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 L'insensé qui se croit fou est sage, en vérite mais l'insensé qui se croit sage est fou. [April]

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MessageSujet: L'insensé qui se croit fou est sage, en vérite mais l'insensé qui se croit sage est fou. [April] Mar 3 Oct - 11:11

Un affrontement perpétuel se joue en lui. Depuis toujours et encore plus aujourd’hui. Maintenant qu’il connaît April, qu’il la fréquente, qu’il passe du temps avec elle. Celui qu’il a toujours été, celui avec ses règles et sa ligne de conduite, sa vision des choses, sa vision de lui-même et du monde. Tout ce qui a déjà été bien tracé, pensé et posé tout au long de son existence. Un paquet d’émotions renfermés et tout le reste à l’extérieur, en particulier les gens, l’attachement, les sentiments. Et il y a eu sa douce April, qui s’est déposé aussi délicatement qu’un pétale de rose le fait sur un grand lac froid, glaciale, imperturbable. Ce petit pétale de rose a eu son écho, a fait ses minuscules petites vagues en forme de cercle qui se sont étalé tout doucement, l’air de rien. De manière presque invisible à l’œil nu, invisible à celui de Damon. Ce cercle a grandi, grandi et il grandit encore de la même manière qu’au départ. De toutes petites vagues, presque rien. Pourtant Damon les ressent encore comme si elles avaient traversé chaque parcelle de son corps. Cela n’explique pas tout, cela n’excuse pas tout puisqu’il a besoin de le faire, encore. Trouver des excuses, une raison mais pour le moment cela suffit.

C’est juste assez pour comprendre comment il se retrouve avec un sac rempli de nourriture chinoise pour rendre visite à sa douce April. Comment il se retrouve dans son appartement, alors que Meghan sa fille est absente pour passer une belle soirée avec elle. Aucun titre n’est donné, aucune obligation n’est posée. C’est juste une invitation. Ils peuvent tout aussi bien manger et rire que regarder un film mais quand il la voit, quand il la retrouve. Tout l’appelle, tout en lui meurt d’envie d’elle. Il n’a aucune envie de s’asseoir sagement à côté d’elle en regardant un film. Celui qu’il avait choisi était pourtant sympathique. Il rêve juste de la prendre dans ses bras, de retrouver le chemin de sa chambre et de lui faire l’amour jusqu’au matin. Discuter ? Entre temps, pourquoi pas mais il est certain que cela reste compliqué de penser d’abord à ça en la voyant. Peut-être s’il ne l’avait jamais embrassé, peut-être si elle n’avait jamais débarqué à son boulot pour lui demander de ne pas l’ignorer, peut-être s’il n’était pas invité.

Encore des excuses, plus bidons cette fois. Il est tout simplement irrémédiablement attiré par elle et toutes les excuses du monde ne changeront ce fait. C’est ainsi que leurs vêtements se retrouvent sur le pas de la porte, que le chinois est abandonné à côté d’eux et qu’ils se retrouvent exactement là où il rêvait d’être. Dans son lit, dans ses bras, la découvrant encore et encore, essayant de se voiler la face en étant certain qu’il finira par être rassasié, en se sentant à nouveau vivant, à nouveau bien dans sa peau, bien avec lui-même. Emportés dans un tourbillon de passion, de sentiments inavoués de désirs parfois trop cachés, il fait durer le plaisir, durer ce moment pour qu’ils aient tous les deux l’impression qu’il ne s’arrête pas. Pour qu’ils s’arrêtent dans le temps et se perdent ensemble.

Ce n’est que lorsqu’il refait surface qu’il prend conscience de l’ampleur de ses émotions. Même s’il n’essaie pas de mettre de mots dessus et qu’April ne lui demande rien non plus, il ne peut les ignorer entièrement puisqu’elles sont là, dansant devant lui, encore légèrement essoufflé. Alors même s’il essaie, il ne peut les oublier. Il glisse son visage contre celui de sa belle, pose un baiser sur son front. Ils offrent un joli tableau, le drap négligemment posé sur leur corps encore légèrement emmêlés. Leurs jambes surtout et sa main qui est restée volontairement posé sur l’épaule d’April. Il la regarde. D’abord ses magnifiques yeux où dansent encore les vestiges de ce moment parfait, ensuite les parcelles de peau que laissent entrevoir le drap. Oui, il se nourrit de ses images parce qu’il sait que lorsqu’il part, il ne les laisse pas ici. Il les emporte avec lui. Il lui fait un petit sourire amusé.

« Je crois que pour le repas c’est raté ? Je ne savais pas que tu étais adepte du « dessert avant le repas » . »

Il la taquine encore puisque cette fois, c’est bien lui qui lui a sauté dessus et non elle. Même s’il ne l’aurait sûrement pas repoussé, tout comme la dernière fois si cela avait été le cas. Les idées sombres, celle de s’éloigner d’elle encore un peu resurgissent doucement, lui intimant de fuir le plus vite possible mais il les chasse avec classe en pensant à un bon remède.

« Ca te gêne si je fume ? Et non, je ne parle pas de cigarettes. Tout le monde n’est pas fan de l’odeur donc.... »

Il se lève, fait un tour dans le salon pour récupérer son joint et son briquet dans sa poche et se glisse à nouveau sous les draps, emprisonnant à nouveau la jambe d’April contre les siennes avant de lui dire doucement.

« Sinon je vais à la fenêtre mais je t’entraînerais sûrement avec moi. De gré ou de force. »

Puisqu’il a encore envie de la sentir près de lui et même s’il la taquine encre, il sait que c’est vrai. Il est là ce combat. L’homme qui veut tout d’elle, la sentir, la toucher et l’embrasser et celui qui veut s’enfuir très loin. Assez pour ne plus jamais la revoir, la croiser ou même avoir à lui parler.
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MessageSujet: Re: L'insensé qui se croit fou est sage, en vérite mais l'insensé qui se croit sage est fou. [April] Ven 6 Oct - 2:34



     

Damon
&
April
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L'insensé qui se croit fou est sage, en vérité mais l'insensé qui se croit sage est fou.
Elle a les yeux qui brillent, April. Elle a les yeux qui brillent parce qu’elle vient de faire l’amour. Elle a les yeux qui brillent parce qu’elle est encore plongée dans cette bulle de bien-être particulière et magique à la fois. Elle a les yeux qui brillent parce qu’elle est heureuse, bêtement heureuse. Elle a les yeux qui brillent parce qu’elle est avec lui ce soir. Damon.

C’est fou d’imaginer le tournant qu’a pris leur relation en l’espace de quelques mois. Jamais, elle ne l’aurait cru la première fois qu’elle a vu le jeune homme s’installer face à elle ce matin-là, dans cette salle d’attente aux allures impersonnelles. Elle n’aurait jamais cru que cet endroit si glacial puisse un jour être à l’origine de ses joies les plus chaudes. Et pourtant. Pourtant, il a bouleversé sa vie, Damon. Elle ne demandait rien à personne, elle n’osait plus espérer quoi que ce soit de quiconque. Et alors, il est apparu subitement. Il lui a fait retrouver le sourire. Il a été là pour elle au moment où personne ne l’était. Il lui a redonné ce qui lui manquait tant à cette époque. L’espoir. La foi. La foi en l’être humain, la foi en la vie, la foi en Lui.

Et maintenant… Maintenant, elle n’imagine plus son existence sans lui. Au même titre que Meghan, il est devenu l’une des seules personnes indispensables à son cœur, indispensables à sa vie. Plus le temps passe, et plus c’est une évidence. Ce qu’elle ressent pour lui va au-delà de tout ce qu’elle a pu ressentir au cours de sa vie. Elle ne met pas vraiment de mot sur ses sentiments, elle n’en éprouve pas le besoin, pas pour le moment. Elle savoure simplement cette sensation d’exaltation qu’il lui apporte à chaque fois qu’elle est avec lui. Et ce bonheur indescriptible à chaque fois que ses yeux rencontrent les siens.

Elle a bien cru perdre tout ça, la dernière fois. Elle a bien cru qu’elle allait le perdre, lui. Et la douleur qu’elle a ressentie à cette idée, elle ne l’a pas oubliée. Elle a peut-être conscience, quelque part au fond d’elle, qu’elle joue un jeu dangereux. Elle l’a rassuré, elle lui a affirmé qu’elle n’a aucune exigence envers lui. Et c'est vrai. Mais elle se rappelle de cette douleur dans son cœur. Elle sait, en réalité, qu’elle s’attache dangereusement à lui. Plus que de raison. Mais elle ne peut pas résister. Elle serait incapable de couper court à la relation qui évolue entre eux parce qu’elle n’en a simplement pas l’envie. Elle sait qu’avec lui, elle est heureuse. Elle sait, aussi, qu’avec elle, il est heureux. Et n’est-ce pas, cela, le plus important ? Etre heureux ensemble, qu’importe ce qu’il adviendra. Elle le sait bien, April. Le bonheur est un visiteur bien trop rare pour lui tourner le dos quand il sonne à notre porte.

Et c’est lui, son bonheur. Ce grand brun, allongé tout contre elle dans son lit. Leurs corps encore liés l’un à l’autre, presque imperceptiblement, comme pour maintenir constamment un contact entre eux, comme s’ils en avaient besoin. Elle ne sait pas où leur relation va les mener, April. Ils étaient amis, ils en sont finalement là, à coucher ensemble. Ce n’est, en soi, rien de dramatique mais ce n’est pas quelque chose dont elle a l’habitude. Pourtant, c’est tellement facile de s’habituer à ces moments si agréables, si précieux qu’elle partage avec lui. En vérité, elle le sait pertinemment, elle ne pourrait déjà plus s’en passer.

Perdue quelque part entre ses rêveries et les émotions qui l’ont envahie, elle laisse un sourire se dessiner instinctivement sur ses lèvres quand elle sent le baiser qu’il dépose contre son front. Elle ne dit pas un mot, elle n’en ressent pas le besoin. C’est aussi ce qu’elle aime avec Damon. Ils peuvent discuter pendant des heures, ou simplement se contempler dans le silence, l’instant sera tout aussi agréable. Naturel. Mais elle finit par entendre la voix envoûtante du ténébreux la sortir de ses pensées.

A sa remarque, elle laisse échapper un petit rire. C’est lui, pourtant, qui s’est empressé de l’embrasser alors qu’ils se trouvaient encore sur le pas de sa porte. Elle n’imaginait pas, en l’invitant ce soir, qu’ils se retrouveraient dans son lit, si vite. Mais Damon… Il fait naître une telle passion en elle. Quand il l’embrasse, elle sent cette flamme jaillir en elle, ardente, violente. Il éveille en elle un tel désir qu’elle ne cherche aucunement à le contrôler. Elle a juste envie de se noyer sous ses baisers, et se perdre dans ses bras, encore et encore. Comme si, jamais, elle ne pourrait s’en lasser. C’est indescriptible. Plongée dans ce tourbillon, elle a toujours cette sensation de toucher l’éternité du bout des doigts. Comme si rien, pas même le temps, n’avait d’importance sur eux. Alors que, paradoxalement, il passe si vite à ses côtés. Jamais, le temps ne lui a paru si contradictoire.

– J’ai toujours eu une préférence pour le dessert. confirme-t-elle avec légèreté. Elle entre dans son jeu, sans lui rappeler comment les choses ont pu déraper, et surtout à cause de qui. Il faut dire que cela lui importe peu car, à la seconde où il a posé ses lèvres sur les siennes, elle a elle-même totalement oublié le repas qu’il avait amené. Japonais ? Chinois ? Indien ? Elle ne sait même plus. Mais elle ne peut pas dire qu’elle regrette.

Elle le regarde se lever pour quitter le lit. S’aidant de ses coudes, elle le contemple sans répondre à sa demande. Sur le moment, elle est trop occupée à admirer la vue qu’il lui offre. Elle est en train de devenir dingue de ce corps. Elle se mordille la lèvre inférieure à ce constat, oubliant même la question. Ce n’est qu’au retour de Damon qu’elle y réfléchit une seconde. Elle se fiche un peu de l’odeur, qu’il s’agisse de tabac ou d’autre chose. Elle ne fume pas, elle. Rien. Elle a déjà fumé ici et là quelques joints, elle a surtout consommé des cigarettes quand elle était un peu plus jeune particulièrement. A l’époque où elle s’est retrouvée seule avec Meghan, parfois dépassée, cela lui est arrivé.

Elle se relève un peu plus, la main posée contre le drap qui cache ses formes. Elle sourit à la remarque du jeune homme avant d’attraper elle-même le joint ainsi que le briquet pour l’allumer. Elle tire une première taffe dessus, savoure un instant les effets qu’il procure, avant de baisser les yeux vers lui. – Je ne suis pas aussi sage que vous le croyez monsieur O’Donnell. précise-t-elle d’une voix malicieuse. C’est aussi cela qu’elle aime avec lui. Elle se sent légère, juste, bien.



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MessageSujet: Re: L'insensé qui se croit fou est sage, en vérite mais l'insensé qui se croit sage est fou. [April] Lun 9 Oct - 11:11

Il est là sans y penser réellement, sans y réfléchir de trop, sans se poser trop de questions, ou juste assez. Il est là aussi naturellement que possible parce que s’il s’écoutait un peu, s’il se posait des questions, une de trop, il n’y serait plus. Plus du tout. Heureusement, elle est là également, complètement présente, pleine de bienveillance, douce et taquine, pleine de finesse et directe à la fois, réservée mais tellement prête à s’ouvrir. Tout ce qui est si contradictoire chez elle et qui lui donne encore plus envie de la connaître, de la découvrir. Un mélange parfait chez son « amie » parfaite. Elle le taquine légèrement, lui avouant qu’elle a toujours préféré commencer par le dessert. Il la voyait plutôt salé que sucré mais il aime se tromper en pensant à elle. Cela lui rappelle encore combien ils sont loin de se connaître, ça lui permet d’être parfois toujours plus surpris.

« Je prends note. Je ne te laisserais plus jamais commencer par le repas en ma présence miss Carlson. »

Il lui vole à nouveau un baiser rapide. Il est fugace et même s’il reste proche, il ne l’est pas trop de peur de ne plus réussir à sortir, s’enfuir. Il garde sa porte de sortie proche de lui, toujours prêt à prendre la poudre d’escampette. Il garde aussi un peu de distances pour éviter de recommencer à lui sauter dessus immédiatement, sans même lui laisser le temps de reprendre son souffle. Il a envie de fumer, il a envie de lui parler, il veut profiter de ce moment qu’il découvre avec elle, encore. Ce moment après l’amour. Certains disent qu’il est rempli de blanc, parfois gênés, parfois annonciateurs. Certains disent qu’il est rempli de rire, d’amour, de compliments. Certains racontent aussi qu’il est doux, extrêmement et qu’il est bienveillant. Damon ne saurait dire comment est le leur. Un mélange de tout cela sûrement. Sa douce April qui ne demande rien alors qu’elle se pose sûrement des questions. Lui qui fait de l’humour et elle qui rigole avec lui. Damon qui meurt d’envie de s’enfuir mais qui se retient en fumant et April, compréhensive et amicale. Loin de demander des comptes alors qu’elle le pourrait.

Un soupir lorsqu’il revient avec son joint. Il ne peut s’empêcher de l’observer un moment. Si belle au naturelle, en tenue d’Eve, cachée sous ses draps, elle donnerait envie à un Saint de se damner. Il est loin d’être Saint cependant, bien au contraire, alors pour lui, ce serait plutôt de se repentir. Et c’est le moment que sa belle choisit pour lui piquer son joint et son briquet d’entre les mains. Il ne comprend pas tout de suite, loin de là. Loin de s’imaginer que son Ange pourrait d’une manière ou d’une autre s’approcher de CA. Il la regarde faire, pas certain d’avoir assimilé l’information encore. Il devrait être déçu, il pourrait l’être tout du moins après avoir fait de son image, une image si immaculée. Pourtant, rien de tout cela ne vient, ni déception, ni colère, ni dégoût. Tout le contraire, elle l’attire encore plus. Il la trouve diablement sexy comme ça, avec son joint à lui envoyer à la figure qu’elle est loin d’être aussi sage qu’il l’imagine. Elle lui envoie le coup de grâce et il ouvre grand les yeux, le temps de se remettre. Il toussote légèrement, essayant de cacher sa surprise, son embarras et son intérêt grandissant. Il se rapproche, récupère son joint et tire une taffe à son tour. S’il pensait devoir fumer un peu plus tôt, il ne savait pas à quel point il en aurait besoin maintenant.

« Je vois. » Finit-il par dire. « Tu sais quoi ? On a du temps devant nous et il y a peu de chance que je réussisse à m’endormir tout de suite maintenant… » Il lui sourit pour l’embêter même s’il est on ne peut plus sincère au fond. « Si j’en profitais pour rattraper ce retard de connaissances sur ta jolie vie et puisque je suis sympa. Très sympa. Je te propose de participer également. Une question chacun et on a droit à un bonus. Une question à laquelle on peut se refuser de répondre. »

Il la fixe, tire à nouveau une taffe et lui retend le joint, soucieux de voir si elle en veut encore ou pas. Le choc pas complètement passé, cela ne l’empêche pas de partager. Il avoue également qu’il apprécie de la voir se libérer, sourire, sembler si sûre d’elle. Elle était déjà resplendissante à ses yeux, April mais elle ne fait que s’illuminer un peu plus à chaque fois qu’il la voit.

« Je te conseille donc de bien réfléchir avant de l’utiliser et puisque je suis gentleman et même si je meurs d’envie de commencer, je te laisse faire. » Il se rapproche légèrement et la fixe, amusé. « Je sais que tu vas être tendre et bienveillante mais ne compte pas sur moi pour te rendre la pareille. Je suis curieux et je veux tout savoir de toi. » Ou presque. Tout ce qu’elle sait elle-même, tout ce qu’elle dira parce qu’on ne peut jamais connaître quelqu’un totalement, surtout s’il ne se connaît pas lui-même.
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MessageSujet: Re: L'insensé qui se croit fou est sage, en vérite mais l'insensé qui se croit sage est fou. [April] Mer 11 Oct - 2:15



     

Damon
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Le sourire amusé qu’elle affiche en l’écoutant se perd entre les lèvres de Damon quand il vient lui voler un doux baiser. Elle laisse échapper un petit soupir de contentement, heureuse tout simplement. Elle ne songe pas à l’étrangeté de la situation alors que, quelques semaines plus tôt, elle aurait affirmé qu’ils ne sont rien d’autre que des amis. L’étrange ne lui a jamais fait peur. Et c’est ce qu’ils sont à vrai dire, des amis, plus ou moins. En réalité aucun mot ne conviendrait véritablement au lien qui les unit. Ils se parlent comme deux confidents, ils couchent ensemble comme deux amants, mais il y a autre chose. Il y a ce quelque chose qui le rend si différent de n’importe quel ami, n’importe quel amant qu’elle a pu avoir. Une sorte de connexion entre eux connue nulle part ailleurs. Elle ne sait pas, en vérité, s’il la ressent aussi ou si… C’est elle qui imagine quelque chose qui n’existe pas. Mais elle a la sensation qu’il éveille son âme, Damon.

Plus elle le côtoie, plus elle se sent à son aise avec lui. A sa place. Elle sait, au fond d’elle, que le jeune homme ressent plus de difficultés qu’elle à se laisser aller. Qui l’aurait cru. Elle aurait parié pour le contraire au tout début. Lui sociable, sympathique, elle renfermée, hermétique. Mais il a su lui ôter sa carapace avec une telle aisance. Et, maintenant, c’est peut-être elle qui tente de percer la sienne sans violence aucune, avec la plus grande douceur. Parce qu’elle l’a promis, elle s’y tient. Elle n’exige rien de lui, encore moins qu’il fasse quelque chose dont il n’a pas envie. C’est quelque chose qui la rassure. Elle se dit que s’il est là, ce soir, avec elle, c’est parce qu’il en a envie autant qu’elle.

Et parce qu’elle veut lui montrer qu’il n’a aucune inquiétude à avoir d’être l’homme qu’il est avec elle, April se saisit elle-même du joint qu’il vient de ramener au lit. Elle l’allume et, sous les yeux interloqués de Damon, elle en tire une première taffe avec naturel. Elle ignore ce qu’il en pense mais elle remarque sans mal que cette scène est loin de le laisser de marbre. Il paraît si surpris, comme si c’était totalement ahurissant alors qu’il en consomme surement lui-même sans les compter. Elle lui a dit qu’elle n’était pas un ange. Un ange, c’est pur. Un ange, c’est innocent. Avec tout ce qu’elle a vécu alors qu’elle n’était qu’une petite fille, elle a perdu il y a longtemps maintenant tout ce qui aurait pu faire d’elle un ange. Elle n’a pas peur de casser l’image peut-être idéale qu’il a dû se construire sur elle. Au contraire, si elle peut lui montrer que le fossé qu’il imagine entre eux n’est pas si immense, c’est tant mieux. Les effets de l’herbe, eux, ne sont qu’un bonus.

Elle le contemple sans oser rien dire, comme pour lui laisser le temps d’évacuer son choc. Elle pourrait le taquiner, elle pourrait en rajouter un peu plus encore pour le provoquer, mais non. Son but n’est pas de paraître pour ce qu’elle n’est pas. Elle garde son air calme alors qu’elle lui tend finalement le joint. A ses mots, c’est elle finalement qui est étonnée. Elle l’écoute avec la plus grande attention alors qu’ils se font passer le joint tour à tour. Un sourire amusé apparaît sur les lèvres de la Française quand il répète qu’il est sympa deux fois. Mais, après un petit instant d’assimilation, elle hoche la tête en signe d’acquiescement. – Je suis d’accord. approuve-t-elle, emballée à l’idée d’en apprendre un peu plus sur le mystérieux Damon. De son côté, elle ne s’inquiète pas des questions qu’il pourrait lui poser malgré sa mise en garde. Elle ne prend même pas le temps d’y répondre, d’ailleurs, ce qui est plus clair finalement que n’importe quelle réponse qu’elle aurait pu donner. Elle n’est pas effrayée, April. Elle est trop sincère par nature pour redouter de dire la vérité dans un jeu. D’autant plus que le jeune homme sait déjà ce qu’elle a le plus de difficulté à confier, il sait déjà ce qui lui fait le plus de mal. Le reste ne peut suivre que plus facilement. C’est étrange combien elle n’a plus peur d’être elle-même, avec lui.

Une nouvelle taffe à son compteur, la belle tend le joint à son interlocuteur alors qu’elle essaye de se concentrer pour trouver une question intéressante. – Hum… Elle tourne légèrement vers lui de façon à se retrouver sur le ventre et, surtout, son regard plongé dans le sien. – Parle-moi de Jayson. Dis-moi comment vous vous êtes rencontrés. demande-t-elle innocemment. Il avait raison. Elle n’osera pas le questionner volontairement sur un sujet trop épineux, en tout cas pas tout de suite. Mais elle a conscience de la force de l’amitié qui unit les deux hommes, elle est flagrante. Eux qui sont pourtant si différents, ils semblent si importants l’un pour l’autre. Et elle veut connaître des choses importantes sur Damon, des choses qui lui permettront de le connaître, lui, un peu plus. Il y a encore tant de choses qu’elle a envie de savoir sur lui. Elle aussi, elle veut tout savoir de lui, tout ce qu’il voudra bien lui dire.





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MessageSujet: Re: L'insensé qui se croit fou est sage, en vérite mais l'insensé qui se croit sage est fou. [April] Jeu 12 Oct - 8:04

Elle est d’accord. Ils peuvent donc commencer à jouer. Jouer, c’est facile, sans prise de tête, drôle, simple. Sauf que jouer sur la vérité engendre souvent quelques difficultés et il est particulièrement bien placé pour le savoir. Il y a déjà joué avec une amie dernièrement et ils ont failli perdre un morceau de leur cœur au passage. L’un comme l’autre. Il sait pourtant qu’April est tout sauf intrusive mais ce serait si simple finalement de trouver ses points faibles, ses secrets, son lourd passé. Avec une question toute bête, une question lambda, ils pourraient tomber pile dessus. Exactement à l’endroit où cela pourrait faire mal. Ou pas. Il lui précise tout de même qu’il fera en sorte de fouiller dans sa vie au maximum, ne l’empêchant donc pas d’en faire de même mais elle est gentille April, elle n’abuse pas de son pouvoir. Jamais. Pas même de celui qu’elle a sur lui. Alors qu’elle pourrait, elle pourrait sûrement. Elle lui demande finalement de parler de Jayson et il sourit. Elle l’a rencontré son ami et elle a dû se poser des questions. Des questions qu’elle n’a même pas osé lui demander. Elle est si discrète. Il est touché de savoir qu’elle n’a pas voulu se montrer trop intrusive, ni avec lui ni avec son ami à leur sujet. Puisqu’il n’y a pas de gros secrets mais tout même un peu, il se lance. Il peut lui faire confiance à April et il sait que Jay peut aussi.

« Je ne t’ai jamais demandé comment tu l’avais trouvé tiens… Personnellement, j’ai choisi d’être à la rue. J’étais un mauvais garçon, je refusais catégoriquement l’autorité de mon grand frère, chez qui je vivais. J’ai eu de « mauvaises » fréquentations et je me complaisais particulièrement dans cette situation. Je les aimais, mes amis. Jay’ a eu un tout autre contexte. Son père était un idiot fini, buvard doublé de violent. Une merde quoi. Jay’ passait son temps dehors pour l’éviter mais il n’était pas très… Robuste. »

Il sourit, cela peut semblait ridicule et dérisoire. Lorsqu’on voit Jayson aujourd’hui, on imagine difficilement le jeune garçon, frêle et timide qu’il a retrouvé dans la rue. Jayson a fait des sports de combats depuis, il a pris en assurance et en maturité. Ils ont fait les 400 coups aussi. Il tire à nouveau sur le joint, cherchant ses mots, cherchant dans sa mémoire. Non, le joint n’aide pas, au contraire. Du coup, il sourit encore, comme un idiot.

« Je dirais même qu’il était tout frêle et n’importe qui lui tapait dessus. Un jour, j’ai vu la scène et je suis intervenu. Dans la rue, ça se passait comme ça et du coup, il était sous « ma responsabilité » ensuite. Je n’y étais pas obligé mais j’en ai ressenti l’envie. Je l’ai fait entrer dans le groupe. On volait des bagnoles ou des motos pour les revendre. On piquait des trucs au receleur. Moi je vendais ma drogue. On se faisait du fric quoi. Puis un jour, une casse s’est mal déroulée et Jay’ s’est calmé. Je suis parti mais on a gardé contact. C’est un petit frère pour moi. Il a vachement changé. Il s’est mis au sport, il est rangé. Il a ouvert son garage, t’as vu. C’est suffisant pour qu’il vive bien. Il a réussi quoi. Ne lui dis pas mais je suis plutôt fier de lui. »

Il souffle, c’est un bon résumé. Il oublie de lui dire qu’il se mêle un peu trop de sa vie privée mais, ça, c’est une autre histoire et s’il se met à la raconter, ils en seront sûrement encore là demain. Parce que ce n’est pas fini comme histoire, parce qu’il ne lui a encore rien dit à Jay. Parce que les choses ont changé. Parce que Zola a choisi Eliot et Eliot Zola. Parce qu’il ne sait pas encore. Parce que la vie est compliquée et Damon n’a rien fait pour la faciliter sur le coup. Il la regarde, lui tend à nouveau son joint.

« Et maintenant, on vit ensemble. A moi. Pourquoi tu n’as jamais refait ta vie après avoir gardé Meghan ? Avec un homme j’entends. »

Au fond de lui, il a besoin de comprendre. Elle lui répète sans cesse qu’elle n’est pas un Ange April et c’est peut-être vrai mais ce qui est certain c’est que c’est une bonne personne. Elle est belle, douce, adorable, une mère géniale. Elle a tout ce dont un homme peut rêver. Un censé tout du moins.
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MessageSujet: Re: L'insensé qui se croit fou est sage, en vérite mais l'insensé qui se croit sage est fou. [April] Sam 14 Oct - 1:07



     

Damon
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C’est un jeu qui ne lui fait pas peur, à April. Avec quelqu’un d’autre, elle aurait peut-être plus d’appréhension à l’idée d’évoquer des sujets bien trop sensibles, bien trop douloureux. Mais elle n’a pas peur, avec Damon. Elle songe moins à tout ce qu’il pourrait apprendre sur elle qu’à ce qu’elle, elle va avoir la chance de découvrir à son sujet. Mais elle commence tout doucement, par une question sur son meilleur ami. Il faut avouer que cette amitié entre les deux hommes l’a vite intriguée. Si le ténébreux paraît indépendant en règle générale, elle a remarqué sans mal combien il paraît attaché à Jayson. Comme si un lien indéfectible s’est créé entre eux. Et, quand il répond finalement à ses interrogations, elle comprend que son intuition est plutôt bonne.

Ce qu’elle retient de ses aveux, c’est qu’ils sont amis depuis bien longtemps. Alors, contrairement à ce qu’il veut faire croire, Damon est parfaitement capable d’aimer sans condition. Il s’agit peut-être d’un ami seulement mais, aux yeux d’April, il n’y aucun amour qui ne compte pas. C’est rassurant de se dire que, malgré la vie difficile qu’il a pu avoir, il a toujours cet ami avec lui depuis si longtemps. Même si l’histoire de Jayson est douloureuse, et qu’elle ne peut s’empêcher d’être attristée pour lui. Elle a eu l’occasion de le connaitre et, sans aucun doute, il ne mérite pas ce qu’il a vécu. Personne ne le mérite. Elle baisse un peu les yeux, touchée, mais elle ne dit pas un mot. C’est aussi l’occasion pour elle d’en apprendre un peu plus sur le passé si mystérieux de Damon. Elle le laisse ainsi terminer son récit… Et lui rappeler ce qu’elle sait déjà.

Car ce qu’elle est touchée d’apprendre, surtout, c’est tout ce qu’il a fait pour Jayson alors qu’il n’était qu’un inconnu pour lui. Et il ose prétendre qu’il n’est pas quelqu’un de bien… Mais elle n’a connu personne, toute sa vie durant, capable d’agir d’une façon aussi généreuse, aussi altruiste pour quelqu’un. Elle se rend compte, plus encore que d’ordinaire, combien elle a raison de ne pas l’écouter quand il affirme qu’il n’est pas une bonne personne. Il est définitivement une bonne personne, la meilleure personne qu’elle ait eu l’occasion de rencontrer. – Tu parles réellement, et tu as agi surtout, comme un grand frère. C’est beau. dit-elle avec un doux sourire. Elle ne lui confiera pas ses pensées. Elle n’en a pas besoin parce qu’elle savait déjà qu’il était capable du meilleur. Il l’a fait avec elle… Pourquoi pas avec les autres ? Elle espère simplement que lui aussi, un jour, il trouvera la paix.

Elle attrape le joint tendu par son interlocuteur pour tirer une taffe dessus. Elle ferme les yeux une seconde parce qu’elle sent que l’herbe commence à faire son effet dans ses esprits. Elle n’a pas l’habitude, il faut dire. Mais elle rouvre les yeux quand elle entend la question de Damon. Une question qui la surprend quelque peu. C’est étrange, pour un homme si réticent sur l’amour de s’interroger sur ce point… Comme si pour lui, cette idée était impensable, mais que pour elle, il serait étonnant qu’elle soit célibataire. Ou peut-être est-il simplement intrigué car il sait qu’elle n’est pas aussi réfractaire que lui. Juste un peu effrayée, sans doute. – Je ne sais pas, je n’ai pas pris explicitement cette décision un jour. affirme-t-elle avec un petit sourire alors qu’elle parle surtout de lui, à cet instant. Mais elle sait que ce n’est pas la réponse qu’il attend.

– J’ai eu quelques histoires mais elles n’ont jamais fonctionné. Je pense qu’avoir déjà une fille peut freiner quelques hommes, et puis… Je ne suis pas le genre de femme que vous rêvez d’avoir. Ses mots sont prononcés sans amertume, sans tristesse. C’est juste un constat. Elle sait pertinemment qu’elle est tout ce qu’il y a de plus banal, April. Elle n’a pas un physique à se damner, ni un humour ravageur, ni même un tempérament qui attire le sexe opposé. Même au niveau professionnel, elle est loin de faire rêver. Elle est juste ce qu’elle est. Une femme réservée, gentille au mieux, et rien de plus. Ses secrets eux non plus n’ont guère arrangé son cas. – Je pense aussi que le fait que je renferme des choses en moi n’a pas aidé. Je ne me suis jamais vraiment livré aux hommes avec lesquels je suis sortie. Je faisais déjà passer Meghan avant tout, et avec ça, ce devait être encore plus difficile pour eux. Mais je n’y arrivais pas.

Il n’y a qu’avec lui qu’elle y est parvenue. Lui qui n’était qu’un ami, lui avec qui elle n’est pas engagée, lui toujours lui. C’est difficile de comprendre ce qui a été différent avec Damon. C’est peut-être simplement lui qui n’est pas comme les autres.

Elle tire une deuxième fois sur le joint avant de le rendre au jeune homme. C’est à elle de poser une question. Et elle ne réfléchit pas cette fois. – Si tu pouvais faire le métier de tes rêves, là tout de suite, ce serait quoi ?



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MessageSujet: Re: L'insensé qui se croit fou est sage, en vérite mais l'insensé qui se croit sage est fou. [April] Mer 18 Oct - 15:49

April ramène cette idée de grand frère sur le tapis. Il le dit et l’assume. C’est un peu comme cela qu’il le voit. Pourtant, parfois, les rôles semblent être échangés. Il est celui qui perd totalement du crédit et qui a besoin d’être recadré. Il est celui qui n’est pas logique et Jayson est là pour faire en sorte de tout changer, tout recadrer. Lui rappeler que le monde dans lequel ils vivent n’est pas totalement sombre et noir. Tout comme April arrive parfaitement à le faire par sa seule présence, ses sourires, son odeur. Naturellement. Jayson lui, fait de longs discours et le secoue mais c’est du pareil au même, niveau résultat. Il hoche la tête et lui sourit encore. Il suppose donc que c’est certainement comme ça que l’on se comporte avec un frère, qu’il soit petit ou grand. Il répète alors, il est d’accord.

« Parfois les rôles sont inversés mais oui, oui… C’est bien ça. De ce fait, si par malheur, un jour, tu as besoin d’une personne pour me mettre des baffes et me faire entendre raison, envoie Jay sans hésiter.»

Il pose alors le sujet qui l’intrigue le plus chez sa belle ensorceleuse. La femme qui a su lui faire regretter sa stupide règle et la mettre à la poubelle l’espace d’un moment. La femme qui lui fait perdre ses moyens et qu’il désire constamment. La femme qui, à ses yeux, représente une image très proche de ce qu’il qualifierait de la perfection. La femme qui l’accepte, défauts et qualités compris. La femme pleine de bon sens et d’amour. La mère parfaite. Tout ce qui donne ce cocktail de la femme pleine d’attirance qu’elle est et qui est, à son plus grand étonnement, toujours seule. Oui, il ne le comprend ni ne l’enregistre encore. Elle ne semblait pas prête à rencontrer quelqu’un quand ils se sont connus. Mais que s’est-il passé avant ? Pourquoi ne l’était-elle toujours pas ? Comment donner autant d’amour à Meghan et pas à un autre ? Depuis quand est-elle seule ? Il se demande pourquoi un homme plein de bon sens la laisserait partir. Elle laisse alors entendre que ce n’est pas spécialement un choix qu’elle a fait.

Alors, elle a tout simplement manqué l’occasion de vivre le grand amour. Elle est passée à côté des hommes sans les voir. Il pense à la femme qu’elle a pu être avec sa petite fille et il se demande alors combien ça a pu être repoussant pour les autres. Il glisse sa tête dans sa main en l’écoutant attentivement quand elle continue. Elle a donc vécu quelques histoires. Immédiatement, Damon se crispe sans même s’en rendre compte. Evidemment qu’elle en a eu. Comment cela pourrait-il être différent. Et elle termine par dire qu’elle n’est pas le genre de femmes dont les hommes rêvent. Elle généralise et Damon grimace en arquant un sourcil. Terrible. De quelles femmes parle-t-elle alors ? Celle qui fait la cuisine pour son homme, reste à la maison et est parfaitement docile ? Celle qui est délurée et fait rêver les hommes ? Ou la meilleure amie par prédilection ?

« Et qu’est-ce qui fait rêver les rustres hommes que nous sommes miss Carlson ? »

Il glisse sa main libre doucement sur le dos d’April, la caresse du bout des doigts et la fixe, amusé.

« Moi qui étais persuadé de t’avoir prouvé le contraire déjà… Deux fois. Je n’ai pas dû être assez... Persuasif. »

Mais elle en rajoute et explique clairement le renfermement dont elle a fait preuve avec les hommes de sa vie en général. Et plus que tout le reste, cela sonne comme le vrai frein à ses relations aux oreilles de Damon. Le mur qu’il a senti entre elle et le monde la première fois qu’il l’a rencontré. Celui qu’il a voulu détruire plus que tout. Comme un sentiment qui ne pourrait s’en aller. Une envie dont il ne pourrait se débarrasser et les voilà aujourd’hui. Il semblerait qu’il y soit parvenu. Mais est-ce suffisant ? Il se laisse retomber lourdement sur le dos en entendant sa question, regarde le plafond et lui pique tout doucement le joint des mains en se demandant si elle a encore les idées claires, sa douce April.

« Editeur ou moniteur de plongée. »

Il l’a lâché tout naturellement et se rend compte qu’elle ne peut pas comprendre d’où sort l’idée d’être éditeur là comme ça. Les éditeurs lisent, critiquent, éditent. Alors forcément, les livres sont une passion pour eux et c’est aussi le cas de Damon mais April ne le sait pas encore et il se demande même si elle pourrait y croire. Il tourne la tête pour la voir à nouveau.

« Raconte-moi comment tu as appris à fumer du joint et si c’est tout ce que tu as pris. »
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MessageSujet: Re: L'insensé qui se croit fou est sage, en vérite mais l'insensé qui se croit sage est fou. [April] Sam 21 Oct - 2:43



     

Damon
&
April
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L'insensé qui se croit fou est sage, en vérité mais l'insensé qui se croit sage est fou.
Le conseil de Damon la fait sourire. Elle tente d’imaginer un instant la scène. Elle qui va voir Jayson pour lui demander d’aller recadrer celui qu’il considère comme son frère… Non. Elle sait déjà, en vérité, qu’elle ne le fera pas. Jamais. Elle serait incapable de le mettre dans une telle situation, même s’il le méritait. Elle ne se permettrait jamais de s’immiscer dans une amitié qui est née bien avant qu’elle n’entre dans la vie du jeune homme et qui pourrait, aussi, subsister même si elle, un jour, elle en sortait. Aussi, elle préférerait se débrouiller toute seule, comme elle l’a toujours fait, même si l’issue ne serait pas forcément celle qu’elle espérerait. Qu’importe, à cet instant, elle n’a aucune raison de se plaindre de Damon. Au contraire, elle ne tarirait pas d’éloge sur lui.

– Tu penses que je ne suis pas capable de te faire entendre raison moi-même ? demande-t-elle, un demi-sourire sur les lèvres. Elle le taquine, un peu, car elle ignore elle-même la réponse. Elle peut s’avérer plus coriace qu’elle n’en a l’air. Car la vie qui lui a appris à être forte, résistante. Mais elle a pu constater aussi combien Damon est quelqu’un d’obstiné et entêté. Peut-être que Jayson est le seul être capable de le raisonner, en fin de compte, ou peut-être que personne n’y est vraiment arrivé. Elle se surprend à espérer parvenir, un jour, à ce doux miracle. Elle, April.

Mais il faut avouer qu’elle croit aux miracles depuis qu’elle connaît Damon. Il a bien réussi, lui, à la sortir de sa coquille. Il a réussi là où tous ceux qui ont pu s’aventurer à essayer avant lui ont échoué. Sans le vouloir, sans même le savoir, il s’est démarqué tant et si bien des autres à ses yeux qu’à jamais, il sera différent d’eux pour la Française. Elle ne saura jamais comment l’expliquer véritablement. C’est peut-être mieux comme ça. Plus beau, plus poétique. Il n’y a pas d’explication rationnelle à la relation si particulière qui est née entre eux. Il y a juste cette magie qui est là, flottante dans l’air.

Quant aux autres, elle a bien quelques idées sur la question, des idées qu’elle s’efforce de lui faire partager en toute sincérité. Il y a les occasions qui ont manqué, et puis les envies qui ont divergé. C’est si difficile de trouver une personne qui nous offre ce dont on a envie, ce dont on a besoin sans qu’on le sache nous-mêmes. Elle a une vision plutôt idéale de l’Amour, April. Ce n’est pas simplement une entente entre deux personnes, un sentiment ou même une attirance. C’est quelque chose qui va au-delà de toute raison. Quelque chose que l’on n’a pas besoin de forcer ou d’espérer. Une osmose qui est là, simplement, naturellement, et qui subsiste malgré tous les nuages qui s’abattent. Et elle n’a pas eu la chance d’éprouver une chose aussi forte pour un homme. Et elle n’a surement pas été capable de le faire ressentir de son côté à quelqu’un. Peut-être que ce n’est pas vraiment fait pour elle au fond. Tout le monde n’a pas cette chance.

Mais ses mots font grimacer Damon. Elle se demande en l’entendant s’il a mal pris sa remarque mais il ne tarde pas à la rassurer sans aucune parole. Juste une caresse, tendre, délicate, mais qui électrise tout son corps instantanément. Elle a la sensation qu’il a allumé une flamme en elle, un désir qui finira par la consumer tôt ou tard. Elle se mord instinctivement la lèvre inférieure quand elle entend ses propos suivants, et ses joues prennent une légère teinte rosée. Il l’embarrasse. Elle n’est pas extrêmement à l’aise avec les compliments, sincères ou taquins. Elle n’a pas l’habitude. Et la perspective qu’elle puisse faire rêver Damon l’intimide plus encore. Elle ne lui répondra pas… Bien sûr que non.

Elle préfère rebondir sur sa question. Un peu pensive, elle met plusieurs secondes pour lui donner sa réponse. Elle pense à la femme avec laquelle il se trouvait le soir où elle est allée le retrouver à son travail. C’est exactement ce genre de femmes dont elle parle, celle qu’elle ne sera jamais. Mais il y en a tant d’autres encore. – Je pense que plusieurs types de femmes peuvent vous attirer… Il y a les délurées, les séductrices, les complices, les déterminées… Les modèles aussi… Les rêveuses, les vulnérables, les marrantes… Elles ont toutes quelque chose. Et elle… Elle n’a rien. Elle ne rentre dans aucune de ces catégories, April. Elle n’est jamais rentrée dans aucune case. Elle est juste terne, renfermée, insipide. Comme si, au milieu de toutes les fleurs, elle était la seule qui n’ait pas éclos. C’est peut-être ce qui l’a laissée toujours si seule en réalité. Elle ne se reconnaît pas chez les autres, elle a toujours été à part. Différente. Et c’est loin d’être une bonne chose. C’est ce qui la touche aussi tant dans sa relation avec Damon. Avec lui, elle n’a pas l’impression d’être si banale que ça. Avec lui, elle sent simplement qu’elle peut être elle-même… Et que ça lui suffit.

Les yeux posés sur lui, elle le contemple avec une réelle surprise dans les yeux, une agréable surprise. Le métier de moniteur de plongée ne l’étonne guère. Elle sait qu’il aime être dans le mouvement, l’action. Et elle sait aussi qu’il apprécie particulièrement la mer. Ce qu’elle ignorait, par contre, c’est son attrait pour les livres. Les mots en général. Car c’est bien ce qui caractérise un éditeur. Un sourire tendre naît sur ses lèvres. – Un passionné de littérature alors… Ça te va bien. affirme-t-elle avec sincérité. Parce que, malgré tout ce qu’il peut bien dégager, Damon est un être sensible. Un écorché vif. Et ceux-là, ce sont les plus ouverts à l’art, peu importe ses formes.

A sa question, elle le contemple avec amusement. Elle l’a visiblement intrigué en partageant ce joint avec lui. D’abord, elle tient à lui faire une précision. – Je n’ai jamais touché à quelque chose d’autre… Elle est ouverte, mais elle reste sage, April. Elle n’a jamais eu envie d’essayer la drogue, la pure, la dure. Elle n’en a, en vérité, même jamais eu l’occasion. Ironique, quand on pense que l’homme à côté d’elle dans son lit les vend. – J’ai fumé pour la première fois un joint quand j’avais vingt ans. Je travaillais comme serveuse. C’était à l’arrière du restaurant, et je me sentais ridicule plus qu’autre chose avec, mais j’étais touchée d’être « avec les autres ». Elle secoue la tête, un petit sourire sur les lèvres. – C’est ridicule hein ? C’est pour cette raison qu’elle s’est toujours efforcée d’apprendre à Meghan à faire ses propres choix. A être fière de celle qu’elle est. A être tout ce qu’elle n’a pas su être.

– Pourquoi est-ce que tu… Continues de dealer ?



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MessageSujet: Re: L'insensé qui se croit fou est sage, en vérite mais l'insensé qui se croit sage est fou. [April] Mar 24 Oct - 9:26

Il se pose alors sincèrement la question quand elle l’interroge. April serait-elle capable de le raisonner ? Difficile d’imaginer une situation où elle essaierait tant bien que mal de lui faire entendre raison. Il peut tout de même se souvenir. Oui, il se souvient du jour où elle a fraîchement débarqué dans le bar où il travaille. Elle lui a fait entendre raison ce jour-là, à sa manière. A la douce et franche manière propre à elle-même. Il la regarde alors tendrement. Elle saurait sûrement faire sans Jayson mais juste au cas où.

« Il peut y avoir des impasses parfois. Tu es une grande fille, tu sais te débrouiller toute seule mais si un jour tu n’as plus aucune solution. Bien que tu sois pleine de ressources hein… »

Il lui rend sa taquinerie avec bienveillance. Il a bien compris qu’elle pouvait s’en sortir, qu’elle n’avait pas besoin de Jayson. Surtout, elle n’oserait pas le déranger et il l’a bien compris. Ce pourrait tout de même être un dernier recours. Elle a de l’influence sur lui, qu’elle soit bonne ou mauvaise selon qui peut le penser. Elle lui a déjà fait balancer sa règle aux quatre vents sans le lui demander clairement alors elle pourrait sûrement en faire plus. D’ailleurs, elle ne réclame rien. Sinon qu’il soit là, sincère et naturel. Il voit également l’effet que lui a sur elle. Maintenant qu’il la voie avec son joint, il se demande s’il est complètement bon, cet effet. Il s’en moque. Elle est belle et libre et c’est ce qui lui importe. Elle le serait même sans.

Il voit l’effet qu’il a sur elle quand il la touche, même du bout des doigts, l’effleurant simplement et la couleur de ses joues quand il la complimente. Elle réagit à sa présence, ses caresses, ses baisers et ses paroles. Elle est tellement réceptive que c’en est devenu un plaisir de la taquiner. Elle ne répond pas, elle n’en a pas besoin. Il la devine en la regardant et c’est bien assez suffisant. C’est bien plus que tout ce qu’elle aurait pu dire. Il observe sa lèvre inférieure quand elle la mord et il sourit. C’est instinctif. Elle ne s’en rend même pas compte, il en est certain. Ce qu’elle peut être attirante ainsi, gênée, embarrassée, discrète. Perdu dans sa contemplation, il l’entend citer le genre de femmes qui pourrait plaire aux hommes. Terminer sur un constat un peu violent, un peu triste ou démoralisant. Elles ont toutes quelque chose, ce qui laisserait supposer qu’elle, April, n’a rien du tout. Rien à côté de la femme complice ou de la délurée ou même d’un mannequin. Il aimerait qu’elle pense différemment mais c’est sûrement bien trop profond comme pensée, ancrée en elle et il a même une idée de ce qui pourrait l’avoir amené à ce constat. Combien de paroles lui faudrait-il avant de dépasser le manque d’amour ? Le vide que lui a laissé son enfance ? Il s’approche à nouveau, passe ses doigts dans ses cheveux et retourne son visage vers lui. Si proche qu’il peut lire ses yeux. Ils disent exactement ce qu’il pense.

« Et la femme douce, à l’écoute, si bienveillante que c’en est devenu naturel et sans aucun artifices. Elle ne plaît pas celle-là ? » Il lui vole encore un baiser, un doux. A moi, elle me plaît. Peut-être que je ne suis plus un homme alors ? »

Il l’entend ensuite lui dire que le fait qu’il soit passionné de littérature lui va bien. Il a envie de rire. Elle doit bien être la seule à penser que ce paradoxe colle avec le personnage mais ça ne l’étonne pas au contraire. Il n’y a bien qu’April justement pour penser qu’il ne ment pas, qu’il est tout simplement ce qu’il est et qu’il fait tout bonnement avec ce qu’il a. Elle pense même que ça lui va bien, carrément. Il est touché. Le compliment est de taille et elle n’en a même pas conscience. Il pourrait même être ironique pour lui montrer à quel point cela ne colle pas mais il est bien trop heureux de connaître ses pensées et de les respecter.

« Quand je te lirais de l’Apollinaire pour t’aider à t’endormir, on en reparlera. »

Peut-être que là, elle remarquera combien le cliché peut être dur à accepter. Il entend ensuite quand elle a fumé pour la première fois et il hausse les épaules. Encore cette envie d’être acceptée, de faire partie d’un groupe, ce besoin d’amour qu’elle n’a comblé qu’en partie avec Meghan. Sa douce, très douce April. Il souffle, balance la tête quand elle précise que c’est ridicule. Elle lui pose la question mais il voit bien que c’est ce qu’elle pense au fond, de toute façon. Quoi qu’il en dise.

« Non. Pas ridicule, je trouve ça touchant. Tu n’as plus jamais fumé après ça ? »

Et puisqu’il a parlé de drogues, il ne peut s’en prendre qu’à lui-même quand elle lance le sujet sur le tapis en lui demandant pourquoi il continue à en vendre. Il pourrait faire autre chose, c’est vrai. Il pourrait s’améliorer mais en serait-il capable.

« Je crois que je ne me pose plus la question. C’est devenu une habitude, je gagne bien grâce à ça. J’ai fini par mettre de côté la culpabilité par rapport à ça ou à ne plus y faire attention parce qu’elle est présente depuis trop longtemps et puis… Qu’est-ce que je pourrais faire d’autre qui me rapporterait autant ? »

C’est terrible maintenant qu’il a dû y répondre, il songe à combien cela sonne faux et mal. Par habitude.

« Et si je pousse la sincérité à son comble… Je dirais que je me complais dans cette noirceur et cette partie de moi qui contribue à faire de moi quelqu’un de mauvais. »

La souffrance et la mélancolie sont ses meilleures amies finalement. Il toussote. C’est tellement difficile de se livrer finalement. Même si April rend les choses plus simples, il reste qu’il lui est impossible de ne pas se prendre ses propres vérités en pleine figure.

« Es-tu déjà tombée amoureuse ? Disons même avant Meghan… »
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MessageSujet: Re: L'insensé qui se croit fou est sage, en vérite mais l'insensé qui se croit sage est fou. [April] Mer 25 Oct - 16:00



     

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Les yeux posés sur Damon, elle garde le silence. Elle se contente de plonger son regard dans le sien, si doux, si tranquille à cet instant. Si loin de l’homme qu’il décrit, celui qu’elle aurait besoin de canaliser un jour, seule ou à l’aide d’un ami. Il ne doit pas vraiment se rendre compte du paradoxe entre ce moment tendre qu’ils partagent, et le tableau bien trop subjectif qu’il dépeint de lui-même. Elle affiche un faible sourire à ce constat avant d’entendre finalement la réponse à sa question. Elle acquiesce d’un signe de la tête, l’air entendu. – C’est noté. déclare-t-elle simplement mais avec sérieux. Elle garde à l’esprit, dans un coin de sa tête, ce conseil qu’il lui offre. Même si elle ne l’utilisera peut-être pas, c’est toujours bon à prendre. Elle ne sait pas, au fond, si elle n’en aura pas cruellement besoin un jour.

Elle n’a pas véritablement conscience de l’effet qu’elle a sur lui, April. Elle, elle est transparente. C’est sans doute difficile à croire avec les secrets qu’elle renferme mais, en réalité, elle ne sait pas mentir. Même si elle ne dit rien, son corps le fait pour elle. Ses yeux qui le contemplent avec cet air presque envoûté, sa peau qui rougit malgré elle, son sourire qui revient si souvent. Chaque parcelle d’elle parvient à montrer ce que sa bouche ne dit pas. Mais il est beaucoup plus mystérieux qu’elle, Damon. Elle voit bien, elle a compris qu’il a mis de côté la règle qu’il s’est fixée, avec elle. Mais est-ce parce qu’elle lui laisse garder la liberté qu’il craint tant de perdre avec les autres ? Ou bien, est-ce parce que… L’idée même lui semble ridicule… Mais est-ce parce qu’il n’a pas réussi à stopper les choses avec elle ? Celle-là, c’est bien une question qu’elle se pose. Elle pourrait profiter de ce jeu, et tenter d’en savoir plus. Mais elle n’osera probablement pas le faire. Elle ne veut pas profiter d’un jeu somme toute innocent pour le forcer à dire des choses qu’il n’a peut-être pas envie de dire. Et peut-être qu’elle a un petit peu peur de la réponse, aussi.

Il n’empêche qu’elle est incapable de savoir quelle emprise elle a, ou non, sur lui. Elle ne peut même pas l’envisager parce que… Elle n’est simplement pas de celles qui ont conscience de leur pouvoir. Elle a la sensation qu’elle n’a rien de réellement attractif en elle. Trop banale pour être remarquée, trop particulière pour être appréciée. Cruel paradoxe qui lui laisse le goût amer d’être trop loin des autres, comme séparée du monde par une vitrine en verre bien trop résistante. Mais c’est elle qui l’a construite cette vitrine. Pour se protéger, pour se préserver d’un monde qui lui faisait déjà trop peur dans sa propre maison alors qu’elle n’était qu’une enfant. C’est difficile d’effacer des années de douleur, probablement impossible. Mais la vitrine, elle, s’est progressivement fissurée au contact de Damon. Damon qui la rassure, Damon qui la complimente, Damon qui l’apprécie réellement, lui.

Alors qu’il passe la main dans ses cheveux, la jeune femme relève instantanément les yeux vers lui. Elle est, l’espace de quelques secondes, presque intimidée par la façon dont il la regarde. Comme s’il pouvait lire à travers elle, comme s’il avait dépassé son apparence et qu’il était en train de scruter son âme. Et il la fait sourire, cette fois réellement intimidée. Il a une image si douce, si belle de la personne qu’elle est. Elle a peur, qu’un jour, il ne finisse par être déçu. S’il l’avait vue à l’hôpital, s’il l’avait vue devant son psychologue… Peut-être qu’il n’aimerait plus du tout celle qu’elle est en réalité. Son cœur se serre à cette pensée qu’il balaye aussitôt, sans le savoir, d’un délicat baiser sur ses lèvres. Elle attrape en fin de compte la main du jeune homme pour entrelacer ses doigts aux siens alors qu’elle tente surtout de se focaliser sur les douces paroles qu’il lui a offertes. – Tu es le seul qui est venu me parler malgré tous les murs que j’avais mis entre les autres et moi… Alors… Non, je ne pense pas que tu sois une personne comme les autres…

Il faut peut-être qu’il commence à la croire quand elle lui dit qu’il est meilleur que les autres à ses yeux. Ce n’est pas de la flatterie, encore moins un mensonge auquel elle a simplement envie de croire. Elle est peut-être bien l’une des rares personnes qui a eu la chance de découvrir celui qu’il cache au fond de lui. Et elle a aimé cette personne, elle aime ce qu’il est, tout ce qu’il est. C’est même surement pour cette raison, d’ailleurs, qu’elle n’est pas si surprise, finalement, de découvrir sa passion pour la littérature. Elle ne colle peut-être pas à l’image du barman, dealer, séducteur et frivole qui le rassure… Mais elle est bien plus en adéquation avec le Damon doux, réfléchi, un peu philosophe sur les bords et légèrement autodestructeur qu’elle connaît. Sauf que cela… Il ne semble même pas le voir lui-même. Sa remarque la fait sourire alors qu’elle répond d’une voix plus légère. – Je préférerais que tu me récites tes propres poèmes. Cette fois, c’est à son tour de le taquiner. Elle l’embête un peu, amusée par l’image embarrassée qu’elle visualise de lui en train de lui citer des vers. Mais, au fond, elle ne plaisante qu’à moitié. S’il aime la lecture, il devrait tout à fait apprécier l’écriture. Parce que, c’est limpide pour elle, il a tant de choses à sortir de lui.

Il trouve sa première expérience avec le cannabis touchante. Elle ne sait pas trop, April. Elle se rend bien compte qu’elle l’a fait pour de mauvaises raisons. Et même si, en soi, ce n’est rien de dramatique, elle sait aussi qu’elle ne l’aurait peut-être pas fait si elle n’avait pas eu ce vide trop douloureux à combler. A sa question, elle secoue la tête négativement. Elle a pu se retrouver de nouveau face à la drogue, quelques petites fois, mais elle n’a plus ressenti ce besoin de faire comme les autres. Elle a grandi, elle a pris en caractère, en force surtout. Et puis, elle avait Meghan à aimer. A son tour, elle rebondit au sujet de la drogue. Sujet plus délicat pour Damon que pour elle. Elle écoute ses paroles sans montrer un quelconque signe sur son visage de ce qu’elle peut en penser. Elle ne juge pas, elle est juste… Triste, pour lui, pour les mots qu’il prononce. Elle comprend bien, en l’entendant, que le véritable fond du problème, c’est ce besoin qu’il a de s’auto-flageoler. Plus qu’aux autres, c’est à lui qu’il fait du mal d’années en années. – Tu n’es pas quelqu’un de mauvais. Je me trompe peut-être mais… Je crois que tu as peur, en réalité, de voir combien tu peux être quelqu’un de bien, que tu préfères ne pas prendre ce risque et… Échouer. Son ton est délicat, tendre au possible. Mais ses mots sont peut-être un peu violents, un peu brutaux. Elle espère sincèrement qu’il ne lui en voudra pas mais, aussi douce soit-elle, la Française n’en est pas moins sincère. C’est aussi le but de ce jeu plus douloureux qu’il n’y paraît.

Et c’est elle qui s’y frotte cette fois. Elle sent une petite gêne l’envahir face à la question de Damon. Elle pense aux sentiments qu’elle est en train de développer pour lui, des sentiments encore naissants mais qui suffisent à lui faire penser qu’elle n’a jamais ressenti rien de tel. – Je l’ai cru, une fois… J’avais dix-sept ans et… Nerveuse, elle se redresse un peu, retenant toujours le rebord du drap contre sa poitrine. – Et, hum, je crois que c’était davantage de l’admiration que de l’amour. Elle ne dit pas tout, non, en fait elle ne dit presque rien. Mais elle craint un jugement de sa part. Elle sait pourtant qu’il n’est pas comme ça, Damon. – Et toi ? lui retourne-t-elle finalement, alors qu’elle ose à nouveau plonger son regard dans le sien.




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L'insensé qui se croit fou est sage, en vérite mais l'insensé qui se croit sage est fou. [April]

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