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 I hate you, so much I think it must be true love. | ELAISSA

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MessageSujet: I hate you, so much I think it must be true love. | ELAISSA Sam 8 Juil - 16:56





elaissa #2
I really hate you, so much I think it must be true love

A
ujourd'hui avait lieu un barbecue géant en souvenir de la tempête qui avait eu lieu dernièrement et qui avait fait des dégâts matériels important et un nombre conséquent de blessés. Ce barbecue était une manière pour les habitants de se retrouver et de passer à autre chose en pansant nos plaies tous ensemble dans une ambiance qui se voulait joyeuse. Il y avait beaucoup de monde. Je regardais tout autour de moi, mes lunettes de soleil sur le nez. Il faisait beau, c'était la journée parfaite pour être dehors et en profiter. Glissant une main dans mes long cheveux noirs, je prenais ma dose d'UV. Soudain je sentis une main sur mon épaule. Je souris en tournant la tête. " Raissa chérie, c'est pas Eloan là-bas ? " Ma mère. Epoustouflante comme toujours dans sa tenue avec son chapeau de paille. Je tourne la tête dans la direction qu'elle m'a indiquée. Je vis effectivement Eloan, mon colocataire et plus si affiné, discutant avec une jeune femme que je ne connaissais pas. A cause de la tournure qu'avait pris notre relation dernièrement, je ne pu empêcher une vague de jalousie de m'envahir toute entière. Je serrais les dents avant de regarder ma mère, affichant un autre visage. " Oui, c'est bien lui. Je vais aller le voir ! Je t'appelle plus tard pour savoir ou tu es d'accord ? " Je lui souris. Ma mère. Mon tout. Celle sans qui je n'aurais pas eu d'avenir. Elle se pencha et déposa ses lèvres dans mes cheveux. " A plus tard ma chérie." Me dit-elle avant que je ne m'éloigne.
En quelques pas, je rejoins Eloan et celle qui l'accompagne. Plus je m'approche et plus ils m'ont proche ce qui ne me plait pas du tout. Je sais pourtant que je n'ai aucun droit, qu'Eloan fit ce qu'il veut mais je ne peux niée que les voir me dérange. C'est plus fort que moi. J'arrive près d'eux. Ils parlent mais je m'en fiche. J'ai bien envie de n'en faire qu'à ma tête. En arrivant près d'eux, je me racle la gorge, bien sur sans prendre la peine d'être discrète. " Je ne vous dérange pas, ça va ? " Je les regarde, l'un après l'autre, prenant un malin plaisir à voir leurs tête, surtout celle de la jeune femme, évidement.

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MessageSujet: Re: I hate you, so much I think it must be true love. | ELAISSA Dim 9 Juil - 22:01


I hate you, so much I think it must be true love
A ses yeux je vaux quelque chose. J'ai l'impression soudaine que le monde est moi...

Le barbecue amenait déjà beaucoup de monde. Une conclusion plus réjouissante, face à un évènement qui l'était tout autant. Marquant les esprits. La tempête avait fait pas mal de dégâts, et les blessures étaient encore visibles à certains endroits. Que ça soit sur la ville ou sur les gens. Mais ce barbecue était une bonne idée. Oublier, un moment passé et dur pour chacun de nous. Les cris, les rires, les discussions se mélangeaient, entre les personnes, les groupes. Arrivée dans ce brouhaha, ce bruit agréable qui signifiait la vie, pour une personne de l'extérieur comme moi. Gonfler d'une certainement façon la poitrine. Tenant à mon bras une jeune femme, petite à la silhouette avantageuse. Une rencontre fortuite, alors que j'attendais dans une aile d'hôpital, à avoir des soins requis, après cette tempête. Et par chance, on peut dire, elle s'était présentée en tant qu'infirmière. Bien sûr, je n'avais pas été en état, de remarquer sa silhouette ou quoique se soit. Puisque c'était surtout les ténèbres qui m'avaient accueilli, à ce moment-là. C'est seulement quelques jours après, que je prenais pleinement consciences du potentiel de séduction qui émanait d'elle. Et aussi incroyable que cela puisse paraître, ce n'était pas moi, qui l'avais cherché, mais bien elle ! Sous ces airs doux et sérieux, se cachait, une incroyable séductrice. Qui éveilla ma curiosité, bien sûr. Et tentateur que j'étais... Je ne pouvais pas passer outre. Donc c'est naturellement, qu'elle accepta de joindre à moi, à ce barbecue improvisé. Je n'étais pas surpris, je savais que j'allais croisé du monde. Des têtes connus. La ville était petite. Et à vrai dire, je ne faisais rien de mal. A part, que j'étais en charmante compagnie. Qui n'échappait pas à certains regards. Surtout celui de Raissa, qui se présentait près de nous. Et dont, l'apparition était une véritable surprise. Je ne savais pas qu'elle venait. On avait parlé de beaucoup de choses sauf du barbecue. Et pourtant, j'aurais dû m'en douter... Coupant notre conversation comme si de rien n'était. Je n'arrivais pas à faire disparaître ce sourire qui s'affichait sur mon visage. « Raissa... !» Je détachais mon bras, de ma compagne de soirée, pour passer mon bras dans son dos. « Non pourquoi ? Je te présente Sarah, l'infirmière qui a pris soin de moi à l'hôpital. Sarah voici Raissa ma colocataire... » J'hésitais un instant à en dire plus. Comment je devais qualifier notre relation, depuis l'autre soir... Et pourtant la voir ici, avec une certaine colère cachée, n'avait rien d'anodin. Alors que j'employais un air des plus innocent. Est-ce que cela l'était vraiment...
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MessageSujet: Re: I hate you, so much I think it must be true love. | ELAISSA Lun 10 Juil - 11:23





elaissa #2
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E
n cette belle journée, ma mère et moi sommes au barbecue organisé par la ville à la suite de la tempête qui avait ravager le paysage comme les habitants. Soudain, ma mère attira mon attention sur Eloan et une jeune femme en pleine discussion. Ma première impression est que cette fille est sûrement une cliente d’Eloan, bien que cette fois, il semble avoir été chanceux puisqu’elle est jeune et je dois malgré l’avouer, belle. Quand je rejoins Eloan et sa « cavalière » après avoir assurée à ma mère de la rejoindre plus tard, je ne me gène pas pour les interrompre et pour montrer clairement que cela ne me plait pas. Je ne crois avoir été jusque là d’un naturelle jalouse une seule fois dans ma vie seulement voilà, avec Eloan, les choses sont loin d’être simple. Je ne comprend pas la moitié des chose que je ressens à son égard et ça m’énerve. Quand il me remarque, il semble surpris mais bientôt un sourire canaille apparaît sur ses lèvres, ce qui ne m’aide pas vraiment à me calmer pour éviter de trop attirer l’attention sur nous, ce que je n’apprécie pas spécialement. « Raissa... ! » Au moins il se souvient de mon prénom…Malgré moi, je vois son bras se glissait dans le dos de la jeune femme. «Non pourquoi ? Je te présente Sarah, l'infirmière qui a pris soin de moi à l'hôpital. Sarah voici Raissa ma colocataire... » J’avoue être un peu surprise mais bon, on me la fait pas, depuis quand une infirmière s’éclate ensuite avec un ancien patient ? Je les regarde. J’ai bien sentis l’hésitation au monde de me présenter. Colocataire ? Est ce que c’était encore le cas ou bien y avait-il autre chose ? Est ce que je voulais qu’il y est plus ? Je n’en savais vraiment rien. « Oh … Enchantée Sarah. C’est donc à toi que je le retour en un seul morceau d’Eloan ? Merci. » Dis-je, même si mon ton sonnait clairement faux. « Ce n’est pas contraire à l’éthique de sortir avec un patient ? Enfin, qu’est ce que j’en sais hein ? » Demandais-je avec un sourire, sans pouvoir me retenir, pour faire passer la pilule. Faire passer la pilule à une infirmière, un comble non ? Ahah, je suis trop drôle. Eloan avait beau feindre l’innocence, je n’arrivais pas à me calmer. Et puis sa main dans son dos me filait des boutons. « Je suis venue avec ma mère. Elle te passe le bonjour d’ailleurs. » Dis-je pour faire bonne figure. J’aurais tant aimé pouvoir lui rendre la monnaie de sa pièce en m’affichant avec un autre mec. Si seulement Tate était là … Seulement je suis comme une conne avec ma jalousie. Plus les minutes passent et plus je sens que je vais craquée d’une seconde à l’autre. C’est l’effet qu’Eloan a sur moi. Volontairement ou pas, il sort ou le meilleur, ou le pire de moi-même. Je glisse une main dans mes cheveux. Mes lunettes de soleil cache la brillance de mes yeux légèrement embués. « Je … Je vais aller la rejoindre et vous laissez profiter de la journée. On se voit à la maison ce soir. » Dis-je en cherchant malgré mes lunettes le regard d’Eloan. Je ne savais pas si c’était une affirmation, une supplication ou une interrogation. Peut-être un peu des trois. Je leurs tournais alors le deux pour chercher des yeux ma mère, ne supportant plus de leur faire face.
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MessageSujet: Re: I hate you, so much I think it must be true love. | ELAISSA Mer 12 Juil - 18:52


I hate you, so much I think it must be true love
A ses yeux je vaux quelque chose. J'ai l'impression soudaine que le monde est moi...

Un barbecue, ce n'était pas une si mauvaise idée. Il y régnait toujours une bonne humeur, ainsi qu'une bonne odeur. En parlant de cette dernière, une odeur prononçait se diffuser dans l'air. Ce qui ouvrait l'appétit. Étant un bon vivant, j'étais aussi un bon mangeur, bien sûr. Cela allait de paire. Mais d'abord, j'accordais mon attention à celle qui m'accompagnait. Je m'étais dit que c'était une bonne raison de faire connaissance. Et loin d'être une raison d'avoir une explication de tout le monde. C'était un ressenti tenace dés l'instant, ou j'ai vu apparaître Raissa près de nous. Comme si j'avais été pris la main dans le sac, sauf qu'il ne s'était rien passé. Encore... Je pouvais encore dire que simplement, on discutait. Mais quelque chose me disait qu'elle n'était pas dupe. Avoir la réalité était peut-être aussi dur que se l'imaginer. Je n'avais rien d'un homme gentleman, bien sous tous rapport. Le type d'hommes à se marier et avoir des enfants, dans une maison familiale, avec un joli petit terrain derrière et devant. Où pouvait jouer les enfants. Avec un boulot, qui rapportait assez pour pouvoir faire des voyages avec sa famille, tous inoubliable les uns que les autres. Non, je n'étais pas ce genre de personne. En fait, j'étais bien le contraire, un mec qui voulait tout simplement profiter de la vie. Un mec masseur le jour, et vendeur son corps pour accompagner de plus fortuné la nuit. Pourtant, elle arrivait... À le comprendre ça, dans la limite des choses. Bien sûr, parce que le but était encore le néant. Sa colère était palpable peut-être parce qu'avant le temps, j'avais appris à la connaître, parce que c'était si flagrant sous un voile de politesse. Est-ce que je l'ai cherché un peu, en passant mon bras derrière le dos de ma cavalière du moment... ? Peut-être un peu... Pourquoi jouait à ce jeu, alors que je risquais gros. Entre autres de perdre cette complicité, ce petit plus qui se formait entre nous. Son ton sarcastique n'indiquait rien de bon. Bien sûr, surtout le moment du remerciement pour avoir réussi à me laisser un seul morceau. Ce qui me faisait grimacer des dents légèrement. Bien sûr, ça ne m'arrêtait pas à ajouter mon grain de sel, à attirer certaines foudres. « Oui Raissa ne se voit pas sans moi dans les parages... » Je la regardais en haussant un sourcil. Le jeu était malsain bien sûr et c'était de la vantardise. Et je savais que j'allais avoir du répondant en face. Et c'est ce que je voulais. Je regardais ma cavalière impassible, face à une attaque bien placée de Raissa. Limite à ne pas savoir quoi dire et presque gêner. Qui pourtant pour ma part, ne me laissait pas inerte. « Sarah voulait s'assurer que tout allait bien pour moi. Alors pourquoi pas en profiter pour faire un tour ici. Un soulagement de mon évolution après ma blessure... Tout simplement, dans un but purement... Thérapeutique. » Ouai pas exactement, toutefois, ce n'était pas non plus un mensonge. C'était une réponse un peu enjolivé. Je me penchais légèrement, pour voir la mère de Raissa apparaître plus loin. Dés l 'instant, où son regard se dirigeait vers nous. Un signe pour la saluer, se matérialisa. Sa mère était adorable, les peu de fois, ou je l'avais entre aperçus. « Elle est adorable, tu lui passeras aussi le bonjour, pour moi. Et avec le plaisir de la revoir prochainement... » Ces paroles sonnaient faux, pas la peine d'être un devin, pour s'en apercevoir. Ou alors je la connaissais trop bien. Et durant l'espace d'un instant, aussi étonnant que cela puisse paraître, mon infirmière était passée d'un centre d'intérêt, à un second plan, quand on était ensemble. Bien trop accaparait, à se chamailler. En fait, c'était comme si le monde s'était arrêté autour. À cet instant, infime, j'avais capté son regard. Ce regard qui me tiraillait. M'arrachant, plus qu'un pincement au cœur, mais pour la première fois, une culpabilité. Que j'essayais avec peine de cacher, de terrer au fond de moi. Sans pour autant savoir la dissimuler. Cela aurait dû me passer au-dessus. C'est bien ce que je faisais d'habitude. Prendre les choses à la légère. Encore sonner par ce qu'il venait de se passer, ma cavalière regardait ce qui se passait impuissante. Avant que e me retourne vers elle. « Donne-moi... 5 minutes ok ! » Cinq minutes, dix ça m'était égale. J'avais quelque chose à régler, et je voulais que ça se règle. Même si c'était ici, devant tout le monde. Si ça devait se terminer en scandale. Au moins, les gens en auraient pour leurs argents. Je passais ma main sur son bras, en soupirant pour la retenir. Un comble, moi retenir quelqu'un. « A quoi tu joues, pourquoi tu m'as joué cette scène ? Qu'est-ce qui te prend ». Je serrais la mâchoire, sentant l'énervement montrait d'un cran. Je ne comprenais pas ce qu'il se passait et encore moins comment réagir.
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MessageSujet: Re: I hate you, so much I think it must be true love. | ELAISSA Jeu 13 Juil - 18:09





elaissa #2
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D
ès que ma mère attira mon attention sur Eloan et sa cavalière du jour, la colère et oui, la jalousie s’empara de moi. Jamais de toute ma vie je n’avais ressentis autant d’émotion négative. Tout ça à cause de lui. Alors bien sur, même si c’était loin d’être mon habitude, j’allais vers eux, me fichant de les dérangés, bien décidés à montrer à Eloan ce que je pensais de toute ça. Après les avoirs rejoins, j’appris que la jeune femme avec lui était une infirmière qui s’était occupé de lui après la tempête. Comme si c’était normal qu’ils soient ensemble aujourd’hui ? Je suis sur que ses patrons seraient ravis de savoir qu’elle fréquente ses patients en dehors de l’hôpital. Je jouais d’abord les faux-culs. «Oui Raissa ne se voit pas sans moi dans les parages... » Dit Eloan à sa demoiselle. La colère gronda en moi et je me retiens de me jeter sur lui. Pourquoi fallait-il que cela soit comme ça entre nous ? L’un comme l’autre, on avait une fâcheuse tendance à tirer le meilleur mais aussi le pire de l’autre. Un sourire carnassier sur les lèvres, je ne résistais pas. « Il dit ça, mais il ne peut pas plus se passer de moi. Les mecs et leurs égo … » Je glissais mon regard de la jeune femme à Eloan. Puis je disais le fond de ma pensée sur le fait qu’ils soient là, ensemble. Cela ne me paraissait pas très éthique. La pauvre Sarah. Je n’avais rien contre elle. Elle se retrouvais seulement au milieu de tout ça. Elle restait silencieuse et gênée. Evidement, Eloan lui ne fit pas pareil. Bien au contraire. «Sarah voulait s'assurer que tout allait bien pour moi. Alors pourquoi pas en profiter pour faire un tour ici. Un soulagement de mon évolution après ma blessure... Tout simplement, dans un but purement... Thérapeutique. » J’aurais pu en rire si mon cœur n’était pas si douloureux. Il se foutait de qui là sérieux ? Il jouait avec le feu et il le savait, j’espérais seulement qu’il pourrait accepter les conséquences possibles de ce jeu. Je hochais la tête. « Très prévenant de ta part Sarah. Eloan à beaucoup de chance d’être tomber sur toi. » Dis-je, d’une voix égale.
A court d’argument, et de plus en plus proche du point de non retour, je donnais les salutation de ma mère à Eloan. C’était faux, bien sur, même si ma mère appréciait néanmoins Eloan. Elle ne m’aurait jamais laisser habiter avec lui sans ça, même si j’étais une adulte maintenant. J’avais simplement besoin de garder le contrôle, au moins légèrement. Il aperçut d’ailleurs ma mère, jamais très loin de moi. Il la salua d’un signe de la main. « Elle est adorable, tu lui passeras aussi le bonjour, pour moi. Et avec le plaisir de la revoir prochainement... » Je hoche la tête, un pauvre sourire s’affichant sur mes lèvres même si, sur les gens qui ne me connaissait pas il pouvait donné le changer. « Je lui dirais oui. Pas de soucis. » Dis-je simplement. Plus les minutes passent et plus je me sens mal de cette comédie, de faire celle qui n’est pas touchée alors que je souffre sans vraiment savoir pourquoi c’est aussi violent. Je finis par baisser les bras, ne désirant qu’une chose, mettre le plus de distance en eux et moi. Pour mon propre bien. Heureusement que j’ai mes lunettes de soleil sur le nez, sinon tout le monde verrait mon véritable état. Je me détourne donc d’eux, prétextant d’aller rejoindre ma mère. Je sens mes mains tremblaient légèrement alors que je m’éloigne. J’avance dans ma bulle. Soudain, une main se pose sur mon bras. Eloan. Comment je le sais ? Bonne question. «A quoi tu joues, pourquoi tu m'as joué cette scène ? Qu'est-ce qui te prend ? » M’accula t-il. Je me tournais vivement vers lui, mes cheveux volant derrière moi, furieuse. « Lâche-moi ! » M’emportais-je en le repoussant de mes maigres forces. « Ce qui me prend ?! T’es sérieux ? » Lui dis-je, essayant de me contrôler, consciente que nous étions en public. Je remonte mes lunette sur ma tête, faisant apparaître malgré mon regard si parlant. « Ce qui me prend c’est que je … Je pensais qu’après l’autre soir, les choses auraient évoluées entre nous mais je vois que non, rien a changée ! » Lançais-je en le regardant, prête à exploser. « Je suis fatiguée de tout ça mais je sais que je ne peux pas te demander de changer. Je n’ai aucun droit de te demander ça. » Continuais-je, ne pouvant plus garder tout ça pour moi. C’était trop dur, tout simplement. « Je tiens à toi. Vraiment. A vrai dire je sais même pas vraiment ce que je ressens au final … Juste que quand je te vois avec ta Sarah, j’ai des envies de meurtre. Et je n’aime pas ça mais je ne peux pas faire autrement … » Je glissais une main dans mes cheveux, fermant les yeux quelques secondes, prenant de profonde inspiration pour me calmer.
Je sais qu’Eloan n’est pas prêt à entendre tout ça par ce que l’opinion qu’il a de lui même et bien en dessous de ce que moi je vois en lui, et tant qu’il n’arrive pas à se voir comme moi je le vois, les choses resteront comme elles sont. Que cela me plaise ou non. Je dois vivre avec ça et certain jour c’est plus facile que d’autre. Aujourd’hui n’est pas un jour facile. Cela passera. Il le faut bien. Plus encore que cette situation, je crains encore plus de perdre Eloan pour de bon.
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MessageSujet: Re: I hate you, so much I think it must be true love. | ELAISSA Mar 18 Juil - 11:30


I hate you, so much I think it must be true love
A ses yeux je vaux quelque chose. J'ai l'impression soudaine que le monde est moi...

Qu'est-ce qu'on attendait vraiment de cette journée ? Elle devait être un moyen de se détendre, après les événements de la tempête. Un pansement qui diffusait une blessure, encore, vive, en proie à une certaine douleur encore très présente. Le temps était peut-être la seule chose qui allait pouvoir agir dessus. La cicatriser petit à petit. Et ce barbecue, était fait pour ça. Pour passer, d'une certainement façon un bon moment, et à autre chose. Pourtant, elle avait viré à autre chose qu'une simple journée banale. Ou les simples sourires devaient trôner. Flirtant entre la colère et la limite de la catastrophe. Un monde différent, mais pas si différent, pour Raissa et moi. Après tout, c'était notre quotidien, si on ne se cherchait pas... Ce n'était pas exactement ce qui nous qualifiait. Chercher l'autre, être insupportable... Ce n'était pas nous. Un petit plus qui cimentait notre lien. Et qui le rendait si... différent. Mettre en colère l'autre, mettre le doigt sur les défauts qui constituait chacun de nous. Elle était aussi douée que moi, et faisait une adversaire parfaite. La preuve en était là aujourd'hui. Encore une fois. Entre piques dissimulaient et remarques acerbes. Ce n'est pas ce qu'il manquait. Parfois ça fusait comme à cet instant, ou à peine un sourire se dissimulait entre mes lèvres. Secouant légèrement la tête. Toucher ! Elle n'avait pas tord à ce sujet. Mais le révéler, serait révéler une partie trop facile. Mais aussi, beaucoup trop vulnérable. Je n'étais pas prêt à lâcher encore cette partie-là. Je m'approchais de Raissa, entourant mon bras autour de ces épaules. Avec un air joueur, insupportable certainement. « J'avoue, c'est ma grande faiblesse. Je ne peux rien faire sans Raissa à mes côtés. Mon très gros égo et moi, on est lié. Tu devrais être contente, je l'avoue. » Et puis, si ça pouvait la faire plaisir... Est ce que c'était réellement, l'attention de lui faire plaisir. Pas, exactement, j'avais dans le sentiment que cette situation l'énervait, l'insupporter. Et intérieurement, je pouvais comprendre. À sa place, j'aurais réagi comment ? Différemment, certainement, j'aurais laissé parler l'impulsivité. Il paraît que les hommes ne réfléchissent pas... Ce qui n'est pas totalement faux. On réfléchit après... Je sentais une pointe amertume dans sa voix. Un mensonge en cachant un nôtre. Je croyais dupé qui ? Et est ce qu c'était véritablement mon attention ? Non pas exactement, mais c'était toujours plus facile de donner le change. D'édulcorer un peu la vérité, que la révéler. La vie était déjà si ennuyeuse, sans y mettre un peu de forme. Mon regard n'avait plus vraiment d'importance sur la jeune femme qui m'accompagnait, mais plutôt sur Raissa. Sa réaction, son comportement m'apportait beaucoup d'intérêt. Elle avait raison. Rien n'était normal sur la présence ici, de cette jeune infirmière. Qui venait avec son infirmière, à un barbecue ? Soit disant pour s'acquérir de sa santé. Je voulais tromper qui ? Certainement pas Raissa et elle n'était pas dupe non plus. Mon bras reprenait sa place le long de mon corps. Avec un soupçon, de tiraillement, une pointe de culpabilité. Signe que je n'étais pas si insensible à ma comédie face à Raissa. Que tout n'était pas bien préparer ou planifier. Je voulais jouer le même jeu que d'habitude, cette nature si clairement dessinait depuis des années et pourtant... C'était un véritable brouillard, en proie aux sentiments et ressenties, que j'avais si souvent évité. Pour de bonnes raisons d'ailleurs. La conversation, n'évitait de trop méditer sur la question. Et pourtant, il avait bien falloir que je m'attarde dessus.

Un jour ? Un jour, mais pas maintenant. Pourtant, je sentais que cela allait être inévitable dès l'instant, ou le silence s'installa. Ce silence qui en dit long. Long de sous-entendu. Celui qui vous met face à ce que vous tentait de fuir. Celui qui vous met face à vos responsabilités. Parce que vous ne pouvez pas les fuir éternellement. Que vous savez que vous avez fait un faux pas, dés l'instant où vous voyez une forme de douleur traversait dans le regard de la personne assez proche, pour vous acceptait comme vous êtes. En gros, c'est la que vous vous rendez compte que vous avez merdé. Et il était impossible pour moi, de la laisser partir. De la laisser retourner, à ces occupations, avec la pensée que ça n'allait pas si bien que ça. Inconsciemment, j'avais attrapé son bras, que je lâchais aussi rapidement, qu'elle me l'avait demandé. Une simple question, qui avait fait surgir un mal-être insoupçonné ou presque... Un flot de paroles qui me paralysait, face à son regard qu'elle avait caché durant ce petit interlude. Humide. Bien sûr que j'étais sérieux. Je m'étais mal exprimé, comme toujours. Aux apparences défensives. Majoritairement, dans le fond, c'était la culpabilité qui primait. La culpabilité de lui faire subir tout ça. Et malgré ça, elle avait raison... Les choses avaient bien changé depuis ce soir-là. Je sentais plus les choses pour elle, tout était devenu... Si différent. C'était plus intense, je le connaissais ces sentiments, pour l'avoir vécu une fois. « Les choses sont différentes ! Elles ont été différentes après cette soirée... Mais qu'est-ce que tu attends de moi Raissa ? Dis-moi ? » Ma main se glissait dans mes cheveux, le regard pointaient sur le sol à la recherche, de ce que j'allais dire. Ce qui était bon à dire, ce qu'elle voulait entendre. « Que je sois un petit ami te donnant des rendez-vous ? Te tenant la main en public ? T'offrir des cadeaux ? Dis moi ? Non, tu as le droit de me dire ce que tu veux ! Ce que tu souhaites, parce que si tu es fatigué, moi, je suis perdu... » Je ne savais pas faire ce que j'avais énoncé, j'avais su. Et puis j'avais vite oublié, trop jeune, naïf. J'avais perdu tant de choses. « Je t'avais prévenu que... Que j'allais te faire mal inconsciemment, tu te souviens ? » Je m'approchais d'elle, doucement. Je savais qu'elle m'avait repoussé il y a de cela quelques minutes avant. Une approche sur la réserve. Elle avait déballé son ressentie aussi facilement, qu'une partie me faisait peur. Montrant clairement qu'ils avaient passé un cap, sans s'en être rendu compte par eux-mêmes. « Qu'est-ce que tu essaies de me dire ? Que tu es jalouse ? Que tu ressens bien plus ? Je ne comprends pas... » Ou je ne voulais pas comprendre... Qu'est-ce que je voulais bien comprendre. Qu'est-ce que je voulais bien admettre. En un instant, je maîtrisais le cours des choses, et maintenant... Maintenant, c'était un chaos. Tout se mélanger. Me faisant perdre, les mots qui avaient du mal à se formuler. « Je ne suis pas la personne qui te faut, d'ailleurs pour personne... Et pourtant, je dois admettre que depuis... Depuis qu'on se connaît, je ne sais pas... Je perçois, effleure d'autres alternatives. Sans savoir si je les emprunterais un jour. Tu me vois d'une façon, dont j'ai peur qu'elle soit erronée. Raissa, j'ai peur simplement de te décevoir. » C'était inévitable, je le savais. Et d'une certaine façon, elle était aveugle à cette réalité. En aucun, je ne voulais la blesser. Et cette idée dans le fond me tuait, j'étais une bombe à retardement dont elle n'avait pas conscience.
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MessageSujet: Re: I hate you, so much I think it must be true love. | ELAISSA Hier à 10:42





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I really hate you, so much I think it must be true love

T
out était entrain de partir en vrille. Et nous ne pouvions plus revenir en arrière après cette journée. C'était impossible. Les choses devaient changées, pour le meilleur ou le pire. Bien sur, tout était ma faute. C'est moi qui avait acculait Eloan, moi qui avait craquer la première et m'en prenait à lui. J'avais fait jusque là de gros effort pour essayer de garder mon calme mais quand je l'ai vu avec la jeune femme qui l'accompagnait, son infirmière, je n'avais pas pu me contrôler. C'était stupide et ça risquait bien de détérioré notre relation déjà fragile mais j'avais besoin de lui parler, de tout lui dire, même si il ne comprenait pas, même si je passais pour une folle. Après m'en être pris inutilement à la jeune femme, je décidais qu'il valait mieux pour ma santé mentale que je m'éloigne. Je leur tournais donc le dos avec l'idée d'aller rejoindre ma mère. Je n'avais pas fait dix pas, qu'Eloan me rattrapa et me retint par le bras. Je lâchais alors les écoutilles et lui disait tout ce que j'avais sur le coeur. Je ne pouvais plus garder tout ça pour moi. Pas si je voulais que les choses évoluent. Me mettre à nue devant lui et être vulnérable comme jamais, moi la maniaque du contrôle, c'était simplement la chose la plus effrayante au monde. « Les choses sont différentes ! Elles ont été différentes après cette soirée... Mais qu'est-ce que tu attends de moi Raissa ? Dis-moi ? » Me demanda t-il, passant une main dans ses cheveux et en baissant le regard. Il avait beau me dire que les choses avaient changées, ce n'était pas ce que je ressentais. N'était-il pas venu avec une autre femme ? « Que je sois un petit ami te donnant des rendez-vous ? Te tenant la main en public ? T'offrir des cadeaux ? Dis-moi ? Non, tu as le droit de me dire ce que tu veux ! Ce que tu souhaites, parce que si tu es fatigué, moi, je suis perdu... » Je secouais la tête, tremblante à cause de toute une gamme d'émotions nouvelles qui balayaient toute mes certitudes, tout ce que j'avas toujours connu jusque là, jusqu'à ce qu'il entre dans ma vie.
Il n'y avait plus que lui et moi. J'oubliais que nous étions entouré de gens qui pourrait nous entendre. Je m'en fichais pas mal de me donner en spectacle pour le moment. Ce barbecue devait être le moyen de panser nos blessures découlant de la tempête et je n'avais fait qu'en rouvrir d'autres. " Tu dis que les choses ont changées, mais tu es pourtant venu avec ton infirmière. Drôle de façon de me le montrer ! " M'emportais-je, une nouvelle fois. " Tu crois vraiment que les diners, les cadeaux, c'est ce qui m'intéresse ? Je m'en contre fou. Ce que je veux c'est qu'on soit honnête l'un envers l'autre, qu'on arrête de jouer un espèce de jeu malsain qui finira par nous faire souffrir tout les deux et qu'on ne se cache plus derrière nos peurs. C'est que comme ça qu'on pourra avancer ! " Lui dis-je, le cœur battant à tout rompre dans ma poitrine, les yeux brillants et des larmes coulant sur mes joues. « Je t'avais prévenu que... Que j'allais te faire mal inconsciemment, tu te souviens ? » Dit-il en s'approchant de moi. Mon corps entier vibra de voir son corps à lui se rapprocher. Je ne bougeais pas, mes larmes mouillant toujours mes joues. Je n'osais pas le regarder, fuyant comme je le pouvais son regard. Je prenais une inspiration en essuyant mes joues inondées de la paume de la main. " Je m'en souviens oui ... Tu t'es tellement convaincu que tu le ferais, sans te donner une chance, sans "nous" donnait une chance que c'est effectivement ce qui est arrivé Eloan... Tu crois tellement que tu ne mérites pas d'être heureux qu'au final tu repousses tout ce qui pourrait te prouver le contraire. " Déballais-je, la voix déraillant de plus en plus. « Qu'est-ce que tu essaies de me dire ? Que tu es jalouse ? Que tu ressens bien plus ? Je ne comprends pas... » Me dit-il, maintenant aussi perdu que moi. Je glissais une main dans mes cheveux avant de passer à nouveau mes doigts sur mes joues et en dessous de mes prunelles pour en chasser les larmes qui brouillaient ma vue. " Oui, je suis jalouse ! J'aimerais ne pas l'être, je ne devrais pas l'être mais c'est plus fort que moi. " Je ferme les yeux quelques secondes avant de les rouvrir pour regarder Eloan. " Quand à ce que je ressens, je suis incapable pour le moment de mettre des mots là-dessus ... Tout ce que je sais c'est que je tiens à toi, que tu compte pour moi et que si tu n'étais plus dans ma vie, je risquerais bien d'en crever. Je n'ai pas choisis de ressentir tout ça. Cela serait plus simple si ce n'était pas le cas, si je pouvai par magie enfermer mes sentiments à double tours. Mais ce n'est pas possible et si je suis honnête, je n'en ai pas envie alors je fais de mon mieux. " Lui dire tout ça, même si j'étais plus vulnérable que jamais me procurait étrangement un sentiment de plénitude, comme si le poid que je portais depuis trop longtemps venait de m'être enlever.
Evidement, rien n'était arranger. J'ignorais même si tout ça servirait à quelque chose, si je ne venais pas de détruire purement et simplement ma relation avec Eloan mais au moins les choses étaient dites. Toutes mes cartes étaient sur la table. Je ne pouvais pas faire mieux. Je n'en avais pas la force. « Je ne suis pas la personne qui te faut, d'ailleurs pour personne... Et pourtant, je dois admettre que depuis... Depuis qu'on se connaît, je ne sais pas... Je perçois, effleure d'autres alternatives. Sans savoir si je les emprunterais un jour. Tu me vois d'une façon, dont j'ai peur qu'elle soit erronée. Raissa, j'ai peur simplement de te décevoir. » Je secouais la tête vivement. " Arrêtes de dire ça ... " Soufflais-je en levant les yeux vers lui. Son si beau regard dans lequel je pourrais me perdre à jamais. Je faisais un pas vers lui, prudente. J'en fis un autre, puis un autre. Finalement, j'arrivais près de lui. " Arrêtes de vouloir décider pour les autres. Tu crois que j'ai choisis de ressentir tout ça pour toi ? Bien sur que non. C'est ce que je ressens, c'est tout. " Lui dis-je alors. Je viens ensuite prendre sa main dans la mienne pour y nouer nos doigts. " Je sais que tu as peur. Moi aussi j'ai peur. Tu n'es pas parfait. Je le sais et je n'attend pas de toi que tu le sois. Je suis loin d'être parfaite moi aussi. Personne n'est parfait. Si tu pense me décevoir, tu finiras par le faire. C'est inévitable. Mais si tu te laisse une chance, si tu écoutes ce que tu ressens et si tu te laisse le droit d'être heureux, je suis certaine que tu pourrais être surpris. " Mes derniers mots s'envolent dans un souffle. Je baisse les yeux sur nos doigts liés.
WILDBIRD
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I hate you, so much I think it must be true love. | ELAISSA

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