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 A la croisée des chemins. (Ishvari & Kris)

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MessageSujet: A la croisée des chemins. (Ishvari & Kris) Ven 23 Juin - 12:30

A la croisée des chemins.

Août 2016.
Paris, FRANCE.


Il est tard, et je suis encore là dans ce bar, avachi telle une loque humaine. Ce que je suis depuis plusieurs jours, voir même plusieurs semaines maintenant. Je n’ai plus vraiment la notion du temps. Ma femme me manque. Mon bébé me manque. Pourquoi elles ? Pourquoi ma famille ? Après plusieurs jours de coma suite à l’attaque d’un gang contre ma famille, je suis de retour en ville, mais dans quel état ? J’essaye de comprendre, pourquoi ils se sont attaqués à moi, et après réflexion, je sais le pourquoi du comment. Après des longues heures d’insomnie, je me suis rendu à la base et j’ai cherché dans mes derniers dossiers concernant les affaires du GIGN. Et tout concorde, le gang qui m’a attaqué est dirigée par un Clark. La dernière offensive que mon équipe a effectuée fût l’arrestation d’une grosse prise de cocaïne dirigé par… un autre Clark : son frère visiblement. La vengeance, c’est ce dont j’ai étais victime. Résultat, je quitte mon poste de capitaine pour une durée indéterminée ne voulant plus avoir à faire à tout ça. Alors je marche à travers cette belle ville de Paris, mais je ne fais guère attention aux monuments, aux gens, ni à rien d’autre. Je suis seul, et je rentre dans ce bar pour y passer des heures, des heures à picoler pour oublier. Sauf que le problème, c’est qu’une fois réveillé et de nouveau sobre, l’oublie disparaît et la réalité revient à vitesse grand v, nous explosant à la gueule. J’ai mal. Tellement mal. A quoi bon rester sur cette Terre sans elles ? A rien. Je ne m’imagine pas sans elles. Tout recommencer ? Jamais. C’est un éternel recommencement, mais cette nuit-là, les choses vont être différentes. Je n’en peux plus, et même si je ne suis pas dans l’abandon de moi-même, je n’ai plus la force de continuer, alors je bois un dernier verre et je quitte le bar pour aller me ‘promener’ l’air titubant. J’en ai plein dans le nez, mais je ne reste pas moins conscient. Je me permets même d’insulter certains passant dans le seul but de chercher les problèmes. Personne ne veut se foutre sur la gueule avec moi, et ça me frustre, puis je m’arrête et je regarde la Tour Eiffel, au loin, et c’est le drame. Je repense aux moments que j’avais passés avec ma femme il y a quelques mois, et mon bad-trip reprend. Je secoue la tête l’air de dire que je n’y arriverais pas. Puis mes yeux se posent instantanément et instinctivement vers… l’eau, et plus particulièrement la saine. Et là, une idée me vient : celle d’en finir une bonne fois pour toute. A vrai dire, ce n’est pas ce à quoi je pense, mais plutôt aux retrouvailles avec mes proches, alors forcément, mon visage se met s’agrandir. Je souris même d’un coup, car j’ai un soulagement qui monte en moi quand j’y pense. Alors je m’approche doucement de l’eau et je bois une gorgée de ma bouteille que j’ai gardé du bar. Je me regarde dans le reflet de l’eau et je n’aime pas ce que je vois : moi, dans un piteux état. Je n’ai jamais été ainsi, et je ne me reconnais pas. Je ne suis plus celui que j’étais. Je suis un autre : un fantôme. Je reprends une gorgée de ma vodka et je me penche vers le bord quand soudain, j’entends une personne s’adressant à moi. Est-ce dans mon esprit que cette voix m’interpelle, ou est-ce la réalité ? Je fronce les sourcils puis je tourne la tête vers le son de cette voix, apercevant alors une jeune femme. Pourquoi est-elle ici à cette heure là ? Pourquoi n’est elle pas au lit avec sa couche culotte ? Qu’elle passe son chemin et qu’elle me laisse accomplir mon souhait. Merde, j’aimerai mourir en paix.

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MessageSujet: Re: A la croisée des chemins. (Ishvari & Kris) Mar 27 Juin - 0:23

A la croisée des chemins
Ishvari & Kris
Août 2016. Paris, France.

Se balader à Paris en pleine nuit n’était apparemment pas une bonne idée. Pourtant je trouvais que c’était le meilleur moment pour admirer la capitale française. Me voilà donc avec mon appareil afin de prendre divers clichés de cette magnifique ville. Je pourrai peut-être en faire une exposition lorsque je serai de retour à Wellington. J’étais à Paris depuis plusieurs jours pour le travail. Shootings, défilés, expositions, mon programme avait été chargé, épuisant. Mais j’avais enfin pu me réserver une soirée pour faire ce que je voulais depuis mon arrivée : photographier Paris de nuit. Ces éclairages, la Tour Eiffel illuminée. Ces photos n’auraient rien d’originales mais elles dégageraient une ambiance qui leur seront propre.

Je décide de me rapprocher de la Seine, pensant que prendre un cliché du reflet de la Tour Eiffel était une bonne idée. Les éclairages sur l’eau pouvaient être magnifiques si on parvenait à capturer le moment propice, parfait. C’est enthousiaste, bien que peu rassurée par les inconnus se promenant aux alentours. J’étais sûrement pleine de préjugés mais je n’étais plus rassurée dans la nuit depuis bien longtemps et Paris n’était pas réputée pour sa sécurité infaillible.

J’arrive presque au bord de l’eau, je ne suis qu’à quelques mètres quand je me stoppe à la vue d’un grand homme, de dos. Au premier regard j’ai pensé à un SDF alcoolique, qui utilisait son argent pour s’offrir de quoi se réchauffer. Une bouteille de vodka par exemple. Je n’ose pas le déranger, il est un inconnu et je ne sais absolument pas de quoi il pourrait être capable. J’avais appris à être moins avenante et cela me servait plutôt bien aujourd’hui malgré mes nombreux déboires et mauvaises aventures après l’Inde.

Je déchante très vite lorsque je vois cet homme se pencher au bord de l’eau. Je compris rapidement. Il en avait assez de la vie et voulait en finir. La Seine était comme son salut. Mais je ne pouvais pas assister à cela, le laisser faire, voir quelqu’un de plus mourir sous mes yeux horrifiés. Je m’avance d’un pas par réflexe, un réflexe stupide et l’interpelle. « Ne faites pas ça ! » Il se stoppe, se tourne vers moi et me regarde. Je sais qu’il veut que je dégage, que je laisse dans sa peine et sa dépression, que je le laisse plonger dans l’eau froide. Malheureusement il n’était pas tombé sur le genre de personne qu’il pouvait espérer. « Vous savez la mort par noyade est une pire des toutes et… » Je me tus, me rendant compte à quel point ce que je dis est bête. Je décide de prendre mon courage à deux mains et plutôt de m’avancer à ses côtés, restant très légèrement en arrière. « Je ne connais pas vos raisons mais ce que je sais…c’est qu’il y a forcément des gens qui tiennent à vous et ne veuillent pas que vous fassiez cela. » Je lui souris doucement. « Vous ne voudriez pas partager un peu votre vodka ? » J’essayai de l’apprivoiser au mieux, de me montrer sympathique et à l’écoute. Il ne devait pas craquer et se battre. C’est ce que je voulais lui faire comprendre.
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MessageSujet: Re: A la croisée des chemins. (Ishvari & Kris) Mar 27 Juin - 13:35

A la croisée des chemins.

Août 2016.
Paris, FRANCE.


Paris est connue pour être l’une des plus belles villes du monde. Je n’ai pas visité toutes les grandes villes du monde, mais honnêtement, pour moi, Paris est magique, surtout de nuit. C’est pour cela d’ailleurs qu’on dit que Paris ne s’endort jamais, car les gens sont toujours là, à n’importe quelle heure. En tant qu’ancien membre du GIGN, la seule chose qui me dérange à Paris, c’est le fait qu’il y a trop de choses propice aux dangers. Et ça, c’est une chose qu’on ne pourra jamais maîtriser malheureusement. La magie de Paris, c’est aussi la Seine et les monuments qu’il y a autour. Mais honnêtement là, je vois plutôt la Seine comme ma libération. Ma femme est morte. Ma fille est morte. A cause de moi ? Même si ce tout le monde l’a dit, que je le sais au fond de moi, je ne peux m’empêcher de croire que c’est moi le fautif dans cette histoire, car si je n’aurais pas été à 100% dans mon travail, jamais il n’y aurait eu une telle répercussion. Et puis, tant que l’homme, je me devais de les protéger lors du moment de l’attaque. J’en ai été incapable. Là encore, les personnes autour de moi m’ont dit que je ne pouvais rien faire, mais… Je n’y arrive pas. Je suis prés du bord, ma bouteille est presque vide, je titube doucement, et je décide de mettre fin à ma vie pour rejoindre mes princesses. Alors que je me projette déjà dans mon action, j’entends une voix qui m’ordonne de ne pas faire ça. Légèrement à l’Ouest, je mets quelques secondes à percuter qu’elle s’adresse à moi. Je tourne la tête et aperçoit une jeune femme. « Qui êtes-vous pour me donner des ordres comme ça, dégagez ! » dis-je sur un ton agressif, mais malheureusement pour moi, la jeune femme est tenace. Elle reprend la parole et me dit que que la noyade est la pire des morts : erreur fatale, car cela me fait grandement sourire. Je décide même de monter sur un petit rebord pour poursuivre mon action, elle ne pourra pas m’en empêcher même si je dois dire que j’aurais préféré qu’elle ne soit pas là, mais comme on dit, elle est là au mauvais moment, au mauvais endroit. « Si c’est la pire des morts, alors c’est ce que je veux, c’est ce que je mérite. » ajoutai-je avant de la regarder pour la première fois. J’aperçois enfin ses yeux, et je me plonge dedans. Je suis sarcastique : « Vous ne savez pas, effectivement. Prenez ma vie, et prenez ma vodka. » Elle peut voir sous mon regard agressif et haineux de la détresse. Je suis seul, si elle savait. Je n’ai personne, plus personne qui s’intéresse à moi selon moi. Adieu la famille. Adieu les collègues. Je soupire quand je comprends que cette nana là va être ma problématique. Je me tourne alors vers elle, et je trébuche. Je tombe ! Non, je parviens à retrouver mon équilibre. Elle semble avoir eu peur, elle est proche de moi maintenant, proche du bord. Elle n’est pas rassurée, et j’en profite pour lui poser une question : « Vous n’avez jamais eu envie de disparaître ? » lui demandai-je simplement. Délicatement, je pose ma bouteille sur le rebord. Nous sommes plus qu’à quelques mètres l’un de l’autre. « Si vous prenez la bouteille et buvez une gorgée, cela voudra dire que la réponse est oui. Si la réponse est non, ne prenez pas cette bouteille et passez votre chemin. » dis-je tout en la dévisageant de haut en bas. Je ne sais pas ce qu’elle va faire, car quand je la regarde, j’ai l’impression que c’est une fille sans problème. Je me demande pourquoi était-elle là, en pleine nuit, justement à l’endroit ou j’avais décidé de disparaître.

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