian et Satine, qui, eux, pour l’heure, continuent de chanter l’amour et le bonheur, tandis que je vis l’enfer et la douleur. Et je vomis de plus belle, accompagné de l’air du tango de Roxanne, avant de m’écrouler, épuisé, au sol. Mon calvaire n’a jamais été aussi rude et difficile, et, une fois ces horribles quinze minutes passées, je me replie sur moi-même, et pleure, pleure, pleure... car je sais que la fin est proche...
Feu. Sang. Larmes. Je sais que je vais mourir.
Ma crise est désormais terminée, mais je suis toujours tétanisé par la peur et par mes idées macabres. Je me replie alors en position fœtale, au fond de la baignoire, en attendant d’être défait de cette infâme odeur de rouille. L’eau me glace la peau, mais je ne sens plus rien, tant mon cœur et mes poumons brûlent et agonisent. J’espère surtout ne pas t’avoir réveillé, et me dépêche de finir de me rincer pour retourner au plus vite à tes côtés. Tu sais, c’est long, beaucoup trop long, quinze minutes sans toi ! Et même si je ne suis plus qu’une loque humaine dévastée par ses idées noires et par le cancer, je sais que retrouver ton étreinte me fera instinctivement renaître de mes cendres, comme par magie.
Une fois séché, je saute dans mon pyjama, prends mes médicaments, et retourne me blottir délicatement contre toi, sur le canapé. Je meurs de froid, me glisse sous le plaid, et me colle à toi pour me réchauffer. Malgré tout ce que j’ai vécu dans la salle de bains, je suis à nouveau bien, là, tout contre toi, et te voir encore endormi me rassure. J’espère toujours que tu rêves, mon amour. Et, pour donner des ondes positives et romantiques à tes songes, je dépose un tendre baiser contre tes lèvres. De tout cœur, je veux que tu passes une bonne nuit, pour notre premier sommeil en tant que couple, et j’espère sincèrement que ce sera le cas. Rêve sur rêve, jusqu’au bout des rêves, pour l’homme de mes rêves... c’est mon rêve, tout simplement.
Néanmoins, malgré ton souffle apaisant – parfumé au dentifrice à la menthe, je ne trouve pas le sommeil. C’est agréable d’être là, blotti contre toi, mais je suis bien trop rongé par un flot de questions existentielles pour réussir à dormir. Alors... j’essaie de me changer les idées, et je regarde la fin de Moulin Rouge, qui arrive enfin à son dénouement. Et... ce fut une très mauvaise idée ! Je pleure en silence, comme une madeleine, lorsque la fin fatidique emporte l’héroïne, rattrapée et fauchée par une maladie semblable à la mienne. Et je m’imagine à sa place, mais, pire encore, à la place de celui qui reste ; à ta place, Drake. Et j’en arrive à me poser tout un tas de questions, alors que le générique de fin affiche, en premier lieu, les noms de Nicole Kidman et d’Ewan McGrgor :
Allons-nous voir notre amour se solder par la mort, comme celui de Christian et Satine ? Combien de temps nous reste-t-il, avant les larmes et les regrets ? Suis-je égoïste, de t’imposer ma maladie et sa fatalité ? Est-ce que tu m’aimeras toujours, lorsque je serai mort ? Les dizaines de milliers de réponses potentielles à ces questions me font trembler de peur, et je sens des larmes silencieuses rouler le long de mes joues d’enfant. « Non, non et non ! Il ne faut pas réfléchir à ces horreurs ! Reprends-toi, Apple ! L’amour, y’a que ça qui compte ! » M’hurle cette petite voix dans ma tête, plus sévère et dévouée que jamais.
J’écoute alors ma conscience – cette petite voix bienveillante, et arrête de penser au drame que sera ma mort. Tout ce que je sais, à cet instant précis, c’est que je ne veux plus jamais te quitter, Drake, qu’importe si je dois mourir demain... dans un moi... ou l’année prochaine... Et je t’aime.
Les minutes passent, et je finis par éteindre fébrilement la télévision. La pénombre n’est plus, et les premières lueurs du jour traversent les carreaux des fenêtres de notre salon. J’ignore quelle heure il est, et, malgré les conseils et recommandations de ma conscience, je pleure toujours, car j’ai peur de mourir et de te laisser tout seul. Épuisé, et rattrapé par la fatigue, je finis néanmoins par sombrer dans le monde du sommeil. Je n’ai pas du tout envie de dormir, mais je suis tellement faible que je pars rejoindre les bras de Morphée sans même m’en rendre compte. C’est sans doute mon corps, qui a besoin de retrouver quelques forces et de recharger ses batteries, qui se laisse bercer par le chant du marchand de sable. Quoi qu’il en soit, si cela n’avait tenu qu’à moi, je ne me serais plus jamais endormi de toute ma vie, afin de pouvoir profiter de chaque seconde passée à t’aimer. Mais... pas plus que je ne suis maître de ma santé, de mes émotions ou de mes pensées, je ne suis pas maître de mon corps, qui s’endort... le cœur lourd, et file dans l’univers des rêves...

Les nuages, formant un escalier vertigineux en direction du ciel, paraissent solides. Le ciel, quant à lui, est d’une couleur violacée, qui tire par endroits sur un bleu- nuit magnifique. Les étoiles, elles, pareilles à des lucioles de feu, scintillent par milliers. Je suis vraiment pressé de les rejoindre, et ne tarde pas à grimper cet escalier nuageux, jusqu’au sommet. C’est rigolo, je rebondis sur les marches comme sur un trampoline, mais la surface nuageuse, tout en haut de l’escalier, est plus dure et beaucoup plus vaste. Où suis-je ? Dans une sorte de paradis aux couleurs vivantes et rayonnantes. Et le violet danse avec le bleu-nuit, tandis que je remarque que je suis vêtu d’un costume entièrement orange – couleur complémentaire oblige, pour un tableau parfait. Je souris, je suis heureux, mais mon bonheur n’est rien comparé à ton arrivée, aussi soudaine que délicieuse. Tu es beau, Drake, tout de jaune vêtu, avec un nœud papillon, et ça fait s’emballer mon cœur de te voir ici, avec moi, dans les nuages, dans mon rêve. Et alors que tu t’approches en ma direction, tout sourire, les étoiles se mettent à tournoyer et à danser autour de nous, dans le ciel, en un spectacle d’or bleuté et violacé. C’est magnifique, je n’en crois décidément pas mes yeux ! Je suis bouche-bée, subjugué, et lève bientôt le nez vers le ciel : la lune, immense aquarium lumineux, est là, elle aussi, plus proche de nous que jamais. Je suis tout ébloui, sous ces lumières qui scintillent de partout, mais tu me prends la main, avant de me faire valser dans les nuages, et je ne vois plus que toi. Toi, toi, toi, le plus bel astre de l’univers, même dans mon rêve.
Et je tourne, tourne, tourne, sous une pluie d’or, d’étoiles et de paillettes, et vole, vole, vole, à travers cette nuit bicolore, dans mon complet orange. Et tu me fais valser entre les étoiles, jusqu’à ce que tu décides de cesser de tournoyer pour m’embrasser. On se frôle, on se désire... Et plus nos lèvres se rapprochent et plus le ciel devient rose, mais, lorsqu’elles se retrouvent enfin à moins d’un centimètre les unes des autres, le sol nuageux sur lequel nous gravitons perd de sa solidité, et je passe à travers. Pouf ! Et je tombe, tombe, tombe, et hurle, hurle, hurle, jusqu’à avoir si peur que je finis par me réveiller.
Effrayé, j’ouvre alors mes yeux en grand, au point de les exorbiter. Mais je suis rassuré lorsque je te vois, Doudou, et laisse même un petit sourire fendre mon visage amoureux, en guise de soulagement. Ouf, cette chute vertigineuse n’était donc qu’un mauvais rêve ! Peut-être que la scène de la douche en était un, elle aussi ? Je suis tellement confus et dans le gaz que je n’en sais trop rien, en réalité... « Non, du tout ! Je me suis réveillé tout seul, comme un grand ! » C’est plutôt ce rêve métamorphosé en cauchemar qui m’a sorti de mon sommeil, mais ça revient au même, non ? « Oh ? Tu t’es assoupi, tu crois ? »[/color][/b] Question rhétorique, un tantinet taquine, mais remplie d’amour. Oui, tu t’es endormi, Drake, mais j’ai justement adoré ça, car ça m’a permis de contempler chaque détail de l’œuvre vivante que tu es. « Quoi ? Ce film est génial ! Mais il faut forcément aimer les comédies musicales, pour l’apprécier... Et vu que ce n’est pas ton cas, c’est impossible... » D’ordinaire, je monte derechef sur mes grands chevaux dès qu’autrui ose critiquer Moulin Rouge, qui fait partie du top trois de mes comédies musicales préférées. Cependant, je ne peux décidément pas m’énerver contre toi, mon amour, pour quelque chose d’aussi futile, d’autant plus que tu t’es coltiné presque une demi-heure de ce chef d’œuvre, à contre cœur, pour me faire plaisir. Oh oui, tu es décidément le meilleur et le plus adorable des doudous, même si nous n’avons clairement pas les mêmes goûts en matière de septième art. Mais ce fait n’est qu’une broutille sans la moindre importance ! « On regardera Star Wars, lors de notre prochaine séance cinéma, comme ça c’est moi qui pourrai m’endormir dans tes bras ! » Et je te taquine amoureusement, avant de laisser un rire tonitruant envelopper toute la pièce, jusqu’à couvrir temporairement le bruit des travaux de nos voisins. Nos regards se croisent, et je me perds bientôt dans le tien, aussi magnifique que profond. Et hop, coup de foudre pancakien numéro six mille deux cent six !
Malgré mes cernes et mes yeux rougis, tu sembles toujours être autant attiré par moi, et ça me fait sourire tendrement. Toi-aussi, tu es beau, mon doudou, avec tes petits cernes et ta première ride sur le front ! Tu n’as même jamais été aussi attirant qu’à cet instant précis ! Et je m’avance vers toi en même temps que tu te rapproches de moi, pour sceller tendrement nos lèvres les unes aux autres ; une, deux, trois fois. Quant à ton si merveilleux ‘je t’aime’, il me fait complètement fondre et perdre la tête, comme à chaque fois... Oh, et si tu savais combien je t’aime, moi aussi ! « Que je le sache ou non, je ne me lasse jamais de te l’entendre dire ! » Et ce n’est que la stricte vérité. « Moi aussi, je t’aime, mon petit-ami ! » Et mes lèvres retrouvent instantanément les tiennes, pour quelques baisers volés supplémentaires. ‘Mon petit-ami’, ‘mon petit-ami’... Bon sang, qu’est-ce que j’aime dire ça ! Drake, mon petit ami ! Et ça résonne comme une douce mélodie.
Oh ? Tu bailles, mon chat ! Et tes cernes ne font qu’affirmer ce que je pensais déjà : tu es aussi éreinté que moi. « Tu as mal dormi, mon cœur ? » Question rhétorique, vu ta mine d’aujourd’hui, mais je la remplace bientôt par une autre interrogation, puisque je connais d’ores et déjà la réponse. « Quelque chose te tracasse ? » Décidément, je ne pose que des questions connes, aujourd’hui ! Ah... c’est sûrement le manque de sommeil qui me fait devenir un peu cruche... « Si c’est le cas, n’hésite pas à en parler à ton petit-copain ! Tu sais bien qu’il est - et sera - toujours là pour toi... et pour t’écouter... » Et je plonge mon regard au plus profond du tien, tandis que je caresse affectueusement ta main. J’espère maintenant que tu trouveras à nouveau le courage de me faire part de tes sentiments, si quelque chose te tracasse vraiment, comme je le soupçonne fortement. En attendant ta réponse, je jure solennellement de t’aider, qu’importent tes tourments. Et, en tant qu’officiel petit-ami aimant, c’est désormais mon rôle à plein temps.
Avachi dans le canapé, je me colle à toi, et dépose mon crâne contre ton épaule. Je suis bien là, tout contre toi, mais je remarque bientôt que je suis en pyjama... alors que j’étais vêtu de mes vêtements de soirée, en rentrant à la maison. Seigneur, cette scène épouvantable n’était donc pas un cauchemar, mais la réalité... Je déglutis, essaie de ne plus y penser, et, fort heureusement, tu m’aides à m’extirper des sables mouvants de mes réflexions, grâce à ta nouvelle proposition. « Non, merci, ça va. Je n’ai faim que de toi ! » Et je t’embrasse derechef, pour te montrer ma sincérité. Mes mains glissent entre tes mèches rebelles, avant de terminer leur course dans ton cou. « Mais... si tu as faim, je peux te faire des pancakes... ou autre chose, pour changer ! C’est comme tu veux, mon amoureux, tu n’as qu’à me demander ce que tu veux ! » Et je suis d’ores et déjà prêt à me lever et à aller cuisiner de bon cœur, malgré la fatigue. « Mais... avant d’aller manger... est-ce que je peux te poser une question plutôt... inattendue ? » Je laisse ma question en suspens, juste le temps d’avoir ton acquiescement. « Ne prends pas peur par ce que je vais te demander, hein, c’est juste à titre informatif... Mais... je me demandais... si... » On entendrait presque des roulements de tambour, au loin, tant l’attente de cette foutue question suspecte est interminable. Mais c’est un peu fait exprès, je l’avoue, car j’aime te faire bouillir et languir, mon amour... « Est-ce que tu aimerais avoir des enfants ? Je ne parle pas dans l’immédiat, bien sûr, mais... je ne sais pas, dans cinq ou six ans, par exemple... » Et je souris, car j’ai cette image de toi et moi, avec un petit garçon et une petite fille dans les bras, qui me traverse l’esprit. C’est le parfait tableau de famille, et je tuerai pour qu’il devienne réalité.
Il me reste seulement à savoir, maintenant, si ce rêve est aussi le tien... Et, plus important encore, si tu as envie de le réaliser à mes côtés...

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MessageSujet: Re: Stay + Pancake. Sam 17 Juin - 10:18

Apple & Drake
stay [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]


Et Apple sursaute soudainement, ouvre ses grands yeux océan. Oh, le voilà réveillé ; Drake n’est donc pas le seul à être tombé dans les bras de Morphée. Il baille un peu, s’étire lentement. Oui, il a dormi, mais pas énormément, compte tenu de la nuit qu’ils viennent de passer. Mélange subtil entre le rêve éveillé et la réalité, cette soirée restera à jamais gravée dans sa mémoire comme un des plus beaux moments de sa vie, même si c’était assez mal parti au départ. Qui l’aurait cru ? Comme quoi, tout peut toujours bien finir. Et se dire que tout ceci n’est pas un rêve est la chose la plus douce qui soit. Non, tu ne rêves pas… Apple t’aime, et il est maintenant ton copain…
La petite répartie de son amour le fait sourire, alors qu’il se réinstalle correctement sur le canapé. « Tu aurais dû me réveiller plus tôt. » Il sourit, reprend d’une voix douce et amoureuse. « Tu ne t’es pas trop ennuyé, sans moi ? » Le film n’est pas si long que ça, et ça l’étonnerait bien que son amour ait pu s’endormir avant la fin de cette comédie musicale si mythique pour lui. Voyons, quelle heure est-il ? Il cherche des yeux la montre à son poignet, mais ne la trouve pas. Ah, il a dû l’enlever en arrivant. Quelques secondes, son regard reste bloqué sur la jolie gourmette qui étincelle sous les rayons du soleil. Ce qu’elle est belle, tout de même ! « Alors dis-moi, qu’est-ce tu as fait ? » S’il connaissait la réponse à sa propre question, jamais il ne l’aurait posée… Mais puisqu’il n’en sait rien et qu’il aime son amour plus que tout, il veut absolument savoir comment il s’est occupé durant son sommeil.
Alors qu’il ose critiquer Moulin Rouge, l’une des comédies musicales préférées de son amour, ce dernier lui renvoie la pareille, prétendant qu’il s’endormira lui aussi, mais devant Star Wars, la prochaine fois qu’ils se feront une séance de cinéma ensemble. Bien qu’il lui semble totalement impossible de s’assoupir devant un tel film, il hausse les épaules, et sourit, taquin. Ah, ce petit combat lui rappelle le premier qu’ils ont eu, bien différent de celui-ci, à l’époque désormais révolue où il ne pouvait pas admettre qu’il adorait le voir seulement vêtu d’un caleçon Mickey… « Ah, il est vraiment temps que je te montre ce qu’est le vrai cinéma, chéri. », lui répond-t-il, une pointe de malice dans la voix. Non, ils ne se ressemblent pas, mais qu’est-ce que ça peut faire ? Les contraires s’attirent, et ils l’ont prouvé un milliard de fois.
Un, deux, trois baisers plus tard, et il n’en est jamais rassasié. Il ne peut plus quitter ses lèvres, c’est comme si elles étaient aimantées. « J’adore quand tu dis ça… » ‘Mon petit-ami’, ah, que c’est doux et agréable à entendre ! Il ne s’y est pas encore habitué, et pourtant, c’est comme s’ils s’étaient toujours appelés ainsi. Que c’est étrange, quelques fois, l’effet de certains mots ! Il suffit de les coller ensemble, et tout de suite, le cœur palpite, et des dizaines de papillons s’agitent dans son ventre.
Et il baille une nouvelle fois, quelque part encore perdu dans ces nébuleuses. Il ne sait pas d’où sort ce rêve, s’il signifie quelque chose en particulier, mais, bon sang, qu’est-ce qu’il l’obsède ! Il revoit ces explosions de couleurs à travers ses paupières, ce cyan, ce prune et toutes les pointes d’or et d’argent. Son désarroi se lit sûrement dans son regard, puisque voilà Apple qui le questionne sur sa nuit. Tout va très bien, hormis ces détails qui ne cessent de lui revenir en mémoire. Mais comment expliquer ça à son amoureux ? Allons, ce n’est rien, d’ici quelques heures, il ne s'en souviendra plus. « Non, c’est juste… un rêve. Bizarre. Mais ne t’en fais pas, il n’y a pas de quoi s’inquiéter. » Et dès qu’il ferme les yeux, les taches d’encre s’étalent, glissent, noires de cendres. Les pigments colorés s’estompent, et se perdent dans l’obscurité. Il ne reste que ce noir si intense, qui lui rappelle tant quelque chose… Mais quoi ?
Il cligne plusieurs fois des paupières. Arrêter de penser à ce rêve stupide. Il se tourne légèrement vers son amoureux, et cherche plusieurs secondes quelque chose à dire. Ça vient tout seul, d’habitude. Quelque chose bloque, à cet instant, et il se demande bien pourquoi. La faim, peut-être ? Il propose à Apple de manger un morceau, mais celui-ci décline son offre. Peut-être a-t-il déjà déjeuné pendant qu’il dormait. À vrai dire, il n’a aucune idée de l’heure qu’il peut bien être, et s’en fiche royalement. Tout ce dont il a besoin est là, sous ses yeux, blotti tout contre lui. Et son chéri se redresse brusquement, l’embrasse passionnément. Ah, ce qu’il aime ces baisers-là ! Ces baisers qui, à eux-seuls le rendent fou, lui font perdre toute rationalité, mettent ses sens en pagaille… Un baiser, un seul, et le voilà déjà totalement réveillé, prêt à l’embrasser encore… « Oh non, non, ne te fatigue pas, trésor, tu as l’air fatigué… Je ne vais pas te demander de cuisiner quelque chose. En plus, il ne doit pas y avoir grand-chose dans les placards. » Il se redresse légèrement. Ah oui, ces fichues courses qu’il devait déjà faire la veille… et l’avant-veille… Et dire que c’est déjà samedi, il faut absolument qu’il les fasse aujourd’hui. « Si tu veux je peux aller acheter deux-trois trucs, et on se fera quelque chose ensemble. » Il se penche aussitôt pour déposer un léger baiser sur ses lèvres. Sans lâcher la main qu’il tient amoureusement serrée dans la sienne, il s’écarte doucement de lui, au moment où Apple reprend la parole. Son entrée en matière est assez suspecte, pour ne pas dire angoissante. Une question ? Une question… inattendue ? Il hoche doucement la tête, les sourcils froncés. Malgré lui, son cœur commence à battre un peu plus vite. Et c’est inquiétant ce silence, cette attente de quelques secondes qui est interminable… Et lorsque la question franchit enfin les lèvres de son amour, il reste muet. Une. Deux. Trois secondes. Aucun son, dans ce silence oppressant. La vérité, c’est que c’est exactement le genre de question qu’il préfère ne pas se poser. C’est sûrement une technique de peureux, mais il préfère ne pas se projeter, ne pas bâtir quelque chose pour ensuite le voir s’effondrer. Il préfère ne pas savoir quel jour sera demain, plutôt que d’être déçu. Oui, c’est lâche. Mais il sait pas agir autrement. « Je… » ‘Je ne sais pas’, c’est ce qu’il doit répondre. Mais en aura-t-il le courage ? Rien n’est moins sûr. Il ne veut pas lire de déception dans les yeux de son petit cœur. « Je… je ne me suis jamais posé la question, pour être honnête… Bien sûr que j’ai envie de faire ma vie avec toi, que l’on partage beaucoup ensemble… Et… une famille… ça fait partie de tout ça. Seulement… je ne sais pas si j’en serai capable. Je ne sais pas si j’arriverai à m’en occuper, à avoir une vie stable et… même si je serai un bon père ? Alors… je suis désolé, je sais que ça te tient à cœur… mais si je n’arrive pas à être à la hauteur… » Est-ce que ça en vaut la peine ? C’est une immense responsabilité, que d’avoir des enfants. « Je ne veux pas commettre d’erreur, tu comprends ? Parce que je t’aime, alors je ne veux pas tout gâcher… » Et sur ces mots, il se relève légèrement, croise une jambe sous lui pour se rasseoir. Il est mal à l’aise, ça se sent ; il n’ose même pas croiser le regard d’Apple, de peur d’y lire de la déception. Il se sent nul. Affreusement nul. Nul de ne pas pouvoir être aussi enthousiaste que son chéri l’aurait sûrement espéré, nul de ne pas être capable de lui promettre quelque chose, nul de ne pas réussir à se projeter. Mais où trouver toutes ces réponses auxquelles il a tant peur de se confronter ? Et c’est le néant total qui se dresse devant lui, à perte de vue. Il ne voit rien, et il doute qu’un simple ‘je t’aime’ puisse améliorer la situation. « Tu… tu ne m’en veux pas trop ? » Ce serait le pire, que son chaton lui en veuille, mais en même temps, tellement compréhensible ! Lui a envie d’un avenir sûr, d’une famille, et peut-être même d’un mariage… mais ça terrifie Drake, toutes ces histoires d’engagements pour une vie heureuse. Il n’a jamais su voir bien loin devant lui, alors, pourquoi cela changerait-il maintenant qu’il est avec son chéri ? Il est certes plus confiant quant à son futur, mais rien n’est sûr, tout est trouble, et c’est le plus inquiétant dans tout ça. Parce qu’il n’a pas oublié tout ce sang, dans la salle de bain, la nuit où il a appris pour le cancer d’Apple… Rien que de se remémorer cette scène de torture pour son amour le fait frissonner. C’est vrai qu’ils n’en ont pas reparlé depuis, préférant esquiver le sujet à chaque fois. Il n’a aucune idée de l’état de santé actuelle de son petit chat, mais ce dont il est sûr c’est que, s’il ne lui en a pas reparlé, la rémission est encore loin… Il ne lui aurait pas caché une telle nouvelle, si ?
Préférant de pas laisser ses idées noires lui gâcher la journée, il se force à sourire encore une fois, et s’enfonce dans le canapé. Le seul son qui perce le silence est celui qu’émet son estomac, dans un bruyant borborygme. Il tourne aussitôt la tête vers Apple, mi-gêné, mi-amusé, avant de se décider à se bouger un peu. « Bon, tu sais quoi, je vais aller me doucher, et ensuite j’irai faire quelques courses pour déjeuner. Ça te va ? Toi, tu restes tranquillement ici, et tu ne te fatigues pas plus que tu ne l’es déjà, d’accord ? » Son ton est sans appel. Il peut lire la fatigue dans les yeux de son chéri, alors il n’est pas question qu’il fasse quoi que ce soit pouvant l’éreinter davantage. Mettant ses paroles à exécution, il plante un baiser sur les lèvres de son amour, avant de se lever pour se diriger dans la salle de bain. Le carrelage est encore mouillé, tout comme la serviette soigneusement rangée à son emplacement habituel. Tiens, Apple s’est douché ? Maintenant qu’il y repense, son chaton est bien en pyjama depuis tout à l’heure, contrairement à lui qui a gardé les vêtements de la veille. Bon, après tout, il a bien fait de prendre ses aises, cet appartement est autant à lui qu’à Drake, désormais. Après être allé chercher des affaires propres, il se déshabille et entre dans la cabine de douche, se laissant aller à fermer les yeux sous le jet d’eau brûlante. Mais l’illusion de l’irréel ne dure pas longtemps, et il se retrouve à nouveau plongé dans ces feux d’artifices aux couleurs outrageuses, mêlées à cette encre noire, si noire…
L’eau s’écoule rapidement par le siphon, accompagnée des dernières bulles de savon. Il ferme le robinet, sort de la cabine et se sèche rapidement, pressé de retrouver son petit ange. Ça ne fait pas dix minutes qu’il est entré dans la salle de bain, mais son visage lui manque déjà, tout comme ses lèvres si douces. Et voilà qu’il meurt d’envie de l’embrasser, alors qu’il a pris soin de le faire juste avant d’aller se doucher, pour palier à ce manque. Décidément, c’est beaucoup trop fort pour lui. Il enfile pantalon et tee-shirt, avant de enfin sortir de cette pièce bien trop vide sans son petit chat. Comme il l’a escompté, celui-ci est resté bien sagement sur la canapé, tout le long de sa douche. Pour une fois qu’il n’en fait pas qu’à sa tête… « Allez, j’y vais, trésor, je serai vite de retour. » Il attrape sa veste et son portefeuille, dépose un dernier baiser sur les lèvres de son amour, et sort de l’appartement. Il s’en veut un peu de le laisser une nouvelle fois tout seul, mais il n’a pas vraiment le choix. Il doit impérativement faire ces foutues courses avant demain, s’il veut avoir de quoi manger dans la semaine. Décidant de prendre la voiture pour aller plus vite, il ne met qu’une dizaine de minutes à atteindre le supermarché. Allez, un peu de courage, ça ne devrait pas être long. Évidemment, les rayons sont bondés, à cette heure-ci, un samedi matin. Il aurait dû y aller plus tôt pour éviter cette longue file d’attente aux caisses du magasin. Enfin le mal est fait, rien ne sert de s’en vouloir ; le tout est d’aller le plus vite possible dans les rayons. Sans vraiment réfléchir, il attrape un caddie et le pousse parmi les étalages, récupérant de ci de là quelques articles. Il n’a pas vraiment le cœur à savoir s’il prend du lait simple ou du demi-écrémé, s’il préfère le beurre salé ou non, et encore moins à se rappeler s’il reste du liquide vaisselle. Finalement, il conclut qu’il vaut mieux prévoir que guérir, et en prend tout de même, au risque d’en avoir deux à la maison. Le caddie se remplit petit à petit, il pense à certaines choses, en oublie d'autres, son esprit n'est pas vraiment là. Allez, plus que l’étape des caisses et il pourra enfin rentrer à la maison. Mais l’attente promet d’être longue… Découragé par la vue d’une stagiaire qui ne semble pas comprendre le fonctionnement de la caisse enregistreuse, il sort son téléphone pour patienter. Ce qu’une minute peut passer lentement… Je fais la queue aux caisses, chéri, encore un peu de patience ! Je t’aime, tu me manques déjà. Il ne peut s’empêcher d’envoyer un petit message à Apple, en espérant que ce dernier ne s’ennuie pas trop en son absence.
Et les minutes passent, et la file ne diminue pas…
Enfin c’est à son tour. Il dispose ses articles sur le tapis roulant, attend que la maladroite stagiaire réussisse à scanner ses achats, paie, le tout en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Il n’a plus qu’une hâte, retrouver son chéri, et l’embrasser, encore, encore et encore. Ah, ce qu'il peut l'aimer, cet adorable petit chat...

© élissan.


Dernière édition par Drake Whiteley le Mar 4 Juil - 10:28, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Stay + Pancake. Mar 20 Juin - 17:19

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Drake & Apple.
Waiting for the time to pass you by, Hope the winds of change will change your mind. I could give a thousand reasons why And I know you, and you've got to. Make it on your own, but we don't have to grow up. We can stay forever young. Living on my sofa, drinking rum and cola. Underneath the rising sun. I could give a thousand reasons why/ But you're going, and you know that All you have to do is stay a minute. Just take your time. The clock is ticking, so stay. All you have to is wait a second, Your hands on mine. The clock is ticking, so stay. All you have to do is... stay... STAY...[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]


Aujourd’hui est le plus beau jour de notre vie, car hier n’existe plus et demain ne se lèvera peut-être jamais. Le passé nous étouffe dans les regrets et les remords, le futur nous berce d’illusions. Apprécions le soleil qui se lève, réjouissons-nous de le voir se coucher. Arrêtons de dire "il est trop tôt" ou "il est trop tard " ; le bonheur est là : il est l’instant présent, il est toi.
Qu’importe ton baiser infidèle ou ma crise dévastatrice de la veille, ils n’existent plus ; envolés à tout jamais à l’autre bout de la planète, comme une nuée d’oiseaux migrateurs. Aujourd’hui est le plus beau jour de notre vie, car hier est mort et demain n’existe pas encore... Alors, je compte bien en profiter, qu’importe le passé et mon incertaine destinée.
Je me frotte les yeux, souris, et sens mon cœur s’agiter dans ma poitrine, lorsque ta voix, pareille au plus mélodieux chant de sirène, vient bercer et euphoriser mon ouïe. Ah... c’est vraiment délicieux (presque autant que tes baisers) d’être réveillé par le son hypnotisant de ta voix de velours ! « Te réveiller ? Tu plaisantes, j’espère ?! Tu es bien trop mignon, quand tu dors ! » Moi ? Te priver de sommeil ? Et renoncer à la contemplation de ce merveilleux minois endormi ? Quelle idée saugrenue ! Et même si tu avais été La Belle au Bois Dormant, je ne t’aurais sans doute jamais réveillé. Après tout, qui oserait troubler le sommeil d’un ange si paisible ? Certainement pas moi ! « Je ne m’ennuie jamais, Doudou, tant que je suis dans tes bras... » Et je joins le geste à la parole, en me glissant entre tes bras, à l’instar d’une savonnette faite d’os, de chair et de peau. Ah... je suis si bien, là, avec mon présent et mon bonheur, avec toi...
Un sourire béat, à la limite de la niaiserie, s’étend de mes lèvres jusqu’à mes oreilles. C’en est presque ridicule, mais je n’y peux rien si t’aimer à ce point me fait sourire comme un parfait idiot. Je me redresse progressivement sur le canapé, bien que je reste volontiers prisonnier de tes bras, mais perds cependant ce sourire dégoulinant d’amour, lorsque tu mes demandes ce que j’ai fait durant ton sommeil... Aïe, quelle épineuse question ! Que suis-je censé te dire ? La vérité ? Que j’ai encore failli mourir, hier soir ?
Oui, je pourrais te dire que le sang a jailli de mes poumons comme un feu d’artifice, mais je ne le ferais pas, car ce serait te blesser et raviver le passé, qui est mort et enterré. Et puisqu’aujourd’hui est le plus beau jour de notre vie, car hier n’existe plus et demain ne se lèvera peut-être jamais, je vais dévorer le bonheur, l’instant présent et toi, sans prendre le moindre risque de raviver nos émois ou de laisser le passé nous étouffer. « J’ai inlassablement regardé mon petit-ami dormir, et c’était un spectacle magnifique... » Je plonge mon regard transi d’amour au plus profond de l’océan infini et merveilleux de tes prunelles, avant de te dire ‘je t’aime’ avec les yeux ; une, deux, trois fois ; à chaque battement de cils ; à chaque centimètre qui fait se rapprocher nos visages l’un de l’autre. Et dès que ma bouche effleure dangereusement son amoureuse, je dépose tendrement mes lèvres contre les tiennes.
Frissons, vertiges, fièvre, tremblements, explosion du cœur... Oh, je t’aime décidément trop !
Une fois le temps des baisers passionnés révolu, malgré nous – la faute à ce foutu manque d’oxygène -, nous débattons sur le programme cinématographique de la veille. Bien sûr, ton avis négatif sur Moulin Rouge diverge complètement du mien, mais je ne peux m’empêcher de te taquiner en retour au sujet de Star Wars, l’une de tes œuvres du septième art préférée. Cette guéguerre bon enfant est bourrée de légèreté, et je me fais la réflexion que j’adore nos innombrables différences, nos petits débats taquins et le fossé qu’il y a entre nos passions propres. Toi et moi, au final, c’est le Yin et le Yang : d’uniques et de parfaits opposés qui se complètent à la perfection, et qui, ensemble, fusionnent et forment le duo le plus solide du monde. Et c’est merveilleux, et je t’aime d’autant plus. « Et si tu arrêtais de dire des bêtises sur le cinéma, p’tit amour, et que tu m’embrassais ? » Nouvelle proposition taquine, destinée à mettre fin au débat et à assouvir mon besoin immédiat de tes lèvres. Et même si je suis insatiable de ton contact, tes baisers parviennent toujours à me faire pousser des ailes et à étancher provisoirement cette soif colossale que j’ai de toi, mon amour. Tu m’embrasses, et je défaillis complètement, mais ça me fait du bien, à l’instar d’un drogué auquel on octroie une nouvelle dose de sa poudre blanche de prédilection. Et là, dans tes bras, je comprends que l’amour est devenu ma drogue et que t’es ma propre dose d’héroïne, Drake. Et je t’aime, tu le sais ? Et je t’aime, encore une fois. Et je te répète que je t’aime, car j’ai l’impression de ne jamais te le dire assez, même si c’est exprimé cent fois à la minute. Et je t’aime, [...] « Alors je n’arrêterai plus jamais de le dire ! Mon amour d’ange de petit-ami-doudou chéri, que j’aime de tout mon cœur. » Un sourire tendre, un énième battement de cœur sincère, des papillons d’amour dans le ventre... et mes lèvres viennent à nouveau épouser tendrement les tiennes, comme le Yin fusionne avec le Yang.
Toi et moi, c’est l’association parfaite, c’est évident !
Mais, en dépit de l’amour et des baisers que l’on se donne en tsunamis de tendresse, tu es extrêmement fatigué, mon amour, et cela se voit rien qu’aux immenses cernes violacés qui bordent le dessous de ton merveilleux regard bleu-ciel. Ta mine me rend même inquiet, Doudou, et je suis si terrorisé à l’idée que tu puisses avoir passé une mauvaise nuit que j’en perds mon euphorie. Miné, je t’interroge et essaie alors de comprendre ce qu’il s’est passé, mais tu restes vague et évasif au sujet du rêve qui te chagrine. Pire encore, tu me dis que je n’ai pas à m’en faire pour toi... La bonne blague ! Comme si c’était possible que je fasse l’autruche ! « Je vais bien... Ne t’en fais pas... Ne t’inquiète pas... » Tu te rappelles, lorsque je t’ai dit tout ça, moi aussi, il y a quelques mois, alors que j’étais en train de me vider de mon sang dans ton appartement ? Tu m’as fait comprendre, à juste titre, que ces mots étaient des foutaises, et je suis intimement convaincu qu’ils le sont aussi aujourd’hui. Tu ne cherches sûrement qu’à me protéger, comme je l’ai moi-même fait à l’époque, mais je sais que j’ai de quoi m’inquiéter, car ton regard fuyant ne ment pas et n’augure rien de bon. Et même si ce n’est qu’un mauvais rêve qui te hante, je suis certain qu’il a son importance, même infime... « D’accord... Mais si tu veux me parler de ce rêve, tu sais que je suis toute ouïe, hein ? J’aime pas te voir si perdu, mon doudou, même si ce n’est que pour un rêve... » Ma voix implorante est pareille au miaulement d’un minuscule chaton égaré, qui appelle à l’aide. J’en fais peut-être trop, d’autant plus que mon regard est désormais recouvert par un voile d’inquiétude, mais je ne supporte pas de te savoir si perturbé, et ça me fait craquer, car je t’aime trop, trop, trop. TROP.
L’amour me coupe l’appétit, puisque je ne me nourris que de ça, mais je suis toujours partant pour te cuisiner de bons petits plats, surtout s’il s’agit de pancakes à la myrtille. Je suis même d’ores et déjà prêt à me lever et à me mettre à l’ouvrage en cuisine, mais tu m’en empêches et me somme de rester assis sur le canapé. Tu as vu juste, je le reconnais : je suis terriblement éreinté et ai cruellement besoin de repos, mais ça me fait toujours plaisir de prendre soin de toi, mon amour... « Tu ne me demandes rien, petit prince ! C’est moi qui ai proposé de cuisiner, car j’aime bien prendre soin de toi... » Mais je n’insiste pas davantage, car je sais que tu ne lâcheras pas l’affaire et que tu ne me laisseras même pas toucher à une cuillère en bois, aujourd’hui. T’es aussi têtu et borné qu’un un rottweiler qui mord la jambe d’un cambrioleur, mon cœur, mais j’aime quand tu t’affirmes à ce point juste pour prendre soin de moi. T’es mignon, vraiment, de me chouchouter autant ! T’es même si adorable, avec moi, que je sens mon petit cœur épris de toi battre la chamade. « Oh... mais... tu veux déjà me quitter ? » Petite moue et voix d’enfant triste, regard de chaton perdu. Je suis vraiment chagriné à l’idée de te voir partir de mes bras pour aller acheter des céréales et des bananes... « Je ne veux pas que tu partes au Supermarché ! Mais... puisque tu ne pourras pas y aller demain... » Eh oui... il faut manger aussi, les dimanches ! Allez, Appy, courage, ça ne sera pas très long ! Et ça ne sert à rien d’étouffer l’homme que tu aimes ! Vas-y, laisse-le tranquille ! Laisse-le aller faire ses courses ! « Bon, si tu me promets de revenir avant l’heure du déjeuner, je te laisse filer ! Mais... pas avant un dernier câlin et un p’tit bisou ! » Et aussitôt dit, aussitôt fait ! Nos lèvres dansent derechef la valse de l’amour et de la passion, tandis que nos corps se serrent si forts que je suis à deux doigts de manquer d’air. Mais je t’aime, et ça ne me dérangerait pas de mourir étouffé entre tes bras.
Je ne suis néanmoins pas encore prêt à te laisser t’envoler, et te retiens désespérément auprès de moi grâce à ma question impromptue sur les enfants. Pétrifié, tu as l’air complètement dépassé et abasourdi par cette demande inattendue. Tes yeux sont ouverts en grands, voire exorbités, et je me demande si tu n’es pas en train de faire une crise cardiaque. Fort heureusement, tu balaies mes inquiétudes en prenant la parole et en répondant on ne peut plus sérieusement à ma question déstabilisante. Moi qui m’attendais simplement à un ‘oui’ ou à un ‘non’, je suis à mon tour pris de court et dépassé par la profondeur de ta tirade, que je sais tout droit sortie de ton cœur. Bouleversé par tout ce que tu me confies, je ne t’interromps pas et t’écoute avec la plus grande attention du monde. Bouche bée, je ne rebondis sur tes propos touchants que lorsque tu me demandes si je ne t’en veux pas de douter de ton avenir de papa. « T’en vouloir ?! Mais, chéri, je n’ai aucune raison de t’en vouloir ! Tout le monde doute, et c’est on ne peut plus normal ! » Je t’adresse un sourire tendre et sincère, tandis que je serre ma main très fort dans la tienne. De ma menotte libre, je caresse affectueusement ta joue, afin d’essayer de te mettre un peu plus à l’aise. « Oh... mon bébé lapin, ne te mets pas dans de pareils états ! Tu n’as rien gâché du tout ! Et tu n’as pas à être désolé ! » Mais mes mots ne semblent pas vraiment t’apaiser, alors, dès que tu es à nouveau assis à côté de moi, je m’empresse de me serrer contre toi et de t’entourer de mes bras réconfortants. « C’était une simple question qui n’engageait à rien et qui ne concernait que toi, Doudou... » Et même si j’avais adoré que tu mentionnes le fait de vouloir faire ta vie avec moi, ma question de base ne concernait que ton opinion au sujet des enfants, non pas notre vie de famille hypothétique. Oui, cette interrogation fortuite était juste une simple curiosité de ma part, car, après tout, dans un futur plus ou moins proche, tu pourrais très bien avoir envie d’avoir des enfants... que ce soit en les faisant à une femme ou en les adoptants avec un autre garçon... Brrr, oh non, ces deux idées improbables me glacent le sang et me répugnent ! Et si tu veux un jour des enfants, mon amour, ce sera avec moi ou personne, t’as même pas l’choix ! Au final, tu avais raison : cette question nous concernait tous les deux... puisque nous sommes réciproquement l’avenir certain de l’autre... « Moi aussi, je t’aime, amour ! Mais tu as le temps de penser à tout ça, ne t’en fais pas ! Et je ne voulais surtout pas te brusquer, te faire peur, te mettre mal à l’aise ou te faire te sentir sous pression ! Ah... je suis vraiment trop curieux et intrusif ! Est-ce que tu accepterais de me pardonner, chéri ? J’suis trop nul... » Et je blottis ma tête contre ton torse, et te serre comme tout enfant étreint son doudou. C’est beau, c’est fort, c’est authentique... c’est le Pancake dans toute sa splendeur. « Mais... quoi qu’il en soit, je suis convaincu que tu serais un papa formidable ! Regarde, si tu as réussi à t’occuper de moi – le pire des sales mioches du monde, tu peux assumer n’importe quel enfant ! Crois-moi, t’as déjà fait le pire ! Les biberons et les couches-culottes sont de la rigolade à côté d’un cas comme moi ! » Et je laisse un petit rire détendre l’atmosphère, tandis que mon cœur se remet seulement des intenses émotions déclenchées par mon incorrigible curiosité. « Tu sais... au final, je t’aime, et c’est tout ce qui importe, non ? » Question purement rhétorique, et je ne te laisse d’ailleurs même pas le temps d’y répondre, puisque je me jette sur tes lèvres délicieuses et les dévore derechef, allègrement et passionnément.
Blotti contre toi, je ris de bon cœur lorsque j’entends ton ventre gargouiller ; ce bruit est pareil à celui d’un bain à remous, et c’est franchement comique. Cependant, voyant que tu meurs de faim, je ne fais plus de résistance et accepte sans broncher que tu ailles à la douche et faire tes courses, tandis que je vais continuer à me reposer – à faire le mort - sur le canapé. « D’accord ! De toute manière, ai-je réellement le choix ou mon mot à dire, Sergent Whiteley ? » Nouvelle taquinerie, que tu accueilles cependant avec joie et bonne humeur, avant de déposer un dernier baiser contre mes lèvres. Ah... qu’est-ce que je les aime, tes baisers merveilleux !
Tu files sous la douche, et, à peine la porte de la salle de bains refermée derrière toi, je sens que tu me manques déjà. Je suis même à deux doigts de te rejoindre sous l’eau, mais je lutte contre cette envie qui me consume de l’intérieur, car je me dis que tu as sûrement besoin d’un peu d’espace et de temps pour toi, sans moi. Oui, j’ai conscience d’être parfois trop collant et pénible, et je ne voudrais pas que tu te sentes étouffer. Alors je prends sur moi, et essaie de faire taire cette envie qui fait s’enflammer mon sang et brûler mes veines. Il faut que je m’occupe. Oui, mais comment ? Oh, si tu savais combien ça m’est difficile de résister à la tentation, de résister à l’attraction de j’ai pour toi ! Mais je continue de lutter, encore et toujours, puisque je dois être fort, pour toi, mon amour. Je regarde alors autour de moi, et focalise mon intérêt sur une pile de DVD entassés au-dessus d’un meuble. Ah, ça y est, miracle, je pense à autre chose qu’à toi ! Je file derechef jusqu’audit meuble, sur la pointe des pieds, et examine les titres qui font partie de cette horde de super-héros : Hulk, Iron Man, Captain America, [...]. Oh, tiens... ça me donne une petite idée ! Je souris d’un air malicieux et remets les boîtiers des films en place – je me retiens de les ranger par ordre alphabétique, et retourne m’asseoir sur le canapé, lorsque j’entends que tu coupes l’eau de la douche.
À peine quelques secondes plus tard, tu remontres le bout de ton petit nez, ignorant tout de mon nouveau petit projet secret. T’es tout propre, et j’adore quand tu sors de la douche, car tes cheveux ont plein de petites bouclettes. Et je lutte contre l’envie d’y glisser mes doigts, mais c’est finalement plus fort que moi, puisque je passe bientôt ma main dans tes petits frisottis, dès que tu viens déposer un dernier baiser sur mes lèvres, en guise d’au revoir. « Fais bien attention à toi, Doudou ! Je ne veux surtout pas qu’il t’arrive quoi que ce soit ! » Et un deuxième dernier petit baiser, suivi du troisième dernier petit baiser... Décidément, j’ai du mal à te lâcher ! Mais la perspective de te faire une petite surprise me fait finalement flancher. « À tout vite, amour ! Je compte les minutes ! » Et mon quatrième dernier petit baiser se dépose sur tes lèvres, tandis que le cinquième dernier petit baiser est d’ores et déjà dans son starting-block. « Oh, et au fait, n’oublie pas de racheter une ou deux boîtes de préservatifs ! Le stock s’épuise très vite, ces temps-ci ! » Et je te chuchote cette requête sur un ton léger, complice et plaisantin, mais c’est totalement vrai et on ne peut plus normal, puisque je passe désormais les trois quarts de mon temps ici, chez toi, chez nous...
Et tu sors de l’appartement et file faire tes courses, après le dix-huitième dernier petit baiser (oui, je suis vraiment très chiant). Ce que tu ignores, en revanche, c’est que j’en fais de même, après m’être revêtu des vêtements que je laisse dans ton armoire (je pourrais mettre mes fringues dans un autre meuble, mais je préfère porter des habits imprégnés de ton odeur, car ça me donne l’impression d’être toujours avec toi). Maladroitement coiffé, mais après m’être brossé les dents, je file à toute allure vers la rue marchande, qui se situe à moins de trois minutes de marche de chez ‘nous’. Je sais très bien où je vais et ce que je cherche, puisque la surprise que je te réserve est limpide et que je sais très bien dans quelle boutique trouver mon bonheur. Je déboule alors en fracas dans le magasin en question, où une flopée de geeks – sans doute des habitués - me regarde avec un air ahuri. Ils doivent se demander ce qu’un garçon bizarre comme moi – soit sans t-shirt avec un héros de Marvel imprimé dessus – fait ici, mais je m’adresse directement au vendeur, qui est plutôt avenant et très sympathique. Les autres clients font semblant de lire des bandes dessinées ou d’être captivés par les figurines à l’effigie de leur héros préféré, mais je sens leur regard dans mon dos – je n’en ai que faire. « Merci, c’est parfait ! J’espère que ça fera son petit effet ! » Dis-je à Howard, le vendeur aux cheveux dégarnis et au t-shirt imprimé Green Lantern, avant de lui régler la somme qu’il me demande. Le temps qu’il me rende la monnaie, je jette un œil sur mon téléphone portable, et souris lorsque je vois le nom ‘Doudou d’amour à moi’ apparaître en haut de l’écran. J’ouvre derechef ton message, tout sourire, et sens mon cœur battre à tout rompre. Et même si Howard me tend déjà ma monnaie et le sac contenant mes achats, je prends le temps de te répondre, en me retenant de te dire que je suis à la caisse d’un magasin spécialisé dans les BD et produits dérivés des super-héros Marvel. Vivement que tu rentres, bébé cœur ! Tu me manques aussi, et je t’aime encore plus fort ! Une fois le message envoyé, je rengaine mon téléphone portable, que je fourre au fond de ma poche de pantalon, et réceptionne ce qu’Howard me tend. Avec un grand sourire, je le remercie et file en dehors de la boutique, fin prêt à rentrer à la maison et à te faire ta petite surprise...
Après un petit footing improvisé, je suis soulagé de voir que je suis le premier à être rentré à l’appartement. Et, telle une fusée, je fais tout pour que ma surprise soit réussie en temps et en heure : je ferme tous les volets, coule un bain bien chaud, me relave les dents et me parfume. Une fois la première étape passée, j’attaque la seconde et délimite un chemin à l’aide de bougies rouges, allant du pas de la porte d’entrée jusqu’au lit de notre chambre à coucher. Je remplis bientôt ledit chemin du bonheur à l’aide d’une multitude de confettis dorés, qui, mis en corrélation avec les bougies couleur sang, scintillent de mille feux. L’ambiance est tamisée et intime, mais le thème du super-héros est bientôt renforcé grâce à la bande originale de Iron Man, que je glisse derechef dans la stéréo. Tout est en place, et il ne me reste plus qu’à me préparer, moi ! Ni une ni deux, je file dans la chambre et m’empresse d’endosser le [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] que je viens de m’acheter. Une fois cette drôle d’armure enfilée – casque y compris, je file m’allonger sur le lit, et entends bientôt la porte d’entrée claquer contre le mur. Oh, bon sang ! T’es rentré ! Et j’me sens complètement ridicule, là, dans ma panoplie complète de Tony Stark ! Mais il est désormais trop tard pour faire demi-tour...
Réalisation d’un fantasme ou crise de rire légendaire ? Sex-symbol ou gros guignol ? Nouvelle boîte de préservatifs bientôt entamée ou grossièrement délaissée ? Nous le saurons dans moins de quinze secondes... Et mon cœur bat dans ma poitrine, tant je suis stressé par ta réaction. Ce n’était peut-être pas une si bonne idée, au final... si ? Quoi qu’il en soit, je vois ta silhouette se dessiner dans l’encadrement de la porte de notre chambre. Allez, c’est l’heure de tout donner, Apple ! « Si tu ne décides pas de ton destin, c’est ton destin qui décide pour toi ! » Seigneur, je touche le fond ! Sérieusement, je fais un Tony Stark vraiment calamiteux... « Alors prends ton destin en main et viens à moi, super-héros de mon cœur ! » Et on essaie de sauver les meubles comme on peut... R.I.D.I.C.U.L.E.

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MessageSujet: Re: Stay + Pancake. Dim 25 Juin - 17:55

Apple & Drake
stay [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]


Et il est si beau, lorsqu’il sourit. Ses jolies dents blanches, parfaites, dignes d’une publicité de dentifrice. Ses yeux, bleus, lumineux, véritables miroirs de joie et d’amour, qui s’éclairent de magnifiques paillettes d’or lorsqu’il est heureux. Savoir lire dans ce regard, c’est savoir contempler les étoiles, discerner toutes celles qui se cachent dans le noir, celles qui ont peur de resplendir. Savoir lire dans ce regard, c’est savoir discerner les milliers de nuances de bleu, de turquoise, là de cyan et de bleu roi. Savoir lire dans ce regard, c’est peut-être simplement l’aimer de tout son être, et encore plus fort que nécessaire. Savoir lire dans ce regard, c’est lui dire ‘je t’aime’, ‘je t’aime’, et cesser de le dire pour le crier encore plus fort.
Le regarder, c’est aussi un peu se perdre, quelques fois plus loin que l’on ne devrait. Une seconde de trop sur ses cheveux, et on ne voit plus que les jolis reflets d’or qui les parsèment. Et lorsque tu fixes assez longtemps ses lèvres, tu pourrais presque en sentir le goût sucré sur les tiennes. Une véritable symbiose, l’alchimie est parfaite. Et même à quelques mètres, tu sens l’odeur qui émane de son cou, celle qui s’insinue dans tes narines et qui te fais perdre la tête. Oui, celle-ci. Celle que tu pourrais sentir jusqu’à la fin de tes jours sans jamais t’en dégoûter, celle qui te fais frissonner de plaisir. Et ses mains, comment les oublier ? Ses mains si douces qui savent caresser ta peau comme personne, qui se lient parfaitement avec les tiennes. Il n’y a pas de hasard, là dedans. C’est comme s’il avait toujours été prévu que ces yeux regarderaient ceux-là, que ces mains se joindraient à celles-ci, et que ses lèvres fusionneraient avec cette bouche-là. Aucune autre voix ne s’accorderait mieux avec la sienne, c’est certain, tout comme deux êtres ne pourraient être mieux assortis qu’eux-deux. Il n’y a pas de hasard, là dedans. La vie est juste bien faite, la voilà, la seule explication.
Et s’il ne peut se passer de lui une seule seconde, c’est sans doute à cause de cette attraction si forte qui les aimante. Un besoin irrépressible et presque obsessionnel d’être à ses côtés à tout moment. A-t-il vraiment peur de le voir disparaître ? Sûrement pas, non. Alors, quoi d’autre ? Que, brusquement, le temps passe beaucoup trop vite ? Les aiguilles sur une horloge voguent à la même vitesse, c’est la manière dont tu les regardes qui change. Quelques fois tout s’accélère… à d’autres tout ralentit. Et ça recommence de manière perpétuelle ; c’est un cycle comme les autres. Un cycle identique en tous points à des dizaines d’autres, sauf si quelqu’un vient le perturber. Ce quelqu’un est unique, car personne d’autre n’y arriverait, même pas toi. Ce quelqu’un, c’est un peu un autre morceau de ton être, une partie magique, authentique, magnifique. Tu ne rencontreras qu’une seule fois ce quelqu’un dans ta vie, alors quand il vient, ne le rates pas. Ce quelqu’un, c’est un peu ton tout à la fois. Subtil mélange d’amour, de bonheur, de colère et de pleurs parfois, il te complète en tous points et serait prêt à tout pour toi. Ce quelqu’un sait lire dans ton regard, comme tu le fais si bien dans le sien. Il sait aussi comment tu aimes ses baisers, quand tu as besoin de ses bras, ou tout simplement de sa voix. Il sait t’aimer. Et tu sais l’aimer aussi bien. Et si on venait à te l’arracher, ce quelqu’un, tu en mourrais ; car ce quelqu’un, c’est bien plus qu’un simple morceau de toi. C’est une moitié de ton cœur et de ton âme, la moitié qui te fais respirer et vivre à chaque instant. Un souffle, un battement, rien qu’un battement de ton cœur, et le sien s’accorde en une parfaite symphonie. Vous êtes identiques, tous les deux ; différents, mais parfaitement identiques.
Drake a trouvé ce quelqu’un, il y a déjà bien longtemps. À moins que ce soit encore ce sentiment de familiarité qui revienne ? C’était un jour de pluie, et hier encore, il pleuvait, sous la tempête incessante de leurs sentiments mis à nus. Un véritable déluge d’amour et de larmes leur est tombé dessus, cette nuit-là, déluge nécessaire à ce petit cocon de bonheur dans lequel ils se trouvent, rien que tous les deux, après avoir passé une nuit inconfortable sur le canapé. Néanmoins, la main toujours glissée dans la sienne, ses rêves lui sont parus beaucoup plus doux, quoi que très étranges tout de même. Et s’il ignore s’ils ont une signification particulière, il s’en moque tout simplement, en fait, puisque ses rêves éveillés sont bien plus importants. Ses baisers suffissent à l’expédier au septième ciel, alors qu’aurait-il à faire de rêves sans son amour dedans ? Ils sont dénués de sens, ces rêves-là, et ne représentent absolument rien pour lui. Tout ce qui compte, c’est lui. Il aurait aimé passer la nuit éveillé rien que pour le regarder sombrer dans le sommeil, voir ses jolis yeux se fermer, vaincus par la fatigue, regarder un petit sourire naître aux coins de ses lèvres, signe qu’il est en train de rêver. Il aurait aimé que ce soit lui qui veille sur son sommeil, et que son regard suffise à chasser ses cauchemars, il aurait aimé ne pas craquer le premier, au risque de laisser son petit chat éveillé, tout seul, comme il avait juré de ne plus le faire. Mais peut-on véritablement dire que c’est de sa faute ? Après tout, son amour n’a pas voulu le réveiller, alors peut-être n’est-ce pas si grave, après tout. Mais d’un certain côté, il ne l’appelle pas ‘amour’ pour rien… Apple est véritablement un petit ange. « Je ne voulais pas te laisser tout seul, moi… » Il prend une petite moue boudeuse, avant de sourire légèrement. « Mais tu es un amour, trésor, de veiller comme ça à mon sommeil. Pour la peine tu mérites bien un petit bisou ! » Il se jette aussitôt sur ses lèvres, et le petit bisou annoncé se transforme en un véritable baiser. Comment se retenir, une fois que sa bouche a touché la sienne ? Elle ne répond plus à ses appels, elle se livre complètement à sa moitié, cette moitié qui s’assemble si bien avec elle. Alors il n’essaie plus de la retenir, puisque c’est inutile. Elle l’aime presque autant que lui l’aime tout entier.
Un baiser, rien qu’un seul, et le voilà déjà qui en demande encore. Stop, arrête-toi. Est-il possible de mourir d’une overdose d’amour ? D’un trop plein de baisers ? Drake l’ignore, mais n’a pas envie de l’expérimenter. Alors, sûrement pour rien du tout, il s’arrête, et recule de quelques centimètres, pas assez près pour que leur nez ne se touchent, mais pas assez loin non plus pour ne plus sentir sa délicieuse odeur si familière. « Alors viens, chéri… » Il le sert tout fort contre lui, s’allonge en diagonale pour lui laisser de la place en travers de la banquette. Une main passée dans son dos, l’autre toujours entremêlée à la sienne. Là, comme ça, pour toujours. Je t’aime. Ta tête contre son torse, là, tes cheveux près de son nez ; qu’est-ce qu’ils sentent bon !
Naturellement, une question malheureusement assez délicate pour son petit poulpe d’amour franchit ses lèvres ; qu’a-t-il fait, durant son sommeil ? S’il avait su à quel point son chéri avait souffert, jamais il n’aurait demandé. S’il avait su combien le pauvre petit chat allait être mal à l’aise, il se serait tu aussi. Mais, voilà, maladroit sans s’en rendre compte, il met son amour dans une situation assez périlleuse. Professionnel, il ne laisse rien paraître de son possible malaise, aussi Drake ne se rend-t-il compte de rien. Au contraire, sa réponse le fait sourire à nouveau, il résiste à la tentation de l’embrasser, et oui, encore une fois. « Vraiment ? Encore mieux que ta comédie musicale ? » Et bien sûr qu’il le taquine, en disant ça. Mais il aime voir ses joues se colorer de rose, et ses yeux briller de leur petite lueur malicieuse. En fait il l’aime juste trop pour pouvoir énumérer chaque détail de sa personne qui le fait craquer. N’importe quoi le fait fondre chez lui, de son petit mouvement de sourcil lorsqu’il ne comprend pas, jusqu’à sa manière remuer les doigts s’il s’ennuie, en passant par sa petite bouille de chaton quand il baille. Mais la chose qui le rend définitivement le plus fou, c’est bien sa manière de l’embrasser, encore et toujours, et de dévorer ses lèvres à chaque baiser. À ce moment-là, tu as juste l’impression qu’il t’aime, et que son cœur bat pour toi. Tu sais qu’il ne s’arrête que lorsqu’il manque d’oxygène, et aussitôt tu l’attires à nouveau vers toi. Tu l’aimes, tu l’aimes plus que de raison, tu le sais, désormais, parce que cette manière-là que tu as de le regarder, comme s’il était la huitième merveille du monde, tu ne l’utilises avec personne d’autre. Et tu l’aimes, et tu l’aimes, sans doute un peu trop, mais ce feu qui brûle dans tes veines est presque familier ; sa danse ne t’es plus étrangère, tu sais parfaitement comment il parvient à consumer ton coeur d’amour, encore et encore, toujours.
Malheureusement, il y a un temps pour tout, et celui des baisers est écoulé, comme lui crient ses poumons en feu à la recherche d’air. Aussi recule-t-il légèrement de son chéri, sans pour autant briser la proximité qu’il affectionne tant.
Et il ne peut s’empêcher de le taquiner quant à Moulin Rouge, qui est vraisemblablement l’une des comédies musicales préférée de son amour. Parce que, oui, il aime voir ses joues se colorer de rouge, et ses yeux briller de leur petite lueur malicieuse… Mais son amour lui intime le silence, ainsi qu’un autre baiser. Assez satisfait de cette dernière proposition, il laisse ses lèvres partir aussitôt à la rencontre des siennes, et leur langue danser la valse de l’amour, leur cœur battre le même rythme, et leur souffle se caler sur la même fréquence. Et cette symphonie est si belle qu’il pourrait l’écouter jusqu’à la fin de ses jours. Elle est douce, légère mais pleine d’amertume, un brin malicieuse tout en restant délicieusement sensuelle et langoureuse. Un si beau mélange ne peut être réel, si ?
Et pourtant, quand elle s’arrête, quand on s’écarte de ses lèvres, on sait que tout ceci existe bien, et que, bon sang, c’est magnifique.
S’arrête-elle vraiment ? Ou son amour est-il toujours capable de lire dans ses yeux ? Il semblerait bien que oui, puisqu’il n’a besoin que de quelques secondes pour les voir s’obscurcir, lorsqu’il repense à ce rêve si étrange. Ah, il a essayé de le chasser de ses pensées, mais il revient toujours ! Il tente de dissiper les inquiétudes de son amoureux, mais, visiblement, ça ne fonctionne pas. L’angoisse reste ancrée dans son regard, et Drake a beau s’efforcer de la faire s’envoler, elle est plus forte que lui. « Ne t’en fais, je te dis… » Sa voix n’est sans doute pas très convaincante. « Bon… Je vais t’expliquer… En fait… C’était assez bizarre. Au début, je ne voyais que du noir, et puis il y a eu des bruits d’explosion. Mais ce n’était pas des bombes, ou je ne sais quoi, c’était… des couleurs… et ensuite des étoiles… Des traînées d’encre, une chaîne… » Il secoue nerveusement la tête. En parler fait perdre à son rêve tout son sens. « Tu vois, il n’y a pas de quoi s’inquiéter. C’était un rêve assez bizarre, mais tout va bien, puisque la première chose que j’ai vue en ouvrant les yeux, c’était toi… » Et encore un baiser, juste un, là, un tout petit, qui ne se sent presque pas. Parce que c’est trop dur de regarder ses lèvres sans les sentir tout contre les siennes, et de voir ces beaux cheveux sans pouvoir y passer ses doigts. Et je t’aime, oui, je t’aime, tu le sais aussi bien que moi. Mais je le répète, encore et toujours. Et tu te demandes pourquoi ? Mais parce que je t’aime, oui, je t’aime, tu le sais aussi bien que moi.
Et c’est aussi parce qu’il l’aime, qu’il ne veut pas le voir se fatiguer encore plus en cuisine. Des pancakes, c’est bien, mais que son amour se repose est encore plus important. Aussi refuse-t-il obstinément que son amour se lève pour aller cuisiner, lui disant même qu’il préférait qu’il se repose. Et aussitôt, dans les yeux de son petit ange, il y voit un certain soulagement ; peut-être se rend-t-il compte lui-même qu’il est épuisé, et qu’aller préparer à manger n’arrangera pas les choses. « Et comme j’aime prendre soin de mon amour aussi, je veux que tu restes bien tranquille, aujourd’hui… » Il joint aussitôt le geste à la parole, en le serrant davantage dans ses bras. Là, tout contre lui, il n’a aucune raison de vouloir partir… « Dis-moi si je le répète trop mais… je t’aime… »
Et c’est aussi parce qu’il l’aime, qu’il va devoir aller faire quelques courses. À force de procrastiner, le voilà obligé d’abandonner son petit chat pour un temps. Bon, il fera le plus vite possible, mais se séparer de lui ne serait-ce que pour trois quart d’heure le répugne. « Désolé mon chaton… Je n’ai pas envie de te laisser non plus… mais je n’ai pas le choix… » Et voir son amour prendre cette petite bouille désespérée ne l’aide pas vraiment à se séparer de lui… Mais il faut savoir prendre son courage à deux mains, et puis, au fond, quarante-cinq minutes, ce n’est pas si long, si ? La question positive à sa propre question le découragerait presque. Mais ce n’est pas le moment de flancher ! « Promis, je serais de retour dans moins d’une heure ! Tu n’auras même pas le temps de t’ennuyer ! » Il tente un petit sourire. « Tu as même droit à deux bisous, trésor. » Et ni une, ni deux, ses lèvres embrassent derechef les siennes, comme si elles n’attendaient que ce signal. Un, deux, oups, un troisième, mais comment s’arrêter ? C’est la pire de toutes les drogues, ses baisers. Un seul te rend accro, le second te transcende, et le troisième… le troisième t’envoie plus haut que les nuages, que la lune, que les centaines de milliers d’étoiles qui parsèment le ciel de diamants…
Décidant finalement qu’il était grand temps qu’il fasse quelque chose, il fait mine de se relever, avant d’être retenu par la voix de son amour. Décidément, lui n’est pas prêt à le laisser partir ! Il esquisse un léger sourire et se rassois, pour écouter la question assez délicate que lui pose son chéri. Des enfants ? Vraiment ? Pris de court, il ne sait pas tout de suite quoi répondre et bafouille comme un imbécile. Si passer le reste de sa vie avec son amour est son plus grand rêve, avoir des enfants est loin, très loin derrière… Ce n’est pas qu’il n’en a pas envie, non… C’est plus… une question de responsabilité. C’est beaucoup, beaucoup, énormément de travail. Et s’engager à ça, même seulement y penser, a le don de le perdre totalement dans les méandres de ses pensées. Si bien que, lorsqu’il fournit une réponse assez approximative à son chéri, il se demande s’il a réussi à suivre… Heureusement il semblerait que oui, puisque son petit ange paraît immédiatement tout ému. Et revoilà ses yeux qui pétillent, comme deux petites boules de lumière. « Je sais, je sais bien… Mais… je sais aussi que ça compte vraiment, pour toi, d’avoir une famille. Mais j’ai peur de ne pas pouvoir t’aider à réaliser ce rêve ! Alors évidemment, je me sens nul… parce que… » Et il bafouille encore, et il se sent à nouveau ridicule. Quel genre de copain fait-il ? « Bref. Du coup… je ne sais pas. Et peut-être que je ne saurai jamais, alors à toi de voir si… » Et il sait déjà en disant ça qu’il va se faire taper sur les doigts par son amour. Mais il faut bien que toutes ses pensées s’échappent, autrement il va finir par devenir fou ! Alors sûrement que son chéri va le disputer pour son manque de confiance, le regarder avec ses grands yeux autoritaires mais au fond si adorables ! Bien sûr que, au final, il fera semblant de croire que tout va bien, et il sait qu’Apple sera rassuré, qu’il sourira, que tout se finira merveilleusement bien. Mais ce ne sont malheureusement que des illusions, parce que la réponse, la vraie, il la connaît bien. Trop bien, même. Rien ne sert de se voiler la face, tu sais. Regarde devant toi et essaie de te mentir encore une fois. C’est dur, n’est-ce pas ? Réessaie. Réessaie jusqu’à ce que tu n’y arrives plus. Jusqu’à ce que tu perdes pied, encore, encore, tu n’y es pas. Non, recommence. C’est dur, n’est-ce pas ?
« Mais non, voyons, tu n’y es pour rien, arrête de t’excuser. Tu as le droit de poser des questions aussi, c’est on ne peut plus normal, comme tu dis ! Alors, si on arrêtait juste de toujours se reporter la faute dessus à chaque fois ? » Et il sourit, parce qu’il n’aime pas lorsque son amour se dénigre comme il le fait tout le temps. Et le voilà à nouveau parti pour se traiter de ‘sale mioche’. Vraiment, ce n’est pas le premier qualificatif qui lui vient à l’esprit lorsqu’il pense à lui… « Cesse un peu, avec tes bêtises ! Je pourrais m’occuper de cent autres comme toi que ce serait toujours un plaisir ! Je t’aime, chéri… » Et il a l’impression qu’il ne le dira jamais assez, ce ‘je t’aime’. Car il change à chaque seconde, il prend de la profondeur, une touche de passion supplémentaire. Je t’aime, je t’aime, tu la vois, cette différence ? Est-ce que tu l’entends, même ? Elle est si subtile, si douce, que même lui ne s’en rendrait pas compte. Et pourtant elle est là, frappante, si tu y fais assez attention.
Il se lève finalement, cette fois-ci, Apple ne le retient pas. Peut-être a-t-il compris que c’était aussi dur pour lui, mais que, plus vite il partira, plus vite il sera revenu ? Avant d’aller prendre sa douche, il dépose un dernier baiser sur ses lèvres, désireux de ne pas tomber en manque pendant ses dix minutes d’absence. Il y est accro, il n’y a pas d’autre explications « Pas tellement, soldat Hawkins ! Mais je ne te demande pas quelque chose de trop difficile, si ? » Et c’est avec un petit sourire malicieux au coin des lèvres qu’il abandonne son beau et sexy militaire préféré, avant d’aller s’enfermer dans la salle de bain. Là, il se déshabille rapidement, glisse sous l’eau brûlante. Oh, ce contact lui fait du bien, il n’imaginait même pas à quel point. Trois, quatre, cinq minutes plus tard, il ressort de la cabine, avec la sensation d’être plus réveillé. Au moins il n’aura pas une tête de zombie en allant au supermarché. Sortant de la salle de bain, il constate avec plaisir que son amour a sagement écouté ses recommandations — en apparence, du moins — et est resté installé sur le canapé. Il s’approche de lui et l’embrasse une fois, souriant en entendant les conseils de son chaton. « Hé, je ne vais pas au bout du monde, trésor. » Mais c’est tellement adorable qu’il ne peut être agacé par cette manière assez exagérée de vouloir le protéger. « Je me dépêche. Et toi, tu ne bouges pas, compris ? Le pire c’est que je sais que tu ne m’écouteras pas. » Il secoue la tête, presque exaspéré par ce constat. Même fatigué son amour reste plein d’énergie et rempli d’idées… Il faudrait l’enfermer pour être sûr qu’il ne bouge pas ! Et à la seconde à laquelle il pense ça, son chaton reprend la parole, d’une petite voix malicieuse et taquine. « Tu penses à tout… je n’oublierai pas, compte sur moi… » Et encore deux, cinq, huit petits baisers.
Il sort enfin de l’appartement, après avoir lancé un dernier ‘je t’aime’, et démarre la voiture. Il se rend compte au moment de mettre le contact que son petit ange lui manque déjà. Hé, Drake, ça ne fait que trois minutes ! Et il est exaspéré par lui-même, incapable de tenir plus de dix minutes sans son amour. Bon sang, un petit effort ! Ils auront toute l’après-midi pour eux, ensuite…
Là, le supermarché apparaît dans son champ de vision. Petit rappel. On va vite et bien, pour retrouver son chéri le plus rapidement possible. Aussitôt les portes automatiques ouvertes, le chrono se met en marche dans sa tête. Allez, vite, vite, pour le retrouver.
Le caddie se remplit à vue d’œil, au fur à à mesure que la liste mentale qu’il s’est faite diminue. Les légumes, les fruits, les produits laitiers, les surgelés, l’eau… Les préservatifs…
Un quart d’heure plus tard, il se présente à la seule caisse où la stagiaire ne sait vraisemblablement pas comment fonctionne la machine devant elle. Et c’est long, bon sang, si long qu’il se demande à combien de temps il en est. Vingt minutes. Il envoie un SMS à son chéri, pour qu’il ne s’impatiente pas trop. Ah, s’il seulement il savait que ce petit coquin était dehors, à une autre caisse ! Il lui répond d’ailleurs presque aussitôt, ce qui fait sourire Drake. Ses petits messages sont si mignons ! À l’image de leur auteur, d’ailleurs. C’est impossible de t’aimer plus que je ne t’aime, trésor. Mais j’espère que tu m’as écouté et que tu n’es pas allé vagabonder je ne sais où ! Je risquerai de me fâcher, sinon… Et il ne sait pas, qu’il va devoir se fâcher en rentrant, sinon il l’aurait appelé sur le champ pour le disputer ! Mais en attendant, quelqu’un est enfin venu au secours de la jeune caissière en détresse, et la file avance. Un peu… Lentement… Terriblement lentement…
C’est enfin à son tour, et il s’empresse de déposer ses articles sur le tapis roulant. Ils sont scannés, déposés dans son sac, et la stagiaire lui annonce le montant. Voilà, il passe sa carte bleue, impatient de remonter dans sa voiture. Et quand enfin, il quitte le supermarché, il a l’impression d’y être depuis déjà deux heures. Mais, heureusement, ça ne fait que cinquante minutes. Allons bon, il avait promis à Apple d’être de retour avant une heure… Enfin, ce n’est pas de sa faute si les caissières sont incompétentes.
Il démarre le moteur, tape du pied lorsque les feux restent rouges. Ce que le temps passe lentement, nom de Dieu ! Et tout le monde est au ralenti, à croire qu’ils se sont tous ligués contre lui. Allez, accélère. Non, toi, tourne à gauche. Mais mets ton clignotant, imbécile. Le feu est vert, avance. Avance… Pourquoi la priorité va-t-elle aux piétons ? Plus vite, tu as de grandes jambes, utilise-les ! Ah, enfin la rue, là, juste à droite, puis l’appartement, à douze, dix, huit, cinq, deux mètres… Garé ! Il descend de la voiture, ouvre le coffre, récupère les sacs de course, pénètre dans l’immeuble, appelle l’ascenseur qui, évidemment, est bloqué par deux personnes qui discutent. Peu importe, il prendra les escaliers. Décidé à grimper les quatre étages d’une traite, il ouvre la porte d’un revers de coude, et s’engage dans la cage d’escaliers. Il en a déjà marre…
Un étage. Pense à ses yeux, ses magnifiques yeux, et au moment où tu vas les revoir.
Deux étages. Pense à ses cheveux, ses doux et soyeux cheveux, que tes doigts vont parcourir amoureusement.
Trois étages. Sa voix. Sa mélodieuse voix, sa voix qui chante même lorsqu’il crie, et qui, à elle seule te fait sourire.
Quatre étages. Ses lèvres. Ses baisers. Et lui tout entier…
Il ouvre la porte. Le noir. La musique étrangement familière. « Chéri ? » Les paillettes d’or, au sol, qui resplendissent de mille feux avec la lumière tamisée des bougies disposées en un petit chemin, prêt à le guider. Avec un soupir, il dépose les sacs près de la porte d’entrée, et entre doucement. Évidemment, qu’il ne pouvait pas rester tranquille une petite heure ! Il avance à pas de loup au milieu des petites lucioles rouges et des éclats d’or. Sans surprise, il arrive devant la porte de la chambre, entrouverte…
Wouah.
Une seconde. Apple ? Tony Stark ? Apple. Tony. Tony, Apple. Il se mord la lèvre inférieure, ne sait pas s’il doit éclater de rire ou se contenir. Apple, déguisé en Iron Man. Oh, mais voilà, la musique, c’est bien la BO des films ! Il aurait dû reconnaître tout de suite. Il fais un pas, sourit plus franchement lorsque son amour prend la parole. Il a envie de rire. C’est dur. Mais s’il le fait, est-ce que son chéri le prendrait mal ? Il ne sait pas trop, c’est pour ça qu’il se retient. Il fait un autre pas, arrive tout près du lit. « Tu n’as rien à envier à Iron Man, chéri. Tu es le plus parfait de tous les hommes. » Et il s’assoit, regarde son chaton d’amour. « Et c’est de toi, dont je suis amoureux. » Sans plus attendre, il lui retire son casque et le jette à l’autre bout du lit. Ses mains glissent autour de sa nuque, montent dans ses cheveux si doux. Et ses lèvres se joignent aux siennes dans un brusque élan de passion et de désir. Son amour ne doit pas être très à l’aise, avec un tel accoutrement ! « Tu sais que je t’aime encore plus sans rien du tout ? » Un sourire en coin ; je t’aime. Il se demande comment lui retirer son armure aux couleurs de son amour. Malheureusement, Tony Stark n’avait pas prévu un moyen de la retirer en urgence… et celui qui a fait ce costume non plus.
Finalement, après plusieurs minutes de recherches uniquement visuelles, il se décide à reprendre la parole, presque agacé de chercher sans trouver. « Mais dis-moi… je ne t’avais pas demandé de ne pas te fatiguer ? Tu es vraiment têtu quand tu t’y mets... » Mais ça, il le savait déjà, au fond. « Bon, tu veux pas m’aider ? Je galère, chaton… » Et il éclate de rire en disant ça, parce qu’il se sent ridicule au possible.

© élissan.


Dernière édition par Drake Whiteley le Mar 4 Juil - 10:28, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Stay + Pancake. Jeu 29 Juin - 10:12

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Waiting for the time to pass you by, Hope the winds of change will change your mind. I could give a thousand reasons why And I know you, and you've got to. Make it on your own, but we don't have to grow up. We can stay forever young. Living on my sofa, drinking rum and cola. Underneath the rising sun. I could give a thousand reasons why/ But you're going, and you know that All you have to do is stay a minute. Just take your time. The clock is ticking, so stay. All you have to is wait a second, Your hands on mine. The clock is ticking, so stay. All you have to do is... stay... STAY...[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]


La seconde partie de ma nuit a été plus qu’éprouvante, sanglante et calamiteuse, mais ça valait largement le coup d’endurer toutes ces tortures, puisque j’ai désormais droit, en récompense de mes efforts intensifs, au plus beau réveil de l’univers. Et c’est dans tes bras, mon amour, que je vois se lever le plus étincelant soleil qui n’eut jamais brillé dans le ciel. Et c’est dans tes bras, mon cœur, que je me sens vivant et infini, à l’instar d’un océan fait de vagues et d’immensité. Et c’est dans tes bras, mon ange, que je vois naître le tout premier jour du début du reste de nos vies, qui, réunies et amoureuses, ont parfaitement fusionné. Et c’est dans tes bras, mon trésor, que je comprends enfin ce qu’est d’aimer plus que tout au monde. Et mon cœur bat, bat, bat, jusqu’à en exploser d’un trop plein de sentiments amoureux et dévorants. Et je t’aime, t’aime, t’aime, comme il est humainement impossible d’aimer...
Notre amour fantastique finit même par effacer toute trace de souvenir du sang, tant il est fort, inconditionnel et puissant. Il n’y a donc plus aucune teinte de rouge effrayant, uniquement du bleu diamant et rassurant. Et j’me noie à nouveau dans tes yeux merveilleux, qui dégoulinent de tendresse et d’amour.
Je plonge inlassablement dans ton regard scintillant, et, même si nous ne prononçons pas un mot, je sens ton cœur qui bat en moi, qui chatouille le mien de ses petites ailes d’ange. Nous sommes connectés, c’est évident, et c’est un plaisir infini et constant que de sentir ton cœur venir se blottir près du mien. Je t’aime, c’est certain, et je suis définitivement le petit-ami le plus chanceux et heureux du monde. Et mon cœur bat, bat, bat, jusqu’à en exploser d’un trop plein de sentiments amoureux et dévorants. Et je t’aime, t’aime, t’aime, comme il est humainement impossible d’aimer...
Désormais tous deux réveillés, nous profitons de l’étreinte aimante et passionnée de l’autre, sans jamais nous dessouder. Et heureusement d’ailleurs, car je suis si bien, là, dans tes bras, avec toi, l’amour de ma vie, que mettre fin à cet instant de complicité infini aurait été la torture la plus insupportable du monde.
Néanmoins, en dépit de cette bulle d’euphorie, d’amour et de tendresse qui envahit irrémédiablement nos vies fusionnées en une seule, tu sembles miné par le fait de t’être endormi avant moi, car tu n’as pas pu veiller à mon sommeil. Et t’es vraiment adorable, mon cœur, surtout avec cette petite moue d’enfant bougon. « Tu es si attentionné, mon chéri... » Je me retiens de t’embrasser, tant tout ce que tu dis et fais est adorable au possible. « Mais je n’étais pas seul, ne t’en fais pas ! Tu as toujours été auprès de m.... » Et je n’ai même pas le temps de finir ma phrase ou de dire que je meurs d’envie du petit bisou que tu me proposes, puisque tu écrases derechef tes lèvres contre les miennes, avec une fougue et une passion qui te sont propres. Et j’en perds la tête, tant je suis grisé par le contact de ta bouche sur la mienne. Mon cœur exalté, lui, doit s’être envolé dans les étoiles, puisqu’il est au paroxysme de l’euphorie et de l’extase. Je tremble, frissonne, défaillis, succombe à tes baisers, brûle de ton amour. Et j’ai immédiatement envie de hurler à la terre entière que je t’aime et que t’es l’homme de ma vie, mais quitter tes bras et mettre fin à nos baisers me serait bien trop difficile. Et je perds la tête, encore et toujours, jusqu’à en devenir irrémédiablement, inconditionnellement, démesurément, définitivement fou de tes baisers, de ton contact, de notre amour, de toi, de ‘nous’... Et mon cœur bat, bat, bat, jusqu’à en exploser d’un trop plein de sentiments amoureux et dévorants. Et je t’aime, t’aime, t’aime, comme il est humainement impossible d’aimer...
Étourdi et transcendé par l’intensité de tes baisers, je ne reviens à moi que lorsque tes lèvres quittent doucement les miennes, malgré nous. Et même si je suis complètement accro à cet état de transe que me procurent chacun de tes baisers, je suis toujours contraint et forcé d’y renoncer, puisqu’il faut malheureusement revenir à la réalité pour soulager mes égoïstes poumons, qui sont constamment en train de quémander de nouvelles doses d’oxygène. Ah... ils n’ont toujours rien compris, ces cons-là ! L’oxygène, c’est toi, Doudou, et tes baisers ! L’oxygène, c’est l’amour, c’est ‘nous’ ! Et ça n’a rien à voir avec cette connerie d’air que ces deux abrutis réclament sans cesse ! « Si tu m’embrasses comme ça tous les matins, ma pupuce, compte sur moi pour veiller à ton sommeil toutes les nuits ! » Et, malgré un drôle de nouveau surnom tout mignon, je retrouve tes lèvres derechef, afin de combler mon besoin irrépressible de toi. Et je t’embrasse, encore et encore, toujours plus longuement, toujours plus tendrement, toujours avec plus de passion. Et mes lèvres brûlantes dansent la valse de l’amour avec les tiennes, tandis que nos cœurs chantent la mélodie du bonheur, à l’unisson. Et je t’aime, t’aime, t’aime tellement...
Il me faut encore m’acharner une bonne dizaine de minutes sur tes lèvres pour être un minimum rassasié de mon appétit. Mais puisque je suis un alcoolique maladif de toi, je ne suis jamais assez ivre, et, dès que tu t’allonges sur le canapé et me serres fort contre toi, je ne peux que te rendre la pareille en me blottissant davantage, jusqu’à ce que nos corps fusionnent et ne forment plus qu’une masse indistincte de jambes, de bras et de têtes. Et mon cœur bat, bat, bat, jusqu’à en exploser d’un trop plein de sentiments amoureux et dévorants. Et je t’aime, t’aime, t’aime, comme il est humainement impossible d’aimer...
Blotti contre ton cou, je ferme les yeux et profite pleinement de ton odeur virile et sucrée. Tu sens tellement bon, mon doudou, que ça m’étourdi presque autant que tes baisers ! Mais ce qui me touche le plus, c’est d’entendre les battements de ton cœur tambouriner dans ta poitrine et résonner jusqu’à mes oreilles. Et c’est tout bonnement la chose la plus merveilleuse de l’univers, car je sais maintenant que ce cœur-là bat juste pour moi...
Et je t’aime, t’aime, t’aime, malgré la curiosité qui t’a poussé à me demander ce que j’ai fait durant ton sommeil. Mh... Dois-je t’inquiéter et te blesser en te racontant l’abominable vérité ? Non, certainement pas ! D’autant plus que le passé est mort et que le bonheur réside dans l’instant présent. Alors, pour te préserver, j’occulte volontairement la partie sanglante de la vérité, puisqu’elle pourrait te blesser. Mais je ne te mens pas pour autant, mon chéri, puisque je te dis sincèrement ce que j’ai fait : te contempler avec émerveillement. Et c’est vrai et tellement sincère que ces délicieux souvenirs de toi me font frissonner de bonheur. « Oh oui ! Passer la nuit à regarder mon petit ange dormir, c’est bien mieux qu’une comédie musicale ! De toute manière, rien n’est plus merveilleux que de contempler ma petite puce d’amour ! » Et je rougis très légèrement, comme lorsque nous n’étions rien de plus que des amants, quand je te fais ce genre de compliment. Mais, à la différence de cette époque, je ne ressens plus de gêne ou de timidité à ton égard. Alors, ce petit rougissement, que signifie-t-il ? C’est simplement mes joues qui s’imprègnent de la teinte rouge-amour de mon cœur, puisque je t’aime et que chaque infime parcelle de mon corps en prend progressivement la couleur. Et mon cœur bat, bat, bat, jusqu’à en exploser d’un trop plein de sentiments amoureux et dévorants. Et je t’aime, t’aime, t’aime, comme il est humainement impossible d’aimer...
Les baisers s’enchaînent sans le moindre répit, mais, puisqu’aucun n’est identique, j’ai toujours l’impression de t’embrasser comme pour la première fois. Et puisque la passion, la fouge, la tendresse, l’amour et le désir gagnent en intensité à chaque bisou échangé, c’est un éternel renouveau qui me fait comprendre que je peux t’aimer toujours plus éperdument et inconditionnellement. Et mon cœur bat, bat, bat, jusqu’à en exploser d’un trop plein de sentiments amoureux et dévorants. Et je t’aime, t’aime, t’aime, comme il est humainement impossible d’aimer. Mais je te l’avais déjà dit, peut-être ?
À cause de l’égoïsme de nos poumons, nous sommes à nouveau contraints de mettre fin à notre échange de baisers passionnés. Étant cependant toujours avide de toi, je ne peux m’empêcher de rester accroché à ton corps. Et même si je dois renoncer à tes lèvres le temps de remplir mes poumons d’air pur et revigorant, cela ne m’empêche pas de plonger mon regard au plus profond du tien. Mais ce que j’y trouve m’effraie, car, juste au dessus des cernes qui bordent l’azur de tes yeux merveilleux, une infime et discrète pointe d’obscurité entache le bleu cyan de ton regard, à l’instar d’un gros nuage grisonnant au plein milieu d’un ciel d’été. Et ça me fait terriblement peur, car je pense que cette zone sombre est sûrement liée à un problème bien plus profond qu’il n’y parait...
Inquiet au possible, je ne tarde pas à te faire part de mes angoisses et à te demander si quelque chose te tracasse. Et tandis que je serre davantage ta main dans la mienne, dans le but de te montrer que tu es soutenu et aimé, je t’écoute me conter l’histoire terrifiante de ton mauvais rêve. Le noir, les explosions de couleurs, les étoiles, les traînées d’encre, la chaîne ... Wow ! Et rien qu’en entendant le récit de ce cauchemar, je suis pétrifié. C’est vraiment étrange et effrayant, au point que m’imaginer ce rêve me glace complètement le sang. Brrr ! J’en ai la chair de poule ! « Tu penses que ce cauchemar signifie quelque chose ? Que c’est prémonitoire ? » Et j’espère sincèrement que non, car cela n’augurerait rien de bon ! « Je comprends mieux ton regard perdu, maintenant ! Ce cauchemar est assez... déstabilisant et flippant ! » Et je suis vraiment effrayé par tous ces sombres songes inquiétants, au point que mon cœur s’en noircit d’effroi, comme s’il venait d’être plongé dans du pétrole liquide. Fort heureusement, tu as toujours les mots pour me rassurer, et je souris derechef – de ce sourire niais et cucul la praline, lorsque tu me dis que tout est allé subitement mieux dès que tu as ouvert les yeux, puisque je suis la première chose que tu as vue. Et mon cœur redevient pourpre, tandis que je passe affectueusement mes mains entre tes bouclettes rebelles. « Et ça tombe plutôt bien que tu aimes me voir en te réveillant ! Pourquoi ? Car je compte rester la première chose que tu verras lors des prochains réveils du reste de ta vie... Et ce, pour toujours... » Et mon cœur explose de bonheur, tandis que mon regard amoureux viole le tien de ses innombrables ‘je t’aime’ silencieux. Et je cède à nouveau à l’appel délicieux de tes lèvres, avant de te dévorer d’amour et de passion. Un, deux, trois, quatre, [...] baisers, et j’ai perdu le fil, la tête, et ai arrêté de compter. Et mon cœur bat, bat, bat, jusqu’à en exploser d’un trop plein de sentiments amoureux et dévorants. Et je t’aime, t’aime, t’aime, comme il est humainement impossible d’aimer. Je radote, je le sais, mais c’est la stricte vérité ! Et je t’aime, t’aime, t’aime, toujours plus fort...
Rester tranquille et obéir sagement sont deux grandes nouveautés pour moi, qui suis d’ordinaire si têtu, agité et borné. Mais puisque tu m’interdis, pour mon propre bien, d’aller te cuisiner un petit déjeuner fait d’amour et de pancakes, je n’ai guère d’autre choix que de rester allongé sur le canapé, à l’instar d’une baleine morte et échouée sur un banc de sable. Mais j’aime ça, au fond, puisque j’adore lorsque tu me chouchoutes et prends soin de moi, mon chéri. « D’accord, ma pupuce d’amour... Oui, promis, je vais essayer de rester tranquille ! » Oui, je promets d’essayer. Mais je ne pouvais pas encore savoir que je n’allais pas réussir... « Ce sera une première, si j’y arrive ! » Un petit rire bon enfant et auto-dérisoire s’échappe de mes lèvres, tandis que je me laisse volontiers serrer un peu plus fort contre toi. Et là, prisonnier heureux de tes bras, j’entends un nouveau ‘je t’aime’ sortir de tes lèvres. Ces paroles sont si douces et agréables que j’en frissonne de bonheur, tandis que mon petit cœur épris ronronne d’euphorie dans ma poitrine, à l’image d’un chaton dans son panier. « Je ne me lasserai jamais de tes ‘je t’aime’ ! Et sache que je t’aime de tout mon cœur, moi aussi, et que tu me combles de bonheur ! » Et je te serre davantage contre moi, avec tout l’amour que je te porte. Et je t’aime, t’aime, t’aime...

Malgré le fait que je ne veuille pas que tu t’en ailles, je comprends bien assez vite qu’il est primordial que tu fasses ces fichues courses. Tu n’en as pas envie, toi non plus, je le vois bien ! Mais puisque notre corps ne peut se contenter d’amour et d’eau fraîche, à l’instar de notre cœur, il faudra bien penser à le nourrir, un jour... Et puisque les placards sont tristement vides, je n’ai guère d’autre choix que d’accepter que tu les remplisses... Heureusement, tu ne partiras pas très longtemps et me promets même de revenir dans moins d’une heure. Ouf, me voilà rassuré ! Et même si cette heure sera sans doute la plus longue de toute ma vie, j’accepte derechef le marché, d’autant plus que tu me fais plier à l’aide de nouveaux et divins baisers. Est-ce là une petite technique pour me faire taire et accepter tes conditions sans broncher, vil petit ange ? Si tel est le cas, bravo, ça a marché du feu de Dieu !
Je n’en ai cependant pas fini avec toi, mon doudou ! Et même si j’ai accepté sans broncher les conditions de ton départ, je ne suis pas encore prêt à renoncer à notre belle proximité. Je te retiens alors avec une question qui te laisse pantois, mais dont la réponse m’importe énormément. Les enfants ? La famille ? En as-tu envie ? Qu’en est-il pour toi ?
Les réponses que tu me donnes ne sont peut-être pas aussi roses que je les avais imaginées, mais ça m’est presque égal. Ce qui est dur à encaisser, en revanche, c’est ce peu d’estime que tu as pour toi-même et cette négativité qui te pousse à insinuer que je ferais mieux de te quitter. Sérieusement ?! « À moi de voir si... quoi ? Arrête de dire des bêtises, je n’ai rien à voir ! » Et je me montre ferme et presque autoritaire, afin que tu comprennes qu’il est exclu que je remette notre histoire en doute pour une simple question. « Ne te sens pas nul, mon ange ! Tu sais, ce n’est pas grave si tu ne sais pas si tu veux avoir d’enfant ! » Je me radoucis considérablement, car me montrer ferme avec toi est bien trop difficile. Et tu me sembles si vulnérable et fébrile que je dépose tendrement un baiser contre ta joue, histoire de t’apaiser et de te montrer que je t’aime envers et contre tout. « Ma petite puce d’amour... Je t’aime ! Et c’est toi, ma famille, quoi qu’il puisse advenir ! » Et il n’y a rien de plus vrai au monde ! Le reste n’est qu’accessoire, tant que je t’ai toi, mon petit-ami, mon amour, mon ange, mon doudou, mon chéri, mon cœur, mon autre, ma raison d’être, [...].
Et je m’excuse d’avoir abordé le sujet des enfants, tandis que tu en fais de même pour la réponse que tu as fournie. En réalité, si j’endosse toute la responsabilité de cette conversation, c’est que j’ai ce besoin maladif de te libérer de ta culpabilité infondée... Mais, puisque tu en fais tout autant et que nous nous renvoyons inlassablement la balle dans le but de nous protéger mutuellement, c’est sans doute inutile de continuer de nous accabler de la sorte. « Je suis d’accord ! Arrêtons d’avoir cette vilaine manie ! » Et je te rends derechef ta tendre risette, parce que je ne peux faire autrement ; elle est si adorable et communicative ! Et ce sourire... Oh... qu’est-ce que je l’aime ! Et toi, bon sang, qu’est-ce que je t’aime !
Je me fais néanmoins passer un gentil petit savon, lorsque j’ose à nouveau me dénigrer devant toi. Et même si me qualifier de ‘sale mioche’ était une simple tentative d’humour - raté, tu ne l’entends pas de cette oreille et riposte immédiatement. « Ah oui ? Tu pourrais donc t’occuper de cent autres comme moi ? Vraiment ? Tu penses que tu pourrais satisfaire les envies irrépressibles de baisers de cent garçons comme moi ? Tous en même temps ? Pauvre Doudou, tu y laisserais tes poumons ! » Un petit rire tonitruant fend mes lèvres et résonne dans tout l’appartement, lorsque je t’imagine enseveli sous une centaine de répliques de moi-même, qui te quémandent de l’amour et t’inondent de baisers. Mais ton nouveau ‘je t’aime’ me fait redevenir sérieux, même s’il électrise instantanément mon cœur. Oh, je ne m’en lasserai jamais de tes ‘je t’aime', c’est indéniable ! Pour toujours et à jamais, c’est irrémédiablement ma mélodie préférée ! « Moi aussi, je t’aime, amour ! » Et un minuscule baiser vient se déposer doucement contre tes lèvres, en te disant tendrement ‘je t’aime’. Encore et encore, je t’aime ! Et je ne m’en lasserai jamais !
Ce moment de pur bonheur prend fin lorsque tu te lèves enfin, après avoir déposé un dernier baiser contre mes lèvres brûlantes d’amour. Et tu files sans plus tarder sous la douche, après m’avoir rappelé que j’ai l’interdiction formelle de faire le moindre effort, sous peine de représailles. « À vos ordres, capitaine de mon cœur ! » Je ris, tu ris, je t’aime, et tu disparais derrière la porte de la salle de bains. Trois, quatre, cinq secondes... J’entends l’eau couler. Oh, tu me manques déjà !
Fort heureusement, après avoir désobéi à mon commandant de petit-ami et m’être levé du canapé, je trouve de quoi m’occuper sur le haut du meuble du séjour. Un DVD spécial me donne immédiatement une idée complètement farfelue, que je compte bien mettre en place dès que tu seras parti faire tes nos courses. Et puisque je sais qu’Iron Man est ton film Marvel préféré, j’espère bien que me voir déguisé en Tony Stark te fera plaisir, voire assouvira l’un de tes fantasmes. Mais je n’ai pas le temps de réfléchir davantage à la surprise que je te concocte, puisque j’entends bientôt l’eau de la douche arrêter de couler. Oh oh, tu seras là dans quelques secondes ! Vite, je saute comme une furie sur le canapé, juste à temps pour ton retour de la salle de bains. T’es tout beau et propre, mon amour, et j’ai presque honte d’être décoiffé et en pyjama. Mais tu m’embrasses, et je reprends intensément confiance en moi. « Tu ne vas peut-être pas au bout du monde, mais c’est déjà bien trop loin ! Alors fais attention et respecte les limitations de vitesse, s’il te plaît... » C’est peut-être exagéré, je le reconnais, mais il est hors de question de risquer de te perdre ! « Tu me connais trop bien, chéri ! » C’est évident que je ne vais pas rester allongé dans le canapé en t’attendant, d’autant plus avec la surprise que j’ai en tête de réaliser ! Et tu le sais aussi bien que moi, et ça me fait sourire amoureusement...
Les baisers s’enchaînent, ne se ressemblent toujours pas. Et je t’aime. Mais il est maintenant l’heure pour toi de filer, non pas sans un dernier article vital à rajouter sur ta liste de courses. Et je t’embrasse à nouveau, avant de te laisser partir exécuter ta mission... sans que tu te doutes un seul instant que j’en ai une géniale à réaliser, moi aussi...  

Après un petit saut d’une demi-heure au temple des geeks, je retourne derechef, les bras chargés de sacs, à notre appartement. Ma mission surprise est désormais partiellement accomplie, et il ne me reste plus qu’à tout mettre en place pour ton retour. Bon sang, j’ai hâte de voir ta tête quand tu me verras déguisé en Iron Man ! Quoi qu’il en soit, une fois à l’intérieur de notre nid d’amour, je dépose mes achats au sol, jette un nouveau coup d’œil à mon téléphone portable, et sens mon cœur battre lorsque je vois ton message qui m’attend gentiment. T’es si mignon, mon amour, que je souris bêtement – niaisement - lorsque je lis les dernières lignes que tu m’as envoyées. Mon amour... Je pense que tu vas devoir te fâcher, car je suis vraiment trop têtu... Mais souviens-toi que je t’aime très très très très fort ! Et je souris comme un bel idiot amoureux, avant de t’envoyer ma réponse et de repartir derechef à l’accomplissement de ma mission ‘super-héros’.
Quelques bougies rouges et une multitude de confettis dorés forment un chemin scintillant jusqu’à notre chambre à coucher, dans laquelle je t’attends impatiemment. Vêtu uniquement de ma panoplie de super-héros, je suis allongé sur le lit, le cœur battant au rythme de la musique d’un film qui m’est totalement inconnu. Et je suis bientôt saisi par l’angoisse, car j’ai peur de me ridiculiser et d’être allé beaucoup trop loin. Et si ma surprise inattendue ne te plaisait pas, au final ? Et si tu me trouvais tout simplement stupide ? Et si j’étais stupide ? Ai-je un problème ? Brrr... Toutes ces questions déstabilisantes fusent dans mon esprit, à l’instar de météorites frappant le ciel, et je commence fortement à douter de moi-même. Bon sang... Et si je me plantais complètement ?
Je n’ai néanmoins plus le temps de m’inquiéter ou de réfléchir, puisque je t’entends rentrer chez nous. Je suis heureux de te savoir à nouveau tout près de moi, mais terriblement anxieux quant à ta réaction face à l’étrange surprise que je te réserve.
Je reste muet, même lorsque tu m’appelles d’une manière si adorable que je sens fondre mon cœur dans ma poitrine, comme du beurre dans une poêle chauffée. Mais je dois te laisser venir par toi-même, sans rien dire, afin de ne pas gâcher l’effet de surprise. Et tes pas se rapprochent de plus en plus, tandis que mon cœur manque de frôler la crise cardiaque à chaque instant.
Dès que je vois ta silhouette se dessiner dans l’encadrement de la porte, j’oublie tout de mon inquiétude et me jette à l’eau. Je me mets alors à fond dans la peau de mon personnage, et cite la réplique que ce cher Howard m’a certifiée culte. Néanmoins, il fait très sombre, et je ne vois pas tes réactions avec ce casque énorme sur la tête. Ris-tu ? Es-tu en train de pleurer ? Je n’en ai pas la moindre idée. Mais je t’entends bientôt faire quelques pas vers moi, et ça me soulage énormément, puisque je comprends que tu ne t’es pas enfui en courant. Enfin... pour l’instant...
Et tes adorables paroles réussissent à bannir et à tuer les parasites d’inquiétudes qui torturent mon esprit. Envolés, envolés, le doute et les sombres pensées, comme une nuée d’oiseaux migrateurs qui ne reviendra jamais. Et je t’aime, car tout ce que tu me dis est trop mignon, même si je suis objectivement très loin d’être l’homme le plus parfait ou d’égaler Iron Man. Mais ça me fait sourire, et je ne vais même pas essayer de te contredire ou de me dénigrer, car, même si l’envie de le faire me démange, j’ai compris que tu n’aimais pas ça. « Oh... Merci ! Mais je ne suis pas aussi parfait que toi, amour ! » Et à peine ai-je terminé de finir ma phrase que je te sens m’ôter mon casque de super-héros. J’en suis franchement soulagé : il faisait une chaleur de monstre, là-dessous ! Je te souris tendrement, car, avec ce geste, tu me fais à nouveau comprendre que tu n’as pas besoin d’un quelconque artifice pour me trouver attirant : c’est moi, que tu aimes et qui te fais rêver, moi et seulement moi ! Et ça fait un bien fou d’en avoir conscience ! D’ailleurs, tu ne tardes pas à confirmer cette idée en m’embrassant férocement, à l’instar d’un petit lion amoureux, tout en me certifiant que tu me préfères sans rien du tout. « Tu sais quoi ? Ça tombe bien que tu m’aimes encore plus sans rien du tout, car c’est exactement la tenue que je porte, sous ce costume... » Oui, j’ai un air coquin et un regard de filou, mais la situation s’y prête complètement, non ?
Tes mains se perdent tendrement dans mes cheveux, tandis que je me noie inlassablement dans l’océan merveilleux de tes yeux. Et nos lèvres se touchent, se brûlent, s’aiment, font clairement l’amour. Et je t’aime ! Et je veux pouvoir te sentir auprès de moi sans plus tarder ! Mais cette foutue armure est une plaie qui fait entrave à mon désir de ta peau. Bon sang, Tony Stark ne peut-il pas me laisser en paix ?! Et tandis que tu t’évertues vainement à me défaire de ce costume-fardeau, tu en profites pour souligner mon entêtement et mon incapacité à obéir aux ordres. Bon ... oui, je le reconnais, je mérite de me faire un peu tirer les oreilles... « Moi ? Têtu ? Tu dois sûrement confondre, chéri ! » Et c’est lancé sur un ton si ironique que même la poignée de porte a rigolé. « Mais je ne me suis pas fatigué ! Regarde, je suis même en pleine forme, maintenant... » Et, pour confirmer mes paroles, je t’embrasse derechef, avec une fougue qui traduit mon désir brûlant. J’ai envie de retrouver ton corps, et ça me frustre de ne pas pouvoir le faire immédiatement, mais j’éclate de rire à mon tour lorsque tu me dis que tu as du mal à me retirer mon costume. Décidément, on forme une sacrée équipe de bras cassés ! Mais je nous aime comme ça : atypiques, maladroits, authentiques.
Après quelques zips de fermeture éclair, je me libère de mon immense armure et me retrouve en tenue d’Adam. Ouf, enfin libre ! Je suis même si soulagé que je me retiens de chanter ‘Libérée, Délivrée’, mais je doute fortement que me voir en train de reprendre la chanson mythique de La Reine des Neiges réveille ton appétit de moi. N’ai-je pas raison ? Et comme mon but n’est pas de te repousser, je me retiens, chasse cette chanson de mon esprit, et opte plutôt pour venir me coller tout contre toi, sur le lit. « Suis-moi ! » Te dis-je en un chuchotement sensuel à l’oreille – que je mordille au passage, avant de te prendre par la main et de te traîner jusqu’à la salle d’eau. Un bain chaud et moussant nous y attend, pour un petit moment de détente et de complicité à deux. Il n’y a toujours pas de lumière, simplement quelques bougies qui créent une atmosphère tamisée et parfaitement romantique. Étant déjà complètement nu et prêt à rentrer dans l’eau brûlante, je me rapproche de toi, colle mes lèvres aux tiennes, et m’évertue à te mettre dans la même condition vestimentaire que moi. Et je saisi ton t-shirt par le dessous, te le retire délicatement par le haut, tout en n’arrêtant jamais de te dévorer de mes baisers fiévreux. Et je t’aime, je t’aime, je t’aime, comme il est humainement impossible d’aimer...

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MessageSujet: Re: Stay + Pancake. Mer 5 Juil - 7:50

Apple & Drake
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Il ne suffit qu’un seul de ses regards pour savoir que la journée sera merveilleuse. Un seul de ses sourires, et il sait déjà qu’il va voir ces magnifiques paillettes dans les iris jusqu’au soir.
Et c’est sûrement pour ça qu’il décide de sourire aussi, de l’embrasser avec tout l’amour qu’il lui porte, simplement pour lui donner un peu de ce bonheur incommensurable qu’il lui apporte chaque jour. Pour lui montrer un peu plus combien il l’aime, même si c’est simplement impossible de le mesurer, cet amour. C’est impossible, car il augmente un peu plus chaque seconde, jusqu’à atteindre des ordres de grandeur inimaginables. Il est immense, gigantesque, simplement trop haut pour pouvoir le discerner à travers les nuages. Plus haut encore que la Lune, il se perd plus loin que le Soleil, se cache parmi les étoiles. Et même tout là-haut, ce n’est pas assez. Ce n’est assez pour lui.
Il est loin, si loin…
Plus loin que tu ne peux l’imaginer.
N’essaie pas. Regarde. Et ce n’est que lorsque tu verras toutes ces constellations, alors que la nuit est fraîchement tombée, que tu pourras te rendre compte de leur beauté. Et puis, à ce moment, tu sauras que c’est bien plus que ça, bien plus que toutes ces sublimes lueurs d’argent dans l’encre du soir. C’est encore plus beau, et, à la différence de ces boules de lumière, ça ne s’éteindra jamais. Jamais.
Chaque matin, oui, il veut se réveiller aux côtés de son amour, que l’embrasser soit la première chose qu’il fasse en se réveillant, que de voir ses yeux soit son rayon de soleil quotidien. Oui, il veut tout ceci, plus que tout au monde, désormais. « Je ne demande que ça, mon bébé pingouin... », répond-t-il, taquin, avant de laisser leurs lèvres s’unirent de nouveau, dans un élan commun et spontané. Et Drake en vient à se demander, tandis qu’ils se dévorent d’amour mutuellement, s’il parviendra un jour à pouvoir vivre plus de dix minutes sans avoir besoin des baisers de son amour.
Cette nécessité va vite devenir handicapante lorsqu’il devra retourner travailler… Une journée… une journée entière… N’osant même pas y songer, il replonge sur les lèvres de son cher et tendre, et laisse son cœur s’emballer davantage dans sa poitrine. Et ce "je t’aime" insignifiant n’est plus suffisant, vu combien il l’aime… Vu combien il aime toutes les petites choses qui font qu’Apple est Apple. Ses yeux, son nez, sa bouche, son rire, son sourire, ses baisers, sa voix, son corps… Et s’il n’y avait que ça ! Mais tout, absolument tout…
Retirant doucement sa main de ses cheveux, il l’embrasse une dernière fois avant de s’écarter de lui, pour retrouver sa place initiale, contre le dossier du canapé. Mais très vite l’appel se fait de nouveau entendre, dans son cœur et son esprit, et il ne peut résister face à lui. Attirant son chaton tout contre lui, ils s’étendent ainsi, pour ne plus bouger d’un centimètre.
Boum-boum, boum-boum.
Tu l’entends, toi aussi ? C’est son cœur, son cœur ivre de bonheur qui est tout près d’exploser dans sa cage thoracique.
Boum-boum, boum-boum.
Tu l’entends, toi aussi ? C’est son cœur, son cœur transi d’amour, qui ne demande plus qu’à fusionner avec le tien, comme ils le font toujours.
Boum-boum, boum-boum.
Tu l’entends, toi aussi ? C’est son cœur, son cœur épris et fou, qui ne veut plus rien d’autre que toi. Toi, et juste toi.
Toi, toi et ton amour. Toi et chacun des battements de ton cœur, et bien plus encore. Toi qui est si merveilleux, toi qui fais naître mille étoiles dans son regard, toi qui es aussi lumineux qu’un astre. Toi, toi et juste toi.
Inconsciemment sans doute, Apple perd son joyeux sourire lorsque Drake lui demande comment il s'est occupé durant son sommeil. Ce n’était pas volontaire de sa part, que de le mettre dans cette délicate situation. S’il avait su, s’il avait su il se serait abstenu. S’il avait su, il n’y aurait pas eu tous ces sourires, tous ces baisers innocents… S’il avait su, oh, s’il avait su… S’il avait su que la vie ne tenait réellement qu’à un fil, fil si infime et mince, prêt à se rompre au moindre coup de vent… S’il avait su qu’un jour comme celui-ci pouvait se transformer en cauchemar à tout moment, s’il avait su, il n’aurait jamais posé la question. « Hé, trésor… J’accepte "bébé chat", "bébé cœur"… Mais j’avoue avoir du mal avec "puce d’amour"... » Et il tente de garder l’air sérieux, avant d’exploser de rire. Après tout, peu importe le surnom qu’il lui donne, tant qu’il l’aime, c’est tout ce qui compte.
Mais alors que son chaton rougit, Drake se rappelle à quel point il le trouve craquant lorsque ses joues se teintent de rose. Il a alors l’air d’un petit garçon pris en faute, et il est juste adorable. Et adorable est un euphémisme pour qualifier son trésor.
Mais s’il a bien un défaut : c’est de s’inquiéter pour absolument rien du tout. À peine Drake a-t-il fini de raconter son rêve, suite à sa demande, qu’il voit déjà les yeux se son amour prendre une couleur de tristesse et d’inquiétude. Il aurait immédiatement envie d’effacer toute cette noirceur, si ça lui était possible, d’un claquement de doigts. Malheureusement, il s’agit là de choses que l’on désire simplement, sans pour autant jamais les atteindre. Alors tout ce qu’il lui reste à faire, c’est le voir frissonner, et se poser des centaines de questions. Aussitôt, il s’efforce de le rassurer. « Prémonitoire… de quoi ? Hé, chéri. C’est un rêve. Juste un rêve. » Il hache ses mots, pour le lui faire bien comprendre. C’est un rêve, un foutu rêve qui importe peu au final. « Arrête de te faire du souci pour un rien, comme ça… Sérieusement… Je déteste te voir aussi soucieux... » C’est pourquoi il tente de le faire sourire en lui disant que tout allait mieux dès qu’il l’a vu. Et c’est on ne peut plus vrai, car, sans lui, le monde serait bien terne et fade. Un léger sourire apparaît aussitôt sur les lèvres de son amour, qu’il s’empresse d’embrasser pendant plusieurs secondes. « Attention, je vais te prendre au mot... » Et leurs lèvres se soudent à nouveau, dans un énième élan d’amour et de passion. Tous deux ont vite perdu le compte, est-ce mal de tant aimer ? Est-ce mal de perdre toute autre raison que l’amour ? Est-ce mal de se boucher les oreilles face aux autres problèmes, simplement pour l’aimer un peu plus, pour le dévorer des yeux et de la langue, chaque seconde supplémentaire ? Est-ce mal, ce qu’ils sont en train de faire ?
Drake aimerait croire que non.
Que ce qu’ils font est simplement la plus belle chose qu’il lui soit jamais arrivé. La plus belle… et la plus longue, il l’espère… Ah que serait-ce toute cette histoire, si elle ne devait être qu’éphémère ? Une page de plus dans un livre qui en contiendrait des centaines, blanches, unies, prêtes à être noircies d’écriture. Et une seule phrase, toujours la même, copiée à l’infinie. Je t’aime.

Malheureusement, son corps nécessite autre chose que de l’amour pour survivre, et son estomac le lui fait bien comprendre, en faisant entendre à tous combien il a faim. Fatigué d’avance, il faut plusieurs bonnes minutes à Drake pour émettre l’idée d’aller faire des courses, et il lui en faudra bien plus d’autres pour qu’il n’ait la foi de se lever. Son chaton ne l’aide pas vraiment, en le retenant dans ses bras encore un peu. Il en profite alors pour lui recommander de rester bien tranquillement sur ce même canapé, et ne pas chercher à faire quelque chose durant son absence. Et il ne sait pas vraiment s’il est rassuré par sa promesse d’essayer. « Est-ce que je peux vraiment être rassuré par cette promesse ? Je veux dire… tu ne te mouilles pas trop... » Petit sourire malicieux, avant de reprendre : « Alors je veux que cette première soit aujourd’hui, pour fêter ça... » Et il désigne la gourmette qu’il porte au poignet, puis la chevalière que son amour a au doigt. Tant de choses qu’ils ont à célébrer, chaque jour… Chaque sourire, chaque éclat de rire, chaque baiser… Chacune de ces choses et un rayon de soleil qu’ils ne doivent surtout pas renier. Chacune de ces choses les font se sentir heureux, comblés de joie, d’amour et de bonheur. Faire comme si elles n’existaient pas serait refuser de croire que tout va bien. Alors que tout va bien. Tout va plus que bien.
Tout allait bien, jusqu’à ce que son amour lui pose une question plus que confuse. Drake n’est vraiment pas prêt à se projeter aussi loin pour pouvoir y répondre. Avoir une famille, des enfants… Il ne peut pas dire que cela ne lui plairait pas, mais de là à y croire réellement… Ça relève beaucoup trop du conte de fée pour sa vie si terre à terre. Et pourtant, son chaton a l’air d’y croire si fort… Et ça lui fait mal de devoir briser ses rêves en une simple phrase… Si mal… « Je sais… Faut aussi que j’arrête d’être si pessimiste, hein ? » Il sourit légèrement, parce qu’il sait que c’est la réalité. Il voit le verre à moitié vide, depuis toujours. Il serait sûrement temps que quelqu’un lui apprenne à le voir à moitié plein. Avec un autre sourire, il se tourne vers son chaton, qui lui dit à nouveau "je t’aime". Et à ces simples mots, il sent son cœur se remplir de joie et de bonheur, pour exploser dans ce trop plein d’émotions positives, formant le plus beau feu d’artifice qu’on ait jamais vu. Des milliards de paillettes d’or et d’amour, qui flottent lentement dans l’air, avant de retomber légèrement sur le sol. Et elles le parsèment des doux reflets de son cœur.
Il n’a jamais rien vu d’aussi beau.
Tous deux se confondent en excuses toujours plus injustifiées les unes que les autres, comme leur fâcheuse habitude les incite à le faire. C’est vrai que, depuis le début, ils ne marchent que comme ça. À s’excuser sans raison précise, simplement pour avoir le maximum du tort, sans réellement se préoccuper qu'une personne en particulier soit responsable ou non. Et pourtant c’est bien le cas, là. Apple a juste posé une question, Drake a juste répondu honnêtement. Voilà le seul mal qu’ils aient tous deux fait.
Mais il fronce à nouveau les sourcils, lorsque sa petite pomme d’amour ose se traiter de "sale mioche". Même si ce n’est qu’un simple trait d’humour à la base, il sait que son chaton peut très bien être à moitié sincère en disant cela, alors il décide de répliquer, disant qu’il pourrait très bien s’occuper de cent autres comme lui. La répartie de son amour le fait sourire, tant il est loin de la vérité. Ne comprend-t-il pas qu’il ferait tout et n’importe quoi pour lui ? Y laisser ses poumons est bien le cadet de ses soucis ! « Mais chéri, j’y laisserais mes poumons s’il le faut, pour te rendre heureux et te faire plaisir. Bon, ce serait contre-productif pour toi, parce que je ne servirai plus à rien sans eux… » Et sans terminer sa phrase, il s’empresse de le lui prouver en l’embrassant, y mettant tout l’amour, la passion, la tendresse et le bonheur dont il est capable. Et plusieurs baisers et "je t’aime" plus tard, Drake se lève enfin pour aller à la douche.
Ce n’est pas long, et encore moins puisque l’envie pressante de retrouver les lèvres de son amour s’ajoute au calcul. En quelques minutes seulement le voilà douché et presque habillé, tant il meurt déjà de l’absence de son chéri dans la pièce. Ah ce que c’est difficile ! Et il se demande sérieusement comment il va survivre dès lundi, ou encore tout à l’heure au supermarché, sans son chaton à ses côtés… Cette question l’effraie un peu, tant elle lui fait comprendre à quel point il est fou et accro à la présence d’Apple. Rien que quelques secondes sans lui et le voilà perdu et impuissant, incapable de réfléchir posément. Il va sacrément mal.
Si aimer follement est un mal. Et de ça, il n’en est pas sûr.
Il sort finalement de la salle de bain, et s’empresse d’aller combler le vide qu’ont laissé ses lèvres contre les siennes. Un, deux, trois baisers, et il manque de rire aux recommandations de son amour. « Je ferai attention, c’est promis. Je reviens en un seul morceau. » Après quelques derniers baisers volés, il part définitivement de l’appartement, la boule au ventre à l’idée de laisser son petit ange aussi longtemps. Que va-t-il bien pouvoir faire pendant tout ce temps ? Il sait qu’il est plein d’idées et d’énergie, et il ne va pas mettre longtemps à faire fi de sa promesse d’essayer de ne pas bouger. En d’autres termes, Drake sait parfaitement que son chaton va trouver quelque chose à faire pendant son absence. Et ça ne le rassure pas tellement.

L’escale au supermarché est plus longue que prévue, à cause de plusieurs personnes visiblement désireuses de passer leur samedi à la caisse de ce magasin. Mais pour lui, ce n’est pas le cas, et l’attente en devient vite insoutenable, si bien qu’il ne peut s’empêcher d’envoyer un petit mot à son amour, qui lui répond aussitôt, avec un message peu rassurant. Évidemment, il est sorti, et a commencé à préparer quelque chose pour son retour.
Apple…
Apple restera Apple, et il faudra se faire à son petit air innocent alors qu’il a déjà une idée en tête. Eh oui, rappelle-t-en au lieu de croire que ce petit chaton est un vrai ange !
En attendant la caisse s’est enfin libérée et il est temps pour lui de payer. Après avoir réglé tous ses articles et les avoir mis dans le coffre de la voiture, il peut démarrer et prendre le chemin du retour. Et un trajet n’a jamais été aussi long ! Chaque feu semble passer au rouge lorsqu’il y parvient, tout le monde a l’air de vouloir traîner et est lent à la réaction. Heureusement qu’il sait se contenir, ou il aurait déjà craqué et piqué une crise de nerfs. Mais il tient bon, il tient bon jusqu’à l’appartement.
Là encore une mauvaise surprise l’attend : l’ascenseur est bloqué, et le voilà contraint de prendre les escaliers avec ses sacs de course. Il prend une nouvelle fois sur lui, et grimpe chacun des étages en pensant fort à son amour. Allez, plus qu’une porte à ouvrir et il pourra enfin le couvrir de baisers.
La clé.
La clé qui tourne dans la serrure, la porte qu’il pousse d’un revers d’épaule.
Et le noir.
Pourquoi fait-il aussi sombre, ici ? Il appelle Apple, qui ne répond pas. À la fois inquiet et intrigué, il dépose les sacs dans un coin, et se décide à prendre le petit chemin tracé par les bougies rouges et or. Une musique vaguement familière résonne, sans qu’il ne parvienne à définir où est-ce qu’il l’a entendue. Dans un film, peut-être ? Le thème principal lui rappelle fortement quelque chose… Il avance doucement, sans trop savoir à quoi s’attendre lorsqu’il aura passé la porte de la chambre, visiblement où le chemin le mène — et sans surprise, en connaissant son chaton.
Il est enfin dans l’encadrement de la porte. Seulement un regard, et il sera fixé.
Son cœur bat un peu plus vite, à mesure qu’il tourne doucement la tête en direction du lit. Et il fait carrément un bond dans sa poitrine lorsqu’il réalise que l’Iron Man qui est allongé n’est autre qu’Apple.
Si au début la surprise se peint sur son visage, il sourit ensuite, profondément touché par l’attention de son amour. Et ce n’est pas rien, en sachant à quel point il ne s’y connaît pas du tout en superhéros. Il s’approche du lit, pour s’y asseoir à son tour, assurant à son chéri qu’il n’avait rien à envier à Tony Stark car, après tout, n’est-il pas déjà parfait ? La réponse positive s’insinue dans son cœur jusqu’à ses lèvres, qui réclament intensément le contact de celles d’Apple. Aussi retire-t-il son casque, pour le laisser rouler sur le lit, un peu plus loin. « Ne dis pas de bêtises… », murmure-t-il, avant de l’embrasser une fois, puis deux, assurant qu’il le préférait encore plus sans rien du tout. Son amour répond du même ton taquin, lui annonçant ainsi qu’il est exactement vêtu de cette manière sous son costume. Un léger sourire sur les lèvres, il continue de l’embrasser, sans jamais s’arrêter, seulement pour reprendre son souffle, laissant son cœur s’affoler davantage dans sa cage thoracique. « C’est dommage, je ne te croirai qu’après l’avoir vu... »
Et son corps tout entier brûle et se consume, tandis que leurs lèvres se dévorent littéralement, et que leur langue s’emmêle et danse éperdument. Long, long baiser langoureux, sensuel, passionné… Long, long baiser… mais il en veut plus maintenant… Maintenant que du feu court dans ses veines, que son cœur a cessé de tenter de suivre le rythme, que le souffle ne lui a jamais autant manqué. Malheureusement l’armure qu’arbore son amour les empêche d’aller jusqu’au bout de leurs désirs, et ils sont contraints de s’arrêter en très bon chemin, Drake n’arrivant pas à trouver comment déshabiller son chéri. Et il se sent un peu ridicule, sur le coup, alors il tente de combler le vide de leurs baisers par un minuscule reproche, caché sous une énième taquinerie. « Admettons, c’est vrai que tu es parfait ! » Il lui lance un autre petit sourire, même s’il commence à bouillir de rage à cause de cette foutue armure impossible à enlever. « Heureusement que je suis là pour te réveiller, alors… » Un petit haussement de sourcil, il passe derrière lui pour chercher un autre moyen d’enlever ce costume infernal, non sans déposer un léger baiser dans sa nuque. Finalement, il décide de lâcher l’affaire, en disant très clairement à son amour qu’il n’y arrive pas, dans un éclat de rire auto-dérisoire. Le principal concerné ne manque pas de rire à son tour, avant de se décider à l’aider.
Quelques manipulations plus tard, Apple se retrouve enfin — comme il l’avait annoncé — parfaitement nu. Après un autre petit baiser, Drake retrouva irrémédiablement son irrépressible envie d’embrasser son amour, et bien plus encore. Et davantage lorsqu’il l’invite à le suivre, avant de le guider jusqu’à la salle de bain.
Là encore, parfaite ambiance romantique, lumière tamisée, un bain chaud et moussant déjà prêt.
Et son amour s’approche de lui, commence à l’embrasser plus fiévreusement et langoureusement que jamais. Sans jamais quitter ses lèvres, il le laisse lui retirer son tee-shirt, le jette contre le mur opposé, où il retombe mollement sur le sol. Plusieurs autres baisers enflammés, et il défait son pantalon, pour l’enlever à son tour. Et il va rejoindre le tee-shirt, dans l’autre coin de la pièce, suivi de près par son caleçon.
Ils sont bientôt entièrement nus, encore tout près l’un de l’autre, leurs lèvres encore et toujours unies ensemble. Cette véritable décharge électrique qui lui parcourt le cœur, à chaque fois qu’il l’embrasse, à chaque fois qu’il le touche, à chaque fois que son corps appelle le sien...
Ne résistant pas plus longtemps, il l’entraîne jusque dans la baignoire, où il entre, surpris par la température encore brûlante de l’eau. Et c’est agréable, au final ; il se laisse glisser pour être en position assise, laissant de la place pour son chaton en face de lui. Sans pour autant laisser une grande distance entre eux, il attire son amour tout contre lui, pour retrouver ses lèvres et la proximité de son corps.
Je t’aime, je t’aime, je t’aime...
Et son cœur ne chante plus que ça, plus que cet enchaînement perpétuel de mots qui veulent tout et ne rien dire à la fois.
Je t’aime, je t’aime, je t’aime...
Il n’entend plus que ça, cette douce mélodie qui résonne à ses oreilles, transcende son cœur pour le couvrir de mille éclats d’or.
Je t’aime, je t’aime, je t’aime...
Je t’aime, et même ça, ce n’est plus assez.
Je t’aime, mais tu le sais.
Je t’aime, est-ce nécessaire de le répéter ?
Et toujours plus de baisers, toujours plus de cet amour inconditionnel et passionné, qui s’envole en vapeur d’eau parfumée. C’est impossible de s’arrêter, c’est bien trop et obsessionnel ! En vain tu essayeras de le stopper, c’est trop fort, c’est bien trop fort… tu y laisseras bien plus qu’un simple morceau de ton cœur…
« Chéri... » Sa voix n’est plus qu’un souffle, tant absorbé par les baisers qu’il est. « Est-ce que tu crois que… qu’on est déjà fous… qu’on n’a plus que ça… toi… et moi… et rien d’autre ? Tu penses qu’on… a juste besoin de ça ?… Ce nous… » Il s’arrête brusquement dans ses baisers pour le regarder, pour plonger au plus profond de la mer de cyan et d’azur que sont ses iris. Et d’un seul coup, il ne sait plus s’il veut vraiment connaître la réponse à sa question. Il ne veut plus qu’une chose.
Un baiser, encore un. Et encore, toujours plus, sans s’arrêter.
Alors il se penche à nouveau vers lui, pour l’embrasser de plus belle, nouer ses mains autour de sa nuque, le serrer au plus près de lui, sans jamais plus s’en séparer… jamais… « Ne t’arrête pas... »

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MessageSujet: Re: Stay + Pancake. Lun 10 Juil - 13:33

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Drake & Apple.
Waiting for the time to pass you by, Hope the winds of change will change your mind. I could give a thousand reasons why And I know you, and you've got to. Make it on your own, but we don't have to grow up. We can stay forever young. Living on my sofa, drinking rum and cola. Underneath the rising sun. I could give a thousand reasons why/ But you're going, and you know that All you have to do is stay a minute. Just take your time. The clock is ticking, so stay. All you have to is wait a second, Your hands on mine. The clock is ticking, so stay. All you have to do is... stay... STAY...[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]


Prisonnier du merveilleux océan de notre amour, je me laisse submerger par ces intenses vagues de sentiments qui, avec une passion démesurée, fouettent, consument et engloutissent mon être. Et je coule dans les profondeurs enchantées de cette vaste étendue d’eau salée, jusqu’à me laisser entraîner dans ses abysses colorés de mille teintes rosées.
Je devrais me noyer, sous cette eau envoûtée et sous chacun de tes baisers enflammés, mais mes poumons ne ressentent plus ce besoin vital d’oxygène, puisque, désormais, je ne respire et ne vis que par ta proximité, mon bien aimé. Ainsi, insubmersible grâce à notre fusion, je suis comme un poisson qui barbote gaiement dans son habitat naturel, dans les eaux profondes et enchantées de notre amour sincère et passionné.
Il a beau te paraître imaginaire et farfelu, cet océan de sentiments est bel et bien réel, dans mon cœur, et fait mon bonheur. Et il bat, bat, bat davantage dès que tu poses tes lèvres ardentes sur les miennes. Et il se noie, noie, noie toujours plus intensément dans son océan de sentiments, dès que tu dis que tu m’aimes sincèrement et passionnément. Et il t’aime, t’aime, t’aime... oh, si tu savais combien il t’aime démesurément ! Il t’aime même jusqu’au firmament.
Mon cœur éperdu de toi est comme dans un rêve, jusqu’à ce que les nébuleuses de ton cauchemar viennent hanter mes songes et déclencher une tempête d’inquiétude dans l’océan de notre amour. Tout devient alors obscur, déchaîné, inquiétant, au point que mon organe vital se retrouve bientôt fouetté par des vagues faites de tristesse et de peur. Est-ce que ce cauchemar inquiétant signifie quelque chose de plus sérieux qu’on ne le croit ? Est-ce une mise en garde du destin ? Voire même une prémonition divine ? Bon sang, qu’est-ce que c’est effrayant et alarmant !
Fort heureusement, rien qu’avec tes paroles rassurantes, tu parviens à chasser définitivement l’orage de mon cœur, qui, apaisé, est illuminé par un soleil miroitant sur l’eau rosée de l’océan de nos sentiments. Et tout redevient subitement rose et utopique, à l’instar de notre amour et de ta personne, mon prince charmant. Tu as raison, ce n’est sans doute qu’un foutu rêve ! Il n’y a sûrement pas de quoi se faire autant de mauvais sang... non ?
Ne réfléchissant pas plus amplement à ces questions qui m’angoissent toujours malgré moi, je me laisse chérir par tes nouveaux et divins baisers passionnés. Et, derechef, l’océan rosé de mon cœur s’agite, s’affole, s’élève, bouillonne, et est pareil à un tsunami d’amour s'abattant de plein fouet sur mon organe vital. Et je t’aime un peu plus à chaque vague qui submerge intensément mes sentiments. Et je t’aime un peu plus à chaque baiser que tu déposes tendrement contre mes lèvres brûlantes. Et je t’aime jusqu’à la fin des temps, jusqu’au firmament...
Grisé par tes baisers, j’ai l’impression d’être à mi-chemin entre le rêve et la réalité. Oh, c’est si parfait que c’en est presque irréel ! Attendez... suis-je donc en train de tout imaginer ? Mes songes me font-ils croire à tort que mon fantasme de t’aimer au grand jour est devenu réalité ? Vais-je me réveiller et me retrouver seul dans mon petit lit aux draps froissés et glacés ? J’ai peur de rouvrir les yeux et de voir que tout ce qui s’est passé entre toi et moi, mon amour, n’est que rêverie du souhait tant espéré de mon cœur amouraché...
Je continue de t’embrasser passionnément, langoureusement et fougueusement, jusqu’à ce que l’oxygène vienne à me manquer et oblige mes lèvres amoureuses à se séparer des tiennes. Mais, légèrement anxieux de m’éveiller et de constater que tout ce que j’ai eu l’impression de vivre à tes côtés n’était qu’une divagation fantasmée, je continue de garder mes yeux fermés. Oh, s’il vous plaît, s’il vous plaît, s’il vous plaît... Faites que tout de cette histoire enchantée soit vrai ! Faites que ce soit ma réalité !
Je suis si éreinté et drogué à tes baisers que je me dis que je pourrais très bien être en train de rêver, et que tout ce que nous venons de partager n’a jamais été réalité. J’ai le cœur qui bat, un nœud dans le ventre, l’impression que tout peut s’écrouler d’une seconde à l’autre. Oh, si jamais je me réveille et que notre histoire d’amour n’a jamais existé... Grand Dieu, non ! Je préfère mourir sur le champ !
Anxieux, je finis par prendre mon courage à deux mains et à sortir de mon état second. Alors... Fantasme ou réalité ? Il est grand temps d’en avoir le cœur net ! Je rouvre les yeux... ouf ! Tu es là, mon doudou ! Au paroxysme de l’euphorie, je souris bêtement et me jette à ton cou, tout en t’enlaçant comme pour la première fois. Bon sang, qu’est-ce que je t’aime, soleil de ma vie ! Bon sang, qu’est-ce que je t’aime, étoile de mon cœur ! Bon sang, qu’est-ce que je t’aime, arc-en-ciel de mon bonheur !
Accroché à ton cou, je me retiens de te dire que tu as raison et que je manque cruellement de sommeil. Pour en arriver à ne plus réussir à distinguer le rêve de la réalité, il faut être franchement éreinté au plus haut stade ! Mais je n’ai pas envie de dormir, car mes rêves ne seront jamais plus beaux que la réalité que tu m’offres, mon bébé !
Serré tout contre toi, je n’ai décidément pas envie de te laisser partir au supermarché. C’est beaucoup trop dur que de devoir déjà te quitter ! Mais puisque notre corps ne peut se nourrir éternellement d’amour et d’eau fraîche, à l’instar de notre cœur, je comprends que tu es obligé d’aller faire quelques emplettes... Je voudrais t’accompagner – te coller, car je ne veux plus jamais que nous soyons séparés... Mais je suis et parais si fatigué que tu m’obliges à ne pas bouger et à me reposer. Bon... d’accord, c’est promis, je vais essayer ! Mais c’est sans compter sur mon esprit vif, loufoque, intarissable et déjanté... Aïe, je crois que je suis mal barré !
Après de nouveaux échanges variés et d’une multitude de baisers passionnés, qui embaument mon cœur d’une multitude de sentiments étoilés, il est désormais temps pour toi, mon amour, d’aller te doucher. Tu te décolles de mon étreinte, t’en vas, te lèves du canapé, disparais, et c’est là un supplice insupportable, voire une infâme torture, même si tu ne t’absentes que pour une poignée de minutes. Grand Dieu, comment résister à ton absence annihilante ?! Je n’ai pas la solution à cette épineuse question, mais, curieux, je m’occupe l’esprit en jetant un œil à ta collection de films en DVD. Et c’est là que germe l’idée farfelue d’une petite surprise costumée à l’image de ton héros préféré... Décidément, ma folie ne s’arrête jamais !
Dès que je t’entends revenir vers le salon, je me jette sur le canapé, afin que tu ne remarques pas que j’ai d’ores et déjà désobéi à ton ordre de me reposer ; je suis une tête de mule, je le sais. Mais tes baisers effacent toute culpabilité de mon cœur, qui s’en retrouve bercé et transi d’un amour sincère et infini. Et après un dernier câlin suivi d’un vingtième – ou cinquantième ? – baiser volé, j’ajoute un énième « je t’aime, mon doudou ! » et te laisse enfin filer en direction du supermarché. Néanmoins, si je n’avais pas eu une mission secrète à réaliser, je serais sûrement déjà en train de pleurer ton envolée. Mais puisque mon esprit est occupé à l’idée de réaliser ce projet légèrement loufoque et insensé, je suis beaucoup plus enjoué qu’attristé ! Tu es parti, mon doudou, et tu me manques terriblement, certes, mais ma folle aventure pour te faire une surprise peut commencer ! Cette simple idée de te surprendre et de te voir sourire suffit à m’égayer et à me faire voir la vie en des teintes bien plus rosées. Et je t’aime... j’espère que tu ne l’as pas oublié ! Et je t’aime... jusqu’à tout jamais...

Après une épopée au temple des super-héros, je m’empresse de retourner à notre foyer et d’y enfiler mon costume surdimensionné. L’armure que je porte est énorme, si bien que j’en viens à me demander comment Iron Man arrive à respirer là-dessous ?! Ah, oui, c’est un véritable héros, lui, donc ça doit être beaucoup plus easy que pour sa pâle – et ridicule, soyons franc – copie ! Mais ce n’est pas grave ! Et s’il faut étouffer pour voir un beau sourire éclairer ton visage, qu’à cela ne tienne : je souffrirai !
Allongé sur le lit d’un air maladroitement sexy, j’attends désormais ton arrivée avec impatience, bien que j’appréhende ta réaction face à la surprise qui t’attend. Je t’entends m’appeler de ta voix délicieuse, mais, dans le but de préserver la surprise, je reste muet. Silencieux, j’écoute désormais tes pas se faire de plus en plus appuyés sur le parquet – tu dois sûrement te rapprocher de la chambre et suivre le chemin fait de bougies et d’étoiles d’or. Mon cœur bat à tout rompre, j’ai peur, je tremble, mais il est maintenant trop tard pour faire demi tour... Allez, Appy, il est temps d’assumer !
Tu es là, juste devant moi, et je me sens encore plus vulnérable et en proie au doute. Bon sang, qu’est-ce que je suis en train de faire ?! J’suis complètement débile ! C’est ridicule ! Mais quitte à me vautrer lamentablement, autant y aller jusqu’au bout ! De ce fait, sans réfléchir davantage, je me mets à réciter la seule réplique de Tony Stark que je connaisse, en espérant amoindrir la catastrophe de cette surprise ratée...
Le boulet que je suis relève très légèrement la tête et aperçoit bientôt un grand sourire se dessiner sur ton magnifique visage divin. Ouf ! Je suis légèrement rassuré ! Ce n’était peut-être pas si idiot que ça, en fin de compte ! Et lorsque que viennent tes adorables compliments, je souris comme un parfait imbécile, même si on ne le voit pas sous ce casque qui me donne l’impression d’être dans un sauna. Heureusement, après t’être assis à côté de moi, tu me défais derechef de ce fardeau de fer et me libère de ce climat désertique.
Et le pseudo-héros de pacotille est sauvé par lé véritable super-héros de mon cœur...
Tout de mon appréhension et de ma honte est effacé de mon esprit dès que tu déposes tes lèvres ardentes contre les miennes – je suis libre ! Et je me noie dans tes baisers, t’aime à la folie, jusqu’à en perdre complètement la tête et toute rationalité. Mon cœur loupe quelques battements, mais s’en fiche complètement, puisqu’il irait jusqu’à mourir, lui aussi, pour que tes lèvres se soudent aux miennes à tout jamais. Et je t’aime toujours plus, au point que ça devrait être illégal tant c’est dangereux, colossal, fou et additif. Mais je me moque que ce soit déraisonnable et bien trop extrême : je t’aimais, je t’aime, et je t’aimerai jusqu’à la fin de mes jours, jusqu’à la fin du monde, jusqu’à la fin des temps.
Une fois nos lèvres descellées les unes des autres – toujours la faute à nos saloperies de poumons égoïstes, tu m’avoues, d’un petit air coquin, que tu me préfères dans le plus simple appareil. Bien entendu, je ne manque pas de te taquiner et de rentrer dans ton jeu, en t’informant que ce que je porte sous cet énorme costume est l’exacte réplique de la tenue d’Adam...
Mon petit air aguicheur et ma voix sensuelle ont eu l’effet escompté, puisque tu t’en retrouves subitement émoustillé et que tu te jettes derechef sur mes lèvres, à l’instar d’un lion bondissant sur une gazelle. Et l’on se dévore mutuellement, avec un désir de l’autre qui nous prend violemment aux tripes. Je brûle de te retrouver, de sentir nos corps ne faire plus qu’un, mon amour, mais cette foutue surprise que je t’ai concoctée se retourne finalement contre moi. Ainsi prisonnier de mon armure, je ne peux assouvir mon désir charnel de ton contact, et, malgré ta bonne volonté, tu n’arrives pas vraiment à me libérer... « Bon sang, si je retrouve le con qui a eu l’idée de cacher cette foutue fermeture... j’lui fais bouffer le casque ! » Je grince des dents, explose bientôt de rire en ta compagnie, mais tâtonne toujours sur mon armure à la recherche de la fermeture éclaire libératrice. Vite, vite, vite ! Je n’en peux plus de réprimer ce désir brûlant de toi !
Après quelques minutes supplémentaires de fouilles intensives et totalement ridicules, je parviens enfin à mettre la main sur le fameux zip libérateur. Ni une ni deux, j’arrache les fermetures et m’extirpe de mon costume, avant de retomber derechef dans tes bras. Et je t’embrasse, t’embrasse et t’embrasse, toujours plus avide de ton amour et désireux de tes baisers. Et je t’aime, t’aime, t’aime si fort que mon cœur en implose en mon fort intérieur.
L’excitation ne cesse de croître, me brûle progressivement les entrailles, possède violemment tout mon être. Elle se traduit par une certaine vigueur au niveau de mon soldat, qui, désormais au garde à vous, se languit de retrouver la proximité du tien. L’attente de ton corps est insupportable, me consume, m’étourdi ; je ne pourrai plus attendre très longtemps !
Décidant de prendre enfin les choses en main, je t’attire sans plus attendre jusque dans la salle d’eau, où un bain bien chaud et moussant nous attend. Saisi par cette atmosphère tamisée et romantique, je me colle amoureusement à toi, avant de violer tes lèvres d’infinis baisers passionnés. Toujours à mi-chemin entre la bestialité d’un fauve et la douceur d’un bébé, nos étreintes suintant la sincérité sont décidément toujours aussi impressionnantes de diversité !
La dernière entrave à notre corps à corps imminent étant tes vêtements, je m’empresse de tout te retirer, sans jamais m’arrêter de t’embrasser. Et je me retrouve nez à nez avec ta virilité, qui, sensible au contact de ma bouche sur tes lèvres sucrées, se met à se redresser sans plus tarder. Et plus tu me donnes de ton affection et de tes baisers, et plus j’en deviens surexcité, puisque mon désir est essentiellement dopé à ton amour, mon bébé. Mais ce sont tes lèvres ardentes que je continue de dévorer, puisque je n’en ai jamais assez et que c’est de loin mon pêché mignon préféré. Et même si l’acte charnel en lui-même est toujours divin et apprécié plus que de raison, rien ne parviendra jamais à m’émoustiller et à me griser autant que tes baisers...
Sans plus attendre, nous rentrons tous les deux dans la baignoire, où l’eau encore fumante nous surprend tout les deux. « Oh, c’est super chaud ! » Je manque même de m’ébouillanter les orteils, mais, une fois plongé dans l’eau et habitué à sa chaleur, je dois reconnaître que sa température est plus que divine. Elle est peut-être même aussi chaude que le feu de notre désir, de notre passion et de notre éternel amour... si c’est humainement possible d’atteindre un tel degré.
Après avoir à moitié disparu sous une épaisse masse de mousse savonneuse, je te sens attraper ma main et m’attirer tout contre toi. Bien entendu, je me colle volontiers à ton torse, et me laisse immédiatement chérir de tes baisers gourmands et dégoulinants de sentiments, que je m’empresse d’intensifier allègrement. Et tandis que mes lèvres se donnent fiévreusement aux tiennes, ma main se pose contre ton torse et ressens les battements affolés de ton cœur, qui crie ‘je t’aime’ jusqu’à en éprouver de la douleur. C’est si beau, sincère et frappant que je me stoppe net dans mes baisers - sans retirer ma main de ta poitrine, afin de pouvoir pénétrer au plus profond de ton regard océan. « Mon cœur, si tu savais comme je t’aime ! » Je tapote légèrement sur ta poitrine, pour te faire comprendre que j’ai su lire dans ton cœur et que j’y ai vu mon nom inscrit au fer rouge. Indélébile. Infini. Irréversible amour. Et je t’aime tout autant... jusqu’au firmament.
Je décide finalement de changer d’emplacement, et pivote sur moi-même pour être dans le même sens que toi, Doudou. Une fois chose faite, je me laisse glisser dans la baignoire et viens me positionner entre tes jambes, avant de m’allonger tout contre toi. Ma tête, désormais posée contre tes impressionnants pectoraux, se relève lorsque tu me demandes si notre relation est tout ce dont nous avons besoin. Bien entendu, à mes yeux, la réponse est limpide et évidente ! Mais je prends la peine de te répondre du mieux que je le peux. « Rien que la manière dont est tournée ta question apporte la réponse, mon amour ! Tu t’es entendu ? Tu ne fais que dire ‘on’ et ‘nous’ ! Ça... Ça montre bien qu’on est désormais indissociables, toi et moi... » Ma voix transpire l’amour et est comme du velours. Mais ne pas pouvoir te regarder dans les yeux dans un moment si intense est une torture infernale, si bien que je ne tarde pas à pivoter à nouveau sur moi-même. Désormais allongé sur le ventre, je joins mes deux mains au niveau de ton torse, et plonge au plus profond de ton regard débordant d’amour et de tendresse. Et je t’aime. « Tu sais... Je n’étais à la recherche de rien ni personne lorsque je suis tombé sur toi ! Mais... il s’est avéré que tu étais tout ce dont j’avais besoin et toujours rêvé... » Mon cœur bat la chamade dans ma poitrine, au point que je suis convaincu qu’il veut s’échapper de ma cage thoracique pour pouvoir aller enlacer le tien. C’est fou, insensé, et rien que cette vérité répond à ta question. « Je... Je crois que je suis déjà fou, oui ! Fou de toi, fou de ‘nous’, fou de notre amour ! Et... honnêtement, je n’ai besoin de rien d’autre de plus pour être parfaitement heureux ! » Mes trippes parlent, mon cœur s’agite, et je t’aime. Mes yeux se déposent sur ton magnifique visage, ne peuvent résister à ton merveilleux regard, et lisent tout les sentiments qui y sont clairement exprimés. Et je t’aime. Et toi et moi, notre histoire, ce ‘nous’, c’est décidément la plus belle chose qu’il me soit jamais arrivé ; c’est mon œuvre d’art. « Si l’amour est l’expression de l’art, tu es le chef d’œuvre de ma vie. » Et je t’embrasse sans plus tarder, alors que je sens mon cœur courir le marathon de l’amour dans ma poitrine. Et je t’aime, je t’aime tant !
Notre soif de l’autre augmente progressivement, jusqu’à ce qu’elle soit si grande qu’elle amplifie considérablement notre état fiévreux. Nos gestes et baisers en deviennent donc beaucoup plus francs et appuyés, jusqu’à en devenir brûlants. Je t’embrasse, t’aime, te désire, te veux sur le champ. « Et si tu me montrais ton amour autrement qu’avec des mots et des baisers sur les lèvres ? » Ma petite voix se veut coquine et sensuelle, tandis que mon petit sourire en coin est très explicite. Néanmoins, si jamais tu n’as pas encore saisi l’allusion, je fais glisser mes doigts jusqu’à ta virilité, sans jamais cesser de t’embrasser. « Tu... Tu as envie ? » Et j’espère sincèrement que cette question est aussi rhétorique que je le souhaite...
Et je t’aime toujours autant, mais je brûle de te l’exprimer autrement, maintenant...

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MessageSujet: Re: Stay + Pancake. Mer 12 Juil - 9:51

Apple & Drake
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L’eau est chaude, presque brûlante, mais, bizarrement, ça ne lui fait rien. Cette brûlure-là est moindre, comparée au feu ardent qui consume son coeur. Il sent littéralement cette chaleur courir ses veines, traverser son corps tout entier, le brûler sans pour autant qu’il n’en souffre. C’est agréable, même. C’est agréable, c’est obsessionnel. Addictif, profond, grisant.
Et il voudrait que ça ne s’arrête jamais.
Ils sont maintenant tous les deux dans l’eau, blottis l’un contre l’autre, à s’embrasser plus passionnément que jamais. Et ces braises incandescentes ne s’éteignent pas, elle se ravivent même, à chacun de ses baisers, d’une lumière encore plus crue qu’alors.
Et il voudrait que ça ne s’arrête jamais.
D’un geste de la main, il l’attire contre lui, l’embrasse une autre fois. Et il n’y a plus de fin. Ces baisers, il n’y a plus que ça pour le tenir en vie, pour tenir en vie ce feu qui crépite dans son coeur, ce si grand brasier empli de bonheur. Ses flammes montent davantage encore, lèchent chacun de ses muscles, les crispent de plaisir. Et le désir s’accroît encore, un peu plus toutes les secondes. « Je t’aime au moins aussi fort, mon chéri… sinon plus... » Plus, plus, résolument plus, car c’est impossible d’aimer autant. Et pourtant…
Oh et cet incendie perpétuel, fine représentation de l’amour et de la passion qu’il lui porte, qu’il paraît frêle ! Ce n’est rien, en réalité, rien comparé à ce que signifient tous les battements de son cœur, ses affaiblissements, ses accélérations, toujours en douceur. S’il ralentit, c’est simplement pour ne pas s’essouffler trop vite. Oh oui, perdre son souffle est bien la dernière chose qu’il désire, au risque de devoir interrompre leur série de baisers si magiques. Encore un, et puis deux, sans fin, ne t’arrête pas, jamais, continue.
Et je t’aime. Je t’aime si fort que j’en perds mes mots, j’en perds possession de mon corps, de mon cœur, qui s’essouffle pour toi. Il s’arrête chaque fois que tu poses tes lèvres sur les miennes, se demande si, ça y est, il peut mourir d’amour. Et je refuse à chaque fois, parce que j’en veux plus, toujours plus, toujours plus avec toi.
Il s’enfonce dans la montagne de mousse, accolé à son amour, ne laissant pas un seul millimètre entre eux. Sentir sa tête se poser sur son torse ; le feu qui crépitent davantage. Et soudainement plusieurs questions se bousculent dans son esprit. Les réponses ont beau être aussi claires que l’eau dans laquelle ils baignent, il se sent obligé de les poser, à haute voix.
Pour être sûr.
Sûr, sûr que tout ceci n’est pas un rêve ? Sûr qu’ils sont bien tous les deux, à s’embrasser comme s’ils vivaient là le dernier jour de leur existence, à se promettre des milliards de choses, promesses qu’ils ne sont même pas certains de tenir ? Et s’engouffrer encore plus profondément dans ces abysses de bonheur et de mots tendres, s’y perdre, ne jamais vouloir en repartir.
Après tout, qu’en auraient-ils à faire, du reste du monde ? Ils n’ont qu’à partir loin, très loin, qu’est-ce que ça y changerait, finalement ? Ce concept de solitude n’est pas déplaisant.
Il imagine déjà une vaste étendue d’eau salée, bleue, d’une couleur sublime — celle des yeux de son amour, peut-être ? — encerclant une petite île au sable fin et doré. Là, se réfugier rien qu’eux-deux, pour le restant de leur vie, à l’abri des autres et des soucis…
Et je t’aime. Je t’aime si fort que j’en oublie ce que je suis censé te dire…
Apple se retourne et se retrouve bientôt sur Drake, qui n’a pas bougé. Ses yeux… Il voit ses yeux désormais. Oh et la mer devra être de cette couleur, pour que tout soit parfait. Il imagine déjà les reflets d’or et d’argent qu’auront le soleil et la lune à sa surface, étincelants et miroitants sous le doux mouvements des vagues. Et ils s’allongeront sur le sable, laissant simplement l’eau lécher leurs orteils, les effleurer doucement. Il fera chaud, très chaud…
Trop perdu dans ses rêves d’îles désertes, il ne se rend compte que bien trop tard que son amour lui a répondu. Sans surprise la réponse est identique à la sienne, qu’il tient enfermée tout près de son cœur. « Si tu es heureux je n’ai besoin de rien d’autre non plus… » Il se penche légèrement pour poser son front contre le sien. Là, et il se noie dans la mer de ses yeux. « C’est assez bon signe, si nous n’avons jamais eu à chercher pour trouver ce que nous désirions le plus au monde, non ? S’il a suffit que l’on se voit une fois de plus pour que je comprenne que j’avais juste envie de t’embrasser, de te dire ‘je t’aime’ et de t’aimer ? Si tu as juste eu à être toi, et personne d’autre, pour que je sois complètement fou amoureux ? Si, même si on aurait dû se haïr et se blesser, nous n’avons rien fait d’autre que nous aimer ? » Sa voix ne se résume plus qu’à un murmure, murmure qui se noie avec sa respiration. « Je t’aime. Je t’aime, et rien ne pourra jamais changer ça… » Ses lèvres se fendent d’un petit sourire, lorsque son chéri prend à son tour la parole, pour lui demander de lui prouver son amour par autre chose que des mots. « J’attendais que tu proposes... » Il se penche vers lui pour l’embrasser une fois encore, alors qu’il sent les doigts d’Apple descendre jusqu’à sa virilité. Il frémit de plaisir, et ses lèvres se font plus pressantes, à mesure que le feu se ravive dans ses veines.
Et je t’aime. Je t’aime si fort que toi seul peux le comprendre…
« Ne pose pas de questions stupides, trésor... » Et l’eau est plus bouillante, tout à coup, comme si la braise sortait de ses pores pour se répandre autour d’eux. Chaud, chaud, baisers, frissons, mais si chaud. Bientôt, il n’y a plus qu’un seul corps, qu’un seul nous, qu’un seul cœur qui bat sa chanson.
Et je t’aime. Je t’aime si fort que je voudrais que ça ne s’arrête jamais...

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MessageSujet: Re: Stay + Pancake. Jeu 13 Juil - 7:02

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Drake & Apple.
Waiting for the time to pass you by, Hope the winds of change will change your mind. I could give a thousand reasons why And I know you, and you've got to. Make it on your own, but we don't have to grow up. We can stay forever young. Living on my sofa, drinking rum and cola. Underneath the rising sun. I could give a thousand reasons why/ But you're going, and you know that All you have to do is stay a minute. Just take your time. The clock is ticking, so stay. All you have to is wait a second, Your hands on mine. The clock is ticking, so stay. All you have to do is... stay... STAY...[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]


Les flammes des bougies bordant la baignoire vacillent avec passion, rappelant l’amour et le bonheur qui illuminent et consument pleinement mon cœur. C’est un feu ardent de sentiments bien trop grands qui me possède violemment, et qui transforme progressivement mon être fébrile en un puissant volcan fait d’adoration et de dévotion. Et je brûle d’amour, me consume d’amour, explose d’amour. Mon cœur en devient lave, mes veines feu, et mon être cendres. C’est si fort que je me sens même à deux doigts d’entrer en éruption, tant ces sentiments sont violents et infinis.
Je t’aime jusqu’au firmament, même si ce n’est toujours pas assez grand pour comparer véridiquement ces sentiments dévorants qui m’habitent constamment. Bon sang, c’est tellement plus grand ! C’est même si puissant qu’aucun mot ne pourra jamais décrire ce que je ressens réellement...
Le bonheur est là, dans tes bras, il est toi. Et je t’aime si fort, mon ange, que ça me fait mal, tant mon cœur est déboussolé et abîmé par ce trop plein d’émotions surdimensionnées pour un pauvre petit organe vital humain et ordinaire. J’ai trop d’amour, là, pour toi, que ça en devient surhumain et fantastique, au point que mon pauvre petit cœur ne parvienne même plus à suivre. Il déraille, perd le contrôle de ses battements, freine, accélère, se stoppe, fonce comme une fusée... Oui, mon cœur a pris les commandes du train de l’amour qui fonce droit sur les rails de mon bonheur, mais il apprend seulement à le piloter... ce qui fait qu’il est légèrement dépassé, secoué et maladroit, même si c’est là l’aube de sa destinée faite de jours enchantés. Et il l’aime, ce voyage en locomotive au pays des merveilles et de l’amour ! Et il l’aime plus que tout, cette merveilleuse histoire éternelle qu’il écrit à la plume de notre amour ! Mais c’est surtout toi, mon doudou, qu’il aime plus que tout...
Mon cœur ne sait plus quoi faire lorsque tu m’embrasses passionnément et que tu colles tendrement ton front contre le mien. Il accélère, freine, perd toute notion rationnelle, déraille. Il a encore du mal à piloter la locomotive de l’amour sincère et à rester sur les rails du bonheur, car il n’a jamais été habitué à tant d’utopie, d’euphorie et de splendeur. Mais il fait de son mieux, et repart derechef. Et, progressivement, à chaque nouvelle seconde écoulée, il réussit à mieux contrôler son train de sentiments, s’habitue à ses commandes, et part bien plus serein vers les contrées enchantées de notre amour. Là-bas, quand son voyage sera achevé et que nous serons définitivement l’un à l’autre pour l’éternité, il aura enfin trouvé son havre de paix et sa raison d’exister. Et c’est toi, tout ça, mon bien aimé. C’est toi, la destination finale, le bonheur, l’amour, l’utopie, le futur, l’histoire éternelle. C’est toi, mon cœur, le moteur qui fait vivre et rouler le train de mon amour sur les rails de mon bonheur...
« Tu as totalement raison, mon amour ! Et je pense qu’il n’y a pas besoin de chercher le véritable amour, puisqu’il est inattendu et qu’il nous tombe dessus sans prévenir, exactement comme ce qui m’est arrivé avec toi, qui a été, est et restera à tout jamais la plus grande révélation de mon cœur et de toute ma vie. » Ma voix est pareille à la tienne, chuchotement dégoulinant d’amour et de tendresse. Et lorsque tu me dis à nouveau ‘je t’aime’, je me sens instantanément défaillir, à l’instar de mon cœur qui a d’ores et déjà déraillé d’amour pour la énième fois. Bon sang, je suis définitivement fou de toi et des sentiments que tu me fais éprouver ! Ivre, alcoolique, drogué à toi et à ton amour... Et il n’y a rien de plus merveilleux et puissant au monde ! « Et je t’aime plus encore ! » Cri du cœur sincère, qui s’échappe de mes lèvres en une mélodie douce et sucrée comme du miel. « Plus loin que le soleil et les étoiles... Plus loin que l’infini, la galaxie et le firmament... Et même encore plus que loin dans mes rêves... Je t’aime, mon amour, comme il ne me sera jamais plus possible d’aimer aussi fort... » Et je ne peux résister plus longtemps à l’attraction que tes lèvres exercent sur les miennes, qui se collent, derechef, sensuellement et amoureusement sur les tiennes. Et puisqu’un baiser équivaut à un ‘je t’aime’ silencieux, je t’en dépose une bonne dizaine sur les lèvres, jusqu’à t’épuiser, te lasser et t’étouffer sous mes lèvres amourachées. Et « je t’aime, je t’aime, je t’aime, [...] » de toutes les couleurs de mon cœur, à chaque baiser échangé.
L’eau a beau être brûlante, elle me parait subitement glacée, tant mon corps volcanique bouillonne de ta proximité et de ta chair. Fiévreux et avide de ta peau, je suis impatient de te retrouver, et m’empresse même de te proposer d’exprimer tes sentiments d’une manière plus appuyée... Bien entendu, tu ne te fais pas prier et t’empresses de m’embrasser. Et c’est à nouveau un magnifique, poignant et sincère « je t’aime » à chaque baiser, qui fait davantage bouillir mon sang et battre mon cœur déboussolé.
J’aime te toucher et te procurer tout le plaisir que tu mérites, mon amour, mais, cette fois ci, c’est différent de nos rapports habituels ; quelque chose a changé. Tu es pourtant bien le même, mais je te caresse comme si je te découvrais, comme si c’était la première fois que mes mains te touchaient. Et j’en suis émerveillé. C’est sûrement dû au fait que nous allons faire l’amour pour la première fois en tant que petits-amis officiels, et que j’ai l’impression de redécouvrir cet acte charnel, puisque, désormais, je sais que mes sentiments sont partagés. Je suis sur le point de faire l’amour avec l’homme de ma vie, et c’est tout bonnement merveilleux...
Nos corps et nos cœurs s’assemblent, crient, s’aiment, déraillent, s’épousent, s’adonnent totalement à leur autre. Et je t’aime. Et je t’aime si fort que je te donne mon corps et mon âme, jusqu’à la tombée de la nuit... et... jusqu’à la fin des temps...

The end. heart2


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