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 We don't talk anymore like we used to do - Zoliot

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MessageSujet: We don't talk anymore like we used to do - Zoliot Mer 12 Juil - 0:44

We don't talk anymore like we used to do

Life is short, break the rules. Forgive quickly, kiss slowly. Love truly. Laugh uncontrollably and never regret anything that makes you smile.
Eliot tapait sur son ordinateur, l’esprit préoccupé. Il se rappelait des messages envoyés à Zola, ceux qui lui avaient fait ressentir cette pointe de jalousie qu’il n’avait pas connue depuis un petit moment déjà. Depuis ce baiser échangé, leur amitié avait été mise à mal, et il avait fallu des semaines voire même des mois pour que tout redevienne à la normale. Enfin si normalité il y avait. Cela n’avait jamais fait partie du vocabulaire du Stevens et ce n’était surement pas maintenant que cela allait commencer. Jetant un œil à son téléphone, il n’avait pu que le repousser en soupirant. Il n’avait pas besoin de ça, il avait juste envie de partir, de ne plus croiser celle qui éveillait en lui un certain nombre de sentiments, et ce n’était pas le moment, surtout avec Hannah à son domicile. Là aussi, tout était complexe, même s’il mettait un pont d’honneur à ne pas se montrer ambigu ou trop proche. Seulement, dans le cas présent, Zola et lui travaillaient ensembles, étaient associés et il était beaucoup plus compliqué de s’éviter et de tout oublier. Plus facile à dire qu’à faire, s’évertuait-il de penser, même s’il n’avait pas revu son amie depuis la confession du retour d’un ancien petit ami dans son existence. « et le premier, en plus » , avait-il soupiré, en se frottant la nuque. Il fallait qu’il arrête, parce qu’il se faisait plus de mal qu’autre chose. Un bruit dans le couloir avait attiré son attention. Sans doute, Zola. Et vu qu’il ne comptait pas lui parler, il ne bougea nullement, se contentant simplement de serrer la mâchoire. « Non, c’est fini, je veux divorcer. Tu crois que je ne t’ai pas vu la regarder. Et juste devant moi en plus. » . Là, ce n’était pas son amie et associée qui parlait. Eliot avait fini par quitter son fauteuil, pour se diriger vers l’entrée du cabinet. Ouvrant la porte de son bureau, il s’était retrouvé nez à nez avec un couple marié, comme pouvait en attester l’anneau présent à l’annulaire des deux personnes en présence. Le bruit avait également attiré Zola, qu’il évita soigneusement de regarder. « Mais évidemment, tu sais tout mieux que moi. tu veux mettre fin à notre mariage, allons-y. De toute manière, ça ne changera rien, vu que tu ne fais plus rien pour nous » . le règlement de comptes était lancé, ce qui agaçait fortement le brun. « Excusez-moi, mais vous n’êtes pas … » . Eliot n’avait pas eu le temps de finir que déjà la femme mariée avait repris la parole. « vous êtes tous les deux avocats, c’est bien ça. Alors nous vous engageons pour notre divorce » . les yeux de l’avocat s’agrandirent, et il commençait déjà à secouer la tête de la droite vers la gauche. Ils ne pouvaient pas, non, par contre, Zola et lui pouvaient être des médiateurs, et qui savait, le couple pouvait faire machine arrière, et faire comme si rien ne s’était passé. Comme la blonde et lui avaient l’habitude de procéder. Se raclant la gorge et croisant les bras sur son torse, il n’avait pu que commencer « alors, que voulez-vous ? Entrer dans un de nos bureaux et vous lancer les pires horreurs à la figure, des choses que vous refusez de dire par peur ou justement parce que c’est plus simple de ne rien dire ? C’est ce à quoi vous tenez ? Vous déchirer, vous faire du mal et ne plus connaitre ce qui vous avait toujours liés ? » . en prononçant ces derniers mots, il avait fixé Zola, parce qu’il ne s’adressait pas simplement au couple, mais également à celle avec laquelle il ne réussissait plus à communiquer. Faisant un signe de la main, il enchaina « allez, entrez dans mon bureau, nous serons tous au calme. Maitre Penrose-Stanford, entrez également, je crois qu’on a réclamé votre présence »
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MessageSujet: Re: We don't talk anymore like we used to do - Zoliot Ven 14 Juil - 17:00

we don't talk anymore
zoliot
We don't talk anymore, we don't talk anymore, we don't talk anymore, like we used to do. We don't love anymore, what was all of it for? Oh, we don't talk anymore, like we used to do.

Tout était devenu bizarre. Et Zola n’aimait pas ce qui changeait de ses habitudes, ce qui ne respectait pas les règles qu’elle s’était imposées. Toute sa vie était calculée, parfois à la minute près ; elle savait très bien ce qu’elle avait à faire, quand, et où. En fin de compte, cela ne constituait pas un mode de vie très sain, sans doute ; mais Zola vivait dans la pression constante, et peut-être que dans un sens, elle aimait cela, réellement. Peut-être que la pression était un moteur à son travail, mais peut-être aussi qu’elle aimait prendre des risques pour son boulot, que quelque part, elle ressentait une sorte d’adrénaline, qui la faisait sortir de sa zone de confort – ce qui était assez contradictoire, parce que, oui, Zola n’aimait pas ce qui changeait de ses habitudes. Mais disons que cette fois-ci, c’était différent. Parce qu’il n’était pas question de son travail, ni même de sa capacité à s’amuser et à décrocher dudit travail – il s’agissait d’elle. Ou plutôt, il s’agissait bel et bien de son travail, dans le sens où ça avait un rapport avec Eliot. Les choses entre eux avaient changé du tout au tout, dès lors qu’ils en étaient venus à s’embrasser, l’autre fois, alors que le jeune homme avait été déterminé à lui faire admettre que son mariage avec Edward n’était pas vrai, sincère. Et il y était parvenu ; trop bien, même, si bien que depuis, Zola était continuellement perturbée, sitôt qu’ils se trouvaient dans la même pièce. Et peut-être que la soirée en sa compagnie, dans la boite de nuit du jeune homme, avait dans un premier temps semblé arranger les choses, mais Zola demeurait fortement troublée – quelque chose avait véritablement changé. Et certes, elle avait toujours trouvé son associé plein de charme, et même, très séduisant ; mais jamais, elle ne s’était réellement intéressée à lui, ou du moins, pas comme elle le faisait à présent. Peut-être qu’elle l’avait toujours vu comme le stagiaire de sa mère, comme bien plus âgé aussi – bien qu’ils n’avaient qu’un an d’écart –, et qu’elle s’était dit, tout simplement, qu’elle, elle n’aurait jamais pu l’intéresser, en retour ; qu’elle n’était pas son genre – trop coincée, peut-être, ou simplement pas disponible, parce qu’elle n’avait pas tellement l’envie d’être avec qui que ce soit. De toute manière, il ne s’engageait pas avec qui que ce soit, Eliot ; et elle, elle n’était vraiment pas coups d’un soir – ils étaient deux êtres énormément différents, si bien que, oui, Zola, elle ne s’était jamais vraiment intéressée à lui. Elle s’était peut-être contentée de fantasmer un minimum, mais elle n’avait jamais rien laissé voir de l’attirance qu’elle pouvait ressentir – elle était douée pour cela, de toute façon, l’avocate : cacher ce qu’elle ressentait.

Et puis il l’avait embrassée ; et ça avait réveillé quelque chose en elle, quelque chose qu’elle ne s’expliquait pas. Comme si ça n’avait pas suffi, il avait fallu qu’il y ait cette ambiguïté avec Edward qui l’inquiétait un tantinet, et Jayson, qui avait choisi précisément ce moment pour revenir dans sa vie. Jayson, elle en avait parlé avec Eliot – sans qu’elle ne sache trop pourquoi. Parce qu’il était son ami, sans doute, en dépit de ce qui avait pu se passer une fois, et qui remontait à plusieurs semaines à présent. Sauf que ça avait fichu un froid – elle le sentait très bien ; sans qu’elle ne connaisse la raison. Peut-être qu’il l’avait agacée, en insistant, disant que si elle était tombée amoureuse une fois, elle pourrait bien l’être à nouveau ; parce que Jayson, il était son premier amour. Et maintenant, elle était dans son cabinet, incapable de sortir pour discuter normalement avec Eliot – et c’était rare, parce que Zola était toujours telleeeement douée pour cacher ce qu’elle ressentait. Mais à présent, elle était presque pétrifiée, à la simple idée d’un malaise entre Eliot et elle. C’est alors qu’elle avait entendu un bruit, provenant du couloir ; naturellement, elle s’était levée de sa chaise – trop curieuse, peut-être. Elle tomba sur un couple, particulièrement bruyant, qui se disputait encore en entrant dans le cabinet. Eliot était sorti, lui aussi ; mais inutile d’essayer d’en placer une, le couple ne semblait pas encore disposé à leur adresser la parole, s’envoyant à chacun pique sur pique. Finalement, la femme finit par dire qu’ils les engageaient pour leur divorce. Eliot s’adressa alors au couple ; mais Zola, en sentant son regard posé sur elle, se sentit également, principalement visé. « Maître Stevens a parfaitement raison. Peut-être que vous devriez vous écouter. Laisser l’autre dire, ce qu’il a à dire, sans l’interrompre et l’attaquer, et surtout, sans le contredire, constamment. » répondit la blonde sans lâcher Eliot du regard, et sans ciller. « C’est même une évidence. » lâcha-t-elle, suivant le couple et refermant la porte derrière elle. Prenant les devants sur son associé, dans une réelle volonté de le confronter, sans doute, l’avocate, après s’être assise, s’adressa directement au couple. « Bien. Expliquez-nous votre situation. » Elle n’adressait, en revanche, plus un regard, à son associé, ce qui était mieux, sans doute – elle travaillait mieux, quand rien ni personne, ne la troublait.
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MessageSujet: Re: We don't talk anymore like we used to do - Zoliot Dim 6 Aoû - 0:09

We don't talk anymore like we used to do

Life is short, break the rules. Forgive quickly, kiss slowly. Love truly. Laugh uncontrollably and never regret anything that makes you smile.
Rien n’était comme avant, tout avait basculé le jour où Eliot avait franchi une barrière invisible qui avait mis une gêne dans la relation qui le liait à son amie et associée. Alors, certes ils avaient réussi à parler, à passer une soirée des plus agréables dans le club du jeune homme, mais il n’arrivait pas à se dire qu’ils avaient retrouvé leur sérénité d’antan. Leur collaboration avait été toujours si simple, eux qui étaient perfectionnistes, se donnaient corps et âmes à leur métier, à défendre bec et ongle leurs clients respectifs. Autant dire que la renommée de leur cabinet n’était pas à refaire, ce qui était tout bonnement idyllique. Seulement, est ce que toutes ces tensions n’allaient-elles pas mettre à mal ce qui les unissait depuis bon nombre d’années ? Le brun n’en savait fichtre rien, ne se sentant tout bonnement pas capable de réfléchir convenablement, parce que son esprit était embrouillé par tous les messages envoyés dernièrement. Eliot avait réellement songé que le baiser n’avait été que fait sur le moment, pour répondre différemment au besoin constant de la blonde à avoir le dernier mot, et surtout cette affirmation qu’il n’y avait que son mari et son métier et que rien ne pouvait la déstabiliser ou l’attirer. Belle connerie en soi, parce qu’agir sur un coup de tête n’avait eu don que de lui faire penser qu’il n’y avait pas que de l’amitié et que la jeune femme avait une place plus qu’importante dans son existence. Alors oui, ils étaient complices depuis belle lurette, mais autre chose avait commencé à naitre au plus profond de lui, comme ce grand nombre de questions à son égard. Alors ça, ajouté à ce pseudo mariage qui avait le don de le faire sourire, contrairement à celui qui revenait dans la vie de Zola. Parce que là, elle avait mentionné le fait que c’était son premier amour, à savoir celui qu’on n’oubliait pas, qu’on n’oubliait jamais. Surtout quand on était une femme. Parce que du coté d’Eliot, il était clair et net qu’il était loin de s’en soucier, et que le fait de n’avoir jamais eu de relation sérieuse ne lui permettait pas de comprendre. Enfin si, il y avait bien un détail qu’il gardait à l’esprit, à savoir que la flamme pouvait être ravivée, et que de ce fait… rien que d’y songer, l’avocat avait envie de mettre un coup de poing dans le mur, en imaginant le visage de ce – comment l’avait-elle appelé déjà, ou alors elle ne lui avait pas dit, au final, le résultat étant le mal : il ne voulait pas le connaitre ni le rencontrer. Ces pensées étaient loin d’être utiles pour ce qu’il avait à faire, à savoir travailler sur un dossier. Ses doigts pianotaient sur les touches, machinalement, sans aucune réelle productivité. Il devait se reprendre, rapidement, sinon il s’enliserait dans ce chemin et son travail en pâtirait. Ce qui n’était pas le but premier, loin de là même. il fallait que tout ceci s’arrête, qu’ils parlent ensemble de vive voix ou que… et s’il trouvait une solution plus radicale pour s’enlever toute épine du pied ? Non, il aimait trop son métier pour prendre ce genre de décision, pas après tout ce qu’il s’était efforcé de mettre en œuvre pour contrer les plans de son très cher paternel. Heureusement, en un certain sens, son attention avait été attirée par un bruit émanant du couloir. Les paroles avaient eu raison de son envie de rester enfermé dans son bureau afin d’éviter soigneusement Zola. Non, il ne pouvait pas rester sourd, surtout quand le mot divorce avait été prononcé. Et à peine venait-il de pointer son nez dans le couloir que la blonde avait également fait son apparition, ce qui avait eu comme conséquence que le couple en crise avait décidé de les prendre comme avocats afin de mettre fin à leur mariage. Ironie du sort ou coup de malchance ? les deux sans nul doute, et les associés n’étaient pas capables de mener à bien ce que ces deux personnes souhaitaient. Conflit d’intérêt au sein du cabinet, voilà à quoi se résumait la situation actuelle, même si cela ne les empêchait nullement de servir de médiateur et tenter de résoudre le conflit. Si possibilité il y avait, bien évidemment, parce que la tâche s’avérait compliquée. Toutefois, cela ne voulait pas dire impossible, au point qu’Eliot n’avait pu que suggérer de se rendre tous les quatre dans son bureau afin de pouvoir traiter cette affaire dans un calme plus adéquat. Le brun avait tenu un discours relativement franc, ordonné et à double destinataire. Son regard s’était porté sur la blonde, qui n’avait pas mis longtemps à intervenir et à soutenir son regard. Elle avait du cran, et c’était ce qu’il appréciait le plus chez elle. il lisait également entre les lignes, et n’avait pu que hocher la tête, pour confirmer les propos de Zola. L’envie d’enchérir était bel et bien présente, mais il préférait se taire, du moins pour l’instant. Il était certain de pouvoir répliquer dans les minutes à suivre, alors pourquoi se priver de ce petit plaisir ? Prenant place dans son fauteuil, les deux avocats faisaient face au couple, et Eliot n’avait pu que jeter un lancer un coup d’œil rapide à la blonde, avant de reporter son attention sur ces deux personnes qui avaient besoin de vider leur sac. Eliot avait pris une profonde inspiration, alors que leurs ‘clients’ commencèrent à s’agiter. « il y a que ce sombre abruti ne sait pas garder son matériel dans son pantalon, alors que nous sommes mariés. Pourtant, il les a prononcés, vous savez ces maudits vœux. Mais le mot fidélité ne doit pas lui être familier, lui le parfait Don Juan dont la réputation n’est plus à faire » . Le brun se racla la gorge, alors que le mari prenait la parole « mais bien sur, mets moi tout sur le dos, toi qui es plus que frigide, qui reste dans ton petit coin sans rien faire. Tu crois que tout vient comme ça ? Ah oui, c’est vrai que je ne suis pas aussi bien que ton ex, le preux chevalier par excellence, celui que tu n’as jamais pu oublier…» . L’avocat voyait très bien le souci, et il avait comme une impression de déjà vu pour le coup. Toussant, il fit signe aux deux mariés de se taire momentanément. « alors, oui aller voir ailleurs est un réel souci, mais encore faut-il des preuves. Excusez-moi si je vous froisse. Je veux dire que certains hommes choisissent cette option parce qu’ils refusent de s’attacher. Mais quand ils rencontrent la bonne personne, la personne qui leur donne envie de mettre fin à tout ceci, les habitudes sont abandonnées, même s’ils ne s’en vantent pas. Parce qu’il suffit parfois d’un baiser, d’une personne pour que des questions sur ce mode de vie nomade ne se posent. Et à ce moment, tout change. Quant au preux chevalier, cet ex qui demeure un fantôme toujours présent, il revient de se poser les bonnes questions. » . sa mâchoire se serra alors qu’il songeait à celui de Zola qui faisait son apparition ou du moins sa réapparition. « Vous comptez sérieusement baisser les bras ? Laisser cet individu vous prendre celle avec laquelle vous êtes uni ? Vous comptez sérieusement lui laisser le champ libre aussi facilement, sans dire à votre épouse, choisis-moi, je suis celui qu’il te faut » . Sa voix s’était terminée en un murmure, se rendant compte de ce qu’il venait de dire, de l’allusion qu’il venait de faire à l’instant. Tournant la tête vers Zola, il n’avait pu que reprendre un ton plus assuré « maitre, qu’en dites-vous ? »
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MessageSujet: Re: We don't talk anymore like we used to do - Zoliot Lun 7 Aoû - 21:46

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We don't talk anymore, we don't talk anymore, we don't talk anymore, like we used to do. We don't love anymore, what was all of it for? Oh, we don't talk anymore, like we used to do.

C’était une drôle d’ironie, que Zola soit troublée par Eliot. L’avocate était la première à dire, à qui voulait l’entendre, qu’elle ne recherchait pas à vivre quoi que ce soit, avec quiconque – pas même une histoire d’une nuit. A l’entendre, tout tournerait toujours autour du travail, ses dossiers et ses clients suffiraient toujours à son bonheur. Peut-être qu’au moins, le travail ne la décevrait jamais, ou du moins, pas autant que des gens pouvaient le faire. Elle n’avait pas peur de l’amour et de ses frasques, Zola, pourtant. Elle était forte, du moins, le croyait-elle, et elle avait déjà souffert par amour, mais elle s’en était relevée plus forte encore. Elle n’était pas de ceux qui cracheraient sur l’amour, ni de ceux qui ne comprenaient pas ceux qui voulaient aimer. Zola, elle se souvenait encore parfaitement de la façon dont ça la faisait se sentir, elle se souvenait des papillons dans le ventre et de l’angoisse constante. Elle se souvenait s’être déjà projetée avec quelqu’un, mais aussi ne pas toujours l’avoir fait. Y’avait eu Jayson dans sa vie, dans son cœur, Jayson qu’elle avait aimé avec ferveur, plus d’engouement qu’elle n’en avait démontré pour aucun autre. Mais ils étaient différents ; c’était ce qui l’avait attirée au début – faut croire que les opposés s’attirent vraiment. Mais ils étaient différents, incompatibles. Ils n’avaient pas assez en commun, des conceptions différentes qui ne pourraient jamais aller ensemble ; alors ils s’étaient séparés, parce que ça ne valait pas la peine de continuer. Zola, elle en avait souffert, parfois elle avait regretté, mais elle s’était toujours dit, que c’était pour le mieux. Alors elle s’en était relevée, elle l’avait oublié, ou du moins, ses sentiments avaient fini par disparaître. Peut-être qu’on n’oubliait jamais le premier, mais elle avait encore aimé. Et à nouveau, ça n’avait pas marché. Zola avait fini par se dire que ça ne valait pas du tout la peine d’essayer. Que, de toute façon, elle n’était pas douée en relations sociales. Et depuis quelques temps, ça se confirmait. Zola, elle n’était pas douée avec sa famille, pas douée avec ses amis. Encore moins douée en amour. Elle ne savait pas se projeter avec quelqu’un, parce que son travail avait toujours plus d’importance. Elle ne savait pas faire passer quelqu’un avant le travail. Elle ne savait pas faire de sacrifices pour quelqu’un. Elle ne savait pas faire sentir à quelqu’un, qu’il était spécial. Il fallait qu’on soit là pour elle, mais il ne fallait pas espérer l’inverse ; ce n’était même pas une question d’égoïsme, c’était seulement que Zola, elle ne savait pas y faire. Finalement, elle avait peut-être seulement peur de l’amour ; peur qu’il le détourne de son travail. Alors, en quelques sortes, Edward était devenu sa sécurité. Elle s’était dit qu’on ne l’approcherait plus, qu’elle serait tranquille. Mais il avait fallu que son associé, et ami de longue-date, se mette en tête de l’embrasser. Si seulement encore, ce n’était que ça ; il avait fallu, qu’Eliot l’attire – c’était là le pire. Il remuait des choses dont elle ignorait totalement l’existence. Maintenant il l’attirait, réveillait en elle de vieux désirs enfouis profondément depuis longtemps. Mais elle se forçait à les réprimer, parce qu’il était son ami, et que c’était exactement le genre de choses qui foutait une amitié en l’air. Surtout, ils travaillaient ensemble. Mais il ne le saurait jamais, Eliot. Elle n’était peut-être pas douée pour les relations sociales, encore moins en amour, mais elle était une experte pour cacher ce qu’elle ressentait – et ce n’était qu’une petite attirance, après tout, sans doute bien facile à camoufler.

Sauf qu’ils étaient là, chacun dans son bureau, à s’éviter soigneusement. Le malaise était palpable, mais aucun n’aurait fait d’allusion là-dessus ; le fait de ne pas se voir, facilitant les choses. Pourtant, il avait fallu qu’un couple au bord de la crise de nerfs, débarque à leur cabinet, forçant un contact visuel entre les deux avocats, pire : une discussion. Les deux époux souhaitaient tous deux les prendre pour avocats ; chose impossible, parce qu’ils étaient justement tous deux dans le même cabinet. Surtout, ils ne pouvaient pas moins bien tomber, la tension entre les deux avocats étant à son paroxysme – d’autant plus qu’un jeu de double-sens semblait être lancé. Heureusement, ils avaient fini par entrer ; pourtant, le jeu était loin d’être terminé. Devançant son associé, comme lancée dans une soudaine compétition provoquée par l’agacement qu’elle éprouvait suite aux propos de ce dernier, elle demanda au couple, de leur expliquer la situation. Le problème était apparemment que monsieur allait voir ailleurs, mais que madame était toujours très proche de son ex. Zola n’était pas réellement d’humeur à écouter leurs simagrées, qui ne faisaient qu’accentuer son agacement, mais elles lui permettaient au moins, de se concentrer sur autre chose. Plus ou moins, en réalité. Parce qu’Eliot semblait poursuivre la joute. Seulement, ses paroles semblaient avoir un autre sens que plus tôt. Surtout, ses paroles eurent pour effet de totalement troubler Zola ; elle qui ne l’était pourtant jamais. Parce que ça ressemblait trop à eux, et qu’elle était convaincue, qu’il n’était pas seulement question du couple, mais bel et bien d’eux. Elle s’était tue, Zola, tout au long du discours de son associé. Le couple semblait lui-même profondément marqué par ces dernières paroles, mais sans comprendre le double-sens qui se cachait derrière. Finalement, Eliot demanda l’avis de Zola, se tournant vers elle. « Je… hm. » Elle était sans mots ; une première. Personne n’arrivait jamais à la laisser sans voix, mais Eliot venait de réussir cet exploit. « Excusez-moi. » Et elle toussota, comme pour reprendre contenance, remettant nerveusement une mèche de ses cheveux derrière l’une de ses oreilles – autre chose rare, parce que Zola ne montrait jamais aucun signe de nervosité, à croire qu’elle ne l’était jamais. « Je… suis totalement d’accord, mais j’aimerais ajouter que... parfois, il est préférable d’abandonner, qu’il n’est pas nécessaire de se battre pour quelque chose si tout est fichu… si ça n’en vaut pas la peine. Êtes-vous réellement heureux, ensemble ? Peut-être le seriez-vous séparés, peut-être êtes-vous plutôt faits pour être amis. Peut-être même, n'êtes-vous pas prêts pour avoir une relation avec quelqu'un. Posez-vous les bonnes questions, comme l’a dit mon associé. » dit-elle, tant bien que mal, sans parvenir à garder un ton assuré tout au long de sa tirade ; et elle détestait ça. Elle détestait ne pas avoir de contrôle ; surtout, elle détestait la réaction de son corps entier. Elle se demandait ce qui passait par la tête d’Eliot. Elle ne comprenait pas, elle se disait même qu’elle avait certainement très mal interprété ses paroles. Mais Zola, c’était leur situation, qu’elle voyait dans ces paroles. C’était Eliot qui ne s’attachait à personne, c’était leur baiser dans ce bureau pas très loin, c’était peut-être même aussi Jayson, mais cela, elle en était nettement moins sûre. C’était son attirance pour lui, qui était réciproque. Mais c’était surtout, à ses yeux à elle, une attirance qui n’aurait pas dû exister ; parce qu’ils étaient amis, et qu’ils étaient sans doute mieux ainsi. Parce qu’elle ne voulait pas tout faire foirer – ou parce qu’elle était terrifiée par l’engagement, peut-être autant que lui. « Plutôt que se faire du mal, parfois mieux vaut tout arrêter. » Avec ses mots, elle semblait bien être la plus pessimiste des deux avocats, contredisant Eliot, bien que s’étant dit d’accord avec lui – difficile pour le couple alors, de savoir quoi faire, quand les deux associés proposaient deux visions différentes. Mais il n’était pas vraiment question d’eux ; mais ils ne le savaient pas. « Mais ça ne veut pas dire, qu’un dialogue sans provocations est impossible. Quoi que vous décidiez, essayez d’écouter l’autre et de dialoguer avec lui sans l’agresser. Prenez une décision, ensemble. Mais la meilleure pour vous, sans vous censurer. » Elle semblait avoir retrouvé un peu de confiance en elle ; pourtant, elle avait maintenant le regard posé sur la table. Elle n’était pas à l’aise, Zola. Elle aurait voulu sortir, partir loin d’ici. Tout de suite.
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MessageSujet: Re: We don't talk anymore like we used to do - Zoliot Mar 15 Aoû - 0:04

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il suffisait de parfois rien, d’un détail pour que tout bascule, tout ne se voit changé, sans qu’aucun retour en arrière ne soit possible. Eliot s’en voulait d’avoir été si bête, si provoquant, parce que maintenant, il en payait le prix fort et ne pouvait s’en prendre qu’à lui-même. pourtant, pendant combien d’années n’avait-il vu Zola que comme une amie, se refusant d’avoir toute autre idée à son égard, y compris de constater ô combien elle était magnifique en plus d’être brillante et intelligente ? C’était sans nul doute le meilleur moyen trouvé afin de travailler, sans risquer de se laisser perturbé par ses courbes délicates et les potentielles envies qu’elle aurait pu attiser chez lui. sauf que le contact de leurs lèvres avait ôté cette barrière, cette envie de rester sage. Et c’était sans compter ce qu’il avait pu ressentir en s’endormant aux cotés de la blonde. Oui, il demeurait toujours très troublé, mais il avait fallu un énième coup de massue, la présence de cet homme qui avait eu une importance vitale dans l’existence de son associée, ce qui le faisait sortir de ses gonds. Certes, il avait lui-même ses failles, son besoin de ne pas se poser ou de s’impliquer dans une relation quelconque. C’était un choix de vie fait il y a des années auparavant, afin de se préserver et de ne donner aucun moyen à son très cher paternel d’avoir une carte à jouer contre lui. Peut-être que c’était du grand n’importe quoi, mais au moins il ne mettait aucune femme en danger, ni ne dévoilait son lourd passé qu’il trainait derrière lui comme un fardeau. Enfin pour le moment, ce n’était pas la chose la plus importante qui accaparait tout son esprit, loin de là même. Non, il ne cessait de repasser en boucle les différents messages reçus, et le brun ne pouvait plus se concentrer sur ses dossiers ou rester stoïque, même s’il n’était pas en mesure de lui parler ou de la regarder. Eliot avait trop de choses sur la conscience pour ne pas lui dire ses quatre vérités, pour taire ce qui le rongeait intérieurement depuis quelques semaines. Surtout que les deux associés avaient décidé de passer outre l’incident, tentaient d’agir comme si de rien n’était, mais à vrai dire, ils avaient opté pour la politique de l’autruche, en mettant simplement un mouchoir sur le fin fond du problème. Leur silence en était pesant, surtout qu’ils se trouvaient tous deux dans leur bureau respectif, en évitant soigneusement de se croiser. La preuve que ces petits messages avaient mis un sacré froid dans leur belle amitié. l’arrivée impromptue de ce couple marié qui criait à tout va qu’il voulait divorcer n’avait pu que les forcer à se croiser et coopérer, à défaut de s’opposer sur ce cas des plus explosifs. Le fait qu’ils soient associés ne leur permettait nullement de répondre par la positive. Seulement, Eliot avait eu une autre idée, à savoir servir de médiateur afin que le mari et la femme puissent communiquer, se dire ce qu’ils avaient sur le cœur afin de n’avoir aucun regret par la suite, un peu comme ce qu’il vivait actuellement avec Zola. Et s’ils avaient pris le soin d’entrer dans le bureau du brun, les propos avaient fusé de part et d’autre des deux partis en présence, auxquels l’avocat tentait de répondre de manière civilisée et calme. Toutefois, il ne pouvait s’empêcher de placer quelques conseils, quelques mots en direction de la blonde, surtout qu’il avait l’impression de se voir dans le fameux couple. Cela en était presque risible, ainsi que relativement déstabilisant. Les mots étaient sortis tout seul, et son regard avait fini par se poser sur son associée, lui demandant alors son avis. Jamais il ne l’avait vue aussi silencieuse, la preuve qu’il était en mesure de la déstabiliser fortement et lui ôter ce besoin constant d’avoir le dernier mot. Eliot n’avait pu qu’arquer un sourcil, se demandant pourquoi elle se montrait si longue à répondre, alors que le couple semblait prêt à se renvoyer les pires horreurs au visage. Enfin, Zola s’était exprimée, en remettant limite en cause tout ce que lui avait pu dire afin de leur faire prendre la meilleure des décisions. Le brun la regardait, incrédule, en tentant de lire entre les lignes, parce que les deux associés semblaient être passés maitre dans le fait de se parler indirectement, de régler leurs soucis personnels par l’intermédiaire de ce qui s’apparentait à une plaidoirie. Le couple s’était regardé, leurs doigts se crispant légèrement sur le bureau, détail qu’avait remarqué Eliot. Ce dernier n’avait pu qu’intriguer le brun, pourtant, il n’avait pu que la laisser finir, se disant que Zola pouvait se montrer raisonnable. Sa mâchoire se crispait à chacune des paroles ajoutées. Non, il ne pouvait pas arrêter, parce qu’elle était devenue essentielle pour lui, et pas simplement parce qu’ils étaient associés. Quant au dialogue qu’elle demandait, il avait juste envie de lui rire au nez, en lui rétorquant qu’elle n’était pas en mesure d’appliquer ses propres conseils. Il se devait de ronger son frein, ne pas lui répondre directement, surtout que le mari se raclait la gorge. « Parce que vous croyez que c’est facile de tirer un trait sur tout ce qu’on a vécu ? Parce que même s’il y a des points de divergence, je… il était vrai que nous étions amis et que tout se passait très bien. » . Les mots semblaient être difficile à prononcer, et c’était la femme qui avait rapidement repris la parole « l’imaginer avec une autre me freine, parce que chaque fois que j’essaie de le regarder, j’imagine d’autres femmes dans ses bras, entre nos draps, leurs corps ne faisant qu’un. Alors oui, ça serait surement plus facile d’arrêter les frais, de ne plus se faire souffrir, mais ça serait quoi alors ? Choisir la facilité ? » . Eliot se leva prestement de son fauteuil, se dirigeant vers la fenêtre pour regarder à l’extérieur. Les propos de ce couple semblaient contraster fortement avec ceux de leur arrivée, comme s’ils étaient en train de réfléchir sur ce que les avocats disaient. Se raclant la gorge à son tour, le brun n’avait pu que se retourner vers eux. « je vois que vous commencez déjà à réfléchir. Que vous vous opposez toujours, merci maitre » . Prenant une profonde inspiration, il n’avait pu que lancer un regard noir à Zola, avant de reporter toute son attention sur le couple. « Parce que baisser les bras sans avoir tenté le maximum est alors ce que vous feriez ? Pour vous satisfaire et retrouver un certain confort ? Entre un ancien amant et on ne sait quoi d’autre… parce que l’amitié au final c’est le confort, mais n’allez vous pas ressentir le moindre remord de ne plus gouter à ses lèvres, de ne plus vous retrouvez contre lui, lui qui vous comprend, qui ne cherche qu’à vouloir votre bonheur en vous protégeant ? Parce que oui, certes, il peut vous cacher des secrets, mais si c’est pour votre bien, pourquoi envisager le pire, y compris l’adultère à tout bout de champs ? ». Il n’avait pu qu’esquisser un sourire en direction de la femme, en déviant légèrement son regard vers Zola. « Alors oui maitre, on peut dire que le dialogue est la meilleure des solutions, mais quand la personne refuse de parler, se cantonne dans son petit monde, parce que c’est tellement plus facile de se murer, de se cacher. Alors, oui, il vaut mieux travailler main dans la main, essayer de retrouver un lien, le meilleur lien possible, mais il faut savoir ce que les deux partis en présence souhaitent. Mais c’est également faire part de ses volontés secrètes, de ses peurs, celle de perdre l’autre et de ne pas la voir disparaitre. Alors, il faudrait faire quoi ? Lui voler un nouveau baiser, lui dire que ce n’est pas anodin, et que ce n’est plus de l’amitié, mais quelque chose de plus fort, qui semble avoir tout éclipsé… » .
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MessageSujet: Re: We don't talk anymore like we used to do - Zoliot Lun 28 Aoû - 11:52

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We don't talk anymore, we don't talk anymore, we don't talk anymore, like we used to do. We don't love anymore, what was all of it for? Oh, we don't talk anymore, like we used to do.

Elle n’était peut-être pas aussi forte, qu’elle le prétendait – ou en donnait, l’illusion. Ou peut-être, plutôt, qu’elle n’était pas aussi insensible, qu’elle le laissait croire au reste du monde. Il y avait ses amis, évidemment, ceux qui la connaissaient mieux que tout le monde, et qui savaient pertinemment, qu’elle était humaine, Zola, et qu’elle ressentait bien plus de choses qu’elle ne le laissait paraître. Il y avait son père, et son frère, pour montrer qu’elle pouvait ressentir l’énervement ; qu’elle ne pouvait pas toujours, garder son calme, avoir la patience nécessaire pour ne pas répondre aux piques que son jumeau pouvait bien lui lancer, quand il se trouvait dans les parages. Il y avait aussi la rancune, qu’elle éprouvait encore à l’encontre de son père, ce géniteur qui aurait dû être prêt à tout pour le bonheur de ses enfants, mais qui faisait passer son ego avant tout le reste, n’hésitant pas à les mettre en compétition, tôt, beaucoup trop tôt, alimentant sans cesse la rivalité qui ne faisait qu’accroître entre Jules et elle. Il y avait l’ambition, la soif de réussir, qui peut-être, contribuait à son humanité ; elle avait des projets, des objectifs à atteindre, et savait se donner les moyens pour y parvenir. Surtout, elle avait quelque chose qui la poussait à se lever le matin – et peut-être que c’était triste, qu’il s’agisse de son travail, et qu’elle ne vivait que pour lui, peut-être que c’était triste, qu’elle ne pense qu’à ça, toujours, mais au moins, elle avait tous les jours, une bonne raison de se lever et de se bouger. Elle se donnait corps et âme à ses dossiers, corps et âme à ses clients, quand bien même ils finiraient tous par l’oublier bien vite, sitôt que leur affaire serait terminée. Son boulot, c’était son essence, c’était ce qui faisait d’elle, ce qu’elle était. Peut-être que cette passion pour son travail, rendait Zola insensible ou inhumaine, aux yeux des autres – ou au moins, de ceux qui ne la connaissaient pas assez bien –, mais selon elle, c’était une raison de vivre comme une autre. Au moins, elle se sentait utile – elle en avait besoin ; c’était peut-être autre chose, qui la rendait humaine. Et puis y’avait l’amour. Elle était pas douée avec les sentiments, Zola – sans doute qu’elle ne l’avait même, jamais été. Elle ne savait pas montrer, qu’elle tenait à quelqu’un. Elle ne savait pas, prendre soin d’une relation. Elle ne savait pas s’investir, rendre quelqu’un spécial et le lui faire sentir. Elle ne savait pas non plus, admettre aisément, ce qu’elle ressentait. Elle avait eu une mère aimante – elle l’était toujours, d’ailleurs –, mais qui contrastait énormément avec son père, qui aimait sans le dire, voulant le meilleur pour ses enfants, mais sans être capable, d’agir de la bonne façon. Peut-être que Zola tenait bien plus de lui, qu’elle ne voulait l’admettre. Peut-être qu’elle avait finalement hérité de ses défauts à lui, quand elle aurait hérité seulement du caractère de sa mère – sa mère, ce modèle, qui avait très tôt suscité toute son admiration, cet exemple à l’origine de son envie de faire des études de droit, de devenir avocate. Mais elle ressemblait à son père, Zola, qu’elle le veuille ou non. Seulement elle, elle aurait certainement la bonne idée de n’avoir jamais d’enfants, parce qu’elle ne pensait pas avoir, de toute manière, de fibre maternelle. Et même si elle en avait un jour, ce dont elle doutait fortement – mais après tout, la vie était imprévisible –, elle doutait néanmoins de se comporter avec eux, comme l’avait fait son père, avec son frère et elle.

Alors elle était humaine, Zola, en dépit de l’illusion qu’elle voulait donner, au reste du monde. Elle était humaine ; mieux, elle était femme. Elle avait des désirs et des attirances, elle aimait regarder les hommes, sans forcément vouloir qu’il se passe quoi que ce soit. Elle aimait aussi, parfois. Et Eliot, lui, il l’attirait – et elle n’arrivait pas, l’avocate, à aller contre ça. Elle aurait voulu pourtant, parce que ça aurait été plus simple. Fallait pas qu’il se passe quoi que ce soit entre eux, parce qu’ils étaient avant tout amis, mais aussi parce qu’ils étaient associés, qu’ils travaillaient ensemble, se voyaient chaque jour. Zola, elle préférait rester professionnelle. Elle se disait, qu’il valait mieux, que tout redevienne comme avant – plus facile à dire qu’à faire. Et maintenant ils étaient là, dans ce bureau, avec un couple à la situation ressemblant bien trop à la leur – le mariage, et la longue relation, en moins. Avait débuté un long dialogue plein de sous-entendus, que seuls les avocats eux-mêmes, pouvaient comprendre. Et Eliot, avait réussi l’impossible – ou plutôt, le difficile : il lui avait fait perdre contenance, à Zola. Elle avait eu un bref moment d’égarement, incapable de trouver ses mots, incapable de dire quoi que ce soit. Elle comprenait, à travers son discours, qu’il aurait voulu changer. Qu’il se passe quelque chose – entre eux, peut-être. Mais Zola, elle n’était pas prête à ça. Trop têtue. Ou trop effrayée, peut-être. Toujours est-il que Zola, elle disait le parfait opposé d’Eliot, quand ils auraient dû être sur la même longueur d’onde, afin d’aider au mieux le couple qui était entré dans leur cabinet. Elle avait peut-être l’esprit de contradiction, ou elle pensait peut-être réellement chacun de ses mots – elle-même, ne savait pas vraiment. Pour l’une des rares fois de sa vie, elle était désarçonnée, perturbée – Eliot était décidément, bien le seul, à en être capable. Elle semblait semer le doute néanmoins, dans l’esprit du couple. Elle n’était peut-être pas une bonne avocate, Zola, en cet instant précis ; elle s’était laissée submerger par des émotions qui lui avaient fait perdre le contrôle d’elle-même. Et Eliot, il lui lançait un regard noir, n’appréciant visiblement pas ce qu’elle venait de déclarer. « Encore faut-il en avoir envie. » laissa-t-elle échapper, pas très fort, alors qu’Eliot évoquait le fait de ne pas baisser les bras, ou de ne pas être en proie aux remords. Si c’était en référence à eux, elle avait en tout cas mauvaise foi ; parce qu’une partie d’elle, mourrait d’envie de céder à cette attirance qui existait depuis bien trop longtemps déjà, à son goût. Elle écouta le reste de son monologue, sans jamais intervenir. « Vous avez totalement raison. Il faut en effet travailler main dans la main, ne faut pas oublier de prendre en compte ce que chacun souhaite vraiment, et surtout, j’aimerais ajouter, qu’il faut accepter que l’un ou l’autre n’ait pas forcément les mêmes attentes, les mêmes envies au sujet de l’avenir, et donc qu’un avenir ensemble, n’est de ce fait, pas toujours possible. » Elle essaya, l’avocate, de rester aussi neutre qu’elle l’était auparavant, malgré les mots que prononçait Eliot – faisant de son mieux, pour les ignorer, ou ignorer ce qu’ils sous-entendaient. Elle ne voulait pas comprendre, parce qu’elle ne voulait pas tout compliquer entre eux – elle n’avait pas envie de perturbations, de distractions, elle voulait pouvoir travailler en paix. « Très bien. Eh bien, nous vous écoutons, madame, monsieur. Qu’est-ce que vous voulez ? Puisque c’est pour ça, que nous sommes là. » termina-t-elle, en gardant le regard posé sur eux. Elle préférait qu’ils arrêtent, ce foutu jeu de double-sens ; le couple n’était pas là pour subir les piques constantes des deux avocats, incapables de régler leurs problèmes personnels, en privé – faute de Zola, surtout –, bien que le couple n’avait peut-être pas conscience des sous-entendus de cette conversation. Alors elle préférait qu’ils arrêtent, cédant la première à ce jeu étrange, qui ne lui plaisait guère. Il était trop doué pour la faire sortir de ses gonds, trop doué pour remuer des tonnes de choses en elle. Trop douée pour la rendre un peu moins professionnelle, et c’était justement, ce que la blonde redoutait le plus – et c’est pour ça, qu’elle souhaitait, qu’il ne se passe jamais quoi que ce soit, entre eux.
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MessageSujet: Re: We don't talk anymore like we used to do - Zoliot Mar 12 Sep - 16:28

We don't talk anymore like we used to do

Life is short, break the rules. Forgive quickly, kiss slowly. Love truly. Laugh uncontrollably and never regret anything that makes you smile.
Eliot ne savait plus du tout où donner de la tête, ni quelles devaient être ses priorités. Tout semblait partir très loin, trop loin et il s’y perdait littéralement. Jamais il n’aurait pensé que sa vie pourrait être encore plus compliquée que ce qu’elle ne l’était déjà. Il n’avait pas envisagé une seule seconde de se perdre dans la mièvrerie d’une quelconque attirance, enfin même si ce terme était à mettre au pluriel. Comme si le passé ne lui avait pas prouvé qu’il ne faille pas qu’il s’attache afin de ne pas réitérer la douleur ressentie à l’instant où il avait perdu sa mère. Il n’avait pas su la protéger face à son père, même à son plus jeune âge, et depuis, il n’avait pas envie de s’impliquer dans la moindre relation, la seule chose dans laquelle il s’était réellement investi demeurait le domaine professionnel, là où jusqu’à présent tout avait été si parfait. Mais tout avait changé aussi. Etait-il maudit ? Non, il avait simplement voulu relever un défi, un stupide défi qui l’enlisait désormais dans une gêne sans nom à laquelle s’ajoutait une pointe de jalousie non désirée. Le pire dans tout cela était que ce sentiment était loin d’avoir disparu, surtout après l’échange de messages avec Zola qui avait eu le don de le murer dans un silence sans nom et qui l’empêchait clairement de pouvoir parler avec celle qui était son associée. Cela en était déconcertant, agaçant, et le brun n’était tout simplement pas prêt à mettre sa fierté de coté et faire comme s’il n’était pas au courant que son premier amour était de retour. Non, et les propos qu’il avait lui-même tenus ne pouvait que laisser présager du possible combat de coq si les deux hommes se retrouvaient dans la même pièce. Eliot n’était pas possessif, se contentant de se persuader qu’il n’avait tout simplement pas envie de voir leur cabinet couler ainsi que leur amitié complètement détruite. Seulement, au plus profond de lui, il savait pertinemment qu’il se mentait, qu’il se voilait la face pour se donner bonne figure. Mais ça c’était sans compter sur l’arrivée incongrue d’un couple marié qui avait poussé les associés à sortir et s’occuper d’une relation qui semblait des plus difficiles. Seulement, les propos que les deux époux tenaient lui rappelaient inlassablement la situation qu’il entretenait actuellement avec la blonde, et instinctivement les mots que l’avocat avait trouvés étaient à double signification. Il savait très bien qu’elle comprenait ses sous-entendus, et elle l’agaçait de s’entêter dans une voie qui était limite bloquée. En fait, c’était surtout parce qu’il ne pensait pas comme elle, qu’il n’arrivait plus à entrevoir leur amitié de manière sereine, pas après le souvenir adent de ce baiser qui lui avait laissé un gout de satisfaction sur les lèvres. Seulement, à l’heure actuelle, il ne devait pas penser à cela, surtout s’il voulait garder le contrôle et ne pas se trahir devant ces inconnus qui ne comprendraient pas particulièrement ce qui se jouait entre ces deux associés. Un instant durant, il n’avait pu que ressentir une certaine pointe de satisfaction dans la mesure où Zola état restée muette, une première en soi. Toutefois, le répit avait été de courte durée, et il n’avait pu qu’enchérir, essayer de rassurer ses deux individus en insistant qu’il fallait parfois se battre pour obtenir ce qu’on voulait réellement. Mais lui, que voulait-il ? À vrai dire, il ne savait pas, car même si son mariage était blanc, Zola était mariée, même si cet anneau ne l’empêchait nullement d’espérer pouvoir réitérer ce qui s’était passé dans leur bureau. A cette simple idée, il n’avait pu que soupirer. La réplique de la blonde le désespérait, et sa mâchoire s’était crispée, machinalement. Qu’attendait-elle ou que voulait-elle lui faire comprendre ? Qu’il était le seul dans cet état ? à se poser des questions ? un peu plus de fouillis dans son esprit. Eliot n’avait rien rajouté, encaissant le coup tout simplement, avant de poursuivre un discours qui lui paraissait terne. Le brun avait le sentiment de se battre contre un moulin à vent, et il ne parviendrait nullement à résoudre seul le réel problème qui subsistait entre eux deux, non c’était tout bonnement impossible. Alors quand elle avait repris la parole, il n’avait pu qu’écouter d’une oreille attentive ses arguments, des mots qui lui firent faire une moue bien vite dissimulée derrière un masque impassible. Se raclant la gorge, il n’avait pu que s’empresser d’ajouter « seulement si l’autre n’exprime pas sa volonté la plus intime et la plus secrète, il est clair et net que vous irez droit dans le mur et que toutes ces longues années passées en la compagnie l’un de l’autre n’auront été que souvenirs. Alors, communiquez tout simplement, pas à travers de textos, messages ou autres cris. Non, prenez du temps, sortez, accordez vous une soirée, un tête à tête pour parler de manière posée, laissez parler l’autre, écoutez votre cœur, et demandez vous simplement si la petite étincelle est toujours présente entre vous, s’il ne suffit pas de souffler ensemble dessus pour la raviver et profiter un peu plus de la chaleur dont elle vous inonde ». Eliot prit quelques secondes pour réaliser ce qu’il venait de dire, se rendant compte que ce n’était pas lui, lui l’homme qui avait toujours mis un point d’honneur à bannir tout sentiment. Parce que là, il s’apparentait clairement à un romantique, à un homme qui laissait parler son cœur, un organe qui pour lui ne servait qu’à battre, et rien de plus. son regard passa de son associée au couple qui était appelé à présent à s’exprimer. Les deux individus semblaient mal à l’aise, et l’homme n’avait pu que tendre la main vers sa femme. « la confiance semble être la base d’un couple, et même si des fentes apparaissent, il revient de travailler à deux pour que ce mur reste debout, pour ne pas voir tout s’écrouler. » . Eliot esquissa un léger sourire, alors que la femme semblait plus sceptique. « et si les cartes étaient faussées dès le départ ? » . Le brun soupira, ne pouvant s’empêcher d’intervenir à nouveau « oui, elles peuvent être faussées, mais vous n’auriez surement pas vécu de belles choses ensemble, des moments qui vont font sourire. je pense que si vous nous avez écoutés jusque là, ce n’est pas pour rien, comme le fait que les premiers mots que vous venez de prononcer ne sont pas divorce. Alors, si vous avez besoin de temps pour parler, ma consœur et moi pouvons vous laisser brièvement puis vous nous ferez part de votre décision… » . Tendant la main vers son associée, il n’avait pu que lui désigner la porte « Maitre, je crois que nous devons parler d’une affaire importante. A moins que votre mari ou ami ne vous accapare trop… » . Il n’avait pas pu retenir cette pique, mais le couple avait besoin de calme, et lui de sortir, d’arrêter de laisser parler cette attirance qui le bouffait littéralement…
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MessageSujet: Re: We don't talk anymore like we used to do - Zoliot Sam 14 Oct - 15:26

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Zola aurait voulu pouvoir tout contrôler. Elle aurait cru, pouvoir le faire. Elle le croyait encore, têtue, obstinée, bornée ; ou trop fière, pour admettre qu’elle ne pouvait vraiment pas tout maîtriser. Elle avait toujours eu l’habitude de se débrouiller seule, toujours l’habitude de se reposer seulement sur elle-même, sans avoir franchement besoin des autres. Peut-être bien qu’elle était douée pour cacher ce qu’elle ressentait, dotée de cette incroyable capacité à se créer un masque impénétrable, mais il était néanmoins des émotions, bien trop fortes, pour accepter d’être vulgairement niées, dissimulées. Ou peut-être bien qu’il était des émotions, qu’elle n’avait au fond, pas vraiment envie de garder seulement pour elle. Eliot l’attirait, c’était indéniable – prétendre le contraire, aurait été un mensonge. Et peut-être aussi, que Zola était relativement douée pour mentir, pour l’hypocrisie, la fausseté, ou mieux encore, l’illusion, mais, ouais, décidément, y’avait des choses qu’elle ne parvenait guère à contrôler. Et Eliot, il la rendait folle, vraiment. Folle à l’attirer à ce point, quand il n’avait fait que l’embrasser, à être constamment dans sa tête, à la déconcentrer quand elle était sur ses dossiers. Il la rendait folle aussi alors, parce qu’elle avait justement plus de mal à travailler, à se concentrer sur quoi que soit, voire même, à s’y intéresser. Il la rendait folle, parce qu’elle ne comprenait pas ce qui lui prenait, parce qu’elle n’arrivait plus à contrôler ce qu’elle ressentait, à ignorer son attirance, sans cesse grandissante, à son égard. Il était là trop souvent dans sa tête, réveillant de vieux désirs enfouis depuis bien trop longtemps. Et du mieux qu’elle pouvait, la blonde, elle se débattait avec ses démons, luttant contre toute la flopée de sentiments bien trop contradictoires, qui l’envahissait depuis quelques temps. Elle ne savait pas quoi faire, avec tout ça. Elle ne se sentait pas prête, à les laisser sortir au grand jour. Pas prête à les accepter, pas prête alors, à les voir exposés. Et puis elle n’avait jamais été douée avec ça – les sentiments. Elle avait vécu quelques histoires, par-ci, par-là. Des histoires sérieuses même, mais qui toujours, s’en voyaient foutues en l’air, parce qu’elle était incapable de les faire passer avant son travail lorsque c’était nécessaire. Elle n’était pas là, Zola, elle n’était même jamais là, et bien souvent c’était ce que l’on lui reprochait. Peut-être qu’elle n’avait jamais aimé avec suffisamment d’ardeur, ou de passion, pour en être simplement capable – avait-elle seulement aimé véritablement, un jour ? L’amour, elle l’avait déjà connu, elle le savait pertinemment, mais son rapport avec celui-ci, avait toujours été compliqué. Même le tout premier qu’elle avait aimé, leurs chemins s’étaient séparés à cause de la carrière, à laquelle elle se destinait déjà alors, quand bien même elle n’avait même pas débuté ses études. Ils n’avaient rien en commun, un avenir ensemble lui avait paru compromis, voire impossible, alors elle avait préféré mettre un terme à leur jolie histoire, si originale, pour éviter des larmes et bien trop de douleur. Elle n’avait pas eu envie de souffrir, l’avocate, et peut-être bien que désormais, du haut de ses trente ans, elle n’en avait toujours pas envie. Peut-être qu’elle n’avait pas tellement changé ; qu’elle n’avait finalement, que peur de souffrir. Parce que derrière ses faux airs de femme forte, Zola était vulnérable – et Eliot justement, avec un simple baiser, il était parvenu à l’ébranler. A ébranler, sa confiance en elle. A ébranler peut-être un peu, son cœur. Il y arrivait – il la touchait. Elle avait beau essayer, elle ne parvenait pas, à rester indifférente. Parce qu’indifférente, elle ne lui était pas. Elle avait toujours eu conscience, du charisme et de la forte attraction qu’Eliot pouvait exercer sur les femmes. Elle l’avait toujours trouvé « agréable à regarder », pour atténuer le fait qu’elle le trouvait même plutôt canon. Et peut-être qu’elle avait toujours été un peu tenté de céder à ses charmes, mais jamais sérieusement – Eliot, c’était l’un de ces jeunes hommes, sur lesquels elle avait pu fantasmer quelques fois, sans jamais imaginer qu’un jour, il pourrait avec lui se passer, quoi que ce soit.

Peut-être qu’elle s’était dit, qu’il ne s’intéresserait jamais à elle. Qu’elle n’était pas le genre de femmes, qui retenaient son attention, qui attiraient son regard. Elle n’en avait pas franchement souffert, parce que c’était seulement ce genre de fantasmes passagers, des crushs temporaires pas désagréables, rien d’extraordinaire, mais qui égayaient un peu la journée – parce que ouais, décidément, Eliot, elle le trouvait canon. Peut-être qu’il était devenu trop à son goût désormais, à tel point que l’envie de lui céder à nouveau, pour un simple baiser ou bien plus encore, dépassait la raison, et Zola alors, était incapable d’en faire abstraction. « Bien, je ne vois rien à ajouter, je crois que maître Stevens a tout dit. » conclut-elle, alors qu’Eliot venait d’évoquer la nécessité de communiquer, et suggérait au couple de passer une soirée ensemble, pour chercher à retrouver ce qu’ils pouvaient avoir, avant. Toute cette scène, la mettait franchement mal à l’aise, parce que l’avocate était loin d’être idiote. Elle avait bien compris tous les sous-entendus dès que cette conversation avait débuté – ils avaient là affaire à une double-énonciation, digne des plus grandes pièces de théâtre, à la Racine ou à la Corneille, que sa mère lui avait fait lire quand elle était plus jeune. Et peut-être que dans un autre contexte alors, ça aurait pu la faire rire, mais puisqu’elle était l’une des protagonistes de cette histoire, oui, ça la rendait mal à l’aise. D’entendre les mots d’Eliot, aussi. Elle ne savait plus que penser, elle ne parvenait surtout pas à rester totalement imperturbable, comme à son habitude. Elle ne savait même pas vraiment, ce qu’elle était censée faire – elle ne savait même plus, où elle en était. Eliot la mènerait à sa perte, elle en était à présent intimement convaincue. Heureusement encore, que le couple était toujours là avec eux, jouant une sorte de rôle de chaperon entre eux, les empêchant d’avoir cette conversation sérieuse, que le couple lui-même, était en train d’avoir, sous leurs yeux. « Je suis du même avis que maître Stevens, nous restons à votre entière disposition, si besoin est. » se contenta-t-elle, d’ajouter. Elle était même perdue là maintenant, Zola, incapable de faire son travail correctement, travail pour lequel elle excellait d’ordinaire. Mais Eliot lui, était capable, avec bien trop d’aisance, de faire tomber toutes ses barrières, toutes ses protections. Il la troublait, c’était un fait invétéré, alors il faudrait qu’elle trouve une solution à tout ça, vite, très vite, avant qu’il ne la perde, véritablement. Mais il était là, à l’apostropher à nouveau, évoquant une affaire importante, prétexte nouveau peut-être, pour les éloigner de ce couple. Mais elle ne voulait pas, Zola, ou elle n’était pas prête. Ou peut-être encore, qu’elle ne se faisait seulement pas confiance – mais refuser aurait paru étranger, refuser aurait trahi sa gêne, son trouble, et peut-être bien plus encore. « Sachez maître, que je sais séparer travail et vie personnelle, de ce fait je suis évidemment, également, à votre entière disposition. » lâcha-t-elle, déversant un peu trop son soudain mépris, avant de quitter la pièce en prenant ladite porte, qu’il lui avait désignée. C’en était la preuve, qu’il ne la laissait pas indifférente, puisqu’elle n’avait tout à coup plus fait attention à ce que le couple pouvait penser d’elle et de son soit disant professionnalisme. Eliot l’attirait, et ça l’énervait au plus haut point ; mais qu’il en rajoute, en lui lançant de nouvelles piques, n’était pas pour arranger son irritation. « Eh bien ‘maître’, je suis là, sans mari ni ami pour m’accaparer, je vous écoute donc. » elle balança, en colère. Mais en vérité, peut-être n’était-ce pas vraiment contre lui, qu’elle était énervée, mais plutôt contre elle, incapable de garder ses émotions, incapable de se contrôler, incapable de résister à cette foutue attirance, qui la rongeait décidément, depuis bien trop longtemps.
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MessageSujet: Re: We don't talk anymore like we used to do - Zoliot Mer 18 Oct - 0:46

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Eliot aurait espéré se réveiller de ce cauchemar qui perdurait depuis des semaines, voire même plus. Et cela en était usant, fatigant de devoir toujours marcher sur des œufs, à avoir peur de prononcer une parole malheureuse ou qui pourrait offusquer son amie et associée. Les choses semblaient avoir été mises au clair, et tout était censé aller beaucoup mieux, mais cela avait été sans compter sur les messages de Zola qui avaient annoncé la présence ou du moins le retour du premier amour de celle-ci, un homme qui avait une importance considérable dans sa vie, qu’elle veuille bien le reconnaitre ou non. Depuis, le brun s’était enfermé dans un mutisme grandissant, se refusant de lui adresser la parole, sans doute par peur de faire parler la jalousie qui le rongeait littéralement. Il savait pertinemment que cette jalousie pouvait être destructrice, et que s’il la montrait en public ou à la principale concernée, cela serait également avec colère, il ne pourrait pas le cacher comme il avait pu le faire derrière de simples messages. L’avantage de ces petits textes était qu’il ne reflétait en aucun cas le ton ou la pensée de l’instant de la personne qui les écrivait. Zola avait su éveiller en lui un feu impossible à éteindre, il n’y arrivait pas, il le consumait de part en part, et il n’avait pas encore trouvé la solution pour se sortir de ce brasier qui ne pourrait que mal terminer. Alors, certes, cette ambigüité était double, mais avec cette blonde, il y avait quelque chose de plus qu’il n’était pas en mesure d’expliquer, de comprendre, elle qui accaparait son esprit, qu’il soit au cabinet ou bien encore à la boite de nuit. Sans compter que le souvenir de ce baiser demeurant encore brûlant, et il se rappelait encore du gout des lèvres de Zola, et l’envie de s’en repaitre encore et encore était de plus en plus présente, enfin même si cela ne se réaliserait sans nul doute jamais, de par ce silence qui subsistait et grandissait. Et il avait fallu qu’un couple n’arrive pour les forcer à enfin se retrouver dans la même pièce, à s’adresser la parole, même si c’était dans un cadre professionnel et qu’ils ne rentraient nullement dans le vif du sujet ou du moins dans le fin fond du problème. Parce qu’il était évident que ne pas mettre dans mots sur le mal qui rongeait leur collaboration était ce qui les empêcherait d’avancer, de retrouver la complicité d’antan et ce qu’ils s’étaient efforcés de construire et retrouver. Mais visiblement, rien ne se passait comme prévu. Mais les conseils qu’il s’efforçait de prodiguer au couple ne lui ressemblait pas, ou du moins demeuraient des mots qu’il aurait pu se dire en regardant dans un miroir, tant il correspondait à ce qu’il devait faire. Le pire dans tout cela était que cela s’adressait également à Zola qui confirmait ce besoin de communiquer. Quelle ironie au fond, n’est ce pas ? Eliot semblait plaidoyer, ou du moins jouait une comédie dans laquelle il n’arrivait à trouver aucun mot amusant, parce qu’il n’était pas spectateur, mais bel et bien l’acteur qui ne connaissait nullement la suite de la pièce. Parce que tout était faussé, qu’il n’était pas le seul auteur et que la partie adverse était loin de lui faciliter la tâche. Le regard d’Eliot allait du couple à son associée, elle-même qui avait repris la parole en ayant compris qu’il fallait s’éclipser afin de leur donner plus de temps, plus d’espace afin d’arriver à parler et de mettre à profit les conseils reçus. Ce qui n’était pas plus mal, et permettrait aux avocats de pouvoir en faire de même. le brun s’était contenté de hocher la tête, sans rien rajouter, si ce n’est qu’ils devaient aborder le sujet d’une affaire importante. Un moyen détourné de lui demander d’avoir la fameuse conversation, enfin même si les termes étaient loin d’être appropriés et qu’il s’était laissé aller à mettre en avant le vrai souci, à savoir le mari et le retour de l’inconnu. Visiblement, cela n’avait pas plu à Zola, qui avait parlé sèchement, se montrant à la limite méprisante. Loin d’être la professionnelle qu’elle était depuis des années déjà. Serrant les mâchoires, Eliot n’avait pu que rétorquer sur un ton relativement calme « c’est fort aimable à vous » . Son regard s’était soudainement assombri, sans doute parce qu’il sentait déjà l’orage arriver, cette tempête qui briserait tout, emportant avec elle les vestiges d’une amitié passée. Suivant son associée, il n’avait pu que refermer la porte derrière eux, alors que Zola l’apostrophait d’une manière qui était loin de lui plaire. Croisant les bras sur son torse et serrant les mâchoires une nouvelle fois, il expira afin d’éliminer la tension qui s’était emparée de lui. sans compter qu’il sentait le poison de la colère s’immiscer doucement dans ses veines, ce qui n’annonçait rien de bon, au préalable. « Arrête avec ton maître, ça manque cruellement de professionnalisme, ce qui m’étonne grandement. Cela ne te ressemble pas… » . il savait très bien qu’il était en train d’appuyer sur un point sensible, mais elle le cherchait. Et il ne comptait tout simplement pas se laisser faire sans combattre, bien qu’elle l’attire inexorablement. « il est vrai que ton mari, ça passe encore.. quant à ton ami, on ne sait pas s’il ne t’attend pas dehors. Si tu veux, tu peux aller le rejoindre, je crois que je suis encore capable de gérer le cabinet… Quoique… vu qu’on est associés, on est censé travailler en collaboration, ce qui est loin d’être le cas actuellement » . Un éclat de rire sonnant cruellement faux s’était fait entendre, et il n’avait pu que se frotter la nuque, en lui tournant le dos. Il en avait assez de tout ça. « tu m’agaces, Zola. Tu le sais ça ? t’es même plus capable de venir dans mon bureau pour avoir une conversation normale… donc ça va se résumer à ça ? parce qu’il est hors de question que je supporte ça. que déjà tu retrouves ton mec, je crois que mon poing risque de faire la rencontre de son nez. Et ton silence… Putain, je ne le supporte plus. » . il s’était retourné, s’était avancé vers elle, et avait pris le visage de la demoiselle entre ses mains, en sondant son regard. « je te trouble à ce point ? ou bien tu me détestes ? parce que tu n’as qu’un mot à dire et je peux disparaitre ? ou bien réitérer ce dont tu as envie, ce dont j’ai envie aussi. » . Son ton se voulait des plus sérieux, il avait besoin de réponse, et tant pis s’il n’utilisait pas les bons mots et qu’il ne mettait aucune forme….
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We don't talk anymore like we used to do - Zoliot

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