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 Only You. ☆ Pancake. ღ

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MessageSujet: Only You. ☆ Pancake. ღ Mer 20 Sep - 15:34

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Looking from a window above, It's like a story of love. Can you hear me? Came back only yesterday, I'm moving farther away. Want you near me. All I needed was the love you gave. All I needed for another day. And all I ever knew. Only you. Sometimes when I think of her name, When it's only a game... And I need you. Listen to the words that you say, It's getting harder to stay. When I see you. All I needed was the love you gave. All I needed for another day. And all I ever knew. Only you. This is going to take a long time And I wonder what's mine. Can't take no more. Wonder if you'll understand, It's just the touch of your hand, Behind a closed door. And All I needed was the love you gave. All I needed for another day. And all I ever knew... Only you... [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]



Emmitouflé dans ton cafard, tu n’as de cesse d’amenuiser les réserves d’alcool du bar.
Tel un pirate sanguinaire et aguerri, tu engloutis alors mille et uns Whisky, dans l’optique d’apaiser ton cœur transi par l’agonie.
Oh... mais pourquoi es-tu si maussade, ce soir ?
Pourquoi autant de désespoir ?
Et ces larmes traîtresses, pourquoi viennent-elles encore dénaturer le bleu azur de ton regard désormais empli de brouillard ?
Tout simplement car ta vie s’est subitement transformée en ton pire cauchemar...


Ivre de chagrin, d’amour et de lui, tu en perds progressivement la tête et te réfugie dans ce qui te semble être ta seule porte de sortie : le Whisky.
Gisant sur l’un des fauteuils couleur désespoir du bar, tu laisses maintenant ta tête retomber de tout son poids contre le comptoir.
As-tu vraiment le choix ?
Non, car tu es si ivre que ta tête et ton corps ne tiennent même plus droit.
Tu es bien trop grisé...
... au point que tu as l’impression d’être désarticulé...
... et d’avoir perdu toute once de ta dignité.
En outre, tu as le sentiment d’être un déchet de l’humanité...
... et tu ne dois pas être très éloigné de la vérité...
Ô... tu te fais toi-même bien trop pitié...


À deux doigts de t’endormir – voire de t’évanouir, tu sens ton cœur annihilé s’écraser dans ta poitrine... et progressivement mourir.
Dévasté par les intenses sentiments interdits qui consument et torturent ton cœur, tu bois un dernier verre de cette liqueur, histoire de trinquer comme il se doit à ton incommensurable malheur.
À la tienne, petit monstre de cruauté !
À ta santé, même si tu ne mérites que de crever !
Lève ton verre, petit enfoiré, quand bien même tu es consumé par le fait que tu ne peux t’empêcher d’aimer ton seul et unique bien-aimé !
Allez... vas-y... une toute dernière infime gorgée... juste pour essayer de tout oublier de cette fatalité !
Qui sait, peut-être que celle-ci – à contrario de tes mille premières tentatives désespérées - va marcher ?

Seul, tu lèves physiquement ton verre, puis bois derechef son contenu de misère.
Combien de litres as-tu bu...
... pauvre ivrogne au cœur éploré ?
Oh... tu ne le sais même plus...
... il y a longtemps que tu as arrêté de compté...


Rattrapé par les bras de Morphée et par les effets néfastes de l’alcool qui a eu raison de ton être esquinté, tu tombes dans un profond sommeil et te mets subitement à ronronner.
Ivre mort, tu t’endors... abandonnes ton corps... et es presque content de ton triste sort.
Pouf ! Toutes tes pensées s’envolent !
Oubliés, envolés, rêves utopiques dignes des plus beaux contes de fées !
Ouf ! Tous tes souvenirs s’immolent !
Embrasés, terrassés, jours enchantés qui se tapissent au plus profond de ton cœur dévasté !
Tu t’endors... et oublies momentanément tout de Drake et de cet amour passionné qui te dévore.
Ô... Espérons que tu sois enfin mort..
.


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As-tu plus froid, peur ou mal ?
C’est tout bonnement infernal.
Où es-tu ? Que fais-tu ? Qui es-tu ?
Tu ne le sais tout simplement plus.
Tu as la tête lourde et dévastée, au point que tu as l’impression que des milliers d’araignées sont en train de ronger ta cervelle et tes pensées.
Tout est décidément bien trop flou, incertain et insensé.
Mais que t’est-il donc arrivé ?!
Oh... mince... tu as décidément tout oublié...


Allongé au milieu de l’herbe fraîche d’un parc, tu es recouvert par la rosée.
Bon sang... mais qu’est-ce que tu as fait ?!
Tu te relèves péniblement, encore ravagé par les litres d’alcool que tu as ingurgité.
Tu sens alors une vive douleur te saisir tout entier, et tu ne peux t’empêcher de crier. C’est comme si une bombe avait explosé dans ton estomac, ravageant et triturant tous tes organes d’ores et déjà bousillés.
Est-ce là une souffrance liée à tes côtés fêlés ? Ou à ton cœur éploré ? Ou encore à ton taux d’alcoolémie bien trop élevé ?
Oh... c’est sûrement un cocktail regroupant les trois idées...


Tu te mets difficilement assis... car ta tête tourne et te déstabilise sans le moindre répit.
Tu essaies alors de te souvenir de ta soirée, histoire de comprendre ce qui t’es arrivé, mais, étant encore bien trop alcoolisé, tu ne fais qu’échouer.
C’est le trou noir.
Et tu as peur.
Ô... quel désespoir...
Ô... quelle horreur...
C’est définitivement un cauchemar...
Et tu pleures...


Tu te mets difficilement debout, vacilles comme la flamme d’une bougie.
Tu as l’impression que tes jambes, qui ignorent tout de tes envies, font leur propre vie.
Tu essaies néanmoins de faire quelques pas, mais tu ne fais que tomber encore plus bas.
Tu tombes, t’écorches les genoux, saignes, souffres et pleures, mais ce n’est rien comparé aux sentiments qui se sont à nouveau emparés de ton pauvre cœur.
Oh... Drake... je t’aime... mais j’ai si peur...
Oh... mon amour... est-il trop tard pour réparer toutes mes erreurs ?
Oh... mon Doudou... aurons-nous encore droit au bonheur ?
Oh... mon prince... comment te dire que tu es à jamais mon âme-sœur ?


Un bruissement de feuilles te fait sursauter et tout oublier de tes pensées amoureuses et désespérées.
Oh... mais qu’est-ce que c’est ?!
Tu es désormais pétrifié et tétanisé.
Tu aimerais pouvoir t’extirper de ce calvaire insensé, mais tu ne sais même pas où tu es...
Alors... comment peux-tu procéder ?
Tu n’en sais rien, car tu es bien trop alcoolisé, déboussolé et effrayé pour réfléchir en toute sérénité...
D’un geste pitoyable, tu te saisis bien difficilement de ton téléphone portable, qui, miraculeusement, est toujours au fond de la poche de ta veste imperméable.
Tu tentes de l’allumer, mais l’écran reste aussi noir et triste que l’est le désespoir de ton pauvre cœur éploré.
C’est loupé...
Qu’as-tu d’autre, sur toi ?
Tu cherches, fouilles, et regardes ce que tu as attrapé entre tes doigts.
Le bilan est maigre : seulement ton porte-monnaie et un trousseau de clés.
Oh... Mais... Mais c’est MERVEILLEUX ! Il y a la clé... la clé de ta voiture ! LA clé !
Tu vas pouvoir t’en aller !
Mais... où ton bolide est-il garé ?
Tu l’as aussi oublié...
Oh... non... mais quel empoté !
Te voilà bien avancé !
Tu es irrémédiablement coincé...


Tu ères désormais dans la nuit, à l’instar d’un zombie.
Tu marches, sans but précis, avant de tomber nez-à-nez avec ton reflet, sur la vitre d’une cabine téléphonique défraichie.
Tes vêtements sont troués, déchirés et tâchés ; on dirait que tu es sans-abri depuis des années.
Tu es aussi très sale, amoché et ensanglanté ; à croire que tu t’es battu au cours de cette terrible soirée.
Tu te fais honte, tu ne te reconnais plus.
Mais qui est donc cet ange déchu ?!
La réponse t’importe peu, car tu sens bientôt qu’il pleut.
Tu t’empresses alors d’entrer à l’intérieur de la cabine, afin de te sauver des gouttes d’eau qui font d’ores et déjà frissonner ton échine.
Une fois protégé de cette pluie d’été, tu te laisses tomber et pleurer.
Bon sang, mais qu’as-tu donc fait ?!
Tu te recroquevilles sur toi-même, pétrifié, à l’image d’un gros bébé.
Les démons de ton esprit tourmenté ne cessent alors de te torturer, et c’est bien pire que tout ce que tu as déjà dû traverser.
L’enfer.... c’est ta réalité.

Tu restes là, puisque tu es perdu et que la pluie ne s’arrête toujours pas.
Mais ton regard se pose bientôt sur le téléphone qui trône en maître juste devant toi.
Un téléphone ?! Tu es sauvé !
As-tu de la monnaie ?!

Tu farfouilles dans tes poches, et insères dans la fente de la machine toutes les pièces que tu as pu y trouver.
Mais... Mais qui... qui vas-tu appeler ?!
Rose ? Alejandro ? Julia ? Austin ? Céleste ? Grace ? Judy ? Ou peut-être Anastasiya ? Tu as beau essayer de t’en souvenir, tu n’arrives pas à te rappeler de leur numéro de téléphone en entier...
Oh... tu sais ce qu’il te reste à faire... tu n’as plus le choix...

Tu composes alors le seul et unique numéro de téléphone que tu connais par cœur... en espérant que son propriétaire ne t’en voudra pas d’être réveillé à cette heure...
Au bout du fil, quelques tonalités sonnent... tandis que, dans la cabine, tes sanglots résonnent.
Tu entends bientôt sa voix... ce qui fait derechef exploser ton cœur et ton émoi. « Douuu... Douuu... » Tes sanglots sont multipliés par cent, dès que sa voix d’ange berce tes tympans.
Ta respiration est difficile et saccadée, au point que tu as l’impression que ton cœur va te lâcher.
Tu paniques, trembles, tombes... et rattrapes de justesse le combiné.
« J... J’ai f... froid... Je... Je suis pe... perdu... »
C’est clairement un appel à l’aide.
Et lui... lui seul est ton remède.
Va-t-il cependant être capable de te secourir ?
Oh... il ferait mieux de te laisser mourir !

« Il... f... fait tout... tout n... noir... J’... J’ai p... peur. »
C’est là des sanglots pareils à ceux d’un bébé apeuré.
Va-t-il néanmoins se sentir touché et concerné ?
« J... Je suis te... tellement dé... dé... désolé... » Oh... oui... je suis tellement désolé...
Désolé que ça te retombe dessus... alors que tu n’as rien demandé...
Désolé de te déranger en pleine nuit... alors que j’ai bien trop picolé...
Désolé pour tout le mal que je t’ai fait endurer...
Mais, surtout... désolé... désolé...
...je suis désolé de t’aimer...

« J... Je ne... me sens pas... bien... »
Ton amour doit sentir l’alcool jusqu’à l’autre bout du fil, tant ta voix en est imprégnée.
Entend-il néanmoins ton cœur saigner et hurler qu’il l’aime à tout jamais ?
« J... Je craie... Je crois que... que j’ai... fait... nain porte... n’importe quoi... » ... dès la seconde ou je t’ai quitté.
« S’il... S’il te plaît... J... J’ai... besoin de... de toi... »
Mais je n’ai pas besoin de toi car je suis perdu, seul, alcoolisé, triste et effrayé... Non, j’ai besoin de toi... simplement car je n’ai jamais eu de cesse de t’aimer... et qu’il en sera ainsi, pour l’éternité...

Viendra-t-il néanmoins te sauver ?
Le conte de fées est-il encore à ta portée ?
Pourra-t-il à nouveau se résoudre à t’aimer ?
Est-ce que l’océan infini de possibilités est encore en activité ?
Oh... tu n’as jamais cessé de l’espérer... en secret...


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Dernière édition par Apple S. Hawkins le Ven 22 Sep - 16:32, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Only You. ☆ Pancake. ღ Jeu 21 Sep - 19:59

supprimé par erreur... bam


Dernière édition par Drake Whiteley le Dim 29 Oct - 17:07, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Only You. ☆ Pancake. ღ Ven 22 Sep - 16:25

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Il suffit d’un seul et unique "oui ?"... et ton enfer se métamorphose instantanément en un radieux paradis.
Les démons de ton cœur éploré en sont même annihilés... puisque la voix héroïque de ton ange bien-aimé les a chassés... puis tués.
Tu vas d’ores et déjà mieux, rassuré par ce chant de sirène délicieux et merveilleux, mais tu ne peux empêcher ces larmes traîtresses de détruire tes yeux.
Oh... mais pourquoi es-tu donc si malheureux ?
La réponse est simple : tu es irrémédiablement et inconditionnellement amoureux...
Mais.... dans ce cas, pourquoi est-ce que tu pleures ?
Pourquoi es-tu si incapable d’être ami avec le bonheur ?!
Pourquoi es-tu dépité ?
C’est parce que tu es très, très, très loin de vivre le conte de fées que tu rêvais...
Mais... Mais pourquoi ?!
Parce que tu ne d’endors plus entre les bons bras...
... parce que tu ne chéris plus les lèvres de celui qui fait naître ton émoi...
... parce que tu te fourvoies en disant "je t’aime" à un homme qui arrivera toujours en seconde place...
... et parce que tu rêves, toutes les nuits, que ton Doudou... à nouveau.... t’embrasse...


Il prononce ton surnom... et tu sens derechef que vos cœurs battent toujours à l’unisson. Espérons maintenant que tu as raison... et que tu ne fantasmes pas cette délicieuse impression à cause d’un trop plein de boisson...
« Oui.... c’est m... moi... Et c’est... c’est si bon... d’entendre ta... ta voix ! » Tu marques une courte pause dans ton discours enflammé, juste le temps d’extirper un hoquet de ton corps ravagé par ton état d’ébriété. « Tu... Tu m’as trop... mangé... euh... manqué... » Tu sembles avoir perdu ton filtre à mots et à sentiments, et tu parles – sans même t’en rendre compte - uniquement en fonction de ce que tu ressens... « D’dou... Je... Je t’... » Ô... Doudou, je t’aime... je t’aime jusqu’au firmament...
Mais tu ne peux aller jusqu’à la confession de cet amour brûlant, puisque ton ange te coupe en plein élan... en te demandant où tu te trouves aussi tardivement.
Où es-tu ?!
Mais comment le saurais-tu ?!
Tu es perdu...

« Je... Je ne sais pas... » Tu es simplement entouré de noir et de désespoir. Mais... une seconde... où viens-tu de te laisser choir ? « Je... Je suis dans... dans une canine télémormique... » Tu as de plus en plus de mal à articuler, et tu as honte de livrer des paroles aussi invraisemblables et hachées. Alors tu prends sur toi... et réessaies : « ... une... cab... cabine... télé... téléphonique... » Il y a un léger progrès... mais cela ne t’empêche pas de te sentir terriblement débile et gêné... d’autant plus envers celui que tu n’as jamais eu de cesse d’aimer...
Tu laisses maintenant se balader tes yeux... et tentes de décrire ton environnement au mieux. « Je... Je vois... de gros arbres... Ils... Ils me font peur... » Tétanisé, tu es pareil à un bébé qu’on aurait abandonné en pleine forêt. Vite, vite, regarde de l’autre côté ! « Et... Et derrière moi... il... il y a un petit mac... euh... un petit lac... je crois... » Cette étendue d’eau noircie te pétrifie aussi, car tu es persuadé qu’une créature mystique et sanguinaire s’y tapit. « J... J’ai si peur, ici... » Tu fermes alors les yeux... pleures d’un chagrin silencieux... et espères de tout cœur que ton valeureux prince charmant viendra te sauver des flammes de cet enfer désastreux.
Il t’emmènera ensuite vivre dans son château bâti dans les cieux... où vous vivrez heureux, tous les deux, noyés dans votre amour aussi pur que le diamant le plus précieux...
Oh... quel rêve si doux et merveilleux...


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« Tu as bu ? » Aussitôt cette bombe lancée, tu te mets derechef à repleurer.
Oh oui... tu as bien trop picolé... mais tu es tétanisé à l’idée que ton amour se mette lui aussi à te juger...
Dois-tu maintenant lui révéler la vérité ? Vu ton état d’ébriété... est-ce que ça sert à grand-chose d’essayer de la lui cacher ? Non... et tu le sais...
« Je... Juste un petit peu... » Tu n’as jamais eu aussi honte de toute ta vie, au point que tu aimerais te réfugier dans un trou de souris. « J... En fait... je... j’en ai... un peu... eu... be... besoin... »
Oh oui... j’ai terriblement eu besoin de boire, mon bien-aimé...
... car que ça me tue de ne pas pouvoir oublier le goût de tes baisers...
... car je te veux te serrer contre moi... à tout jamais...
... et, surtout, car je t’aime... pour l’éternité...


Ton amour t’informe qu’il va bientôt venir te sauver, puis te demande de rester là où tu es et de ne plus bouger.
Ah... si ton bien-aimé savait que tu n’arrives même plus à te relever et que tu es complètement paralysé... il saurait que cette capacité t’a quitté il y a bien des heures, désormais...
Quoi qu’il en soit, tu hoches de la tête en pleurant, comme s’il était juste en face de ton corps navrant. « Merci... Merci... à l’infini... Je... Je ne sais pas... co... comment te remercier... » Ta gratitude dégringole de ta voix et suinte par tous les pores de ton corps, à l’instar de tout cet amour qui te – vous ? -dévore.
Ouf ! Tu es incommensurablement rassuré !
Ouf ! Tu seras bientôt sauvé !
Ouf ! Tu pourras bientôt étreindre ton bien-aimé !
Ouf ! Tu vas pouvoir lui dire en face que tu n’as jamais cessé de l’aimer !
Et tu pousses bientôt un soupir d’extase incontrôlé...
... alors que tu t’imagines en train de l’enlacer et de l’embrasser...
Est-ce que tu pourras cependant faire de ce rêve une réalité ?
Ô... Seigneur... tu l’espères... mais la réponse t’effraie..
.

Va-t-il raccrocher le combiné et t’abandonner... le temps d’arriver ? Tu espères de tout ton cœur que non, car tu ne veux plus jamais le quitter. « S’il... S’il te plaît... Est-ce... Est-ce que tu... peux rester... au phorphone... avec... avec moi ? » Ta voix est implorante. Quant à tes larmes incessantes, elles sont plus qu’alarmantes.
Tu espères de tout cœur qu’il restera au bout du fil, et, pour éviter qu’il ne se défile, tu reprends derechef la parole de ta voix infantile. « Dou...dou... » Tu as peur. Mais tu t’en fiches : tu es décidé à enfin laisser parler ton cœur... « J... J’arrête pas... jamais... pas... de penser à toi... » Des sanglots entrecoupent tes nouvelles paroles, tandis que, le long de ton visage, se forme comme une espèce de petite rigole. « ... tout... tout le... temps... Toi... toi... toi... et encore toi... » Ton chagrin déchiquète ta gorge et tes larmes brouillent ta vision, tandis que ton cœur est comme recouvert d’une sorte de lave en fusion. « Et... Et même si... je... je n’en ai pas le... le droit : ... tu me mangues... euh... manques... con... constamment... tout le temps... sans répit... » Tu as du mal à respirer, mais ton cœur, lui, est plein de vie et réveillé. « Tooout... Tooout le... temps... »
Seul, recroquevillé dans ton petit coin tout froid, tu fermes les yeux, pleures, et espère de tout cœur que ton prince charmant sera bientôt auprès de toi.... et dans tes bras. « Je... J’ai... besoin... de... d’un... câlin. » Tu marques une courte pause, juste le temps de prendre une grande et profonde inspiration. « De... ton... câlinoj... » Et tu l’aimes... et tu l’aimes... et tu l’aimes... « Tu... Tu voudras... bien... m’en... m’en faire... un ? » Et tu pleures... et tu pleures... et tu pleures...
Reverras-tu un jour le bonheur ?

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MessageSujet: Re: Only You. ☆ Pancake. ღ Sam 23 Sep - 16:04

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La petite voix qui se meurt à l’autre bout du fil ; la tienne qui tremble et vacille. Comment réussissiez-vous à vous parler, autrefois ? Désormais, chaque fois que tu entends sa voix, c’est comme si tout cœur partait en éclats, et tu serais bien incapable de démêler tes pensées fragiles.
Et lorsqu’il prononce ton surnom, tu te sentirais presque revivre — hélas, tu sais que c’est encore bien trop tôt pour oser espérer. Il est fiancé, tu ne dois pas l’oublier. Dans ce cas, pourquoi s’amuse-t-il autant de tes sentiments ? Hier ne lui a pas suffit ? Et encore la fois d’avant ! Chaque coup de téléphone qu’il te passe te ramène inexorablement vers une période beaucoup trop sombre, mais à la fois si lumineuse que tu en as des vertiges.
Et tu tombes, tombes, tombes, et la fin n’arrive pas. Y a-t-il des anges, aussi bas ? Fait-il noir et morne, fait-il sombre et fade ? Des lumières, tu n’en vois pas, il n’y a que le noir de la nuit, le noir de ses pupilles qui te regardent. Apple, ne me, ne me regarde pas ! Parce que sitôt qu’elles auront transpercé tes yeux, tu en retomberas irrémédiablement amoureux.
Et tu tombes, tombes, tombes, mais la fin ne viendra pas.

Il pleure, et il pleut, bon sang qu’il doit fait froid ! Sa voix frêle tremble et tu t’emmêles avec elle. Est-ce vraiment, vraiment raisonnable de retourner le voir ? De retrouver ses yeux, et de s’y perdre davantage — ce labyrinthe ô combien merveilleux qui te donne des mirages —, mais il pleut, il pleut, et il a froid. Tu ne réfléchis pas, lui demandes aussitôt sa position, sans te rendre compte que tu as interrompu une poignante déclaration. Et de toute façon, avais-tu réellement le droit d’entendre de si beaux mots ? Rappelle-toi d’hier, tu ne lui as pas fait de cadeau.
Il bégayes encore plus, et la conclusion t’apparaît très clairement : ton petit chat n’est plus très sobre, et si tu ne viens pas, Dieu sait où est-ce qu’il finira.
Et ses descriptions ont beau être ébréchées, tu réussi maladroitement à visualiser. Voyons, cherche bien : un lac, des arbres… oui, ça t’a tout l’air d’être un parc. Mais lequel ? Ne bouge pas, je viens, je t’aime et je viens. Tu y mettras le temps qu’il faudra, mais oui, oui, Apple, ne t’en fais pas, tu y arriveras. Et sitôt que tu auras aperçu son visage tu te jetteras dans ses bras, parce que tu meurs tant d’envie de le sentir tout contre toi…
Arrête. Tu te fais du mal.
« Je… je crois que je vois. » En réalité, tu ne sais pas exactement dans quelle direction tu es censé aller. Mais à quoi bon l’inquiéter ? Ton petit ange semble déjà suffisamment paniqué — rassure-le, bon sang, il ne demande que ça ! « Mais tu n’as pas à avoir peur… Tout va bien se passer, ne t’inquiète pas, je suis là. » Et tu te demandes réellement si tu as prononcé ça à haute voix…

Cherchant des yeux de quoi t’habiller, tu finis par lui demander s’il a bel et bien picolé. Mais c’est ridicule, ridicule et cruel, de le questionner, puisque tu connais déjà la vérité… Pourquoi continues-tu à le tourmenter ? Il a peur ; il a froid, et tu ne l’aides vraiment pas ! Là, enfile ton tee-shirt, et trouve-toi un bas, ensuite, tu n’auras plus qu’à courir dans ses bras.
Oh, et il te l’annonce finalement, que s’il a bu, c’est à cause de toi. Tu te sens mal. Tu as peur, toi aussi, peur de le revoir, mais ce n’est pas pire que la douleur qui, elle, ne s’efface pas. Inspire, expire, doucement, tu peux parler, tu verras, c’est facile. « Je suis tellement désolé... » C’est sorti tout seul, et tu plaques une main devant ta bouche, comme pour l’éviter de proférer d’autres révélations. Il n’a pas besoin de tes états d’âme, il souffre déjà suffisamment. Et tu t’en veux, tu t’en veux tellement… Mais ne bouge, ne bouge surtout pas, j’arrive. Une fois ta veste passée sur tes épaules, tu sors doucement de la chambre, fais le moins de bruit possible pour ne pas réveiller Rose. La pauvre doit être éreintée, elle aussi… Chut, moins fort ! Le porte n’a jamais autant grincé. « Tu n’as pas à me remercier… c’est… normal… Je ne peux pas te laisser comme ça tout seul... » Et j’ai tant, tant besoin de tes bras. Mais ça, tu ne le diras pas.

Tu attrapes tes clés, sors de l’appartement ; ton cœur bat mille fois plus vite, doucement, doucement, il va exposer !, et ton amour demande de ne pas raccrocher. Comment pourrais-tu ? Il ne te laisse pas le temps de répondre, et surenchérit. Oh, mais ces larmes, coulent-elles sur ses joues ou bien sur les tiennes ? Tu ne pleures pas, mais c’est tout comme, ton cœur explose de ce trop plein d’émoi incontrôlé.
Oh, et si seulement, si seulement il lisait à travers le silence que tu laisses couler ! Qu’y verrait-il ? Des je t’aime, des je t’aime par millier ; cesse donc, tu n’as pas le droit d’y penser. Votre amour est mort, votre histoire enterrée. Et ça te brûle ? Comment, tu as mal ? C’était le prix à payer, et tu l’as tout de suite su, même si tu as préféré l’occulter. Apple, nous nous sommes perdus. La forêt était trop luxuriante, le désert trop sec, la nuit trop noire. Un pas à gauche, et vous êtes tombés. Disparus, comme ça, à jamais.
Lentement, tu enfonces la clé dans le contact, démarre la voiture.
Il fait froid, il pleut ; et à l’autre bout du fil, c’est ton amour qui pleure. Sa voix qui soupire et puis se meurt, tu es seul avec le silence ; encore. Il pense à toi, il n’arrête pas, tandis que tu ne fais que te répéter ce qu’il ne faut pas. Es-tu stupide ou bien aveugle ? Ou alors les deux ? Il va décidément aussi mal que toi. « Oh, Apple, je… non, je ne peux pas… Écoute… on était censés passer à autre chose… Et c’est toi-même qui me l’as dit, tu t’en souviens ? » Tu ne t’en souviens que trop bien ; et tu as mal rien que d’y penser. « Tu m’as demandé de t’oublier... Tu m’as dit que… que c’était le mieux à faire… » Avait-il raison, au final ? Est-ce que ça aurait vraiment pu vous préserver ? « Mais… Mais je n’ai pas pu... » Tais-toi, bon sang, tais-toi ! Il n’a vraiment pas besoin de savoir tout ça ; toutes ces choses que tu gardais enfuies très — trop ? — profondément en toi. Tu ne les as jamais oubliées… mais ça t’aurait pourtant bien épargné… Mais c’est trop tard, bien trop tard désormais. « Je suis désolé… Parce que je sais que je ne t’aide pas du tout… surtout que tu es… fi-fiancé... » Il s’étrangle dans ta gorge, et tu crois étouffer. Mais pourquoi est-ce tout le temps si dur ? Fi-fiancé, fiancé, il est fi-fiancé. Dis-le plus fort, aurais-tu peur d’y arriver ? Fi-fian- dis-le, fiancé, bon sang ! « Tu… tu es… tu es fiancé... » Ta voix craque définitivement, et tu sens de nouveau les larmes monter. Ah, enfin. Le dire à haute voix, c’est presque pire que d’avoir senti son alliance contre tes doigts.

La nuit est encore plus noire depuis ce constat, et la pluie redouble de violence — peut-être sait-elle quelque chose de tes souffrances ? En vérité, tu ne sais pas exactement où est-ce que tu vas, mais une chose est sûre, c’est que tu ne pourras pas tomber plus bas. Un câlin ? Vraiment ? Tu veux un câlin ? Oh, mais ce n’est pas bien difficile, tu n’as qu’à demander à ton fiancé, ce sera plus rapide ! Et d’ailleurs, pourquoi ne l’as-tu pas appelé, lui ? Ç’aurait été beaucoup plus facile. La réalité te frappe chaque fois un peu plus fort, si fort que tu te demandes pourquoi tu n’es pas déjà mort. N’y a-t-il jamais de fin ? Et toi aussi, tu aurais tant besoin d’un câlin… « Je ne crois pas que… enfin... Est-ce que tu penses que c’est évident pour moi ? » Tu soupires, parce que la réponse, tu ne la connais pas. « Est-ce que tu penses sérieusement que… que j’avais envie que ça se passe comme ça ? » Écoute-toi deux secondes, ce que tu dis n’a pas de sens. S’il t’a quitté pour cette alliance, alors tu aurais préféré ne plus jamais le revoir. C’est trop, trop dur, et tu as mal, bien trop mal. « Enfin…, pardon, je... oublie tout ça. Je suppose que tu ne veux pas le savoir. » Oh que oui, tu aurais préféré ne plus jamais le revoir.
Tu passes devant un premier parc, mais aucune cabine téléphonique en vue. Apple, amour, où es-tu ? Une petite angoisse nait au creux de ton estomac, une douleur vive — allez, une plus, une de moins — et tu as du mal à réfléchir. Où a-t-il bien pu aller ? Il ne peut pas être si loin, tout de même… « Est-ce que tu te rappelles du bar où tu étais ? » Voilà un indice qui pourrait t’aider. Il fait si noir, si nuit, et tu commences sérieusement à paniquer, toi aussi. Et s’il s’était définitivement perdu ? Mais non, arrête tes bêtises. Il t’attend, et il ne bougera pas — du moins, l’espères-tu.

Tu avances toujours un peu plus, et il semblerait que le monde devient gris. L’aube est encore loin devant, et le crépuscule loin derrière — serait-il minuit ? Tu es un peu fatigué, et si, si inquiet pour lui… Pourquoi est-il parti ? Après s’être jeté du troisième étage, il s’est peut-être blessé… Oh et pourquoi n’est-il pas resté ? « Il… il faut quand même que je sache... » Tu reprends la parole, d’une voix de plus en plus inaudible. « De-depuis… depuis quand… est-ce que... ? » Depuis quand as-tu littéralement brisé nos vies ?

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MessageSujet: Re: Only You. ☆ Pancake. ღ Dim 24 Sep - 21:13

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Looking from a window above, It's like a story of love. Can you hear me? Came back only yesterday, I'm moving farther away. Want you near me. All I needed was the love you gave. All I needed for another day. And all I ever knew. Only you. Sometimes when I think of her name, When it's only a game... And I need you. Listen to the words that you say, It's getting harder to stay. When I see you. All I needed was the love you gave. All I needed for another day. And all I ever knew. Only you. This is going to take a long time And I wonder what's mine. Can't take no more. Wonder if you'll understand, It's just the touch of your hand, Behind a closed door. And All I needed was the love you gave. All I needed for another day. And all I ever knew... Only you... [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]



Tu n’as connu qu’une seule véritable histoire d’amour, au fil de ta vie...
Tu avais promis à ton autre que vous seriez ensemble pour toujours, mais tu t’es enfui...
Au revoir à tous vos merveilleux jours... tués par cette foutue maladie...
Tout n’est maintenant plus que colère et enfer, car tu es cruellement en manque de cet être qui t’est si précieux et cher.
Oh... tu donnerais tout ce que tu possèdes pour pouvoir faire machine arrière...
Mais il faut te rendre à l’évidence : ce souhait n’est rien de plus qu’une pauvre et irréalisable chimère.
Tu es parti... pour le protéger...
Et maintenant que tu es guéri... et que tu l’as retrouvé...
... tu comprends que tu as mal agis... et aimerais tout effacer.
Mais c’est fini... le rêve ne redeviendra plus jamais réalité...
Ô... à quoi bon être en vie, si c’est pour être séparé de ton bien-aimé ?
Plus tu y réfléchis... et plus tu te dis que tu aurais mieux fait de te laisser crever...


La nuit est sombre et pleine de terreur.
La pluie, elle, renforce la pénombre et ton horreur.
Tu es seul face à toutes ces ombres, tu es mort de peur.
Heureusement que ton amour est là... et qu’il parvient à t’apaiser rien qu’à l’aide de sa voix...
« J... J’ai hâte... que... que tu sois relà... » J... J’ai hâte... mon bien-aimé... de te prendre tendrement dans mes bras...
Il te demande de ne pas t’inquiéter et d’arrêter d’être si effrayé, car il sera bientôt à tes côtés. Tu t’efforces alors de songer à des idées plus gaies – tu t’imagines en train de le dévorer d’un doux baiser passionné, mais vous abordez bientôt le fait que tu as bien trop picolé - dans le seul but de tout oublier de votre amour passionné - et tu te remets derechef à pleurer.
Il te confie alors qu’il est désolé... mais tu es dans un tel état d’ébriété que tu ne saisis pas pourquoi il ressent le besoin de s’excuser. « P... Pourquoi... être dé... désolé ? » Oh... tu es désolé, mon bien aimé ? Désolé ? Désolé de m’avoir bien trop et parfaitement aimé ? Désolé d’avoir été la seule personne à avoir réussi à faire de ma vie un véritable conte de fées ? Mon ange, tu n’as absolument rien à te reprocher... « C’est... C’est moi.... C’est... de... ma... ma... ma gauche... faute... » C’est... C’est de ma... faute, mon cœur, si je pleure et me noie dans ce putain océan de malheur... « J... J’ai... J’ai bou... bousillé ma vie... tout... tout seul... » J’ai... J’ai bousillé ma vie dès l’instant où je t’ai quitté...
C’est... C’est moi, j’ai... j’ai tout brisé...
Oh... mais... mais... mon bébé, s’il te plait...
Dis-moi que ce n’est pas une fatalité...
Dis-moi qu’on peut facilement s’en relever...
Dis-moi qu’on va vite se retrouver...
Dis-moi que cet océan infini de possibilités n’est pas terminé...
Dis-moi que ton cœur n’a jamais cessé de brûler pour notre amour passionné...
Dis-moi que tu n’as jamais cessé de m’aimer...
Dis-moi qu’un jour nous serons mariés...
Dis-moi que tu feras ta vie à mes cotés...
Dis-moi que le conte de fées peut encore être réalité...
Dis-moi qu’il nous suffit de nous aimer...
Dis-moi que tu m’aimes pour l’éternité...
Dis-moi que nos rêves sont encore d’actualité...
Dis-moi que notre amour est plus fort que tout ce qui a pu se passer...
Dis-moi... Dis-moi que tout ce que j’espère est vrai...
Mais tu restes muet et sourd à l’appel de mon cœur dévasté...
... qui finit par s’effriter... se recroqueviller... et s’annihiler...
Tout est terminé.
Et c’est moi qui ai tout gâché...


Tes larmes d’amour dévorant creusent dorénavant des fossés sur tes joues d’enfant. On jurerait qu’elles brûlent ta peau avec acharnement, à l’instar d’un acide surpuissant. Tu as mal, mais cette torture est loin d’être aussi colossale que celle que tu ressens au plus profond de ton cœur infernal.
Tu avoues que tu penses constamment à celui que tu aimes... mais lui ne te renvoie qu’un semblant de haine.
Ô... Quelle brûlure...
Ô... Quelle torture...
« B... Bien sûr que... que je m’en... sou... soutiens... souviens... » Comment pourrais-je oublier ce jour maudit ? Comment pourrais-je oublier ce jour qui a gâché nos vies ? Oh... il est gravé en moi, pour toute la vie. « Oui... Il... Il fallait que tu masses... passes... à autre ch... chose... et que... tu m’oublies... » Il fallait que je t’éloigne de moi, mon roi, car il était hors de question que tu assistes à ce qui aurait dû être mon trépas !
Mais... comment pourrais-je maintenant t’avouer que je t’ai quitté car je devais mourir ?
Comment te dire que j’ai traversé le pire ?
Oh... non, je refuse de te faire davantage souffrir...

« C’était... C’était le... le mieux... pour roi... toi... » Mais tu n’en es finalement plus très sûr... et te retrouves alors dans une bien fâcheuse posture... « Mais... Mais ja... jamais je n’ai dit que je... que je devais t’oublier ! C’est... C’est toi... qui... qui devait... passer à... à autre dose... chose... Pas... Pas l’inverse... » Et même si tu avais voulu tourner la page, tu sais que tu aurais été incapable de survivre à cette épreuve qui t’aurait indéniablement fait faire naufrage. L’oublier ? Haha... mais quel mirage !
« Tu... Tu n’as pas bu... pu... ? » Tu répètes ces dernières confessions, pour être sûr que ce n’est pas là le fruit de ton imagination.
Il n’a pas pu...
Il n’a pas pu...
Il n’a pas pu...
Oh... tu ne comprends plus...
... et tu es irrémédiablement perdu...
« Tu... Tu n’as pas pu... quoi ?! »
Ta voix est gorgée de ton émoi.
Il n’a pas pu... Il n’a pas pu... Mais... il n’a pas pu... faire quoi ?!
Est-ce que ça veut dire... qu’il t’aime comme autrefois ?
Est-ce que ça signifie... qu’il n’arrive pas à vivre sans toi ?
Oh... calme-toi... les réponses à ces questions ne sont positives... que dans ton triste cas...


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] .....[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

« Tu… tu es… tu es fiancé... » Boum. La bombe fixée à ton cœur a explosé et a tout déchiqueté. Brisé... Envolé... Dévasté... Tout est annihilé. « Tu... Tu crois que je ne le sais... p... pas ?!?! » Tu crois que je ne sais pas que j’ai fait la plus grosse bêtise de toute ma vie ?! Tu crois que je ne regrette pas de lui avoir dit "oui", à cet instant précis ?! « Mais... Mais ce n’est p... pas... parce que je suis vi... viandé... fi... fiandé... » Oh... mais pourquoi rebutes-tu autant sur ce mot, toi aussi ? Est-ce parce qu’il t’écœure autant qu'il dégoûte ton véritable chéri ? "Fiancé"... "fiancé"... "fi-ancé". Allez, réessaies ! « ...fi... fiancé... que je t’ai ou...blié... ou que mes sen... sentiments pour toi ont chanté... changé... » Oh... dans quoi t’es-tu encore embarqué ?! Bon... puisque tu viens de commencer, autant te résoudre à aller jusqu'au bout de la confession de ton cœur éploré... « Je... Je ne l’aimerais jamais... comme... comme je t’aime... toi... » Je n’aimerais jamais quiconque plus que toi, ma petite puce des bois... « Il... Il n’y a que toi... Il... Il n’y a toujours... eu que... que t... toi... Et... il... Il n’y aura... toujours... que... que toi... » Si tu avais été pleinement lucide, tu te serais sûrement ajouté sur la liste d’un génocide. Mais tu laisses parler ouvertement ton cœur, sûrement aidé par la liqueur que tu as ingurgité durant cette soirée placée sous le signe du malheur... « C’est... C’est toi... » Et ce sera toujours toi... à chaque fois...
Transi par cet amour infini, tu ressens maintenant l’irrépressible besoin de te réfugier tout contre ton chéri. Malheureusement, ce dernier s’empresse de s’opposer à ton envie. C’est cruel et ça te brise le cœur, mais tu mérites finalement tout de cette douleur. « Je... » Oh... et puis vas-y, pleure, ça ne changera plus rien à ton malheur ! « Je... Je sais... que... que ça a dû être di... difficile... » L’emploi du passé est-il de mise ? Est-ce que les cicatrices de son cœur se sont remises ? Tu l’ignores... Mais il commence bientôt à se confier et à éclore - beau bouton d’or, avant de tirer des conclusions trop hâtives et de tout clore. « Si... parle-moi... Je... Je veux savoir ce... ce que tu... ce que tu allais me dire... s’il te près... plaît... » Est-ce que tu es prêt à entendre sa vérité ? Tu ne le sais pas toi-même, petit montre de cruauté, mais tu veux être fixé sur les sentiments qui peuvent encore – pour toujours et à tout jamais ? - le brûler...

Ton amour a néanmoins du mal à te localiser. Il n’y a rien d’étonnant à cette difficulté, puisque tu ne sais même pas toi-même où tu t’es fourré. Le bar où tu étais ? Oh... si seulement tu t’en souvenais... « Le... Lequel b... bar ? » Tu en as fait au moins trois, ce soir, et tu ne te souviendras jamais de tous ceux-là ! « Le... Le dernier avait... une... avait une façade violée... violette... » Réfléchis ! Tu dois quand même pouvoir lui donner un indice plus précis ! « Il... Il avait un nom bi... bizarre... » Désolé, mon tendre bien-aimé, je ne sais pas si je vais pouvoir beaucoup t’aider à me retrouver... Mais, quoi qu’il en soit, j’espère que tu ne vas plus trop tarder...
De son adorable voix brisée, ton amour te demande depuis quand tu es fi... fi... fiancé. "Tu es fiancé"... oh... tu as maintenant l’impression que ce mot sert à t’insulter, et tu laisses un grand frisson te traverser. « Que... Quelle importance ?! Ça... Ça ne va pas... entre lui et moi... Ça... Ça ne durera peut-être pas... » Est-ce l’alcool qui te fait parler ainsi ? Ou y as-tu mûrement réfléchi depuis que votre couple n’est plus à l’abri ? Les mensonges... la paternité cachée... la solitude... le délaissement... l’absence... est-ce que ça a finalement eu raison de ton cœur anéanti ? Probablement, puisque tu t’imagines aisément vivre sans lui... au contraire de celui qui est l’homme de ta vie. « Est-ce... Est-ce que tu... seras bientôt... là... ? » Est-ce que tu seras bientôt là ? Vite, vite... je n’en peux plus de me languir de toi...

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MessageSujet: Re: Only You. ☆ Pancake. ღ Sam 30 Sep - 22:16

Apple & Drake
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Can you hear me? Came back only yesterday, I'm moving farther away. Want you near me. All I needed was the love you gave, all I needed for another day and all I ever knew. Only you.


Parce qu’il n’y a pas de bonheur sans le malheur, parce que, sans le noir, nous ne pourrions pas voir les étoiles, tu te demandes s’il pleure pour la bonne raison.
C’est sans aucun doute la réflexion la plus idiote que tu aies jamais eue, mais tu te sens si perdu que n’importe quoi réussit à te faire réfléchir, ce soir. Apple, amour, chéri, trésor… Pleures-tu parce que tu es parti ? Pleures-tu parce que tu as fini par revenir, malgré nous, et que nous ne voyons plus le bout de toute cette douleur ? Pleures-tu sans aucune raison, simplement parce que, comme moi, tu te sens horriblement seul et perdu ? Où sont les étoiles censées briller dans le noir ? Ou est le bonheur, lorsque règnent le malheur et le désespoir ?
C’est comme un miroir, en vérité, un petit écho de cristal, qui répercute vos deux visages. D’abord, il y a le sien. Le sien, si beau, si triste, son visage qui pleure tant que tu as l’impression que ses larmes n’ont jamais séché véritablement.
Et le tien. Celui qui se craquèle déjà, celui qui a été rongé à l’acide ; tu penses être tel que la glace — tu gèles et puis fonds pour regeler ensuite.
Alors, tu es si... « Désolé… désolé pour ce que je t’ai dit, hier… Pour la manière dont j’ai réagi alors que… que je suis au moins aussi fautif que toi... » Tu murmures à demi, arrive-t-il à entendre ta voix ? Ça n’a sûrement pas d’importance, qu’il entende ces mots-là ou pas. « Et la manière dont on s’est séparés… Ce… ce n’est pas de ta faute… plutôt de la mienne, en vérité... » Tu n’as oublié un seul des mots qu’il t’a prononcé, ce soir-là, en particulier ceux qui expliquaient la raison de son départ. Était-ce cependant un autre et énième mensonge ? Tu ne le sauras probablement jamais, au final, mais cette vérité-là te suffit déjà bien assez. « Alors, je suis désolé… pour tout ça... » Et aussi, je suis désolé de t’aimer à ce point, lorsque je sais que le ‘nous’ est impossible...
Le souffle court, tu descends les escaliers, le cœur battant toujours à deux cents à l’heure. Allons, calme-toi, pourquoi est-ce si terrible, brutalement ? Tu dois respirer normalement, et surtout, garder l’esprit clair. Réfléchis, réfléchis, car le trouver ne sera pas une mince affaire : comment es-tu supposé le retrouver, si tu n’as aucune idée de l’endroit où il a bien pu aller ?

Lorsque tu repenses à l’après-midi que vous venez de passer, tu as des frissons, et une étrange impression. Qu’est-ce que ce f-froid qui pa-paralyse ton cœur ? Une épine de glace qui s’enfonce doucement ; tu as le souffle coupé, et les yeux qui pleurent. Hé, respire, ça va aller, tout va bien se passer. Mensonges, mensonges, rien ne va jamais, tout finit toujours par imploser. Et si ce n’est pas toi qui meurs ce soir, serait-ce ton bien-aimé ? Cette optique te réveille instantanément de ce semi-coma hypnotique, tu mets le contact et démarres la voiture doucement. Elle ronronne, et avance patiemment, tandis que tu réfléchis encore plus rapidement. Un bar, quelque part, où il aurait pu aller. Un bar, quelque part, vite !
Mais la voix qui continue à l’autre bout du fil ne t’aide pas à te concentrer dans tes objectifs. Il pense à toi tout le temps. C’est faux, faux, tu ne le laisseras pas te faire croire d’aussi belles choses. Oh non, pas maintenant. Peut-être es-tu un peu trop brutal dans ta réponse, car tu entends les larmes redoubler de violence sur ses joues. Oh, et tu es si désolé, mais qu’aurais-tu pu dire d’autre ? Que tu l’aimes ? Que sans lui, tu n’es pas entier ? C’est ridicule, ridicule, vous étiez censés vous oublier… « Sauf que c’était bien stupide de me demander ça, si toi-même tu étais incapable d’y arriver ! » Car au fond, même si tu as essayé, tu as lamentablement échoué, et tu continues inlassablement de l’aimer...
C’est si absurde que tu aurais envie de te gifler.
Malheureusement, tes mots devancent tes pensées, et tu lui confies malgré toi que tu n’as jamais pu l’oublier. Oh, mais quel imbécile ! As-tu réellement envie de tout détruire ? Dans tous les cas, tu es très bien parti… « De-depuis... depuis que tu es parti... J'ai... J'ai essayé de réfléchir et de comprendre ce qu'il s'était passé... mais... mais je n'y ai pas réussi... La vérité, Apple, c'est que je n'ai pas pu t'oublier... » La vérité, c’est que tu l’aimes, tu l’aimes bien plus que tu ne veux l’avouer ; mais c’est impossible, rappelle-toi, c’est impossible de l’aimer. « Mais maintenant... quand je vois où on en est tous les deux... » … je frissonne, meurs, ou bien défaille ?

Mais stop. Arrête-toi là. Il est fiancé, de toute manière, et il n’y a plus aucune raison d’espérer. De-depuis quand notre vie a-t-elle tant changé ? Est-ce depuis que tu as commis la plus grosse erreur de toute ta vie… ou bien quand Apple a choisi d’unir la sienne à un autre ? Quoi qu’il en soit, vous n’avez jamais été aussi désespérés, quand bien même tout la responsabilité vous revient. Tu n’es pas le seul coupable, Apple, oh que non. Tu le sais toi-même, que je ne fais rien droit, il y a toujours un moment où tout part de travers, et je ne sais jamais pourquoi. Et pourtant, tu devrais l’avoir compris, depuis le temps… « Mais… mais alors pourquoi est-ce que tu me dis tout ça ? Est-ce… est-ce que tu cherches à me faire culpabiliser et à me dire que j’ai tout foutu en l’air ? Je le sais, ça, ne te donne pas cette peine. » Que cherche-t-il à te reprocher au juste ? Oh, amour, es-tu saoul à ce point ? Mais il est loin de s’arrêter là.
Oh… mais pour-pourquoi ?
En dix petites secondes de rien du tout, il perce un petit trou dans la glace qui enrobe ton cœur.
En dix petites secondes de rien du tout, elle fond, se meurt, et laisse passer une once de chaleur.
En dix petites secondes de rien du tout — seulement dix, vraiment ? tu perds la voix, le souffle, et freine un peu brusquement.
Wow, doucement, ne vas pas te tuer maintenant. « Attends... attends, j'ai besoin... j'ai besoin de deux secondes... Tu es... tu es en train de me dire que... que ces deux ans, que ces deux ans c'était juste... juste quoi au fait ? » Un vide. Un creux immense, béant, insupportable, douloureux et lancinant. Mais pourquoi ? Pourquoi être parti s’il t’aimait tant ? « Et tu... tu me dis que rien n’a changé... » C’est dur, dur d’y croire, lorsque tu connais l’histoire dans son intégralité. Une question, une seule, juste une, Apple, et tu te promets de te sentir mieux. « Mais... Mais alors pourquoi est-ce que tu es parti ? » Pourquoi, pourquoi s’être autant fait souffrir ? C’était là, sous vos yeux depuis le début, et aucun de vous n’a été fichu de s’en apercevoir ? « Je croyais... je croyais que c'était évident, depuis le début... Enfin pour moi ça l’était... » Mais tu as toujours tout faux, tu vois tout trop noir ou tout trop blanc ; ça finit par tant t’aveugler que le monde devient intangible. Tout est donc basé sur des mensonges ? Des faux espoirs, des faux souvenirs, des fausses promesses et des fausses envies ? La nuit serait-elle rouge, tout compte fait, et non pas noire ?
En vérité, ça été bien pire, tellement pire que simplement difficile, si tu savais… Sans doute la plus longue année de ta vie… Mais tu t’es souvent demandé si ça ne valait pas la peine de la raccourcir, au point où tu en étais. Mais à chaque fois, à chaque fois que tu y songeais, ça te mettait dans un état encore pire. Tout arrêter, juste pour ça ? Commettre l’irréparable alors que lui est bel et bien heureux de son côté ? Oh, que c’est ridicule et pitoyable. Au final, c’est peut-être bien ton ego qui t’a sauvé de ce cercle infernal… « Non, non, ça n'a pas dû être difficile ! C’est difficile, Apple, c’est difficile parce que je... » t'aime, je t’aime tant que ça me brise. « ... je suis perdu, en vérité... complètement perdu... » car j’ai peur de me réveiller dans mon lit, les yeux rougis de larmes, et de m’apercevoir que le rêve est fini. Est-il possible qu’il devienne encore pire ? « Je perds pieds, et pour tout te dire... ça me fait peur... » si peur que j’en cauchemarde, la nuit, si peur que je cligne parfois des yeux en espérant ne jamais les rouvrir. « … parce que c'est dur, tellement dur, de ne pas savoir quoi faire... » ni savoir quoi dire, lorsque ton cœur hurle je t’aime jusqu’à en mourir. Je t’aime, je t’aime tant, pour toujours et à jamais, mais j’ai peur, bien trop peur de le dire... « Et j’aimerais vraiment réussir à ne plus avoir peur… mais pour ça il faudrait que je t’oublie… et… et je me suis rendu compte que j’étais incapable de te laisser tomber... »
 Oui, tu es enchaîné, que tu le veuilles ou non, et ces chaînes-là, nul ne pourra les briser. Fer, fer blanc, fer forgé ? Fer rouge sur ton cœur, fer rouge du sang que tu as laissé couler.

Complètement décontenancé, tu accélères légèrement — ce que tu as hâte de le retrouver ! C’est fou, d’avoir si peur et d’être en même temps si pressé ; tu en frissonnes et a chaud à la fois. Tes pensées et tes mots deviennent alors deux éléments totalement indissociables, et tu parles sans vraiment t’en rendre compte. Oh, mais vas-tu te taire, bon sang ? Tu te tortures, tu le tortures, pour au final pas grand-chose.
Chut alors, tais-toi juste, laisse le silence continuer ce que tu n’aurais jamais le courage de dévoiler.
Chut, alors, juste, tais-toi, et laisse tes paroles suspendues, peut-être ne relèvera-t-il même pas ?
Oh, mais quel idiot tu fais là, comme s’il allait laisser couler… Allons, peux-tu véritablement tout lui avouer, après t’être tu pendant deux années ? « Je n'allais pas… enfin… C’est seulement que... que je ne sais pas si tu peux imaginer ce que je ressens, là, maintenant... et même si tu y arrives, je ne sais pas si tu peux comprendre. » Comment le pourrait-il, au fait ? Vous êtes tous deux partis sur des chemins bien différents, mais lequel était le plus facile ? Tu serais bien en peine de le dire. « Quelques fois… J’ai encore l’impression que nous sommes invincibles, tous les deux… et lorsque je me rends compte que tout est fini… que ce "nous" n’existe plus… Je me demande… qu’est-ce que nous avons fait pour tout détruire… Ça me fait mal d’y penser, mais je n’arrive pas à faire autrement ! C’est horrible, vraiment horrible, Apple, de ne pas comprendre... »

Allez, il ne peut plus être bien loin. Même si ses indications ne t’aident absolument pas, tu ne perds pas espoir. Avec un peu de chance, tu l’auras déniché avant le lever du jour…
La nuit peut être désespérément longue, tu le sais, ça... Tu ne le sais que trop bien, malheureusement… Mais ça ne sert à rien de s’y replonger maintenant. N’en as-tu jamais assez de sans cesse sombrer dans ce flot de souvenirs ? Souvenirs tous plus douloureux les uns que les autres, et qui te griffent, te mordent, te saignent et te tuent à petit feu. Et lorsque ce ne sont pas eux, c’est le présent qui s’acharne sur toi. Mais le supplice, le supplice n’aura-t-il jamais de fin ? C’est ce long chemin sur lequel tu marches, tapissé d’épines et d’aiguilles ; c’est cet immense océan de lave que tu traverses à la nage, sous le soleil de plomb, malgré les nuages noirs au dessus de toi.
Tu te sens trahi, tu es déçu — mais comment peux-tu lui en vouloir ? Depuis le début, vous jouez avec le feu, et toi tout particulièrement. Comment peux-tu lui reprocher d’avoir voulu partir, lorsque tout menaçait d’exploser ? C’est faux, il est parti lorsque tout allait bien, après que la tornade soit passée. Oh mais tu connais le proverbe, c’était simplement le calme avant la tempête, le lendemain tu allais encore tout réduire en poussières. Il t’a devancé – est-ce pour ça que ta peine reste inextinguible ? « Ça ne va vraiment pas, ou est-ce que tu cherches juste à te donner bonne conscience ? » Mais d’où te vient ce ton si froid ? « Excuse-moi… je ne sais juste plus où me placer… » Nulle part, peut-être ? Tu n’as pas de place avec lui ; mais pourquoi ne t’es-tu pas encore arrêté ?

Tu gares la voiture un peu maladroitement, et sors, frissonne à cause de la pluie battante. Une goutte roule et glisse le long de ta colonne vertébrale ; un petit doigt de glace qui entre dans ton corps, ronge et brûle ton cœur jusqu’au sang. Est-ce tu as mal ? Oui, un peu, pas encore assez pour te faire oublier cette autre, autre incommensurable douleur qui te consume.
Il fait noir, tu trembles un peu, puis un peu plus. Apple, Apple, mais où es-tu ? Il y avait cet autre soir, cette autre nuit encore plus noire ; noire de la silhouette blanche de l’hôpital. Il y avait cet autre soir, cette autre nuit où il allait si mal ; es-tu allé le voir ? J’ai essayé, j’ai tout fait pour le retrouver. Oh, allons, c’est ce que tu te répètes, sur l’oreiller, pour moins t’en vouloir ? Que c’est pathétique, vraiment, de tenter et de tenter vainement de s’en persuader. Tu sais que c’est faux, pourtant, que tu aurais pu faire bien mieux que ça. Mais quoi ?
Et tu la vois enfin.
Mais oui, la cabine, juste là ! Une silhouette dedans — reconnaissable entre mille — et tu presses le pas. « Je suis là. » Et tu n’as jamais parlé aussi bas. Tu marches si vite maintenant que tu cours presque, baisses la tête pour esquiver la pluie. De ce doigt glacé, tu n’en veux pas, tu veux simplement sentir les siens entremêlés aux tiens, et que ça ne s’arrête pas. « Oui, je suis là, je te vois... » Tu accélères encore — attends, tu glisses presque ! — et es bientôt à quelques mètres de la cabine téléphonique.

Ton cœur s’arrête, et le monde tourne au ralenti.
La pluie dégouline sur tes joues, forme des larmes factices. Qui a peur d’être triste ?
C’est étrange, tu as l’impression d’être heureux — cette chose qui brûle ton cœur, serait-ce enfin le bonheur ? Il est seulement à un pas ; ouvre cette porte et saute dans ses bras. Oh, mais en as-tu véritablement le droit ? Non, non, n’y pense même pas. Tu dois juste le ramener chez lui ; il t’a appelé pour ça. Tu tires sur la poignée, la porte s’ouvre, tu raccroches ; à quoi bon se tenir loin, puisque vous êtes à deux pas ?
Non, arrête, n’y pense pas. Tu as perdu le droit de te réfugier dans ses bras lorsqu’il est parti, souviens-toi.
Et pourtant, qu’est-ce que tu en meurs d’envie ! Et sentir sa tête contre ton épaule, passer tes doigts dans ses cheveux, serrer son corps tout contre le tien… Arrête ! Ça devient obsessionnel, et tu ne te fais que du mal en pensant à tout ça. Alors, simplement sa main ? Pourrais-je juste l’enlacer une dernière fois, avant d’y tracer une croix ? Tu n’attends pas la réponse de ta conscience ; si tu l’écoutais, tu serais mort depuis longtemps.

Elle glisse doucement, se faufile sans bruit — l’a-t-il au moins vue ? Rien n’est moins sûr, car elle glisse doucement, se faufile jusqu’à lui. Ta main, ta main, où est-elle, chéri ? Elle glisse doucement, la trouve ; tu la saisis délicatement, comme si tu la découvrais pour la première fois. Te rappelais-tu de sa peau si douce ? Oh, mais il tremble, a-t-il froid, ou bien est-il simplement aussi inquiet que toi ? Elle glisse doucement, et tes doigts se mêlent aux siens. Une, ou bien deux mains ? Tu ne sais plus, tu as l’impression que vous n’avez toujours fait qu’un.
Mais ça ne te suffit plus, ça ne suffit plus pour ton cœur qui vole en éclats.
Tu l’attires lentement jusqu’à toi, sous la pluie, perdus dans le noir de la nuit. Il fait froid, mais ne t’en fais pas, j’ai chaud, au plus profond de moi. Écoute le bruit de mon cœur, tu sauras que j’ai simplement peur. Tu l’attires contre toi, doucement, là, juste comme ça ! Il est si près, tu en frissonnes, et les doigts de glace n’ont plus d’emprise sur toi.
Sa respiration, et tu entends son cœur battre la chamade. Est-ce normal ? Tu veux juste le prendre dans tes bras.
Tes pensées sont totalement déconnectées de la réalité, tu ne penses plus qu’à ça. Oh, et tu l’aimes, tu l’aimes, mais pourquoi ne le voit-il pas ?
Tu lâches sa main, non, pas déjà !, quittes ses doigts pour entourer son bassin. Tu ne sais pas si tu hésites ou bien si tu as simplement peur de faire quelque chose de mal, mais tu es si lent, si lent et à la fois si empressé que ça te grise. Tu sens qu’elles glissent le long de son dos, remontent bientôt jusqu’à ses cheveux. Aurais-tu le droit de les toucher, juste un peu ? Comme si tu te souciais de ça !
Une main monte encore plus haut, se perd dans ses cheveux soyeux. Oh, ce qu’ils t’ont manqué, ceux-là ! Tu le serres fort, bien fort contre toi. Et ton cœur, tu entends comme il bat vite ? Tout ça, tout ça, c’est juste pour une seule et unique personne ; mais elle ne le sait pas... Tu déposes ta tête contre la sienne, comme si tu ne pouvais supporter la distance d’un petit centimètre. Son nez collé au tien, ses yeux que tu n'as jamais autant aimé qu'à cet instant... Si près… et pourtant... si loin…
La vérité te gicle dessus, brusquement, et tu recules d’un pas, comme si tu t’étais pris une grenade en pleine figure. « Je… je suis désolé... Apple… On ne… on ne peut pas... »

©️ élissan.
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MessageSujet: Re: Only You. ☆ Pancake. ღ Mar 3 Oct - 21:19

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Looking from a window above, It's like a story of love. Can you hear me? Came back only yesterday, I'm moving farther away. Want you near me. All I needed was the love you gave. All I needed for another day. And all I ever knew. Only you. Sometimes when I think of her name, When it's only a game... And I need you. Listen to the words that you say, It's getting harder to stay. When I see you. All I needed was the love you gave. All I needed for another day. And all I ever knew. Only you. This is going to take a long time And I wonder what's mine. Can't take no more. Wonder if you'll understand, It's just the touch of your hand, Behind a closed door. And All I needed was the love you gave. All I needed for another day. And all I ever knew... Only you... [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]



Est-ce que tu te souviens de ce que disait maman ?
Rappelle-t-en...
Rappelle-t-en...

« Sois courageux... garde toujours la foi... mon petit cœur.
Fais même un vœu à chaque fois que tu pleures.
Souris... redresse-toi... au lieu d'avoir peur...
...car tu trouveras toujours de l’espoir... au pied de l’arc-en-ciel du bonheur... »

Tu essaies d’écouter cette douce voix bienveillante qui chantonne dans ton esprit tourmenté, mais même son chant d’antan n’a aucun impact sur ton cœur éploré. Oh... Maman... où est-il, cet arc-en-ciel qui devait faire de ma vie un véritable conte de fées ?
Autour de toi, il n’y a que la peur, le malheur, le désespoir... et il t’est malheureusement impossible de sourire, d’avoir la foi, ou de faire un vœu... quand le monde dans lequel tu es prisonnier est bien trop noir.
Alors tu pleures... petit cœur... car jamais, ô grand jamais, tu ne reverras un jour l’arc-en-ciel du bonheur...

Il ne cesse de se repentir et de s’excuser.
Mais... Mais pourquoi, mon bien-aimé ?
Pourquoi vouloir à tout prix t’incriminer ?
Oh... si tu savais... tu n’as vraiment rien à te reprocher...
C’est moi... C’est moi... qui suis fautif et terriblement désolé.

« Tu... Tu m’as dit... un... un jour... qu’il fa... qu’il fallait qu’on... a... arrête de... de rejeter la f... faute sur... sur soi-même. » Ce jour, cet unique et malheureux jour où les ‘désolé’ avaient réussis à prendre le dessus sur ces milliers de ‘je t’aime’ passionnés. « Tu... Tu te rappelles ? » Toi oui, car c’est irrémédiablement gravé dans tes pensées. Oh... Comment... Comment oublier ? Comment oublier ne serait-ce qu’un seul des mots que tu as prononcés ? Ils sont gravés, pour l’éternité, au plus profond de mon cœur... qui t’appartient... à tout jamais. « Je... Je pense qu’il est... qu’il est g... grand temps d’é... d’écouter ta mopre... propre roi... voix... » Il est grand temps de nous déculpabiliser, mon bébé, car, même si c’est moi qui t’ai quitté alors que je n’ai jamais eu de cesse de t’aimer, la maladie est la principale cause de la destruction de notre belle histoire d’amour passionnée... « A... Arrête... d’être... dé... désolé... car... tu... tu n’as rien... et n’as jamais... rein... rien eu à te reprocher... » C’est moi... qui ai merdé. C’est moi... qui ai tout fait foirer... C’est moi... le petit monstre qui a brisé et tué ton cœur enchanté. C’est moi... qui ne t’a jamais vraiment mérité. C’est moi... qui ne mériterait que de crever. « Tu as... tou... toujours été le... le petit... petit-ami... parfait, amour... » Oups... Tu te mordilles la lèvre en entendant le surnom que tu viens d’employer. Mais à quoi bon regretter, puisque cette tendre marque d’affection n’est que le témoin de l’actuelle – et éternelle - vérité ? Tu l’aimes... alors... à quoi bon le cacher ? Tu en as marre de refouler tous ces sentiments qui te crament de l’intérieur depuis toutes ces années, alors tu les laisses progressivement s’envoler. Les ‘je t’aime’ enflammés ne devraient donc plus trop tarder... mais tu essaies, pour l’instant, de les contrôler... « Ce... Ce qui nous est a... arrivé... n’est... n’est la faute de... p... personne... »
C’est la faute à la maladie...
C’est la faute à la vie...

Tu mets progressivement ton cœur à nu, lui dis que tu ne cesses de penser à lui, mais tu n’aurais peut-être pas dû...
Il rétorque maintenant que tu es stupide... peut-être sans s’imaginer que son analyse est parfaitement lucide...
C’était stupide...
Tu es stupide...
Ô... Mais crois-tu que je ne le sais pas ? Crois-tu que je ne me le suis pas déjà dit au moins cent fois ? Crois-tu que je ne regrette pas de t’avoir demandé de renoncer à moi ? Crois-tu que je ne suis pas moi-même démoli depuis que j’ai fait cet horrible choix ?
Crois-tu que je mens ? Qu’il m’est facile de vivre sans toi ? Crois-tu que je suis vivant... alors que je ne suis que l’ombre de moi ? Crois-tu que je ne regrette pas ma vie d’avant... alors que je donnerais tout pour être prisonnier de tes bras ?
Crois-tu que c’est du vent... lorsque je te dis que je pense à toi ?

« Je... Je le sais... que... que j’étais... que je... suis stupide. Mais... Mais... je... je ne cherchais que... qu’à... te... te protéger... » Je ne voulais que te sauver de ma triste destinée, mon bien-aimé... « Mais ja... jamais... jamais je n’ai arrêté... de... de penser et de m’arrocher... m’accrocher à toi... » S’accrocher au passé... à ce conte de fées... à l’amour passionné... à une étoile hors de portée...
S’y accrocher... pour survivre.
Ne pas arrêter d’y penser... pour ne pas défaillir...
L’aimer... pour ne pas mourir...
« De... Depuis tout... tout ce... temps, tu... tu n’as pas pu... m’oublier ? » Ton cœur s’enflamme de bonheur et crie jusqu’à s’en faire saigner. Mais il redevient subitement triste et dépité, lorsqu’il comprend que son autre n’a cessé de souffrir et d’espérer que tu reviendrais... Tu comprends alors que tu l’as tué... et tu t’en voudras à tout jamais. Ô... toi... le petit monstre qui est devenu un horrible meurtrier et le souverain des cœurs brisés... tu ne mériterais décidément que de crever ! « Je... Je suis si... dé... désolé... » Rien ne sert de pleurer, mais tu ne peux empêcher tes larmes de couler, tes sanglots de s’échapper... et ton cœur de saigner. Tu t’en veux de l’avoir tué... au point que tu rêverais d’être annihilé pour cet impardonnable pêché. « Je... J’aime... J’aimerais pouvoir t... t’aider à... à tout oublier de... de m... moi... et de... de l’océan inf... infini de po...ssibilités... mais... mais je ne sais p... pas comment... comment on fait. » En as-tu vraiment l’envie ? Voudrais-tu, au fond, qu’il t’oublie ? Tu aimerais que oui, pour lui, pour qu’il puisse avancer et vivre sa vie... Mais ton cœur hurle que tu es en plein déni : tu l’aimes... et tu ne veux que lui... « Et... Et je sais que... que c’est... égoïste... Mais... Mais... je n’en ai... pas vraiment... l’envie... » Je... Je ne veux pas que tu m’oublies, mon amour. Je veux juste que tu m’aimes... pour toujours...
« Où... Où en est-on ?! » Que pourrais-tu bien lui répondre ? Que tes pensées et ton cœur sont bien trop sombres ? Que tu le vois partout, qu’il est ton ombre ? « Tu... Tu veux... vrai... vraiment le sa... savoir ? » Tu veux vraiment que je te dise où j’en suis ? Tu tiens vraiment à savoir que je t’aime à l’infini ? Que souhaites-tu entendre, au juste, mon bien-aimé ? La vérité ? D’accord... adjugé ! « Je... Nous... suis... sommes... comme... comme blo... bloqué(s) en... en deux mille quinze... car... car notre histoire... n’a jamais été... vraiment... terminée... et... et qu’elle... et qu’elle ne le sera ja... jamais... » Oh... oui... mon bien-aimé... Nous sommes irrémédiablement bloqués...
Bloqués... parce que ce conte de fées est la seule clé qui rendra nos cœurs exaltés...
Bloqués... parce qu’il nous est impossible d’avancer...
Bloqués... parce que notre amour ne s’achèvera jamais...
Bloqués... parce qu’on s’aime... pour l’éternité...
Bloqués... de s’être trop aimé...
Bloqués.


Tu pousses un soupir dans le noir, témoin et chant de ton désespoir. Ô... Y’a-t-il encore un moyen de sauver votre belle histoire ? Plus le temps passe... et plus tu veux y croire... Mais n’est-ce pas là des rêves bien trop illusoires ? Tu as peur... mais ton cœur – pauvre fou - continue d’être empli d’espoir...
L’as-tu fait culpabiliser ? S’il c’est le cas, tu l’as d’ores et déjà oublié. Oh... Apple, tu as décidément bien trop picolé... et tu en es sincèrement désolé. « Je... Excuse-moi... » Excuse-moi... Même si je ne sais pas vraiment pourquoi. Qu’ai-je encore fait ? Qu’ai-je encore dit ? Oh... je suis décidément un vrai boulet... en plus d’être un véritable débris. « Je... Ja... Jamais je... je n’ai vou... voulu te culbu... culpabiliser. Vrai... Vraiment... Dé... Désolé, je... je ne voulais p... pas... » Pense-t-il vraiment que tu l’incrimines pour quoi que ce soit ?! Et si c’était réellement le cas... que pourrais-tu bien avoir à lui reprocher ?! Rien... car il a toujours été digne de toi, ce parfait prince de conte de fées. « A... Arrête... tu... tu n’as rien fondu... foutu en... lait... l’air... » En vérité, c’est moi qui ai tout annihilé... et jamais... ô grand jamais... je n’arrêterai de m’en vouloir de t’avoir quitté...
Tu ouvres davantage ton cœur débordant de tristesse – ses portes n’ont jamais été aussi ouvertes – et confies à ta coquillette que tu penses sans cesse – et depuis deux ans - à votre histoire emplie d’amour et d’allégresse. Visiblement troublé, le prince de ton conte de fées s’empresser alors de te demander ce que signifient ces deux dernières années. « Je... Euh... » Comment lui dire que ces deux dernières années ont fait passer le bonheur ? Comment lui dire qu’il ne reste plus que le malheur ? Comment lui dire que cette nouvelle vie n’est qu’un épais voile de fumée ? Comment lui dire que ces fiançailles ne sont que billevesées ? Comment lui dire que tu pleures, tous les soirs, en pensant à lui ? Comment lui dire que ces deux ans n’ont fait que gâcher et pourrir ta vie ? « Deux... Deux ans... de... de rien. » Sept cent vingt jours de torture... de manque... de nostalgie... d’amour fané et de douleur.... Sept cent vingt jours... d’épreuves quotidiennes et de malheur... « Deux... Deux années faites... de... de calvaire... et... et de survie... » Deux années où la vie n’aura été que guerre et misère. Deux années durant lesquelles je n’ai cessé de me demander ce que je faisais encore sur cette putain de terre... « Ça... Ça n’aura été qu’un... qu’un cauchemar... de... de sept... cent... vingt... jours... » Mais ce cauchemar peut-il être annihilé ? Le rêve peut-il être encore réalité ? Oh... tu espères de tout cœur que votre conte de fées pourra sauver votre destinée... « Et... Et... » Et... Et quoi ?! Tu reprends la parole derechef car tu sais que ton amour va utiliser tes fiançailles contre toi. « ... Et ne... ne dis pas que... que ça a été fa... facile car je suis fi... fi... fian... fiancé, s’il te plaît... car... car ce n’est pas le c... cas. » Tu ignores tout de ceux deux années, mon bien-aimé. Tu ignores tout des épreuves que j’ai dû traverser... des cicatrices qui lacèrent mes poignets... de mon cœur qui n’a plus jamais été en entier... « Et... être... être... fi... fiandé... fiancé... ne veut p... pas dire que... que je suis heu... heureux, que... que je t’ai oublié... ou... ou... que... que quoi que ce soit... dans... dans mon c... cœur... a... a changé... » Être fiancé veut simplement dire que j’ai essayé d’avancer... sans jamais y arriver... car dans mon cœur, où tu étais, tu restes roi... à tout jamais...
Pourquoi... Pourquoi es-tu parti ? Oh... tu es parti simplement pour qu’il ne te voie pas privé du précieux cadeau qu’est la vie... pour qu’il ne te voie pas complètement rongé à cause de cette foutue maladie... « Je... Je suis p... parti... pour... pour te protéger... » Mais je refuse toujours de te dire pourquoi, mon tendre roi. Je suis sincèrement désolé, mais je ne suis pas encore prêt à tout t’avouer... « Mais... Mais rien... rien n’a changé... » Rien n’a changé, je te le promets ! Ô... doux prince de mon conte de fées, je suis uniquement à toi, pour l’éternité...
Sa voix devient bientôt aussi fragile que du verre, quand il te crie qu’il ne parvient pas à te laisser en arrière. Le savoir aussi brisé... ô... tu en crèves. Et tu aimerais le sauver... mais là, tu rêves... « Je... C’est... C’est difficile... pour... pour moi... aussi... » Tu souffres et est aussi perdu que ton chéri, même si tu sais parfaitement qu’il n’y aura toujours que lui... lui... et encore lui... à l’infini... pour toute la vie... « J... j’ai p... peur... » J’ai peur... car je t’aime bien plus que tout l’amour qu’il peut y avoir au fond de mon petit cœur. J’ai peur... car toi seul est détenteur de mon bonheur. J’ai peur... car tu es bien trop loin de moi, mon âme sœur... « Qu’est-ce... Qu’est-ce qu’on p... peut f... faire ? » Mon ange, comment... comment nous sortir de cette galère ? Tu aimerais qu’il te réponde qu’il suffit de vous aimer pour mettre fin à tout ce calvaire... mais tu sais que ce n’est là qu’une impitoyable chimère...
« Je... Je crois que... j’i... j’imagine et... et comprends... pa... parfaitement... ce... ce que tu re... ressens... » Je le vis même constamment, si nous parlons du fait que l’on s’aime jusqu’au firmament... « Mais... Mais... » Mais... Mais non, mon amour, arrête de dire que tout est fini... car ce merveilleux ‘nous’ n’est pas mort... Il est juste... endormi... et il ne suffirait que d’un seul baiser pour qu’il reprenne vie... « Ce... Ce ne sera... ja... jamais fi... fini... » Oh... mon amour... je t’aime tant ! Tout n’est pas perdu... il est encore temps ! « Tu... Tu... finiras... par... par com... comprendre pou... pourquoi je... j’ai fait sam... ça. Je... Je t’expliquerai tout... quand... quand je serai p... prêt, je... je te le pro... promets... » Te voir si perdu et avide de réponses me fait complètement culpabiliser, mon Doudou, et je jure – de tout l’amour infini que je te porte - que je finirai par te révéler toute la vérité... « Je... Juste... Je te... dem... demande... d’a... d’attendre... que... que je trouve... le... morse... la force... s’il... s’il te plaît... » ... s’il te plaît... attendons au moins demain... que je sois sobre pour aborder le passé et l’avenir de notre destin...

Tu n’aurais jamais dû te confier à ton amour au sujet de tes problèmes avec ton actuel fiancé. Bon sang, mais à quoi as-tu donc pensé ?! Tu n’es décidément qu’un bel enfoiré, et tu mérites amplement le pic de glace que ton amour vient de te lancer. « N.. Non... Je... Je ne cherche p... pas à me do... donner bonne conscience... car je... je sais que je... que je suis un... un monstre... » Et tu as beau pleurer, petit effronté, ce ne sont pas tes larmes qui vont te faire changer ! Monstre, diable et meurtrier... tu mériterais d’être immédiatement damné ! « C’est... C’est juste que... que ça... que ça ne va p... pas, c’est... c’est tout... » Oui... tout entre toi et ton espagnol de fiancé est en train de s’écrouler. Mais est-ce que cette histoire a – ne serait-ce qu’un seul jour – bien fonctionné ?
Lorsqu’on ferme les yeux et que l’on pose sa tête sur son oreiller... n’est-on pas censé rêver de son fiancé ? J’ai beau chercher... cela ne m’est jamais arrivé, car mon cœur et mes pensées sont toujours prisonniers de mon seul et unique bien-aimé.
Ô... Depuis le début, ces fiançailles ne sont que mensonges éhontés.
Depuis le début, je me suis fourvoyé.
Depuis le début, je me suis menti pour pouvoir avancer...
Et me voilà maintenant rattrapé par le destin et la dure vérité : je ne sais et ne fais que t’aimer... mon petit bébé... à tout jamais...


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« Je suis là. » Tu sèches tes larmes, et tous tes sens sont désormais en alarme. Tu regardes aux alentours, mais il fait trop noir... et tu n’aperçois même pas ton amour – oh, quel cauchemar ! « Je... Je... Je ne te vois p... pas... Tu... Tu es vrai... vraiment... là ? » Ton souffle s’accélère... au point que tu es en train de manquer d’air. « Oui, je suis là, je te vois... » Mais tu ne l’aperçois toujours pas, ton roi...
Tu ne vois que la pénombre danser avec les ombres... et le noir englober ce monde empli de désespoir...
Tu es à deux doigts de faire une crise de panique... tant cet univers dans lequel tu gravites te parait si maléfique.
Non... Arrête ! Ne laisse pas ces démons de la nuit te faire perdre la tête !
Ferme plutôt les yeux... et souviens-toi des mots merveilleux... de ta maman...
Rappelle-t-en...
Rappelle-t-en...

« Sois courageux... garde toujours la foi... mon petit cœur.
Fais même un vœu à chaque fois que tu pleures.
Souris... redresse-toi... au lieu d'avoir peur...
...car tu trouveras toujours de l’espoir... au pied de l’arc-en-ciel du bonheur... »

J’y crois...
J’y crois...

Tu rouvres les yeux...
... et il est là...
... juste devant toi...
... et c’est merveilleux...

Tu as des étoiles dans les yeux, tant tu es aveuglé par ce visage qui te rend immédiatement heureux.
Rouge... orange... jaune... vert... bleu... indigo... violet... Toutes ces couleurs brillent d’un éclat parfait dans son regard princier, à l’image de cet "arc-en-ciel d’espoir" que te décrivait ta maman dans toutes ses histoires. « C’est... C’est toi, l’arc-en-ciel ! » Tu avais raison, maman ! Il existe bel et bien, cet arc-en-ciel bienveillant ! Il est juste là... c’est mon prince charmant !
Ton sourire s’étire maintenant jusqu’à te faire mal... jusqu’à chasser tes larmes infernales. Quant à ton cœur, il brûle, s’enflamme et se consume d’un trop plein de bonheur. « Tu... Tu es là... » Tu n’en reviens pas qu’il soit enfin là. « Oh... oui... tu es enfin là... » Oh... oui... tu es enfin là... ma pupuce rien qu’à moi ! Maintenant, je t’en prie, prend-moi dans tes bras... et emmène-moi loin... très loin... là-bas... où les rêves deviennent réalités... là-bas... où il n’y aura plus que toi et moi... à tout jamais...
Tu aimerais te lever... afin de courir pour le retrouver et l’enlacer... mes tes jambes refusent de coopérer et d’obéir à tes souhaits. Heureusement, ton amour sait toujours décrypter chacune de tes pensées, et il ne tarde pas à se baisser et à se mettre assis à tes côtés.
Dans l’obscurité et le silence le plus complet, vous vous retrouvez – enfin - et vous rapprochez. Aucun mot ne servirait à être prononcé, tant les gestes sont parlants et frappants de sincérité. Il saisit délicatement ta main... et tu trembles sous ce contact divin. Oh... oui... mon Doudou... encore ! Ton cœur transi d’amour se teint alors d’une couleur d’or... tant il n’a jamais été heureux aussi fort...
Vois doigts se cherchent... s’enlacent... s’aiment et s’entremêlent, à l’image de votre amour inconditionnel et éternel. Ils s’épousent en une symbiose parfaitement orchestrée, au point que tu es convaincu qu’ils ont été crées uniquement pour s’emboîter avec ceux de l’autre être aimé, à l’instar d’un puzzle façonné par l’amour le plus pur et passionné.
Es-tu cependant en train de rêver ? Tu as peur... lorsque tu te dis que tu es peut-être juste en train de tout imaginer. Est-ce bien la réalité ? Oh... et si tu étais simplement en train de tout fantasmer ?
Tu frissonnes... et tu le sens venir se blottir tout contre toi.
Tu te laisses faire... et tu souris... car tu comprends que ce n’est pas un rêve... mais bien ta vie.
Allongé tout contre son corps divin, tu prends un instant pour humer son délicieux et délicat parfum. Oh... qu’est-ce que ce doux fumet t’avait manqué ! Heureusement... il n’a absolument pas changé. Tu te délectes ainsi de son odeur virile sans te priver... et tu n’arrêteras pas tant que tu ne saigneras pas du nez.
Ses bras viennent doucement entourer ton bassin... tandis que tu fais prisonnier son dos de tes mains. Tu le serres alors très... très... très fort contre toi, de peur qu’il ne s’envole déjà. « Je... Je v... veux... rester l... là... p... pour tou... toujours... » Une larme de bonheur roule jusqu’à ton menton... tandis que tu as l’impression d’être enfin revenu à la maison. Tu es chez toi, là, dans ses bras... et il n’y a rien de plus merveilleux que ça...

Allongé tout contre son cœur, tu goûtes à nouveau à un parfait bonheur. Ton organe vital bat et chante avec le sien à l’unisson, et tu adores cette belle et frappante chanson. Boum-boum... boum-boum... je-t’aime... boum-boum... boum-boum... je-t’aime... . Boum-boum... boum-boum... je-t’aime...
Une main glisse jusque dans tes cheveux... et tu en perds la tête tant c’est merveilleux. Elle chérit et caresse chacune de tes mèches rebelles... d’un amour que tu sens infini et éternel. T’a-t-on déjà touché avec autant de tendresse et de sincérité ? Tu es sûr que non, car lui seul peut t’octroyer de telles caresses passionnées...
Ô... bon sang... mais qu’est-ce que tu peux l’aimer !
Et quand il pose sa tête contre la tienne... tu n’as qu’une seule envie : chérir ses lèvres des tiennes. Vos nez se touchent... et tu es à deux doigts d’effleurer sa bouche... mais il ne tarde pas à te laisser sur la touche...
Il fait un pas, s’éloigne de toi, et tu ne comprends pas pourquoi. Qu’as-tu encore fait de travers ?! Décidément, tu as le don pour transformer ta vie en un calvaire...
Bonsoir, à nouveau, l'enfer...

Tu as froid... et il est loin de toi. Tu as envie de pleurer, pour soulager la tristesse de ton cœur brisé, mais tu essaies – juste pour lui - de résister et de rester entier.
« Je… je suis désolé... Apple… On ne… on ne peut pas... » Nouveau coup de massue. Ça te tue. Pourquoi ne pouvez-vous pas, puisque vous ne demandez visiblement que ça ?! Tu ne comprends pas...
Mais tu fais s’agiter les quelques dernières neurones qui te sont restées... et tu te rappelles que tu es fiancé. Oh... alors... à cause de cette alliance dorée... est-ce que ça veut dire que tu es privé du seul homme que tu aies toujours aimé ? Cruelle destinée. Tu te retiens de pleurer, mais ta voix cassée – pareille à celle d’un bébé - ne trompera sûrement pas ton bien-aimé. « M... Mais... j... je.... j’en ai en... envie. Est-ce... Est-ce que... c’est... c’est m... mal ? » Est-ce que c’est mal... de vouloir t’enlacer ? Est-ce que c’est mal... de rêver de te dévorer de baisers ? Est-ce que c’est mal... de toujours te préférer ? Est-ce que c’est mal... d’être consumé par "l’océan infini de possibilités" ? Est-ce que c’est mal... de t’aimer à tout jamais ?
« S... S’il... S’il te plaît... Tu... Tu m’as b... bien... trop... m... manqué... » Tu lui rouvres tes bras en grand... tout en espérant qu’il viendra s’y perdre allègrement. « V... Viens... » Tes yeux larmoyants hurlent tes sentiments... mais... vu le noir environnant... ton amour ne pourra peut-être pas les lire correctement. Écoute mon cœur, dans ce cas ! Car lui... jamais il ne te mentira ! « S... S’il... S’il te plaît... je... je... je... » Tu sais pertinemment ce que je m’apprête à te confier... mais je suis incapable de terminer... car j’ai horriblement peur d’être rejeté... ou que mes sentiments soient accueillis avec un enthousiasme mitigé...
Ô... mais comment procéder... puisque les mots ne veulent plus se former ?!

Tu réfléchis... voyage dans le passé... et la solution est rapidement trouvée : ton corps va encore t’aider.
D’un geste doux et contrôlé, tu te saisis alors de sa main – tu l’as déjà fait cent fois par le passé - et la poses tout contre ta poitrine – juste là où bat ton cœur surexcité et enflammé.
Est-ce que tu les sens, mon amour, les battements de mon cœur exalté ?
Boum-boum... boum-boum... boum-boum... boum-boum... boum-boum...
Est-ce que tu l’entends, maintenant, la réelle signification de ce rythme effréné ?
Je t’aime... je t’aime... je t’aime... je t’aime... je t’aime...
Mais... Mais toi... est-ce... est-ce que tu m’aimes ?
Je t’aime.


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MessageSujet: Re: Only You. ☆ Pancake. ღ Dim 8 Oct - 14:56

Apple & Drake
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Can you hear me? Came back only yesterday, I'm moving farther away. Want you near me. All I needed was the love you gave, all I needed for another day and all I ever knew. Only you.


Dé-désolé, je, je suis désolé ; c’est presque devenu automatique, avec le temps — tu ne sais presque plus de quoi tu t’excuses. Est-ce d’avoir été trop dur, trop sec, lors de votre dernière entrevue ? Est-ce que ça remonte à plus loin, au temps où tu l’aimais encore à haute voix, et que tu l’embrassais chaque jour avec plus d’amour ? Dé-désolé d’avoir tracé le point sur la page, dé-désolé, désolé, je suis désolé d’avoir fermé le livre.
Le point trop brut et trop noir, qui a tout gâché, tout effacé jusqu’à la première ligne. Comment cela commençait-il, déjà ? Était-ce quelque chose comme il était une fois ? À moins que cela ne sonne plus comme il était une fin ?
Car la fin était proche du début, et vous avez couru jusqu’à elle, couru jusqu’au précipice pour vous y jeter. Avez-vous vraiment cru que vous pourriez voler ? C’était trop pentu et raide, bien trop, bien trop escarpé.
Alors vous êtes tombés.
« J’ai dit ça, oui, mais c’était avant… avant que je fasse… » … avant que tu ne réfléchisses plus, avant que le monde s’arrête et que toi, tout seul tu continues. « … avant que je fasse la plus grosse connerie de mon existence… Je suis obligé de m’excuser, vu tout… tout ce que j’ai fait qui t’a blessé… Alors je te le dis une bonne fois pour toutes : Apple..., je suis désolé, horriblement désolé...  » Tu soupires un grand coup — mais es-tu réellement soulagé ? Tu as fait tellement de choses stupides, depuis que vous vous êtes rencontrés, et ce n’est pas un simple ‘désolé’ qui pourra tout effacer. Mais alors, comment te faire pardonner ? Ce ne sera jamais assez, et vous manquez cruellement de temps pour vous excuser. « Nous n’avons été ensemble qu’un jour. » Un seul malheureux, malheureux et triste jour, qui est mort bien trop vite, trop brutalement — jour trop rapide, jour trop violent. Et depuis, c’est comme si le sablier s’était arrêté, sable trop sec, sable trop sale qui refuse de s’écouler. Et qui pourra le retourner ? Qui sera assez fort pour remettre le temps en marche ; qui sera assez courageux pour tout oublier ?
Pas toi, non, jamais. Tu es juste capable d’en pleurer.

Progressivement, ton cœur s’accélère, lorsque ton am- non, juste Apple, t’apprend qu’il n’a de cesse de penser à toi. Oh, vrai-vraiment ? Est-il lui aussi bloqué dans cette boucle temporelle infernale, celle qui chaque nuit te réveille pour te remettre de fabuleuses images en mémoire ? Est-il lui aussi persuadé qu’il n’y a rien à faire, que c’est trop tard pour vous, pour ‘nous’, et que, d’une manière ou d’une autre, tout était déjà perdu d’avance ? Oh, Apple, mais ça n’a aucun sens… « Je n’ai jamais dit que tu étais stupide… je n’ai jamais rien pensé de mal de toi… » Et s’il avait seulement la plus petite idée du temps que tu as passé à penser à lui… « Mais… mais me protéger de quoi ? Tu me dis ça à chaque fois que je te demande, mais ça ne peux pas tout excuser ou expliquer... » Au final, peut-être n’a-t-il pas de raison précise à te donner ? Ou bien est-ce trop dur à te révéler ? Oh, Apple, mais qu’as-tu fait ? « J’ai besoin d’avoir des réponses sinon… sinon je ne pourrai jamais avancer… » Avancer comme lui l’a fait, avancer comme tu aurais déjà dû le faire par le passé. Mais pourquoi, pourquoi est-ce si dur de ne plus se retourner ? Ferme, ferme les yeux et cesse d’y penser. La vie est trop courte pour que tu t’obstines à la gâcher… « Mais je ne veux pas t’oublier… Je n’ai pas envie de faire semblant, je… je n’ai pas envie de prétendre que tout va bien alors… alors que non, non ça ne va pas... » Et tu n’as envie de rien, rien, de rien sauf de lui, et tu as juste envie de lui dire je t’aime, mais tu te retiens aussi ; les mots sont à deux doigts de franchir tes lèvres, tu les en empêches in extremis — car vous ne pouvez rien, rien, car vous ne pouvez rien y faire. Autre chose se fêle, quelque part, dans ta voix. « Je ne serai jamais capable d’a-arrêter de... » Jamais, jamais je ne serai capable d’arrêter de t’aimer. « D’arrêter de… de… » Ne fais pas ça… ne dis pas ce que tu refuses de t’avouer, ne rends pas tout ça réel… Mais c’est le, c’est le sablier qui s’est arrêté, toi tu as toujours continué à marcher, même si le précipice était trop, trop raide et escarpé. « Je n’y arriverai pas... »… jamais, oui, jamais, je ne cesserai de t’aimer… C’est trop dur — et je n’y mets aucune bonne volonté… et pourtant, Apple, chéri, je sais que je dois y arriver.
Mais y a-t-il vraiment un but à tout ceci ? Pourquoi te mentir, alors que tu sais qu’il n’y a toujours eu que lui ?
Il le sait, lui aussi, mais tu refuses de lui donner raison — car sinon, où irez-vous ? Droit contre un mur, et vous vous ferez mal, très mal, pour absolument aucune raison. « Et pourtant j’en ai bien l’impression… Il faut voir la réalité en face, Apple, même si… même si ça fait mal… Nous sommes peut-être bloqués, mais notre… notre histoire s’est bel et bien finie… » Et je suis dé-désolé de te le dire ainsi… mais le point final, tu l’as toi-même tracé à l’encre noire... « Et rien ne pourra y changer… » L’encre est sèche, désormais ; vous n’avez plus qu’à être dé-désolés.

C’est toi qui a mis un grand coup de pied dans le si beau ‘nous’, c’est toi qui a craché dans l’océan infini de possibilités… Mais toutes les peines et les souffrances que tu as endurées, étaient-elles pour autant méritées ? Oui. Car tu n’as jamais eu de cesse de tout gâcher. « Si, si, bien au contraire… Tu me l’as dit… tu me l’as dit, que c’était de ma faute… et… je pense que tu as raison… » Et maintenant, qu’il soit fiancé ou non, vous n’avez plus aucune chance de tout recoller. Les pièces sont éparses et coupantes, vous vous saignerez les doigts sur du verre brisé, pilé, broyé, et de trop nombreuses fois foulé par vos propres pieds.
Et s’il ne t’a pas oublié, à quoi ces deux dernières années servaient ? À vous torturer un peu plus, comme si vous être quittés n’était déjà pas assez ? Comme si vous pouviez supporter de vivre si éloignés, comme si vous pouviez survivre une journée sans vous être touchés ? Mais je t’aime, je t’aime, pourquoi ne te l’ai-je pas déjà crié ? « Il ne fallait pas t’en aller, alors… j’aurais toujours été là pour toi, quoi qu’il arrive, quoi que tu fasses, et quoi que tu dises… » Quoi qu’il puisse advenir, tu l’aimes, mais il serait certainement temps que tu arrêtes… « Si tu avais des problèmes tu n’avais qu’à m’en parler… j’aurais… j’aurais tout fait pour t’aider… » Et même s’il n’y avait plus rien à faire, tu aurais trouvé le moyen de lui apporter ton aide ; peut-être que ça n’aurait servi à rien — et alors ? Au moins tu aurais eu l’impression d’avoir quelque chose de bien.
Mais si ça n’était pas aussi difficile de tout confesser à haute voix, vous n’en seriez sûrement pas là ! Tu aurais déjà eu le courage d’exprimer tes sentiments — et lui aussi, probablement ? Tu sais qu’il a raison, que ce n’est évident pour aucun de vous deux mais, bizarrement, tu ne peux cesser de repenser à cette foutue alliance à son doigt.
A-Apple-il-est-il-est-fi-fiancé. Et à chaque fois que la petite lueur revient, brille et t’éclaire le chemin, il y a tout le temps cette putain d’ombre, faite par cette putain de bague, et tout redevient noir, et tout redevient sombre et sans espoir. Mais pourquoi la flamme brûle-t-elle encore ? Ne peut-elle pas s’éteindre pour de bon, que cette douleur prenne fin ? Mais la chute est trop, trop brutale, et le précipice est trop, trop escarpé. « De quoi as-tu peur, alors ? » Moi aussi, j’ai peur. J’ai peur de revoir tes yeux et de les aimer davantage, j’ai peur d’être définitivement amoureux. J’ai peur de n’avoir plus aucun courage, d’être perdu et de tout laisser tomber pour cette simple bague. Mais j’ai peur. J’ai peur, j’ai peur et peut-être ne devrais-je pas, mais j’appréhende de te revoir. Si je te vois, crois-tu sérieusement que je serai capable de contenir mon émoi ? J’ai peur, amour, j’ai peur de toi, de moi, et j’ai peur de ‘nous’. « Il… Il n’y a rien à faire, je crois… » Que pouvez-vous faire contre le passé ? Que pouvez-vous faire contre tout ce que vous vous êtes déjà avoué ? Non, il n’y a rien à faire, et j’en suis dé-désolé. « C’est trop tard… » Sablier mort, sale, écoulé, sablier mort pour ne plus jamais recommencer.
Si seulement tu savais pourquoi il l’avait arrêté ! Si seulement il voulait bien t’expliquer pourquoi il t’avait quitté, peut-être que tu te sentirais un peu moins coupable… ou bien plus, si tu es bel et bien responsable. « Je n’en peux plus d’attendre… Ça fait deux ans déjà… et… je n’en vois pas le bout… » Tu pourrais attendre un siècle de plus si tu pouvais au moins avoir la certitude qu’il est parti pour une bonne raison. « Est-ce que j’ai vraiment le choix, de toute manière ? » Tu n’as plus qu’à attendre quelques décennies de plus, attendre dans le vide pour des réponses qui ne viendront pas.

Et l’entendre se traiter de monstre est aussi douloureux que par le passé. Quand comprendra-t-il qu’il ne sait rien faire de mal, et qu’il ne sait rien faire d'autre qu’aimer ? Et ce goût amer de cendre sur ta langue reste toujours le même, mais tu n’arrives plus à apposer son nom dessus. S’il est parti, s’il t’a déçu… Est-ce vraiment lui le responsable ? Tu as commis beaucoup d’erreurs, toi aussi, et pourtant il ne t’en n’a jamais tenu rigueur. Alors pourquoi restes-tu si rancunier, alors qu’il a toujours été parfait ? Pauvre, pauvre imbécile qui ne sait pas oublier… « Tu n’es pas un monstre, Apple. Tu es juste humain, et c’est humain de faire des erreurs, ou de se tromper… Je ne vais pas te dire que ce n’est pas grave parce que… parce que honnêtement, je ne sais absolument pas comment on va se sortir de ce merdier, mais ce dont je suis sûr, et vraiment sûr, c’est que tu n’as rien à te reprocher. » Certaines erreurs font plus mal que d’autres, c’est tout, et vous n’avez plus qu’à l’accepter.

Il n’y a pas eu d’hésitations. C’est comme si, en simplement quelques secondes, le monde avait cessé de tourner.
Vous n’êtes plus que deux, vous n’êtes plus que tous les deux, et il n’y a plus rien à se remémorer. Quelles souffrances, quel passé ? Tu doutes que tout ceci ait réellement existé.
Tu as attrapé sa main, et tu étais à deux doigts de l’embrasser. Vous étiez serrés l’un contre l’autre, et il a dit qu’il ne voudrait plus jamais bouger. Sans prononcer un mot, tu as pensé la même chose — et tu t’es dit que tu l’aimais. Je t’aime, je t’aime et je t’aime, j’étais presque en train de le dire, mais alors l’illusion s’est arrêtée.
Et tes yeux se sont rouverts, et le monde a repris sa course infernale, et tu avais envie de te frapper.
Vous, vous ne pouvez, vous ne pouvez pas ; écarte-toi de lui, tu n’as pas le droit de le toucher. Et lentement, c’est ton cœur qui s’est déchiré, et ce sont tes os qu’on a brisé. Pour-pourquoi as-tu rêvé ? Tu es seul, seul, seul et lui est fiancé, éloigne-toi, et tant pis si ça te tue encore une fois — tu as fini par arrêter de compter.
Tu sais que tu lui as fait mal, à lui aussi, que tu n’aurais jamais dû te laisser aller. Mais où avais-tu la tête ? Tu n’as jamais rien fait d’aussi stupide ; tu as reculé d’un pas, et ton cœur saigne, mais ce n’est pas grave. « Je n’aurais jamais dû, excuse-moi… » Mais c’était bien plus fort que toi, et tu n’as pu t’en empêcher… allez, tu n’as plus qu’à être dé-désolé.
Alors que ta voix se fêle et se brise, la sienne craquèle à peine lorsqu’il te rappelle à lui. Tu ne demanderais que ça, en vérité, te serrer à nouveau contre lui, fermer les yeux, oublier que le sablier est mort, écoulé, vidé et que le ‘nous’ n’a plus aucune chance d’exister. Mais tu n’as, tu n’as pas le droit de craquer. « C’est impossible, arrête, je n’ai vraiment pas la force de résister… » Mais tu dois y arriver, voyons ! N’écoute pas la voix qui t’implore, vous ne pouvez plus, vous ne pouvez même plus y penser. « Arrête, s’il te plaît… ne dis plus rien… » C’est ta voix qui meurt, désormais, parce que tu n’en peux plus d’avoir à résister, sans cesse, sans jamais pouvoir te laisser aller…
Oh oui, tu meurs simplement d’envie de l’embrasser à pleine bouche, et d’attraper sa main, de sentir ses doigts mêlés aux tiens — juste encore une fois ! Une dernière, une simple dernière, dernière magnifique fois, pour l’au revoir auquel tu n’as jamais eu droit… Tu n’as pas le temps de faire un geste qu’il se saisit de ta main. Qu’est-ce que ce délicieux frisson qui te parcourt ? Ton cœur redouble d’allure, et ton souffle, lui, se raréfie — mais d’où vient ce sentiment qui t’électrise ? Le courant qui se diffuse à travers sa cage thoracique brûle ta main puis enflamme ton corps tout entier. Tu frémis, te consumes, te mords la lèvre inférieure ; et tu l’aimes encore plus fort — oh, et un baiser, juste un, par pitié ! Mais tu t’arrêtes, car tu sais que tu ne toucheras plus jamais ses lèvres des tiennes, car tu sais que tu n’as pas même le droit d’y penser.
Arrête.
C’est terminé.
Boum-boum… boum-boum...
Au plus profond de toi, tu le sais. Et boum-boum… boum-boum... Tu sais que vous êtes simplement faits pour vous aimer, et que tu ne devrais laisser personne s'immiscer entre vous deux. Et boum-boum… boum-boum... Il n’y a qu’une seule petite flamme au bout du briquet, il n’y a qu’un seul soleil pour vous réveiller. Et boum-boum… boum-boum... Et la première étoile, chaque soir, pourquoi n’efface-t-elle pas tout le noir ? Il n’y a plus de noir, si vous êtes assez près pour vous éclairer. Et boum-boum… boum-boum... Il n’y a plus que la nuit qui tombe, les regards que vous vous échangez, la première étincelle dans son iris qui te rappelles à quel point tu es fou, fou de lui. Et boum-boum… boum-boum... Tu fermes les yeux, rien d’autre que les boum-boum… boum-boum... pour te guider. Mais… Apple, sais-tu que je t’aime ? Sais-tu que tout ce que je fais, là, maintenant, je le fais pour toi ? C’est dur, et moi aussi j’ai mal, moi aussi j’ai envie de retrouver tes bras, moi aussi j’ai envie de retrouver tes lèvres. Mais je suis dé-désolé. Nous ne pouvons pas. Est-ce pour ça que tu es à nouveau lové dans ses bras ? Est-ce pour ça que tu es à un, deux — juste trois — millimètres de sa bouche ? Ne craque pas, pas maintenant…
Mais les voilà qui se touchent… une, deux — juste trois — secondes…
« Fais comme si rien ne s’était passé, s’il te plaît… » Ce ne seront que trois secondes de plus à oublier.



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MessageSujet: Re: Only You. ☆ Pancake. ღ Mer 11 Oct - 20:34

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Looking from a window above, It's like a story of love. Can you hear me? Came back only yesterday, I'm moving farther away. Want you near me. All I needed was the love you gave. All I needed for another day. And all I ever knew. Only you. Sometimes when I think of her name, When it's only a game... And I need you. Listen to the words that you say, It's getting harder to stay. When I see you. All I needed was the love you gave. All I needed for another day. And all I ever knew. Only you. This is going to take a long time And I wonder what's mine. Can't take no more. Wonder if you'll understand, It's just the touch of your hand, Behind a closed door. And All I needed was the love you gave. All I needed for another day. And all I ever knew... Only you... [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]



Auparavant, tu étais un oiseau rêveur qui prenait plaisir à voler dans le ciel paisible de cette existence faite d’amour et d’océan infini de possibilités.
Mais maintenant... lorsque tu déploies tes ailes et que tu essaies de voler, tu as peur... terriblement peur... car tu es seul... car l’océan a disparu... car le ciel est devenu bien trop morne et dangereux...
Il y a des fils téléphoniques et des câbles partout... d’innombrables immeubles qui jonchent ton chemin... et des oiseaux de fer qui t’étouffent avec les traces noires qu’ils laissent derrière eux. Oh... quelle souffrance ce serait si tu ne parvenais pas à les éviter...
Depuis que l’océan infini de possibilités s’est effondré, ton monde n’est plus du tout le paradis qu’il était... et tu te demandes si tu te sentiras à nouveau en vie, un jour, dans cet enfer constant qu’est devenu ce ciel bien trop chaotique et gris.
Ô... pauvre... pauvre petit...
Pourras-tu voler à nouveau, pauvre petit moineau ?
Pourras-tu encore vivre un jour, pauvre petit oiseau ?
Ô... s’il faut exister et voyager dans un ciel sans lui... privé de ton amour... tu préfères plonger, sans hésiter, dans cet amas de fils... et t’y laisser mourir...
Pauvre petit...
Pauvre petit moineau...
Tu as perdu tes ailes et ta raison de traverser le ciel de l’existence...
Pauvre petit...
Pauvre petit oiseau...
Tu es bien trop effrayé... et tu ne pourras plus jamais voler.


« Ne... Ne sois pas dé... désolé... » Arrête, mon tendre amour... S’il te plaît, je t’en implore, arrête d’être désolé... Ne sois pas désolé de m’avoir donné des ailes ! Ne sois pas désolé de m’avoir fait vivre mes plus belles années ! Ne sois pas désolé d’avoir fait de ma vie un véritable conte de fées ! Ne sois pas désolé de m’avoir bien trop aimé ! Ne sois même pas désolé d’avoir fauté, car, sans ce faux pas incontrôlé, peut-être n’aurions-nous jamais laissé nos cœurs exploser de leur belle vérité ! Ne sois pas désolé... et ne regrette rien... mon bien-aimé, car c’est toujours dans ton cœur que se trouvera, à tout jamais, mon seul et unique foyer... « ... car... car moi aussi, j’ai... j’ai de quoi être dé... désolé... » ...Désolé d’avoir tout annihilé... Désolé de t’avoir quitté... Désolé de t’avoir caché la vérité... Désolé d’avoir voulu te protéger... Désolé de t’avoir bien trop aimé... Désolé d’avoir failli crever... Désolé que tu n’aies pu guérir des plaies que je t’ai infligées... Désolé que nos cœurs soient irrémédiablement reliés... Désolé de t’aimer, au futur, au présent, au passé... et pour toute l’éternité... Désolé... Désolé... Désolé... « A... Arrêtons de nous in... incriminer p... pour le p... passé... d’accord ? » Es-tu d’accord, mon amour ? Arrêtons de nous apitoyer... de nous focaliser sur nos erreurs passées... de nous excuser... d’être désolé... et essayons plutôt d’avancer... « Ou... Oui... n... nous... n’avons été... en... ensemble qu... qu’un jour... » Penses-tu réellement que les énormes absurdités que tu dis soient vraies ?! Crois-tu vraiment que je sois d’accord avec ce que tu viens d’affirmer ?! Bon sang... bien sûr que non ! Et nous n’avons jamais été ensemble qu’un seul jour ! Bien au contraire, notre histoire a commencé dès notre naissance, dès lors que nous sommes venus au monde. Tu m’as alors attendu durant plusieurs années, et, dès mon éclosion, nos cœurs ont de suite été reliés ; ils ont fusionné et se sont soudés à distance, dans le plus parfait des silences.
Toi et moi... Deux cœurs amoureux destinés à toujours se retrouver, à se compléter, à s’unir, à se choyer, à s’aimer...
Toi et moi... Deux âmes sœurs indissociables qui se sont toujours aimées... et qui s’aimeront à tout jamais...
Alors ... peut-être n’avons été ensemble qu’un seul jour... Mais...
« Mais... Mais... c’est un... j... jour... un jour sans fin... » ... c’est un jour éternel... un jour qui ne s’achèvera pas... car jamais je ne cesserai de t’aimer...

La vérité est une sorte d’étau de ta conscience duquel tu es prisonnier. Il t’écrase un peu plus chaque jour, au fur et à mesure que tu mens à l’univers tout entier, afin de te forcer à exploser et à tout révéler au sujet de ton cœur qui n’appartient qu’à ton seul et unique bien-aimé.
Ce dernier – ton Doudou d’amour – qui est désormais le pilote de l’outil qui te torture, serre cette manette de ton esprit à fond... sûrement dans le but de te faire saigner et céder. Après toutes ces années de flou et d’incertitudes... tu comprends facilement qu’il craque et soit avide de vérité... Mais il a beau resserrer cet étau et t’implorer de lui révéler pourquoi tu as été contraint de le protéger... rien n’y fait : tu n’es pas prêt... « D... Drake... » Ah... depuis quand ne l’as-tu pu appelé ainsi ? C’est si distant... si commun... si froid... Non, tu ne peux pas te résoudre à poursuivre cette pensée sur un air aussi morne ! Alors... tu recommences : « D‘dou... » Ah... c’est bien plus chaud et doux, à l’instar de votre – ou juste de ton ? - amour, et tu préfères amplement cette formule aussi vaste et belle que l’est – le fût ? - l’océan infini de possibilité... « D’dou... s’il... s’il te plaît... pas... pas ce soir... » Mais tu as beau l’implorer, ton bien-aimé continue de resserrer l’étau et de te faire souffrir. Il a besoin de réponses... il veut la vérité... qu’importe que cela te fasse saigner... Mais tu ne lui en veux pas d’insister, car tu comprends qu’il ait besoin de ça pour pouvoir enfin avancer... « Je... Je ne p... peux pas... Dé... Désolé... » C’est irrémédiablement hors de ta portée : tu n’arrives pas à lui révéler l’ignoble vérité...
L’étau est serré au maximum, fais gicler ton sang et ta chair décomposée, mais tu restes inlassablement muet. Tu as l’impression que ton cœur est pris dans du fil barbelé, mais, toujours, tu te tais.
Tu ne lui diras pas la vérité.
Tu ne lui diras révèlera pas ton... tes secrets...
Mais si tu veux, Doudou, tu peux m’écraser, me tuer et m’annihiler sous cet étau d’acier ! Vas-y, mon amour, continue, fais-moi saigner... fais-moi crever... je l’ai bien mérité !

Il t’avoue qu’il est incapable de t’oublier... tout comme toi tu es irrémédiablement incapable d’arrêter de l’aimer. Oh... décidément, que vous le vouliez ou non, vous êtes bien trop liés et connectés...
Mais que pouvez-vous y faire ?
Vous êtes soudés... et il ne semble n’y avoir aucun remède pour vous séparer...
Vous êtes comme deux aimants... et personne ne pourra jamais vous empêcher de vous attirer...
Vous êtes comme le Yin et le Yang... et personne ne pourra jamais vous déboîter...
Vous êtes comme la lune et les étoiles... et personne ne pourra jamais vous empêcher de briller...
Vous êtes comme Roméo et Juliette... et personne ne pourra jamais vous empêcher de vous aimer...
Vous êtes Drake et Jimmy... et personne ne pourra jamais changer vos sentiments mutuels et enflammés...
« A... Alors... n’arrête p... pas... » N’arrête pas, mon prince, si tu n’en as pas l’envie ! Souviens-toi de moi ! Choisi-moi ! N’aime que moi ! Arrête de vouloir m’oublier ou de faire semblant que tout va bien, et allons-nous-en, prenons notre destin en main ! Viens, on s’en va et on recommence tout ! Embrasse-moi, dis-moi que tu m’aimes... et allons voguer sur l’océan infini de possibilités... tout en nous aimant à tout jamais... « Si... Si tu n’en as p... pas l’envie... ne... ne le fais pas... » ...ne le fais pas, mon amour, car je n’ai absolument pas envie que tu m’oublies ou que tu arrêtes de m’aimer. S’il te plaît... arrête de vouloir me chasser... car je suis à toi... pour l’éternité...
Mais tu restes sourd aux cris de mon cœur éploré... puisque tu sembles bien trop occupé à le faire saigner de tes propres mains, tel un sanglant boucher. Et tu serres... tu serres... tu serres... jusqu’à le faire éclater... Et tu serres... tu serres... tu serres... jusqu’à le faire crever.
« [...] Notre histoire s’est bel et bien finie… Et rien ne pourra y changer… »
Il vient de te quitter.
Il vient de te tuer.
Il vient de mettre un terme définitif à votre histoire, alors que tu ne cessais de te noyer dans l’espoir.
Il vient de casser ton rêve, et la réalité est bien trop dure à accepter.
Tu voudrais même crever, là, tout de suite, à cet instant précis, tant la souffrance semble incommensurable.
Tu manques d’air, tu suffoques, tu étouffes, mais tu ne sais plus vraiment comment faire pour respirer.
Tu tombes encore plus bas que tu ne l’es déjà... la chute est ardue, douloureuse, insupportable, et tu t’éclates de tout ton long sur le sol...
Tu t’éclates... tu t’éclates... mais il ne se passe rien – aucun geyser de sang, aucun bruit d’os cassé, aucune bouillie de chair - car tu n’es plus qu’un amas de rien rempli de vide.
Et tu voudrais disparaître, petite coquille vide...
Et tu voudrais ne jamais avoir existé, petit moineau auquel ont vient d’arracher définitivement les ailes...
Et tu voudrais juste crever, toi... le petit monstre blessé qui n’a finalement que ce qu’il a toujours mérité...
Mais tu ne fais que pleurer... car tu n’as même plus la force de demander à Dieu qu’il vienne te chercher...

La souffrance n’a jamais été aussi grande qu’à cet instant précis, car c’est lui, après avoir mûrement réfléchi, qui annihile votre océan infini.
Il est désormais certain de son choix : il ne veut plus de toi.
Ô... mais tu ne devrais pas être autant blessé par cette vérité ! Après tout, pensais-tu vraiment que tu le méritais ?
Non, car tu es irrémédiablement un monstre... un monstre bien loin d’égaler l’éclat de cet ange devenu si lointain et inaccessible.
Mais le monstre souffre et pleure...
Cela signifie-t-il qu’il a finalement un cœur ?
« C’est... C’est... C’est de ta f... faute... que... que depuis d.... deux mi... minutes... » Il faut que tu arrêtes de te tenir pour responsable des mauvais choix que j’ai faits par le passé... car tu n’as jamais rien eu à te reprocher... jusqu’à l’instant précis où tu as décidé de brûler mon cœur et cette histoire que je croyais infinie et passionnée. Là, en revanche, tu as effectivement ta part de responsabilité ! Mais puis-je vraiment te le reprocher, compte tenu de mon comportement passé ? Pas vraiment, non...
L’élément qui fait cependant toute la différence entre la rupture que je me suis sentie obligé d’effectuer par le passé et celle que tu viens d’orchestrer pour me briser... c’est que j’ai simplement voulu te protéger... alors que toi... tu cherches tout simplement à me rayer et à réellement me quitter...
Et c’est là la mort du conte de fées...

« Mais... ju... justement, tu... tu n’aurais ja... jamais pu régler ce... ce pro... problème-ci ! » Il aurait fallu, pour ce faire, que tu sois le Dieu du cancer. Malheureusement, tu n’es que le Dieu de mon cœur, même si tu viens d’abandonner ton trône fait de chair et de sang. Y reviendras-tu, incessamment ? Ô... je l’espère toujours... je l’espère jusqu’au firmament... « Je... Je n’ai pas vou... voulu m’en a... m’en aller ! Bien... Bien au con... contraire... » Penses-tu réellement que je serais parti, si la moindre once de lumière avait percé la pénombre de la nuit ? Penses-tu réellement que je serais parti, si la moindre once d’espoir avait affaibli la carapace de ma maladie ? Bien sûr que non ! Et si j’avais su qu’il y avait la moindre chance pour que mon corps s’accroche à la vie... jamais... jamais... jamais je ne serais parti... « J’ai... J’ai ... m’en... m’en aller... » Ce n’était pas par choix... mais par devoir et nécessité... car je devais te protéger... toi... mon amour... celui qui, je le croyais, m’aimerait contre vents et marrées... à tout jamais...
Mais je me suis royalement planté.

« Laisse... tomber. Je... Je n’ai plus p... peur. » De quoi pourrais-je encore avoir peur, alors que toutes mes cauchemars sont devenu réalité ? De quoi pourrais-je encore avoir peur, alors que tout est en train de s’écrouler ? De quoi pourrais-je encore avoir peur, alors que tu viens de me quitter ? De quoi pourrais-je encore avoir peur, alors que tu as arrêté de m’aimer ? « Je... Je n’avais p... peur que... que de la... que de ta... vé... vérité... » Mais je n’ai plus peur, maintenant, car elle m’a frappé de plein fouet, en emportant tout sur son passage. Mon espoir... mes rêves... mon cœur... mon bonheur... ma vitalité... mon... tout.
Tout.
Tout est annihilé.
Je ne suis plus qu’un amas de rien rempli de vide.

« De... De toute façon, à... à quoi b... bon chercher la vé... vérité, alors... alors que tout... "tout est fini" ? » Que t’apporteront mes confessions ? Que t’apportera la vérité ? Rien de plus, puisque ton choix est d’ores et déjà fait : je ne fais plus partie de tes projets.
Alors pourquoi t’entêter à vouloir à tout prix que je te dise la vérité ?! Pour me punir ?! Pour me faire souffrir ?! Ne te donne pas cette peine, mon amour, car je vis déjà l’enfer... et qu’il est humainement impossible de me faire endurer pire...


Tu es un monstre, c’est certain ! Et dans un moment de faiblesse – un moment ?! de qui te moques-tu ?! ta vie n’est que faiblesse ! – tu confies ce sentiment à celui qui a été ton amant. Il s’empresse alors de te rassurer et d’essayer de te consoler... et tu ne comprends pas vraiment pourquoi il le fait. Dans quel but ? Pourquoi vouloir me sauver ? D’ailleurs, pourquoi viens-tu me chercher ? "Tout est fini", alors tu peux tout aussi bien me laisser crever ! Tu préfères rester muet à ce discours qui effrite tes certitudes et qui embrouille complètement tes pensées...
Ses mots ont-ils dépassé sa pensée ? Ne voulait-il finalement pas te quitter ? Y’a-t-il encore une chance pour cet océan infini de possibilités ?
Et voilà que tu te mets à nouveau à espérer...
Pauvre fou au cœur désespéré...


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Ferme les yeux.
Sens sa main se glisser dans la tienne.
Sent-il ton cœur battre à tout rompre ?
Est-ce qu’il comprend sa signification ?
Ressent-il la même chose ?
Es-tu seulement en train de rêver ?
Ou est-ce cette flamme éternelle qui s’est remise à brûler ?
Serre-toi encore plus fort contre lui.
Et apprécie la chanson de vos cœurs qui battent à l’unisson.
Tu revis ; le soleil de ton cœur a effacé la pluie.
Oh... tu es sûrement au paradis...
Mais ce paradis est cruel... puisqu’il n’est pas éternel...
Et cet ange s’éloigne subitement de toi... car "vous n’avez pas le droit".
Comment ça ?! Pas le droit ?! Mais... Mais je suis le seul à décider de mon émoi !
« Mais... » Mais il ne t’écoute pas... pas plus qu’il ne revient dans tes bras. Tu sens alors ton cœur craquer, geler et saigner, comme lorsqu’il t’a quitté.
Il s’en veut, maintenant, puis ne cesse de s’excuser et d’être désolé. Pourquoi ? Est-ce si insupportable que ça d’être prisonnier de mes bras ?
Malgré ça, tu le supplies de revenir à toi... de revenir chercher tout l’amour que tu lui donnes grâce à tes bras.
Mais il ne cède toujours pas.
Il ne veut certainement pas de toi...

À sa demande, tu te tais... et laisses plutôt tes larmes silencieuses couler. Mais il te connait... et sait que tu n’es pas fait pour rester indéfiniment dans la passivité... De ce fait, sans réfléchir, tu attrapes bientôt sa main – aussi douce et gracieuse qu’une colombe – et la plaques contre ta poitrine. Boum-boum… boum-boum... Et tu laisses parler ton cœur... Je t’aime... je t’aime...
C’est là un geste complètement désespéré... compte tenu du fait qu’il vient de te quitter... mais tu ne peux te résoudre à tout laisser tomber : toi, tu l’aimes, et tu veux qu’il le sache.
Est-ce là une dernière tentative afin de voir si tout est "bel et bien terminé" ?
Certainement, car tu refuses de vivre dans un monde qui prône cette réalité.
Pitié... pitié... je vous en prie... faites que tout de ce conte de fées ne fasse que commencer...
Pitié... pitié... je vous en conjure... faites qu’il n’ait jamais réellement pensé à vouloir me quitter...
Pitié... pitié... je vous en supplie... faites qu’il m’aime... à tout jamais...
Pitié... pitié... je vous en implore... faites qu’il m’embrasse d’un baiser fougueux et passionné...

Heureusement pour toi, petit monstre au cœur éploré, tes prières sont montées jusqu’au ciel... et Dieu te fait rapidement comprendre qu’il est enfin prêt à t’écouter...

Tes pensées sont soudainement court-circuitées, et des décharges électriques parcourent ton corps de tous les côtés. Mais qu’est-il donc en train de passer ?! Tu n’es pourtant pas en train d’être électrocuté...
Un... Hein ?!
Deux... Heu ?!
Trois... Ah !
Tu comprends ce qu’il t’arrive à la toute dernière seconde.
Ta tête tourne, tu es à deux doigts de tomber, mais tu te nourris allègrement des derniers centièmes de secondes de ce baiser, à l’instar d’un affamé. Il n’a duré que trop peu de temps, mais tu sens d’ores et déjà ton cœur exploser et battre jusqu’au firmament. Encore, encore, encore... s’il te plaît ! C’est trop peu !
Tu rouvres les yeux, le visage pareil à celui d’un drogué en manque de sa came de ses baisers, et la dure, laide, sombre et terrorisante réalité s’impose de nouveau à toi : il te demande de faire comme si rien ne s’était passé... comme si ce contact n’avait pas compté...
« NON ! » Tu ne réfléchis même pas. Ces trois lettres suicidaires se jettent de ta bouche sans que tu n’aies pu les contrôler. De toute manière, même si tu es irrémédiablement paumé entre votre rupture et ce baiser plein de douceur et de légèreté, tu ne veux – ne peux - pas oublier ! « Non ! Je... Je n’oublierai p... pas ! » Comment pourrais-je oublier ne serait-ce qu’un seul instant que nous avons partagé ? Comment pourrais-je oublier le moindre de tes baisers ? Comment pourrais-je t’oublier, mon bien-aimé ? « Et... Et je n’oublierai ja... jamais ça non plus ! » "Oublier quoi d’autre ?" Te demandes-tu sûrement... Oh... ne t’en fais pas, tu vas très vite le savoir...
Ta main saisit fermement sa nuque – pauvre prisonnière, et tu colles sans plus attendre ton visage contre le sien. Avide de sa peau et de ses lèvres, tu t’empresses alors de dévorer sa bouche... sa bouche qui t’appartient.
Tu fermes les yeux... tu l’aimes... tu le possèdes...
Tu laisses néanmoins une larme saveur amour ruisseler le long de ta joue... tant tu es heureux d’être enfin dans ses bras et contre ses lèvres... tant tu es heureux d’être enfin de retour à la maison...

Ce que tu fais est-il néanmoins bienvenu ? Est-il réellement consentant ? Est-ce une sorte d’agression ?
Tu t’en fiches... car tu l’aimes si fort que tu es prêt à l’agresser d’amour jusqu’à ce qu’il crie au secours.
Tu en veux néanmoins toujours davantage, et tu mêles bientôt ta langue affamée à cette danse passionnée. Oh... seras-tu un jour rassasié ?
Ta main glisse avec amour dans ses boucles rebelles, tandis que tu dévores ses lèvres de plus belle.
Tu n’as jamais connu une telle passion.
Tu ne t’es jamais senti si vivant et heureux.
Tu n’as jamais aimé aussi éperdument.
Tes lèvres se décollent très légèrement de celles de ton ange, afin que tu puisses prendre ta respiration au beau milieu de ce marathon de l’amour. Elles frôlent toujours les siennes, mais arrêtent – sûrement temporairement - de les agresser. « Je... Je n’oublierai ja... jamais... tout ça... car... car tu as métamorphosé un affreux cauchemar en... en un merveilleux souvenir... » ... un souvenir qui, je l’espère, va inspirer mon avenir...
Et je t’aime...
Mais je suis perdu... et ne sais plus quoi penser.
Dis-moi, mon amour... une bonne fois pour toutes : est-ce que tu m’aimes, toujours ?


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MessageSujet: Re: Only You. ☆ Pancake. ღ Jeu 19 Oct - 20:45

Apple & Drake
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Can you hear me? Came back only yesterday, I'm moving farther away. Want you near me. All I needed was the love you gave, all I needed for another day and all I ever knew. Only you.


Tu ne pensais pas qu’éprouver deux sentiments aussi contraires était possible, et tu ne pensais pas le revoir un jour. Et toutes ces émotions qui se bousculent, pensais-tu les ressentir à nouveau ? Tu ne savais pas qu’aimer à ce point était humainement concevable, tu ne savais pas que l’on pouvait souffrir autant en apercevant une lueur d’espoir. En réalité, la seule chose que tu as toujours sue, répétée, répétée et ressassée sans cesse dans ton esprit, c’est que tu l’aimes, pour toujours et à jamais, et que rien ne pourra jamais y changer.
Deux ans. Deux ans sans le voir, sans entendre le son de sa voix, deux ans sans dire je t’aime à qui que ce soit, deux ans sans éprouver ça. Ça. Y a-t-il un meilleur mot pour le décrire ? Y a-t-il un seul mot juste pour qualifier ce torrent fou d’amour et de passion qui te déchire ? Et je t’aime ne sera jamais assez pour lui, et encore moins maintenant que tu n’as plus le droit de le lui dire.
Tu pourrais juste le murmurer, au fond, il n’entendrait sûrement rien. Tu pourrais juste le penser très fort, assez fort pour que son esprit l’entende, mais pas assez pour ta conscience te le reproche. Ou bien faire fi de cette maudite conscience qui t’enchaîne bien trop bas ; celle qui t’a toujours empêché de faire un pas, tout en te poussant en avant si fort que tu avais l’impression de trébucher ; celle qui te dit, qui te répète et répète sans relâche que tu n’as pas le droit. Mais qu’importe, que tu aies le droit ou pas ! Tu voudrais juste l’aimer à haute voix, car tu es épuisé de faire semblant, tout le temps, sans cesse et en permanence, tu satures de devoir sauver des apparences dont tout le monde se fiche royalement. Apple ne se préoccupe pas de ça, alors à quoi bon ? Mais malgré toute la bonne volonté que tu voudrais y mettre, tu n’y arrives, tu n’y arrives décidément pas, et c’est trop dur, trop, trop dur, et ça n’en finira donc pas ?

Plus vous parlez et plus la nuit te semble toute charbonnée d’étoiles. Elles s’éclairent doucement, et tu arrives à saisir leur lumière avant qu’elle ne s’efface. Est-ce cela, l’effet des mots qu’il porte sur toi ? Est-ce pour cela, que je n’arrive pas à ne plus l’aimer ? Tout serait pourtant fatalement plus simple. Est-ce vraiment une honte, que de ne plus savoir avancer ? Il a raison, c’est un jour sans fin, vous êtes condamnés à errer pour toujours, et aussi longtemps que le destin le voudra. Déjà deux ans, et le compteur ne s’arrête pas ; que quelqu’un y mette fin, c’est insoutenable ! Mais personne n’écoute, tout le monde est sourd à ta voix. Toi, écoute plutôt, entends-tu cette voix morne et grave ? Elle te crie que c’est ridicule, que c’est ridicule que d’espérer ce soir. « Alors, ça veut dire… ça veut dire qu’on ne parviendra jamais à aller plus loin ? Je… je sais que tu ne veux pas que je sois négatif mais… mais… là… c’est désespéré… » C’est désespéré, oui, mais il est bien trop tard pour y remédier.

Si seulement tu connaissais le pourquoi du comment, peut-être serait-ce plus simple ? Toutes ces questions qui te retiennent par la manche, te hurlent de persévérer ; mais tu ne fais que ça, persévérer ! Mais lorsque sa voix implorante te demande de ne plus insister, tu sais qu’il est bel et bien inutile de résister. Mais n’as-tu jamais honte, d’à ce point le torturer ? Écoute sa voix qui se meurt, entend ses joues êtres noyées sous les pleurs. Y a-t-il encore une seule chose en ce monde qui puisse atteindre ton cœur ? Oui… et cette chose, c’est inexorablement lui… « Ne sois pas désolé… Je… J’attendrai que tu le veuilles, alors… Je n’ai pas vraiment le choix, de toute façon... » C’est ça, attends encore un peu, attends son bon plaisir, peut-être qu’un jour il acceptera, enfin, de tout te dire.

J’ai, j’ai mal au cœur. Elle a toujours été là, cette douleur. Mais ce soir, c’est pire encore. Il y a quelqu’un qui est en train de l’écraser. Peut-être n’est-ce pas plus mal ? Ça t’aidera sûrement à l’oublier. Je ne veux pas l’oublier ; je n’y arriverai pas. Dans ce cas, il a raison, ne le fais pas. Qu’est-ce que ça pourra bien changer ? Ça fait deux, ça fait deux ans que tu tournes en boucle, comme un vieux vinyle usé ; tourne encore un peu, tu es condamné à ce même cycle sordide et infernal, continue de tourner, tu te rapproches à peine plus vite d’une chute inévitable. « Mais… Mais je sais que je le dois… Comme toi tu as essayé de le faire… sauf… sauf que je n’y arrive pas, et c’est beaucoup trop dur... » Comment a-t-il réussi à faire le premier pas ? Tu n’as jamais osé bouger d’un centimètre ; peut-être serait-ce venu le temps d’essayer ?
Tu te lances, et tu as l’impression de saigner. Mais comment, comment peut-on être aussi cruel ? T’es-tu déjà demandé comment tu réagirais, si Apple te disais des choses pareilles ? Mais il l’a fait, il l’a déjà fait par le passé. Et pour des raisons que tu ignores, tu n’arrives pas à l’oublier. Oh, non, non, ça ne peut pas être pour te venger. Espèce d’imbécile, sais-tu combien ton amour est sensible ? Oui, tu le sais, mais ça ne t’empêche pas de bien insister, t’entends-tu ? Et votre histoire est bel et bien finie, et rien ne pourra y changer.
Tu ne sais plus quoi dire.
Tes mots étaient si aiguisés qu’ils t’ont toi-même écorché vif, et même si tu es bien loin de saigner autant que ton bien-aimé, tu as brusquement envie de pleurer. Pleurer ? Mais quelle idée ! Range ses larmes idiotes et ridicules, tu as choisi de prononcer ces mots durs et beaucoup trop glacés, maintenant, tu n’as plus qu’à assumer. « Apple, je suis désolé… Je ne… je ne veux surtout pas te faire de la peine, mais… mais je pense que c’est la seule chose qu’il reste à accepter… » Oh, mais tais-toi, tais-toi donc ! Tu ne fais qu’empirer les choses ; et déjà tu sens ton cœur s’assécher. Tu aurais envie de gifler cette conscience bien trop sévère, et de lui hurler que tes sentiments sont les mêmes — mais, oh, à quoi bon essayer ? Tout ce que tu dis le blesse, ne vois-tu pas que tu le tues plus que tu ne l’aimes ? Meurtri-meurtrier, meurtrier au cœur rongé par l’acide du bonheur, meurtrier qui a perdu le sens du mot aimer. Signifie-t-il que tout doive changer ? Signifie-t-il que tu as assez vécu de cet amour et que la vie n’a plus rien à t’apporter ? Signifie-t-il que tout est irrémédiablement perdu, maintenant que vous vous êtes quittés ? Oh, et tu ne sais plus, vienne la mort quand elle voudra, tu as vécu.

Malgré tout ce qu’il peut dire et répéter, rien n’est jamais aussi blanc qu’il n’est noir ; tout comme chaque chose a son point d’ombre. Tu sais ce que tu as fait. Tu sais ce que tu as dit ; oh non, chéri, je ne suis pas aussi innocent que tu le sembles le croire. Et parce que la nuit est noire et que les nuages sont gris, il ne tarde pas à l’admettre, lui aussi. Mais quel genre d’homme es-tu ? Quel genre de personne serait assez cruelle pour rendre à ce point son amour fragile ? Tu sens qu’il tremble, que sa peau se craquèle, se brise, et tu ne peux rien faire ; c’est sans doute le pire. T’excuser encore et encore n’aura aucun effet, tu sais ce que tu as fait, tu sais ce que tu as dit. Et c’est trop tard, et tout est déjà fini… « Mais pourquoi ne m’en as-tu jamais parlé ? » Dernier élan désespéré, tu craques, toi aussi, te fissures, manques de tomber en ruines. « J’aurais voulu pouvoir être là pour toi… même si… même s’il n’y avait rien que je puisse faire… » Je t’aimais, je t’aime, et j’aurais voulu te le prouver. J’aurais voulu pouvoir t’être utile, et, même si c’est sûrement égoïste, j’aurais aimé savoir l’entière vérité avant que tu ne me quittes. Tu aurais voulu croire que tout ce que tu faisais n’était pas futile ; et ces échanges doux, interminables et passionnés, et ces caresses, et ces baisers, ces je t’aime que tu lui murmurais au creux de l’oreille — mais les siens, en étaient-ils plus réels ?
Tu l’aimes… mais c’est si dur, de le montrer.

As-tu déjà fermé les yeux en sachant inévitablement ce qui se cachait derrière ? As-tu déjà eu peur de ce noir empreint de couleurs amères, ce sombre reflet de ton cœur dévasté, et de ton âme décolorée ? As-tu peur de découvrir toutes ces nuances défraîchies et déchirées ; as-tu peur de ne jamais plus voir le monde de la même manière ? Et si tu rouvres les paupières, y aura-t-il toujours cette froide et pesante atmosphère, celle qui te dit que tout est trop tard, que tout est déjà fichu en l’air ? Et tu as peur, toi aussi, tu as peur de comment tout est déjà condamné, fatalement inévitable, et inévitablement fatal. « Tu n’as plus peur ? Tant mieux, parce que… parce que, moi, j’ai peur… » N’a-t-on jamais rien entendu d’aussi pathétique ? « J’ai peur… j’ai peur de ce que je suis en train de faire… » Te rapprocher inexorablement de lui, est-ce vraiment une bonne idée ? Te soumettre à cette incommensurable torture, est-ce réellement nécessaire ? Tu ne sais plus. Tu es perdu. Tout s’enflamme et part en braises. « Parce que ma vérité est si différente de la tienne ? Je ne crois pas, honnêtement… » Tu ne peux pas être le seul à voir les choses de cette manière ; tu ne peux pas être le seul à toujours l’aimer indéfiniment et sans jamais pouvoir t’arrêter. Dis-moi que j’ai raison, je t’en prie, je t’aime. Mais pas plus que tu ne peux lire dans les siennes, il est incapable de lire dans tes pensées. Comment le saurait-il, dès lors, que tu n’as jamais cessé de l’aimer ?
Tu mens depuis le début, et tu te mens à toi-même ; il a raison, où est-elle passée, l’odieuse vérité qui te répugne, celle qui te répond que tu l’aimes à jamais ? Celle que tu essaies en vain d’étouffer, mais à chaque fois que tu te réveilles, c’est pareil… « Arrête, tu n’as pas le droit… Je ne dis que ce qui est… juste… et… vrai… » Ta voix se craquèle et tremble, tu frissonnes et menaces de craquer. « Sérieusement, tu ne penses pas que j’ai raison ? Tu penses que ça me fait plaisir de l’admettre ? Que je n’aimerais pas que les choses soient différentes ? Eh bien, si, j’aimerais, mais je crois que nous n’avons plus le choix, maintenant. Et ce choix, nous l’avions, mais nous avons décidé de tout gâcher. Il faut juste accepter la vérité… Lorsque c’est trop tard, c’est trop tard... » Peut-être as-tu parlé trop vite, peut-être que ton pouls s’est emballé — peut-être as-tu cru un seul instant que tout allait changer ? Au contact de tes petits mots, la vérité allait exploser, tout comme le miroir que tu as brisé ; et, oh miracle ! la nuit allait prendre des teintes dorées.
Mais non, elle reste froide et argentée, le ciel tout aussi noir que tes idées.
Mais non, tu rêves si tu crois encore pouvoir tout arranger.


Trois, juste trois petites secondes, et ton corps en est tout électrisé. Une, deux, juste trois, et tu ne sais déjà plus où tu es ; le ciel est-il donc si sombre ? Trois, non, pas deux, simplement trois, et tu as l’impression de naître une seconde fois ; le simple contact de ses lèvres, une explosion, là, dans ta poitrine, et le temps reprenait son cours — tout juste comme si rien ne s’était produit. Une, trois, et puis deux, tout est confus, se perd — mais as-tu réellement fait ça ?
Oh, non, faites que ce soit faux, ouvre les yeux, ce doit être un rêve ! Non, non, ça ne peut pas être réel, tu ne peux pas être aussi stupide, pas vrai ?
Qu’as-tu, qu’as-tu fait ?
Oh, non, pas ça. L’as-tu réellement embrassé ?
Tu recules un peu brusquement, comme si la foudre t’avais frappé — oh non, non, faites que ce ne soit pas réel — et tu le regardes, yeux grands ouverts, presque effrayé. Non, non, vous devez tout oublier. « Mais... » Pas le temps de protester, il se jette sur tes lèvres, pour une nouvelle danse enflammée.
C’est en train de se passer.
Il t’embrasse à nouveau, mêle sa langue à la tienne, accélère ton cœur et te perd. Mais qu’est-il, qu’est-il en train de faire ?
Tu savoures chaque seconde sans en comprendre la saveur, tu oublies tout en essayant de te souvenir, et tu te perds, tu perds le fil, tu l’embrasses et tu l’aimes, mais tu ne sais plus ce que tu fais.
Sa main dans tes cheveux — mais pourquoi n’es-tu pas en train de faire de même ? Tu essaies juste de respirer, de laisser le sang pulser à tes tempes — sens-tu ses mains brûlantes ? — et tu veux l’aimer, toi aussi, mais tu ne sais pas ce qui est en train de se passer. Tu as juste chaud, et tu veux l’embrasser, tu cesses définitivement de réfléchir, et passes une main derrière son dos, descends à ses hanches et l’attires plus près, encore plus près. Tu as chaud, et il pleut, et les larmes sur ses joues ont un goût salé, et ses mains autour de ta nuque sont si empressées. Tu te laisses tomber contre la vitre de la cabine, et entraînes ta moitié dans ta chute — tu l’aimes, l’embrasses, tu as chaud et tu ne sais toujours pas ce qu’il se passe. À bout de souffle, vous finissez par vous arrêter ; tu le regardes droit dans ses iris océan, azur, si bleus et saphir à la fois, et tu lui dis je t’aime avec les yeux. « Je… je ne sais pas ce qu’il m’a pris… » Tes paupières se plissent et se ferment ; tu secoues doucement la tête, et te reprends, contiens ton cœur qui menace d’exploser dans ta cage thoracique. « Qu’est-ce qu’on… qu’est-ce qu’on a fait ? »

Il y a un comme un vide, un creux inexorable sur tes lèvres, sur tes lèvres en manque des siennes. Tu as chaud, et tu as froid, lui si loin de toi ; embrasse-moi encore, j’en ai besoin. Mais une voix te hurle que tu as déjà fait suffisamment de mal comme ça — arrête donc, tant qu’il n’est pas trop tard, rappelle-toi ce froid à son doigt, rappelle-toi l’anneau qui n’est pas pour toi.
Il se craque, se brise, ton cœur n’est plus qu’encre et cendres noircies. L’as-tu enlacé jusqu’à t’étouffer, l’as-tu embrassé jusqu’à en mourir ? Quelque chose de froid, sur ta joue ; larme amour ou larme désespoir ? Mais qu’as-tu, qu’as-tu fait ? Tu es beaucoup trop près, et recule si tu ne veux pas que tout se répète ! Tu aurais juste à t’avancer de quelques millimètres, quelques millimètres vers sa bouche qui appellent la tienne… un dernier baiser, lèvres entrouvertes, un dernier baiser pour un adieu que tu n’as eu de cesse de retarder… un dernier, un tout dernier, et tu promets de rester aussi froid que la nuit, aussi glacial que la pluie, et tu promets d’y mettre un point final.
Juste, juste un dernier.
Un dernier, je t’aime, et je m’en vais.

Tu joins une toute dernière fois tes lèvres aux siennes, une, deux, puis trois, six et neuf secondes, neuf secondes que tu savoures comme si tu étais en train d’agoniser. Longues, courtes, cruelles, et affreuses neuf secondes qui n’ont fait que s’écouler, et elles se meurent, et tu t’écartes, tu prends la couleur de l’orage, aussi froid que la nuit, aussi glacial que la pluie. Chut, c’est fini. « Il faut… il faut vraiment que l’on arrête… » Arrêtez tant que vous le pouvez, avant que le temps ne vous rattrape, avant que le soleil ne se lève, avant qu’il n’ait tout effacé. « Je vais te raccompagner chez toi… » Oui, voilà, tu n’es venu que pour ça. Tu détaches ses mains de ta nuque enflammée par ses doigts, tu te lèves et l’aides à en faire de même. Oh, s’il te plaît, fais comme si de rien n’était, ne rends pas les choses plus difficiles qu’elles ne le sont déjà…
Puisque nous ne sommes que de simples ombres, dans la pénombre de notre rêve ; nous n’avons plus qu’à nous éteindre avant que l’aube ne nous réveille.



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