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 Suis-moi, je te fuis.; fuis-moi, je te suis. | REYLLIE

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MessageSujet: Suis-moi, je te fuis.; fuis-moi, je te suis. | REYLLIE Dim 9 Juil - 22:27


Suis-moi, je te fuis; fuis-moi, je te suis

REYLLIE


« Tout semble bien guérir, Billie! C’est une bonne nouvelle! » Billie pousse un bref soupir tout en roulant les yeux. Son regard désormais rivé sur le plafond, elle n’écoute plus ce que son chirurgien lui explique, s’aventurant dans l’immensité de ses propres pensées jusqu’à ce qu’il l’extirpe. « Billie… Tu m’as compris? » « Ouais, ouais, les cicatrices semblent bien guérir… Mais ce n’est pas ce qui m’importe, docteur… » Ébahi, il croise les bras alors que Billie referme cette robe d’hôpital hideuse, cachant ainsi rapidement les vestiges d’une poitrine qui a été. « Je suis très reconnaissante envers votre travail et… Bref, vous m’aviez sauvé la vie plus d’une fois… Mais ça… » Elle gesticule sa poitrine pour y faire référence « Disons simplement que je suis très impatiente d’être de nouveau… Complète… » Ce dernier mot, elle le murmure juste assez fort pour qu’il puisse l’entendre, mais pas assez fort pour attirer les curieux. Croisant les bras, Billie baisse les yeux tout en prenant une grande inspiration. « Je sais que c’est difficile… » Billie libère un rire bref avant de hocher négativement la tête. « Difficile est un euphémisme… » Gromelle-t-elle finalement. « Mais nous devons attendre que le tout soit entièrement guérit. D’accord? » Tel un enfant boudeur, elle hoche positivement la tête tout en évitant le regard du chirurgien. « Donc on se voit dans un mois? » « Comme d'hab'… », soupir-t-elle en empoignant ses articles personnels et en quittant la salle.

Un mois. Un mois! Vivre cet enfer pendant un autre mois est ridicule! Appuyant le bouton de l’ascenseur avec impatience, elle croise les bras et pousse un profond soupir, derechef. Bon, d’accord… Elle doit se compter chanceuse d’avoir simplement perdu sa poitrine plutôt que sa vie entière… Si ce n’était pas de cette procédure, elle serait probablement en phase terminale. Bon, elle exagère! N’empêche, si c’est le prix à payer pour demeurer en vie encore quelques années et reprendre contact avec sa famille, eh bien soit!

Les portes de l’ascenseur s’ouvrent et elle y entre, s’adossant inconfortablement contre le mur de celui-ci. Lissant sa jupe et boutonnant les derniers boutons de sa chemise blanche, l’ascenseur fait un arrêt au rez-de-chaussée et les portes s’ouvrent enfin. Seule, elle n’a pas besoin d’attendre que d’autres individus quittent l’ascenseur avant elle, elle entame le pas pour sortir tout en gardant le regard rivé sur le bouton de sa chemise qui ne semble guère coopérer. Au moment où elle quitte l’ascenseur, elle heurte un corps et cette collision lui fait perdre les dossiers qu’elle tenait sous son bras. « Mince.. Pardon, j’aurais dû regarder devant moi… » balbutie-t-elle maladroitement alors qu’elle s'agenouille pour récupérer ses papiers… Seulement, au moment où elle lève la tête, son cœur cesse de battre, son souffle s’arrête et elle a l’impression que le plancher sous ses pieds lui a été retiré brusquement. « Reyane… » Souffle-t-elle. Oh non… Oh. Non!
Merde!

« Je… Désolée… » Ne prenant guère le temps de bien replacer ses feuilles, elle se précipite vers la sortie.
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MessageSujet: Re: Suis-moi, je te fuis.; fuis-moi, je te suis. | REYLLIE Lun 10 Juil - 9:14



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S
ora était encore une fois à l’hôpital. Mais cette fois c’était pour une bonne chose. Elle avait été appeler pour une greffe. Un donneur avait été trouvé et bientôt, elle aurait un nouveau cœur fonctionnel qui lui permettrait de refaire sa vie sans avoir peur qu’elle se termine trop vite. Elle pourrait vivre pleinement, tout simplement. Bien sur, la route était encore longue et tant de chose pouvaient encore réduire cet espoir à néant, mais je faisais mon possible pour ne pas y penser et rester positif. C’était ce dont ma fille avait besoin. Comme tout les jours, dès que j’avais un moment, je me rendais à l’hôpital pour voir Sora et lui changer, du mieux que je pouvais, les idées durant quelques heures.
Je me garais sur le parking de l’hôpital, le plus proche de l’entrée possible. Une fois garer, je coupais le moteur et quittais ma voiture. J’ouvrais la portière et la refermais une fois dehors avant de verrouiller la voiture. Je marchais ensuite jusqu’à la grande entrée de l’Eward Hospital. Je me suis toujours demander pourquoi les hôpitaux avaient toujours de grande entrée ostentatoire ? Pensaient-ils que cela ferait oublier aux gens la raison de leur venue ? Je me faufilais dans cet immense hall jusqu’aux ascenseurs. J’appuyais sur l’un des boutons des ascenseurs et attendis qu’il arrive. J’en profitais pour prévenir Sora que j’allais passer. Je sais que ça ne la dérangerait pas que je passe à l’improviste mais quand-même, je n’étais pas un sauvage. Quand j’entend le bruit distinctif de l’arrivé de l’ascenseur, je relève la tête. Dans l’ascenseur, quasiment personne sauf une jeune femme, semblant dans ses pensées, tenant des dossiers dans les mains. Elle sort, ne faisant aucunement attention à moi et me rendre dedans. Je recule et ses dossiers tombent au sol. «Mince.. Pardon, j’aurais dû regarder devant moi… » S’excuse t-elle avant de se baisser pour les ramasser. Je me penche et ramasser quelques-unes des feuilles pour l’aider. « Y a pas de mal. » Une fois ses feuilles ramassaient, elle lève enfin les yeux vers moi et c’est comme si je recevais un coup de poing dans le ventre. J’ai le souffle coupé, le cœur qui s’emballe, le sang qui bout douloureusement dans mes veines. Je fais encore un pas en arrière, ses feuilles dans les mains.
Non.
NON !
«Reyane… » Souffle t-elle alors que j’ai l’impression qu’on piétine mon cœur encore et encore. Billie. Je ne peux que la regarder, sans bouger, sans pouvoir dire quoi que se soit. Je la regarde. Elle est si belle, si parfaite dans sa jupe et son chemisier. Moi ? Je fais tâche avec mon tee-shirt et mon jean. Il apparaît clairement que nous ne sommes plus du même monde. Je l’ai tant aimé et je l’aimerais probablement toute ma vie. Elle est à jamais une cicatrice éternelle sur mon cœur. Elle m’a donnait ce que j’ai de plus précieux au monde : Sora. Et pour ça, elle fera toujours partie de ma vie. «Je… Désolée… » L’ascenseur repart, et Billie s’enfuit. Je reste interloqué pendant quelques secondes. J’avais l’impression de vivre un rêve, rien de ce qui venait de se passer me semblait réel. Le choc se dissipe et je me tourne pour la voir se ruer vers la sortie. J’ai toujours dans les mains un petit paquet de ses feuilles. « Billie ! » Hurlais-je, me fichant pas mal qu’on soit dans le hall d’un hopital. Je me rue à sa poursuite comme un fou. Je la rattrape sans difficulté. Je saisis son bras de ma main livre. « Arrête … Je t’en pris. » Lui dis-je, luttant contre les tremblement de ma voix. Elle est arrêtée mais elle ne me fait pas encore face. « Ne fais pas ça … Regardes-moi Billie ! » Lui demandais-je. Elle ne pouvait pas s’enfuir comme pas, pas encore une fois. Elle me devait des explications et je comptais bien les avoir, coûte que coûte. Même si cette conversation serait probablement aussi dur que celle que j’ai eu avec Sora quand elle a refait surface dans ma vie. « Tu me dois bien ça … » Soufflais-je alors que ma poitrine se soulevait irrégulièrement.
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MessageSujet: Re: Suis-moi, je te fuis.; fuis-moi, je te suis. | REYLLIE Lun 10 Juil - 17:19


Suis-moi, je te fuis; fuis-moi, je te suis

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« Billie ! » Étrangement, après avoir entendu son prénom émaner d’entre Ses lèvres, c’était une raison de plus pour Billie d’accélérer le pas. Elle n’est pas prête pour cela. Elle n’est pas prête pour cette rencontre qu’elle a joué et rejoué les yeux fermés. Chaque fois, il s’agissait d’une nouvelle mise en scène. Chaque fois qu’elle avait les yeux clos, elle rêvassait de leurs retrouvailles… Chaque fois qu’elle avait l’esprit ailleurs, nous pouvions la retrouver visionnant le moment où elle allait retrouver son Rey’… Mais aucune, alors là aucune, de ses rêveries n’a préparé la brunette pour ce moment. Ce moment qu’elle a longtemps espéré, qui la gardait accrochée, qui lui donnait une raison d’être… Ce moment est enfin arrivé et elle est incapable d’y faire face.

« Arrête … Je t’en pris. » Paroles entendues tel un écho lointain, elle poursuit sa fuite. En ce moment, Billie applaudit ces femmes qui ont ce talent de courir en talons! Pour sa part, elle marche misérablement du plus vite qu’elle peut afin de se réfugier dans sa voiture. Du moins, c’était le plan. Toutefois, elle sent une main se déposer sur son bras et ce contact est l’équivalent d’une décharge électrique, la statufiant sur le champ! Son souffle est coupé, son regard est perdu dans le néant et son ouïe est choyée par la douce mélodie qu’est Sa voix. Bordel, pense-t-elle alors qu’elle ferme douloureusement les yeux. « Ne fais pas ça … Regarde-moi Billie ! » Elle n’y parvient pas. Les larmes montent à ses yeux alors qu’elle se pince les lèvres de sorte qu’elles ne deviennent qu’un trait fin sur son visage crispé. « Tu me dois bien ça … » Furent les paroles qui transpercent le cœur de l’avocate, lui font fermer les yeux et rouler les larmes sur ses joues rosées. Il a raison… Elle ne peut guère retourner en arrière. Elle lui doit une explication. Du revers de la main, Billie essuie furtivement ses larmes et opte pour un air neutre alors qu’elle pivote face à Lui… Néanmoins, il n’a fallu qu’elle plonge son regard dans le Sien que les larmes refont surface.

« Tu as raison … » Souffle-t-elle tout en serrant ses dossiers contre sa poitrine désormais inexistante. D’une part, elle veut cacher le fait qu’elle n’a plus de poitrine, surtout aux yeux de Reyane… D’autre part, parce qu’elle est tellement nerveuse, qu’elle ne se rend pas du tout compte de ce qu’elle fait. Elle ne se rend pas compte qu’elle a les jointures blanchies par la force qu’elle exerce sur ces dossiers. Elle ne se rend pas compte que les larmes s’échappent de ses prunelles à contrecœur. Tout ce dont elle sait, c’est qu’Il est là. Il est devant elle. Il respire. Il la regarde. Il attend. Bordel, se répète-t-elle une énième fois. « J’ai été lâche… Mais te dire que « je n’aurais pas dû » n’effacera jamais les années qui ont passées… Tu mérites mieux qu’une simple demande de pardon, Rey’ … Tellement, mais tellement, mieux! Mais je ne sais pas par où commencer. Je ne sais pas comment te raconter… » Elle pousse un profond soupir, irritée par sa propre incohérence. Elle divague. Lorsqu’elle est nerveuse, lorsqu’elle est acculée contre un mur, elle perd le contrôle.

Il y a tant de choses qu’elle aimerait lui dire. Il y a tant d’histoires qu’elle aimerait lui raconter. Toutes les épreuves qu’elle a traversées, elle a souhaitée, rêvée, priée qu’il soit à ses côtés. Les innombrables matinées où elle se réveillait douloureusement, c’est Sa main qu’elle aurait voulu empoigner. Toutes ces soirées passées seule, c’est dans Ses bras qu’elle rêvait de se blottir. Toutes ces nuits où elle n’arrivait guère à valser avec Morphée, c’est par voix qu’elle souhaitait se faire bercer. Malgré tout, malgré ce qu’elle lui a infligé durant toutes ces années, tout ce qui se libère d’entre ses lèvre, d’une voix tremblante, est un simple « Je suis terriblement désolée, Rey’ » baigné d’un chagrin transparent. Une souffrance pure, une peine comme nulle autre.

Elle doit lui raconter.
Elle va lui raconter.
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MessageSujet: Re: Suis-moi, je te fuis.; fuis-moi, je te suis. | REYLLIE Mar 11 Juil - 19:40



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Suis-moi, je te fuis. Fuis-moi, je te suis.

L
e destin avait décidé de me faire affronter aujourd'hui, le plus grand de tout mes démons. Billie et les souvenirs de notre relation, de la famille qu'on aurait pu, et du, être. Comme je ne fais jamais rien comme tout le monde, au lieu de prendre mes jambes à mon cou, non, moi je lui cours après, cherchant la confrontation. Maintenant que je lui faisais face, j'avais des questions auxquelles je méritais des réponses. Elle seule pouvait me les données et je ne comptais pas la laisser s'enfuir avant qu'elle ne me les aient données. Coute que coute, j'aurais les réponses à ces questions qui me hantaient depuis si longtemps. Je la suis donc à l'extérieur alors qu'elle me fuit, refusant de me faire face. Du fait qu'elle soit en talons, je n'ai aucun mal à la rattraper. Je me saisis de son bras pour la retenir. Elle fuit mon regard, ne croisant pas mes yeux. Je l'accule, l'obligeant à m'écouter à me donner les explications que je mérite. Son émotion est palpable même si je ne vois pas son visage et je fais ce qu je peux pour ne pas me laisser émouvoir. Bien sur, la voir comme ça, pleurant, me brise le coeur mais je n'oublie pas qu'elle est celle qui lui a causé la plus grande des peines en me quittant. Elle essuie ses larmes du revers de la main et elle se tourne vers moi, enfin. Sur son visage, l'air neutre qu'elle affiche détonne par rapport à ce que je sens émané d'elle. Elle n'a jamais su me mentir sur ce qu'elle ressentait vraiment. Nos regard se croisent et une onde de choc me parcours. « Tu as raison … » Souffle t-elle, en serrant si fort ses dossiers contre elle que les jointures de ses doigts blanchissent à vu d'oeil. « J’ai été lâche… Mais te dire que « je n’aurais pas dû » n’effacera jamais les années qui ont passées… Tu mérites mieux qu’une simple demande de pardon, Rey’ … Tellement, mais tellement, mieux! Mais je ne sais pas par où commencer. Je ne sais pas comment te raconter… » Dit-elle avant de pousser un long soupire. J'ai l'impression qu'elle n'est plus vraiment avec moi mais plonger dans ses souvenirs, dans ce qu'elle ressent. Je ne suis plus tout à fait certain de penser clairement moi non plus. Je glisse une main tremblante dans mes cheveux. " Pourquoi ne pas commencer par le commencement ? " Dis-je, d'un ton qui se voulait plus dur que je ne l'aurais voulu. " Pourquoi tu es partie comme ça ? Tu nous a abandonné, moi et le petite, sans aucunes explications ... Je sais que ce n'était pas la vie dont tu avais rêvé, ce n'était pas mon cas non plus mais je t'aimais et il y avait Sora. Tu étais sa mère. Elle avait besoin de toi et du jour au lendemain tu n'étais plus là. " Les accusations pleuvaient inévitablement. Il fallait crevé l'abcès, même si cela faisait mal. Des choses devaient être dites et d'autres entendues. " Moi, au final, je m'en fou. Mais tu n'avais pas le droit de faire ça à notre fille. " L'accusais-je en la pointant du doigts.
Mon coeur bat plus fort, ma respiration s'accélère et mon sang bout dans mes veines. Je lutte pour me maitriser un tant soit peu. « Je suis terriblement désolée, Rey’. » Je recule en secouant la tête. Sur mon visage, un sourire pleins d'ironie trône. Je me met à faire les cents pas, comme un lion dans sa cage. Je n'irais pas jusqu'à dire que je ne la pense pas sincère, je sais qu'elle croit l'être mais cela me fait une belle jambe après toutes ses années de savoir qu'elle s'en veut. " C'est trop tard ... " Soufflais-je en la regardant. Mon coeur bat si fort que j'ai son écho jusque dans mes tympans. Je passe une main sur mon visage. " Etre désolée ne changera rien Billie. Cela ne rattrapera pas les années qui sont envolées pour toujours. Cela ne rattrapera pas le fait d'avoir briser notre famille. Cela ne rattrapera pas ce que tu m'a fais et plus encore ce que tu as fais à Sora. Elle était innocente et elle ne méritait pas ça ! " M'emportais-je. Elle avait des choix, elle devait maintenant les assumés, comme je l'avais fais en allant en prison. Elle semblait prêt à parler, et je comptais l'écouter mais cela ne voulait en aucun cas dire que je pardonnais ou que j'oubliais. Jamais je ne pourrais.


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MessageSujet: Re: Suis-moi, je te fuis.; fuis-moi, je te suis. | REYLLIE Mar 11 Juil - 21:23


Suis-moi, je te fuis; fuis-moi, je te suis

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« Pourquoi ne pas commencer par le commencement? » Crache-t-il et Billie lève les yeux au ciel. Comme si le fait de tout lui raconter est simple! La communication a toujours été un point fort chez Billie… Jusqu’à ce que son père l’extirpe de sa famille. Depuis, elle n’osait plus. Elle n’ose toujours plus, surtout face à Reyane! « Pourquoi tu es partie comme ça? Tu nous as abandonné, moi et la petite, sans donner aucune explication … Je sais que ce n’était pas la vie dont tu avais rêvé, ce n’était pas mon cas non plus, mais il y avait Sora. Tu étais sa mère. Elle avait besoin de toi et du jour au lendemain tu n’étais plus là. » « C’est plus compliqué que ça… » Formule-t-elle doucement entre deux accusations, mais naturellement Reyane ne l’écoute pas. En même temps, elle s’y attendait. Malgré les rêveries de retrouvailles à l’eau de rose, les chances qu’ils se revoient et saute l’un dans les bras de l’autre étaient faibles, voir même nulle. Elle savait très bien dans quoi elle a mis les pieds… Tout ce qu’elle peut faire pour l’instant est l’écouter.

« Moi, au final, je m’en fout. Mais tu n’avais pas le droit de faire ça à note fille. » Billie soutient le regard de Reyane. Elle prend le blâme, elle sait qu’elle n’a pas assuré sur ce coup-là… Mais il faut la comprendre! Billie a fait ce qu’elle pensait juste. Juste pour Reyane, Sora et elle-même. Elle a opté pour la poudre d’escampette, elle l’avoue… Bien qu’elle comprend que son départ peut vouloir dire le contraire, mais ce n’est pas par manque d’amour qu’elle a quitté. C’est justement parce qu’elle les aime tellement, d’un amour si profond, qu’elle ne pouvait pas leur faire subir ce chagrin… Elle ne pouvait pas les faire sombrer dans les éternelles dettes, les rendez-vous médicaux qui ne semblent plus finir (remarquez, elle sait que sa fille à une malformation cardiaque, toutefois, elle ignore qu’elle est régulièrement à l’hôpital). Enfin, elle pensait simplement bien faire… Mais croyez-moi, elle sait qu’elle a fait une grave erreur.
Elle. Le. Sait.

« C’est trop tard… » Fut la réponse de Reyane. « Être désolée ne changera rien, Billie… » « Je le sais, mais- » « Cela ne rattrapera pas les années qui se sont envolées pour toujours. Cela ne rattrapera pas le fait d’avoir brisé notre famille. Cela ne rattrapera pas ce que tu m’as fait et plus encore ce que tu as fait à Sora. Elle était innocente et elle ne méritait pas ça! » Sa respiration s’accélère. Son regard embrouillé ne quitte guère le sien. Les lèvres pincées, elle observe Reyane, à quelques pas d’elle… Si proche, mais si loin à la fois. Elle devait tout lui dire, mais ses paroles rejouent dans son être comme un vinyle défectueux : brisé notre famille. Tu nous as abandonné. « Tu veux réellement savoir ce qu’il s’est passé il y a quinze ans? La vérité, toute la vérité et rien que la vérité? » Fait-elle référence au discours que les juges de la cours suprême font réciter aux accusés. « J’allais mourir! » Confesse-t-elle avant de plaquer une main devant ses lèvres. C’est la première fois en quinze ans qu’elle l’a dit de cette façon! Jamais elle n’a osé prononcer ses mots par effroi, tout simplement. Toutefois, maintenant que ces mots font partis de l’univers, elle ne peut les ravaler. « J’avais le cancer… » Paroles envolées d’entre ses lèvres tel un souffle porté par le vent. N’empêche, elle se sent étrangement … Soulagée! Elle ne le laisse pas paraître, par contre. Serrant les mâchoires, elle regarde Reyane pendant plusieurs secondes avant de hocher négativement la tête. « J’ai été diagnostiqué avec le cancer du sein lorsque Sora n’avait que trois ans. On n’avait pas les moyens de payer les traitements, subvenir aux besoins de Sora, de vivre… On survivait à peine avec nos salaires! » S’exclame Billie, tournant le dos à Reyane quelques secondes, le temps qu’elle s’éloigne un peu. Glissant une main sur sa chevelure chocolatée, elle pivote de nouveau vers lui, démolie. « Plus les mois avançaient, plus je ressentais les effets du cancer et… J’ai fait quelque chose que jamais je n’aurais cru être capable de faire… J’ai été vor mon père. »

Voilà. C’est dit. S’il y avait bien des individus qui connaissaient très bien la famille Alistair, outre que la famille elle-même, c’était bien les Hudson. Leurs parents ont rendus leur amour quasi-impossible jusqu’à ce que les deux amoureux s’émancipent finalement. Bien que la rudesse des parents Alistair leur à, éventuellement, coûté leur fille, à l’époque, ils savaient très bien comment la persuader. « Il m’a fait comprendre que si je ne vous quittait pas, j’allais mourir dans quelques mois. Autrement dit : je n’avais pas le choix d’accepter son offre. Depuis, c’était comme si j’avais signé mon âme au diable. J’étais surveillée. Suivie. Lorsque j’entamais les recherches pour vous retrouver, il me freinait. Lorsque je trouvais un numéro de téléphone pour vous contacter, il le bloquait. Il n’y avait aucun, mais alors là aucun moyen pour moi de vous rejoindre! » Finalement, elle pousse un profond soupir.

« J’ai merdé. J’ai merdé, je le sais! Tu méritais mieux. Sora méritait mieux! Mais, bordel, ce n’est pas parce que je ne vous aime pas que j’ai quitté! Tu penses que c'était facile? Tu penses que c'est ce que j'ai voulu? De quitter l'homme que j'aime et ma fille, que j'aime encore plus? C'est parce que je vous aime tellement que je ne pouvais pas concevoir l’idée de crever et ne plus jamais vous revoir! Et il n’y a rien que je puisse te dire, rien que je puisse faire, qui effacera ces années qui nous ont traversés… Mais tu sais quoi? Maintenant tu le sais! Et malgré que ça ne sert à strictement rien que je te le répète: je suis sincèrement, sincèrement, désolée Reyane. » Son prénom est coupé par un sanglot qu'elle tentait, tant bien que mal, de retenir.

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MessageSujet: Re: Suis-moi, je te fuis.; fuis-moi, je te suis. | REYLLIE Ven 14 Juil - 10:30



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Suis-moi, je te fuis. Fuis-moi, je te suis.

J
e n’étais pas du genre à m’emporter, à me donner en spectacle et à laisser mes émotions dictaient ma conduite. J’avais appris à les maîtriser d’abord en prison ou tu ne pouvais pas te permettre d’apparaître faible devant les autres détenus au risque de te coller une cible dans le dos, puis dans le cadre de mon boulot ou il fallait que j’ai à chaque minute les idées claires. Seulement voilà, c’était Billie qui était devant moi aujourd’hui et tous ce que j’enfouie durant toutes ses années sans elle ressortaient d’un coup. Elle semblait prêt à parler et c’était tant mieux. J’avais besoin de réponse qu’elle seule pouvait me donner. Acerbe, je lui intimais de commencer par me dire pourquoi elle était partie, et comment avait-elle pu abandonner notre fille sans aucune explication. «C’est plus compliqué que ça… » Me dit-elle comme si c’était une évidence. Je ris jaune, à vif. « Je m’en doute. Quel genre de personne cela ferait de toi si tu n’avais pas crue avoir une bonne raison n’est ce pas ? » Lâchais-je, voulant malgré moi la blessée comme j’avais été blessé de me retrouver du jour au lendemain seul avec ma fille. Ma fille, ma priorité. Finalement, je n’étais même plus vraiment en colère qu’elle m’ait abandonnée moi, ce qui me rendait dingue c’était qu’elle est laissée Sora.
Billie semblait véritablement désolée, et sa tristesse, son chagrin était véritable mais c’était trop tard. Beaucoup trop tard. Quinze ans. Quinze ans que j’ai appris à vivre sans elle. Quinze ans que Sora vit sans sa mère dont elle ne doit probablement avoir aucun souvenir. Qu’elle soit désolée ne changerait rien à la situation, pas après tout ce temps qui s’était écoulé. « Je le sais mais ... » Commença t-elle mais je ne lui laissais pas la chance de poursuivre. Elle avait peut-être des choses à dire mais il y avait aussi des choses qu’elle devait entendre de ma part. Elle ne pourra jamais rattraper les années qu’elle a perdue. «Tu veux réellement savoir ce qu’il s’est passé il y a quinze ans? La vérité, toute la vérité et rien que la vérité? » Dit-elle, le ton montant inévitablement entre nous deux. « Il ne s’agit pas de ce que je veux Billie ! Je mérite de connaître la vérité … Alors oui, évidemment que je veux savoir. Quoi que tu ai à me dire, cela sera toujours moins horrible et douloureux que ce que j’ai imaginé pendant quinze ans. » Criais-je avant de sentir ma main tremblait, ce que je tentais de cacher instantanément. Je n’avais pas encore idée de combien j’avais tord sur toute la ligne. «J’allais mourir ! » Balance t-elle, me clouant sur place sans que je l’ai vu venir. Elle plaque sa main devant sa bouche, comme si elle regrettait d’avoir, comme si elle n’avait pas vraiment voulue que cela sorte, pas de cette manière là en tous cas. « Q.. Quoi ?» Pour le coup, j’étais vraiment ébranlé. Je ne m’étais vraiment pas attendu à ça. «J’avais le cancer… » Précise t-elle alors. Mon cœur déjà malmené souffre encore plus maintenant que je sais ça. «J’ai été diagnostiqué avec le cancer du sein lorsque Sora n’avait que trois ans. On n’avait pas les moyens de payer les traitements, subvenir aux besoins de Sora, de vivre… On survivait à peine avec nos salaires ! » Elle me tourne le dos et s’éloigne un peu, sûrement pour reprendre contenance et mettre de l’ordre dans ses pensées. Moi, je suis dévasté pour elle. « Billie, je … » Je me stoppe net. Que pouvais-je bien dire pour l’aider ? Rien. Quand elle se retourne vers moi, glissant une main dans ses soyeux cheveux bruns dans lequel j’avais tant de fois glisser mes propre doigts. Je vois véritablement la femme brisée qu’elle est malgré les apparences. «Plus les mois avançaient, plus je ressentais les effets du cancer et… J’ai fait quelque chose que jamais je n’aurais cru être capable de faire… J’ai été voir mon père. » Un silence de plomb s’abat entre nous. Elle n’aurait pas besoin d’en dire plus pour que je sache que les choses s’étaient encore plus compliquées pour elle. Je me rappelle très bien ce que pensait de notre histoire nos parents respectifs. Ils se vouaient une telle haine qu’ils ont finit par détruire ce qui leur été le plus cher, sans même sourcillé, empêtré dans leur haine débile les uns pour les autres. « Je … Je n’imagine pas ce que cela à du être pour toi d’aller le voir mais … Bordel Billie, je t’aimais ! Je t’aimais comme un dingue. Pourquoi ? Pourquoi tu ne m’a rien dis ? On aurait pu trouver une solution … Ensemble. J’aurais fais n’importe quoi pour toi. Tu n’avais pas à vivre ça toute seule même si tu en as eu l’impression … » Dis-je en m’approchant d’elle. Bien sur, je ne disais pas que c’était encore le cas aujourd’hui. Au delà de mes sentiments à l’époque ou ceux actuel, plus rien ne serait pareil entre nous. C’était impossible. Encore une fois, c’était trop tard …
«Il m’a fait comprendre que si je ne vous quittait pas, j’allais mourir dans quelques mois. Autrement dit : je n’avais pas le choix d’accepter son offre. Depuis, c’était comme si j’avais signé mon âme au diable. J’étais surveillée. Suivie. Lorsque j’entamais les recherches pour vous retrouver, il me freinait. Lorsque je trouvais un numéro de téléphone pour vous contacter, il le bloquait. Il n’y avait aucun, mais alors là aucun moyen pour moi de vous rejoindre ! » Et puis là, soudainement, sans que je le vois venir, ma colère, ma rancœur, n’était plus dirigé contre elle. Quel genre de père peut faire ce genre de chose à sa fille ? Quel genre d’être humain peut-il faire ça à la chair de sa chair ? Je luttais vraiment pour ne pas péter un plomb et allais directement me confronter au patriarche Alistair en personne. Cet homme ne me faisait pas peur. Il m’impressionnait peut-être à l’époque mais je n’étais plus un enfant. J’étais un homme, un homme prêt à tout pour sa famille, quelque chose qu’il ne comprendrait jamais. Je secouais la tête, commençant à faire les cents pas. «Je vais le tué ! Quel genre de père peut faire toutes ses choses à son enfant putain !? C’est complètement dingue ! » Je secouais la tête, n’en revenant pas qu’il soit aller si loin simplement par ce qu’il n’acceptait pas que sa fille m’aime tout comme je l’aimais. «J’ai merdé. J’ai merdé, je le sais! Tu méritais mieux. Sora méritait mieux! Mais, bordel, ce n’est pas parce que je ne vous aime pas que j’ai quitté! Tu penses que c'était facile? Tu penses que c'est ce que j'ai voulu? De quitter l'homme que j'aime et ma fille, que j'aime encore plus? C'est parce que je vous aime tellement que je ne pouvais pas concevoir l’idée de crever et ne plus jamais vous revoir! Et il n’y a rien que je puisse te dire, rien que je puisse faire, qui effacera ces années qui nous ont traversés… Mais tu sais quoi? Maintenant tu le sais! Et malgré que ça ne sert à strictement rien que je te le répète: je suis sincèrement, sincèrement, désolée Reyane. » Termine t-elle, la voix brisée et secouais d’un sanglot qu’elle tente de réprimer. Il apparaissait claire maintenant qu’elle comme moi en envions bavés séparément. Les blessures étaient là, d’un côté comme de l’autre et elles empêchaient que les choses puissent se réglées, du moins pour le moment. Je faisais un autre pas vers elle, me rapprochant toujours plus. « Ne pleure pas … Je t’en pris. Je ne supporte pas et n’ai jamais supporter de te voir pleurer ... » Soufflais-je plus proche d’elle que je ne l’avais jamais été depuis très longtemps. « Je ne peux pas te dire que je te pardonne, que les choses redeviendront comme elles étaient. C’est impossible. Nous ne sommes plus les mêmes, ni toi, ni moi. Trop de chose se sont passées. Même si je comprend aujourd’hui tes raisons, la douleur est toujours là. Il me faudra du temps. Il NOUS faudra du temps pour voir à en seront les choses dans l’avenir … Que je le veuille ou non, je t’aime Billie et je t’aimerais toujours. Nous sommes liées pour toujours. » Lui dis-je en la regardant, mourant d’envie de la prendre dans mes bras, sans oser le faire. Je glissais une main sur mon visage. « Je … Il y a des choses qu’il faut que tu saches, sur ce qu’il s’est passé après ton départ. Tu as vécue l’enfer et cela n’a pas exactement été le paradis pour moi non plus. » Je fermais les yeux avant de la regarder droit dans les prunelles. « J’ai fais de la prison. Un long moment … Sora et moi avions besoin d’argent et j’ai trempé dans des affaires louches. Je me suis fais attraper. Je … On m’a arraché Sora. Elle a était placée. Je ne me le suis toujours pas pardonné. Je ne refais partie de sa vie que depuis quelques années. J’étais une épave sans toi et j’ai fais n’importe quoi, pour Sora mais n’importe quoi quand-même … » Soufflais-je. Parler de la pire période de ma vie était encore un déchirement. Je me demandais si je me pardonnerais un jour. Je prenais une inspiration avant de lui donner les informations qu’elle attendait sûrement. « Sora est ici. A l’hôpital. Elle est très malade et elle attend une greffe de cœur. Elle avait besoin de nous et nous n’étions pas là … Quel genre de parent sommes nous Billie ? » Dis-je, l’émotion vrillant ma voix.
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Suis-moi, je te fuis.; fuis-moi, je te suis. | REYLLIE

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