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 side by side, or miles apart, we are sisters, connected by the heart // rose

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MessageSujet: side by side, or miles apart, we are sisters, connected by the heart // rose Mar 11 Juil - 20:35

‟ here's to the nights that turned into mornings,
with the friends that turned into family
---------------------
Cela faisait une semaine à présent que Livia était revenue en ville et il était temps pour elle de renouer avec ses proches. Elle avait laissé derrière elle énormément de gens lorsqu'elle avait fait ses valises pour Los Angeles huit ans plus tôt. Certains lui en ont beaucoup voulu d'être partie comme une voleuse, d'autres lui ont pardonné et sont restés en contact avec elle. Rose faisait partie de la deuxième catégorie de gens. Cette dernière comptait énormément pour Livia. Elle considérait Rose comme sa petite sœur. Elles ont toutes les deux grandi ensemble, leurs parents étant amis. Livia était fille unique mais elle ne l'a jamais vraiment ressenti, car elle a toujours eu Rose à ses côtés. Livia pourrait soulever des montagnes pour elle, elles ont toujours été là l'une pour l'autre. Des milliers de kilomètres les ont peut-être séparés mais elles sont toujours restées très proches malgré ça. Il était donc normal que Rose ait été l'une des premières personnes que Livia ait eu envie voir dès son arrivée. La maison était encore encombrée de cartons mais elle estimait que tout cela pouvait attendre, elle était vraiment pressée de voir miss Berry. Il faut dire que Livia a assez mal vécu la distance qui les avaient séparées. Elle a surtout eu beaucoup de mal à l'accepter lorsque Rose avait traversé des moments très difficiles, Livia s'était sentie coupable de ne pas pouvoir être là pour elle à ce moment-là. Certes, elles avaient passé des heures au téléphone. Livia avait essayé de la réconforter du mieux qu'elle l'avait pu mais elle aurait tout donné pour pouvoir la prendre dans ses bras à ce moment-là. Rose n'était pas au courant que Livia s'apprêtait à lui rendre visite. En fait, elle ne savait même pas que Livia était revenue en ville. Cette dernière avait tenu à lui faire la surprise. Elle avait laissé Timéo à la maison avec Naomi. Elle a voulu présenter son fils à Rose mais étant donné que celle-ci n'était pas au courant pour Timéo, Livia avait décidé de ne pas l'amener avec elle. Livia appréhendait leurs retrouvailles pour cette raison. Elle savait qu'avoir caché l'existence de son fils à celle qu'elle considérait comme sa sœur était une chose impardonnable. C'était quelque chose qu'elle regrettait mais à l'époque, elle n'avait pas trouvé le courage de le dire à qui que ce soit, en particulier à sa famille. Elle a donc gardé ce secret qui l'a rongée de plus en plus au fil des années. Elle a compris à présent qu'elle aurait dû s'y prendre autrement mais sur le moment, elle avait pensé que c'était la meilleure chose à faire. Elle était convaincue à l'époque qu'une fois que les gens auraient su pour sa grossesse, ils auraient essayé de s'en mêler et de la surveiller. Livia étant une femme très indépendante, elle a donc voulu éviter cela. Lorsqu'elle a décidé de garder le bébé, elle ne n'a pas voulu que quelqu'un vienne interférer dans ses décisions. C'est comme ça que les cachoteries ont commencé. À présent, il était temps pour elle d'assumer son choix. Elle espérait que Rose comprendrait une nouvelle fois sa décision, même si elle savait très bien que ça ne sera pas facile. Quelques instants après qu'elle ait sonné, Rose ouvrit la porte. SURPRISE!!!!! cria Livia, tout sourire. Je t'ai manqué?
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MessageSujet: Re: side by side, or miles apart, we are sisters, connected by the heart // rose Mar 11 Juil - 22:11

Side by side, or miles apart
Livia & Rose
∞ We are sisters, connected by the heart
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Ne fronce pas les sourcils, Rose. Tu vas avoir des rides.
Je suis une petite fille obéissante. Je me concentre, et fais l’effort de rendre mon front parfaitement lisse. Ainsi, Papa et Maman n’ont plus aucune raison de me faire des reproches. Parce que je ne me tiens pas tout à fait droite, que je n’ai pas fais mon violon à cinq heures trente ou que je tortille le bas de ma chemise entre mes doigts, ils trouvent toujours quoi dire. Parfois, j’ai l’impression d’être un petit monstre monté sur deux jambes frêles. Une sorte d’alien aux yeux des autres, et une mauvaise herbe pour mes parents.
Ils m’aiment, ils me voulaient. Maman m’a donné le nom de ses fleurs préférées. Seulement voilà, je suis un bouton qui ne promet pas, un de ceux, minuscules et fermés, qu’elle décapite sans état d’âme dans le jardin. Il faut faire de la place pour que les autres puissent mieux pousser.
Ces idées-là me font du mal. Dans les pièces froides de la maison, je déambule et je m’agite, en proie à de trop nombreuses réflexions. Et si je séchais sur ma tige ?
Fronce pas les sourcils.
Je suis une adolescente montée en graine. Je me permets des expirations plus fortes, presque des soupirs, après ce genre de remarque. Quand on a quinze, seize ans, on se croit immortel. On ne pense pas  qu’un jour il faudra devenir une vieille dame. Ou plutôt, ça ne paraît pas réel.
Et, pareille à tous les boutons, je m’ouvre grand au monde jusqu’à dévoiler mon coeur. Mais le printemps ne dure qu’un temps.
Fronce pas les sourcils.
Oh Maman, si tu avais su, lorsque j’étais toute jeune, que ton conseil me serait si utile. Ne fronce pas les sourcils, cela fait venir les rides, si tu savais… je serai fripée avant l’âge. Car, quand on pleure… tout le visage se crispe sous le poids des douleurs. Maintenant que j’ai grandi, que je ne suis plus cette petite fille timide et cette très jeune heureuse, ta voix me hante, Maman. Ta voix me hante. Et je m’imagine te parler en face de mon miroir, et t’entendre encore et toujours me répéter cette phrase, ne fronce pas les sourcils Rosie. Ta voix est toute proche de mon oreille. Un léger frisson me parcoure sous l’effet de ton souffle.

Je suis une adulte perturbée. Seule dans sa salle de bain, à adresser des grimaces à la glace. Comme ainsi que très souvent, le dégoût me submerge, j’accentue les plissements de mon front. C’est pour mieux oublier cette fichue douleur et ce fichu vide, la chose qui ne cessera jamais de me rendre triste. La voix de ma mère est juste dans mon dos, elle chuchote, et je sais qu’elle n’est pas réelle.
Tandis que je fais défiler les âges de ma vie face au miroir, elle me guide sur ce terrain glissant. Fronce pas, fronce pas les sourcils Rose : toute ma vie, pour toujours, cette phrase m’accompagne, et depuis que Papa ne peut plus y ajouter souris c’est plus joli, le mal s’est joint à elle.
Le mal et la folie.

Est-ce une hallucination, aussi, le bruit de la sonnette ? Il me fait tressaillir. Allons, faisons taire tout cela. Faisons taire les fantômes. Allons voir de qui il s’agit.
J’ai l’impression d’être un robot en me dirigeant vers la porte, en faisant tourner la clef dans la serrure puis en finissant par l’ouvrir. J’agis sans rien penser, sans sentiments. Mais une surprise m’attend sur le seuil, qui en fait bientôt surgir de nouveaux plus positifs.
Souris, c’est plus joli.
« Livia ! Mon Dieu, si je m’y attendais ! »
Pensais-tu au passé ? Le voilà à ta porte. Refaisais-tu le portrait de ton enfance si grise ? Voici ce qu’elle avait de plus lumineux, de plus gai, de plus chaud. Livia, Livia est ici. Je ne peux pas me retenir de lui sauter au cou et de la serrer contre moi.
« Quelle question… mais entre donc ! Tu es de passage en ville ? Comment tu vas ? Ça fait tellement longtemps qu’on ne s’est pas vues ! »
Le téléphone, ça reste définitivement différent. Je finis par la lâcher et par m’effacer pour la laisser pénétrer à l’intérieur. Presque imperceptiblement, je sens mes doigts trembloter, pourtant je suis heureuse. C’est ainsi que l’angoisse marque son territoire sur mon âme. En contaminant jusqu’à mes réactions face au bonheur.
© ÉLISSAN



Dernière édition par Rose H. Berry le Dim 10 Sep - 16:33, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: side by side, or miles apart, we are sisters, connected by the heart // rose Ven 21 Juil - 21:16

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Rose se jeta au cou de Livia une fois qu'elle l'aperçut sur le pas de la porte. Livia la serra fort contre elle, cette dernière ne réalisa pas qu'elle avait Rose en face d'elle. Bien sûr, cela faisait déjà quelques jours qu'elle avait prévu cette visite mais elle avait toujours du mal à y croire. Elle était si heureuse de revoir celle qu'elle considérait comme sa petite soeur. Tu m'as tellement manqué Rosie. La joie avait petit à petit laissé place à l'émotion. Livia, qui d'habitude était du genre à tout garder pour elle, ne put s'empêcher de retenir ses larmes une fois devant Rose. Elle s'était laissée submergée par l'émotion et elle n'en avait pas honte. Elle n'aurait jamais cru que ce jour arriverait. Elle n'aurait jamais pensé qu'elle la reverrait un jour. Bien sûr, elles étaient restés en contact pendant toutes ces années mais cela faisait huit ans qu'elles ne s'étaient plus vues. Huit ans qui lui parurent une éternité étant donné qu'elles étaient très souvent fourrées ensemble lorsque Livia vivait encore à Wellington. Une chose était sûre, elle voulait rattraper le temps perdu. Il faut dire que Livia avait l'impression de ne pas avoir été là pour Rose ces dernières années. Elle avait l'impression de ne pas avoir assuré son rôle de grand sœur. Elle n'a jamais eu le temps - ni le courage à vrai dire - de retourner à Wellington, ce qui fait qu'elle avait l'impression d'avoir raté plusieurs événements importants de la vie de Rose. Sa culpabilité n'a fait que croître quand Rose a perdu son père et qu'elle a été admise en hôpital psychiatrique. Livia avait essayé de compenser la distance en laissant des tonnes de messages. Au fond d'elle, elle n'a jamais vraiment pu se pardonner d'avoir été absente lors de cette période. Elle avait été tentée à plusieurs reprises de prendre l'avion pour la rejoindre mais elle savait aussi ce que son retour impliquait auprès de sa famille. Elle savait qu'en remettant les pieds à Wellington, elle allait être obligée de parler de Timéo à sa famille. C'est pourquoi elle les appelait seulement de temps en temps et elle restait toujours vague concernant sa vie privée. Livia avait d'ailleurs à chaque fois demandé après Rose lorsqu'elle était au téléphone avec ses parents, ces derniers étant des amis de la famille Berry. Ils la tenaient alors au courant dès qu'ils apprenaient quelque chose la concernant. Rose a donc continué de tenir une place très importante dans la vie de Livia, malgré la distance qui les séparait. Je vais super bien et toi? Laisse moi te regarder, tu es toujours aussi belle! Rose l'invita ensuite à entrer. Oui, je suis tellement contente de te revoir. Ça fait une éternité! J'ai trop de choses à te raconter. Oui, elle en avait des choses à raconter. Elle avait surtout un secret à lui avouer, un secret qu'elle gardait depuis huit ans. Son fils, la prunelle de ses yeux. Celui pour qui elle a accepté de parcourir des milliers de kilomètres afin qu'il puisse enfin rencontrer sa famille. Comme les parents de Livia, Rose n'était pas au courant pour Timéo, Livia n'ayant pas trouvé le courage de lui dire. Livia, qui en temps normal se fichait de ce que les gens pensaient d'elle, avait eu peur de la réaction de sa famille et de Rose s'ils étaient amenés à apprendre la nouvelle. Ils étaient les seuls dont l'avis comptait vraiment aux yeux de Livia. De ce fait, elle avait eu peur qu'ils la rejettent, qu'ils la jugent ou qu'ils n'approuvent pas ses choix. Livia était très fragile à l'époque et elle ne s'était pas sentie capable de leur dire la vérité, d'autant plus certains avaient déjà eu beaucoup de mal à accepter son départ précipité. Et puis, les années ont passé et Livia a pensé qu'il était trop tard pour tout leur avouer. De plus, elle avait pensé que le dire à sa famille impliquait qu'elle devait aussi le dire à Adriel et elle n'avait pas souhaité le revoir après ce qu'il lui avait fait. Elle ignorait si elle pouvait lui faire confiance après son infidélité et elle a finalement décidé d'élever son fils toute seule. Et bien j'ai une nouvelle à t'annoncer, je suis de retour pour de bon!! J'ai décidé de revenir à Wellington.

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MessageSujet: Re: side by side, or miles apart, we are sisters, connected by the heart // rose Ven 4 Aoû - 21:53

Side by side, or miles apart
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Mes lèvres serrées étouffent les mots qui montent tout droit du cœur, ceux qui risqueraient de me faire pleurer : oh, toi aussi tu m'as manquée, tu m'as affreusement manquée. À un point tel qu'il n'est pas possible de le retranscrire ; aussi je m'en abstiens. Je risquerais de craquer et de lâcher quelques larmes sous le coup de l'émotion - pour de vrai, réellement. Je suis un paquet de nerfs et la surprise de son arrivée exacerbe ma sensibilité à fleurs de peau.
Elle es là, pour de vrai. Dans les bras ; et je la serre contre moi, et voilà huit ans que ça n'était pas arrivé. Huit ans ? Au bout d'un certain temps, faire le compte n'a plus aucun sens, car les grands chiffres font tout de suite irréel.
Huit années donc, quatre fois deux, cinq plus trois, et inversement. Physiquement, elle n'a pas tellement changé et je ne crois pas que ce soit mon cas non plus. Elle est toujours Livia, avec ce si beau sourire et ces yeux pétillants. Le parfum de ses cheveux est resté le même. Je l'hume, le reconnais, et j'ai la même sensation au creux du ventre que lorsqu'on rentre à la maison après avoir été longtemps, très, très longtemps au loin.
Tu m'as manquée.

Parfois, quand on me demandait si j'avais des frères et sœurs et que je répondais oui, j'en ai une, j'avais l'impression de mentir à demi, ou à voix haute, ou à moi-même. C'est vrai. Par le sang, par la chair et quelques traits du visage, j'ai bien une sœur. C'est tout ce qu'on peut en dire. Snow et moi n'avons jamais rien partagé, sinon nos parents et un espace de vie. J'ai toujours prétendu que c'était un problème d'écart d'âge, mais je sais que c'est plus complexe que cela - soyons honnête. Depuis qu'elle est bébé je suis jalouse d'elle pour tout un tas de raisons. Mais passons là-dessus. Ma véritable sœur, mon aînée, celle à qui j'ai tant de fois ouvert mon cœur ou prêté mes oreilles, c'est Livia. Ça a toujours été, aussi loin que je m'en souvienne, et ce sera toujours Livia, malgré les milliers de kilomètres, le décalage horaire, les voix un peu déformées au téléphone ; malgré l'absence, malgré le temps, malgré ce que la vie nous a fait, à toutes les deux.

Loin des yeux, loin du cœur ? Celui qui l'a prétendu était un imbécile. Cela faisait huit ans, et nous voilà, dans les bras l'une de l'autre avec un peu de mal à nous détacher. Mais si, si c'est pour nous regarder. Si c'est pour constater que le temps n'a pas laissé sa marque sur nos visages. Après avoir manqué pleurer, j'ai un petit éclat de rire à demi étranglé qui vient tout seul ; c'est la joie qui le commande et lui fraie un passage, même s'il paraît idiot.
« Ça va... merveilleusement bien depuis que tu es là ! »
Et c'est parfaitement vrai. Peu importe le fait que j'étais en train d'entendre des voix imaginaires il y a quelques minutes. À présent, elle est là et je ne ressens plus que du bonheur, et j'en oublie même ce faible tremblement habituel qui agite mes mains.
« Tu n'as pas changé du tout non plus. Ou si, tu as encore embelli. »
Livia a toujours été une très jolie fille, mais elle est vraiment devenue une femme superbe durant ce laps de temps où je ne pouvais qu'entendre sa voix.

Je m'efface pour la laisser entrer dans la maison et referme la porte derrière elle. Nous nous trouvons alors directement dans le salon, ouvert sur la cuisine américaine, et c'est tout naturellement donc que je lui indique les tabourets du bar en l'invitant à s'asseoir.
« Il va falloir que tu me fasses rattraper cette éternité ! Mais avant, tu veux boire quelque chose ? On doit avoir du jus de fruit... du thé glacé sans doute... et je peux faire du café, ou du thé si tu préfère. »
Brusquement, j'ai un petit sursaut des épaules. Fronce pas les sourcils. Mais, Maman, je cherchais juste à me souvenir, je réfléchissais simplement.

Une fois toutes les deux installées côte à côte avec nos boissons, je lui demande si elle est de passage en ville, peut-être en vacances ou pour une autre raison. Je ne m'attendais absolument pas à la réponse qu'elle me fait, et j'en reste sans voix pendant au moins trois secondes.
« C'est vrai ?! »
Bien sûr que c'est vrai, banane. Il faut absolument que j'apprenne à ne plus m'écrier comme cela sous le coup de la surprise. C'est complètement idiot.
« Mais c'est génial ! Qu'est-ce qui t'a fait prendre cette décision ? »
Peut-être que c'est pour son travail, ou peut-être qu'elle a le mal du pays, après tout ce temps passé à l'étranger...
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MessageSujet: Re: side by side, or miles apart, we are sisters, connected by the heart // rose Mer 13 Sep - 23:29

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L'émotion envahissait petit à petit la jeune femme. Tout comme Rose, Livia essaya de retenir du mieux qu'elle pouvait ses larmes. La brune n'était pas du genre expressive d'habitude. En effet, elle se fermait dès que quelque chose la touchait. Seulement, dans ce cas-ci, il lui était très difficile de cacher ses émotions. Huit ans. Huit ans qu'elle ne l'avait plus vue. Livia a peut-être donné l'impression qu'elle arrivait à faire avec cette situation mais la distance qui les avait séparées lui avait été insupportable. Après tout, Rose faisait partie de sa famille. Certes, elles n'étaient pas liées par le sang mais elle faisait bien partie de la famille Hepburn. Ce ne sont pas les parents de Livia qui diront le contraire. Rose a toujours été la bienvenue à la maison, ses parents l'adoraient. Elles avaient grandi ensemble, personne ne connaissait Livia comme Rose. Elles avaient partagé tellement de choses ensemble. C'est pourquoi ça avait été tellement dur pour elle de ne pas la voir pendant huit ans. Livia a notamment connu de nombreuses périodes où elle déprimait, car elle ne pouvait pas la voir. Sa petite sœur lui manquait. Livia, qui a toujours pris son rôle de grande sœur très à cœur, s'était sentie coupable de l'avoir laissée tomber. Certes, elle avait adoré vivre à Los Angeles. Elle se souvient encore de l'état dans lequel elle était après sa rupture. Livia, celle qui jouait tout le temps la fière, s'était faite tromper par son fiancé. C'était dur à avaler pour quelqu'un comme elle. Alors, elle avait pris la fuite. Ce type de comportements ne lui ressemblait pas. D'habitude, elle n'avait pas peur de tenir tête aux autres. Seulement, Adriel l'avait touchée en plein cœur. Elle n'avait jamais été aussi malheureuse qu'à ce moment-là. Cette nouvelle l'avait véritablement transformée. Son départ pour L.A. a donc été une bonne chose pour elle... Du moins, c'est ce qu'elle se dit la plupart du temps. Il lui est arrivé plusieurs fois d'en douter. Dans ces moments-là, elle s'était dit qu'elle n'aurait peut-être pas dû partir à cause d'Adriel. Elle aurait simplement dû attendre que son mal-être passe. Elle aurait pu rester et faire face à ses peurs. Ainsi, son fils aurait pu grandir auprès de sa famille et elle n'aurait pas dû vivre avec ce secret qui la rongeait de l'intérieur. Elle s'était donc souvent remise en question. Cette introspection s'est surtout faite par rapport à ses proches. Elle savait qu'elle en avait blessé plus d'un en partant sans un mot. Livia a souvent eu l'impression d'être une mauvaise personne à cause de ça. Elle avait aimé sa vie loin de Wellington mais elle aurait aimé avoir ses proches près d'elle. Livia a peut-être eu une vie sociale bien remplie ces huit dernières années mais personne n'a pu les remplacer.
Après s'être remises de leurs émotions, elles partirent toutes les deux s'installer dans le salon. Livia prit un instant pour contempler Rose. Celle-ci n'avait pas changé. La brune avait vécu des choses terribles ces dernières années mais elle était toujours aussi rayonnante. Elle était tout simplement magnifique. T'es un amour, merci. Je te retourne le compliment. Ma petite sœur est devenue une vraie femme! Rose lui demanda alors ce qu'elle voulait boire. Je veux bien du thé s'il te plaît, merci.
Cela lui faisait tellement de bien de revoir Rose. Elle avait l'impression de pouvoir être elle-même avec elle, elle n'avait pas à jouer de rôles en sa présence. Rose était surprise d'apprendre que Livia restait à Wellington pour de bon. Et oui, elle ne fut pas la seule. C'est une décision qui a également étonné Livia, elle qui avait fait une croix sur sa ville natale. Livia avait fait ce choix, car elle avait pu se le permettre. En effet, il fut un temps où même si elle l'avait souhaité, elle n'aurait pas eu le temps de revenir à Wellington. Il faut dire que ça faisait des années qu'elle n'arrêtait pas de courir entre son boulot et son fils. Livia a été très occupée ces dernières années, elle a également dû faire de nombreux sacrifices pour en arriver là où elle était. Sa vie n'a pas toujours été facile. Il y a eu des jours où elle ne voulait pas quitter son lit tellement elle était fatiguée. En tout cas, Livia était fière de son parcours. Être mère célibataire ne l'avait pas empêchée d'avoir une brillante carrière. Elle a appris à s'organiser et à concilier sa vie personnelle et sa vie professionnelle. Bien entendu, elle a pu compter sur des amis pour garder son fils lorsqu'elle était coincée au travail. Malgré tous les obstacles qu'elle avait rencontré, elle avait su ce qu'elle voulait dans la vie et elle a su réaliser ses rêves. Et oui, tu ne pourras plus te débarrasser de moi maintenant que je suis là, dit-elle en riant. Rose lui demanda alors la raison de son retour. Sur le moment, Livia ne sut pas trop quoi dire. Bien sûr, elle voulait parler de Timéo. Elle ne voulait plus rien lui cacher. Seulement, c'était une nouvelle importante. Elle ne savait donc pas si elle devait le lui dire maintenant ou si elle devait attendre encore un peu, comme elle venait de la retrouver. Livia avait beau s'être préparée à ces retrouvailles, elle était néanmoins encore un peu perdue. Elle ne savait pas comment s'y prendre pour lui annoncer cette nouvelle qui risquait de lui faire un choc, elle avait surtout peur de la perdre. C'est une très longue histoire, que j'ai hâte de te raconter d'ailleurs. Mais dis moi d'abord comment ça se passe pour toi? Quelles sont les nouvelles? Essayait-elle de gagner du temps? Peut-être mais elle voulait également aussi savoir comment Rose se portait.
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MessageSujet: Re: side by side, or miles apart, we are sisters, connected by the heart // rose Jeu 21 Sep - 21:18

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C’était un jeu qu’on aimait bien, du moins je crois, parce qu’il m’arrive aussi de me fabriquer des souvenirs. Dans la masse floue et dense, dans cette succession d’images brèves qui me défilent en tête, lesquelles sont vraies, et lesquelles pas ? Je ne le sais plus. Je devrais lui demander, mais ça risquerait de l’inquiéter, peut-être. Action ou vérité ?
Je revois le monde être secoué de toutes parts, la route, le ciel être floutés, tandis que je courais pour lui sauter au cou. Je revois son visage, son beau visage, au travers de mes larmes ou décalé encore, tremblant comme les vieux films sur pellicule qui sautent, car nous riions à gorge déployée. Livia… ma Liv… te rappelles-tu de toutes ces fois ?
Pas moi.
Ma mémoire est remplie de trous et de brouillard.
Comme une aube pâle, et enfumée d’automne.
Où il serait difficile de voir là où l’on met les pieds.
Attention à la marche.
Fais attention aux trous.
De peur de faire un faux pas et de tomber par terre.
Suis-je vraiment obligée de prétendre avec elle ?
Je nous revois jouer et je réentends sa voix. Même qu’en fermant les yeux, je pourrais croire que ces souvenirs sont si vifs que sentir sa présence et son parfum n’est qu’une illusion ultra puissante. J’ai peine à croire qu’elle est véritablement là, là pour la première fois depuis huit ans.
Pendant ce temps, la petite moi a fini de croître, de pousser et d’éclore, pour mieux se dessécher ensuite. Elle dit que je suis devenue une vraie femme et je sais que c’est faux. J’ai une âme d’enfant et de personne âgée, le tout mêlé et de couleur blanc et violet, pâleur du teint, pétales des cernes.
Pendant ce temps, ma grande sœur a gardé la même figure, la même façon de se tenir. Je la reconnais comme si on s’était quittées hier. Mais il y a quelque chose en plus, quelque chose qui me fait bien sentir que ce n’est pas le cas et qu’inévitablement, je l’ai perdue un peu. Peut-être est-ce l’éclat qui fait briller ses yeux. Deux points brillants comme des étoiles, à la fois joyeux et à la fois, je ne sais pas bien.
Je l’apprendrai avec le temps. Je me le jure. Je l’ai perdue un peu pendant huit ans, à calculer de tête les heures de décalage entre nos deux pays pour savoir quand nous téléphoner, à n’avoir que ces minutes avec sa voix distante, que quelques lignes se déroulant sur un écran. Je l’ai perdue, un peu, mais rien de grave car nous pourrons nous rattraper.

Elle est et sera toujours Livia, ma sœur.

C’était un jeu qu’on aimait bien, du moins je crois, peut-être que je confonds ou que j’invente. Action ou vérité ? Je posais la question, jeu à double tranchant, pile ou face, l’un ou l’autre, en dissimulant mal mon excitation. Je ne sais pas. La chose me semblait mystérieuse et m’enthousiasmait bizarrement.
Alors, choisis-tu ? Tout raconter ou bien agir. Sans réfléchir je prends une décision de lâche, comme à mon habitude, je remue et m’agite, les mains en l’air inutilement, dans les placards pour sortir la bouilloire, le coffret de sachets de thé et préparer nos tasses en lui tournant le dos. Rien que quelques minutes.
Action.
Et vérité.

« Je ne veux plus jamais qu’on soit séparées ! C’est… c’est la meilleure nouvelle que j’ai reçue depuis longtemps. »
Ma phrase se clôt sur un tout petit rire, en écho avec le sien, petit, léger, comme s’il était à demi étouffé dans ma gorge. Mes doigts se referment et se bloquent autour de ma tasse chaude ; j’observe la filet de vapeur qui s’en échappe. L’eau si translucide d’il y a quelques minutes est devenue toute sombre au contact du thé.

La vérité ? C’était un jeu que j’ai aimé.
« Eh bien, il n’y a pas grand-chose à dire… je vais bien. Je prépare mon déménagement en ce moment. Et… oh, mais je devais te présenter le petit dernier de la famille justement. »
Je viens d’apercevoir mon chat se coulisser souplement entre les pieds du bar. Le bruit a dû le tirer de sa sieste on ne sait dans quel recoin de la maison, et curieux comme il est, il a trouvé la force de bouger pour venir voir de quoi il s’agissait. Je me baisse vers lui et le prends dans mes bras.
« Voici Pip. »

Pendant plusieurs secondes, je la regarde le visage à demi baissé et en souriant, trop heureuse qu’elle soit là et n’osant pas trop me lancer. Mais pourquoi avoir peur ? D’ailleurs, je n’ai pas de crainte. Un, deux, trois, clap du réalisateur se refermant sur un bruit sourd, action.
Que la vérité soit.

« Tu as l’air de quelqu’un qui hésite à faire une annonce. Je me trompe ? »
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