AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | .
 

 Never let me go ♥ Appejandro

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité
avatar

en savoir plus sur moi

MessageSujet: Never let me go ♥ Appejandro Lun 17 Juil - 23:34



► Je n'ai d'autres loi que d'exister pour toi
Never let me go
Apple &
Alejandro
Tout se compliquait. J’avais beau vouloir essayer de faire comme si de rien n’était, ce n’était définitivement pas si simple que ça. Je partais sans rien dire. J’essayais d’être vague dans nos discussions. Ça n’arrangeait décemment rien. Je ne pouvais lui en vouloir d’être si en colère. Je l’étais moi aussi, en colère. C’est quand tout se passe bien que tout fini par capoter. Je menais la belle vie quand brusquement j’ai eu cet accident de voiture. Parfois, j’en fais encore des cauchemars. Je me réveille le matin et ne vois plus rien. L’opération avait été longue et risquée, elle m’avait laissé le temps d’imaginer le pire mais, je voulais revoir. A tout prix. Je ne pouvais rester handicapé de la sorte. On a beau dire, j’étais un fardeau. Apple était là et m’a soutenu jusqu’au bout, mais je ne pense pas qu’il aurait réussi à me supporter jusqu’au bout. On dit toujours de belles paroles mais on ne sait pas ce que sur le fait accompli on est capable de faire. C’est effrayant. C’est comme ça. C’est la vie.
Je crois que je n’avais jamais autant été heureux et autant fait tout pour tout gâcher. Enfin. Je me répète sans arrêt que ce n’est pas de ma faute. Que ce n’est qu’un concours de circonstance qui a foiré. Que tout réussissait trop bien pour moi pour que ce continue dans cette lignée. Alors me voilà, acceptant ce que j’étais. Je ne pouvais plus reculer. J’avais rencontré ce fameux petit garçon, il me ressemblait et était innocent. Je ne pouvais faire les muets et essayer d’oublier tout ça. Je me devais de l’aider un minimum, moi qui avait déjà loupé quatre ans de sa vie. Enfaite, je ne savais pas très bien ce que je devais faire. Je n’avais jamais eu à faire à un tel dilemme et autant dire que ça vous bouffe la vie, vous imaginez même pas ! J’ai l’homme parfait qui m’attend chaque soir après chaque journée de boulot, qui m’aime, me soutiens, me sourit et moi, moi je n’arrive pas à lui parler. Il le sait et ça nous bouffe. Ça fait un petit moment que ça se passe, que tous se dégrades. Je n’ai réussi à le dire qu’à Rose, je sais qu’elle elle allait me soutenir à fond et vu qu’elle connait extrêmement bien Apple, elle n’allait pas me laisser dans cette panade.
Le seul hic. Rosie devait venir chez nous, en Espagne et moi, j’étais là, à Wellington. J’étais en face de ce petit garçon enjoué aspiré par sa tablette. Ca faisait plusieurs fois que je lui rendait visite, il savait qui j’étais je crois, moi je ne comprenais toujours rien. Je venais, le cerveau vidé de toute raison. Sa mère avait juste besoin de ma thune. Je ne la connaissais vraiment pas et je savais très bien ce qu’était tout son petit manège et de voir le gosse dans une telle posture. Si seulement j’avais des droits, peut-être que je le récupérerais. Mais je n’avais pas le droit de faire ça. Je ne le connaissais pas. Je ne faisais pas réellement parti de sa vie. Et puis, avant de prendre une telle décision, je devais en avertir Apple. Je devais lui parler tout court. Oh Appy, je suis tellement désolé. Rien qu’à penser à lui ça me brisait le cœur. J’avais un trou béant qui était en train de se former en plein milieu de ce bout de chair qui ne bat que pour lui. Dieu qu’il me manque… Dieu que j’ai honte de lui mentir…

J’étais en pleine partie de jeu avec le petit. Si je devais donner de l’argent, je voulais en profiter aussi. J’avais beau dire que je n’étais pas prêt pour tout ça, je ne voulais pas non plus passer à côté de toute son enfance. Alors j’étais totalement dans cette partie de rire. Mon dieu ce petit prince est parfait. Il m’attirait tellement l’attention que je n’ai même pas entendu mon portable vibrer. Ce n’est qu’à un moment, il avait encore gagné à ce jeu et que je m’avouais enfin perdant que je m’étais relevé et avait regardé instinctivement mon portable. Son nom apparaissait sur mon écran. Nos têtes en fond d’écran, une photo romantique, à l’ambiance tamisée, à nos sourires réels et se contact qui me manquait à ce moment même. Un déchirement me traversa tout le corps. Je m’éloignais et sorti dehors pour déverrouiller mon portable et presser la touche de la messagerie vocale. J’apposais l’appareil à mon oreille et commençait à écouter le message qu’il m’avait laissé. Il avait un ton en colère et je le comprenais. Je me crispais en entendant chacun de ses mots. Mais quand il me supplie de la rappeler, je frissonne. Je me sens tellement mal. Je vois le gosse à travers la vitre me faire des gestes, je lui souris et lui fait signe que dans deux secondes je reviens. Mais la voix d’Appy continuait à défiler contre mon oreille. Il n’était plus en colère, je sentais de la tristesse, surtout quand il me parla de Rose. Je faillais encore à mes devoirs de futur époux et de meilleur ami. Rose c’était beaucoup plus qu’une simple amie. On avait réussi à surmonter tous nos problèmes et nos engueulades, toujours là l’un pour l’autre. Et Appy attendait tellement de moi, moi qui ratais tout ce qu’il me demandait ces derniers temps. Je ressentais tous ce qu’il avait pu ressentir en m’envoyant ce message. J’arrivais à le décrypter si facilement, que ça me faisait mal de l’entendre comme ça. Encore plus en l’entend bégayer des supplications. Moi aussi il me manquait et oui, oui, c’est décidé, je rentrerais coûte que coûte. J’avais tellement à me faire pardonner… Il doutait de moi et ça s’entendait, j’avais horreur de ça ! Je l’aime au plus au point et il ne s’en doutait pas. Je ne sais pas toutes les histoires qu’il pouvait s’inventer pour combler mon absence et je ne pouvais pas lui en vouloir. Mais jamais, au grand jamais je ne le tromperais. Jamais je ne pourrais m’éloigner de lui de mon plein gré. Je l’aime c’est tout. Il est mon tout, mon âme sœur, mon meilleur ami et surtout, ma raison de vivre. Alors quand le message sonna sa fin je raccrochais et fourra mon portable dans ma poche. Je me précipitais à l’intérieur de la petite maison et m’excusa mainte et mainte fois. J’attrapais le petit dans mes bras et embrassa son front avant de lui promettre de revenir bientôt. Je fis signe à sa mère et attrapa mes affaires avant de sortir de la pièce sans regret. Je courrais jusqu’à ma voiture et entra dedans. Je ne pris pas le temps d’attacher ma ceinture que le moteur rutilait déjà en direction de l’aéroport.
Une fois garé sur la place habituelle que nous louons pour nos nombreux voyages entre l’Espagne et la Nouvelle-Zélande. Je prenais toutes mes affaires et me dirigeais rapidement vers les guichets de l’immense bâtiment et demanda un billet d’avion, le plus tôt en direction du pays du soleil. Le billet était cher mais je m’en fichais, c’était urgent. Je brusquais la guichetière de mon empressement presque impolie mais ce n’était pas ce qui m’importait à ce moment même. L’attente était longue, j’avais l’impression que le temps c’était arrêté, cela me frustrait. Mes doigts pianotaient sur la coque de mon portable, une sorte de tique pour chaque moment de stress ou juste d’impatience. Il me tardait de rentrer. Il me tardait de le revoir, de calmer ses peurs et surtout, de le sentir contre moi. Je tapais même du pied sur le sol. Je martelais le carrelage de façon légère et régulière alors que mon autre main se crispait sur le repose coude. J’attendais que mon vol soit annoncé. J’étais sur les nerfs, ce qui n’aidait pas les choses.
Quand le nom du vol fut enfin annoncé, j’étais déjà debout, billet à la main, prêt à embarquer. Je m’étais empressé de montrer mon ticket pour embarquer le plus rapidement, comme-ci l’avion allait décoller plus vite grâce à moi. J’avais gagné ma place rapidement et attendait impatiemment que l’avion prenne son envol. J’avais quelques heures dans les airs avant d’atterrir et pouvoir rejoindre l’homme de ma vie, et ma meilleure amie. Les yeux grands ouverts je jetais un regard de partout, je devais avoir l’air impoli mais mon esprit était rempli de doutes et de mon manque d’Apple. Dieu que j’avais besoin d’une étreinte. Alors quand l’avion décollait dans une secousse abrupte j’inspirais profondément et espérais qu’il me suffirait d’un clignement d’œil pour arriver à bon port. Ce ne fût pas le cas…
Le voyage avait été long et fatiguant. Une fois arrivé je sortais aussi rapidement que j’en étais rentré pour me diriger vers une autre de nos voitures. Oui, nous en avions un peu de partout, question de facilité. J’avais enclenché la première et était parti plus vite que la lumière en direction de notre magnifique maison au bord de la mer. Je roulais bien trop vite mais j’en avait que faire. Le temps avait été bien assez long comme ça pour rater quelques minutes loin de lui. Je me garais à l’arrache devant la maison avant de me précipiter jusqu’à la porte d’entrée que je poussais. « Chéri, j’suis rentré ! » Je regardais un peu de partout en avançant dans la maison pour essayer de le trouver. Il était là, ses clés se trouvaient dans le petit bol à l’entrée. « Apple, chéri, t’es où ? » Je ne savais pas trop comment il allait le prendre. « Rose ? » Elle devait être là, j’aurais peut-être plus de chance avec elle. Je posais mes affaires un peu n’importe où alors que j’évoluais dans l’immense maison bien trop silencieuse. « Amour, j’suis désolé ! »

CODE BY ÐVÆLING // groover par une licorne


Revenir en haut Aller en bas
AWARDS ▵ le plus fleur bleu.
avatar
AWARDS ▵ le plus fleur bleu.

en savoir plus sur moi
▵ posts : 29470
▵ arrivé(e) le : 05/05/2016
▵ avatar : Logan Lerman, le petit prince de mon cœur. ♡

MessageSujet: Re: Never let me go ♥ Appejandro Jeu 20 Juil - 9:37

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Alejandro & Apple.
Looking out from underneath, Fractured moonlight on the sea Reflections still look the same to me, As before I went under. And it's peaceful in the deep, Cathedral where you cannot breathe, No need to pray, no need to speak Now I am under. And it's breaking over me, A thousand miles onto the sea bed, Found the place to rest my head. Never let me go, never let me go. Never let me go, never let me go. And the arms of the ocean are carrying me, And all this devotion was rushing out of me, And the crashes are heaven, for a sinner like me, The arms of the ocean deliver me. Though the pressure's hard to take, It's the only way I can escape, It seems a heavy choice to make, Now I am under. And it's breaking over me, A thousand miles onto the sea bed, Found the place to rest my head. Never let me go, never let me go...[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]


Il est très tard, en Espagne, et il y a bien longtemps que la nuit a recouvert le ciel de son voile d’étoiles. Allongé dans notre lit, je dors péniblement et difficilement, à l’instar d’un bébé chaton au sommeil perturbé. En effet, je fais des tas de cauchemars, car tu n’es pas auprès de moi, Alejandro, et que je suis seul dans nos draps glacés et encore imprégnés de ton odeur si parfumée. Oh... tu me manques tellement, mon amour...
Malheureusement, je ne suis pas du tout habitué à vivre sans toi, mon roi, et le fait que ça devienne de plus en plus récurrent n’arrange en rien mes problèmes d’insomnie. Je ne sais même pas où tu te trouves ni ce que tu fais, et ça m’inquiète jour après jour, nuit après nuit, au point où j’en fais tout un tas de terribles cauchemars...
Attend ?! Est-ce bien pour autant de sombres et effrayants mauvais rêves ? Réalité ? Cauchemar ? La frontière entre les deux devient si étroite que je n’arrive parfois plus à faire la différence. Est-ce que je vis dans mon cauchemar ? Ou est que je cauchemarde la réalité ? Ma vie n’a décidément plus aucun sens. Et plus j’y pense et plus j’ai envie de pleurer... Oh, tu me manques tellement, mon bien aimé...
C’est justement l’un de mes sombres songes - où je vois apparaître ton visage - qui me réveille en sursaut, ce matin-là, alors que l’aurore vient à peine d’inonder l’océan du ciel de ses couleurs rosées. Je regarde à mon côté : rien, toujours rien ; l’autre moitié du lit reste tristement et inlassablement vide ; tu n’es toujours pas auprès de moi... Je sens alors la détresse me tordre les tripes, me faire monter les larmes aux yeux, me détruire le cœur. Et je pleure, car tu n’es pas là, Alejandro. Et je pleure, car c’est de plus en plus souvent. Et je pleure, car je t’aime, même si je me demande ce que j’ai bien pu faire de mal pour que tu me laisses tout seul aussi fréquemment...
Et je pleure de plus belle, car j’aimerais que tu me consoles, Alejandro, et que tu me prennes dans tes bras, comme le fiancé présent et aimant que tu m’as promis d’être à chaque seconde de nos deux vies réunies. Mais tu n’es pas là, mon petit oiseau disparu et envolé à des milliers de kilomètres de notre amour autrefois passionné...
Je suis inquiet, j’ai peur, je tremble, je suis brisé, mais je sèche derechef mes larmes, car j’entends bientôt la porte d’entrée claquer et une voix familière s’élever, juste en bas, au rez-de-chaussée...

D’un bon furibond et à l’instar d’une fusée, je saute derechef de notre lit, dévale les marches des escaliers quatre par quatre, et me retrouve instantanément nez-à-nez avec toi, mon bien aimé. Pétrifié, colérique, attristé et déboussolé – un beau cocktail de sentiments explosifs, j’ignore même jusqu’à l’attitude que je dois adopter. Dois-je t’embrasser ? Te câliner ? T’engueuler ? Te dire que je t’aime ? Te gifler ? Putain, je n’en ai foutrement aucune idée !
« A.... Arrête... de crier ! Rose... Rose est encore couchée ! » Je chuchote gentiment, pour ne pas réveiller la Belle au Bois Dormant de passage dans notre nid d’amour, mais l’envie d’hurler me tord toujours autant les tripes, à moi aussi. « Sans... Sans déconner ?! T’es... ‘désolé’ ?! Ça... Ça fait quatre jours que tu ne me donnes plus aucun signe de vie, et... et t’es... 'désolé' ?! » Ma tête et mes nerfs explosent, mes yeux sont noyés de larmes, mon cœur saigne et se meurt. J’essaie de lutter, de rester calme, impassible et fort, mais je ne fais qu’échouer et m’abîmer davantage. C’est peine perdue, je suis irrémédiablement annihilé et énervé. « Putain, Alej, je ne sais pas ce qui me retient de te gifler ! » L’amour, Apple, c’est l’amour... Tu l’aimes de tout ton cœur... et tu ne veux pas lui faire le moindre mal, toi...
Inquiet au plus haut point, je ne dors plus depuis que tu es parti, mon chéri, ce qui explique les immenses cercles violacés qui bordent le contour de mes yeux fatigués, peinés et exorbités. Quant à mon teint livide, il me donne un air effrayant et presque vampirique – je serais même un figurant parfait pour un épisode de The Walking Dead. Je dois te faire peur, mon pauvre amour, mais je ne m’en rends même plus compte, tant je suis habitué d’être affublé de ce visage cauchemardesque. « Je me suis fait tellement de souci ! Je n’en ai pas dormi une seule nuit ! » Mon cœur se craquelle et s’effrite, comme si des mains minuscules étaient en train de le triturer allègrement, à l’image d’une balle antistress. Cependant, cette balle qu’on malmène, c’est ce qui me retient en vie ! Et mon cœur saigne et me fait souffrir atrocement à chaque nouvelle seconde que Dieu fait. C’est une torture insupportable... « Non, Alej, s’il te plaît ! Je... Je t’aime, mais... mais garde tes distances... pour le moment... s’il... s’il te plaît... » Instinctivement, tant je suis possédé par des sentiments bien trop incontrôlables et puissants, je me recule lorsque je vois que tu fais quelques pas en ma direction. Ta proximité serait bien trop difficile à accepter, Alejandro, car je ne suis pas encore prêt à retrouver notre étreinte – malgré mon envie de tes bras, et bien trop interloqué par ton comportement. « J’étais... J’étais m... mort d’inquiétude ! Qu’est-ce... Qu’est-ce qu’il se passe ? Qu’est-ce... Qu’est-ce que tu me f... fais ?! Où... Où étais-tu ? Alej, t’as... t’as pas le droit de me faire ça ! » Je m’effondre, devient cendres, poussière, ruines. Et j’éclate en sanglots, tout en sentant mon cœur se craqueler dans ma poitrine. Crack. Crack. Crack. Et il s’émiette toujours davantage. Crack. Crack. Crack. Et il se meurt un peu plus encore. Crack. Crack. Crack... Tu l’entends ? Crack. Crack. Crack. Et tu commences à connaître la sempiternelle chanson... non ?

made by pandora.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
avatar

en savoir plus sur moi

MessageSujet: Re: Never let me go ♥ Appejandro Ven 21 Juil - 19:00



► Je n'ai d'autres loi que d'exister pour toi
Never let me go
Apple &
Alejandro
Il est clair que je ne savais pas comment j’allais être reçu mais, après tout c‘était le cadet de mes soucis. Enfin, pas tant que ça mais le revoir c’était ça qui importait. Je me fichais qu’il m’engueule, me tape dessus, au contraire, s’il ne le faisait pas c’est là que ça serait bizarre. S’il s’emportait c’est parce qu’il m’aime et tient à moi. Je m’en veux de lui faire tant de cachotteries mais je ne pouvais pas le révéler, du moins pas tout de suite, je ne savais déjà pas quoi en penser. Il est clair qu’il pourrait m’éclairer, me soutenir comme il l’avait toujours fait mais, j’avais tellement peur… Toute ma vie les personnes que je rencontrais finissaient par se faire la malle. On n’est jamais sûr de rien. Le moindre petit souci et il n’y a plus personne. C’est triste. Enfin, je peux peut-être comprendre, peut-être que je ferais la même chose mais, quoi qu’il en soit, ça fait toujours mal. Mais c’est dans la nature humaine d’être peureux et égoïste.
Alors quand j’ai posé le pied dans notre immense villa proche de la mer, tout ce que j’avais envie c’était de poser mes yeux sur lui. Mais tout était vide, la lumière du matin commençait à taper le long des immenses baies vitrées donnant sur l’océan. Je l’appelais. A vrai dire. Je n’avais pas du tout conscience de l’heure qu’il pouvait être. J’aurais peut-être dû me taire et aller le réveiller doucement, le prendre dans mes bras, lui embrasser le cou, respirer l’odeur de ses cheveux, profiter de mon petit prince endormi. Mais ce n’était pas le cas. Je parlais fort en posant mes affaires. Je n’avais pas pensé qu’il aurait pu être dans la chambre.
Quand j’entendis des pas en haut je me stoppais net. Je me pétrifiais presque en l’entendant descendre. Il était là. En face de moi. Un immense sourire se dessinait sur mon visage alors que je fus très rapidement refroidi. Il chuchotait ? Rose dormait. Oups. Je l’avais presque oublié. Je ne suis vraiment pas dans mes pompes en ce moment. Je chuchotais donc à mon tour, j’ai horreur d’étaler ma vie privée ou mes problèmes de couples devant tout le monde, même si c’est Rose. Je n’aime plutôt pas mettre les gens dans l’embarras. « Oui... Je sais… Mais je ne sais pas quoi te dire de plus que je suis désolé. Parce que je le suis et je t’aime Appy. Mais s’il te plaît … » Je l’étais clairement mais je ne pus finir ma phrase et de lui demander d’attendre que je sois prêt pour tout lui avouer. J’espérais qu’il ait suffisamment confiance en moi pour ne pas me forcer la main.
Et là, le voir dans cet état… Ses larmes lui rougissaient le visage et le voir triste, me rendait encore plus triste. Parce que j’étais conscient que je le faisais souffrir et c’est tout bonnement un calvaire. On est en train de se détruire mutuellement et faut vraiment que ça s’arrête avant que je lui fasse vraiment du mal. Je baisse la tête quand il commence à m’engueuler et me parler de me gifler et franchement, il était dans les droits de le faire et je ne lui en voudrais pas. J’étais plutôt content qu’il me dise toutes ses choses, qu’il ne les garde pas pour lui et essaie de faire bonne figure, alors, oui il avait confiance, il l’acceptait depuis suffisamment longtemps. Je le laissais mijoter et je n’avais décemment pas le droit de faire ça. Voyez à quel point je suis complètement perdu, mes pensées ne sont qu’un fouillis de ressentis, je me contredis en permanence. Oh oui, le mot instable est ce qui me décrit le mieux en ce moment.
Mon dieu, il n’a pas dormi, je l’avais empêché de profiter correctement de l’arrivée de Rosie. J’ai tellement honte à ce moment-là. Mes yeux commencent eux aussi à devenir vitreux. « Oh chéri… » J’essaie de retenir mes larmes et pose un pied devant l’autre pour m’approcher de lui. Et il m’arrête. Je me stoppais encore, en plein milieu de la pièce, et ça me démange de ne pas l’écouter, de le prendre dans mes bras, essayer tant bien que mal de le rassurer. Mais il fond en larme et c’est un supplice. Je romps sa parole et m’avance vers lui rapidement pour venir le prendre dans mes bras. « Je suis désolé de te faire tant souffrir, amour. Je veux juste que tu n’oublies jamais à quel point je t’aime. Mais je ne suis pas encore prêt à tout te dire… Je sais que c’est injuste et égoïste de te laisser comme ça mais… S’il te plaît, ait confiance en moi. » J’étais à mon tour en train de pleurer. Je ne savais pas quoi faire pour le rassurer. D’habitude les mots viennent tous seuls mais là, j’ai tellement à me faire pardonner et y’a tellement de chose que je lui cache. Tout ce que je voulais, c’est qu’il ne croit pas que je le trompe parce qu’il pourrait aisément le croire. « Mais crois-moi, jamais j’ai voulu te faire souffrir autant. » Je posais mes deux mains autour de son visage pour chercher son regard. « Jamais. » Mais ses tourments me hantent. « Je te promets que je vais me rattraper. Je prends une semaine de vacances et je reste avec toi et Rose. » J’esquisse un faux sourire qui se veut réconfortant mais mes lèvres sont beaucoup trop crispées pour le lui faire comprendre.

CODE BY ÐVÆLING // groover par une licorne


Revenir en haut Aller en bas
AWARDS ▵ le plus fleur bleu.
avatar
AWARDS ▵ le plus fleur bleu.

en savoir plus sur moi
▵ posts : 29470
▵ arrivé(e) le : 05/05/2016
▵ avatar : Logan Lerman, le petit prince de mon cœur. ♡

MessageSujet: Re: Never let me go ♥ Appejandro Dim 23 Juil - 11:09

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Alejandro & Apple.
Looking out from underneath, Fractured moonlight on the sea Reflections still look the same to me, As before I went under. And it's peaceful in the deep, Cathedral where you cannot breathe, No need to pray, no need to speak Now I am under. And it's breaking over me, A thousand miles onto the sea bed, Found the place to rest my head. Never let me go, never let me go. Never let me go, never let me go. And the arms of the ocean are carrying me, And all this devotion was rushing out of me, And the crashes are heaven, for a sinner like me, The arms of the ocean deliver me. Though the pressure's hard to take, It's the only way I can escape, It seems a heavy choice to make, Now I am under. And it's breaking over me, A thousand miles onto the sea bed, Found the place to rest my head. Never let me go, never let me go...[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]


Sans réellement avoir le temps de comprendre ce qui est en train de m’arriver, je me retrouve derechef au creux de tes bras puissants, rassurants et aimants, mon amour. Et même si je t’ai demandé de garder tes distances vis-à-vis de ma proximité, tu sembles avoir déchiffré mon besoin irrépressible de ton contact. Ta capacité inouïe à lire entre les lignes de mon cœur ne devrait plus vraiment m’étonner, puisque tu me connais désormais comme si tu m’avais fait, mais cette faculté me touche, me surprend et me déroute toujours autant : tu lis en moi comme dans un livre ouvert...
Et je pleure, pleure, pleure de plus belle, en me métamorphosant progressivement en un amas de tristesse et de désarroi. Mes larmes – pareilles aux chutes du Niagara, se répandent le long de mon visage et meurent lorsqu’elles roulent jusque sur tes vêtements. Tu te retrouves alors complètement trempé et souillé de la tristesse que tu as occasionnée... c’est une belle ironie, non ?
Mais je ne t’en veux plus, à cet instant précis, mon roi. Blotti dans tes bras, j’oublie tout momentanément et me consacre entièrement à retrouver cette étreinte qui m’avait tellement manqué. Bon sang, ces quelques jours durant lesquels tu n’as pas été là ont été un véritable supplice ! Non... mais tu te rends comptes ?! Trois journées sans t’avoir à mes côtés, mon bien aimé ? Tu parles, c’est même encore bien plus long que trois foutues années ! Oh, mon p’tit cœur, qu’est-ce que tu m’as manqué !
Je me serre alors tout contre toi comme si ma vie en dépendait, comme si tu étais le seul remède qui pouvait soigner mon pauvre petit cœur meurtri. Ma tête vient se blottir contre ton torse, mes mains viennent s’agripper férocement derrière ton cou, et mon organe vital vient tambouriner contre le tien. Oh ? Tu l’as entendu ? Il essaie de communiquer avec le tien ! Il lui crie ‘je t’aime’ à chaque battement, jusqu’à l’agonie, jusqu’à en exploser, jusqu’à en mourir d’amour. Boum Boum Boum ‘Je t’aime’. Boum Boum. ‘Je t’aime’. Boum. ‘Je t’aime’. ‘Je t’aime’. ‘Je t’aime’. Et il hurle qu’il t’aime jusqu’à se déchirer et saigner, jusqu’à ce que tu l’entendes sans que j’ai besoin de le prononcer...
Je suis terriblement bien et soulagé, là, blotti dans tes bras, mais cela n’empêche pas mes larmes de couler, puisque je ne comprends toujours pas ce qui t’a poussé à m’abandonner. Mon amour, pourquoi es-tu parti ? Pourquoi ne m’as-tu donné aucun signe de vie ? Je ne comprends pas...
Il y a l’homme que j’aime, et l’autre au comportement que je ne comprends pas. Mais puisque les deux sont le même – toi, alors lequel ai-je devant moi ? Est-ce l’amour de ma vie ? Ou cet inconnu qui fuit l’histoire d’amour de notre vie ? Oh... je ne le sais même pas... Qui es-tu ?! Que t’est-il arrivé ?! Comment te reconnaître ?! Oh... je ne le sais même plus...
« Alejandro, arrête de dire que tu es désolé ou que tu m’aimes ! Ça ne changera rien aux conséquences ! Le mal est fait ! » C’est un brusque retour à la réalité, et je m’extirpe derechef de tes bras qui m’ont fait tant de bien. J’aurais aimé y rester encore un peu plus longtemps – pour toute la vie à vrai dire, mais je suis trop submergé par l’incompréhension pour me résoudre à accepter plus longuement cette étreinte réconfortante. Feu. Glace. Amour. Tonnerre. Je t’aime de tout mon être, mais je ne te comprends pas, amour, et ça me bouffe. « J... J’ai... confiance... en... en toi, vrai... vraiment, mais... mais tu ne p... peux pas me l... laisser dans... dans l’ignorance ! » Et, brisé, je pleure et sanglote à nouveau, à l’instar d’un bébé qui ne parvient pas à s’exprimer sans saccader ses phrases ... Bon sang, je m’agace moi-même à ne pas réussir à me contrôler ! Je suis si faible, comme mec ! Décidément, je ne suis qu’un pauvre enfant idiot ! « Si... Si tu n’as rien à... à me dire p... pour justifier ton... ton comp... comportement, j... je... je n’ai... r... rien à te dire... non plus ! » C’est à cet instant que tout a commencé à s’écrouler, exactement comme si le sol venait de se dérober sous mes pas et que je tombais irrémédiablement jusque dans les abîmes de l’enfer...
Les larmes de tristesse qui brillent dans tes yeux merveilleux arrachent un nouveau fragment de mon cœur, qui, mort, tombe au fond de ma cage thoracique avant de s’évaporer sous forme de poussière. « Oh non, non, non, p’tit cœur, ne pleure pas... s’il te plaît... Je... Je ne... ne voulais p... pas être... aussi... dur avec toi... » Je reviens vers toi, mon amour, et dépose délicatement mon index sous tes yeux, afin d’attraper tes larmes au vol. Oh... ne pleure pas, ne pleure pas... tu es tellement beau quand tu souris, mon amour... « Je... Je sais que tu n’as jamais voulu me faire souffrir volontairement... » Je ravale difficilement mes larmes et ma tristesse, car je dois être fort, pour toi, mon amour, qui craque à ton tour. Allez, Apple, tu peux le faire ! Sois fort et insubmersible ! Sois le roc dont il a besoin ! Mais c’est de plus en plus ardu de rester impassible, d’autant plus que je sens tes doigts venir effleurer les courbes de mon visage, et ton regard océan essayer de pénétrer vainement le mien. Quant à ta tristesse, elle me flingue complètement le cœur et l’âme. Oh... je déteste tellement te voir comme ça ! « Tu n’as pas besoin de prendre des vacances ou de te forcer à être là, Alejandro... » C’est louable de proposer ces idées, mais, même si tu le faisais, je ne serais sans doute pas capable d’apprécier pleinement ta présence, puisque je ne sais toujours pas qui tu es. L’homme que j’aime ? Celui que je ne comprends pas ? Les deux à la fois ? Je ne sais pas... « Je... je veux juste comprendre, s’il te plaît... Dis... Dis-moi ce qu’il y a ! » Ma voix cassée devient implorante, tandis que mes mains viennent amoureusement se lier aux tiennes, afin de te donner la force nécessaire pour te confesser. « Mon... mon cœur, c’est moi... Appy... Et... Et tu sais que je peux tout... tout entendre... Alors... si... si tu as un problème ou... ou un ennui... parle-moi... je t’en prie... je... je veux juste comprendre et t’aider... » Les larmes sont silencieuses, mais perlent néanmoins dans l’océan torturé et chagriné de mes yeux amoureux. Mon regard empli d’amour et de tendresse se plonge maintenant dans les couleurs azur du ciel de tes yeux, en espérant infiniment qu’il finira par dissiper les nuages qui s’y trouvent. « Et... Et si tu n’es pas capable de me faire confiance et de m’ouvrir ton cœur... je... je ne comprends pas pourquoi tu m’as demandé de t’épouser... » Sois fort, Apple ! Ne pleure pas ! Tu n’as pas le droit ! Serre encore plus fort sa main, puise en toi le courage d’aller jusqu'au bout... « Si... Si tu m’aimes autant que tu le prétends... tu... tu vas réussir à me dire où tu étais et ce que tu faisais durant ces trois jours ! Allez, s’il te plaît... dis-le-moi... j’ai besoin de savoir et d’être rassuré... car ça me tue, tous ces secrets, je n’en peux plus ! Et je commence à m’imaginer le pire... » Larmes, peur, incommensurable douleur. Mais je t’aime, mon amour, pour toujours et à jamais, quoi qu’il advienne, jusqu'à ce que je meure...

made by pandora.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
avatar

en savoir plus sur moi

MessageSujet: Re: Never let me go ♥ Appejandro Lun 24 Juil - 23:42



► Je n'ai d'autres loi que d'exister pour toi
Never let me go
Apple &
Alejandro
Je le serrais tout contre moi, l’enlaçant comme jamais. J’étais en manque de lui, tout comme il semblait être en manque de moi. Ses yeux me font penser qu’il n’arrive plus à dormir, crois-moi, moi non plus j’ai n’ai pas dormi, ses bras me manquaient, son souffle chaud contre ma nuque, ses pieds gelés et son sourire le matin. Sa tête dans le pâté et ses cheveux en fouillis. Mon dieu, il ne peut pas savoir à quel point je l’aime. C’est loin de lui que je me rends compte que sans lui, je n’ai plus d’oxygène. Pourtant j’avais dû partir. Pendant ces trois jours loin de lui, pour ce petit garçon qui est le mien. Je m’en voulais de t’aimer Appy plus toi que lui. Je trouvais injuste que je n’éprouve pas plus de sentiment pour ce petit bout de chou. Peut-être parce qu’il ne manquait toi, Appy pour me faire l’aimer. Je devais te le dire… A tout prix…
Mais quand Appy se met à pleurer de plus belle, je n’en peux plus. Tes larmes glissaient jusque sur moi, mes yeux vitreux n’aidaient pas non plus. Tu t’agrippais à moi comme un mort de faim. J’avais honte. Honte te t’avoir abandonné ici, dans cette immense villa. Tu étais seul et je l’avais été loin de toi. Ça confirmait bien ce que nous étions tous les deux, des âmes sœurs. L’un sans l’autre ce n’était pas possible. On avait appris à vivre ensemble, appris à supporter les défauts et les qualités de chacun, de s’aimer encore quoi qu’il se passe.
« Et tu veux que je dise quoi ? Que je ne suis pas désolé d’être parti ? Que je me fiche de t’avoir laissé ? Que te retrouvé dans cet état ça ne me fait rien ? Ça serait mentir. Je m’en veux. Le mal est peut-être fait mais tout ça c’est de ma faute. » J’avais peut-être un peu haussé le ton, je ne voulais pas qu’il ignore mes excuses de la sorte. Moi aussi je me sentais mal mais, on avait tous les deux nos raisons. Jamais je lui en voudrais de tout ce qu’il pourrait dire ce soir. Il le dirait très certainement par le chagrin.
Tout ce qu’il continue par me dire me brise. Il me repoussait. Ça me faisait mal. Il me disait que si je ne lui avouais rien, il ne voyait pas l’intérêt de me parler. Je comprenais son ressenti mais si il était à ma place il hésiterais très certainement tout autant que moi… « Non… Je veux dire. Je n’y arrive pas, ça ne veut pas sortir… » C’était coincé dans ma gorge. Ca me faisait tourner la tête. J’avais comme une envie de vomir. Je n’arrivais pas, je ne voulais pas qu’il parte, qu’il ne me parle plus. Je devais lui dire. Je ne voulais pas le perdre. Mais je n’y arrivais pas. Ça m’en faisait pleurer. Il revenait près de moi pour essuyer les larmes qui coulent sous mes yeux. « Mais le problème ce n’est pas que tu es dur, c’est que tu as raison… » Je plantais mon regard dans le sien. « Je n’ai pas voulu mais le mal est fait. Et je m’en veux parce que… » Je retiens mon souffle alors que je me force à garder les quelques larmes qui essaient de s’enfuir. Je découvrir ton visage de mes doigts et essais de calmer mon pou qui s’emballe. Je veux t’embrasser. Je veux te serrer contre moi pour me ressaisir. Je finis par t’embrasser. Je finis par me coller contre toi. Je finis par échanger ce doux baiser mélanger aux larmes de toute cette foutue histoire conne.
Je ne le comprenais plus. Je voulais lui proposer de prendre mes vacances et il me parlait de me forcer. Jamais je ne me forçais d’être là, auprès de lui, au contraire, je me forçais de me décoller de lui. Mais ça me faisait mal qu’il croit que je puisse partir comme ça sans souffrir moi aussi. « Jamais je ne pourrais me forcer d’être auprès de toi, jamais, tu entends, jamais. »
Mais le pire était à venir. Tout ce qu’il continuait à me balancer était un crève-cœur. Je me reculais. Je commençais à faire les cents pas dans la pièce avant d’aller m’installer au bout d’un canapé en cuir. Posant mes coudes sur mes genoux et ma tête dans mes mains. J’essayais de réfléchir. Ca ne marchait pas, ses paroles de mariage revenait en boucle dans ma tête. Je relevais la tête vers lui. Je soupirais tout en me mordant la lèvre inférieure pour essayer de retenir quoi que ce soit. Je détournais le regard. Je me relevais d’une traite et me dirigeais vers le petit buffet où on rangeait toutes nos bouteilles d’alcools. Je me servi un verre de whisky que je bus presque entièrement avant de poser le verre et de me tourner vers lui. « Je suis père. J’ai raté quatre ans de la vie de mon fils, mais le pire… c’est que quand j’étais avec lui je ne pensais qu’à toi, à ce que tu en penserais… et je n’arrive pas à l’aimer… » Je lâchais un petit hic parce que je me forçais d’être fort et de retenir cette larme. Je bu le reste de mon verre avant d’essayer d’un geste direct mes yeux. « C’est bon ? Tu es content ? » J’attrapais ma veste que j’avais posé sur la chaise et alla la rangée dans l’armoire et me cogna légèrement la tête contre celle-ci. « Si je ne te l’ai pas dit c’est parce que je voulais essayer de l’aimer, te dire que toutes ses escapades ont servis à quelques choses. Mais non. Parce que j’avais tellement peur que tu me le reproches, que je crois qu’il était plus simple pour moi de te faire me détester tout court. » Je retirais mes chaussures. « Donc oui, je suis désolé, Apple. » Je le fixais avec cette distance de sécurité.

CODE BY ÐVÆLING // groover par une licorne


Revenir en haut Aller en bas
AWARDS ▵ le plus fleur bleu.
avatar
AWARDS ▵ le plus fleur bleu.

en savoir plus sur moi
▵ posts : 29470
▵ arrivé(e) le : 05/05/2016
▵ avatar : Logan Lerman, le petit prince de mon cœur. ♡

MessageSujet: Re: Never let me go ♥ Appejandro Mar 25 Juil - 12:17

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Alejandro & Apple.
Looking out from underneath, Fractured moonlight on the sea Reflections still look the same to me, As before I went under. And it's peaceful in the deep, Cathedral where you cannot breathe, No need to pray, no need to speak Now I am under. And it's breaking over me, A thousand miles onto the sea bed, Found the place to rest my head. Never let me go, never let me go. Never let me go, never let me go. And the arms of the ocean are carrying me, And all this devotion was rushing out of me, And the crashes are heaven, for a sinner like me, The arms of the ocean deliver me. Though the pressure's hard to take, It's the only way I can escape, It seems a heavy choice to make, Now I am under. And it's breaking over me, A thousand miles onto the sea bed, Found the place to rest my head. Never let me go, never let me go...[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]


L’amour brûlant que tu me transfères grâce à notre étreinte réchauffe considérablement mon petit cœur martyrisé, qui s’en retrouve progressivement dégelé de son incommensurable tristesse. Transi par le renouveau de ta tendre et poignante proximité, mon organe vital frigorifié fond même comme neige au soleil et se met bientôt à battre à tout rompre, exactement comme s’il était en train de courir le marathon dans ma cage thoracique. Boum-boum, boum-boum, je t’aime ! Boum-boum, boum-boum, je t’aime ! Boum-boum, boum-boum, je t’aime ! [...]
Mon cœur amoureux est pleinement heureux, maintenant que tu auprès de moi, mon petit prince merveilleux ! Et là, blotti passionnément dans tes bras aimants et réconfortants, je me sens enfin revivre et être entier, après avoir passé plus de trois journées – soit une éternité - à me sentir terriblement esseulé, incomplet et noyé dans les tourments de mon cœur éploré.
Tout aurait instantanément pu redevenir comme le conte de fées enchanté qui fût jadis notre réalité... mais tout de notre malheur ne fait que commencer, puisque le méchant dragon – ton secret - qui se dresse contre notre union reste à terrasser. Tout est morne, tout est gris, et j’espère sincèrement que nos lendemains seront à nouveau peints avec les couleurs de l’arc-en-ciel de notre bonheur.
Et je pleure de plus belle, jusqu’à ce que les larmes noient mon visage ravagé par la peine et la détresse. Oh... mon chéri, je le sais, maintenant, que tu es désolé et que tu te sens – à juste titre – coupable de mon annihilation... Mais... Mais pourquoi m’as-tu abandonné ? Pourquoi ne me dis-tu rien à ce sujet ? Je t’en prie, je t’en supplie, mon amour, il faut que tu me parles et que tu m’ouvres ton si joli cœur ! « Oui... je... je le... s... sais... que... que tu es... dé... désolé ! Mais... je... je veux juste que... que tu me... dises... pou... pourquoi... t’es... parti... » Ma voix implorante et déchirée est pareille à celle d’un enfant qui ne peut stopper son chagrin. Mon comportement est même très similaire à celui d’un bébé, mais, en toute honnêteté et lucidité, je n’en suis pas très éloigné...

Tu restes muet, ne me dis toujours pas la vérité, et ça devient de plus en plus difficile de tout oublier pour ne me consacrer qu’à notre étreinte passionnée. Bientôt, je ne pense plus qu’à ton secret, et, puisque tu refuses de me révéler les raisons de ton envolée, je commence à m’imaginer le pire... Et ça brise davantage mon cœur éploré et broie irrémédiablement mon être annihilé. Qu’as-tu donc fais, mon bien aimé ? Est-ce si grave que tu doutes que je puisse un jour te pardonner ?
Être dans le flou est trop difficile à supporter, au point que je n’arrête plus de penser à ce que tu as pu faire durant ces trois dernières journées. Le doute, la peur et l’ignorance s’insinuent alors dans mes veines, à l’instar d’un poison qui se répand dans le sang et qui dévore la chair de sa victime. C’est beaucoup trop, et j’en souffre un peu plus à chaque nouvelle seconde que Dieu fait.
À contre cœur, je me défais alors de notre étreinte et reste à distance de ton contact, puisqu’il m’est désormais devenu trop ardu de te toucher avec tous les secrets que tu tentes de m’occulter. Bon sang, chéri, je dois connaître l’abominable vérité... si on veut pouvoir avancer !
Un mistral s’installe entre toi et moi, me glace le sang, me gèle le cœur, me paralyse, me frigorifie. C’est là un vent violent qui est à des années lumières du soleil qui illumine et réchauffe d’ordinaire nos vies réunies... Et je ne suis pas sûr de pouvoir le supporter, étant trop frêle et non préparé à affronter l’hiver des peines de cœur en plein mois d’été... « Dis... Dis-moi... ce qu’il y a... » C’est un éternel recommencement, un cercle sans fin... Tu ne dis toujours rien, et je t’implore de me révéler la vérité, afin de pouvoir essayer de sauver notre destin...
Les larmes qui roulent le long de mes joues se figent, tant je suis transcendé par ce froid qui glace mon cœur abîmé par l’amour. Mais tout fini bientôt par fondre et disparaître, car tu réchauffes et enflammes mon être en déposant passionnément tes lèvres ardentes contre les miennes...
Complètement grisé par ce contact qui m’avait tant manqué, je me laisse quérir et amplifie davantage l’intensité de notre proximité. Irrémédiablement conquis, je ferme même les yeux, oublie tout, profite de l’instant présent, et sens des tonnes de décharges électriques transpercer mon corps de toutes parts. J’en ai des frissons jusque dans le cœur, qui, à nouveau euphorique et empli d’amour, sonne les cloches du bonheur dans ma poitrine. Quant à mes lèvres, elles épousent et dévorent ta bouche, tandis que ma langue vient danser la valse de la sensualité avec la tienne. J’ai l’impression d’être au paradis ou au septième au ciel, mais, comme chacun le sait, les meilleurs délices de la vie sont souvent les plus courts, fort malheureusement...
Le manque d’oxygène dans mes poumons égoïstes me force bientôt à renoncer à tes lèvres, mon amour, et, dès que je me retrouve éloigné de notre baiser digne de celui d’un conte de fées, les flammes ardentes de ton secret viennent à nouveau consumer tout de mon âme et de mon être annihilés... Qu’as-tu fait ?! Pourquoi refuses-tu de me l’avouer ?! Quel est ton secret ?! Et c’est toujours la même et sempiternelle chanson qui tourne inlassablement en boucle...
Je dois sans doute trop t’oppresser, car tu finis par me délaisser – encore – pour aller vagabonder je ne sais où dans notre foyer. Paralysé par la peur et le chagrin, je ne peux cependant pas en faire autant, et reste donc là, dans le hall l’entrée, difficilement debout sur mes jambes frêles et branlantes. Fort heureusement, tu ne tardes pas à revenir vers moi, non pas sans un verre à la main et une haleine suintant l’alcool.
Et c’est là, à cet instant précis, que ma vie a irrémédiablement basculé...
Frappé de plein fouet par la bombe que tu viens de me lancer, j’affiche des yeux exorbités et étonnés. Comme paralysé et dans un dangereux état second, je ne suis mentalement plus là, et vagabonde, pendant quelques secondes, je ne sais où dans les méandres de ma pensée. Complètement choqué par la réalité, j’ai l’impression de dérailler et de devenir fou, comme si quelqu’un s’était amusé à ramollir ma cervelle en la noyant dans de l’eau bouillante. C’est... C’est impossible... non... non... ça ne peut pas être vrai !
Mais il faut se faire à l’évidence, c’est la vérité : tu es père. « Tu... Tu... Tu... » Les mots me manquent pour exprimer ce que je ressens, et je suis si étourdi par cette révélation que je suis à deux doigts de tomber dans les pommes. « Tu... Tu... es... papa ?! » Oui, pauvre idiot, il vient de te le dire ! Mais c’est tellement gros et difficile à encaisser que je préfère m’assurer de bien avoir tout interprété.
Mon cœur est mis à rude épreuve, mais il est complètement rongé lorsque tu m’avoues que tu n’arrives même pas à aimer ton propre fils. Sérieusement ?! La chair de ta chair, le sang de ton sang ?! Et nous qui projetions d’adopter... Oh... c’aurait été un désastre ! « Co... Comment ça ?! Tu... Tu ne l’aimes... pas ?! Mais... Mais... c’est... ton... f... fils ! Co... Comment tu peux ne pas l’aimer ?! » Les larmes me noient - ou je me noie dans les larmes, et je me sens subitement tellement affaibli que je me laisse glisser contre le mur, jusqu’à m’asseoir – tomber - au sol. Désormais assis, je réfléchis et comprends mieux les raisons qui t’ont poussé à me mentir et à t’envoler aussi souvent. Oh... tu as un enfant...
« C’est bon ? Tu es content ? » Putain, Alejandro, t’es vraiment une tête de con, quand tu t’y mets ! Je relève la tête et te fusille de mon regard ravagé par les larmes. « Franchement, j’ai... j’ai l’air d’être... d’être content ?! Putain, Alej, tu... tu aurais dû me le dire... dès... dès que tu l’as su ! » Je marque une courte pause, juste le temps de reprendre une brève inspiration. « De... Depuis quand est-ce que tu... le sais ? » La tristesse se mélange à la colère, en un cocktail explosif de fureur et de larmes. Je suis désormais comme un volcan en éruption : je pleure du feu et je crache de la lave.
Mais je me radoucis bientôt, puisque je pense maintenant à cet enfant innocent, à ce pauvre petit garçon de quatre ans qui a vécu tout ce temps sans son papa... et ça m’arrache le cœur. « Co... Comment il... Comment il... s’appelle ? » Je sèche mes larmes, tente vainement de reprendre mes esprits et d’accuser le coup. Mais... c’est peine perdue, car il est encore bien trop tôt pour que je puisse digérer pleinement une telle nouvelle. « Qu’est-ce... Qu’est-ce que tu... vas... faire ? » Je pleure et tremble de tous mes membres, angoissé par ce qu’il va advenir de notre histoire. « Tu... Tu comptes re... repartir ? L’élever ? Et... Et sa mère ? Qui... Qui c’est ? » Putain, c’est un cauchemar...

made by pandora.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
avatar

en savoir plus sur moi

MessageSujet: Re: Never let me go ♥ Appejandro Sam 29 Juil - 15:37



► Je n'ai d'autres loi que d'exister pour toi
Never let me go
Apple &
Alejandro
J’avais longuement réfléchi et pesé le pour du contre. Mais j’avais plus le choix, si je ne voulais pas le perdre je devais lui dire. Rien qu’à penser à ça je perdais pied. Comment je pourrais lui dire, de quelle façon ? Je ne voulais pas l’effrayer. Je ne voulais pas qu’il parte. Qu’il se sente oppressé par la situation. C’est pas comme-ci je lui annonçais que j’étais enceint. De un parce que je suis un homme et je ne peux pas servir d’incubateur et de deux, il n’est pas de lui mais d’une autre. Mais dans quoi j’avais mis le pied. Je ne sais même pas si je devais être content ou pas que sa mère m’ait contacté pour m’avouer ma paternité ou si j’aurais préféré ne jamais le savoir. Quoi qu’il en soit, ça m’avait bouffé pendant des semaines et j’avais gardé le silence jusqu’à aujourd’hui. Ça aurait dû me soulager mais ce n’est pas ce qu’il c’était passé. Je me sentais encore plus mal qu’avant. Sûrement parce que je voyais ça tête éberluée. Bien sûr qu’il était sur le cul et ça je ne pouvais pas lui reprocher. Je n’étais pas dans sa tête mais son visage retranscrivait toutes les passes par lesquelles il passait. Je ne savais pas quoi faire, j’étais empreint à une colère un peu trop poussée. C’était à lui d’être énervé mais c’était moi qui l’était.
J’essayais de me calmer. Je faisais les cents pas dans la pièce pour essayer d’adoucir mes mœurs. J’ai un sale caractère et autant dire que j’ai horreur qu’on me force la main. J’avais beau savoir qu’il fallait que je lui dise, j’essayais de me trouver une excuse pour lui foutre la faute sur le dos. Je savais que c’était mal mais, c’est mon moyen de protection. J’essayais tout de même de faire des efforts. D’arrêter de rejeter la faute sur les autres, de me trouver sans arrêts des excuses. J’inspirais profondément en serrant les poings pour me calmer. Autant dire que je m’énervais d’un rien, d’autant plus quand je suis à fleur de peau comme présentement. Ce n’était décemment pas mon mois !
C’est après quelque secondes quand je le vis réagir quelque peu que je le regarde dans les yeux. Il continue comme au début à bégayer. Je le voyais bien que sa question était rhétorique mais de toute façon j’avais trop parlé, ma bouche ne voulais plus s’ouvrir pour dire quoi que ce soit. Un simple léger coup de tête avec un regard qui finit par se baisser. Mais quand il me parle d’amour c’est le pompom. Enfaite, je crois que j’aurais préféré qu’il parte ou je ne sais pas, j’avais peur de ne pas réussir à garder mon calme en parlant de ça. « Officiellement c’est mon fils, mais officieusement, on ne se connaît pas, j’ai tout raté de sa vie alors comment je pourrais me permettre de me ramener comme ça et d’éprouver ce sentiment. » Je ne révélais pas tout. Parce que c’était lui la vraie raison mais il venait déjà de prendre un coup assez fort sur le crâne pour continuer à lui infliger autre chose. Enfaite, je crois que j’espérais qu’il compatirait. Qu’il me prendrait dans ses bras en m’entonnant que tout allait bien se finir, qu’il était là pour moi. Mais c’était peut-être un peu trop égoïste de ma part, moi qui m’était éclipsé sans lui faire part de mon secret.
Je le regardais s’asseoir sur le sol et continue dans ma lancée. C’est bon, j’avais encore perdu les pédales… « Oui bah je n’ai pas réussi parce que je redoutais ta réaction, ok ? Regarde-toi, tu crois que je suis heureux de te voir comme ça ? Et très franchement, j’essayais de réfléchir à une situation pour ne jamais te l’avouer. Mais je ne le sais que depuis quelques semaines. » Je me retourne et avance vers le bar où je me ressers un verre. On dit toujours qu’il faut noyer son chagrin ou boire pour oublier… Je ne savais pas si ça marchait vraiment où c’était juste une excuse que se donnait les gens pour boire mais là, j’en avait vraiment besoin, c’est comme sortir une cigarette si je fumais. Je noyais mes lèvres dans mon verre de whisky alors qu’il me demanda comme il s’appelle. « Logan. » Je lâchais son prénom comme ça, je ne donnais aucune précision. Je préférais noyer ma colère par cette boisson nectar.
Mais quand il continua et me fit part de ses peurs je reposais mon verre et me précipita vers lui. Je m’agenouillais devant lui et lui attrapa le visage. « Je ne sais pas ce que je vais faire, mais il certain que je ne ferais rien qui puisse te chagriner, ok ? Je t’aime et je ne partirais pas, promis ! C’est toi ma priorité et ça le sera toujours ! Sa mère on s’en fou, ce n’est qu’une ancienne de mes conquêtes mais le présent c’est toi et mon futur et c’est nous. » Je l’embrasais doucement, collant mes lèvres aux siennes pour entamer une petite danse d’amour. « Alors stop tes larmes mon amour. On s’en fiche de cette nouvelle, aujourd’hui c’est toi et moi uniquement. Oublions tous nos problèmes, s’il te plaît. » J’essayais de lui sourire tant bien que mal avant de m’approcher pour le prendre dans mes bras.

CODE BY ÐVÆLING // groover par une licorne


Revenir en haut Aller en bas
AWARDS ▵ le plus fleur bleu.
avatar
AWARDS ▵ le plus fleur bleu.

en savoir plus sur moi
▵ posts : 29470
▵ arrivé(e) le : 05/05/2016
▵ avatar : Logan Lerman, le petit prince de mon cœur. ♡

MessageSujet: Re: Never let me go ♥ Appejandro Lun 31 Juil - 11:58

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Alejandro & Apple.
Looking out from underneath, Fractured moonlight on the sea Reflections still look the same to me, As before I went under. And it's peaceful in the deep, Cathedral where you cannot breathe, No need to pray, no need to speak Now I am under. And it's breaking over me, A thousand miles onto the sea bed, Found the place to rest my head. Never let me go, never let me go. Never let me go, never let me go. And the arms of the ocean are carrying me, And all this devotion was rushing out of me, And the crashes are heaven, for a sinner like me, The arms of the ocean deliver me. Though the pressure's hard to take, It's the only way I can escape, It seems a heavy choice to make, Now I am under. And it's breaking over me, A thousand miles onto the sea bed, Found the place to rest my head. Never let me go, never let me go...[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]


En une simple fraction de secondes et en une seule révélation, mon monde s’écroule, malgré moi, à l’instar d’un château de sable duquel je reste prisonnier. Sous cette apocalypse fictive, je me retrouve enseveli sous des milliers de gravats – ruines du château - qui m’empêchent de respirer, et c’est comme si je me retrouvais captif d’un sablier géant. Le sable fin, de ses milliers de paillettes dorées et enchantées, s’insinue sournoisement dans mes poumons et me prive de ma faculté à respirer. Et je me noie dans le sable de la révélation de ton secret, au point d’avoir l’impression que tout est réel. Je commence même à avoir du mal à m’exprimer, à tenir debout, à faire battre mon cœur, à vivre, et ces images fantastiques – au sens scientifique du terme – me font souffrir, même dans la vraie vie. C’est sans doute pourquoi je suis bientôt contraint de m’asseoir, car tout de mon être est comme compressé et étouffé par une vaste étendue de sable doré, qui est le symbole et la métaphore pour dépeindre ton secret.
J’ai du mal à respirer.
Mon cœur est à l’agonie.
J’étouffe.
Je suis en train de mourir.
Mon cœur tambourine jusqu’à se faire saigner de tristesse dans ma poitrine, étouffé par le poids de la vérité des raisons qui t’ont poussé à me délaisser, mon bien aimé. Un enfant. Tu as un fils... Et tu ne l’aimes même pas... « C’est... ton... ton fils ! Il... il est toi ! Tu... Tu es lui ! Il est... ta chair... ton sang... ton être... C’est... C’est un lien qui... qui surpasse... tout... tout le reste ! C’est... C’est un lien... qui devrait... même... nous... surpasser, nous... » Le sable continue de se déverser dans mes poumons, j’étouffe même encore davantage. Je tousse, comme si ces éprouvantes images de torture rêvées étaient la réalité. Mais il n’en est rien, car c’est simplement le poids de ton secret qui me fait défaillir à ce point. « Et... Et si... tu... tu n’aimes même p... pas ton propre... fils, aimeras-tu le notre ? » Les larmes ruissellent de plus belle contre mes joues d’enfant, et je me recroqueville derechef sur moi-même, à l’instar d’un fœtus dans le ventre de sa mère.
Mais je ne suis pas encore au bout de mes peines, surtout lorsque tu me lances en plein visage – pour ne pas être vulgaire – que tu n’as pas réussi à aimer ton fils à cause de l’appréhension de ma réaction. J’essaie de rester fort... mais c’est là une tentative bien vaine, puisque je suis d’ores et déjà en ruines et noyé – raide mort – dans l’océan de sable de ta révélation. « Tu... Tu oses ?! Tu... oses me dire que... que c’est de... ma... f... faute ?! Tu... Tu oses me dire que... que c’est à cause de moi... que... que tu ne l’aimes... pas ?! » Ma voix, naviguant entre outrage, tristesse et colère, déraille et vire dans d’étranges sonorités aiguës. Putain, Alej, je n’en reviens pas que tu sois assez cruel pour me reprocher ça ! Pff... comme si j’étais celui qui allait t’empêcher de voir ou d’aimer ton fils... Quelle connerie !
Et voila maintenant que j’apprends que tu réfléchissais à un moyen de ne jamais me révéler ton secret... Bon sang, si je n’étais pas déjà complètement annihilé et affaibli, je crois que je me serais levé et que je t’en aurais collé une bonne ! « Donc... Donc... tu aurais préféré ja... jamais me... le dire ? On... s’était pourtant... juré qu’on aurait plus... de secret l’un pour l’autre ! » Décidément, plus tu parles et moins je te reconnais... et ça me brise le cœur et me triture allègrement les entrailles. « De... Depuis quand tu... n’as plus confiance en moi, au juste ?! De... Depuis quand tu ne crois plus... en moi ?! Depuis... quand tu... tu doutes de mon... amour ?! »
Je dois certainement être trop dur dans mes questions enflammées, puisque tu ne tardes pas à déguerpir et à aller te resservir un nouveau verre de Whisky, comme si ton unique but de ce soir était de te soûler et de rendre ivre, à l’instar d’un poivrot. De mon côté, de plus en plus dégoûté par tout ce que tu me dis, je dépéris davantage. Et le sable destructeur de ton secret continue d’envahir inlassablement mes poumons, en me tuant à petit feu...

Logan. Il s’appelle Logan. C’est un très joli et doux prénom, que j’aurais très bien pu donner à mon propre fils. Je l’imagine avec les yeux océan de son papa, avec son sourire, avec sa couleur de cheveux. Il doit être mignon et beau au possible, comme son géniteur. Plus je me le représente et plus je suis attendri par ce visage d’ange innocent. Innocent... Il est innocent... Innocent, car il n’a pas demandé à venir au monde... Innocent, car il n’a pas demandé à être élevé sans père... Innocent, car il a sûrement besoin de beaucoup d’affection et d’amour paternel. Il est finalement comme moi, ce petit, puisque j’ai moi aussi vécu avec un père-fantôme absent continuellement, et je sais les cicatrices que cela peut causer au cœur et à l’âme. On en souffre, irrémédiablement, et ce petit Logan ne mérite pas ça... pas plus que je ne l’ai mérité en mon temps... « Le pauvre petit, il doit tellement avoir besoin de son papa... Tu... Tu as une photo de lui ? » Je me radoucis, apaisé par l’image angélique qui flotte dans mon esprit et par les ressemblances entre l’enfance de Logan et la mienne. Le pauvre petit... il ne mérite décidément pas tout ça !
Mais les larmes continuent de rouler le long de mes joues, ce qui te fait revenir derechef auprès de moi, mon amour. Désormais agenouillé près de moi, tu prends alors mon visage entre tes mains et essaies de m’attendrir à l’aide de belles paroles mielleuses. « Ce que tu dois faire, c’est assumer ton fils ! » Ma voix n’est plus mauvaise, colérique ou ardente, mais cela ne m’empêche pas de fuir inlassablement ton regard. « Moi... Moi aussi, je t’aime... Mais... Mais... ta priorité, ça devrait être Logan, désormais ! Il... Il a passé trop de temps... sans... sans son papa... » J’ai la gorge nouée, des nœuds dans le ventre. Et si... Et si tu ne l’aimais vraiment jamais ? « Et... Et si tu n’es pas capable de l’aimer... moi... j’en serai capable... car... car... » Je marque une courte pause, juste le temps de trouver les bons mots. « ...si Logan est ton fils... il... il est aussi le mien. » Et si Logan était finalement la réponse à toutes mes prières ? Et s’il était l’enfant que je désirais tant ? Et si, à nous trois, nous pouvions former une famille ? Oh... ce serait merveilleux...
Je n’ai pas le temps de répliquer davantage, puisque tu me fais taire en embrassant tendrement mes lèvres. Et, comme le baiser d’amour sincère du prince charmant, tu me sors instantanément de mon état second, balayant le sable de mes poumons et me permettant de revivre pleinement. Je respire, mon cœur bat normalement, je vais mieux. Encore un autre baiser passionné, et ce serait juste parfait...
À te demande, mais aussi parce que je vais un peu mieux, je sèche maintenant mes larmes à l’aide du revers de ma manche. Cependant, je fronce les sourcils lorsque tu me demandes d’oublier nos ‘problèmes’. « Ne qualifie pas Logan de ‘problème’, s’il te plaît ! Il n’est pas un fardeau ! Il est même totalement innocent, car il n’y est pour rien si son père est assez stupide pour ne pas mettre de préservatif pendant une histoire sans lendemain ! » C’est là une petite pique mesquine, mais tu ne l’as sans doute pas volé. Pas vrai, chéri ? « Alors... non... je ne m’en fiche pas ! Et je ne vais pas l’oublier en un claquement de doigts ! » Comment peux-tu imaginer, ne serait-ce une seule seconde, que je puisse oublier l’existence de ton enfant, comme si de rien n’était ? C’est fou, insensé, impossible ! Mais je me laisse prendre dans tes bras, même si je te serre mollement en retour – je n’ai plus de forces, je suis vidé par le contrecoup de la révélation de te paternité et à cause de mes trois jours sans sommeil. « Ce ne sera pas ‘toi et moi’ uniquement. Ta meilleure amie est là, aujourd’hui, l’as-tu oubliée ? » C’est une question rhétorique, bien que j’attende quand même une réponse en retour. « Bon... Alej... Et si... Et si on allait un peu se reposer, sur le canapé ? Je suis franchement exténué... et... et pour aller mieux, j’aurais bien besoin de m’allonger contre toi et de te serrer tout fort dans mes bras... » Et pour la toute première fois depuis que tu es rentré à la maison, je te souris sincèrement...
Et je t’aime, ne l’oublie pas...

made by pandora.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Never let me go ♥ Appejandro

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Always love ::  :: archives rp.-