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 saturday night fever; pv.Appy-Nov

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MessageSujet: saturday night fever; pv.Appy-Nov Mer 12 Juil 2017 - 16:19

saturday night fever

ft. apple & november & murphy


« how you gonna do it if you really don't want to dance ? »
Plutôt excitée, Murphy se préparait dans sa salle de bains en chantonnant gaiement. Il s'agissait là de sa première vraie sortie depuis que la guérison de son bassin avait été validée par monsieur le bel interne qui s'était occupé d'elle après la catastrophe. Elle avait trouvé le courage de lui demander un rendez-vous, et il avait accepté, contre toute-attente. Elle s'attendait à ce qu'il balance une excuse du genre "patiente, médecin", et blah et blah... et finalement, non ! Pour le plus grand bonheur de la brunette. Par la suite, Apple lui avait proposé une sortie en boîte de nuit, prétextant que cela faisait une éternité qu'ils ne s'étaient pas vus tous les deux. Et Murphy ne pouvait pas dire le contraire... C'est donc enchantée qu'elle avait accepté.

Elle se faisait rarement belle, mais ce soir, c'était son soir ! La boîte de nuit n'était même pas loin de chez elle, aussi, aucun besoin de se priver sur la boisson ainsi que sur l'amusement. Ils allaient tout donner, et ça allait être fabuleux. Une fois prête dans sa petite robe bustier noire à paillettes et ses cheveux relevés en un chignon destructuré dont elle avait trouvé le tuto sur Youtube, elle entreprit de se maquiller à outrance. Jaelyn passa à ce moment-là devant la porte ouverte de la salle de bains et siffla sa petite soeur, ce qui fit rire Murphy. Elle aussi, allait certainement sortir ce soir, de quoi se moquait-elle enfin ?! Pomponnée et parfumée, la brunette enfila la seule paire d'escarpins dont elle disposait, ainsi qu'un blazer noir. C'était encore l'hiver, hors de question de prendre froid, même si les températures n'étaient pas glaciales en Nouvelle-Zélande, comparées à celles de Londres. Au moment où elle allait dans sa chambre pour récupérer son sac à main, elle entendit la sonnette de la porte du bas retentir. "C'est pour moi !" cria-t-elle à l'intention de Jaelyn. Puis elle se précipita en trottinant jusqu'à l'interphone pour décrocher et dire à Apple, qui devait passer la prendre : "Ouiiii je descends !".

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MessageSujet: Re: saturday night fever; pv.Appy-Nov Jeu 13 Juil 2017 - 18:48

Murphy & Appy.
Listen to the ground, There is movement all around, there is something goin' down. And I can feel it, On the waves of the air, There is dancin' out there. It's somethin' we can't share, We can steal it. And that sweet city woman, She moved through the light, Controlling my mind and my soul. When you reach out for me, And the feelin' is right. Then I get night fever, We know how to do it ! Gimme that night fever. We know how to show it ! night fever !


P
etite boule de nerfs et de stress, je fais nerveusement les cent pas devant les vitres du dressing de ma chambre. Mais qu’est-ce que je vais bien pouvoir me mettre ?! Tout me semble insipide et désuet, et je n’ai franchement pas envie de faire tâche ou tapisserie, ce soir ! Complètement indécis et perdu, je piétine sans ménagement sur la pile de vêtements dont je viens de faire vainement l’essayage. La chemise bleue ? Le polo vert ? La cravate rouge ? Bon sang, il y en a tellement que j’ai l’impression que je me noie progressivement dans un océan fait de vêtements...
Les habits sont mes amis, d’ordinaire, mais ils semblent se moquer de moi, aujourd’hui. Quels vils petits cons ! Désespéré, je lâche l’affaire, et demande conseil à ma bonne fée, Grace, à laquelle je passe derechef un coup de téléphone. D’un coup de baguette magique, la talentueuse styliste me conseille la combinaison idéale à adopter pour une soirée en boîte de nuit, et je la remercie chaudement et affectueusement pour ses précieux conseils bienveillants.
Être classe et sobre. Simple, mais efficace. D’accord, Grace, merci, c’est vendu ! Je suis son conseil avisé et fouille derechef dans cette marrée de vêtements à la recherche d’éléments pouvant constituer ma tenue de soirée. Le temps s’égraine avec une rapidité affolante dans son sablier géant, et je suis convaincu qu’il se moque de moi allègrement. Bon sang, je n’ai même plus une heure avant de passer chercher ma meilleure amie à son appartement !
J’accélère la cadence, déniche une chemise blanche, une cravate noire, un cardigan gris, un pantalon cintré foncé et une paire de chaussures de vile. Parfait ! Ma tenue est désormais complète ! C’est plutôt classe et sobre, tout comme c’est simple, mais assez efficace ! Pari gagné !
Je file sans plus attendre sous la douche, avant de me coiffer et de m’habiller. Un petit coup de brosse à dents et un pschitt de parfum fruité plus tard, je suis fin prêt à venir te chercher ! Souriant gaiement, je dévale les escaliers et bondit tel un lion enragé dans ma voiture, avant de filer telle une fusée jusqu’à ton foyer. Chaud devant, la petite pomme est lancée !
Roulant à plus du double autorisé, je suis ponctuel et devant ton appartement avec quelques petites minutes d’avance. Qu’à cela ne tienne, notre petite soirée entre meilleurs amis sera légèrement prématurée ! Une fois le moteur coupé, je descends de mon bolide rouge et file sonner à l’interphone de la porte d’entrée. Je n’attends qu’une fraction de secondes avant d’entendre ta voix mélodieuse me chanter que tu descends, jolie sirène. Et ces quelques dernières minutes qui nous séparent furent les plus longues de toute ma vie, tant je suis impatient de te retrouver et de te serrer dans mes bras.
Tu finis par apparaître dans l’encadrement de la porte, aussi belle, brillante et rayonnante que le plus beau des soleils ; j’en suis aveuglé. « Wahou ! Tu es... magnifique ! » Mes yeux subjugués sont étoilés, franchement éberlués devant cette créature divine tout droit sortie d’un mythe. Avec le charme et la beauté d’une sirène, la grâce et la douceur d’une princesse, et la sensualité d’une femme fatale, tu es décidément la plus belle pour aller danser, divine beauté ! « Quand... Quand je te vois comme ça, aussi magnifique et resplendissante qu’une sirène, je regretterais presque de m’être déjà casé ! » Et je laisse un petit rire ironique fendre mes lèvres enfantines, même si ce second degré maladroit n’est pas vraiment très éloigné de la vérité.
Irrémédiablement bouche-bée, je ne détourne toujours pas mon regard et continue à te détailler de mes yeux émerveillés. Tes longs et jolis cheveux bruns, qui te tombent d’ordinaire sur les épaules, sont aujourd’hui relevés en un joli chignon à l’effet déstructuré. Quant à ta robe noire aussi scintillante que les étoiles, elle est si belle qu’elle se confondrait presque avec le ciel de la nuit. Ébloui, subjugué... je n’ai aucun autre mot pour décrire l’émerveillement que me provoque ta simple contemplation. « Ta robe est sublime et te va à merveille ! C’est une nouvelle ? Quant à ta coiffure, ça change ! J’adore ! » Émerveillé, euphorique et très enjoué, je suis pareil à un enfant qui s’apprête à ouvrir ses cadeaux lors du matin de Noël. Et c’est toi, Murphy, mon présent, aujourd’hui.
Après que tu m’aies retrouvé en descendant les quelques marches de l’escalier qui nous séparait, je te prends derechef dans mes bras et te câline avec toute l’affection que renferme mon petit cœur surexcité. Et je te serre, fort, fort, fort, jusqu’à t’étouffer, car je t’aime et tu m’as trop manqué. Profitant de cet authentique instant de tendresse et de complicité, je prends quelques secondes supplémentaires pour humer le doux parfum sucré et floral qui émane de tes beaux cheveux coiffés, et qui m’avait tant manqué, lui aussi. Bon sang, qu’est-ce que ça fait du bien de te serrer contre moi ! « Tu m’as tant manqué, ma belle ! Tout ce temps passé sans s’être vus, c’est bien trop long ! » Et je t’ouvre mon cœur de meilleur ami avec difficulté, tant l’émotion a pris le dessus. Noyé dans notre étreinte et par mes sentiments amicaux débordants, je profite encore quelques instants de cette accolade et de ces poignantes retrouvailles. Oh, qu’est-ce que ça fait du bien !
Désormais desserrés l’un de l’autre - à mon plus grand dam, je t’invite, d’un geste de la main, à grimper dans la voiture et à t’installer du côté passager. Une fois chose faite, je m’installe derrière le volant et m’empresse de faire ronronner le moteur de la voiture, sans pour autant démarrer. « Alors, comment tu te sens, depuis tout ce temps ? Ton bassin va mieux ? Quoi de neuf à me raconter ? Prête à aller danser jusqu’au bout de la nuit ? » Et je t’inonde d’une vague de questions – un vrai moulin à paroles, dont j’attends chaque réponse avec intérêt et impatience. J’espère maintenant que tout va bien pour toi, ma petite fraise des bois !
Une fois nos ceintures de sécurité bouclées, je te tends ma pochette regorgeant de CD et t’invite à choisir celui que tu souhaites écouter. Pendant ce temps, je m’élance doucement sur le bitume, tout en respectant les limitations de vitesse, cette fois-ci, pour te protéger de tout danger. Le temps d’arriver à destination, je me décide à reprendre notre conversation. « Et dis-moi... tu t’es fais aussi belle rien que pour moi ? Ou alors c’est pour ferrer de bien plus gros et séduisants poissons ? » Petite taquinerie amicale pour une question amplement rhétorique. Je souris, détaille ton visage, soulève les couleurs artificielles qu’il arbore, et reprends derechef après une petite inspiration d’air frais. « Mais... tu sais, tu n’avais pas besoin d’autant de maquillage... Car... Car tu es d’ores et déjà magnifique au naturel ! Tu n’avais pas besoin du moindre artifice pour être jolie, vraiment... » Et ça me tuera toujours de voir que d’aussi jolies femmes que toi n’ont pas conscience de leur beauté naturelle...
Et je roule, roule, roule, fend la nuit d’un éclair rouge vif, si bien que nous ne sommes plus qu’à quelques minutes de notre point d’arrivée...

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MessageSujet: Re: saturday night fever; pv.Appy-Nov Mar 25 Juil 2017 - 22:39

saturday night fever

ft. apple & november & murphy


« how you gonna do it if you really don't want to dance ? »
Murphy raccrocha l'interphone et passa dans la salle de bains pour faire un bisou à sa soeur, qui lui souhaita une bonne soirée, avant de lui faire les recommandations habituelles pour sa sécurité. Murphy ne prit pas la peine de les écouter et d'un air malicieux, s'enfuit vers la porte d'entrée alors que la voix de Jaelyn la suivait encore. Ce n'est que lorsqu'elle eut fermé la porte de l'appartement qu'elles partageaient que Murphy se retrouva enfin dans le calme. Elle appuya sur l'interrupteur de la lumière du couloir qui se situait non loin de leur sonnette et trottina jusqu'à l'ascenseur. Elle n'avait vraiment pas l'habitude des talons, et chaque pas -ou presque- lui arrachait une discrète grimace d'inconfort. Elle aurait dû les rembourrer avec du coton, ou quelque chose comme ça.

L'ascenseur arriva enfin en bas de l'immeuble et Murphy put s'élancer dans le grand hall, jusqu'à la porte vitrée par laquelle elle distingua Apple, sous les lumières blafardes de la rue. Il ne la manqua pas lorsqu'elle sortit, et la complimenta directement, avec passion. Murphy se sentit légèrement rougir et lui répondit en riant : "Roh... cesse donc tes mièvreries ! Et oui, je l'ai achetée exprès pour l'occasion...". Elle descendit les quelques marches du perron qui la séparaient d'Apple, qui la serra instantanément dans ses bras. Murphy accepta volontiers l'étreinte, car son ami lui avait aussi beaucoup manqué. "Oui, j'avoue..." souffla Murph' pour répondre à son acolyte alors qu'ils se séparaient l'un de l'autre. Apple lui indiqua d'un geste de la main la voiture garée juste derrière lui, le long du trottoir, et Murphy se dirigea doucement vers la porte côté passager.

Une fois installée et Apple à ses côtés à la place du conducteur, la jeune femme regarda son ami qui lui demandait de ses nouvelles. "Mon bassin va mieux, merci. Et toi ? Comment te portes-tu ?" Alors que Murphy lui répondait, Apple lui tendit la pochette de CDs qu'il avait dans sa voiture afin qu'elle choisisse elle-même la musique jusqu'à la discothèque où ils avaient prévu d'aller. Son choix se porta sur l'album d'un groupe de pop, et elle rangea la pochette de CDs dans le vide-poche de son côté pendant qu'Apple la reprenait sur le fait qu'elle s'était faite toute belle ce soir-là. "C'est avant tout pour moi, mon cher !" fit-elle d'un air faussement fier. "C'est gentil..." ajouta-t-elle ensuite dans un murmure en fixant la route quand Apple la complimenta sur sa beauté naturelle. Elle qui était si avare de compliments, s'en prendre autant de la part de son ami la gênait un peu. Elle n'était pas capable de lui renvoyer la pareille, car ils avaient tous deux des personnalités bien différentes, et pourtant cela ne les empêchait pas de s'entendre.

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MessageSujet: Re: saturday night fever; pv.Appy-Nov Jeu 27 Juil 2017 - 11:32

Murphy & Appy.
Listen to the ground, There is movement all around, there is something goin' down. And I can feel it, On the waves of the air, There is dancin' out there. It's somethin' we can't share, We can steal it. And that sweet city woman, She moved through the light, Controlling my mind and my soul. When you reach out for me, And the feelin' is right. Then I get night fever, We know how to do it ! Gimme that night fever. We know how to show it ! night fever !


B
ien qu’ils soient on ne peut plus sincères et certainement partagés avec le reste du monde entier, je sais pertinemment que mes compliments t’embarrassent, Murph’, et c’est sans doute pour cette raison que je m’acharne autant à t’ensevelir sous des tsunamis de flatteries. En bon ami taquin, c’est un peu mon devoir de te charrier et de t’embêter, non ? « Ohhh, tu es trop mignoooonne, quand tu rougis ! » Bon, j’avoue, là, je le fais exprès et je me moque très légèrement de toi. Mais te titiller est plus fort que moi ; je suis incapable de résister à cette délicieuse tentation !
Même si le petit être frêle et incertain que je suis a sûrement besoin d’être rassuré, il est évident que tu ne me rendras pas la pareille, petite fleur sauvage, car tu as toujours été, d’aussi loin que je m’en souvienne, allergique à toute forme de mièvrerie. Les paroles dégoulinantes d’admiration et de passion, c’est uniquement réservé aux héroïnes de dessins animés, pas vrai ?
Après une étreinte aussi poignante que réconfortante, nous nous empressons de grimper, telles deux fusées qu’on enverrait sur la lune, dans le carrosse qui nous emmènera jusqu’au bal de ce soir. Mais, avant de démarrer et de nous envoler vers notre destinée, je prends quelques instants pour prendre de tes nouvelles, ma belle. « Tant mieux ! Tu vas bien pouvoir te déhancher sur la piste, si tout est bien remis ! » Un sourire sincère illumine mon visage enfantin, puisque je suis sincèrement content d’apprendre que ton accident causé par l’ouragan ne t’aura pas embêté trop longtemps. « Oh... moi ? » Bien sûr, tu me rends la politesse et prends à ton tour de mes nouvelles. Machinalement, je soulève très légèrement le bas de ma chemise, et dévoile la cicatrice qui coupe ma hanche en une ligne épaisse, discontinue et morbide. « Je vais mieux, moi aussi ! Même plus besoin de bandage ! Ça cicatrise petit à petit... » Je rebaisse derechef mon vêtement et cache cette marque de souffrance physique me reliant encore à la tempête. Et dire qu’un morceau de verre gargantuesque s’y trouvait encore, il y a quelques semaines... Brrr... j’en ai un frisson d’effroi, lorsque je repense à tout ça...
Mais l’heure n’est pas à la nostalgie morbide ! Bien au contraire, elle est à la fête ! Aussi, je m’efforce de chasser ces pensées sanglantes de mon esprit, et la musique que tu choisis m’aide énormément à me défaire de ce triste souvenir et à me glisser progressivement dans un climat beaucoup plus propice à l’euphorie.
De nouveaux compliments s’échappent encore de mes lèvres – c’est décidément plus fort que moi, je suis inlassable ! -, et tu me réponds derechef que tu t’es apprêtée de la sorte avant tout pour ton propre plaisir. « Et c’est là le meilleur motif que tu puisses avoir pour te faire toute jolie ! » Un nouveau sourire tendre et amical se dessine contre mes lèvres, tandis que je me décide enfin à démarrer notre moyen de locomotion.

Filant à toute allure à travers les ruelles mal éclairées de la ville, mon petit bolide fend la pénombre de la nuit d’un éclair couleur rouge vif. Et tandis que nous nous rapprochons de plus en plus de la boîte de nuit dans laquelle nous allons passer le restant de notre soirée d’ivresse, je brise le silence englobant l’habitacle en te posant de nouvelles questions... légèrement plus intimes que les précédentes, cette fois-ci. « Et... hormis ta hanche, rien de nouveau ? Côté cœur ? Côté reprise d’études ? Ou peut-être une nouvelle idée de l’emploi que tu aimerais exercer ? » Même si je suis plus que concentré sur le paysage qui défile à travers le pare-brise de la voiture, je tends l’oreille et suis très attentif aux intéressantes réponses que tu t’apprêtes à m’apporter, Murphy.
Les immeubles défilent par dizaines et, au bout d’une poignée de minutes, nous arrivons enfin sur le parking – quasiment plein - de notre destination finale. Une fois l’une des dernières places trouvée, je m’y insère en un créneau maladroitement exercé et coupe le moteur de mon bolide. « La fête peut commencer ! » Je suis euphorique, même si j’appréhende légèrement de me déhancher sur la piste, premièrement car je suis un piètre danseur, mais aussi car j’ignore si ma blessure à la hanche me le permettra très longtemps. Quoi qu’il en soit, il est désormais trop tard pour faire demi-tour !
Après m’être muni de ma veste et de mon porte-monnaie, je descends de la voiture, attends que tu en fasses de même, et verrouille notre carrosse de fortune. Tous deux nous dirigeons ensuite vers l’entrée de la boîte de nuit, où le videur – un grand noir titanesque et baraqué - nous accueille avec un enthousiasme mitigé. « Votre carte d’identité, jeune homme ! » La musique résonne si fort à l’intérieur du bâtiment que j’ai presque du mal à entendre les paroles du portier, même en étant encore dehors. Heureusement que je sais lire sur les lèvres ! « C’est... C'est une blague ?! » Vu son air sévère, il est clair que non ! Outré, mais n’ayant guère d’autre choix, je farfouille dans mon porte-monnaie à la recherche du papier attestant de ma majorité. « Voilà ! Vous me donniez quel âge, sérieusement ? » Il inspecte rapidement ma carte d’identité, vérifie brièvement si elle n’est pas contrefaite, et me la rend. « Quinze ans, tout au plus. Mais... C'est bon , vous pouvez y aller, tous les deux ! » Il affiche un sourire moqueur, fier de m’avoir humilié, avant de se décaler très légèrement du passage, afin que nous puissions passer. Moi, de mon côté, je suis mort de honte... Non mais... quinze ans, sérieusement ?!
Une fois à l’intérieur, je paie ma place – c’est toujours gratuit pour les filles, et tous deux filons en direction des vestiaires, afin d’y déposer nos vestes, ton sac et tout autre effet personnel encombrant. « Aïe... j’ai eu tellement honte ! » T’avoue-je, les joues a-demi colorées d’une teinte rosée. « Je fais si gamin que ça ? » Je laisse un petit rire nerveux fendre mes lèvres, tandis que je ferme et verrouille notre casier, désormais rempli de nos affaires. « Allez, viens... allons danser ! »

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MessageSujet: Re: saturday night fever; pv.Appy-Nov Ven 11 Aoû 2017 - 2:40

saturday night fever

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« how you gonna do it if you really don't want to dance ? »
Murphy avait plutôt l’habitude qu’Apple la taquine, aussi quand il lui fit une remarque sur son rougissement elle prit un air faussement indigné, avant de retrouver son habituel sourire charmeur et de suivre son ami dans sa voiture. Apple prit un peu de ses nouvelles, sachant très bien l’ennui qui l’avait saisie durant la guérison de sa blessure au bassin, mais Murphy savait elle de son côté que son vis-à-vis avait été beaucoup plus touché qu’elle par l’ouragan. Elle le regarda, d’un air triste, lever un bout de sa chemise pour dévoiler une cicatrice qui fit grimacer la brune, plus de compassion que de dégoût. ”Mon pauvre…” murmura-t-elle en portant ses mains à sa bouche. Elle les abaissa en même temps qu’Apple remettait sa chemise en place, alors que la musique que Murphy avait choisi de mettre pour leur trajet démarrait après le chargement du CD.

Après quelques minutes de silence, chose qui arrivait souvent et que Murphy ne trouvait absolument jamais pesante, Apple relança la conversation, tout naturellement. Il avait l’habitude de la côtoyer, et savait qu’elle était aussi avare de mots que de compliments. ”Oh, tu sais… Je laisse venir, j’ai toujours tellement de mal à faire confiance. Tu me connais. Et je travaille encore à la friperie, j’attends une illumination divine, allons-nous dire… Tant que la propriétaire me laisse y rester, ça me fait un peu d’argent, je ne bouge pas.” répondit-elle en souriant légèrement, le regard perdu sur la route. Au même moment, la voiture s’arrêta sur le parking de la boîte de nuit au bout du quartier de Te Aro. Ils n’étaient même pas si loin que cela de chez les Cavendish, mais cela faisait une vraie trotte à pieds. La jeune femme hocha la tête aux dires de son ami, et entreprit de sortir de la voiture sans qu’un bout de tissu secret sous sa robe n’apparaisse. La voiture verrouillée, les deux amis se mirent doucement en marche en direction de l’entrée, où ils se firent rapidement stopper dans leur élan car l’un des videurs demanda la carte d’identité d’Apple. Murphy en rit en se cachant derrière sa main qui ne tenait pas son sac à main alors que son ami sortait sa carte d’identité de son portefeuilles. Elle fit une légère révérence à l’attention du vigile qui la laissa passer sans douter de son âge et suivit Apple en souriant. ”Alors, avoir quinze ans à nouveau, c’est génial non ?” le taquina-t-elle alors qu’ils entraient au niveau des guichets. Murphy ne se fit pas importuner pour un quelconque ticket, l’entrée étant gratuite pour les filles. Elle trouvait toujours cela assez sexiste dans les boîtes de nuit mais n’allait certainement pas se plaindre si elle pouvait économiser un peu d’argent. Les vestiaires, en revanche, restaient payants. Les deux amis y déposèrent tous leurs effets personnels en échange d’une pièce, pendant qu’Apple avouait à Murphy qu’il avait eu pas mal honte à la porte de l’établissement. Elle secoua la tête en riant à nouveau, souhaitant le rassurer, même si elle avait encore très envie de le taquiner. ”Mais non !” assura-t-elle en agrémentant ses paroles d’un sourire réconfortant. ”Enfin… avec un peu de barbe peut-être que…” ajouta-t-elle sur un ton moqueur, avant de le rassurer à nouveau en lui prenant le bras. ”Je peux pas m’en empêcher, excuse-moi !” fit-elle en riant. ”Allons danser, oui !” conclut Murphy alors qu’ils passaient finalement le sas d’entrée. La pénombre fut vite remplacée par les lumières de la discothèque. Les yeux de Murphy se posèrent tour à tour sur la piste de danse qui s’offrait à eux, puis sur le bar. Plutôt que de se mettre à danser le gosier vide, elle proposa à Apple de se diriger vers le comptoir afin de commander quelque chose à boire. ”Je t’offre un cocktail !” lança-t-elle d’une voix forte pour couvrir le bruit maintenant inévitable de la musique et en attrapant son ami par le bras pour l’entraîner dans son sillage.

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MessageSujet: Re: saturday night fever; pv.Appy-Nov Sam 19 Aoû 2017 - 11:04

Appy,.Murph'.&.Nov'.
Listen to the ground, There is movement all around, there is something goin' down. And I can feel it, On the waves of the air, There is dancin' out there. It's somethin' we can't share, We can steal it. And that sweet city woman, She moved through the light, Controlling my mind and my soul. When you reach out for me, And the feelin' is right. Then I get night fever, We know how to do it ! Gimme that night fever. We know how to show it ! night fever !


L
a lune brille de tous ses feux, ce soir, mais elle n’atteindra jamais le paroxysme de ton éclat, ma belle Murphy. Magnifique et resplendissante, dans ta robe couleur de nuit brodée de mille étoiles, tu étincelles même bien plus que n’importe quel astre ou diamant, au point que j’ai l’impression d’être un cocher qui emmène une princesse au bal. Tu es peut-être même encore plus merveilleuse que Cendrillon et époustouflante que Belle, mais je me retiens de faire ces comparaisons, dans le but d’éviter que le rouge te monte à nouveau aux joues. Je suis taquin, certes, mais pas sadique...
Lancés sur la route de l’euphorie et du bonheur, nous attendons impatiemment d’arriver à destination. Notre terre promise – la boîte de nuit - n’est plus qu’à deux minutes de route, mais les deux malchanceux que nous sommes nous trouvons ralentis par le seul feu rouge qui se dresse en travers de notre chemin. Oh... Zut ! Il va falloir patienter encore un peu ! Mais qu’importe, ça me donne ainsi l’occasion de prendre de tes nouvelles et de te demander si tu as songé à ton avenir, puisque je sais que ce poste à la friperie n’est que temporaire et qu’il ne constitue pas une fin en soit.
Bien entendu, les réponses que tu apportes à mes interrogations ne me désarçonnent pas, car, depuis notre dernière entrevue, tu n’as absolument pas changé : tu te laisses toujours porter au gré du vent... tout en laissant ton destin s’accomplir du lui-même. En résumé, tu vis sous une sorte de philosophie du Carpe Diem, et j’en suis le premier admiratif. « Tu as bien raison ! De toute façon, l’essentiel est que tu te sentes bien et épanouie ! » Un grand sourire illumine derechef mon visage enfantin, car je vois très bien que tu es heureuse et que, de ce fait, tu as d’ores et déjà l’essentiel.
Une fois notre ennemi passé à la couleur verte, je ne perds pas une seconde de plus et m’empresse de redémarrer mon bolide en un crissement aigu de pneus. Quoi qu’il en soit de ma conduite, après avoir passé quelques autres ruelles – plus ou moins bondées – nous arrivons enfin sur le parking de notre destination finale. Ouf, il était temps !
Et maintenant que la voiture est immobilisée, verrouillée, et que nos affaires sont rassemblées, il ne nous reste plus qu’à aller nous amuser !

Après avoir subi une péripétie construite autour de mon visage aux allures de bambin, le videur se décide enfin à nous laisser passer. Mort de honte, je rougis, range ma carte d’identité dans mon portefeuille, et m’avance dans le bâtiment, penaud et légèrement irrité par le comportement de celui qui n’a fait qu’exercer son travail. En tout cas, si j’avais compté sur toi, vile petite Murphy, pour me rassurer et me réconforter, je me serais carrément mis le doigt dans l’œil ! « Tu n’es qu’une p’tite vipère, tu le sais, ça ?! » Je te mets un tout petit coup de coude dans le bras, lorsque tu me taquines en me demandant si c’est génial d’avoir à nouveau quinze ans. Rah... quelle petite garce ! Mais la plaisanterie est tellement rigolote et bon enfant que je ne peux m’empêcher de pouffer de rire, comme le parfait imbécile que je suis.
Une fois mon billet d‘entrée acheté – c’est encore gratuit pour les nanas, nous nous ruons dans les vestiaires et y déposons la majorité de nos effets personnels. Je profite du fait que nous soyons seuls pour rebondir sur l’humiliation que j’ai subite auprès du vigile, et, contre toute attente, tu t’emploies étrangement à me rassurer. Tiens, tiens... c’est bizarre, où est donc passée notre si belle amitié vache ?! Non, non, ton petit côté mielleux ne prend pas, ça cache quelque chose ! Suspicieux, j’arque un sourcil et attends l’arrivée irrémédiable du retournement de situation. Comme on pouvait aisément s’y attendre, ce n’est pas très long, puisque, dès la seconde suivante, tu te moques gentiment de moi et de mon manque de pilosité. Mh... Mais quelle petite... diablesse ! « Mais... Mais... t’es méchante ! Et... Et... j’ai un peu de barbe, là, regarde ! » D’un air faussement penaud, je pointe du doigt une partie de ma joue, juste là où un petit duvet est en train d’émerger sur ma peau lisse comme les fesses d’un bébé. C’est ridicule, j’en ai parfaitement conscience, et c’est pourquoi je ris de bon cœur tout en pratiquant l’autodérision. Eh oui... c’est ainsi : je suis définitivement un homme-enfant, tout aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur... et ça ne servirait à rien de le nier.
En un accord commun, et après avoir bien rigolé, nous nous dirigeons, fin prêts à danser, jusque dans la pièce où règne un charivari infernal. Mais au lieu de regagner la foule suintant l’euphorie, je me laisse entraîner jusqu’au bar, où tu me proposes gentiment de m’offrir un cocktail – oui... oui... c’est sûrement une tentative pour m’amadouer et pour te faire pardonner toutes les vacheries que tu m’as balancées ce soir, sale garce ! Néanmoins, je me fais facilement prendre au piège, car je ne peux décidément jamais refuser un bon Mojito... Aïe, je suis si faible ! « Ce sera un Mojito pour moi ! » Cris-je, afin que le barman entende mon choix, alors que nous prenons place sur deux des fauteuils du bar.
Une musique assourdissante – et majoritairement mauvaise – me perce les tympans, au point que j’ai l’impression d’avoir un marteau-piqueur dans la tête. Oh la la... je ne suis tellement pas habitué à ce genre d’endroit ! Mais je prends sur moi, relativise, et finis par apprécier ce début de soirée.
Une fois nos cocktails colorés déposés sur le comptoir du bar, je me saisis du mien et le lève bien en l’air, dans l’optique de porter un toast et de trinquer. « À nous, à nos retrouvailles... et à cette belle soirée ! » Je te lance un large sourire, Murphy, avant de laisser nos deux verres s’embrasser en un doux son cristallin, pareil à la musique de deux clochettes qui s’entrechoquent. Mais... puisque l’on n’a pas commandé notre consommation pour décorer, je m’empresser d’y goûter. « Mh... Il est délicieux ! Une vraie tuerie ! Tu veux y goûter ? » Et mon sourire va de paire avec le goût merveilleux de ce Mojito parfaitement exécuté.
J’affiche cependant de gros yeux ronds et éberlués, lorsque, juste derrière toi, Murphy, je reconnais une silhouette de sirène qui me paraît on ne peut plus familière... « No... November ?! » Oh, est-ce que c’est toi, mon amie de tragédie ? Ou est-ce que c’est ma première gorgée de Mojito qui me fait d’ores et déjà halluciner ?
Que ce soit l’un ou l’autre, nous n’allons pas tarder à être fixés...

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Dernière édition par Apple S. Hawkins le Ven 27 Oct 2017 - 12:12, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: saturday night fever; pv.Appy-Nov Dim 3 Sep 2017 - 18:59

saturday night fever

ft. apple & november & murphy


« how you gonna do it if you really don't want to dance ? »
Murphy fit mine de s’être pris pire qu’un coup de poignard lorsqu’Apple lui donna un léger coup de coude en l’insultant gentiment de vipère. Comme on dit, qui aime bien châtie bien. Et Murphy, plus elle châtiait quelqu’un, plus elle l’aimait. C’était entendu, et Apple le savait très bien, heureusement. Tout l’entourage proche de Murphy connaissait cette facette de sa personnalité, et c’était en partie pour ça qu’on l’aimait. Apple rentrait parfois dans son jeu, mais toujours avec cette infinie gentillesse qui avait totalement fait craquer Murphy pour lui. Ils n’étaient pas amis pour rien.

Sur le point d’entrer dans la salle principale de la boîte de nuit, et toujours sous le coup de la honte, Apple montra à Murphy, qui se mit à rire franchement, un semblant de barbe. Elle secoua la tête, fronçant les sourcils, pour signifier que non, elle ne voyait strictement rien. Apple l’accompagna bientôt dans son fou rire et c’est sur cette joyeuse note qu’ils pénétrèrent dans le coeur du lieu, où tout le monde était déjà bien dans cette ambiance que Murphy appréciait particulièrement.

Soucieuse de ne pas laisser Apple mourir de soif avant qu’ils ne se mettent tous deux à danser, Murphy l’entraîna sans ménagement vers le bar. Même s’il était prévu qu’Apple les ramène dans sa voiture, il avait bien le droit à un cocktail en début de soirée ! Du moins, Murphy l’espérait fort. Il lui répondit en criant également qu’il voulait bien un mojito, et la jeune femme eut un sourire alors qu’ils prenaient tous deux place sur des fauteuils au bar. Attendant de pouvoir capturer un serveur qui passerait devant eux, Murphy se retourna légèrement pour regarder les gens danser. Ce n’était pas un geste anodin : elle espérait y voir quelqu’un qui serait à son goût. Son côté prédateur voulait méchamment refaire surface, et ce n’est pas Apple qui allait l’en empêcher ! Un serveur vint enfin prendre leur commande, et Murphy imita son ami sur la boisson désirée. Les cocktails furent rapidement préparés, servis et payés. Murphy et Apple se tournèrent l’un vers l’autre afin de trinquer, comme la politesse et leur amitié l’exigent. ”A nous !” renchérit la jeune femme en cognant le bord de son verre contre celui d’Apple. ”Je suis sûre que son goût est identique au mien !” fit Murphy quand son ami lui demanda si elle désirait le goûter. Juste après, Murphy vit les yeux d’Apple s’agrandir considérablement. Qu’avait-il vu, derrière elle ? Il s’exclama un prénom que la jeune femme ne comprit pas tout de suite, jusqu’à ce qu’elle se retourne en direction de la personne concernée. Il s’agissait de November…

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MessageSujet: Re: saturday night fever; pv.Appy-Nov Sam 21 Oct 2017 - 20:10





Apple
&
Murphy
saturday night fever
« Je veux pas sortir, Brit’ bordel. » Son amie ne lâchait pas l’affaire. Cela faisait une heure qu’elle la harcelait pour sortir fêter son nouveau travail. Sauf que voilà elle n’avait pas remarqué l’état de November. La belle brune était en train de mourir à petit feu à l’intérieur et seul Maéven, Tate et Eleonor l’avaient réalisé. La Austen était fatiguée d’entendre la voix criarde de son amie dans ses oreilles et sentant la migraine arriver à grands pas, elle se résigna à se rendre au Buddy Holly.

Sa tenue était bien légère que d’habitude. Elle portait un slim, top et une veste tout simplement. November avait peur de se montrer sexy désormais. Elle avait peur de finir comme cette soirée il y a plusieurs années. Et la cavalière ne le supporterait pas. La belle brune ignora donc la remarque de son amie sur sa tenue et monta avec elle dans sa voiture. La route ne fut pas très longue et bientôt les filles étaient au bar à boire un verre et rire ensemble. En réalité ça manquait à November. Elle qui ne s’était jamais réellement entendue avec sa compagne de soirée, elles semblaient en harmonie et riaient ensemble comme jamais elles ne l’avaient fait. La Austen retrouvait le semblant d’équilibre qu’elle avait avant. Fête, alcool, faux amis, danse. C’était son univers. Et elle pouvait en profiter à nouveau.

Pourtant son amie finit par la laisser tomber pour aller draguer un garçon. November le comprit rapidement, elle serait seule la majorité de la soirée. Cette pensée ne lui plut que très moyennement. Elle ne voulait pas être seule mais elle ne voulait pas faire de crises quand elle-même faisait cela avant l’ouragan. Après quelques cocktails de plus pour retrouver son sens de la fête, la cavalière partit sur la piste de danse, se déhanchant au rythme de la musique. Elle avait beau de ne pas vouloir paraître sexy, la danse suave était dans ses veines et elle préféra se mettre plus à en retrait pour ne pas attirer l’attention des hommes cherchant leur proie de la nuit.

La belle brune ne savait pas depuis combien de temps elle se déhanchait quand elle entendit son nom dans une exclamation de surprise. Elle cherche rapidement la personne qui l’avait appelé, sachant bien que c’était elle et personne d’autres. Ses yeux s’écarquillent lorsqu’elle reconnait Apple et Murphy. Elle marche dans leur direction, un grand sourire illumine son faciès alors qu’elle prend le jeune homme dans ses bras. Apple, son compagnon de survie, son ami. Ils ont vécu une épreuve difficile ensemble et aujourd’hui elle avait une grande affection pour lui. [color:1987=# 8B008B] « Apple ! Je suis tellement heureuse de te voir, ça fait si longtemps ! » November se tourne ensuite en direction de Murphy. Elle se sent presque timide, Murphy est une fille qu’elle a toujours dragué et qui a toujours été habituée à voir une November sexy et confiante. Aujourd’hui cette femme était cachée quelque part en elle et cela sautait parfaitement aux yeux pour ceux qui la connaissaient avant la tempête qui s’est abattue sur Wellington. « Hey, Murphy. Cela faisait longtemps. La dernière fois qu’on s’est vue je crois que je te proposai de te changer avec moi dans un vestiaire très…confinée. » La Austen s’étonne elle-même pour cet élan de confiance qui vibre en elle. Mais au fond c’était sûrement logique. C’était les hommes qui l’avaient traumatisé et non les femmes. Si la belle brune n’avait pas osé draguer Eleonore il semblerait qu’elle ait regagné assez de confiance en elle pour à nouveau draguer les filles indécises comme Murphy. La belle brune sourit grandement, fière de retrouver ses deux personnes ici, qui savaient assurément s’amuser. « Je peux me joindre à vous et trinquer ? On m’a abandonné pour s’envoyer en l’air. » November rit vivement en s’installer près du duo, commandant trois autres verres pour eux. Elle sourit grandement à Apple avec affection et lance un clin d’œil à Murphy. « Alors vous êtes amis ? Vous vous connaissez depuis combien de temps ? » Que c’était bon de retrouver la personne que l’on était avant…

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MessageSujet: Re: saturday night fever; pv.Appy-Nov Ven 27 Oct 2017 - 12:19

Appy,.Murph'.&.Nov'.
Listen to the ground, There is movement all around, there is something goin' down. And I can feel it, On the waves of the air, There is dancin' out there. It's somethin' we can't share, We can steal it. And that sweet city woman, She moved through the light, Controlling my mind and my soul. When you reach out for me, And the feelin' is right. Then I get night fever, We know how to do it ! Gimme that night fever. We know how to show it ! night fever !


C
ette musique assourdissante te perce les tympans, au point que tu as l’impression que ces derniers saignent ou qu’un marteau piqueur est en pleine activé dans ta cervelle. Tu n’entends quasiment plus rien de ce que peut te raconter ton amie – foutue musique ! - mais, heureusement, tu te découvres un soudain talent inouï de lecture labiale - vraiment très pratique !
Une fois assis devant le comptoir du bar, la belle Murphy te propose gentiment de te payer ta consommation – enfin, c’est ce que tu as cru comprendre en lisant sur ses lèvres fines et rosées. Néanmoins, suite à la réaction positive de ton amie, lorsque tu lui réponds que tu aimerais bien boire un verre de Mojito, tu comprends que tu ne t’es pas trompé et que tu as certainement dû être malentendant – voire sourd – dans une autre vie, pour réussir à lire aussi bien sur les lèvres d’autrui.
Finalement, tu n’es peut-être pas un si grand boulet que ça ! Enfin... tu verras bien ! La soirée ne fait que commencer... alors évite de te réjouir avec des conclusions trop hâtives...
Le barman – très séduisant, au passage – s’empresse de s’exécuter et de vous déposer votre dû, après que Murphy lui ait glissé notre commande au creux de l’oreille. « Merci... Merci... beaucoup ! » Tu t’empresses de remercier le jeune homme pour sa grande sympathie – ainsi que pour son agréable petit regard charmeur – et en fais de même auprès de ton amie, qui a eu la gentillesse de payer la première tournée.
Verre en main, Murphy et toi trinquez à vos sympathiques retrouvailles, avant de commencer à consommer vos cocktails. Et c’est à ce moment précis que tu te décides de lui proposer gentiment de goûter à ton Mojito... alors qu’elle a commandé exactement la même chose... Outch... Mais quel idiot ! Te voilà maintenant complètement embarrassé, gêné et presque penaud. « Oh... désolé, je n’avais... je n’avais pas capté que tu avais commandé la même chose... » Hein ?! Quoi ?! Tu pensais tout à l’heure que tu n’étais pas un boulet ? Pauvre petit naïf ! En fait, l’exacte vérité, c’est que tu n'es pas un boulet : tu es juste totalement et complètement con !




Tu as à peine le temps de finir ta première gorgée de boisson que tu aperçois une silhouette étrangement familière se déchaîner sur la piste de danse. Intrigué, tu fixes intensément la danseuse et ne la lâches plus du regard, jusqu’à ce que tu parviennes enfin à la reconnaître. Oh ! C’est Nobember ! Cette fraîcheur... cette grâce... ce sourire ravissant... ces deux merveilleuses prunelles noisette... oui, c’est bien November, tu en es certain ! Aussi t’empresses-tu de l’apostropher en hurlant – jusqu’à t’en briser les cordes vocales - comme un psychopathe ou détraqué.
Ses magnifiques mèches brunes - presque couleur ébène, sous cette lumière tamisée – volent au gré des mouvements endiablés de la sublime danseuse, mais tout se fige lorsqu’elle entend ton appel, comme si elle s’était subitement transformée en une statue de pierre ou que le temps s’était arrêté.
Ses deux puits sans fond couleur chocolat te cherchent, c’est évident, et ils s’étirent derechef – comme euphoriques – lorsqu’ils tombent nez à nez avec ton amical regard océan. La belle s’empresse alors de venir jusqu’à toi, avant de te prendre tendrement entre ses bras doux et délicats. « Moi aussi, je suis vraiment très content de te voir, Nov’ ! » Ton sourire béat s’étend presque autant que le sien, tandis que tu t’évertues à l’étreindre encore plus fort que nécessaire. Tu t’agrippes ainsi à ton amie pendant de longues secondes - car ça fait du bien à ton petit cœur qui bat la chamade sous l’euphorie de ces délicieuses retrouvailles impromptues – mais tu te décides enfin à la relâcher, de peur de finir par l’étouffer. « Dis-donc, si je me fie à ce déhanché de folie, ta jambe doit s’être parfaitement remise ! » Un sourire illumine à nouveau ton visage d’enfant, mais il s’efface presque aussitôt, puisque des images sanglantes et macabres de votre toute première rencontre – à l’aéroport, juste après le passage de l’ouragan - vinrent à nouveau triturer ton esprit. Tu t’efforces néanmoins de les chasser le plus vite possible, afin de ne pas te laisser à nouveau submerger par ce récent traumatisme. Allez... cesse un peu d’y penser... et profite plutôt de ta soirée !
N’écoutant que la voix de ta conscience, tu chasses définitivement ces images morbides de ton esprit. Tu te concentres alors sur tes deux amies, qui semblent également se connaître et rattraper le temps perdu depuis... depuis leur dernière entrevue dans un "vestiaire très confiné"... « Un vestiaire très confiné ? Mh... Tiens... Tiens... » Tu les regardes toutes les deux avec un petit air très coquin, même si tu ne sais pas très bien comment interpréter les paroles brûlantes de la belle Austen. Quoi qu’il en soit, étant très filou, tu ne peux t’empêcher de les taquiner à ce sujet. « Il y a un vestiaire ici aussi, les coquines, si vous voulez remettre ça, ce soir... » Tu ignores complètement ce qu’il s’est passé entre elles – si Murphy devait te raconter toutes ses aventures, on n’en aurait sûrement jamais fini – mais tu comprends derechef qu’il y a une certaine ambigüité entre tes deux amies... Oh... Caliente !

Après l’aveu bourré de sous-entendus de November, la belle vous confie – à Murphy et à toi - qu’une amie l’a abandonnée pour aller s’envoyer en l’air. « Dis-donc... ce n’est pas très sympa de sa part... » Tu te retiens de dire que tu trouves que c’est un comportement de sacrée connasse, même si tu le penses profondément.
Quoi qu’il en soit, la belle Austen se retrouve donc seule, et demande bientôt l’autorisation pour se joindre à votre petit duo. « Mais oui ! Avec plaisir ! Viens ! Installe-toi ! » Tu te retiens de lui suggérer les genoux de Murphy comme chaise, mais tu te fais violence, de peur d’être un peu trop lourd. Malgré cela, extrêmement ravi de passer la soirée avec November, tu l’invites à s’asseoir de très bon cœur. Et alors que tu viens à peine de finir ton premier verre, voilà que la dernière arrivée commande d’ores et déjà la seconde tournée... Outch, vous allez sûrement repartir d’ici en rampant !
La belle rescapée se montre curieuse, et ne tarde pas à vous demander depuis quand Murphy et toi vous vous connaissez. « Oh... nous sommes amis depuis... depuis presque trois ans ! » Depuis son emménagement en ville, quasiment ! Ô... comme le temps passe ! « Mais ce n’est pas ça, le plus intéressant ! Parlons plutôt de vous... D’où vous connaissez-vous, au juste ? » La curiosité est également l’un de tes défauts, tu le sais très bien. Mais... puisqu’on est entre nous... on peut bien se laisser aller à quelques confidences, non ? « Et comment cela se fait-il que je n’ai jamais entendu parler de cette rencontre dans ce vestiaire étroit ? » Muni d’un sourire très taquin et coquin, tu te tournes maintenant vers celle avec qui tu vas bientôt célébrer trois ans d’amitié. Irrémédiablement avide de détails croustillants et de révélations inattendues sur cette rencontre, il est clair que tu meurs d’envie de tout savoir sur cette ambigüité qui semble les lier.
Il n’y a maintenant plus qu’à espérer qu’elles soient aussi bavardes et commères que toi... car toi... tu es d’ores et déjà parti pour être un personnage central de ce remake de Gossip Girl...

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MessageSujet: Re: saturday night fever; pv.Appy-Nov Mar 7 Nov 2017 - 0:42

saturday night fever

ft. apple & november & murphy


« how you gonna do it if you really don't want to dance ? »
Quand Murphy pose les yeux sur November, qui était sûrement en train de se déhancher comme une folle sur la piste de danse avant qu’Apple ne la hèle sans retenue, elle se met instantanément à rougir. Elle profite de l’avancée de la brunette vers eux pour tourner un peu son visage et se contrôler un tant soi peu. Il ne s’est vraiment presque rien passé entre elles, mais Murphy est incapable de ne pas rougir devant cette fille qui la trouble plus qu’autre chose. Elle retrouve enfin ses esprits quand elle entend la voix de November, qui salue d’abord Apple dans une grande et pas vraiment modeste étreinte. L’anglaise ne peut s’empêcher de ressentir une pointe de jalousie. Ca ne lui manque pas du tout, la jalousie amoureuse, mais celle de l’amitié ne la quitte jamais vraiment. Eh oui, même en amitié, Murph est vraiment possessive. Apple évoque un accident que November a subi, et Murphy meurt d’envie de demander “Ta jambe ?” mais se retient. La curiosité est un vilain défaut.

Son sourire est légèrement forcé, et Murphy le sent, aussi elle corrige bien vite son expression faciale quand vient son tour d’être saluée. Evidemment, c’est l’anecdote du vestiaire qui tombe. Presque immédiatement. Ce qui fait à nouveau rougir Murphy, mais heureusement un projecteur rouge vient à ce moment précis de se tourner vers le bar. En cas de questions gênantes, elle pourra toujours s’en sortir ! ”Salut…” répond-t-elle en souriant, se rappelant très bien de cette rencontre hasardeuse à la friperie, quand elle venait de demander une embauche spontanée. Elle n’a le temps de faire aucun commentaire, car Apple s’en charge à sa place. C’est un coup de coude discret qui vient alors heurter le bras de son ami. Murphy souhaite lui signifier le plus secrètement du monde “Ne t’en fais pas, je te raconterai”, encore plus quand il insiste en proposant aux deux filles d’aller dans un des vestiaires de la boîte de nuit.

Murphy se contente de hocher la tête, sans quitter son sourire, quand November demande à se joindre à elle et Apple. Elle n’y voit aucun inconvénient, même si la gêne qu’elle ressent lui donne une légère nausée. La gêne de ne pas savoir quoi penser de la drague constante de November, la gêne de ne pas savoir si elle aime ça ou non, la gêne d’avoir omis d’en parler à Apple… Trop de gêne. Elle s’écarte un peu du siège qu’elle occupait avant de se lever pour saluer November et laisse cette dernière s’installer entre elle et Apple, ignorant la jalousie qui la gagne peu à peu. Elle est pas partageuse, Murphy… La conversation tourne directement autour d’eux, d’ailleurs. November semble surprise qu’ils se connaissent. Il faut dire que Wellington n’est pas de la taille de Londres non plus… Il est facile de se trouver des contacts communs. ”Waw… déjà trois ans. J’ai le sentiment qu’on se connaît depuis toujours !” assure Murphy en se saisissant du verre que le serveur vient de déposer devant elle. ”Merci pour la tournée !” ajoute-t-elle à l’attention de November.

Apple ne tarde pas, comme à son habitude, à détourner la conversation sur les ragots, notamment ce qui peut exister -ou non- entre November et Murphy. Cette dernière rougit encore un peu, et désormais tournée entre le bar et ses deux acolytes, elle ne peut plus invoquer la raison projecteur quant au changement de couleur de ses joues déjà blushées. ”On s’est rencontrées ici !” répond-t-elle avant November. ”Et le reste… je te raconterai…” fait-elle, gênée, espérant que November ne va pas tout déballer d’un coup, en ce qui concerne le baiser et autres flirts qu’il aurait pu y avoir entre elles, à cette vieille soirée et à la friperie.

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saturday night fever; pv.Appy-Nov

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