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 May I serve you something ? - Elia, Marshall

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MessageSujet: Re: May I serve you something ? - Elia, Marshall Lun 24 Juil - 22:01


Elia Druckmann & Marshall Schultz

May I serve you something ?


Ce ne fut pas le contact physique qui fut prisé par le barman, celui-ci perdait tout intérêt au profit de ses iris, miroitant tous deux leurs véritables intentions, leurs identités et les non-dits s’accumulant au fil des minutes découlant. Le contact d’une femme, il ne l’avait pas connu depuis son incarcération, la musique il ne la ressentait pas, le Red Horn, devenait en cette instant encore plus obscure que d’ordinaire, disparaissant presque, en les entourant d’une lumière céleste, les poussant à dévoiler leurs desseins. Sa main, capturait la sienne, scellant avec son étreinte, leurs corps, les unissant en un seul être, comme ils l’avaient autrefois été. L’avoir aussi prêt, était un luxe, dont il se savait non méritant, pourtant il ne rejetait pas cette offrande, au contraire, il la chérissait, comme si elle était aussi éphémère, que le parfumé souffle dont elle le gratifiait, et qui disparaîtrait à jamais comme elle, de cette antre sinistre, visitée, par des âmes tourmentées, et bien plus sinistres encore qu’il ne l’avait été. Sa vision alternative des choses, l’amusait quelque peu, comme le signifiait le sourire en coin, ornant son visage aussi désordonné que ses idées.

« Cinq ans plus tôt, le seul endroit que l’on m’autorisait à visiter n’était qu’un carré d’herbe rébarbatif, dont le seul loisir était un rayon de soleil, qui suffisait à rendre, les personnes de ma sorte heureuses. Je l’ai bien cherché après tout.»

Cette copine de sa façade, qu’il ne fréquentait que dans ses rêves, lui permettait aussi de s’assurer qu’elle ne s’imagine jamais quoi que ce soit, avec la personne qu’il était devenu, il ne considérait pas mériter son amour, non, une personne aussi grandiose que cette femme, méritait une personne tout aussi exceptionnelle, non pas une vermine, tout juste bon à franchir la limite entre le bien et le mal. Avec un sourire tout aussi sincère que cette histoire qu’il s’était inventé, il improvisa sa vie, telle qu’il l’imaginait, aussi belle qu’il se l’autorisait.

« Son nom est Flora, une femme… Ayant elle aussi fait des mauvais choix comme tu disais, la vie de famille ne m’a jamais véritablement attiré, disons juste que nous avons besoin loin de l’autre, pour garder la tête hors de l’eau. »

Son discours était tout de même parsemé de vérité, la vie de famille l’avait toujours effrayé, la chose qu’il ne parvenait pas à dépasser par crainte de ne jamais être à la hauteur de personne plaçant leur confiance en lui. On disait, qu’une famille est le résultat de l’amour que nos parents nous ont porté. Marshall n’avait connu, ni l’un, ni l’autre, ce qui en disait donc beaucoup sur cet « amour » dont il a été le fruit. La danse n’était qu’un prétexte, pour l’avoir au plus proche qu’il se l’autorisait, sa main précédemment placée sur sa taille, longea sa frêle mais solide figure, qu’il attira contre, lui le bout de son menton, venant se caler au sommet de son crâne embelli par cette longue chevelure qu’il avait tant affectionné.

« Désolé de t’avoir mis dans ce que tu n’as jamais voulu. »

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MessageSujet: Re: May I serve you something ? - Elia, Marshall Lun 24 Juil - 23:18


Marshall & Elia
⚜ LA NUIT GLACÉE RAPPELLE LE PASSE ⚜

Je l'imaginais, je n'avais aucun mal puisque des traits étaient restés gravés depuis toutes ces années en moi, marquant ma peau comme au fer rouge. Si j'avais su j'y serai allée, jamais je ne l'aurais abandonné alors qu'il bravait la souffrance tandis que je me faisais reine de nouveaux périples. Je frissonnai mais ne lui donnai pas le loisir de sentir celui ci, inspirant profondément afin que ce moment d'égarement passe. Pourtant c'est le contraire qui se produisit. Il gagnait en proximité, son menton balayant mon front et ses doigts s étaient mêlés à ma chair lorsqu'il avait decrit la courbe de mon visage. À cet instant mon coeur ne fit qu'un bon et jembrassai de mes bras son corps, enveloppant de mes mains son être massif. Là, j'avais replié mes bras autour de lui comme pour le capturer et apaiser ce chagrin qui venait à l'instant de m'envahir. " J'aurais tout fait pour toi Marsh, jamais je ne t'aurais abandonné. Je t'aimais bon sang ! Pourquoi l'avoir caché ? Pourquoi ? " Je lui en voulais d'avoir affronté cela tout seul et je me haissais de ne pas être revenue. Ce que je faisais était mal Et, comme par magie, mon téléphone se mit à vibrer, un simple message : tout va bien ou je dois commencer à m'inquiéter ?. De simples mots pianotés sur un écran. Qu'avais-je espéré de plus ? Qu'il accoure et me prenne dans ses bras ? Ce n'était pas notre genre de relation. Je coupait net ce contact qui me maintenait à flot et balançai mon téléphone sur une table plus loin, hors de mon atteinte que je réponde ou pas, cela aurait été pareil mais j'avais quand même écris un non significatif ni plus ni moins.

Je déposai ma veste sur le comptoir et m'y allongeai comme si le plafond souillé était mon ciel d'étoiles et sud la lumière crepitante q proximité remplaçait ma lune. Ce ciel que je n'observais plus depuis ce fâcheux incident. Je continuais l'exploration du plafond lézardé mais les paroles que je prononçai étaient pour lui. " Tu seras incapable de la rendre heureuse parce que tu ne l'aimes pas. Tu n'as jamais eu besoin de personne pour être toi et avancer tu es fort, plus que tu ne le penses." Je la haissais celle qui m'avait remplacź d'autant plus qu'elle partageait des expériences communes avec Marshall. Je lui en voulais mais je voulais savoir. " Tu me hais n'est ce pas ? Autant que je te hais de m'avoir fait ça et ce que tu as enduré effacera rien. Je te hais Marshall Schultz du plus profond de mes entrailles autant que toi tu me hais pour t'avoir laisse, je veux l'entendre de ta bouche. " J'avais mal face à ses révélations et je lui en voulais de m'avoir laissée à l'écart, pour me protéger pour que je sois heureuse car c'est cela la nature profonde de cet homme, il fait passer les autres avant lui.
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MessageSujet: Re: May I serve you something ? - Elia, Marshall Mar 25 Juil - 0:25


Elia Druckmann & Marshall Schultz

May I serve you something ?


La raison la plus évidente était évidemment pour la protéger, mais en réalité c’était pour se punir lui-même véritablement qu’il ne l’avait jamais contacté, une seule visite de sa part et le revoilà, à croire une idylle tâchée de sang, pas le sien, mais bien celui des victimes. Il savait ce qui arrivait parfois, et ce traitement qu’il s’était infligé ne suffisait sans doute pas à racheter une présence chez ceux qui l’avaient perdu par ses erreurs, alors pourquoi lui devrait-il chercher un réconfort ? Ceux qui en avaient véritablement besoin, l’obtenait au travers d’un deuil plus lourd que la moindre des peines. En y repensant à présent, avec cette chaleur féminine, le plaignant, il se dégoûtait, et n’avait qu’une seule envie : s’en aller. Le message qu’elle reçut était son purgatoire, une façon de se racheter, il sut sans le savoir ce que celui-ci devait sans doute clamer, il ne la méritait pas et jamais il ne devrait goûter au bonheur à ses côtés, voilà comment il interpréta la séparation de leurs deux enveloppes terrestres.

« En réalité tu te trompes, cette femme est la femme de ma vie, je l’aime plus que je n’ai jamais aimé qui que ce soit, c’est pourquoi nous sommes ensemble, elle me suffit amplement pour ne pas avoir besoin d’autre famille qu’elle. »

Cette distance qu’elle s’étant immiscée entre eux, il ne put néanmoins la supporter, il l’a fit disparaître par des pas claquants, la menant au bout du comptoir où reposait sa tête qui telle qu’il la connaissait devait être lourde de culpabilité et de remords. Relevant le visage, il observait sur le mur d’en face, un cadre brisé, d’où il pouvait distinguer, le seul souvenir que Al et lui avaient conservé de la St Patrick avec les autres habitués dans lequel il se fondait parfaitement, cette vie était celle lui séant le mieux. Alors qu’inconsciemment ses doigts serpentaient sans même sans rendre compte la soyeuse chevelure d’Elia.

« Je ne ressens rien, pour toi, ni haine, ni amour, ni culpabilité, tu me laisses totalement indifférente, tout comme les clients que je vois chaque jour, tu n’es qu’un visage passage que j’oublierai comme la commande du premier verre de la soirée. »

S’éloignant à nouveau d’elle, une bouteille en renfort aux efforts fournis cette nuit à la main, il en but goulument une gorgée, et prévu de la vider cette nuit, dans son modeste appartement pour noyer les méandres de cette fin de soirée.

« Tu devrais monter réveiller ton amie, ce n’est pas correct de faire attendre son mari, à cette heure encore moins. »
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MessageSujet: Re: May I serve you something ? - Elia, Marshall Mar 25 Juil - 10:30


Marshall & Elia
⚜ LA NUIT GLACÉE RAPPELLE LE PASSE ⚜

« Alors pourquoi tu me parles ? » Je sentis la caresse de ses doigts mêlés à ma chevelure et mes sens tournaient au ralenti, je ne savais si je devais lui balancer mon poing dans la figure ou si je devais le retenir. Il nous réduisait à cela alors que, pour moi, il avait compté ! Ca ne représentait rien pour lui ? Et cette vipère qui s’était immiscée dans sa vie, en quoi l’avait-elle transformé ? Cet être froid qui ne ressent plus rien ? Je me redressai sur mes jambes, plaçant celles-ci sur le bord du comptoir. Je ne pouvais le laisser me détruire ainsi et se détruire par la même occasion. L’alcool n’est pas un remède et la fuite non plus. J’avançai dans sa direction, venant me planter face à lui, les bras croisés. Je n’étais pas sa mère mais à cet instant, j’en avais tout l’attrait. Je relâchai la tension qui m’habitait pour desserrer l’emprise de mes bras sur ma poitrine et attraper moi aussi, cette bouteille qui faisait défaut à sa place, derrière les comptoirs, guère dans les mains de Marshall. « Soit, tu es l’homme le plus heureux qu’il soit et j’en suis heureuse, vraiment » réussis-je à articuler non sans que ma gorge me fasse mal à chaque mot qui sortit de ma bouche. « Mais je ne pense pas qu’elle sera ravie de te voir rentrer ivre. » Mon regard plein de sous-entendus se portait à son visage, tentant d’ancrer celui-ci dans la vraie vie et non dans ce monde où il était désireux de se plonger pour je ne sais quel méfait. « Je sais que tu me détestes Marshall mais je te le répète, je ne suis pas mariée et je ne fais attendre personne, il sait ce qu’il en est, il a confiance en moi » ajoutai-je comme pour enfoncer ce clou qu’il venait déjà de marteler à plusieurs reprises, cette fois ci pas dans mon cœur, mais dans le sien. La musique ne s’était pour ainsi dire pas stoppée et je tirai un peu plus sur la bouteille pour qu’il lâche prise, me rapprochant par la même occasion de celui dont il ne faut pas s’approcher si on s’appelle Elia. Les larmes me montaient presque, de rage, de colère, de son indifférence et je lui crachai au visage en l’assenant d’une gifle des plus froides bien que mes doigts crépitaient sous la chaleur de sa peau. « Je suis furieuse que tu me relègues au rang de simple pouf de passage dans ton lit. Je t’ai toujours estimé mais aujourd’hui, tu viens de franchir les limites. » J’avais aimé un parfait crétin, un connard sans vergogne, monstre d’égoisme et qui plus est, était heureux alors que je me noyais parfois dans la déchéance de mon quotidien. « Tu n’es plus rien pour moi Marshall. J’ai toujours eu ce petit truc pour toi malgré les années, je sais pas pourquoi mais là, t’as tout cassé. » Je n’étais pas menteuse et il le savait, j’avais envie de tourner les talons mais je n’avais pas envie qu’il me voit flancher alors, j’ajoutai doucement car même en position inconfortable, je restais la même Elia, celle qui se préoccupent même des êtres qui lui piétinent le cœur : « Donne-moi cette bouteille, sinon je ne pars pas. » D’ailleurs, serais-je capable de partir dans cette obscure nuit ? J’étais bien incertaine à cet instant.
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MessageSujet: Re: May I serve you something ? - Elia, Marshall Mar 25 Juil - 21:06


Elia Druckmann & Marshall Schultz

May I serve you something ?


L’ardente brûlure de sa gifle, l’indiquait sans doute que ses mots avaient fait mouche. N’importe quel homme regrettant ses actes, fixerait le sol honteux, mais il n’en fit rien, désireux de détailler son regard. Mais, il marqua une réelle distance, en regagnant le côté bar du comptoir lui laissant la bouteille dont elle s’était entichée, pour en prendre une autre, ainsi la barrière entre barman entre client, entre Elia et Marshall quittait le monde abstrait pour se matérialiser. Pour souligner la futilité, de sa requête, il tira une bouteille du dessous du comptoir, qu’il versa dans deux verres. Ces verres n’étaient pas bien remplis, la boisson peu riche en alcool, ce qui expliquait pourquoi il en avait autant, et pourquoi Al ne se plaindrait pas, même s’il vidait tout le stock.

« Dans ce cas, bois avec un barman inconnu, et si tu n’encaisses pas, il pourrait t’allonger auprès de ton amie. Buvons à des gens qui nous sommes à tous deux inconnus, à ton mari, à ma Flora qui doit probablement déjà être endormie pour info. »

D’une traite, il vida son verre, et il était clair que son esprit s’embrumait, une brume familière et aussi réconfortante que la caresse d’une douce amante, qu’il n’avait pas. Ce verre, n’était pas dédié à son mari, dont il n’avait absolument rien à faire, ou à une petite amie imaginaire, c’était juste support sur lequel il se reposait pour contrarier les émotions d’Elia, pour qu’elle s’adresse ainsi à lui, il avait dû la blesser. Ses yeux à présent vitreux, se concentraient au blanc des yeux de celle parvenant lui faire ressentir quoi que ce soit. Peut-être n’était-elle vraiment pas ici, qu’il parlait depuis la fin de la soirée avec un homme à la barbe robuste, transformé par l’alcool en un désir caché. Ses mains avaient besoin de s’assurer, qu’ils étaient bien dans la réalité, c’est pourquoi ses mains se calèrent sur ses joues, dont la douceur l’assurait qu’il s’agissait bel et bien du monde dans lequel ils avaient toujours vécus. Une dernière fois, il voulait inscrire les moindres détails de son visage dans son mémoire, une énième fois le contact se rompu, son regard cette fois tomba à ses pieds accompagné d’un sourire, avant de jeter un coup d’œil à la montre au cadran brisé ornant son poignet, qui lui indiquait désormais quatre heures, le vinyle tournait à présent dans le vide.

« Je dois vraiment fermer et tu dois retourner auprès de ton mari, lui rappelait les vibrations faisant trembler la table d’infortune sur laquelle était posée le téléphone, tu peux réveiller ton amie ? Sauf si vous comptez dormir ici. Je vous appelle un taxi tout de suite. »

Un message envoyé à un des taxis s’affaissant régulièrement au comptoir, allait avoir réponse dans la minute, lui indiquant qu’il prenait la route et réclamant une bonne bouteille à la place d’une rémunération. Sans se faire attendre, il se mit à débarrasser les verres restant qui trouvèrent refuge dans l’évier.
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MessageSujet: Re: May I serve you something ? - Elia, Marshall Mer 26 Juil - 21:11


Marshall & Elia
⚜ LA NUIT GLACÉE RAPPELLE LE PASSE ⚜

Ses paroles résonnaient comme un écho dans mon esprit, j’étais revêche, pire qu’une pimbêche ce soir. Je ne me reconnais guère. Je ne suis pas comme cela, cette fille âpre, sévère et austère. Au contraire, je suis cette fille joyeuse qui prend la vie du bon côté, ainsi, alors qu’il était planté vers son évier, à laver les verres que nous avions consommés, je m’approchai, timidement, point sûre de ce que je devais entreprendre. Alors, simplement, je me plantai à côté de lui, accoudée contre l’évier, l’observant un instant de mes yeux radoucis, de mon visage terni par le passé et de la fatigue me gagnant, guère physique mais bel et bien mentale de toujours jouer à la Elia pour qui tout va bien dans la vie, mais j’endossai encore et toujours ce rôle. « J’ai été désagréable Marsh’, je m’en excuse. » A vrai dire, je ne savais sur quel pied danser mais autant mettre ces derniers dans le plat, dans les règles de l’art. Je levai la main pour chercher le contact de son épaule, à travers ses vêtements, comme une tape amicale que l’on offre à son frère ou la main perdue d’une fille qui n’a pas les idées très claires. La distance entre nous n’était pas très grande mais suffisamment pour que je puisse affirmer ce avec quoi je poursuivai : « Tu n’es pas un barman inconnu, mon mari qui n’est pas mon mari ni même mon fiancé m’attendra, il a l’habitude. Il comprendra que j’ai besoin de te parler. » Ouf, j’en avais laissé tomber des sous-entendus dans cette phrase, trop peut-être. Mes doigts se crispèrent sur son épaule, je n’avais pas envie de rompre ce contact, sa présence m’avait manquée, il faisait vivre cette partie de moi qui vivrait lors de nos discussions passionnées de l’époque. Et, je ne me sentais pas capable de partir, ni même de traverser cette rue, seule, à attendre un taxi. Mes yeux s’emplirent d’un vide qu’il ne connaissait pas et je le lâchai. « Je vais aller la réveiller mais s’il te plaît, accompagne-moi jusqu’au taxi. » Je n’ajoutai rien sur le sujet, il me prendrait pour une demeurée, à ne pas savoir où l’attendre mais peu importe, je ne prendrai pas le risque de m’en sortir avec une crise d’angoisse. Pourtant, j’avais envie d’ajouter autre chose, autre chose qui me brûlait les lèvres, une chose qui m’avait manqué, lui qui m’avait manqué. J’avais envie qu’il me serre dans ses bras, juste pour recharger mes batteries, pour que je puisse profiter quelques instants de son aura bienveillante. Celle d’un être qui par sa simple enveloppe dissipe mes pensées négatives. Il y arrivait aussi, ce meilleur ami devenu amant, mais pas suffisamment, pas autant que lui. Ma bouche me trahit, laissant passer mes pensées à voix haute tandis que je gardai ce contact visuel mais plus charnel qui nous liait. « En fait, j’ai envie de rester avec toi… » mais je me rattrapai en ajoutant ces paroles qui me dédouaneraient peut-être de mes pensées impures : « j’ai envie de me rattraper Marsh’, de t’avoir laissé tomber comme ça. » Ou de te retrouver mais je n’avais pas le droit de dire cela, il était heureux et moi aussi.
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MessageSujet: Re: May I serve you something ? - Elia, Marshall Mer 26 Juil - 23:14


Elia Druckmann & Marshall Schultz

May I serve you something ?


Depuis la fin de cette soirée, la culpabilité d’Elia concernant sa peine le dérangeait, lui l’avait pleinement acceptée, il l’avait même choisie et chérie, sachant qu’il la méritait quoi que l’on en dise, malgré toutes ses motivations l’ayant semblées nobles à l’époque. Son départ avait juste été pour lui, la confirmation qu’il devait faire la chose la plus juste à ses yeux.

« Tu n’y es pour rien Elia, arrête de te blâmer pour ça. Tu sais quoi, viens avec moi. »

Sans attendre sa réponse, il entoura la main de celle qui chérissait plus que quiconque en cet instant de sa propre main encore humide de son labeur nocturne. Toute cette nuit, il n’avait fait qu’instaurer des barrières entre elle et lui, pensant que c’était la meilleure chose à faire. Lui-même luttait constamment, tant qu’elle était là, à ne pas enjamber cette ultime barrière. Mais tout ce qu’il n’avait vu n’était que la tristesse prendre possession de son être, en arrivant elle semblait lassée, mais à plusieurs reprises, il lui avait semblé l’avoir rendue triste. Et il refusait de réitérer les erreurs du passé, bien qu’une certaine distance devait être conservée, pour le bien des deux anciennes âmes sœurs. L’incohérence de son comportement révélait surtout deux désirs entre lesquels il constamment était tiraillé, une épée de Damoclès, qui ne risquait malheureusement pas de ne le blesser seulement lui, mais aussi elle, et sa priorité était d’éviter que cela se fasse. Claquant l’interrupteur principal du bar situé sous le comptoir, laissant son téléphone juste à côté, il traversa impatiemment le bar, dont les seuls visiteurs à cette heure devaient être des rats, auquel profitait l’absence de lumière. Pour la première fois depuis qu’elle était arrivée, un franc sourire, déforma son visage en diverses émotions absentes depuis des années, la joie, la satisfaction et d’autres sur lesquelles il ne voulait pas mettre de mots. Gravissant en quatrième vitesse les marches quatre par quatre, tout en veillant toujours à ce qu’elle ne perde pas pied. A l’étage, une marqua une courte pause, pour qu’elle puisse s’assurer de l’état de son amie. Elle dormait profondément, ronflant même. Il dévoila ensuite son visage, tout bonnement radieux, la fatigue chassée de son visage par l’éclatante vision de la femme à ses côtés, et ce même lorsque la fatigue marquait ses traits. Leur ascension durant encore une bonne minute, puisque l’escalier supérieur lui n’était guère éclairé. Jusqu’à ce qu’ils ne rejoignent le toit de New Town, un luxe offert à peu de personnes. Voilà de nombreuses heures, qu’il n’avait pas mis un pied dehors, et il eut l’agréable surprise d’être accueilli par un vent braisé. Le toit lui, à l’encontre du bar était un endroit épuré, propre, si entrecoupé du reste du bâtiment que les rares élus parvenus à cet endroit doutait que celui-ci appartenait bien au Red Horn. A l’abri des regards indiscret, se trouvaient deux hamacs, où lui et Al buvaient de temps à autre une bière bien fraîche, en discutant de tout et de rien, parfois d’Elia, des regrets les plus secrets de Marshall, leurs rêves, tout ce dont on ne les imaginait jamais discuter.

« Tu veux bien passer la nuit ici ? Ou du moins attendre le taxi avec moi ? »

Sans prévenir, Marshall renversa l’équilibre de son invitée, en la soustrayant du sol, une main solidement dans son dos l’assurait qu’elle ne risquait rien, l’autre au point de fléchissement de ses genoux, voulait elle s’assurer de son confort. Il l’entraîna sur l’un des hamacs aux motifs floraux, l’allongeant tout d’abord comme le ferait une entité bienveillante, puis il la rejoint à l’intérieur. Toujours soucieux du confort, du moins en apparence, il la fit bousculer pour allonger sa fraîche silhouette sur son corps. Ses bras formaient une ceinture de sécurité, celle qui la maintiendrait quoi qu’il arrive à l’intérieur du tissu pouvait sembler peu rassurant à l’extérieur. Sa chaleur était réconfortante, unique et inestimable.

« Désolé de puer autant l’alcool, je vis là-dedans. Et… Moi aussi j’ai envie de rester avec toi. »
AVENGEDINCHAINS


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MessageSujet: Re: May I serve you something ? - Elia, Marshall Jeu 27 Juil - 9:55


Marshall & Elia
⚜ LA NUIT GLACÉE RAPPELLE LE PASSE ⚜

Intriguée, je lui suivais. Je n’avais plus envie de me battre contre ces sentiments contradictoires qui m’étreignaient et, au contraire, je me laissai porter mon son audace. Non pas que je perde pied dans la réalité mais cette même réalité semblait me rattraper à l’instant lorsqu’il posa sa main sur la mienne, m’entraînant dans son périple nocturne. Je frissonnai lorsque ses doigts touchèrent les miens et laissai la vision du bar, de ce comptoir, de cet évier, de cette salle où nous avions précédemment dansés pour ne me focaliser que sur la courbe de ses muscles se dressant devant moi. Il était beau, personne n’aurait pu en démordre mais de cette beauté sauvage qui attire et qui fascine, ce n’est pas simplement un visage mais c’est aussi et surtout une âme. Nous montâmes et nous passâmes devant la chambre où gisait ma collègue, affalée sur ce lit en chien de fusil, prenant l’oreiller pour probablement l’objet de tous ses désirs. J’étouffai un rire sans lâcher cette main, pilier de ce moment.

Mes yeux s’écarquillèrent pour s’habituer au contact des lumières de la ville dansant sur mes pupilles et pour distinguer les différents éléments soulignés par la pénombre. L’air était frais mais guère maussade et la nuit avancée s’annonçait douce. Je distinguai les hamacs mais aussi, ce cadeau qu’il m’offrait. Marshall n’était point fait de mots mais plus d’actions et de doucereuses surprises. Je l’observai un instant mais, celui d’après, je me retrouvai entre ses bras. Non pas que j’en profite mais j’entourai de mes bras ses épaules imposantes, le regard inquisiteur quant à la suite des opérations qui suivirent rapidement. Tant et si bien que je n’eus guère le loisir de lui répondre puisque je fus estomaquée par sa demande, elle était sensiblement semblable à la mienne, quelques minutes, sous le plancher et les marches de ce paradis perdu en plein Wellington. Je ne pipai mot, pensant qu’il se posterait à mes côtés sur le second hamac mais il n’en fut pas le cas. « Vos désirs sont des ordres Monsieur Schultz » glissai-je d’un ton qui se voulait assuré mais qui sonnait peut-être un peu trop agité, de peur et de plaisir.

Je fermai les yeux, laissant sa chaleur se baigner, sentant chacun de ses points de contact sur mon être, mes cellules danser au bord du précipice que formait sa peau. Il me tenait solidement entre ses bras afin que je ne bascule point mais je ne savais comment me tenir. Au lieu de faire des manières, je m’allongeai de tout mon long sur lui, ramenant mes bras autour de son visage, cherchant le dessin de son profil que je dessinai de mes doigts. « Tu n’as pas pris une ride, c’est dingue ! » commentai-je comme pour expliquer mon geste, pourtant, je continuai mon ascension pour m’arrêter à la commissure de ses lèvres, ramenant mes deux mains autour de son cou, laissant mes doigts choir à l’entrée de sa nuque et ma tête de biais pour pouvoir observer ses yeux. J’enfouis presque ma tête contre son cou, sur son épaule afin de masquer cette obscurité qui m’habiterait lorsque la nuit serait terminée, des vilaines choses que je risquais de faire. « Je ne sens rien, que ton…odeur » ajoutai-je prudemment, ce parfum qui altérait bien trop souvent mes sens, autrefois. » Je relevai ma tête pour venir placer mes yeux face aux siens, mon nez face aux siens mes et lèvres face aux siennes, comme un reflet dans le miroir. Là, une vague d’inquiétude marqua mon visage et je retirai quelques mèches de son visage rassurant, du bout de mes doigts. « Tu n’as pas d’appartement ? Oh Marsh’, tu peux pas rester comme ça, tu vas venir à la maison. » Je déglutis à cette pensée mais après tout, il ne savait pas son nom, je n’aurais qu’à taire l’histoire qui nous avait animés et mon pseudo fiancé serait toujours prêt à aider, ou pas.
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MessageSujet: Re: May I serve you something ? - Elia, Marshall Jeu 27 Juil - 23:02


Elia Druckmann & Marshall Schultz

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« J’ai seulement pris un peu de barbe. Mais un jour l’âge me montrera cruellement ses revers. »

Une nouvelle fois, elle s’inquiétait de son bien-être et cet intérêt le touchait au plus profond de son être, savoir que quelqu’un veillait malgré tout sur lui, par tout temps, même lorsqu’il n’en avait pas besoin lui réchauffait son cœur inanimé par des années d’inactivité. Mais cette proposition ne l’enchantait guère, entrer dans son intimité, leur intimité de couple, n’avait guère les attraits d’un simple appartement, dans un quartier peu prestigieux, hanté par le fantôme d’une partenaire imaginaire. De plus, il ne lui avait fallu que quelques secondes pour s’imaginer, le genre d’aristocrate, hautain, fier et riche qu’elle devait à présent fréquenter.

« Quoi ? Si je dis oui, tu dormiras dans mes bras tous les soirs avec ton mari à côté ? Mais non, cet endroit est juste, l’équivalent d’une salle de loisir pour Al et moi, avec quelques bières cet endroit devient vite le paradis. Même, si je n’ai pas besoin de bière pour y être, tant que tu y restes. »

Il ne mentionna le réconfort apporté par le fait de frapper à de multiples reprises cet homme inconnu ayant volé la place qu’il avait occupé, des années durant, dix ans auparavant, et le revoilà derrière les barreaux, pour une autre décennie, définitivement une mauvaise idée, parfois il ne se contrôlait pas, du moins il appréciait perdre le contrôle.

« D’ailleurs, tu ne m’as pas encore dit, à quoi il ressemble ? C’est quel genre de personne ? Un homme bon ? »

Les réponses à ces questions, risquaient de le torturer, mais au fond de lui, il avait besoin de savoir quel personnage avait bien pu effacer son souvenir chez elle de longues années durant. Était-il meilleur que lui ? Mieux né ? Alors, qu’elle, s’affairait à chasser les cheveux de son visage, lui s’amusait tout de même à les replacer comme elles étaient auparavant, elle le cachait, tout comme elle était la seule à voire sa véritable personnalité, en une seule soirée, il avait plus parlé avec elle qu’avec quiconque. Doucement, sa main, glissa sur son visage, voulant l’approcher du sien. Ses lèvres cherchèrent les siennes, mais elles furent plus opportunes sur son front, où elles restèrent longuement, appuyant de toutes leurs forces ses volontés les plus secrètes. Quand elles s’éloignèrent, ce fut derrière sa tignasse blonde et somptueuse qu’il trouva refuge, alors que ses bras la serrèrent tant que s’il était possible leurs corps auraient pu ne faire qu’un. Où était la magie lui avait-elle demandée ? Il la tenait dans ses bras, sur le toit d’un monde des plus lugubres. Tant de choses, il tenait à lui dire, mais la rattacher à sa personne, à ses yeux n’était pas une bonne idée, elle était destinée à un être de lumière, lui n’était que le résultat d’un mélange non harmonieux, l’ayant à jamais marqué des ténèbres et fait de lui une sombre personne que peu tenait à connaître.
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MessageSujet: Re: May I serve you something ? - Elia, Marshall Ven 28 Juil - 23:23


Marshall & Elia
⚜ LA NUIT GLACÉE RAPPELLE LE PASSE ⚜

Ses mots accélèraient le rythme déjà fort de mon coeur tandis que la présence de ses mains contre mes courbes féminines réchauffaient mon corps à un point tel qu'une piscine ne suffirait à l'éteindre. Le souffle chaud de ses lèvres sur mon front distillait mes cellules une à une, celles ci s'entrechoquant jusqu'à me donner le vertige. Je me noufrissais de son essence, de ses caresses, de ses mots. Je puisai ma force de sa proximité, celle dont j'avais été privée il y a tant d'années. Trop longtemps à mon goût. Je ne savais que lui répondre mais je ne pouvais lui mentir alors je lâchai d'un ton las : " il n'est pas mon mari, j'arrive pas à lui dire oui. Je suis pas seule dans ma tête Marshall."

Évidemment qu'il ne dormirait pas au sein de mon lit car cette maison n'est pas la notre c'est le foyer que j'ai partagé avec un autre. Ce foyer où je ne me suis jamais sentie aussi bien qu'avant. Il manque quelque chose à mon coeur quej'ai su perdu au moment où nous avons été separés lui et moi. Pourtant cet homme m'avait apporté cette stabilité qui me manquait, cd contact que je fuyais. Il m'avait rattaché à la réalité et j'étais reconnaissante; guère capable de le quitter après ce qu'il avait fait pour moi. J'étais redevable a l'extrême même et je ne suis pas une lacheuse même si des pensées impures traversaient mon esprit. J'avais deux options celle de lui mentir ou l'honnêteté. Je devais être honnête même si ça me faisait souffrir face a son bonheur récurrent.

"Il est génial, parfait. On ne peut trouver mieux. " on pas Moi, ce n'était pas celui qu'il y avait de mieux pour moi mais je ne pouvais pas le lui dire car je le blesserais. Alors, je me contentai de rompre cette étreinte entre ses lèvres et ma chair pour incliner ma tête sur le côté et lui jeter cd regard qui lui est seulement réservé. "J'ai pas envie de dormir avec lui Marsh. " murmurai-je délicatement au creux de son oreille avant de laisser mes lèvres effleurer le contour de sa nuque, puis remonter le long de sa mâchoire et tracer un chemin jusqu'à sa joue. Là, je déposai un ultime baiser, tirant légèrement dessus avec mes dents, guère prédatrice mais plus vindicative. Jajoutai, redressant ma tête pour capturer entièrement son regard, baignant son visage de mes yeux : " Tu n'as pas le goût de l'alcool. Il y a des choses qui ne changent pas." Lancai Je non pas pour qu'il pense que je parlais du fait qu'il ne soit guère un ivrogne mais plus par provocationcar j'avais partagé son foyer, son intimité et je savais exactement l'odeur de miel et le goût sucré que produisaitle contact de sa peau sous ma langue.

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May I serve you something ? - Elia, Marshall

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