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 Une soirée entre amis... Ou pas [April]

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MessageSujet: Re: Une soirée entre amis... Ou pas [April] Mer 28 Juin - 15:44

C'est le rire d'April qu'il aime entendre par dessus tout et c'est celui là qui le rend vivant, qui lui donne l'impression d'être une autre personne. Une personne plus humaine, plus sensible, capable d'aimer et d'être aimé par son prochain. C'est ce rire qui lui laisse croire que tout est encore possible sur cette petite terre, qu'il faut faire le bien au lieu de faire le mal, qu'il faut voir le ciel avant les nuages et la mer avant les requins. C'est ce rire même rire qui lui donne envie de danser, de crier au monde que oui, la vie est belle malgré tout et qu'en prenant sa vie en main, il peut arriver à tout faire, absolument tout. C'est ce rire qui lui fait dire qu'elle est un Ange, pour lui, qu'elle ne lui apporte que bienveillance et amour. Sans jugement, sans faux-semblant. Rien n'a jamais été aussi authentique pour lui que ce moment où il tourne avec April qui rit aux éclats, rien n'a jamais été aussi puissant et revigorant. Quand il s'arrête, il prend le temps de la regarder droit dans les yeux, de la voir vraiment enfin pour la deuxième fois de la soirée. Il se permet d'apprécier à nouveau ce visage parfait au naturel, ses yeux doux, pétillants et amicaux qui le regardent. Il se nourrit de cette joie qu'elle dégage, de ce bien-être qu'il ressent en la tenant contre lui. Il s'approche même d'elle, respirant cette odeur de vanille qu'il apprécie plus que de raison et lui murmure à l'oreille, d'abord parce que la musique est trop forte mais surtout parce qu'il a l'excuse parfaite pour être plus proche d'elle, toujours plus proche.

Quand la main d'April glisse de son bras à sa nuque, il connaît néanmoins un moment difficile. Son corps est complètement électrisé. Il ressent cette caresse du haut de sa nuque jusque dans le fond de ses chaussures et il ne comprend pas comment c'est possible. Il n'est plus un petit adolescent sans expérience. Des femmes, il en a connu des tonnes et il est foncièrement impossible qu'une simple caresse puisse lui procurer autant de plaisir. Damon a l'impression de devenir fou. Si en plus, elle le regarde droit dans les yeux en lui affirmant qu'elle souhaite rester avec lui, elle creuse la tombe de l'homme. Son esprit et son corps réagissent immédiatement aux paroles et à la caresse pourtant si simple et sans même s'en rendre compte, il se tend un peu plus qu'il ne l'était. Il ne peut s'empêcher de lui répondre malgré tout.

« On est deux comme ça... »

Mais elle ne s'arrête pas là, April. Elle l'achève, si bien que Damon ne peut plus détacher son regard du magnifique océan que sont les siens. Elle bouge ses doigts à présent, elle le caresse. Il se demande même si elle s'en rend compte ou si elle le fait comme un automatisme mais toujours est-il que pour lui, cela n'a rien d'anodin, rien d'un simple automatisme qui ne lui ferait ni chaud ni froid. Il remarque qu'elle n'a alors, en effet, aucunement conscience de l'emprise qu'elle a sur lui et de l'effet que cette caresse peut avoir. Elle est sans arrière pensée sa belle mais c'est plus difficile pour lui de l'être. La tenir contre lui était déjà une aventure hors du commun et un défi qu'il relève haut la main en s'empêchant de lui sauter dessus. Parce que oui, le problème est bien là. Il meurt d'envie de l'embrasser et de ne plus jamais la lâcher. La seule raison pour laquelle il se le refuse, c'est qu'il ne veut pas gâcher cette amitié naissante ou risquer de perdre April. D'une manière ou d'une autre, il doit tout faire pour se retenir. Il faut qu'il le fasse, qu'il oublie ses doigts si doux si délicats se promenant sur sa peau. Il se répète encore et inlassablement qu'il est bien plus fort qu'un débutant mais son corps reste tendu et sa mâchoire un peu resserrée. Lorsqu'elle s'accroche et qu'il le sent, comme si elle avait peur de le perdre, peur qu'il s'en aille, il repousse doucement une mèche derrière son oreille avant de glisser sa main le long de son bras pour revenir sur sa taille.

« Je ne fais pas grand chose que tu ne mérites April. »

Il veut la rassurer à présent, même s'il ne peut se retirer de la tête cette envie grandissante qu'il a de mettre au feu tous ses principes, de signer directement avec les anges pour avoir l'âme, le corps et le cœur d'April. Il fait un effort, se rappelle qu'il est sûrement sous l'effet de la drogue qu'elle représente à ses yeux et que quand il se sera éloigné, il aura repris ses esprits.

« Je ne veux pas être lourd mais... Je ne peux pas m'empêcher d'essayer de t'ouvrir les yeux à ce sujet April. Je suis loin d'être un cadeau. C'est toi qui rends ma vie plus belle et je me sers de toi, j'en profite. Alors, surtout, quand tu en auras marre, n'hésite pas à dire stop. Je n'ai pas envie que tu sois un dégât collatéral. Tu mérites mieux que ça, que moi. Ce soir, ce n'est vraiment rien comparé à ce que tu me donnes. »

Damon se demande s'il lui parle vraiment d'amitié à ce moment ou s'il ne s'est pas perdu trop longtemps dans ses yeux, perdant toute ludicité. Il lui fait alors un petit sourire et se refuse encore une fois de goûter à ses lèvres si tentantes alors qu'il la regarde droit dans les yeux. Il pense arrêter de se torturer en se rapprochant et en posant un baiser sur son front afin de se retirer cette idée saugrenue de la tête. Son odeur, sa peau n'aident cependant pas à ce que cela fonctionne. Il la regarde à nouveau et rajoute dans un souffle.

« Mais sois gentille, laisse moi en profiter encore un peu avant.... Et.... Cesse de me torturer petit Ange parce que moi, je suis loin d'en être un.»

Il retire doucement son bras de sa nuque, en prenant sa main dans la sienne, l'attire à ses lèvres et y pose long baiser. Sa main est si froide sur ses lèvres plus chaudes. Il lui sourit et remet sa main sur son bras. Il n'a pas pu tenir. Il fallait qu'il le fasse au risque de perdre le contrôle. Tout contrôle. Il sait qu'il va devoir la lâcher à un moment, s'arrêter et briser ce moment merveilleux mais il refuse de le faire immédiatement alors que la chanson qui suit est « Angel » de Sarah Mclahan et que, même s'il se demande si le DJ est déprimé, lui donne envie de garder April encore un peu entre ses bras, proche de lui.
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MessageSujet: Re: Une soirée entre amis... Ou pas [April] Sam 1 Juil - 19:20



     

Damon
&
April
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Une soirée entre amis... Ou pas.
Cet instant-là, jamais elle ne l’oubliera. C’est incroyable combien elle se sent légère à ses côtés. Vivante. Quand elle est avec Damon, elle a l’impression que rien n’est impossible, rien n’est inaccessible. C’est comme si le monde devient soudain à sa portée. Surtout, c’est le bonheur qui semble à sa portée. Elle a cette sensation de toucher les étoiles du bout des doigts. Jamais, un simple ami, ou même un petit-ami, ne lui a procuré cet effet. Il est la plus belle rencontre qu’elle aurait pu faire. Et il a beau insinuer qu’elle est un ange, elle a davantage le sentiment que c’est lui, son Ange. Il joue le rôle d’un ange gardien, protecteur et attentif au moindre de ses états d’âme. Il lui a même trouvé ce travail. En réalité, depuis leur rencontre, il veille de plus en plus sur elle. Et quand elle est avec lui, elle se sent comme au Paradis.

Le cœur en fête, elle est encore exaltée, galvanisée par cette danse qu’ils partagent lorsque leurs regards se croisent enfin. Blottie contre lui, elle se perd dans ses prunelles envoûtantes qui ont dû en charmer plus d’une. Elle s’y noie, sans aucune tentative de sa part pour se sauver. Elle ressent, au contraire, le besoin de davantage se rapprocher de son corps, de lui. Sans même s’en rendre compte, elle laisse sa main se déposer instinctivement contre la nuque du jeune homme. Et elle se rend encore moins compte de ce qu’elle provoque en lui, trop occupée à lui ouvrir son cœur. Elle affiche un timide sourire en l’entendant confirmer que ce qu’elle dit est réciproque. Lui aussi, il a envie de rester avec elle. A la vérité, elle commence à peine à réaliser, à accepter surtout, que Damon aime réellement sa compagnie. Et elle le comprend un peu plus quand elle entend ses paroles si simples, mais pourtant si touchantes. Elle le caresse avec délicatesse, elle n’en a même pas conscience en vérité. Pourtant, elle n’est pas particulièrement tactile, April. Mais, avec lui, elle ressent toujours ce besoin de sentir qu’il est bien là, à ses côtés. Elle ne peut pas se contenter de l’écouter parler. Elle accroche son regard, elle respire son odeur, elle touche sa peau… Tous ses sens sont actionnés, tous sauf peut-être un.

Mais il éveille tant de choses en elle. Elle sent un léger frisson la parcourir au seul contact de sa main venue replacer une mèche de ses cheveux derrière son oreille. Elle tente d’en faire abstraction, pour écouter ce qu’il a à lui dire. Et elle se rend compte combien il est loin de la réalité. Il lui offre bien plus qu’il ne l’imagine. Elle voudrait qu’il sache. Elle voudrait qu’il comprenne combien il est important pour elle. Elle voudrait aussi qu’il réalise qu’il n’est pas le monstre qu’il dépeint à chaque fois qu’il en a l’occasion. Cela devient presque douloureux, pour elle, de l’entendre autant se dévaloriser. Il ne profite pas d’elle, pas une seconde. Elle ne veut pas le croire. Par réflexe, la jeune femme secoue la tête négativement mais le laisse toutefois terminer. Elle est surprise, presque choquée quand il lui affirme qu’elle ne devra pas hésiter à tout arrêter entre eux. Comment ? Comment croit-il qu’elle puisse en être capable ? Elle ne s’attache pas à n’importe qui, April. Elle n’a aimé que deux personnes au cours de sa vie… Meghan, sa fille. Et lui, Damon. Et quand elle aime une fois, elle aime pour toute la vie.

Si lui, il se rend compte de l’ambiguïté de ses propos, la Française ne relève pas celle qui habite ses propres sentiments. Qu’importe la manière, l’amour reste l’amour. Et il est si rare. Elle ne veut pas perdre Damon, quoi qu’il représente à ses yeux. – Damon… murmure-t-elle juste avant qu’il ne s’approche d’elle pour embrasser son front. Elle ferme les yeux face à ce doux baiser, comme pour s’en imprégner, alors qu’il ajoute quelques mots… Quelques mots qui la déroutent un peu plus encore. April est peut-être un peu prude, mais elle est loin d’être naïve. Elle parvient malgré elle à comprendre ce qu’il sous-entend par ses propos. Elle sent une pointe de culpabilité l’envahir alors qu’elle cesse aussitôt ses caresses. Elle est surprise, déboussolée. Ses mots sont équivoques, loin d’être clairs et pourtant ils déclenchent un grand trouble en elle. Damon dit être torturé, torturé par elle. Ce n’est pas ce qu’elle a voulu, ce n’est pas du tout quelque chose qu’elle a cherché. Ses gestes étaient aussi innocents qu’instinctifs. Mais peut-être que la frontière devient un peu trop mince soudain. Parce qu’elle sent une douce chaleur la submerger en même temps que cette culpabilité.

Il s’empare lui-même de sa main comme pour l’éloigner de sa nuque. Il la rapproche pourtant aussitôt de son visage pour y déposer un long baiser. Elle contemple du coin de l’œil ses lèvres si chaudes et si douces sur sa peau. Elle se surprend à imaginer la sensation qu’elle éprouverait si elle les sentait contre les siennes. Et cette pensée la perturbe plus profondément encore que les mots de Damon. Il est son ami. Son seul ami. Mais ce genre de pensées ne devrait pas lui venir à l’esprit s’il n’était qu’un ami, et rien d’autre. Et elle est si heureuse, avec lui. Elle a du mal à soutenir son regard, alors elle finit par se rapprocher un peu plus de lui pour poursuivre leur danse au rythme de cette douce mélodie. Elle finit par poser sa tête contre le torse de Damon. Immédiatement, son esprit s’apaise alors que ses doutes disparaissent. Son odeur l’enveloppe, elle se sent comme sur un nuage. – Il ne t’est jamais venu à l’esprit que tu peux embellir ma vie, toi aussi ? Tu m’apprends à vivre, Damon… Et je n’ai pas envie que ça s’arrête… C’est même tout le contraire en réalité. Elle voudrait que cette danse ne se finisse jamais, elle voudrait arrêter le temps et profiter encore et encore de la présence de Damon si proche d’elle. Relevant finalement la tête pour plonger son regard dans le sien, elle pose sa main contre la joue du jeune homme. Elle ne le quitte pas des yeux. – Je voudrais que tu arrêtes de croire que je mérite mieux que toi… Tu n’es pas un ange ? Ce n’est pas grave, moi non plus… déclare-t-elle dans un murmure à peine audible alors qu’elle approche doucement son visage du sien. Elle effleure d’abord ses lèvres avec les siennes, avec la délicatesse d’un battement d’ailes de papillon. Puis, elle en vient à s’en emparer avec tendresse. Elle ne réfléchit plus, April. Elle fait peut-être une grosse erreur, une erreur qu’elle risque lourdement de regretter. Mais s’il lui apprend à vivre, elle voudrait, peut-être aussi, lui apprendre à aimer.




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MessageSujet: Re: Une soirée entre amis... Ou pas [April] Lun 3 Juil - 7:35

April fait de lui une personne complètement étrangère à ce qu'il est, ce qu'il aspire à être et ce qu'il doit être. Ce qu'il ressent avec elle est proche de l'extase, la quintessence des sentiments. Quand il la tient dans ses bras, c'est une sensation qui est simplement multiplié par 10. Loin d'elle, les sensations sont déjà assez puissantes pour faire de lui un pantin du bonheur alors contre elle, enivré par son odeur, ses cheveux frôlant tantôt son bras, tantôt sa joue, il est moins qu'un pantin, moins que rien. Il respire son parfum, qui contrairement à certains parfums, ne l'agressent pas, au point même qu'il se demande si c'en est un ou si c'est autre chose. L'odeur Aprilienne. Calme, apaisante, presque irréelle. Comme April. Trop belle, trop gentille pour être vraie. Même s'il l'a pensé plusieurs fois, ce soir encore, cette idée renaît, plus forte, plus grande que jamais. April est une nymphe, une sirène ? un mythe. Et la personne qu'elle a choisi d'envoûter, c'est lui. Il a toujours pensé que si cela lui arrivait, il serait plus fort que ses idiots qu'on voit dans les films. Il ne se laisserait pas faire, tuant même dans son esprit, la nymphe. Il la détruisait et ne succombait nullement à ses enchantements. Il avait tout faux. Ce soir, si April est bien une personne mythique, il est bien le faible héros qui succombe et qui est incapable de résister.
Quoi qu'un peu. L'air de rien, il réussit à se débarrasser de sa main et la reposer sur son bras afin de respirer à nouveau de l'air frais. Reprendre ses esprits, revenir à lui, reprendre le contrôle même. Sauf que voilà, quand elle dit son prénom, quand il l'entend s'échapper de ses lèvres, il meurt d'envie qu'elle le dise encore et encore, ce qui lui rappelle combien il est faible malgré tout. Elle semble ne pas comprendre la belle April quand il lui dit qu'il n'est pas un ange, qu'il peut perdre le contrôle. Elle n'a toujours pas l'air de comprendre que lorsqu'elle le touche, c'est semblable à plusieurs volts qui lui traversent le corps. Lui même a du mal à savoir pourquoi son corps semble réagir comme celui d'un adolescent lorsqu'elle le touche. Comme s'il lui faisait défaut, comme s'il le trahissait à faire n'importe quoi.

Cela ne s'arrange pas quand elle se repose contre son torse, bien au contraire. Sa main remonte lentement de sa taille à son dos pour pouvoir ensuite caresser ses cheveux et profiter de cette étreinte. Moins tortueuse que la précédente, moins cruelle mais tout de même équivoque pour son corps qui y répond naturellement.C'est à ce moment qu'elle plante une graine. Une toute petite graine, une idée saugrenue qui fait pourtant son bout de chemin dans l'esprit de Damon, contre toute attente.
Est-ce qu'il peut imaginer qu'il lui fait du bien malgré tout ? Même s'il pense être toxique, même s'il détruit plus ou moins tout ce qu'il touche, même s'il ne fait que des erreurs pour s'auto-détruire et faire de sa vie un enfer. Est-ce qu'il y aurait une chance, minime, presque rien, une particule que, oui, il soit quelque chose de positif pour April, pour l'instant.

« Je n'ai pas envie de gâcher ta soirée avec mes états d'âme et juste pour ça... Je te laisse gagner. Pour le moment »

Parce que c'est ce qu'il pense. Peut-être qu'aujourd'hui, il lui apporte tout ce dont elle a besoin mais, à long terme, il est certain qu'il ne peut être qu'une mauvaise graine, lui, dans sa vie à elle. Une graine qu'elle nourrit et alimente. Parce qu'elle n'en a pas conscience, April. Elle ne sait pas à quel point Damon se hait, ni à quel point, il hait la vie. Encore moins à quel point, il détruit tout ce qui ressemble de près ou de loin à de l'amour. Au bout d'un moment, elle relève les yeux, elle l'observe et il ne peut s'empêcher de sourire parce qu'elle le rend heureux. Elle a l'air tellement sincère qu'il a envie d'y croire le temps d'une soirée. Même si ce n'est qu'une soirée.Elle le change April, elle le rend meilleur et quand elle lui avoue qu'elle aimerait réellement qu'il cesse de croire qu'elle mérite mieux. Il ne peut rien promettre cette fois. Ce serait mentir. Elle ne mérite pas de passer son temps avec un type comme lui et de le perdre, ce temps, si précieux.
Elle rajoute néanmoins qu'elle n'est pas un Ange non plus et il se sent près à démentir, à lui dire qu'elle se trompe lourdement et cette fois, sûrement lui expliquer pourquoi. Parce que l'ambiance le pousse à le faire, parce que c'est le bon moment ou parce qu'il veut absolument qu'elle comprenne. Sauf qu'il n'en a pas le temps, ni l'occasion. April se rapproche et même si son cerveau se refuse à le croire. April ne pourrait pas faire ça. Sûrement pas. Sinon dans un de ses rêves les plus fous, les plus interdits. Elle effleure d'abord ses lèvres et Damon cesse tout mouvement. Il ne tourne plus, ne se dandine plus, sa main sur ses cheveux retombe mollement, sous le choc. Puis, quand, plus sûre d'elle, elle l'embrasse, l'autre, sur sa taille, se crispe légèrement. Un électrochoc. Une onde de plaisir se déverse au creux de tout son être et il ressent les milliers d'insectes danser la rumba au creux de son estomac. Il sait qu'il doit l'arrêter, pour son bien à elle mais également son bien à lui. Il sait que ce n'est pas une bonne idée, qu'il est hors de question de s'attacher, de faire dans les sentiments. Il remonte sa main sur le cœur d'April, le sentant battre en même temps que le sien. Puis, lentement la repousse. Il se perd dans son regard, encore. Damon tente de reprendre contenance mais ce n'est pas gagné si elle le regarde comme ça. Il commence à parler.

« Mauvaise idée April... Je crois que tu dois savoir quelques trucs avant de... »

Mais elle continue de le regarder. Il se rappelle qu'elle en sait peu et qu'elle se lance dans cette aventure les yeux fermés. Alors qu'elle a vécu tant de choses difficiles déjà. Il se voit lui parler de sa foutue principale règle qui consiste à ne jamais jamais avoir de relations sérieuses ou durables. Lui rappeler encore et encore qu'il est loin d'être une bonne personne et qu'elle doit garder ses distances de ce côté là. Il s'entend même déjà lui expliquer les raisons de son autodestruction permanente mais... Elle le regarde.

« Et puis merde... »

Il enfouit sa main dans sa chevelure, l'attire à nouveau à lui, enroulant son bras autour de sa taille, la serrant contre lui et l'embrasse à nouveau profitant de cette sensation jamais éprouvée. Le sentiment profond d'être en communion parfaite avec une autre personne. C'est magique. Il approfondit le baiser, refusant de se laisser envahir par toutes les raisons pour lesquelles il ne devrait pas faire ça. Finalement, c'est bien en faisant une chose qu'il s'interdit qu'il vit le meilleur moment de son existence.
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MessageSujet: Re: Une soirée entre amis... Ou pas [April] Mer 5 Juil - 4:32



     

Damon
&
April
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Une soirée entre amis... Ou pas.
C’est difficile d’exprimer, avec de simples mots, les sentiments qu’elle éprouve lorsqu’elle est près de Damon. Il parvient au doux miracle d’apaiser son esprit en même temps qu’il fait virevolter son cœur enflammé. Avec lui, pour la première fois de sa vie, elle se sent complètement à sa place quelque part. Elle s’est toujours sentie à sa place avec Meghan, aussi, mais cette place, elle l’a volée. Avec lui, c’est différent. Leur lien est pur. Il s’est construit naturellement pour arriver finalement à cette soirée, cette soirée qui risque de tout changer.

Elle ignore exactement ce qui déclenche ce déclic en elle. Le contexte n’y est pas étranger, c’est certain. Loin de l’ambiance austère et impersonnelle de cette salle d’attente dans laquelle ils se donnent rendez-vous sans un mot, tout paraît plus réel et plus magique à la fois. Mais il n’y a pas que l’endroit. C’est Damon, surtout. Elle ne s’est jamais sentie aussi proche de lui qu’à cet instant où ils partagent cette danse, plongés dans cette merveilleuse bulle en dehors du reste du monde. Elle est enivrée par son odeur, sa voix, son regard. Lui, tout bonnement. Il l’envoûte et, une à une, ses barrières s’affaissent. Plus encore quand elle comprend, avec surprise, qu’elle n’est peut-être pas la seule à être troublée par cet instant. Mais c’est le contact des lèvres de Damon contre sa main qui finit par éveiller cette douce chaleur en elle. Et, enfin, elle se risque à franchir le pas. Ses lèvres se scellent aux siennes avec un naturel déstabilisant, hypnotisant.

Elle n’imaginait pas qu’elle l’embrasserait ce soir. Ou n’importe quel soir, en fait. Elle n’est pas si entreprenante avec les hommes, d’ordinaire. Mais Damon n’est pas un homme ordinaire. Il éveille en elle quelque chose qu’elle n’a jamais ressenti. Elle ne réfléchit pas aux conséquences, ni même à la réaction qu’il risque d’avoir. Elle ne pense pas à leur amitié qui lui est pourtant si précieuse. Non. A cette seconde, elle n’est rien d’autre qu’une femme qui se laisse aller à suivre son envie avec un homme. Un homme qui lui apporte du bonheur, quoi qu’il en pense, quoi qu’il en dise. Et, là tout de suite, elle ne voit aucun mal à ça.

Ce baiser, c’est peut-être aussi un moyen de lui faire réaliser que les moments qu’ils passent ensemble, il ne les vole pas. Il ne profite pas d’elle, il ne se sert pas d’elle contrairement à ce qu’il croit. Elle n’est pas une victime, elle est juste quelqu’un qui se sent incroyablement bien quand elle est avec lui. Et tout ce qu’elle veut, c’est en profiter autant de temps qu’il le lui permettra. Elle se fiche éperdument de la personne qu’il peut être avec les autres… Ça ne compte pas. La seule chose qui compte à ses yeux, c’est la bonté qu’elle voit dans ses regards si pénétrants, dans ses sourires aussi doux qu’une caresse. Cette bonté qui caractérise chacun de ses gestes, chacun de ses mots, celle qui existe dans son cœur mais dont il n’a malheureusement pas conscience. Elle, elle s’en imprègne, elle en savoure chaque parcelle. Au fond, c’est peut-être elle qui profite de lui. C’est elle qui l’a embrassé, c’est elle qui a tout déclenché.

Etre avec Damon est merveilleux. Mais partager un baiser avec lui est indescriptible. Son cœur s’affole dans sa poitrine alors qu’elle goûte pour la première fois à ses douces lèvres. Elle l’embrasse d’un baiser sensuel et délicat, et sent des milliers de sensations l’envahir. Mais elle n’a pas le temps de savourer cet instant longtemps parce qu’elle sent bientôt la main de Damon se poser contre son buste pour la repousser doucement. Ses yeux, qui se sont instinctivement clos pendant son baiser, se rouvrent pour se plonger dans les siens. Le retour à la réalité est quelque peu brutal, mais elle ne dit pas un mot. Elle l’entend affirmer que c’est une mauvaise idée. Elle sent cette petite boule se former dans son ventre mais elle ne parle pas davantage. Elle lui laisse le temps de lui expliquer, de lui remettre les idées en place peut-être. Il n’y a pas une once de reproche dans son regard, juste cette incompréhension. Il commence à s’expliquer, et elle le laisse faire sans le quitter des yeux. Mais il s’arrête brusquement. Et après trois petits mots, Damon vient finalement poser sa main contre elle pour l’attirer jusqu’à lui.

Un frisson parcoure tout le corps d’April alors qu’elle se retrouve dans les bras puissants et virils du jeune homme. A nouveau, elle sent ses lèvres contre les siennes. Mais, cette fois, c’est lui qui lui vole un baiser. Un baiser qui lui fait l’effet d’une décharge électrique tout le long de sa colonne vertébrale. C’est la première fois depuis des mois qu’un homme l’embrasse. Elle a oublié l’effet que cela peut procurer. Elle sent un océan de sensations délicieuses et déroutantes à la fois qui la submergent. C’est peut-être parce qu’une éternité est passée mais elle a surtout le sentiment que c’est parce que c’est Damon qui lui offre ce baiser voluptueux. Quelques secondes suffisent pour que ses yeux se ferment alors qu’elle entoure ses bras autour de son cou pour le prolonger et l’intensifier. Elle laisse sa langue s’unir à la sienne dans un ballet endiablé. Les papillons virevoltent dans son ventre alors que cette sensation de chaleur la submerge pour de bon. C’est le moment le plus magique, le plus intense de sa vie.

C’est comme si plus rien ne comptait. Elle oublie toutes les douleurs passées, toutes les souffrances actuelles. Elles n’existent plus. Il n’y a plus que lui et elle. Elle n’a jamais ressenti une telle impression de fusion avec un homme simplement par le fait d’un baiser. C’est comme si ses lèvres étaient faites pour les siennes, comme s’ils étaient faits pour s’embrasser. Jamais, elle n’a connu ce sentiment de communion avec un autre. Son cœur est prêt à exploser dans sa poitrine. L’air commence à lui manquer mais c’est comme si elle était incapable de se détacher de lui. Ce n’est qu’une fois à bout de souffle qu’elle détache lentement ses lèvres sans toutefois se reculer. Elle laisse sa tête se poser contre le front de Damon. Les yeux toujours fermés, la belle avoue dans un murmure. – Je n’ai pas envie de te dire stop

Elle fait référence aux paroles qu’il a prononcées un peu plus tôt seulement. Avant que tout bascule, sans que ni l’un ni l’autre ne s’y attende. Mais ses mots ont une double connotation maintenant. Elle refuse de freiner leur relation, comme il l’a insinué tout à l’heure. Seulement elle n’a aucune envie de refréner ses ardeur non plus. Il l’a sans doute compris avec ce baiser. Elle n’y arrivera pas, elle ne le veut pas. Elle a cet air pur, April. Elle a ce visage éthéré, ce regard vaporeux et aérien. Elle a conscience de la façon dont Damon la voit. Ce n’est pas sans raison qu’il la qualifie d’ange. Mais elle n’en est pas moins une femme, une femme désormais à la merci de ses lèvres envoûtantes et tentatrices.




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MessageSujet: Re: Une soirée entre amis... Ou pas [April] Jeu 6 Juil - 14:32

Qu'advient-il des résolutions d'antan ? De ce qu'il s'était promis de ne pas faire en arrivant et sûrement déjà bien avant qu'il ne se l'avoue à lui même. Qu'en est-il de lui surtout ? Quel misérable pantin devient-il dans les bras d'une personne, qui, heureusement n'en a pas conscience. D'ailleurs, c'est sûrement pour cela qu'elle lui plaît tant. Elle n'a pas connaissance de son pouvoir, de l'attraction qu'elle représente à ses yeux. Il serait fou de lui dire mais également fou de lui mentir car, maintenant que leurs lèvres sont scellés, il n'a qu'une seule envie, se détacher pour se nourrir de son plaisir, de sa vivacité, de son bonheur. Et par dessus tout, recommencer, jusqu'à en perdre haleine, jusqu'à en perdre la raison. Quoi qu'il semble, contre toute attente, qu'il l'ai déjà perdu. La tête et toute aptitudes à réfléchir correctement. Car s'il réfléchissait, il ne resserrerait pas son étreinte pour sentir April plus proche de lui que ça n'était déjà possible. S'il réfléchissait, il ne serait pas en train de l'embrasser comme si rien n'était plus important que cet instant, cette présence. S'il réfléchissait, il l'épargnerait mais il en est bien incapable à présent. Il n'est même pas sûr de pouvoir s'épargner lui-même. Il savoure encore le goût sucré de ses lèvres, rappelant le rosé à la framboise fait par lui, un peu avant. Il apprécie la douceur de ses cheveux s'emmêlant à ses doigts et libérant encore et toujours cette odeur sucré et douce. L'odeur d'April. Il se délecte de la petite taille entre ses bras et de son corps collé au sien. Il revit.

Il sait qu'à un moment, il va lui falloir reprendre de l'air, s'arrêter, couper court à ce baiser qui lui a pris toute son énergie vitale, toutes ses convictions et les a jeté dans l'océan derrière eux mais il s'y refuse. Comme s'il se remettrait à réfléchir quand ce serait fini, comme s'il toucherait à nouveau terre et devrait être la personne responsable qu'il aurait dû être au départ.Lorsqu'elle se détache de lui et pose son front contre le sien, il soupire, essaie de se calmer, de ralentir son rythme cardiaque qui s'est affolé. Il garde les yeux fermés un moment avant d'entendre la voix d'April. Il relève légèrement la tête, cherche son regard, meurt d'envie de l'embrasser encore, de se perdre à nouveau, de s'oublier. Lorsqu'il capte enfin ses jolis yeux. Il glisse la main, auparavant emmêlée à ses cheveux, sur sa joue et la caresse doucement avec son pouce.

« Qu'est-ce que tu es en train de me faire April? Tu me rends complètement fou... »

Il pose un doux baiser sur le bout de ses lèvres mais avant qu'il ne puisse lui dire ce qu'il a sur le cœur, il sent qu'on le tire en arrière. Les cris, l'effervescence autour de lui était loin, très loin et à présent, il les entend clairement. Ils hurlent, se bousculent, crient. Au début, il pense que la police a débarqué ou qu'il y a un soucis. Il cherche April des yeux, ne la trouve nulle part. Il tente de tirer son bras pour se dégager mais cela ne fonctionne pas. Il décide de tenter de se calmer, entends que le DJ passe un vieux titre, « cotton eyed joe » et pousse un soupir amusé en se rendant compte qu'il a été attiré dans une danse débile. Tous accrochés les uns aux autres, ils sautillent d'abord à droite puis à gauche, puis sur place en balançant leur jambes en avant. Toujours un peu sous le choc, Damon suit sans se concentrer. Il cherche April. A ce moment, il la voit. Elle a été attiré dans la foule par le jeune blonde de tout à l'heure. Une autre fille à son bras la regarde et semble essayer de lui expliquer les trois pauvres bas débiles de cette danse et en regardant l'expression d'April, Damon ne peut s'empêcher de rire.

Il se délecte cette fois de pouvoir l'observer un peu, légère, virevoltante. Non, pas juste sa robe mais elle aussi, ses cheveux. Les fées et les nymphes peuvent voler. Les anges surtout. Il la regarde essayer de suivre bon gré, malgré. Elle n'a pas le choix la pauvre. Comme lui, ils la tiennent fermement et ils bougent en même temps, ce qui ne laisse pas énormément de possibilités. Il peut réfléchir calmement, enfin. Pourtant, il n'en a pas envie. Quelque chose, au fond de lui l'en empêche. Il sait que s'il le fait, il prendra une décision qu'il n'a pas envie de prendre. Il s'y refuse. La chanson terminée, il recule, s'éclipse du groupe pour le contourner et rattraper April. Il l'attrape doucement par les hanches en la tirant en arrière et la laisse se reposer contre lui un moment.

« Encore une nouvelle découverte miss Carlson. Tu danses comme une déesse. Tu aurais des défauts à me citer pour casser un peu le mythe ? »

Il glisse doucement son visage dans le cou d'April, se régénérant un peu en respirant sa peau, en effleurant la peau nue de son épaules de ses lèvres puis pense à lui parler, d'un sujet moins enjoué. Il n'y a pas le choix. Il faut le faire. Arracher l'épine du pied tant qu'il est encore temps. Il doit lui parler, savoir ce qu'elle pense également. S'il veut être une personne raisonnable. Il le doit. Mais il ne le fera pas, il n'y arrivera pas. Il se redresse légèrement pour lui parler et regarde un moment dans le vide.

« Un autre verre ? Au fait, je ne t'ai pas demandé s'il y avait quelque chose que tu rêvais de faire ? Je me suis posé la question avant cette soirée. Quand tu étais plus jeune ou maintenant le soir, toute seule, en te faisant des films ? Une folle aventure que tu n'oserais avouer qu'à ton meilleur ami par exemple ? »
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MessageSujet: Re: Une soirée entre amis... Ou pas [April] Ven 7 Juil - 3:19



     

Damon
&
April
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Une soirée entre amis... Ou pas.
Retrouver la réalité n’est pas dans ses objectifs, pas tout de suite. Elle ne songe pas à tout ce qui se passe autour, encore moins à tout ce qui peut arriver. Là où elle pourrait suivre une ligne de conduite ou simplement écouter sa raison, April a tendance à faire tout l’inverse. Instinctive, elle se laisse guider par quelque chose de beaucoup moins structuré et clair qu’une bonne conscience qu’on ne lui a jamais inculquée. C’est son intuition qui prime sur tout le reste. Son pragmatisme la pousse à penser, peut-être à tort, que s’imposer des limites ne fera que retarder des événements inévitables. Irrésistibles. Autant que les lèvres de Damon à cet instant. Elle n’a pas envie que ce moment s’arrête. Au contraire, elle voudrait qu’il dure encore, et encore. Elle voudrait se noyer dans son regard si captivant, elle voudrait se perdre dans ses bras si apaisants. Et l’embrasser, encore et toujours. Elle se laisse transporter par ce baiser enflammé qu’ils partagent, ce baiser qui éveille en elle des sensations enfouies depuis bien longtemps. Mais elle est forcée de s’interrompre quand l’air commence à lui manquer. Elle est encore plongée dans cette petite bulle, ce nuage de douceur en dehors de toute réalité. Son cœur bat toujours à la chamade alors que son regard, lui, est profondément troublé par tout ce qui est en train de se produire.

Parce qu’elle n’y songeait pas, April. Elle n’y a pas pensé. Jamais. D’abord, parce qu’elle n’a jamais cherché à se remettre sur le marché. Qu’il s’agisse d’une aventure d’un soir ou du grand amour, elle n’a rien voulu de tel. Depuis sa sortie du centre psychiatrique, la seule personne qu’elle cherche à reconquérir, c’est sa fille. Elle n’a accordé aucune importance aux autres. Et puis, il y eu Damon. Damon qui s’est immiscé doucement, mais surement, dans ses pensées, dans sa vie. Comme un poison qui s’infiltre dans les veines, il l’a contaminée insidieusement, sans même qu’elle ne s’en rende compte. Il a su dépasser toutes les limites imposées aux autres hommes. Et, finalement, il a su entrer dans son cœur pourtant cadenassé. Aussi simplement que s’il en avait la clef.

Elle n’y songeait pas. Pas un instant. Parce qu’elle ne peut envisager qu’une femme comme elle puisse attirer un homme comme Damon. Il est séduisant, sûr de lui, et peut surement faire succomber n’importe quelle femme en quelques mots. Elle, elle est tout le contraire. Elle est réservée, ennuyeuse et banale. Terriblement banale. Mais, alors qu’il prend enfin la parole, ses mots viennent bousculer les pensées déjà confuses de la jeune femme. Il lui donne cette sensation particulière, celle qu’aucun homme ne lui a donnée. C’est comme si, à travers ses yeux, elle devient une toute autre personne. Et elle ne le comprend même pas, April. Elle ne comprend pas comment elle pourrait parvenir au doux miracle de le rendre complètement fou. Elle ne fait rien pour, elle n’a jamais rien fait dans ce sens. Elle n’est qu’une pauvre fille qui s’est toujours sentie seule, tellement seule qu’elle a fini par enlever la seule personne qui, un jour, lui a donné cet amour qui lui a toujours tant manqué. Elle n’a pas conscience, pas un seul instant, de l’attraction qu’elle peut provoquer chez Damon. Elle n’oserait pas même l’imaginer, elle n’a pas cette prétention. Ou confiance en elle, tout bonnement.

Alors elle n’ose pas tout de suite réagir. Elle savoure uniquement cette douce caresse contre sa joue avant qu’il ne dépose un baiser doux et délicat contre ses lèvres. Ce que tout cela signifie ? Elle n’en sait rien. Elle est incapable de réfléchir correctement. Elle a besoin de retrouver ses esprits et, enivrée dans les bras de Damon, c’est peine perdue. Tout est encore si confus, qu’elle ne comprend pas tout de suite ce qui se passe. A son insu, elle sent soudainement une emprise sur son bras avant qu’on ne la tire vivement. Les cris, les rires se rejoignent. Elle est quelque peu déroutée, désorientée même. Plusieurs secondes lui sont nécessaires pour saisir qu’elle est entraînée, au même titre que Damon dans une danse country dont elle n’a aucune connaissance. Elle sent l’embarras l’envahir, April. Elle n’est pas à l’aise au milieu des bains de foule, encore moins si elle doit danser. Elle se tourne vers celui qui la retient et reconnait le blondinet du début de la soirée… Un début qui lui semble si loin à cet instant. Elle ne peut s’empêcher de chercher Damon des yeux. Comme un rempart, un soutien, elle sollicite sa présence de plus en plus instinctivement, par réflexe désormais. Elle ne le trouve pas, et reporte à contrecœur son attention sur le jeune homme qui lui tient toujours le bras. Elle est toutefois rassurée de reconnaitre un visage mais tente d’expliquer tant bien que mal. – Je ne sais pas… Je ne connais pas cette danse… Elle veut surtout se sortir de là mais… Autant parler à un mur. Il la guide sans attendre, aidée par une jeune femme qui lui montre les pas, aussi basiques que faciles à retenir. Elle la fixe quelques secondes, l’air décontenancé. Elle n’a pas l’habitude de tout ça, April. Danser, s’amuser, faire la fête… Sont des choses qu’elle n’a jamais faites. Mais c’est aussi pour ça que Damon l’a invitée. Pour s’ouvrir aux autres et apprendre enfin à profiter de ces petits instants. C’est sur cette pensée qu’elle se laisse entrainer dans cette danse improvisée avec des personnes dont elle ignore même le nom.

Malgré sa gêne du début, elle a toute la bonne volonté du monde. Progressivement, elle se sent plus à l’aise et commence même à y prendre un certain plaisir. Il y a cette sorte de communion entre toutes ces personnes. Aucun jugement, aucun a priori, aucune méchanceté. Il n’y a que cette bonne humeur, et ce désir de s’amuser ensemble. C’est une bouffée d’oxygène qui lui rappelle que, peut-être, les humains ne sont pas aussi mauvais qu’elle le croit. Sa robe tournoie en suivant ses mouvements et la douce brise qu’elle sent contre sa peau. Légère, elle est si légère. Elle retrouve quelque peu ses esprits loin du trouble dans lequel elle était plongée mais cela ne dure pas longtemps. Des mains viennent délicatement se poser contre sa taille, et cette fois, elle n’a pas besoin de relever les yeux pour deviner qu’il s’agit de Damon. Il n’y a que lui pour faire preuve d’une telle tendresse avec elle.

Un sourire se dessine sur ses lèvres quand elle réalise qu’elle a raison. Mais ses mots finissent par faire rougir les joues pâles de la belle. Elle secoue la tête, mi- amusée, mi- intimidée par sa question. Elle a des tonnes de défauts, il devrait déjà en connaitre certains. – Je n’ai aucun mérite, ce sont tes amis qui ont eu la gentillesse de me montrer. affirme-t-elle, presque naïvement. Elle avoue sans mal ne rien connaitre à cette danse. Elle ne fait pas semblant d’être une femme qu’elle n’est pas. Elle sait qu’elle ne sera toujours qu’elle-même. Elle n’est pas fêtarde, délurée ou insouciante, elle est renfermée, farouche et… Banale, l’a-t-elle déjà précisé ? Mais ses pensées s’évaporent à la seconde même où elle sent le souffle chaud de Damon contre son cou. Aussitôt, elle se remémore ce baiser qu’ils ont partagé, et tout ce qu’il implique. Elle se demande s’ils devraient en parler, s’ils devraient se dire ce qu’ils ressentent… C’est compliqué, parce qu’elle ignore elle-même ce qu’elle éprouve, April. Elle a aimé l’embrasser, terriblement même. Et elle aime être avec lui. Mais c’est compliqué car elle ne sait pas ce que lui, il veut. Elle ne sait pas s’il voudrait vraiment de quelqu’un comme elle. Et puis, elle ne sait pas si elle, elle est prête. Il est son ami le plus précieux, elle ne peut pas le perdre mais… Ses lèvres sont encore si tentantes.

Mais la Française sort de ses pensées quand son interlocuteur enchaîne sur tout autre chose. C’est étrange mais elle a la sensation qu’il allait lui dire autre chose. Néanmoins, elle n’a pas le temps de s’interroger là-dessus car la question de Damon la renvoie à des souvenirs si lointains. Elle se souvient de tous ces jours entiers qu’elle a passés, enfermée dans la cave de ses parents. Elle se souvient que, pour supporter l’obscurité et l’enfermement, elle se faisait mentalement cette liste de tout ce qu’elle ferait, une fois hors de ces quatre murs. Des choses qu’elle n’a jamais faites, des choses qu’elle ne fera peut-être jamais. – Quand j’étais enfant, je rêvais de… Partir dans un autre pays, un autre continent… Enfin, loin. Je voulais aller à l’aéroport et prendre le premier vol sans savoir ce qui arriverait ensuite. Elle affiche un petit sourire embarrassé avant de détourner les yeux vers l’océan. – Je sais, c’est ridicule… Et… Et toi ? Il y a quelque chose que tu n’as jamais osé faire mais qui te plairait ? lui renvoie-t-elle en plongeant à nouveau son regard bleuté droit dans le sien.





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MessageSujet: Re: Une soirée entre amis... Ou pas [April] Ven 7 Juil - 13:37

La danse les a éloigné. Assez pour que Damon se dise qu'il est temps de remettre ses idées en place, de s'éloigner à nouveau. Malheureusement quitte à perdre April dans ses envies et ses retranchements. Sauf que le simple fait de l'approcher, de sentir son odeur et de la toucher lui a fait perdre à nouveau toute notion du temps. Il n'a pas envie de se passer d'elle, pas envie d'expliquer les raisons qui le pousse à la prendre encore dans ses bras et à l'embrasser, goûter sa peau. Il sait juste que lorsqu'il est loin d'elle, il lui manque quelque chose et lorsqu'elle est dans ses bras, il se sent beaucoup mieux et n'est-ce finalement pas suffisant pour le moment ? Cela le grandit, cela lui fait un bien fou et c'est ce qu'il y a de primordiale. Devant le compliment de Damon, April a encore l'air de s'excuser, de se faire toute petite et de prétendre qu'elle n'y est strictement pour rien. Il se demande sincèrement quand est-ce qu'elle va cesser de croire qu'elle n'est pas assez belle ou talentueuse. Il meurt d'envie de lui dire et il finit par se dire qu'il n'y a vraiment aucune raison de se retenir. Il faut qu'elle sache ce qu'il en pense. Elle va rougir, encore, plus qu'avant mais c'est important pour lui qu'elle soit au courant.

« Ou alors, c'est juste toi qui m’éblouis. Tu aurais fait la danse des canards que le résultat serait le même sur moi. »

Quand il ose enfin lui demander de parler de ses rêves d'enfants, ou même d'adultes qui doivent sûrement être très différents les uns des autres, il s'attend à beaucoup de réponse mais sûrement pas celle qu'elle lui donne. Il est étonné d'entendre un rêve si simple, si peu envieux et tellement envisageable finalement qu'il sourit. Lorsqu'elle en parle néanmoins, il a l'impression que c'est la plus belle chose au monde, le plus beau moment qu'ils pourraient espéré. Ses yeux ont l'air de briller et il se demande si c'est à cause de la mélancolie ou si c'est à cause du rêve. De la tristesse ou de la joie ? Dès qu'elle en parle, il a envie de rêver, de s'évader, de l'emmener là où il a pu aller. De l'emmener voir son pays natale, sa maison d'enfance peut-être, ses pubs, ses anciens amis s'ils y sont encore. Et l'endroit lui paraît tout à coup plus lumineux s'il imagine April à ses côtés. Quand elle lui précise que c'est ridicule, il sent une cassure dans sa voix et il balance la tête immédiatement, tire sur sa main et la retourne vers lui.

« Non, pas du tout. Je me demande juste à quoi tu avais envie d'échapper, pourquoi, enfant, voulais-tu t'enfuir et prendre un avion ? J'ai imaginé Disney Land, la plus grande peluche de l'univers et pour tes rêves d'adultes, la Grèce ? Venise ? Mais pour un rêve d'enfant, je trouve juste ça triste. J'aurais adoré rester dans ma maison, enfant. »

Il rigole et commence à marcher sur la plage, s'éloignant de la musique, oubliant presque que, le but premier est d'aider April à rencontrer du monde mais il a tellement envie d'en savoir plus sur elle finalement. De comprendre comment elle est devenue cette personne effacée qui n'a pas l'impression de pouvoir accepter les compliments, même les plus petits. Il réfléchit néanmoins à sa question et répond, peu sûr de lui néanmoins.

« Et bien, quand j'étais enfant, je rêvais d'une machine à remonter le temps. Et maintenant, sûrement toujours la même chose... » Il rigole encore, un rire gêné cette fois puis rajoute. « Non, plus sérieusement, maintenant, une croisière. J'adore l'océan. Et ton rêve d'aujourd'hui ? Ton rêve d'adulte si ce n'est récupérer ta fille bien-sûr. Au fait, tu ne m'as pas dit comment elle s'appelle ? Tu n'as pas de famille ici à part elle ? Qu'est-ce qui est arrivé à tes parents ? »

Il s'arrête un moment et la regarde. Il peut peut-être passé pour un flic et elle va sûrement s'enfuir en courant s'il enchaîne avec les milles autres questions qui lui taraudent l'esprit. Il se décide alors à lui rappeler tout de même qu'elle a le choix. Il ne voudrait pas qu'elle se sente obligée, April. Elle, toujours si serviable. Il la rapproche un peu de lui en l'enlaçant et la regardant tendrement.

« J'ai envie de savoir des choses sur toi April. Je passe un peu pour un flic de service mais tu n'es pas obligée de répondre si ça te met mal à l'aise. »
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MessageSujet: Re: Une soirée entre amis... Ou pas [April] Dim 9 Juil - 20:56



     

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Une soirée entre amis... Ou pas.
C’est étrange combien quelques secondes passées loin de Damon lui ont paru longues. Elle se sent apaisée, presque soulagée de le retrouver. Et ce n’est pas uniquement parce qu’elle n’est pas encore totalement à l’aise parmi la foule. C’est simplement que sa présence, elle en a besoin. Il est en train de lui devenir de plus en plus indispensable. Plus que jamais, elle se sent à sa place en sa compagnie. A l’aise. Elle-même. Tout est si naturel avec lui. Mais le jeune homme n’en est pas moins intimidant avec elle, en particulier quand il la complimente de cette voix si sincère. Il parvient à la faire rougir un peu plus alors qu’elle baisse les yeux. Ses mots la touchent, bien plus qu’il ne doit le croire. Mais elle n’est guère accoutumée aux compliments, April. Au mieux, on l’ignore. Dans le pire des cas, on préfère l’insulter, la rabaisser. Et ça a toujours été ainsi. Il faut qu’elle s’habitue, mais elle ne veut pas trop le faire. Parce que Damon va bien finir, un jour ou l’autre, par se rendre compte qu’elle n’est en rien extraordinaire. Elle est effrayante de simplicité… Et pourtant, il lui assure qu’elle l’éblouit. Pourquoi ? Par quel miracle ? Elle n’en sait rien. Mais il panse sans le savoir les blessures les plus profondes de son cœur. C’est étonnant combien un regard aimant peut colorer des années d’humiliation et de petite vie. Combien quelques instants magiques peuvent tout changer. – J’ai beaucoup de chance dans ce cas. lui retourne-t-elle avec un petit sourire. Parce qu’elle se trompe peut-être, April, mais elle n’a pas la sensation qu’il se montre ainsi avec n’importe qui. Il y a des dizaines de filles à cette fête. Plus belles, plus sexy, plus remarquables qu’elle ne le sera jamais. Mais c’est elle qui l’éblouit. Elle. Les papillons reviennent hanter son être. Il semblerait qu’ils aient élu domicile en son sein ce soir.

Mais Damon ne serait pas Damon s’il ne l’incitait pas à sortir de sa zone de confort de temps à autre. Cette soirée en est la preuve. Et les questions qu’il lui pose en sont une également. C’est d’un air lointain, un peu mélancolique que la Française s’autorise à retourner des années en arrière pour retrouver les rêves de cette enfance qu’on lui a volée. Les rêves, c’était tout ce qu’elle avait. Et le plus important d’entre eux était sans aucun doute celui de partir. S’évader, quitter cet enfer pour enfin trouver, quelque part, quelque chose qui la rendra heureuse. Cela lui paraît si ridicule une fois les mots prononcés à voix haute. Pourtant, rien n’est plus vrai. Mais elle prend conscience que, pour le commun des mortels, ce rêve-là peut soulever des interrogations. Son interlocuteur l’attire à nouveau face à lui, invitant son regard à se plonger dans le sien, pour lui faire réaliser qu’elle a réussi à l’intriguer. Ce vieux rêve n’est pas si anodin que ça quand on connait son histoire. Mais Damon en sait pas, il ignore tout de son enfance. Elle sent un léger embarras qui l’envahit parce qu’elle n’aime pas en parler, elle ne l’a même jamais fait hormis avec son psychologue, au centre. Et c’était surement la séance la plus douloureuse qu’elle ait pu avoir. Mais elle rebondit sur les derniers mots du jeune homme prononcés avec humour mais qui, à son tour, soulèvent sa curiosité. – Cela n’a pas été le cas ? demande-t-elle avec douceur. Sa question est purement rhétorique puisqu’elle l’a déjà deviné mais c’est sa façon de lui demander implicitement plus d’informations sur sa vie, sur lui. Elle ne veut surtout pas le mettre mal à l’aise. Elle sait combien certains sujets peuvent être épineux et difficiles à aborder. Elle veut lui laisser le choix.

Leur promenade sur la plage se poursuit. Inconsciemment, ils s’éloignent de la musique, des gens, de tout. Ils se retrouvent à nouveau plongés dans cette bulle, rien que tous les deux. Elle a envie d’en savoir plus sur Damon, et elle est heureuse quand il commence à se confier à son tour. Un sourire attendri apparait sur son visage quand il lui fait part de son rêve d’enfance. Elle tente de l’imaginer, petit garçon, surement en train de faire les quatre cents coups. Elle le voit bien, en train de rendre sa mère totalement folle, mais parvenir à se faire pardonner l’instant d’après en lui offrant un baiser ou même une fleur qu’il aurait cueillie dans leur jardin. Elle l’imagine, insouciant et attachant mais quelque chose manque, quelque chose qui expliquerait cette tendance qu’il a aujourd’hui à croire si peu en lui-même. Mais elle ne sait pas, pas encore. Peut-être un jour. En attendant, elle apprend qu’il adore l’océan. Instinctivement, ses yeux se posent sur les vagues qui écument l’horizon. Et elle les imagine tous les deux, en train de réaliser leurs deux rêve ensemble. Partir en croisière pour aller dans une destination inconnue, pour des sensations inconnues. Mais la réalité la rattrape avec les questions de Damon. Elle l’intrigue décidément plus qu’elle ne le croyait. Son intérêt l’atteint en plein cœur, seulement il y a encore des choses qu’elle n’est pas prête à dévoiler. Et il semble le réaliser car il s’arrête pour l’enlacer, et la rassurer. Elle oublie une seconde de respirer. Cela devient difficile pour elle de ne pas se noyer dans son si doux regard. Et, finalement, elle trouve le courage de se confier. – Elle s’appelle Meghan… C’est… Un rayon de soleil. Elle est la douceur incarnée, elle a le cœur le plus pur que j’ai pu voir. C’est elle qui m’a appris ce que c’est d’aimer, et d’être aimée en retour. Parler de sa fille lui fait du bien et du mal à la fois. Elle l’aime plus que tout au monde, mais cette cassure entre elles, elle redoute qu’elle ne se répare jamais. Prenant une inspiration pour éviter de se laisse submerger par l’émotion, la belle pose ses mains sur les bras de Damon comme pour mieux sentir sa présence. – Je ne vois plus mes parents depuis longtemps, je… Ils doivent toujours être en France mais… Je ne veux plus les voir. Sa gorge se noue, alors elle s’avance juste à peine mais assez pour se blottir dans les bras de Damon. Elle pose la tête contre son torse et ferme les yeux. Elle peut sentir les battements de son cœur qui l’apaisent alors qu’elle lui promet dans un murmure. – Un jour, je te raconterais… Elle y arrivera, avec lui, elle le sait. Mais pas ici, pas maintenant. Elle ne veut pas gâcher cette si belle soirée avec lui.





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MessageSujet: Re: Une soirée entre amis... Ou pas [April] Mer 12 Juil - 7:48

Plus qu’un compliment lâché sans réflexion aucune, ce que Damon dit vient du cœur, si tant est qu’il en ait réellement un. Ce qu’il lui dit est d’une sincérité sans nom parce qu’avec April, il lui est difficile de ne pas l’être. Comme si elle le connaissait depuis toujours et que ses mensonges ne seraient qu’un petit voile sur une vérité qu’en fait, elle a déjà deviné depuis longtemps. Cependant, le fait qu’elle affirme qu’elle est chanceuse qu’il pense cela d’elle retire encore tout l’éclat qu’il veut lui apporter et il ne peut s’empêcher de rire de plus belle. Là encore, April n’accepte pas totalement le compliment et finit même par le complimenter à son tour. Comme si, cela pouvait être de sa faute à lui si elle, elle était éblouissante. Il lui demande alors, toujours amusé.

« Tu crois que ce serait possible pour toi d’accepter le compliment, d’y croire, sans penser que si tu es éblouissante, c’est juste parce que je te vois différemment ? Ce serait possible que tu penses finalement et tout simplement que tu ES éblouissante en fait ?

Il le dit maintenant bien plus pour la taquiner que pour qu’elle en prenne conscience. Les questions sont tout bonnement rhétoriques, parce qu’au fond de lui, il connaît la réponse. Pour April, c’est sûrement inconcevable. Elle ne se donne que peu de qualités et elle est plus dure avec elle qu’elle ne l’est avec la planète entière puisqu’avec les autres, c’est un Ange. Encore et toujours. Elle est bien trop gentille, bien trop douce et bien trop adorable et elle est sûrement la seule à ne pas le voir.
Beaucoup de ses questions sont restées sans réponse et puisqu’il lui a donné le choix de répondre ou pas, il ne peut que se féliciter. Lui-même n’est pas certain de pouvoir lui dire ce qu’il vit ou a vécu par la passé ce soir même. L’a-t-il déjà dit à qui que ce soit de toute façon ? Sinon à son oreiller. D’ailleurs, même si elle ne répond pas, il se rend bien compte qu’elle cherche à savoir ce que lui a vécu. Bien-sûr que non, il n’est pas resté chez lui et encore aujourd’hui, il n’a de cesse de se demander « et si ». Et si sa mère était encore avec lui, et s’il n’avait pas appris cette nouvelle le jour de sa mort, et s’il avait eu un suivi psychologique plus tôt, et si elle ne l’avait pas abandonné. A ce moment, il aurait adoré avoir eu une nounou comme April pour le voler à cette vie vide de sens qui avait suivi. Il regarde un moment dans le vide, se perd dans cette pensée alléchante et amusante puis dit dans un souffle, toujours préoccupé par cette image lointaine.

« Non, je suis venu vivre ici, chez mon frère assez tôt. Ma maison, qui ne l’est plus en fait puisque mon frère l’a vendu, est dans un endroit magnifique. –Il la regarde cette fois- Une petite île au Sud de l’Angleterre, un village un peu perdu, pas loin d’un cimetière. On a tout juste, un restaurant, deux cafés, deux hôtels, trois pubs, une église et un vieux château. Des histoires de fantôme à dormir debout plein les bâtiments. On avait même, pour les touristes, le « tour des histoires de fantômes ». Tout le monde connaissait tout le monde. On pouvait marcher le soir sans avoir peur de se faire attaquer. Les seules fois où on voyait vraiment du monde différent, c’était lors d’un festival de musique, en été. On pouvait à peine marcher tellement les rues étaient bondées. Je suis certain que tu aimerais cet endroit. Puis, je suis venu vivre ici et tout a changé. C’est devenu une deuxième maison mais j’aurais tout échangé contre la première.»

Il sourit, repensant à ce village, où, même s’il n’a pas que de bons souvenirs, revient toujours dans sa mémoire comme un endroit qu’il aime et qui lui manque. Cela ne le gêne pas de parler de son enfance, de sa grande fratrie, c’était quelque chose qu’il aimait. C’était une période de sa vie qu’il adorait. Sûrement une des plus belles. Elle n’a juste pas eu le temps de durer. Les choses ont changé, il a grandi, seul ou mal accompagné. Il n’a pas assez aimé son frère pour l’écouter et le résultat est là, juste devant April. Un mélange de colère, de rancune, de non-dits et de regrets.
April n’est pas comme lui. Elle a fait une erreur dans le passé mais a apporté tellement de choses positives à cette erreur. Elle a donné de l’amour à sa fille, ça il n’en a aucun doute. Lui n’a fait qu’enchainer les erreurs, pour détruire et se détruire. Elle, a construit quelque chose de bien, a inculqué de belles valeurs à son enfant. Elle ne devrait pas passer son temps à se le faire payer. Ce n’est pas parce qu’on commet une abomination qu’on est forcément quelqu’un d’abominable alors que lui, est abominable. Quand il la prend dans ses bras tout en s’excusant de la bombarder de questions, il sent qu’elle se détend légèrement. Entrer comme ça, dans la vie personnelle d’April, c’est la bousculer, lui demander des choses dont elle n’a sûrement jamais parlé ou rarement. Au fond de lui, ça lui fait plaisir de savoir qu’il est unique pour elle. Seulement voilà, il veut également lui laisser du temps et elle en a besoin. Autant que lui. Il lui vend un sourire confiant quand elle commence à parler de sa fille et cela ne fait que confirmer ce qu’il pense. Meghan.

« C’était une enfant April. Tu as dû aussi le lui apprendre, sans t’en rendre compte peut-être, mais si tu l’as aimé assez rapidement comme je l’imagine. C’est que cette capacité était déjà en toi. Elle l’a juste réveillé et je suis heureux de le savoir. Quel âge avait-elle quand elle s’est rendue compte que tu n’étais pas sa mère biologique ? »

Il la voit alors se décomposer peu à peu. Il se demande même pourquoi. Meghan va revenir dans sa vie. Il en est sûr et il sait même déjà que, contre toute attente, il sera là pour la soutenir. La jeune fille doit sûrement être dans une colère noire mais rien n’efface des années et des années d’amour maternelles. Pas même la colère. Il est très bien placé pour le savoir. S’il avait pu, s’il avait eu le choix de pardonner à la sienne, il l’aurait fait. Sauf qu’elle n’est plus là et qu’il ne le pouvait pas. Pourtant, il se rend compte qu’elle ne se décompose pas à cause de Meghan mais plutôt de ses parents. Cela les ramène à nouveau à l’enfance d’April et quand il la sent se rapprocher, il l’enlace un peu plus fort, automatiquement. Il repense sans le vouloir vraiment à cette envie de fuir qu’April lui a confié plus tôt. Il rajoute cela au fait qu’April, adorable, la gentillesse incarnée refuse de voir ses propres parents et il voit rouge. Il se demande bien malgré lui ce qui a pu lui arriver, ce qu’ils ont pu lui faire. Il veut la secouer, insister, savoir, comprendre. Il veut qu’elle parle mais lorsqu’il entend ce murmure qu’elle pousse en lui affirmant qu’elle lui racontera plus tard. Il sent de la douleur, une douleur insupportable. Il glisse alors sa main sous son menton pour qu’elle relève la tête et pose un doux baiser sur ses lèvres. Presque rien, un contact éphémère, espérant voler toute la douleur qu’il a entendu et qu’il a détesté plus que tout. Il se recule et lui dit en souriant.

« Je l’imagine parfois. Meghan. Je me dis qu’elle est aussi douce que toi, qu’elle aime aider les autres, comme toi, avec un petit caractère bien trempé que toi tu caches plutôt bien, entêtée mais pas raisonnable parce que tu l’as trop été, amusante, elle a dû voir combien ton rire était exquis et elle a continué dans cette voie et surtout, aussi belle à l’extérieur qu’à l’intérieur. Le portrait craché de sa mère. Fais-moi plaisir, dis-moi sur quoi je me trompe ? »


Dernière édition par Damon O'Donnell le Lun 17 Juil - 8:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Une soirée entre amis... Ou pas [April] Dim 16 Juil - 18:51



     

Damon
&
April
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Une soirée entre amis... Ou pas.
Elle sait que Damon pense chacun des mots qu’il prononce. Elle croit en sa sincérité, dans ses paroles comme dans ses actes. Ce n’est pas de lui qu’elle doute, au fond, mais bien d’elle. Tout le problème est là pour April. Elle a peu confiance en elle, et encore moins d’estime pour elle-même. Quand on passe son enfance entière à entendre que l’on est quelqu’un de monstrueux, quelqu’un qui ne devrait pas exister, on finit naturellement par y croire un peu. Il panse sans le savoir des années d’humiliation, des années qu’elle ne pourra jamais oublier mais dont elle pourra peut-être réussir à se libérer un jour ou l’autre. Si elle y arrive, Damon n’y sera sans aucun doute pas étranger. Il a un tel regard sur elle, une telle certitude aussi sur cette vision qu’il en a, qu’il pourrait parvenir à lui faire croire en elle-même. Même si, là tout de suite, cela lui semble si ridicule d’envisager qu’elle puisse être éblouissante… Elle. Allons donc. Damon est bien trop généreux de lui faire un compliment aussi beau. Mais sa réaction déclenche un rire, un rire qui inonde de bonheur le cœur de la jeune femme. Il sait réchauffer son cœur comme personne. A sa question, elle reste un instant silencieuse. Comme plongée dans ses réflexions, elle réfléchit à ce qu’il vient de lui dire. Elle n’a pas totalement conscience de sa propre attitude quand quelqu’un prend le risque de la complimenter. Son psychologue lui a affirmé qu’elle devrait apprendre à s’aimer un peu plus, pour espérer s’épanouir un jour. Sur le moment, April n’a pas trop su quoi répondre. Elle comprend un peu mieux, maintenant. Et même si la demande de Damon est purement rhétorique, elle lui donne une réponse tout ce qu’il y a de plus sincère. – Je pense que j’aurais du mal, en effet, mais… Je crois que je ne suis pas la seule dans ce cas, n’est-ce pas ? lui renvoie-t-elle, maligne. Et elle sait qu’elle a raison. Si elle manque d’estime d’elle-même, son interlocuteur n’en a pas davantage. Elle a cette sensation, celle qui lui fait penser qu’il se croit mauvais alors qu’il ne l’est aucunement. Il est même la meilleure personne qu’elle ait rencontrée depuis longtemps, depuis sa naissance en fait. Il y a du bon et du mauvais en chaque individu mais, ce qui est certain, c’est qu’il parait bien plus difficile pour tous les deux de voir ce qu’ils ont de bon en eux. En fin de compte, ils se ressemblent davantage qu’elle ne l’aurait cru, la première fois.

Mais c’est si loin, elle a l’impression que cela fait une éternité. Comme si Damon était là depuis toujours. Et, en même temps, elle se dit que tout aurait été bien plus simple pour elle si elle l’avait rencontré avant. C’est si récent, finalement, qu’elle réalise qu’il y a encore des centaines de choses qu’elle ignore à son sujet. Sa famille, son adolescence, ses blessures passées, et tout ce qui a fait de lui l’homme qu’il est. Elle n’a aucune idée de tout cela, April. Alors, lorsqu’elle l’entend parler de son passé, elle est ravie. Avec attention, comme une élève modèle suivrait le cours de son professeur, elle écoute chacun de ses mots méticuleusement. Elle apprend qu’il a un frère, un frère avec lequel il a vécu visiblement. Elle tente surtout de lire entre les lignes ce qu’il se refuse de prononcer à haute voix. Elle devine l’absence d’une mère, d’un père… Bien qu’elle en ignore totalement la raison. Elle évite de se poser trop de questions. Elle sait qu’un jour, il lui en parlera de lui-même. Elle est patiente, elle saura attendre. En attendant, elle écoute la description de l’ancienne ville de Damon. Elle perçoit la nostalgie dans le ton de sa voix, un peu plus mélancolique que d’ordinaire. Elle visualise presque le château dont il parle. Elle imagine un mini-Damon en train de raconter des histoires de fantôme à ses camarades de jeux, et un sourire se dessine instinctivement sur ses lèvres devant cette douce image. – Ça a l’air d’un endroit génial. avoue-t-elle en plongeant son regard dans le sien. Cela ne ressemble en rien à la grande ville froide et impersonnelle dans laquelle elle a grandi. Une ville remplie de danger et dans laquelle elle n’était pas en sécurité, même dans sa propre maison. Une ville où personne ne connait personne, où personne n’aime personne. Sa vie aurait peut-être été bien différente si elle avait grandi dans l’un de ces petits villages. Et, sans s’en rendre compte, elle ajoute avec douceur. – Peut-être que tu m’y emmèneras un jour.

Le moment est aux confidences, et c’est sans mal qu’April commence à parler de la chose la plus précieuse au monde à ses yeux. Meghan, sa douce Meghan. Elle est le soleil de sa vie, Meghan. Dès l’instant où elle y est apparue, elle l’a illuminée sans prévenir. Et depuis, elle n’a cessé de l’irradier de bonheur et d’amour. Sans elle, elle n’est pas sûre qu’elle aurait eu la chance de connaître cela un jour. Meghan lui a appris qu’elle est capable d’aimer, et d’être aimée en retour. Pourtant, d’après Damon, tout était réciproque. Et peut-être qu’il a raison, peut-être que, si son enlèvement était un crime, tout ce qui a suivi n’en était pas moins magnifique pour autant. Elle l’a longtemps cru, d’ailleurs, surement aussi pour soulager sa culpabilité. Mais c’est plus difficile de voir les choses de cette manière maintenant qu’elle est loin d’elle. Prenant une inspiration, elle tente de contenir son émotion pour pouvoir lui répondre. Les larmes lui viennent bien trop facilement quand elle évoque ce sujet. – Elle l’a su… A vingt-ans… Quand tout a éclaté… Et c’est une chose de plus qu’elle se reproche, April. Si elle avait su tout ce qui arriverait, elle l’aurait préparée. Elle lui aurait parlé, elle aurait… Peut-être un peu moins de regrets, mais si peu.

Parler de sa fille lui procure une sensation difficile à expliquer. C’est douloureux et bon à la fois. Cela réveille des plaies encore loin d’être cicatrisées mais cela fait aussi un bien fou de se souvenir combien elles s’aiment toutes les deux, et combien leur relation est forte. Parler de ses parents, c’est différent. Il y a la douleur, mais seulement la douleur. Elle n’est pas prête à en parler. Elle ne l’a fait que devant son psychologue, après qu’il l’ait quelque peu malmenée, après qu’il ait tout fait pour la faire enfin réagir. Mais, jamais, elle ne s’est confiée délibérément à quelqu’un, même pas à Meghan. Pourtant, blottie dans les bras rassurants de Damon, elle lui fait la promesse qu’elle arrivera à le faire avec lui un jour. Et elle n’en doute pas, pas un seul instant. Il la serre un peu plus fortement, et elle sent son cœur s’alléger. Glissant finalement sa main sous le menton de la belle, il l’incite à redresser la tête. Instinctivement, elle relève son regard bleuté vers les siens avant qu’il ne dépose un baiser contre ses lèvres. Un doux baiser, tendre et délicat, qui parvient pourtant à atteindre chacune de ses terminaisons nerveuses jusqu’à son cœur. Comme s’il prenait un peu de sa souffrance, comme s’il soignait son âme sans rien faire, juste en étant lui-même. Ces baisers, ils deviennent si naturels, si instinctifs qu’elle s’y habitue, dangereusement. Une partie d’elle se dit qu’ils devraient en parler, pour comprendre ce que cela signifie. Mais l’autre partie a seulement envie d’en profiter. Elle aime ça, et c’est tout ce qui devrait importer. Ses pensées se perdent quand elle entend Damon reprendre la parole. Il parle de sa fille, il parle d’elle avec une telle justesse qu’il semble même la connaitre. Elle le contemple avec surprise, mais un sourire tendre, ému, apparait sur son visage. – Tu ne te trompes pas, c’est… C’est même troublant parce qu’elle est exactement telle que tu l’as décrite. Elle marque un bref silence, puis ajoute, de sa voix douce. – Elle t’aimerait beaucoup. Comme sa mère. Ou peut-être pas exactement comme elle, en fait. Saisissant sa main libre dans la sienne, April entrelace leurs doigts avant de reprendre la parole. – Merci pour cette soirée Damon, c’est… Ce n’est pas aussi difficile que je le croyais de se laisser approcher par les autres… Même si ta présence est loin d’y être étrangère. C’est lui, c’est lui qui rend tout plus facile. C’est fou comme elle se sent plus forte quand il est à ses côtés. Et plus heureuse, surtout.




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Une soirée entre amis... Ou pas [April]

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