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 May I serve you something ? - Elia, Marshall

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alien un jour, alien toujours
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MessageSujet: May I serve you something ? - Elia, Marshall Sam 22 Juil - 23:05


Elia Druckmann & Marshall Schultz

May I serve you something ?


18h16

Red Horn Bar, retour au bercail, début de la journée, du moins c’est ce que se dirait n’importe quelle personne travaillant dans n’importe quel endroit, autre que celui-ci. Lorsqu’il poussa la porte d’entrée grise métallique, rayée, rongée en certains point par les bouteilles lancées par les clients parfois par mécontentement ou simplement par amusement dû à l’ivresse la plupart du temps, il y eu un contraste certain entre les quelques rayons de soleil, et la noirceur la plus totale. Et c’était lui, Marshall Schultz, second du propriétaire, qui devra se charger de nettoyer la porte, tout comme l’immense foutoir qu’était l’intérieur à chaque fois qu’il arrivait. Dans la salle réfrigérée, où les cartons des bouteilles sont entreposés, se trouve un miroir, renvoyant à l’ancien allemand à son image, à celle qu’il renvoyait aux autres, ce soir, l’élégance était présente au rendez-vous, une élégance incarnée par un gilet noir traditionnellement porté avec un costume ornant une chemise blanche contrastant avec son pantalon et ses chaussures noires, en soit une tenue plutôt ordinaire mais faisant tout de même tâche, dans un endroit comme celui-là. Ses cheveux eux n’étaient que très légèrement coiffés, comme d’ordinaire, ses yeux eux ne miroitaient qu’un immense vide. Cette brève observation de lui-même fut interrompue par l’éclat soudain des lumières du bar qui déclencha un soupir chez Marshall.

« Qu’est-ce que tu fous gamin, on ouvre bientôt ! Allez dépêches-toi de passer un coup d’éponge. Putain, ces fils de pute ne respectent rien… Tu as de la chance je me charge des toilettes. »

Impossible de se tromper, de telles injures prononcées comme un bonjour par une voix de camionneur, ne pouvaient provenir que d’une seule personne.

« Hey Al’, fais tout le ménage, je me charge de porter décharger les bouteilles, les mettre au frais, préparer les glaçons, laver les verres, bref, faire ce pourquoi tu me donnes un salaire de misère.

- Euh ouais, fais-ça. Et mets-moi une bouteille bourbon de côté, et une bonne que ces ivrognes ne peuvent pas se payer. »

23h39

Et pourtant, le voilà, Al, à boire, et rire avec les personnes qu’il insultait il y a encore quelques heures, les verres se succédaient rapidement sur le comptoir d’ivoire, torturé par le temps et ses invités. La lumière dominante, avait laissé place à une obscurité aveuglante, que Marshall n’avait côtoyée que trop longtemps, en payant sa dette pour la société. La clientèle ce soir se diversifiait plus que d’habitude, dans le but d’engranger encore plus de bénéfice, Al avait décidé d’organiser une soirée pour les jeunes, et les voilà dans leurs costumes extravagants, jeunes femmes aux bras à dépenser l’argent de leurs parents, aucun d’eux n’était assez vieux pour travailler, aucun poil au menton, alors que la clientèle habituelle faisait passer le père Noël pour un imberbe, lui n’avait qu’une barbe de trois jours qu’il avait aussi adopté en prison. Les clients habituels, étaient reclus dans un coin, à dévorer du regard les jeunes étudiants, dansant de manière insouciantes sur une musique dont le clip pourrait causer une crise d’épilepsie à n’importe quelle personne normalement constituée. Les regards des habitués n’avaient rien d’innocent, ils reluquaient avidement les tenues grossières et affriolantes des étudiantes, tandis que le barman lu sur les lèvres d’autres. « On se le fait à la sortie celui-là. » Marshall se doutait qu’avant la fin de la soirée, il allait sans doute devoir escorter ces âmes innocentes jusqu’à un quartier mieux fréquenté. Mais parfois, c’étaient les étudiants qui allaient vers les habitués, et quelques secondes plus tard, ils leurs tendaient une liasse de billet, et alors on leur donnait un petit sachet, dont il ne connaissait que trop bien le contenu. Al voulait rester aveugle sur ce qu’il se passait entre les clients, mais il était déjà arrivé à Marshall de les flanquer dehors, mais ils revenaient toujours. Et en tant qu’ancien policier il savait très bien ce que ces personnes étaient capables de faire si on fermait leur parc d’attraction, voilà pourquoi il n’insistait pas trop, aujourd’hui, il n’était définitivement plus un policier mais un simple barman, et il s’en contentait grandement.

02h16

Après avoir appelé des taxis pour certains des étudiants trop ivres pour prendre le volant, il reprit son poste, observant le Red Horn se désemplir. Les habitués finalement n’avaient guère provoqué d’esclandre, sans doute parce que la soirée avait été assez lucrative pour eux, et finalement même eux commençaient à partir. Al était endormi, la tête contre une table, de la bave coulant de sa bouche, la bouche de Marshall se fondit en maigre sourire, alors qu’il cala un torchon entre sa tête et la table.

« Merci tout le monde, on ferme ! »

A ce rituel nocturne, bien connu par les derniers clients, tous quittèrent le Red Horn pour sans doute vérifier si d’autres établissements étaient ouverts de nuit. A lui maintenant de ranger les bouteilles entamées, jeter les vides, et ramasser les verres. Un coup d’œil à son verre à pourboire, le ravit, il voyait déjà quelques liasses débordant, finalement inviter les jeunes gâtés et pourris n’était pas une si mauvaise idée. Une fois les verres entassés dans l’évier, il commença à éteindre les lumières restantes, ferma la sortie du personnel sans oublier de prendre l’argent que l’on lui avait laissé. Il réveilla un Al grommelant, boudeur et aux traits tirés par la fatigue, qui se servi un nouveau verre. Tandis que Marshall, entra dans ce qui leur servait de bureau, à savoir une commande dans laquelle était jetées divers papiers depuis plus de 10 ans, il déposa la recette de la soirée au sol, claqua la porte avant de jurer avoir entendu des gens entrer, des femmes qu’il reconnut au claquement de leurs talons contre le parquet de la salle réservée aux clients. Il tira ses cheveux en arrière, en entendant même Al, les inviter à boire à verre. Qu’il ne compte pas sur lui pour faire des heures sup, il enfila sa veste bleu marine, lui valant le regard de plusieurs résident du quartier en sortant, surtout à cette heure. Quittant l’espace réservé aux employés, il s’adressa à Al, sans même le voir, et sans voir les clientes.

« C’est mon heure, t’es chez-toi, alors si t’as des invités, libre à toi de t’en occuper, mais moi je m’en… »

Il n’eut même pas le temps de finir sa phrase, qu’il eut le souffle coupé par une vision de son passé, il ne savait même plus s’il était toujours là, tant la personne ayant poussé cette porte, ressemblait à celle de ses souvenirs. Le visage harmonieux, des traits enfantins, et un regard qu’il reconnaîtrait même en étant aveugle, c’était bien elle, et jamais il ne pensait la revoir de son vivant, dix ans qu’il ne l’avait pas vu, mais immédiatement il se sentit plus vivant que jamais. Il déglutit, avant de reprendre son souffle. Cette réaction, pour une fois qu’il en avait une Al, s’en amusa en le regardant puis en la regardant elle, il sut aussi qui l’une d’entre elles était.

« Marshall, reste pas comme ça, apporte un verre à ces dames. »

Comme dans un état second, Marshall s’exécuta sans prononcer le moindre mot.
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MessageSujet: Re: May I serve you something ? - Elia, Marshall Dim 23 Juil - 0:47


Marshall & Elia
⚜ LA NUIT GLACÉE RAPPELLE LE PASSE ⚜

la journée avait été futile, sans aucune importance que de chercher à se terminer pour, qu'enfin, je retrouve la clémence de mon foyer. Avais je réellement envie d'y retourner ? Observer cet homme qui malgré toute l'affection que je lui porte ne rentrerait jamais a travers cette porte sud j'ai fermé a double tour, celle de mon coeur. Laissant traîner la clef au gré de mes voyages, je n'étais plus en mesure de la retrouver. Je songeai un instant à m'arrêter à la bibliothèque chercher quelques ouvrages mais la peur noua mon estomac lorsque j'dnvisageai de partir à l'aventure, seule et en pleine nuit. Les astres ne brillaient pas pour moi et mon chemin pourrait croiser celui de malfrats imposants sans que la voute céleste ne puisse intervenir. Superman ne me talonnerait jamais de son aura protectrice et j'allais perdre pied. Ainsi, je chassai ce cheminement fantasque de mon esprit et me rendis à ma voiture. La chaleur de l'après midi perdait déjà en puissance que mon téléphone sonna. Avisée, d'un geste machinal, je décrochai et branchai l'appareil en bluthooth si bien que la voix de la donzelle emplit bientôt tout l'habitacle. Sa voix enjouéene presageait rien de Bon, le calme avant la tempête en soi. Elle annonçait vouloir ma compagnie afin de visionner ce dernier film avec cet acteur qu'elle affectionne, Tom quelque chose. Je soupirai bruyamment signe de mon exaspération mais elle ne me laissa guère le choix et je lui annonçai ma venue dans une paire d'heure.

Je poussai la porte de notre loft observant un instant mon reflet dans le miroir et détournant aussitôt l'attention. J'avançai vers le réfrigérateur afin de me saisir d'une bouteille d'eau et laissai mes yeux balayer l'ardoise où nous nous laissions des mots, toujours fonctionnels point sulfureux à mon grand désarroi. On pouvait y lire, de cette écriture fluide : "rentrerai tard, ne m'attends pas." Le sort s'acharnait sur moi cherchant à me pousser à l'extérieur de ces murs rassurants. Je pris la direction de la salle de bain où je profitai d'une longue douche et d'une musique tonitruante à fond dans l'appartement afin de décompresser. Sortie, je demelai ma tignasse ondulante et séchai indomptable en des mouvements experts pour disciplinerma chevelure en des baguettes raides. Satisfaite, je portai une touche de mascara au dessus de mes cils et réhaussai mes lèvres d'un rouge clair. J'enfilai ensuite une robe noire ramenant une veste en cuir de la même teinte par dessus et quittai les lieux. J'étais en deuil, celui de la soirée au sein de mon lit à potasser certains cours et retoucher quelques photos. Le noir était ma couleur celle de l'enfer qui allait se dessiner sous mes yeux.

Le film n'eut qu'un effet sur moi, m'assurer que cette histoire de papillons au creux de l'estomac n'est digne que des plus mauvais romans ou des films pour midinette en manque d'affection. Je n'étais ni l'une ni l'autre et me contentai de subir le calvaire en regardant dans chaque recoin le danger absent.

- Je te propose d'aller boire un verre quelque part.
Je la toisai de mes grands yeux moqueurs pensant qu'elle plaisantait sauf que ce n'était pas le cas.
- Tu me laisses le choix comme c'est honorable de ta part sauf que tu ne me le laisses pas; raillai-je entre mes dents. Je levai les yeux au ciel et capitulai. Sinon, lundi tu seras encore dehors à decuver et moi àm'inquiéter car tes étudiants n'auront pas leur prof. Je finis par esquisser l'ombre d'un sourire, il était presque une heure du matin lorsque nous approchâmes de ma voiture.

Elle avait bu, beaucoup trop pour conduire mais assez pour ne pas totalement délirer. Elle m'entrainait à travers les rues là où de sombres paysages se mouvaient : étudiants éméchés au milieu de donzelles dépravées, tout ce que j'affectionne. Je lui tendis alors un dilemme soit nous nous posons dans un endroit tranquille ou nous partions. Elle empoigna fermement mon bras de peur que je lui échappe et s'arrêta à la hauteur d'un bar que je ne connaissais point. Là, nous entrâmes. J'étais absorbée par mon cellulaire d'où les vibrations montaient, mon compagnon s'inquiétantde mon absence tardive et tandis que je le rassurai, pianotant sur les touches tactiles, je la suivis jusqu'à une table. Elle me glissa quelques murmures à propos du barman sensiblement plus charmant qu'un appétissant poisson pour un chat mais je n'en tins pas cas préférantlui faire comprendre que l'on dérangeait vu la fréquentation inexistante de l'endroit.

A cet instant il s'avança vers nous afin de nous servir. Je distinguai chacun de ses muscles cachés sous ses vêtements, mes yeux suivaient avec attention son torse qui se levait à chacune de ses respirations et mon coeur se serrait quand je réalisai que même des milliers de kilomètres ne pouvaient nous séparer. Je ne baissai pourtant pas les yeux, trop absorbée par la contemplation de ses yeux qui restaient toujours les mêmes si énigmatiques et ma soif de percer ce mystère ressurgit jusqu'à me prendre aux tripes. Ses lèvres se tenaient toujours là appelant à la contemplation et ce fut ma comparse qui me tira de ma torpeur en sexclamant haut et fort : " Vous allez peut être pouvoir nous aider en expliquant à ma copine que ce n'est pas parce qu'on a 30 ans passés, qu'on est casé que l'on doit se coucher avec les poules. Surtout en présence d'un beau specimen masculin." Je n'étais guère amie avec les gallinacés et ma réponse cinglante ne se fit pas prier. " Je pense surtout que l'on dérange vu que monsieur avait l'air de ranger. Désolée de ne pas être éméchée et de déballer mes fantasmes à..." Je me coupai et cherchai du regard celui que je ne parvenais à qualifier. Il n'y a pas de mots à mettre tant il fut et tant jd le déteste car ces picottements que je ressens en sa présence ne peuvent être dus qu'au dégoût qu'il m'inspire pour m'avoir ainsi trahie.

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MessageSujet: Re: May I serve you something ? - Elia, Marshall Dim 23 Juil - 14:17


Elia Druckmann & Marshall Schultz

May I serve you something ?


Si l’atmosphère de la soirée avait été légère avec les insouciants, ces deux jeunes femmes venaient de la faire lourdement tomber, et pour cause le passif de l’une d’entre elle et Marshall, ne permettait guère d’instaurer nulle once de complicité. Le Conducteur, voilà le nom qu’il donnait à cette partie de lui-même ayant escorté des crapules lors de leurs nombreux casses. Il en avait apporté des choses, une demeure luxueuse, des bijoux et tout autre objet de coquetterie qu’il n’aurait jamais pu se payer autrement. Le Conducteur avait bel et bien disparu aujourd’hui, au profit d’un Marshall se contentant simplement d’exister. Et ce vieux Al, se prélassant nonchalamment, avec ce sourire satisfait, tant détesté par le barman, surtout par ces circonstances. À présent derrière le comptoir, il leva le regard de temps à autres pour la regarder. La culpabilité l’avait abandonné, au moment où il avait franchi la grille qu’il avait tant fixé depuis sa cellule, sa dette était payée. Envers la société certes, mais envers elle, c’était une autre affaire. Ne jamais la rechercher, arrêter de penser à elle pour la laisser vivre sa vie loin de lui, avait été sa façon de payer sa dette envers elle. Il manqua de se couper le bout de son pouce, en séparant un citron d’une lame affutée, lorsqu’il apprit qu’elle était à présent mariée. Une âpre douleur, lui coupa à nouveau sa respiration durant quelques secondes, avant de continuer sa tâche. Le silence de son côté devint lourd, mais il s’en contenta, ce silence avait quelque chose de réconfortant, bien qu’il ne dura que quelques instants.

« Ouais absolument ! Intervint finalement Al. La vie ne commence qu’à 30 ou 40 ans ! Asseyez-vous, excusez mon barman il n’a jamais été très bavard, en tout cas pas ici, pas avec moi, mais il l’a sûrement été avec d’autres personnes… »

Les yeux d’ordinaire si fatigués d’Al, se chargeaient de malice en regardant la colombienne, puis Marshall, qui le regarda fixement pour l’ordonner d’arrêter, mais au grand jamais ce dernier ne l’avait obéit. Après avoir confectionné deux virgin mojito, qu’il déposa sur la table faisant face à celle, où Al bavait, il y avait encore quelques minutes, Marshall regrettait déjà de ne pas l’avoir laissé se noyer dans sa bave. Lorsqu’il fit volte-face, Elle, se retrouva devant Lui. Il ne put réprimer son désir d’emplir ses poumons de son doux parfum. Une douce senteur enivrante, dont il ne savait se passer à une époque. Son visage de porcelaine, n’avait pas changé, malgré une dizaine d’année.

« C’est la maison qui offre. Ce furent les seuls mots qu’il put lui dire, avant de s’adresser à Al’ : C’est bon je m’en occupe, je ferme d’ici vingt minutes.

- C’est la maison qui offre ? Gamin, t’as intérêt à me filer mon pognon demain. »

L’argent évidemment, la seule chose qu’il ne laissait jamais passer. Mais ça n’était guère sa préoccupation cette nuit, retournant derrière son comptoir, pour débarrasser le plan de travail. Penché, le menton porté par sa main, il l’observait encore et toujours, une nouvelle image remplaçant celle l’ayant hantée depuis maintenant une dizaine d’année. Mais il était clair, que désormais elle n’était plus la même. La question, tourmentant désormais son esprit : Si je te demandais de rester avec moi, le ferais-tu comme en Allemagne ? La réponse était incertaine, il l’avait blessé, et la chose à faire était de ne pas lui adresser la parole du tout, pour la laisser dans le monde dans lequel elle semblée s’être enfoncée, un monde hors d’atteinte pour lui, quoi que l’on en dise. Pourtant, ses lèvres mouvaient toutes seules, sans qu’il n’en ai véritablement conscience.

« Tu as toujours ce regard, malgré toutes les années, le même visage mais tout de même, l’innocence a laissé place à une certaine maturité. Hm, comme le monde est petit, jamais je n’espérais te revoir, encore moins dans un endroit comme-celui-ci. Je vous prierais de vite boire vos verres, le Red Horn ferme ses portes. »

Les questions assénées par sa conscience se firent légion, et il ne parvint à la faire taire qu’avec un verre de whisky assez fort pour ne plus penser durant quelques secondes. Il en oubliait presque qu’ils n’étaient pas tous les deux, et pour la première fois depuis le début de la soirée, il gratifia l’amie d’Elia, une sourire poli par pur courtoisie.
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MessageSujet: Re: May I serve you something ? - Elia, Marshall Dim 23 Juil - 15:16


Marshall & Elia
⚜ LA NUIT GLACÉE RAPPELLE LE PASSE ⚜

Le bruit du verre touchant la table m’extirpa de mes pensées. De tous les endroits de la ville, il avait fallu que le destin nous réunisse en ce lieu, glauque endroit pour des retrouvailles mais tout aussi familier que par le passé. Souhaitais-je réellement revoir celui qui avait un jour tenu mon cœur entre ses mains pour le piétiner ? Evidemment que je lui en voulais mais dans cette haine, je ne pouvais m’empêcher de l’observer, toujours au même point qu’auparavant, derrière ce comptoir alors qu’il aurait briller dans n’importe quel contexte. Je portai le verre à mes lèvres, dégustant du bout des lèvres le liquide froid avant d’extirper de mes doigts la rondelle de citron pour mieux l’apprécier entre mes dents, grimaçant face à l’élément acide qui vint pourtant me rafraichir les idées. Boire n’était pas une solution mais je ne pouvais décliner, je devais lui montrer que j’étais grande, adulte et qu’en dix ans j’étais cette adulte responsable qui ne faillirait guère bien que la courbe de ses lèvres s’étirant en ce sourire qu’il lui adressa me glaça d’effroi. Chose insoupçonnée, le venin de l’alcool coulant dans ses veines l’aida à dépasser cette attitude mesurée dont je faisais moi-même preuve en toute circonstance et c’est d’un pas léger qu’elle prit la direction du comptoir, se lovant contre ce dernier, les deux coudes sur le bar, ses mains retenant son visage et ses boucles brunes lui tombant devant les yeux. Elle était ce fantasme qui plait aux hommes, celui de la donzelle qui a réussi et qui apprécie les joies de la vie, sans détour. Comment ne pas succomber ?

« Je suis déçue. Il me faudrait moins de vingt minutes pour te faire plaisir mais j’espérais qu’après la fermeture, toi et moi…. » J’écoutai sa voix fluette qui inondait le bar d’une tension à moitié mesurée. Je ne pouvais la laisser se fourvoyer ainsi et, gardant mon verre en main, lien tangible et frais entre la réalité et mon esprit altéré par sa vision, je m’avançai pour me tenir à ses côtés, faisant face par la même occasion à Marshall. « Je pense que tu as trop bu et que nous devrions rentrer » ajoutai-je à son encontre sans croiser le regard de celui dont il ne faut pas prononcer le nom sous peine de remords. Ce fut difficile, un combat sans merci auquel je résistai sans défaillir. Au contraire, j’étais maître parmi les lions et mes remparts ne céderaient pas, je ne lui adresserai pas ne serait-ce qu’un sourire. Je lui empoignai le bras, solidement afin de la faire descendre de cette histoire édulcorée qu’elle s’était inventée, celle d’une soirée et nuit en compagnie de mon amant…ex-amant, ancienne conquête…amour perdu et non retrouvé. « Mais El’, il a dit qu’il allait s’occuper de nous, je ne fais qu’attendre, un homme n’a qu’une parole ? » me répondit-elle aussi allégrement que s’il s’était agi d’un jouet, un objet. Marshall n’était point un objet et je rompis mon pacte, mes défenses s’altérant. Je cherchai un stratagème, une échappatoire à ce sac de nœuds et je trouvai. Mon cœur ne fit qu’un bond dans ma poitrine mais qu’importe. J’échangeai un regard avec cet homme que j’avais tant aimé et relâchai le bras de ma collègue en haussant les épaules. « Je t’aurai prévenu, j’ai déjà vu cet homme, dans un magazine au bras d’une célébrité…c’était lui aussi un homme. J’ai peur que tu flashes sur les mauvais mecs ma grande ! » Subterfuge discret, mensonge éhonté ou encore tentative d’attirer son attention ? Je ne savais qu’en penser mais elle se contenta d’ajouter : « Il n’est jamais trop tard pour changer d’avis, n’est-ce pas ? » s’enquit-elle à l’attention de celui qui tiraillait mes sens en cet instant. Je ne pourrai en supporter plus et faillis tourner des talons pour me rafraichir. Au lieu de cela, j’avalai mon verre d’une traite et tendis dans le vide, vers Marshall, ce dernier afin qu’il me resserve. Je n’eus besoin de mot, le geste parlait de lui-même. Il savait que je n’étais pas une grande buveuse mais ce soir, à cet instant, je me moquais de mes convenances je désirais ôter ces images, celles d’elle et lui en train de faire plus que discuter autour d’un bar, autour d’une pièce calfeutrée et derrière des draps. Ma vue se troubla et je m’accrochai à la seule chose tangible ici, son regard.


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MessageSujet: Re: May I serve you something ? - Elia, Marshall Dim 23 Juil - 16:55


Elia Druckmann & Marshall Schultz

May I serve you something ?


« Un mauvais mec peut-être, mais je ne me souviens pas avoir échangé autre chose avec des hommes que des coups ou des insultes, et ce de toute ma vie mesdemoiselles. »

Si l’amie d’Élia semblait avoir trop bu, elle ne devait pas faire de même, c’est pourquoi, au verre qui lui était tendu, il répondit en le remplissant d’eau fraîche, avant de le lui rendre. Et le voilà enfin, leur premier contact visuel depuis dix ans, court, énigmatique, la seule chose qu’il en décela fut un certain trouble qu’il attribua à l’alcool et la fatigue. Si Al, avait été là, il aurait sans doute fait une crise de rire, avant de s’écraser lourdement contre le parquet souillé, pour mourir de rire, c’était bien la première fois que Marshall était confondu avec un homosexuel, et même si l’idée le faisait doucement sourire, il ne pouvait pas laisser passer cette affirmation. Saisissant le tabouret voisin de celui de son amie, il s’accouda au comptoir, sa tête tournée vers la sienne.

« En réalité mademoiselle, si j’avais fréquenté la moindre célébrité, je crois que je m’en souviendrais, encore plus si c’était un homme. Mais si j’étais, en réalité, un gay, je ne doute pas que vous suffiriez à me faire changer d’avis. Mais je suis fidèle, et ma copine m’attend. »

Ce mensonge éhonté, l’évitait tout de même de se coltiner une femme ivre cette nuit, qui, le lendemain, ne se souviendrait même pas de ce qu’elle faisait en cette instant. « Mais je vous en prie donnez-moi votre main »

Et cette dernière s’exécuta, sans se faire prier, avec un sourire réjouissant, trop heureuse à la perspective de pratiquer le coït, se dit-il, ainsi ils accédèrent tous deux à l’espace réservé aux employés, au premier étage, dans la chambre qu’il avait occupé quelques semaines avant de trouver son appartement. Une petite pièce sombre coupée des odeurs d’alcool omniprésente dans la salle inférieure, elle parlait quand même beaucoup, prononçant des mots auxquels il n’accorda pas la moindre importance. Il lui demanda si elle voulait bien s’allonger sur le lit, pendant quelques minutes pour lui laisser le temps de se laver le visage. L’eau le rafraîchissait, il ne s’était pas rendu compte que l’inconfort de la situation dans laquelle il se trouvait avait réchauffé son corps, au point que son visage suintait légèrement, à présent il était parcouru par l’eau fraîche. Durant une vingtaine de minutes, il resta le visage dans l’eau, non pas par confort mais plutôt pour faire poireauter Elia, en bas avec une certaine incertitude quant aux multiples choses qu’ils pouvaient faire là-haut. Quand il rejoint la chambre, il la vit, endormie, enroulée dans les couvertures et les draps, la bouche ouverte, elle en aurait sans doute pour quelques heures avant que la journée ne vienne la chercher avec une migraine insolente.

Le visage encore mouillé, les cheveux ébouriffés, il revint après exactement vingt et une minutes, en bas pour rejoindre Elia. La fatigue déformait une nouvelle fois son visage, le visage baissé, ses cheveux traînant les gouttes de l’eau perverties par le calcaire, avant qu’il ne les tire en arrière. Pas très présentable, mais il ne restait plus aucun client à présent.

« Ton amie, est endormie là-haut, tu pourras la récupérer au petit matin, je vais rester pour veiller sur elle. En attendant, tu devrais sans doute rentrer chez-toi, auprès de celui qui t’attend. »

Ces mots étaient crachés sans la moindre sympathie, inconsciemment, alors qu’il se servit une nouvelle fois un verre de whisky, qui l’aiderait sans doute à dormir cette nuit, puisqu’en dehors de ce lit d’infortune, il n’y avait pas d’autres endroit où dormir confortablement, pourtant ça ne le gênerait pas de faire sa nuit allongé sur le comptoir. L’alcool le rendait bavard.

« Je parie que ton mari, n’est pas du genre à fréquenter ce genre d’endroit, mais pourtant c’est plaisant quoi que l’on en dise. »

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MessageSujet: Re: May I serve you something ? - Elia, Marshall Dim 23 Juil - 17:28


Marshall & Elia
⚜ LA NUIT GLACÉE RAPPELLE LE PASSE ⚜

Il n’est fidèle à aucun principe, simplement animé par un désir caché, celui que je n’avais pas soupçonné lorsque je vivais en sa compagnie. Ma peau se targua de petits électrodes qui semblaient me lacérer de l’intérieur tellement j’étais furibonde. Non pas que l’annonce de sa partenaire dans la vie me ravisse mais plutôt à cause de ce qui suivit. Je lissai les pans de ma robe comme si de rien n’était en foudroyant mon amie du regard mais, pour tout égard, il n’eut que la vision de mon visage fermé, tiré par la tournure que prenait la situation. Je ne serais pas en pleine possession de mes moyens aussi préférais-je me taire et avaler d’une traite ce verre qu’il me tendait, très rafraichissant mais guère fait pour calmer mes ardeurs…meurtrières. Plus que de la jalousie, j’étais déçue par son comportement, démontrant tout l’inverse de ce que j’avais connu de lui.

Puis, il apparut dans mon champ de vision. Il n’avait pas l’air apaisé et quelque chose me serra la poitrine. Il n’était pas débraillé mais il n’avait pas l’air son assiette, quelque chose me soufflait, comme m’appelant. Je mordis ma lèvre très fort afin de ne pas répliquer à sa pique lancée mais saisir tout mon courage pour ne pas le laisser me piquer à vif. Trop tard, c’était chose faite. Muette, je ne lui laisserai pas le loisir de m’emmener là où il le désirait, j’étais indépendante, plus dépendante de lui, Marshall s’en était allé de mes souvenirs lorsqu’il avait choisi de se fourvoyer. Je tournai des yeux lorsqu’il vint me parler de mon mari, s’il savait qui et comment, il reprendrait cet air suffisant qu’il allait probablement afficher. « Tu penses que je vais la laisser ici, seule, en ta compagnie ? Je préfère encore me jeter dans les orties. » Et, ce qu’il ne savait pas, c’est cette peur panique qui me tiraillait à me promener seule dans les rues de Wellington, à cette heure avancée de la nuit. Ah mais j’oubliais, il avait choisi cette situation en nous mettant en péril, à cause de ses agissements. Un instant, mon regard afficha un éclair de nostalgie avant que je remette mon gilet, pour éviter d’offrir à sa vision mes épaules dénudées. Frissonnante, je me penchai tout de même par-dessus le comptoir pour récupérer ce verre qu’il s’était servi. « Tu ne devrais pas, tu vas avoir des problèmes si tu rentres éméché. » Je me surpris à le sermonner mais notre proximité m’ancra dans la réalité et je fis chemin retour, rebroussant ces centimètres qui nous avaient rapprochés, sans quitter le verre, glissé entre mes doigts, fortement serré.
« Je ne suis pas mariée. J’y ai pensé un jour mais, c’est du passé » lui lançai-je afin qu’il saisisse tout le mal que j’avais subi, en combien de morceaux mon cœur s’était retrouvé après notre rupture qui m’avait coûté plus qu’il ne pouvait imaginer. « Je n’aime pas ce genre de lieu, j’ai toujours peur de tomber sur quelqu’un de ton genre qui tenterait de me faire les yeux doux pour au final me tromper sur son compte. » Des piques ? Si seulement, je passai ma main dans mes cheveux, relevant le visage pour ancrer fermement mon regard dans le sien, lui tendant un mouchoir que j’extirpai d’une main de mon sac, gardant toujours son verre dans l’autre. « Tiens, on dirait que tu as chaud » ajoutai-je en référence aux perles cristallines qui coulaient le long de son front, j’allais effectuer le geste moi-même mais me coupai en chemin. Avais-je trop bu ? Je lui déposai le mouchoir sur le comptoir et resserrai ma position sur le tabouret sur lequel je m’étais enfoncée. « Je ne me fais pas de souci pour ma copine, elle peut se gérer elle-même. Mais, ce que je me demande, c’est qui veillera sur toi Marshall ? Qui veille sur toi ? » La question resta en suspens sur mes lèvres. Je ne croyais pas à ses mensonges ou du moins, avais-je envie que ce qui s’est passé entre nous il y a dix ans soit semblable aujourd’hui, sans attaches bien que j’étais liée, quoi qu’on en dise.



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MessageSujet: Re: May I serve you something ? - Elia, Marshall Dim 23 Juil - 18:40


Elia Druckmann & Marshall Schultz

May I serve you something


Voilà maintenant que la confiance aveugle qu’elle lui portait autrefois s’était envolée, mais tout de même s’était-il jamais comporté en monstre pour qu’elle s’imagine qu’il pourrait faire du mal à une inconnue. Jamais il n’avait fait de mal sciemment à personne, même dans l’illégalité, il se contentait de conduire en échange d’une coquette somme d’argent. Quelqu’un de son genre ? « Tu veux dire un criminel ? De la même sorte que ceux que pourraient prendre avantage de deux jeunes femmes écumant à bar aux alentours de trois heures du matin, en violant tout d’abord une femme inconsciente et finalement en tuant la deuxième, comme un vulgaire tueur en série ? C’est ce genre de monstre que je suis devenu à tes yeux ? Je t’ai peut-être déçu, mais tout de même je n’ai blessé personne. » Cette affirmation, il le savait n’était pas totalement vrai, elle il l’avait malencontreusement blessée, mais jamais il n’avait blessé qui que ce soit sciemment. Son regard se confronta directement au sien, ils étaient aujourd’hui tous deux, des personnes différentes, il ne savait plus qui elle était, et n’avait rien avoir avec qui il était autrefois. Mais pourtant, elle tenait toujours à prendre soin de lui, ses gestes la trahissaient. Il fit donc de même, décidé à prendre soin d’elle. Ses mains naturellement se posèrent sur le dos des siennes, voulant avant tout, faire tomber la pression qu’elle infligeait au verre.

« Je n’ai pas besoin que l’on veille sur moi, je vais très bien, ma vie est maintenant correcte, un métier honnête, un petit appartement qu’est-ce qu’un ancien criminel peut rêver de mieux ? J’aime ma situation. »

L’allemand considérait qu’il n’était pas nécessaire de lui retourner la politesse, sachant très bien que son porte-monnaie et la personne qu’elle devait fréquenter comblait le moindre de ses désirs, et c’est en ça qu’il ne la comprenait pas, par ses propres moyens, il avait tenté de faire de même mais il portait désormais le blâme pour cela. Glissant ses doigts jusqu’au verre, il parvint à l’extirper de ses douces mains entretenues, pour en boire une gorgée.

« Je te jure qu’il n’arrivera rien à ton amie, personne n’entre ici, une fois les portes closes. Je peux te ramener chez-toi ? Tu as l’air bien trop fatiguée pour tenir jusqu’à son réveil, et New Town, n’est définitivement pas un endroit pour une femme seule à cette heure. Et quant à ton amie, quand émergera je lui appellerai un taxi. Ou peut-être devrais-tu appeler ton mari pour qu’il vienne te chercher ? J’ai hâte de voir à quoi il ressemble. »

Dans la caisse se trouvait une paire de gant qu’il utilisait en conduisant, un vieux réflexe adopté dans lors de ses braquages. Sous cette vieille paire de gant en cuir, il y avait les clés de d’une voiture, qui n’avait rien de luxueuse, une Impala qui en réalité appartenait à son patron, mais il ne l’utilisait jamais étant toujours trop ivre pour prendre le volant.
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MessageSujet: Re: May I serve you something ? - Elia, Marshall Dim 23 Juil - 19:04


Marshall & Elia
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J’avais été maladroite dans mes propos, trop incisive pour qu’il accepte ces derniers. En même temps, je l’avais toujours pensé fort, altier et indépendant, sa rudesse apportant à mon innocence, sa chaleur répondant à mon besoin d’être choyée. Pourtant, la scène qu’il me dépeint me glaça jusqu’aux os et je sentis un frisson parcourir tout mon corps. A moins que ce soubresaut ne soit dut à l’électrisant contact qu’il m’offrit, sans pour autant que cela soit exceptionnel, ce dernier me laissa pantoise, j’étais ivre sans avoir bu. Heureusement, il rompit celui-ci aussitôt pour porter une gorgée à ses lèvres…lèvres que je détaillai d’un peu trop près. Pourquoi ne ressentais-je pas cela en compagnie d’autres ? Pourquoi fallait-il, qu’après toutes ces années, je sois autant hypnotisée par cet homme qui nous avait en quelque vendu pour des magouilles illicites ? « Je ne pense pas que tu sois un criminel, tu as juste fait de mauvais choix. Je ne t’ai jamais appelé criminel. » A moi d’être piquée au vif dans mon ego, j’avais pleuré son absence tellement longtemps, regrettant que nos choix soient si opposés mais je ne pouvais cautionner ses actes.

Je l’écoutai clamer après sa petite vie tranquille mais il manquait quelque chose puis m’expliquer qu’il devrait me raccompagner, raillant après mon soit disant mariage auquel je rétorquai : « je t’ai dit que je n’étais pas marié et il ne viendra pas, il travaille tôt demain. » Ce qui était la vérité, il ne s’inquiétait guère de mes agissements car j’étais plus blanche que la colombe, ne pouvant tromper ni poignarder par derrière lorsque je suis dans une relation que ce soit amoureuse, d’amitié ou conflictuelle, c’est ainsi. « Tu ne me raccompagneras pas, je vais l’attendre, je resterai pour elle.J’ai peut-être confiance en toi mais pas en les autres. » Admettons que le patron revienne plus tôt ou un autre employé, sait-on jamais ce qu’il peut se tramer dans la tête d’un homme engagé aux besoins tout autant masculin qu’un autre, beaucoup sont conduits par leur testostérone et non leur cerveau. « Tu sais très bien que je peux rester éveillée, même avec un verre dans le nez et dix ans de plus » soulignai-je. Je me levai alors, pour faire le tour du comptoir et me planter face à lui, ma main droite remontée sur mon bras gauche. Je lui tendis alors cette même main afin qu’il la serre. « Enchanté, je suis Elia, j’enseigne depuis quelques années ici. Ca fait toujours plaisir de croiser de nouvelles têtes Monsieur… ? » lançai-je sur un ton monocorde en osant la pointe d’un sourire qui s’éteint lorsque je posai cette question en réponse à ses affirmations sur sa vie si rondement menée. « Et la magie dans tout ça, elle est où Marshall ? ». Comprendrait ce qu’il voudrait, j’étais persuadée qu’il manquait quelque chose. Certes pas moi car je serais trop présomptueuse de penser ça mais les rêves eux, ils comptent non ?
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MessageSujet: Re: May I serve you something ? - Elia, Marshall Dim 23 Juil - 23:16


Elia Druckmann & Marshall Schultz

May I serve you something ?


L’appeler « le mari » agaçait la blonde, et faisait doucement sourire Marshall en manque de distraction ces derniers jours, il fallait dire que sa présence avait toujours suffit à le rendre un tant soit peu normal et léger, même dix ans après la magie opérait.

« J’en sais rien, peut-être que la trentaine a fait a affaibli ton cerveau, et que tu vas perdre pied, tu étais à deux doigts de rejoindre Morphée encore quelques minutes plus tôt. »

Dix ans plus tard, les présentations étaient de circonstances, il était clair, que bien qu’il la connaisse, une partie d’elle lui était désormais inconnue. Ce petit jeu, l’amusait quelque peu, les initiatives elle savait toujours les prendre. Si seulement c’était aussi facile d’oublier le passé de cette façon, le passé il ne voulait pas l’oublier, elle était son passé, la prison n’avait été qu’une partie sombre, dont il n’avait gardé aucun souvenir, du moins aucun plaisant, mais elle il se souvenait de tout la concernant, ses petites mimiques, ses obsessions, ses goûts, et sa façon de voir les choses, mais tout cela datait de dix ans.

« Enchanté mademoiselle, moi c’est Marshall, barman depuis quelques mois, fraîchement libre, je peux faire tout ce que je veux du moment que personne n’est blessé, si ça n’est pas de la magie je ne sais pas ce que c’est. D’ailleurs, cette magie comme vous dites, m’a permis de vous retrouver, bien des années après. Sachant que c’était le continent américain qui était mon premier choix, c’est bien de la magie. »

Si elle lui offrait le doux contact de sa main, lui en saisit seulement le bout de ses doigts pour relever sa main et la porter à ses lèvres, comme le ferait le genre venant d’une bonne famille, telle qu’il se l’imaginait. Puisqu’il avait la main d’Elia dans la sienne, elle en profita pour l’attirer de l’autre côté du comptoir. La nuit ne faisait que débuter pour eux, il l’entraîna à l’autre bout de la pièce, là, où Al gardait ses vieux disques, Bird, Charlie Parker était bien une musique agréable à l’oreille, sur laquelle il pouvait se défouler, sans pour autant, aller dans le cliché de la valse. Dans la révérence la plus caricaturale, il se pencha en avant, les jambes fléchies.

« M’accordez-vous cette dance, où vous me dévoilerez, ce que vous avez fait ces dernières années dans les moindres détails ? Ou je me conterai de le deviner, j’adore, lire à travers les gens, une activité forte divertissante, lorsque l’on se retrouve entouré de personnages menaçants et énigmatiques. »

Les premières notes résonnèrent dans le taudis, où ils se trouvaient. Et les premières notes marquèrent immédiatement un rythme, à base de percussion, trompettes, piano. Il ne savait certes pas danser, mais il lui était arrivé de tanguer sur une musique pas très désagréable en étant derrière les barreaux, avec un balai dans les mains.
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Dernière édition par Marshall Schultz le Lun 24 Juil - 21:22, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: May I serve you something ? - Elia, Marshall Lun 24 Juil - 10:55


Marshall & Elia
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Je faillis tressaillir lorsque ses lèvres pénétrèrent l’enceinte close de mon intimité. Certes, ce n’était pas ce contact primitif et charnel qui parfois m’avait manqué mais mes cellules semblèrent danser la salsa lorsqu’il se prit pour cet homme d’une autre époque, distingué et gentleman de son état. Il l’avait toujours été sous son premier abord bourru, il n’était pas ce mécréant que certains croient même si ses actions ne l’avaient point aidées. J’avais coupé net notre histoire, tranchant dans ce fil que je pensais impossible à défaire. Mon ciseau était incisif et rapide, je n’étais guère revenue sur mes pas car je me savais incapable de continuer mon entreprise. Cependant, je devais me protéger et le protéger de ma vision sur son être qui pourrait au final s’altérer, sachant que ses cartes s’étaient abattues.

Je ne pus prononcer de mots face à ses révélations, je savais lire entre les mots et un frisson grandissant traversa mon échine. Sans trop savoir pourquoi, je resserrai l’emprise de mes doigts sur sa main, cette fois volontairement. Je me laissai conduire, abandonnant mes dernières barrières, sortant de mes retranchements dans cette atmosphère teintée de l’odeur des effluves, un doux mélange entre hystérie et symphonie lorsque la musique s’éleva, nouant ce qu’il restait de nos deux êtres. J’avais quelques notions de danse, auxquelles j’avais un tant soit peu initié Marshall non pas pour devenir cette demoiselle je sais tout qui m’insupporte mais lors de nos moments à deux, ceux où toutes les carapaces tombent et où une danse peut devenir le plus dangereux des jeux. J’affichai ce sourire, empreint de mélancolie et de tristesse, à son encontre. Qu’avais-je fait ? De quel méfait étais-je l’investigatrice ? Alors, pour seul mot que mon souffle à son oreille, je m’approchai de Marshall, ancrant ma main droite dans la sienne et, de la gauche, plaçant son autre main à la hauteur de ma taille. Je remontai finalement la gauche à la commissure de son épaule et de sa nuque et posai ma tête contre son cou, enfouissant ce qu’il me restait de dignité au creux de son épaule. Mes lèvres s’approchèrent de son oreille afin qu’il puisse entendre les murmures que je lui adressai tout en l’entraînant sur le rythme de la musique. « Qu’est-ce que j’ai fait Marshall ? Je n’ai jamais voulu tout ça…. » Il comprendrait ce qu’il voulait tandis que je reprenais ma position première, rompant ce contact duquel je me nourrissais depuis quelques silencieuses minutes désormais. Là, je replaçai sa main sur ma taille, comme si son emprise ne me suffisait pas et reposai la mienne sur son bras. Je balayai ces fantômes passés qui m’assaillaient de toute part et choisis de lui répondre, sans détour, l’air un peu ailleurs. « Nous aurions pu nous croiser il y a 5 ans en Amérique avant que je vienne m’installer ici où j’enseigne les lettres à l’université. Je faisais des missions à l’étranger à l’époque mais….je suis devenue phobique de l’avion. » C’était faux, j’avais peur, cette peur de l’inconnu qui désormais me terrassait. Mais au lieu de me confier, j’enchainais : « et non, je ne suis pas mariée, quoi que tu en penses. Peut-être bientôt enfin, tu sais le mariage et moi… » J’accrochai son regard, il savait ce que je pensais du mariage. C’était un engagement, le seul pour lequel j’y réfléchirai à deux fois car je ne me donnerai pas mon consentement, il fallait donc que ce soit le bon. Un jour, j’avais pensé que ce serait notre suite logique à Marshall et moi mais je me berçais d’illusions. Plutôt que de broyer du noir, je lui décochai un sourire complice. « Et vous, un homme de votre âge devrait déjà être casé donc je suppose que c’est sérieux avec ta copine, à quand les enfants ? » D’un côté, j’aurais été heureuse que malgré le mal que nous nous soyons faits, il se soit reconstruit et se projette dans l’avenir mais, de l’autre, je me demandais ce que ça faisait, dix ans après, de partager son foyer.
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May I serve you something ? - Elia, Marshall

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