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 Emma + I love you, but I have to do it ...

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MessageSujet: Emma + I love you, but I have to do it ... Mer 2 Aoû - 22:49


I love you, but I have to do it.
Emma & Sora


Tu as couru plusieurs boutique dans la journée, enfin à ton propre rythme, faudrait pas que tu meurs avant d’avoir prévu au complet ton enterrement. C’est sans doute ridicule, mais ce n’est pas grave. Tu ne veux pas que ton père ait à le faire ou même Pacôme. Tu ne veux pas leur imposer cela. Puis ça te permet aussi d’être maitre de tes derniers instants sur terre. C’est absolument ce dont tu as besoin. Tu ne sais pas comment ils le prendront tes proches, mais ils ne prennent déjà pas très bien le fait que tu aies baissé les bras, mais faut croire qu’il ne tente pas de se mettre dans tes baskets. Tu ne peux pas souhaiter la mort d’une autre personne, alors tu fais avec. C’est tout. Tu le sais que tu vas mourir, tu ne sais juste pas quand exactement et heureusement, sinon tu serais sans nul doute capable de compter les secondes, les minutes qui te sépare de l’heure de ta fin de vie. Tu viens à peine de rentrer chez toi, tu regardes un peu partout tout en criant «   Y a quelqu’un ? Novy t’es là ?  » En voyant que tu n’avais pas de réponse, tu fus presque soulagé. Tu étais toute seule. Tu allas prendre ta douche, tranquillement, restant un long moment sous cette dernière pour te détendre, car tu avais du mal à ne pas penser à Pacôme depuis le barbecue. Enfin, tu prenais ton temps, autant profiter du temps qu’on t’offrait de toute façon. Une fois sortie de la douche, tu laissas tes cheveux humides et finissais par enfiler un long tee shirt à Pacôme, tout en enfilant un boxer de femme en dessous. Tu avais une petite idée pour t’occuper ce soir, tu avais su que November n’allait pas rentrer, alors tu étais plutôt contente de savoir qu’elle n’était pas dans les environs, tu allais pouvoir agir en toute tranquillité. Ton repas commandé au chinois, tu commençais à tout rassembler pour pouvoir faire un livre qui guiderait les personnes devant organiser ton enterrement. Tu étais concentrée que tu ne captais rien, ni même la télévision que tu avais allumé pour avoir une compagnie sans doute. Tu faisais des collages comme si tu préparais ton mariage, mais c’était beaucoup moins gai pour le coup. Tu aurais peut-être, non tu aurais adoré préparer ton mariage à vrai dire. Tu aurais fait tout pour pouvoir l’épouser, plus besoin de présenter l’élu de ton cœur, de cet organe central si capricieux qui ne te laisse pas l’occasion de vivre ta vie avec l’homme tant aimé. «   Oh putain … vous m’avez fait peur !  » Tu te lèves, tu vois le livreur de chinois aux côtés d’Emma et tu souffles, tu ne penses pas sur le coup à tout cacher. «   Je vais chercher l’argent, désolée .. .  » Que tu soufflais laissant tout ton bric à vrac étalé sur le sol du salon. Tu reviens et tu payes le jeune homme qui te laisse ton chinois et tu offres un sourire à Emma. «   Et ça va ? Tu fais quoi ici ? Tu veux manger avec moi ?  » Tu finis par suivre son regard qui se tient sur le sol. Tu commences à sauter sur le tout pour tout ranger et n’ayant pas de réponse de sa part tu insistes un peu plus. «   Allo Emma ?  » Que tu répètes plusieurs fois.

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MessageSujet: Re: Emma + I love you, but I have to do it ... Mar 8 Aoû - 23:34


Sora & Emmanuelle

I love you, but I have to do it


Sur le chemin du retour en rentrant du travail, cette peste de voiture faisant une fois de plus un caprice, je me balade en ville sans suivre le trajet débouchant chez moi. Une journée de plus s'achève. Le ciel gris à cette heure-ci est déprimant, de quoi recevoir la visite de monsieur coup de blues. Cette fraîcheur en plein mois d'août est l'une des choses que j'aime le moins dans ce pays, c'est le pôle Nord au pôle Sud ce truc. Là maintenant, j'ai juste envie de rêvasser en marchant le long des rues désirant oublier la routine de tous les jours dont je commence désespérément à me lasser.

Ma vie est littéralement métro, boulot, dodo ; je ne fais rien de mes journées excepter attendre ce coup de fil miracle qui va me signaler qu'une place de professeur s'est libérée. La dernière fois que j'ai reçu cette appelle, je suis sortie de l'audition avec une imposante déception. Cela va faire un mois et la boule au ventre est toujours présente. Je n'ai pas de doute concernant mes compétences, je sais ce que je vaux seulement cela n'empêche pas que j'ai été blessée de façon titanesque. La personne à qui le poste est revenu est probablement aussi douée que moi, je n'ai pas de rancœur et je la félicite, mais je perds du temps avec ces conneries... J'ai cette peur constante que cette saloperie de tumeur rapplique et ne me bouffe le cerveau avant d'avoir la possibilité de réaliser le rêve de ma vie. Enseigner l'histoire et l'art du violon. C'est tout ce dont j'ai envie, je ne demande rien d'autre que de boucler la boucle. Manque d'expérience m'ont-ils dit. Pauvres êtres stupide, comment veux-tu que j'ai de l'expérience si tu ne me donnes pas ce satané boulot. La logique de certaines personnes m'en bouche un coin. Donnez-moi ma chance. Si mes yeux se posent une nouvelle fois sur un livre, je vais devenir encore plus folle que je ne le suis déjà. La majeure partie du temps je suis cette petite brune joyeuse au sourire ambulant, toujours à dires les blagues les plus catastrophiques que les habitants de cette Terre aient pu entendre. Comme tout êtres humains j'ai mes bons et mauvais jours. La dernière alternative s'applique parfaitement à moi en ce moment.

☆☆☆

Je continue d'arpenter le long des bâtisses sans porter attention à la direction dans laquelle mes pas me mènent. Éventuellement en redressant la tête, je reconnais le grand immeuble dans lequel Sora et November habitent. Perdue dans mes pensées, je me suis retrouvée devant chez elles sans m'en rendre compte. Je ne suis pas dans mon assiette et la solitude en devenant pesante ce n'est pas la meilleure des solutions pour mon bien- être. Je compte sur mes amies pour me faire sourire un tant soit peu. Je n'aime pas rendre visite à l'improviste, cependant je m'oriente de plus en plus prêt en franchissant le seuil d'entrer du bâtiment. Je ne parviens plus à me contrecarrer et entre dans la cage ascenseur et appuie sur l'étage auquel je souhaite monter. Atteignant ma destination, quelques pas et je me retrouve devant la porte n°19 où quelqu'un se trouve déjà auprès de la sonnette. La porte ne s'ouvrant visiblement pas. Je m'approche à ces côtés. « Bonsoir, vous n'avez pas de réponses ? » L'homme que je reconnais comme étant un livreur de chinois me répond négativement, je sonne alors à mon tour. Pas de réponse, je sonne à nouveau et toujours rien. Si les filles ont commandée elles sont assurément présentes. En tendant l'oreille j'entends la télévision en marche derrière le morceau de bois qui nous séparent. Je m'embarque dans l'inquiétude que quelque chose soit arrivé. Je fais alors ce que je ne devrais pas faire et pose ma main sur la poignet et la porte s'ouvre aussi facilement qu'une lettre à la poste. Sora apparait assise à même le sol trafiquant tout un tas de feuille, avant d'avoir la chance de lui adresser la parole pour qu'elle sache que je suis là, elle se relève et sursaute de peur en me voyant avec le livreur. « Désolée, on a sonné, mais il n'y avait aucune réponse et en entendant la télé je me suis inquiétée. » Venir sans prévenir est une chose, entrer comme une voleuse en est une autre même si justifié. Alors qu'elle s'éloigne pour payer le livreur, je me penche curieusement sur la paperasse qui l'a tant distraite au point de ne pas entendre qu'elle recevait de la visite. Au cours de ma courte lecture et de ce léger coup d’œil, mon cœur rate un battement, si plusieurs. Ce simple mot, ce mot si douloureux qui veut tout dire me déstabilise et me tétanise. Cette fois-ci mon cœur se mit à battre beaucoup trop fort. Je ne m'attendais pas à tomber sur tel. Ces sentiments de tristesse et de colère m'envahissent. C'est une claque en plein visage que je me prends. Elle revient, elle me parle, je ne suis pas sourde je l'entends, mais je ne l'écoute pas. Je ne bouge pas, j'en suis tout bonnement incapable, mon regard est figé sur ces obscènes feuilles de papiers. Elle réapparait dans mon champ de vision et les feuilles disparaissent. Je ne pense à rien, la peine est trop présente. Je suis comme dans un trou noir. Mon visage ne projetant pas la moindre expression. J'entendis mon prénom plusieurs fois. « Explique-moi. » Lançais-je froidement d'un ton qui ne me ressemble pas. Ce n'est pas une demande. Je la regarde dans les yeux. « Dis-moi... que je n'ai pas lu ce que j'ai lu. »


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Dernière édition par Emmanuelle R. Lacourt le Sam 21 Oct - 18:27, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Emma + I love you, but I have to do it ... Jeu 10 Aoû - 22:17


I love you, but I have to do it.
Emma & Sora



Heureuse. C’est rare que tu le sois dernièrement. Cela fait un an que tu n’en peux plus de lutter. Tu baisses les bras et tu fais mine devant les autres de sourire. D’être forte. Mais tu ne l’es plus. Comment tu pourrais l’être avec tout c que tu avais pu vivre ? Comment. Tu n’en sais rien, mais la plupart de tes proches te disait d’y croire encore. Tu fermais les yeux ruminant parfois, les insultants même, histoire de te faire décompresser. Tout le monde voulait le meilleur pour toi, tu en avais conscience, mais merde. C’était dur à supporter, à vivre. Et personne n’avait l’air de le savoir. De comprendre. Sauf Muse. Elle était ton héroïne, elle te comprenait vivant la même chose que toi. Vous étiez mourante et vous acceptiez le destin de l’une comme de l’autre. Tu profites de la vie avec, tu vis, tu respires … et avec les autres tu dois espérer, y croire. Mais c’est une perte de temps à ton sens actuellement. Tu venais de prendre ta douche, heureuse d’être seule. Tu adorais la compagnie de November. Tu ne pouvais pas nier cela. Tu t’amusais bien avec elle, de bon moment, de bon délire. Tu n’aurais jamais pu penser à ça, mais c’est le cas. Et tu adores cela. Tu avais besoin d’être seule, pour ne pas t’enfermer dans ta chambre sans nul doute. Oui, car tu avais en tête depuis un moment, l’envie de prévoir ton enterrement, cela ferait peut-être moins de peine à ton père. Il n’aura qu’à assister à ce dernier sans ce soucié de choses chiantes qu’on pouvait croiser durant un enterrement. C’était comme préparer un mariage en plus morbide de toute façon. Enfin, tu es bien. Tu commences à prévoir les fleurs, la musique, car oui tu veux qu’ils s’amusent, qu’ils vivent enfin sans le poids que tu as la sensation d’être en faisant partie de leur vie. Enfin, tu commences à avoir faim, mais tu es tellement dans le mouvement de tes préparatifs que tu songes à ne pas y penser. De toute façon sans doute que le chinois arriverait rapidement.
Sauf que tu n’avais pas capté que des personnes étaient présentes dans ton appartement. L’angoisse. Tu n’avais rien capté. Tu vus donc Emmanuelle accompagné du livreur. Tu secouas la tête tentant de reprendre tes esprits le plus vite possible. Offrant un sourire aux deux. « Désolée … je vais bien j’étais juste un peu prise ! » Tu commences à te dire que tu aurais dû entendre, car Emma avait sous les yeux ce qui était ton futur enterrement loin d’être le même style de réaction qu’on pourrait espérer avec un mariage. Tu espères qu’elle ne va rien capter, mais ça serait ne pas la prendre pour une curieuse et tout le monde à une part de curiosité en soit, même minime. Tu laissas Emma et l’homme dans ton salon allant chercher de quoi le payer dans la cuisine, une fois fait tu le raccompagne à la porte pour pouvoir être seule avec Emma. Tu parles à Emma et tu captes assez rapidement que la jeune femme fixe tes choses, tu souffles et sautes dessus tentant d’happer l’intention de ton amie ! Tu répètes son prénom plusieurs fois, avant de lire une certaine expression sur son visage. Rapidement tout à disparu dans une grosse pochette sans doute tout froissé, mais peu importe. Tu attends une réaction d’Emma. Elle est complétement inerte durant quelques secondes. Le visage d’Emma est mort d’expression d’un coup. Comme si les neurones de cette dernière venaient enfin de se connecter pour lui faire comprendre, à ton plus grand malheur. Tu déglutis et ton visage toi démontre de la peine. Pas pour toi, mais pour elle. Enfin, elle te laisse entendre sa voix, mais ça ne te fait pas t’en plaisir que ça. Lui expliquer ? Mais quoi. Elle t’informe, elle veut que tu lui mentes ? Tu passes ta main dans tes cheveux, ton teint devient pâle et tu es complétement enraciné dans le sol. Tu ne bouges plus, tentant de ne pas craquer, tes lèvres s’entrouvre, comme si ça allait t’empêcher de fondre en larme. Pourtant ça marche. Respirer petit à petit aussi. Tu ne paniques pas malgré son ton froid et son regard complétement blottit dans le sien. Ton regard ne fuit même pas le sien. « Oui, tu as bien lu. » Tu hausses les épaules. « C’est pour mon enterrement … car je vais mourir, tu le sais ? » Tu le demandes. Mais, qui ne le sait pas. Tout le monde t’a vu croupir dans une chambre d’hôpital puis demander une sortie contre avis médicale. Merde. Tu ne peux pas continuer à laisser les autres te forcer à te battre. « J’en peux plus Emma. » Tu la regarde et ça te blesse d’imaginer pouvoir la blesser, pourtant tu le sais-tu le feras, sans le vouloir, juste pour une fois en pensant à toi. « Je suis désolée que tu l’ai vu … » t’es lèvre tremble, le ton de ta voix est tellement vrai qu’elle ne peut pas en douter. Tu hésites à venir la prendre dans tes bras, tu as la petite mignonne de tout le monde, mais ils ne comprennent pas et ne vivent pas ce que tu subis jour après jours depuis seize longues années.

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MessageSujet: Re: Emma + I love you, but I have to do it ... Jeu 24 Aoû - 9:28


Sora & Emmanuelle

I love you, but I have to do it


A ce moment-là, je ne suis pas au courant de la tournure des évènements à suivre. Ma balade à la sauce coup de blues, le chinois, la porte, l'inquiétude, l'effraction, l'apparition de Sora étalée sur le sol. Je m'explique en espérant qu'elle ne prenne pas mal le fait que je me sois introduite chez elle de cette manière avec un inconnu. Et rapidement elle m'offre un sourire mettant au placard mes inquiétudes. « Je vois ça, en effet. » Répliquais-je en ricanant et en lui envoyant ce que j'ignore être le dernier sourire avant l'orage. Sourire qu'elle ne vit pas, son dos me faisant face.

Et nous y voilà.

Originalement venue ici pour rigoler avec mes amies. Je ne pense plus à moi ou à mes soucis ou à mon coup de blues. Je m'oublie, tout ce qui compte au moment présent, c'est elle, celle que je considère comme ma petite sœur. Je ne peux dire contre qui et quoi je suis en colère. Une partie de moi veux engueuler Sora et lui faire comprendre qu'il y a toujours une lueur d'espoir puis une autre partie .. la comprend. J'ai parfaitement conscience de la situation de Sora, je la comprends plus qu'elle ne pourrait l'imaginer. Je suis passée par là. Et c'est parce que je la comprends que nous n'avons jamais cherchées à approfondir le sujet de la maladie toutes les deux. Que ce soit la sienne ou la mienne. Nos conversations ne tournent pas autour de ça. À l'époque, je n'en parlais pas parce que ça me bouffait déjà assez le quotidien comme ça et je ne voulais pas que cette saleté s'impose dans tout ce que je faisais et tout ce que je vivais. Je n'en parle pas non plus aujourd'hui, parce que je tiens à profiter de ma liberté avant qu'elle ne rapplique à nouveau. Je suppose que Sora résonne de la même façon. Je n'ai pas vécue son calvaire aussi longtemps. Seize longues années contre quatre. Mais le temps est-il réellement important ? Nous avons le malheur d'expérimenter, cette détresse, cet épuisement. Devoir accepter et attendre... Attendre que quelque chose se produise. Un miracle ou la fin.. J'ai attendue mon miracle, qu'avais-je à perdre ? Et je l'ai eu ce miracle. J'ai survécu à l'impossible. Mais sous prétexte que JE m'en sois sortie, je ne peux me permettre de la faire espérer. Oui, il y a de grande chance qu'elle ne survive pas. Si vraiment elle vit ses derniers jours, au lieu de planifier son enterrement, elle devrait vivre les jours qui s'offrent à elle. Qu'à-t-elle à perdre ? Bien sûr elle pense différemment.

De l'autre côté, la colère... J'avais là la preuve qu'elle n'avait plus d'espoir de survie, alors qu'elle avait une chance d'être épargnée par le sort auquel elle est certaine de ne pas échapper. Mais ça ne semble pas lui suffire. Tout ça à cause d'un organe défectueux. Elle ne mérite pas ça. Personne ne le mérite. Surtout pas elle. Comment la blâmer ? Quand l'épuisement prend le dessus, l'espoir s'envole. Je l'ai vu craquer. Au lieu de la forcer à y croire ou d'ignorer le fait qu'elle n'en puisse tout simplement plus, on se doit de l'aimer. Et je l'aime.

Et voilà ; c'est de cette façon dont je devrais résonner.. Mais le choque de ma découverte, me fais perdre raison.

Il ne reste que de la peine. Je suis tétanisée. Je ne pense plus et en revenant à moi, je suis quelqu'un d'autre. Je ne suis plus la Emmanuelle compréhensive dont la compassion est incommensurable. Je deviens Emmanuelle la têtue ignorante et égoïste incompréhensive. Parce que le choc est trop grand. La claque est trop forte. Puis je prononce mes premiers mots depuis avoir découvert ce foutoir en la fixant attentivement. Elle n'apprécie pas plus la situation que moi et est visiblement tout aussi bouleversée. Elle ne quitte plus mon regard. Et c'est ça le pire. Elle me parle et je l'écoute sans prononcer un mot en retour. Je la laisse s'exprimer, dire ce qu'elle a à dire en retenant visiblement ses larmes, d'un ton désolé, elle l'est. « Je sais. » Répondis-je simplement désolée, ne quittant pas un seul instant son regard. Et à partir de là, en lunatique je me transforme. Si tu savais à quel point je te comprends ma belle... Mais je ne peux pas te laisser faire.. Je ne veux pas. Je refuse que tu abandonnes. Égoïste je deviens. Je pourrais pleurer, mais mes yeux sont secs, comme mon âme. « T'as pété un câble. » Je pourrais demander à mon seigneur de m'aider à me contrôler, mais je ne crois pas en son existence et deviens incontrôlable. « C'est quoi cette connerie ? » Aie-je étais aussi égoïste un jour ?



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MessageSujet: Re: Emma + I love you, but I have to do it ... Sam 14 Oct - 15:57


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Du monde chez toi. Rien de vraiment anormal. Sauf quand tu sais que tu dois cacher un tas de chose à des personnes. Mais, tu n’y penses même pas sur le coup. Tu penses juste à expulsé le livreur avec son argent. Puis le moment que tu n’aurais pas espéré arriva. L’enterrement, cette chose si horrible à faire pour un vivant quand il perd son proche, sauf que toi c’était toi le proche qui allait être enterré. Ce n’est pas simple pour toi. Pas simple de te tenir droite devant Emma. Qui est comme une grande sœur. Ton connard quant à lui bat, il bat, et son battement résonne comme un rire moqueur envers toi, envers cette situation dans laquelle tu te retrouves devant Emma. Tes lèvres se pince, ton teint devient blême, mais faut dire que tu ne veux pas te battre avec quiconque pour avoir droit à la fin que tu désires. Si tu t’écoutais, tu serais déjà en Suisse, mais tu continuais d’avancer, de subir, ils n’avaient pas l’air de comprendre. Merde. Tu ne vas pas mentir. Oui, tu penses à ton enterrement, le dire à haute voix à un de tes proches ancrés à ton cœur te bouleverse, mais tu campes sur tes positions. Tu ne peux pas changer d’avis, ta vie elle n’a plus aucun espoir, puis souhaiter la mort d’un autre n’est pas une chose à laquelle tu veux t’adonner. Car un bout de foie, un rein, la mort de l’autre n’est pas obligatoire, ça peut être un don, mais un cœur, c’est tout bonnement la mort de l’un des deux protagonistes, toi ou l’autre. Et tu ne veux pas souhaite à un autre de subir pour toi. Tu restes tremblante à l’écouter. Tu ne sais pas trop comment te défendre, car tu n’as pas à le faire après tout. La mort ça fait partie de la vie, tu ne veux juste pas laisser les autres maitriser ta fin de vie. En l’écoutant tu as comme l’impression d’être un monstre, tes lèvres trembles, la moutarde te monte au nez. Elle ne peut pas te regarder comme ça, te demandant ce qu’étais cette connerie. C’est impossible. Tu ne te trompes pas. Tu vis, tes derniers instants, mais tu le fais. Tu cesses de penser aux autres ? Égoïste ? Tu n’en sais rien. Tu n’&arrives pas à cocher toutes les cases de ce mot. Tu ne penses pas qu’à toi dans cette histoire, mais tu as beau vouloir faire les choses correctement, tu finis tout bonnement par y croie, croire que tu es un monstre. Alors, tu dois agir comme ça ? Tu n’&as plus qu’à foutre Emma à la porte vu que tu es un monstre. Les émotions se mélange en toi, de toute part, tu ne sais plus où tu en es, tu es paumée, clairement enfouie dans un sable mouvant qui t’enseveli sans même te laisser un brin d’air. Elle sait que tu es mourante. Elle le sait, mais elle n’accepte pas. C’est ça ? Sans doute. Ta main glisse sur ton front et les larmes l’emportent. Tu n’es pas si forte que ça. « Ouai complétement tarée, mais pas plus que vous, qui vous voilez la face ! » Tu souffles. Ton regard si triste, si brisé s’ancre dans le sien. « Moi au moins je souhaite la mort de personne sauf la mienne ! » Qu’ils réfléchissent. Qu’ils y pensent. « Tu veux me voir survivre, toi, les autres, mon père … mais merde. Voir une autre personne mourir pour ma gueule, ça me plait pas. Je ne suis pas égoïste, même si le ton que tu utilises me ferait croire le contraire ! » D’un revers de la main tu essuies tes larmes. « Ce sont mes conneries, t’es pas obligée de rester et les supporter. Je n’ai rien demandé à personne ! » Que tu finis par lâcher en soufflant, déglutinant avec énormément de mal, comme si c’était cette boule à l’estomac qui t’empêchait de respirer. « Je pourrais fuir en Suisse ou autre lieu qui m’offrirait le repos éternel, mais je continue de suffoquer pour vous épargnez, mais vous vous pensez qu’à vous … seize ans ! » Tu grognes et grimace tout en époumonant à sortir cette simple phrase. « J’ai fait des sacrifices, j’y ai cru, sacrifiant l’enfant que mon amour pour Pacôme … et au final je laisse rien … sauf une image d’égoïste, c’est ça Emma … c’est ça que je représente pour vous … » Tu secoues la tête, tu deviens de plus en plus faible, à t’en laisser glisser sur le sol. Tu vas mourir et tu ne te fais plus de faux espoir la dessus. Pourquoi seule Muse te comprends, pourquoi.


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