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 True lies + Joy.

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MessageSujet: True lies + Joy. Mar 13 Juin - 18:36

Joy & January
true lies

Miles and miles on my own, warm with shame I follow on. A language to find hard to hear, not to understand, just disappear. The truth would be a beautiful thing.


Encore une journée à se demander ce que j’ai bien pu faire pour mériter ça. Les clients étaient tous plus insupportables les uns que les autres, à la boutique. Il y a d’abord eu ce couple, qui passait leur temps à se lancer des blagues salaces à travers le magasin, cette jeune femme qui n’était pas fichue de savoir quel taille de soutien-gorge elle mettait, sans parler de l’étudiant dont le paiement a été refusé trois fois. Au bout d’une heure, j’étais déjà exténuée, et j’ai vite laissé le relai aux vendeuses, après que la retardataire de une heure et demie soit enfin arrivée. Il est grand temps que je lui parle, d’ailleurs. Je dois être trop sympa, alors elle croit qu’elle peut faire ce qu’elle veut. Dites-moi que je rêve.

Heureusement la journée a fini par se terminer, et j’ai enfin pu rentrer à la maison. Un bon bain chaud, beaucoup de bulles, un verre de champagne, téléphoner à Enora, c’est tout ce dont je rêvais. Surtout ne pas penser à Papa, à November, ou à qui sais-je encore. Je veux juste être seule.
Seule.
Je monte à l’étage, suis la plus discrète possible. Aucune envie de tomber sur Papa ou la femme de ménage. Oh, mais c’est vrai, cette journée est déclarée merdique, suis-je bête pour l’avoir oublié.
Alors, évidemment, la première personne que je vois, c’est notre femme de ménage — Joy, c’est ça ? —, étrangement collée contre la porte du bureau de Papa. Je sens mes joues rougir de colère. Qu’est-ce qu’elle fout là ? Elle n’est pas payée pour écouter les conversations privées, je m’en sors très bien toute seule. Je serre les poings et m’avance vers elle, l’air menaçant. « Ça va, je te dérange pas trop ? », je hausse un sourcil implacable, hautain. Pour qui elle se prend, pour écouter comme ça aux portes ? Sans un mot, je m’approche d’elle, sans daigner plonger mes yeux dans les siens. Manquerait plus que ça ; manquerait plus que je la respecte. Je la pousse légèrement sur le côté, et colle à mon tour mon oreille contre la porte. Une voix. Une seule. Qui parle dans le vide.
Sérieusement, Papa ?
Et tes bonnes résolutions ? Et ce que tu m’as dit, l’autre fois, à propos de November ? J’ai compris, ce n’était que du vent, que du vent, juste pour que je te laisse tranquille. Oh mais c’est bien mal me connaître, que de croire que je vais le laisser tranquille une seule seconde. Pendant un instant je me demande même s’il serait possible qu’il voie encore cette sombre inconnue… Un frisson me parcourt la colonne vertébrale, me paralyse toute entière. Et Maman ? Tu y as pensé, à elle ? Je ne lui ai pas encore tout expliqué concernant ma chère demi-sœur. J’ai sagement écouté les conseils de ma cousine, qui me recommandait d’attendre qu’ils s’expliquent entre eux. Mais là, sérieusement, je me rends compte que ce n’est pas du tout dans les projets de Papa. J’ignore ce qu’il a en tête, j’ignore comment il compte gérer tout ça. Je ne sais même pas si Maman pourra le lui pardonner, et endurer encore une fois cette douleur, là, juste au cœur, pire qu’un coup de poignard. Depuis que je suis toute petite, je sais qu’ils ne sont plus aussi proches qu’avant ma naissance, mais aller jusqu’à l’adultère, franchement, Papa, je te pensais meilleur que ça. C’est à ce moment là que je réalise que je suis toujours dans le couloir, l’oreille collée contre cette foutue porte que j’ai déjà enfoncé une fois. Je suis droite, je ne pleure pas, mais je ressens encore cette brûlure, au plus profond de moi. Et le pire, le pire c’est que les larmes ne viennent pas.
Je me suis déjà allongée sur mon lit, au désespoir, attendant patiemment de vider toute l’eau de mon corps. Mais je n’ai pas pleuré une seule fois. J’ai peur de trop m’endurcir, de ne plus ressentir aucune émotion. Et je me sens vide, tout à coup.

Mais Joy est là, et elle me regarde. Là, j’ai juste envie de lui coller une gifle, de la serrer très fort dans mes bras, de lui taper la tête contre le mur jusqu’à ce qu’elle oublie ce qu’elle vient d’entendre. Je ne veux pas que les autres sachent. Je ne veux pas que les autres sachent de quel genre de père je suis la fille.
Mais bizarrement, je ne fais rien de tout ça. Au contraire, je me tourne doucement vers elle, et la regarde, le sourcil toujours arqué. Ne pas montrer que je suis faible, ne pas montrer que je souffre. « Qu’est-ce que tu as entendu, exactement ? », je réussis à articuler, tout en l’entraînant un peu plus loin.

© élissan.


Dernière édition par January Wolverstone le Mer 23 Aoû - 16:49, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: True lies + Joy. Mar 27 Juin - 18:24

» true lies

« Non Beverly ne pars pas, tu es tout ce que j'ai. Je pourrais mourir pour toi, dois-je me battre avec lui pour te prouver mon amour !? » « Non Jonathan, tu ne peux plus rien pour éviter ça, c'est l'homme de ma vie et je m'en suis rendue compte bien trop tard. Ton addiction a détruit notre amour, pars et ne reviens jamais ! » L'homme se penche pour embrasser la jeune femme, qui visiblement n'y prend aucun plaisir. Elle le repousse et le gifle si fort que sa tête penche sur le côté d'une manière plus qu'exagérée. « Quel con, il aurait du s'en douter, après ce qu'il a fait. » Joy est plantée devant l'immense écran de télévision, le menton sur le manche du balais. Elle n'a jamais affectionnée les films à l'eau de rose, pourtant elle était devenue accro à cette série pour femmes au foyer et ne pouvait s'empêcher d'allumer le téléviseur de ses employeurs pour suivre l'histoire en faisant son ménage. Il lui arrivait même parfois d'abandonner ses tâches ménagères, absorbée par l'action. Le générique annonce la fin de l'épisode, Joy soupir en s’emparant de la télécommande et appuie sur le bouton off avant de la jeter sur le canapé.

Elle range le balais dans la petite pièce prévue à cet effet et s'empare du produit à poussière et d'un chiffon doux. Elle doit nettoyer le bureau de son patron, mais s'il l'occupe encore, elle devra faire les chambres. Beaucoup de personnes trouvent qu'être femme de ménage est un métier peu glorieux. Joy pense qu'au contraire, elle n'aurait pas trouvée mieux. Elle n'avait jamais fait de grandes études, elle était tranquille toute la journée et faisait la plus part du temps ce qu'elle voulait, les employeurs étant rarement derrière son dos du moment que le boulot était fait. Et par dessus tout, elle peut profiter du luxe dans lequel ils habitent. Pourtant le luxe, Joy s'en contrefiche, tout est superficiel, rien n'est authentique. Mais qui refuserait un petit tour dans une piscine chauffée entre deux machines ? Personne. Alors elle ne s'en prive pas. Malheureusement aujourd'hui Monsieur Wolverstone est à la "maison" et avait du se contenter de la télé.

Elle déambule dans le long couloir, regardant au passage sur les tableaux et autre bibelots s'il n'y a pas de trace de poussière. Arrivée devant la porte, elle lève la main pour frapper mais elle l'entend discuter, il doit être au téléphone. Elle va pour partir mais elle entend le prénom de January, la peste des Wolverstone. Curieuse elle s'approche de la porte pour mieux écouter. Au début elle ne comprend pas. Il parle de sa fille mais la description n'a rien à voir avec la petite brune, Joy la voit très mal faire de l’équitation et elle s'en serait tout de même aperçue en lavant les vêtements. La conversation continue, elle n'entend pas très bien et colle son oreille sur le bois froid de la porte, puis tout s'éclaire enfin. « Adultère » « demi-soeur » « January n'abandonnera pas » «Il ne faut pas que ma femme l’apprenne » La bouche ouverte presque choquée par la révélation elle se rend compte bien trop tard que le petit corbeau s'approche d'elle. Elle hésite quelques instants. Doit-elle la laisser entendre ça ? Après tout elle était déjà au courant non ? Et puis elle se dit que ce serait peut-être marrant, qu'elle comprenne que Joy est au courant. C'est mesquin mais la blonde est comme ça. Tout le monde a sa chance mais si vous lui donner une bonne raison, elle ne vous lâchera pas pour votre plus grand malheur. Bizarrement jusque-là elle n'avait pas prit compte du comportement désobligeant de January, laissant couler le mépris insultant de cette dernière. Joy met son doigt sur la bouche pour lui dire de se taire, et lui fait un geste afin qu'elle approche écouter à son tour. Sauf qu'elle ne la regarde pas, elle ne la regarde jamais. Sait-on jamais, peut-être Joy avait-elle certains pouvoirs qu'elle peut lancer avec ses iris ? Elle n'écoute pas sa remarque et l'ignore comme à son habitude, la regarde coller son oreille à son tour sur la porte. Qu'a t-elle entendu ? Tout. Absolument tout. Joy se redresse et lui offre cette fois un joli sourire provocateur, lui tourne le dos pour partir « Tout ce que je sais, c'est que notre January chérie va devoir partager son papounet. » Elle s'éloigne, met son chiffon sur son épaule en signe de contentement, January a maintenant une bonne raison de lui devoir le respect.


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MessageSujet: Re: True lies + Joy. Lun 3 Juil - 12:27

Joy & January
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L’oreille toujours collée contre le bois de la porte, je reste quelques secondes supplémentaires, bouche bée, même si je me fais du mal inutilement. Je sais déjà tout ce que Papa est en train de dire de l’autre côté du mur, je sais déjà qu’il parle avec la mère de November, cette espèce de grosse vache qui me sert de demi-sœur. Tout ce qu’il dit, je le sais déjà.
Mais je ne voulais pas que quelqu’un d’autre soit au courant.
Et encore moins Joy, la femme de ménage.
Sérieusement, qu’est-ce qu’elle a à voir avec tout ça ? Elle est payée pour faire la poussière et passer l’aspirateur, pas pour écouter aux portes ! Bon sang, pourquoi est-ce que le monde se ligue contre moi ? Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça ?
Je ne suis tout de même pas si méchante que ça, si ?

Qu’est-ce qu’elle sait de tout ça, Joy ? Qu’est-ce qu’elle sait de ce que je vis, en ce moment ? Absolument rien. De ce que j’ai compris, elle a été élevée dans une communauté hippie, le genre de personnes qui passent leur journée à poil en fumant de l’herbe, réunis autour d’un feu de bois. Enfin, c’est ce que je m’imagine. Mais je ne dois pas être très loin de la vérité.
J’en viens même à me demander pourquoi c’est elle que Papa a engagé. Il n’a jamais pris une aussi mauvaise décision dans sa vie, après le fait d’avoir voulu tromper Maman. Décidément, je le comprends de moins en moins…

Mais je n’ai pas le temps pour ça, puisque Joy s’éloigne sans avoir répondu clairement à mes questions. Folle de rage, je la rattrape en quelques enjambées, et me place face à elle, pour lui barrer le passage. « Ce n’est pas une réponse. » Je pourrais avoir l’air énervée, mais l’expression hautaine me convient bien, finalement. « Alors réponds correctement. Qu’est-ce que tu sais ? » Et je hache mes mots comme si je parlais à une attardée. Elle a tout intérêt à répondre clairement à ma question, si elle ne veut pas que je pète un câble.
J’avais raison de ne pas trop l’aimer, elle.
Dès le début je savais que c’était une garce.
Une garce qui pourrait bien m’aider. Je souris légèrement, suite à ma nouvelle idée diabolique. « Joy. » Et je dis son prénom avec le plus de délicatesse possible. « Je suis sûre qu’on peut s’arranger, toi et moi... »

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