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 saturday night fever; pv.Appy-Nov

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MessageSujet: saturday night fever; pv.Appy-Nov Mer 12 Juil - 16:19

saturday night fever

ft. apple & november & murphy


« how you gonna do it if you really don't want to dance ? »
Plutôt excitée, Murphy se préparait dans sa salle de bains en chantonnant gaiement. Il s'agissait là de sa première vraie sortie depuis que la guérison de son bassin avait été validée par monsieur le bel interne qui s'était occupé d'elle après la catastrophe. Elle avait trouvé le courage de lui demander un rendez-vous, et il avait accepté, contre toute-attente. Elle s'attendait à ce qu'il balance une excuse du genre "patiente, médecin", et blah et blah... et finalement, non ! Pour le plus grand bonheur de la brunette. Par la suite, Apple lui avait proposé une sortie en boîte de nuit, prétextant que cela faisait une éternité qu'ils ne s'étaient pas vus tous les deux. Et Murphy ne pouvait pas dire le contraire... C'est donc enchantée qu'elle avait accepté.

Elle se faisait rarement belle, mais ce soir, c'était son soir ! La boîte de nuit n'était même pas loin de chez elle, aussi, aucun besoin de se priver sur la boisson ainsi que sur l'amusement. Ils allaient tout donner, et ça allait être fabuleux. Une fois prête dans sa petite robe bustier noire à paillettes et ses cheveux relevés en un chignon destructuré dont elle avait trouvé le tuto sur Youtube, elle entreprit de se maquiller à outrance. Jaelyn passa à ce moment-là devant la porte ouverte de la salle de bains et siffla sa petite soeur, ce qui fit rire Murphy. Elle aussi, allait certainement sortir ce soir, de quoi se moquait-elle enfin ?! Pomponnée et parfumée, la brunette enfila la seule paire d'escarpins dont elle disposait, ainsi qu'un blazer noir. C'était encore l'hiver, hors de question de prendre froid, même si les températures n'étaient pas glaciales en Nouvelle-Zélande, comparées à celles de Londres. Au moment où elle allait dans sa chambre pour récupérer son sac à main, elle entendit la sonnette de la porte du bas retentir. "C'est pour moi !" cria-t-elle à l'intention de Jaelyn. Puis elle se précipita en trottinant jusqu'à l'interphone pour décrocher et dire à Apple, qui devait passer la prendre : "Ouiiii je descends !".

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MessageSujet: Re: saturday night fever; pv.Appy-Nov Jeu 13 Juil - 18:48

Murphy & Appy.
Listen to the ground, There is movement all around, there is something goin' down. And I can feel it, On the waves of the air, There is dancin' out there. It's somethin' we can't share, We can steal it. And that sweet city woman, She moved through the light, Controlling my mind and my soul. When you reach out for me, And the feelin' is right. Then I get night fever, We know how to do it ! Gimme that night fever. We know how to show it ! night fever !


P
etite boule de nerfs et de stress, je fais nerveusement les cent pas devant les vitres du dressing de ma chambre. Mais qu’est-ce que je vais bien pouvoir me mettre ?! Tout me semble insipide et désuet, et je n’ai franchement pas envie de faire tâche ou tapisserie, ce soir ! Complètement indécis et perdu, je piétine sans ménagement sur la pile de vêtements dont je viens de faire vainement l’essayage. La chemise bleue ? Le polo vert ? La cravate rouge ? Bon sang, il y en a tellement que j’ai l’impression que je me noie progressivement dans un océan fait de vêtements...
Les habits sont mes amis, d’ordinaire, mais ils semblent se moquer de moi, aujourd’hui. Quels vils petits cons ! Désespéré, je lâche l’affaire, et demande conseil à ma bonne fée, Grace, à laquelle je passe derechef un coup de téléphone. D’un coup de baguette magique, la talentueuse styliste me conseille la combinaison idéale à adopter pour une soirée en boîte de nuit, et je la remercie chaudement et affectueusement pour ses précieux conseils bienveillants.
Être classe et sobre. Simple, mais efficace. D’accord, Grace, merci, c’est vendu ! Je suis son conseil avisé et fouille derechef dans cette marrée de vêtements à la recherche d’éléments pouvant constituer ma tenue de soirée. Le temps s’égraine avec une rapidité affolante dans son sablier géant, et je suis convaincu qu’il se moque de moi allègrement. Bon sang, je n’ai même plus une heure avant de passer chercher ma meilleure amie à son appartement !
J’accélère la cadence, déniche une chemise blanche, une cravate noire, un cardigan gris, un pantalon cintré foncé et une paire de chaussures de vile. Parfait ! Ma tenue est désormais complète ! C’est plutôt classe et sobre, tout comme c’est simple, mais assez efficace ! Pari gagné !
Je file sans plus attendre sous la douche, avant de me coiffer et de m’habiller. Un petit coup de brosse à dents et un pschitt de parfum fruité plus tard, je suis fin prêt à venir te chercher ! Souriant gaiement, je dévale les escaliers et bondit tel un lion enragé dans ma voiture, avant de filer telle une fusée jusqu’à ton foyer. Chaud devant, la petite pomme est lancée !
Roulant à plus du double autorisé, je suis ponctuel et devant ton appartement avec quelques petites minutes d’avance. Qu’à cela ne tienne, notre petite soirée entre meilleurs amis sera légèrement prématurée ! Une fois le moteur coupé, je descends de mon bolide rouge et file sonner à l’interphone de la porte d’entrée. Je n’attends qu’une fraction de secondes avant d’entendre ta voix mélodieuse me chanter que tu descends, jolie sirène. Et ces quelques dernières minutes qui nous séparent furent les plus longues de toute ma vie, tant je suis impatient de te retrouver et de te serrer dans mes bras.
Tu finis par apparaître dans l’encadrement de la porte, aussi belle, brillante et rayonnante que le plus beau des soleils ; j’en suis aveuglé. « Wahou ! Tu es... magnifique ! » Mes yeux subjugués sont étoilés, franchement éberlués devant cette créature divine tout droit sortie d’un mythe. Avec le charme et la beauté d’une sirène, la grâce et la douceur d’une princesse, et la sensualité d’une femme fatale, tu es décidément la plus belle pour aller danser, divine beauté ! « Quand... Quand je te vois comme ça, aussi magnifique et resplendissante qu’une sirène, je regretterais presque de m’être déjà casé ! » Et je laisse un petit rire ironique fendre mes lèvres enfantines, même si ce second degré maladroit n’est pas vraiment très éloigné de la vérité.
Irrémédiablement bouche-bée, je ne détourne toujours pas mon regard et continue à te détailler de mes yeux émerveillés. Tes longs et jolis cheveux bruns, qui te tombent d’ordinaire sur les épaules, sont aujourd’hui relevés en un joli chignon à l’effet déstructuré. Quant à ta robe noire aussi scintillante que les étoiles, elle est si belle qu’elle se confondrait presque avec le ciel de la nuit. Ébloui, subjugué... je n’ai aucun autre mot pour décrire l’émerveillement que me provoque ta simple contemplation. « Ta robe est sublime et te va à merveille ! C’est une nouvelle ? Quant à ta coiffure, ça change ! J’adore ! » Émerveillé, euphorique et très enjoué, je suis pareil à un enfant qui s’apprête à ouvrir ses cadeaux lors du matin de Noël. Et c’est toi, Murphy, mon présent, aujourd’hui.
Après que tu m’aies retrouvé en descendant les quelques marches de l’escalier qui nous séparait, je te prends derechef dans mes bras et te câline avec toute l’affection que renferme mon petit cœur surexcité. Et je te serre, fort, fort, fort, jusqu’à t’étouffer, car je t’aime et tu m’as trop manqué. Profitant de cet authentique instant de tendresse et de complicité, je prends quelques secondes supplémentaires pour humer le doux parfum sucré et floral qui émane de tes beaux cheveux coiffés, et qui m’avait tant manqué, lui aussi. Bon sang, qu’est-ce que ça fait du bien de te serrer contre moi ! « Tu m’as tant manqué, ma belle ! Tout ce temps passé sans s’être vus, c’est bien trop long ! » Et je t’ouvre mon cœur de meilleur ami avec difficulté, tant l’émotion a pris le dessus. Noyé dans notre étreinte et par mes sentiments amicaux débordants, je profite encore quelques instants de cette accolade et de ces poignantes retrouvailles. Oh, qu’est-ce que ça fait du bien !
Désormais desserrés l’un de l’autre - à mon plus grand dam, je t’invite, d’un geste de la main, à grimper dans la voiture et à t’installer du côté passager. Une fois chose faite, je m’installe derrière le volant et m’empresse de faire ronronner le moteur de la voiture, sans pour autant démarrer. « Alors, comment tu te sens, depuis tout ce temps ? Ton bassin va mieux ? Quoi de neuf à me raconter ? Prête à aller danser jusqu’au bout de la nuit ? » Et je t’inonde d’une vague de questions – un vrai moulin à paroles, dont j’attends chaque réponse avec intérêt et impatience. J’espère maintenant que tout va bien pour toi, ma petite fraise des bois !
Une fois nos ceintures de sécurité bouclées, je te tends ma pochette regorgeant de CD et t’invite à choisir celui que tu souhaites écouter. Pendant ce temps, je m’élance doucement sur le bitume, tout en respectant les limitations de vitesse, cette fois-ci, pour te protéger de tout danger. Le temps d’arriver à destination, je me décide à reprendre notre conversation. « Et dis-moi... tu t’es fais aussi belle rien que pour moi ? Ou alors c’est pour ferrer de bien plus gros et séduisants poissons ? » Petite taquinerie amicale pour une question amplement rhétorique. Je souris, détaille ton visage, soulève les couleurs artificielles qu’il arbore, et reprends derechef après une petite inspiration d’air frais. « Mais... tu sais, tu n’avais pas besoin d’autant de maquillage... Car... Car tu es d’ores et déjà magnifique au naturel ! Tu n’avais pas besoin du moindre artifice pour être jolie, vraiment... » Et ça me tuera toujours de voir que d’aussi jolies femmes que toi n’ont pas conscience de leur beauté naturelle...
Et je roule, roule, roule, fend la nuit d’un éclair rouge vif, si bien que nous ne sommes plus qu’à quelques minutes de notre point d’arrivée...

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MessageSujet: Re: saturday night fever; pv.Appy-Nov Mar 25 Juil - 22:39

saturday night fever

ft. apple & november & murphy


« how you gonna do it if you really don't want to dance ? »
Murphy raccrocha l'interphone et passa dans la salle de bains pour faire un bisou à sa soeur, qui lui souhaita une bonne soirée, avant de lui faire les recommandations habituelles pour sa sécurité. Murphy ne prit pas la peine de les écouter et d'un air malicieux, s'enfuit vers la porte d'entrée alors que la voix de Jaelyn la suivait encore. Ce n'est que lorsqu'elle eut fermé la porte de l'appartement qu'elles partageaient que Murphy se retrouva enfin dans le calme. Elle appuya sur l'interrupteur de la lumière du couloir qui se situait non loin de leur sonnette et trottina jusqu'à l'ascenseur. Elle n'avait vraiment pas l'habitude des talons, et chaque pas -ou presque- lui arrachait une discrète grimace d'inconfort. Elle aurait dû les rembourrer avec du coton, ou quelque chose comme ça.

L'ascenseur arriva enfin en bas de l'immeuble et Murphy put s'élancer dans le grand hall, jusqu'à la porte vitrée par laquelle elle distingua Apple, sous les lumières blafardes de la rue. Il ne la manqua pas lorsqu'elle sortit, et la complimenta directement, avec passion. Murphy se sentit légèrement rougir et lui répondit en riant : "Roh... cesse donc tes mièvreries ! Et oui, je l'ai achetée exprès pour l'occasion...". Elle descendit les quelques marches du perron qui la séparaient d'Apple, qui la serra instantanément dans ses bras. Murphy accepta volontiers l'étreinte, car son ami lui avait aussi beaucoup manqué. "Oui, j'avoue..." souffla Murph' pour répondre à son acolyte alors qu'ils se séparaient l'un de l'autre. Apple lui indiqua d'un geste de la main la voiture garée juste derrière lui, le long du trottoir, et Murphy se dirigea doucement vers la porte côté passager.

Une fois installée et Apple à ses côtés à la place du conducteur, la jeune femme regarda son ami qui lui demandait de ses nouvelles. "Mon bassin va mieux, merci. Et toi ? Comment te portes-tu ?" Alors que Murphy lui répondait, Apple lui tendit la pochette de CDs qu'il avait dans sa voiture afin qu'elle choisisse elle-même la musique jusqu'à la discothèque où ils avaient prévu d'aller. Son choix se porta sur l'album d'un groupe de pop, et elle rangea la pochette de CDs dans le vide-poche de son côté pendant qu'Apple la reprenait sur le fait qu'elle s'était faite toute belle ce soir-là. "C'est avant tout pour moi, mon cher !" fit-elle d'un air faussement fier. "C'est gentil..." ajouta-t-elle ensuite dans un murmure en fixant la route quand Apple la complimenta sur sa beauté naturelle. Elle qui était si avare de compliments, s'en prendre autant de la part de son ami la gênait un peu. Elle n'était pas capable de lui renvoyer la pareille, car ils avaient tous deux des personnalités bien différentes, et pourtant cela ne les empêchait pas de s'entendre.

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MessageSujet: Re: saturday night fever; pv.Appy-Nov Jeu 27 Juil - 11:32

Murphy & Appy.
Listen to the ground, There is movement all around, there is something goin' down. And I can feel it, On the waves of the air, There is dancin' out there. It's somethin' we can't share, We can steal it. And that sweet city woman, She moved through the light, Controlling my mind and my soul. When you reach out for me, And the feelin' is right. Then I get night fever, We know how to do it ! Gimme that night fever. We know how to show it ! night fever !


B
ien qu’ils soient on ne peut plus sincères et certainement partagés avec le reste du monde entier, je sais pertinemment que mes compliments t’embarrassent, Murph’, et c’est sans doute pour cette raison que je m’acharne autant à t’ensevelir sous des tsunamis de flatteries. En bon ami taquin, c’est un peu mon devoir de te charrier et de t’embêter, non ? « Ohhh, tu es trop mignoooonne, quand tu rougis ! » Bon, j’avoue, là, je le fais exprès et je me moque très légèrement de toi. Mais te titiller est plus fort que moi ; je suis incapable de résister à cette délicieuse tentation !
Même si le petit être frêle et incertain que je suis a sûrement besoin d’être rassuré, il est évident que tu ne me rendras pas la pareille, petite fleur sauvage, car tu as toujours été, d’aussi loin que je m’en souvienne, allergique à toute forme de mièvrerie. Les paroles dégoulinantes d’admiration et de passion, c’est uniquement réservé aux héroïnes de dessins animés, pas vrai ?
Après une étreinte aussi poignante que réconfortante, nous nous empressons de grimper, telles deux fusées qu’on enverrait sur la lune, dans le carrosse qui nous emmènera jusqu’au bal de ce soir. Mais, avant de démarrer et de nous envoler vers notre destinée, je prends quelques instants pour prendre de tes nouvelles, ma belle. « Tant mieux ! Tu vas bien pouvoir te déhancher sur la piste, si tout est bien remis ! » Un sourire sincère illumine mon visage enfantin, puisque je suis sincèrement content d’apprendre que ton accident causé par l’ouragan ne t’aura pas embêté trop longtemps. « Oh... moi ? » Bien sûr, tu me rends la politesse et prends à ton tour de mes nouvelles. Machinalement, je soulève très légèrement le bas de ma chemise, et dévoile la cicatrice qui coupe ma hanche en une ligne épaisse, discontinue et morbide. « Je vais mieux, moi aussi ! Même plus besoin de bandage ! Ça cicatrise petit à petit... » Je rebaisse derechef mon vêtement et cache cette marque de souffrance physique me reliant encore à la tempête. Et dire qu’un morceau de verre gargantuesque s’y trouvait encore, il y a quelques semaines... Brrr... j’en ai un frisson d’effroi, lorsque je repense à tout ça...
Mais l’heure n’est pas à la nostalgie morbide ! Bien au contraire, elle est à la fête ! Aussi, je m’efforce de chasser ces pensées sanglantes de mon esprit, et la musique que tu choisis m’aide énormément à me défaire de ce triste souvenir et à me glisser progressivement dans un climat beaucoup plus propice à l’euphorie.
De nouveaux compliments s’échappent encore de mes lèvres – c’est décidément plus fort que moi, je suis inlassable ! -, et tu me réponds derechef que tu t’es apprêtée de la sorte avant tout pour ton propre plaisir. « Et c’est là le meilleur motif que tu puisses avoir pour te faire toute jolie ! » Un nouveau sourire tendre et amical se dessine contre mes lèvres, tandis que je me décide enfin à démarrer notre moyen de locomotion.

Filant à toute allure à travers les ruelles mal éclairées de la ville, mon petit bolide fend la pénombre de la nuit d’un éclair couleur rouge vif. Et tandis que nous nous rapprochons de plus en plus de la boîte de nuit dans laquelle nous allons passer le restant de notre soirée d’ivresse, je brise le silence englobant l’habitacle en te posant de nouvelles questions... légèrement plus intimes que les précédentes, cette fois-ci. « Et... hormis ta hanche, rien de nouveau ? Côté cœur ? Côté reprise d’études ? Ou peut-être une nouvelle idée de l’emploi que tu aimerais exercer ? » Même si je suis plus que concentré sur le paysage qui défile à travers le pare-brise de la voiture, je tends l’oreille et suis très attentif aux intéressantes réponses que tu t’apprêtes à m’apporter, Murphy.
Les immeubles défilent par dizaines et, au bout d’une poignée de minutes, nous arrivons enfin sur le parking – quasiment plein - de notre destination finale. Une fois l’une des dernières places trouvée, je m’y insère en un créneau maladroitement exercé et coupe le moteur de mon bolide. « La fête peut commencer ! » Je suis euphorique, même si j’appréhende légèrement de me déhancher sur la piste, premièrement car je suis un piètre danseur, mais aussi car j’ignore si ma blessure à la hanche me le permettra très longtemps. Quoi qu’il en soit, il est désormais trop tard pour faire demi-tour !
Après m’être muni de ma veste et de mon porte-monnaie, je descends de la voiture, attends que tu en fasses de même, et verrouille notre carrosse de fortune. Tous deux nous dirigeons ensuite vers l’entrée de la boîte de nuit, où le videur – un grand noir titanesque et baraqué - nous accueille avec un enthousiasme mitigé. « Votre carte d’identité, jeune homme ! » La musique résonne si fort à l’intérieur du bâtiment que j’ai presque du mal à entendre les paroles du portier, même en étant encore dehors. Heureusement que je sais lire sur les lèvres ! « C’est... C'est une blague ?! » Vu son air sévère, il est clair que non ! Outré, mais n’ayant guère d’autre choix, je farfouille dans mon porte-monnaie à la recherche du papier attestant de ma majorité. « Voilà ! Vous me donniez quel âge, sérieusement ? » Il inspecte rapidement ma carte d’identité, vérifie brièvement si elle n’est pas contrefaite, et me la rend. « Quinze ans, tout au plus. Mais... C'est bon , vous pouvez y aller, tous les deux ! » Il affiche un sourire moqueur, fier de m’avoir humilié, avant de se décaler très légèrement du passage, afin que nous puissions passer. Moi, de mon côté, je suis mort de honte... Non mais... quinze ans, sérieusement ?!
Une fois à l’intérieur, je paie ma place – c’est toujours gratuit pour les filles, et tous deux filons en direction des vestiaires, afin d’y déposer nos vestes, ton sac et tout autre effet personnel encombrant. « Aïe... j’ai eu tellement honte ! » T’avoue-je, les joues a-demi colorées d’une teinte rosée. « Je fais si gamin que ça ? » Je laisse un petit rire nerveux fendre mes lèvres, tandis que je ferme et verrouille notre casier, désormais rempli de nos affaires. « Allez, viens... allons danser ! »

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MessageSujet: Re: saturday night fever; pv.Appy-Nov Ven 11 Aoû - 2:40

saturday night fever

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« how you gonna do it if you really don't want to dance ? »
Murphy avait plutôt l’habitude qu’Apple la taquine, aussi quand il lui fit une remarque sur son rougissement elle prit un air faussement indigné, avant de retrouver son habituel sourire charmeur et de suivre son ami dans sa voiture. Apple prit un peu de ses nouvelles, sachant très bien l’ennui qui l’avait saisie durant la guérison de sa blessure au bassin, mais Murphy savait elle de son côté que son vis-à-vis avait été beaucoup plus touché qu’elle par l’ouragan. Elle le regarda, d’un air triste, lever un bout de sa chemise pour dévoiler une cicatrice qui fit grimacer la brune, plus de compassion que de dégoût. ”Mon pauvre…” murmura-t-elle en portant ses mains à sa bouche. Elle les abaissa en même temps qu’Apple remettait sa chemise en place, alors que la musique que Murphy avait choisi de mettre pour leur trajet démarrait après le chargement du CD.

Après quelques minutes de silence, chose qui arrivait souvent et que Murphy ne trouvait absolument jamais pesante, Apple relança la conversation, tout naturellement. Il avait l’habitude de la côtoyer, et savait qu’elle était aussi avare de mots que de compliments. ”Oh, tu sais… Je laisse venir, j’ai toujours tellement de mal à faire confiance. Tu me connais. Et je travaille encore à la friperie, j’attends une illumination divine, allons-nous dire… Tant que la propriétaire me laisse y rester, ça me fait un peu d’argent, je ne bouge pas.” répondit-elle en souriant légèrement, le regard perdu sur la route. Au même moment, la voiture s’arrêta sur le parking de la boîte de nuit au bout du quartier de Te Aro. Ils n’étaient même pas si loin que cela de chez les Cavendish, mais cela faisait une vraie trotte à pieds. La jeune femme hocha la tête aux dires de son ami, et entreprit de sortir de la voiture sans qu’un bout de tissu secret sous sa robe n’apparaisse. La voiture verrouillée, les deux amis se mirent doucement en marche en direction de l’entrée, où ils se firent rapidement stopper dans leur élan car l’un des videurs demanda la carte d’identité d’Apple. Murphy en rit en se cachant derrière sa main qui ne tenait pas son sac à main alors que son ami sortait sa carte d’identité de son portefeuilles. Elle fit une légère révérence à l’attention du vigile qui la laissa passer sans douter de son âge et suivit Apple en souriant. ”Alors, avoir quinze ans à nouveau, c’est génial non ?” le taquina-t-elle alors qu’ils entraient au niveau des guichets. Murphy ne se fit pas importuner pour un quelconque ticket, l’entrée étant gratuite pour les filles. Elle trouvait toujours cela assez sexiste dans les boîtes de nuit mais n’allait certainement pas se plaindre si elle pouvait économiser un peu d’argent. Les vestiaires, en revanche, restaient payants. Les deux amis y déposèrent tous leurs effets personnels en échange d’une pièce, pendant qu’Apple avouait à Murphy qu’il avait eu pas mal honte à la porte de l’établissement. Elle secoua la tête en riant à nouveau, souhaitant le rassurer, même si elle avait encore très envie de le taquiner. ”Mais non !” assura-t-elle en agrémentant ses paroles d’un sourire réconfortant. ”Enfin… avec un peu de barbe peut-être que…” ajouta-t-elle sur un ton moqueur, avant de le rassurer à nouveau en lui prenant le bras. ”Je peux pas m’en empêcher, excuse-moi !” fit-elle en riant. ”Allons danser, oui !” conclut Murphy alors qu’ils passaient finalement le sas d’entrée. La pénombre fut vite remplacée par les lumières de la discothèque. Les yeux de Murphy se posèrent tour à tour sur la piste de danse qui s’offrait à eux, puis sur le bar. Plutôt que de se mettre à danser le gosier vide, elle proposa à Apple de se diriger vers le comptoir afin de commander quelque chose à boire. ”Je t’offre un cocktail !” lança-t-elle d’une voix forte pour couvrir le bruit maintenant inévitable de la musique et en attrapant son ami par le bras pour l’entraîner dans son sillage.

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MessageSujet: Re: saturday night fever; pv.Appy-Nov Sam 19 Aoû - 11:04

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Listen to the ground, There is movement all around, there is something goin' down. And I can feel it, On the waves of the air, There is dancin' out there. It's somethin' we can't share, We can steal it. And that sweet city woman, She moved through the light, Controlling my mind and my soul. When you reach out for me, And the feelin' is right. Then I get night fever, We know how to do it ! Gimme that night fever. We know how to show it ! night fever !


L
a lune brille de tous ses feux, ce soir, mais elle n’atteindra jamais le paroxysme de ton éclat, ma belle Murphy. Magnifique et resplendissante, dans ta robe couleur de nuit brodée de mille étoiles, tu étincelles même bien plus que n’importe quel astre ou diamant, au point que j’ai l’impression d’être un cocher qui emmène une princesse au bal. Tu es peut-être même encore plus merveilleuse que Cendrillon et époustouflante que Belle, mais je me retiens de faire ces comparaisons, dans le but d’éviter que le rouge te monte à nouveau aux joues. Je suis taquin, certes, mais pas sadique...
Lancés sur la route de l’euphorie et du bonheur, nous attendons impatiemment d’arriver à destination. Notre terre promise – la boîte de nuit - n’est plus qu’à deux minutes de route, mais les deux malchanceux que nous sommes nous trouvons ralentis par le seul feu rouge qui se dresse en travers de notre chemin. Oh... Zut ! Il va falloir patienter encore un peu ! Mais qu’importe, ça me donne ainsi l’occasion de prendre de tes nouvelles et de te demander si tu as songé à ton avenir, puisque je sais que ce poste à la friperie n’est que temporaire et qu’il ne constitue pas une fin en soit.
Bien entendu, les réponses que tu apportes à mes interrogations ne me désarçonnent pas, car, depuis notre dernière entrevue, tu n’as absolument pas changé : tu te laisses toujours porter au gré du vent... tout en laissant ton destin s’accomplir du lui-même. En résumé, tu vis sous une sorte de philosophie du Carpe Diem, et j’en suis le premier admiratif. « Tu as bien raison ! De toute façon, l’essentiel est que tu te sentes bien et épanouie ! » Un grand sourire illumine derechef mon visage enfantin, car je vois très bien que tu es heureuse et que, de ce fait, tu as d’ores et déjà l’essentiel.
Une fois notre ennemi passé à la couleur verte, je ne perds pas une seconde de plus et m’empresse de redémarrer mon bolide en un crissement aigu de pneus. Quoi qu’il en soit de ma conduite, après avoir passé quelques autres ruelles – plus ou moins bondées – nous arrivons enfin sur le parking de notre destination finale. Ouf, il était temps !
Et maintenant que la voiture est immobilisée, verrouillée, et que nos affaires sont rassemblées, il ne nous reste plus qu’à aller nous amuser !

Après avoir subi une péripétie construite autour de mon visage aux allures de bambin, le videur se décide enfin à nous laisser passer. Mort de honte, je rougis, range ma carte d’identité dans mon portefeuille, et m’avance dans le bâtiment, penaud et légèrement irrité par le comportement de celui qui n’a fait qu’exercer son travail. En tout cas, si j’avais compté sur toi, vile petite Murphy, pour me rassurer et me réconforter, je me serais carrément mis le doigt dans l’œil ! « Tu n’es qu’une p’tite vipère, tu le sais, ça ?! » Je te mets un tout petit coup de coude dans le bras, lorsque tu me taquines en me demandant si c’est génial d’avoir à nouveau quinze ans. Rah... quelle petite garce ! Mais la plaisanterie est tellement rigolote et bon enfant que je ne peux m’empêcher de pouffer de rire, comme le parfait imbécile que je suis.
Une fois mon billet d‘entrée acheté – c’est encore gratuit pour les nanas, nous nous ruons dans les vestiaires et y déposons la majorité de nos effets personnels. Je profite du fait que nous soyons seuls pour rebondir sur l’humiliation que j’ai subite auprès du vigile, et, contre toute attente, tu t’emploies étrangement à me rassurer. Tiens, tiens... c’est bizarre, où est donc passée notre si belle amitié vache ?! Non, non, ton petit côté mielleux ne prend pas, ça cache quelque chose ! Suspicieux, j’arque un sourcil et attends l’arrivée irrémédiable du retournement de situation. Comme on pouvait aisément s’y attendre, ce n’est pas très long, puisque, dès la seconde suivante, tu te moques gentiment de moi et de mon manque de pilosité. Mh... Mais quelle petite... diablesse ! « Mais... Mais... t’es méchante ! Et... Et... j’ai un peu de barbe, là, regarde ! » D’un air faussement penaud, je pointe du doigt une partie de ma joue, juste là où un petit duvet est en train d’émerger sur ma peau lisse comme les fesses d’un bébé. C’est ridicule, j’en ai parfaitement conscience, et c’est pourquoi je ris de bon cœur tout en pratiquant l’autodérision. Eh oui... c’est ainsi : je suis définitivement un homme-enfant, tout aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur... et ça ne servirait à rien de le nier.
En un accord commun, et après avoir bien rigolé, nous nous dirigeons, fin prêts à danser, jusque dans la pièce où règne un charivari infernal. Mais au lieu de regagner la foule suintant l’euphorie, je me laisse entraîner jusqu’au bar, où tu me proposes gentiment de m’offrir un cocktail – oui... oui... c’est sûrement une tentative pour m’amadouer et pour te faire pardonner toutes les vacheries que tu m’as balancées ce soir, sale garce ! Néanmoins, je me fais facilement prendre au piège, car je ne peux décidément jamais refuser un bon Mojito... Aïe, je suis si faible ! « Ce sera un Mojito pour moi ! » Cris-je, afin que le barman entende mon choix, alors que nous prenons place sur deux des fauteuils du bar.
Une musique assourdissante – et majoritairement mauvaise – me perce les tympans, au point que j’ai l’impression d’avoir un marteau-piqueur dans la tête. Oh la la... je ne suis tellement pas habitué à ce genre d’endroit ! Mais je prends sur moi, relativise, et finis par apprécier ce début de soirée.
Une fois nos cocktails colorés déposés sur le comptoir du bar, je me saisis du mien et le lève bien en l’air, dans l’optique de porter un toast et de trinquer. « À nous, à nos retrouvailles... et à cette belle soirée ! » Je te lance un large sourire, Murphy, avant de laisser nos deux verres s’embrasser en un doux son cristallin, pareil à la musique de deux clochettes qui s’entrechoquent. Mais... puisque l’on n’a pas commandé notre consommation pour décorer, je m’empresser d’y goûter. « Mh... Il est délicieux ! Une vraie tuerie ! Tu veux y goûter ? » Et mon sourire va de paire avec le goût merveilleux de ce Mojito parfaitement exécuté.
J’affiche cependant de gros yeux ronds et éberlués, lorsque, juste derrière toi, Murphy, je reconnais une silhouette de sirène qui me paraît on ne peut plus familière... « No... November ?! » Oh, est-ce que c’est toi, mon amie de tragédie ? Ou est-ce que c’est ma première gorgée de Mojito qui me fait d’ores et déjà halluciner ?
Que ce soit l’un ou l’autre, nous n’allons pas tarder à être fixés...

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MessageSujet: Re: saturday night fever; pv.Appy-Nov Dim 3 Sep - 18:59

saturday night fever

ft. apple & november & murphy


« how you gonna do it if you really don't want to dance ? »
Murphy fit mine de s’être pris pire qu’un coup de poignard lorsqu’Apple lui donna un léger coup de coude en l’insultant gentiment de vipère. Comme on dit, qui aime bien châtie bien. Et Murphy, plus elle châtiait quelqu’un, plus elle l’aimait. C’était entendu, et Apple le savait très bien, heureusement. Tout l’entourage proche de Murphy connaissait cette facette de sa personnalité, et c’était en partie pour ça qu’on l’aimait. Apple rentrait parfois dans son jeu, mais toujours avec cette infinie gentillesse qui avait totalement fait craquer Murphy pour lui. Ils n’étaient pas amis pour rien.

Sur le point d’entrer dans la salle principale de la boîte de nuit, et toujours sous le coup de la honte, Apple montra à Murphy, qui se mit à rire franchement, un semblant de barbe. Elle secoua la tête, fronçant les sourcils, pour signifier que non, elle ne voyait strictement rien. Apple l’accompagna bientôt dans son fou rire et c’est sur cette joyeuse note qu’ils pénétrèrent dans le coeur du lieu, où tout le monde était déjà bien dans cette ambiance que Murphy appréciait particulièrement.

Soucieuse de ne pas laisser Apple mourir de soif avant qu’ils ne se mettent tous deux à danser, Murphy l’entraîna sans ménagement vers le bar. Même s’il était prévu qu’Apple les ramène dans sa voiture, il avait bien le droit à un cocktail en début de soirée ! Du moins, Murphy l’espérait fort. Il lui répondit en criant également qu’il voulait bien un mojito, et la jeune femme eut un sourire alors qu’ils prenaient tous deux place sur des fauteuils au bar. Attendant de pouvoir capturer un serveur qui passerait devant eux, Murphy se retourna légèrement pour regarder les gens danser. Ce n’était pas un geste anodin : elle espérait y voir quelqu’un qui serait à son goût. Son côté prédateur voulait méchamment refaire surface, et ce n’est pas Apple qui allait l’en empêcher ! Un serveur vint enfin prendre leur commande, et Murphy imita son ami sur la boisson désirée. Les cocktails furent rapidement préparés, servis et payés. Murphy et Apple se tournèrent l’un vers l’autre afin de trinquer, comme la politesse et leur amitié l’exigent. ”A nous !” renchérit la jeune femme en cognant le bord de son verre contre celui d’Apple. ”Je suis sûre que son goût est identique au mien !” fit Murphy quand son ami lui demanda si elle désirait le goûter. Juste après, Murphy vit les yeux d’Apple s’agrandir considérablement. Qu’avait-il vu, derrière elle ? Il s’exclama un prénom que la jeune femme ne comprit pas tout de suite, jusqu’à ce qu’elle se retourne en direction de la personne concernée. Il s’agissait de November…

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saturday night fever; pv.Appy-Nov

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