AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | .
 

 Always where I need to be

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
alien un jour, alien toujours
avatar
alien un jour, alien toujours

en savoir plus sur moi
▵ posts : 52
▵ arrivé(e) le : 29/09/2017
▵ avatar : Ansel Elgort

MessageSujet: Always where I need to be Ven 6 Oct - 14:14






“Un autre Brit’ Spirit, s’te plait !”

La soirée british battait son plein et Faust enchaînait les cocktails comme s’il avait fait ça toute sa vie. Petite dose de caramel, cidre doux et on rallonge avec de la Guinness, voilà qui semblait bien plaire aux habitués comme aux curieux venus découvrir la vedette de la soirée. Et pour cause : si soirée british il y avait, c’était en quelque sorte pour lui souhaiter la bienvenue. Et puis, comme dirait le boss, les filles raffolent de votre accent, les mecs de votre bière. D’ailleurs, il avait même eu le droit de créer le cocktail de la soirée au lieu du traditionnel ménage pré-ouverture, et de créer sa playlist pure british. Double bonne nouvelle.

Il servit sa création à une jeune femme déjà bien éméchée, qui lui décocha ce qui devait à l’origine être un clin d’oeil, sauf que ses deux yeux se fermèrent en même temps. Poli, Faust lui rendit un sourire et n’eut même pas à se forcer. Cette soirée lui faisait un bien fou, lui qui avait un peu de mal à se remettre de son départ du pays. Et puis, être le centre de l’attention n’était pas tellement pour lui déplaire, même si cette débauche de sollicitation l’avait un peu perturbé au début.

“Faaaaaaaaust, une photo !”

Tout un groupe d’étudiants, principalement composé de filles, soyons francs, scanda la demande jusqu’à ce qu’il s’exécute, sous l’oeil amusé de Maddie, sa collègue.Treize tentatives plus tard, Faust se souvint pourquoi il aimait tellement l’argentique.

“Waaaw, t’es tellement photogénique Faust, ça se voit trop que t’as été mannequin.”

Ce genre de phrases étaient un peu récurrentes, la faute à son équipe qui avait étalé ses petits secrets et autres évidences sur l’immense tableau d’ardoise, derrière le comptoir. On pouvait y lire un énorme “Welcome Faust” savamment entouré de petits commentaires marrants, calligraphiés avec talent par Steve, son collègue barman. “British”, “He’s sexy and he knows it”, “Fashion guilty”, “Omfg he’s a model”, “His number starts with 6”, “Dog person”, “Guess where is his tatoo” et autres anecdotes farfelues. Et si les gens n’avaient pas bien compris qui était Faust, deux gigantesques flèches pointaient vers le bas. Ne manquaient que les néons. Mais l’idée était originale, et avait beaucoup plu à sa sensibilité d’artiste. Et c’était bien la première fois qu’il recevait pareil accueil au travail.

“Faust, c’est qui les filles plus sexy ?”
“Les néo-zélandaises, évidemment.”


Il n’en revenait pas que ce genre de phrases fonctionne. Pourtant, le soupir fut expiré en choeur, la faute à l’ineptie flatteuse combinée à cet accent dont personne ne semblait se lasser. A force de le parler, il en avait la bouche sèche. Et c’était à peine s’il avait le temps de boire un verre d’eau. Servir, charmer, encaisser la monnaie et se battre avec la machine à carte bleue, et on recommence. L’avantage, c’était qu’il recevait ce soir un paquet de pourboires, et moults numéros de téléphone inscrits aux dos des polaroïds disséminés ça et là sur les tables. Autre idée de l’équipe : éparpiller des photos de son compte Instagram un peu partout. Oh, ça ne le dérangeait pas. Après tout, il avait déjà une communauté importante et si ce n’était pas pour se montrer, à quoi bon y poster ? Par politesse, Faust glissait les polas numérotés dans la poche arrière de son jean, tout en sachant qu’il ne les utiliserait pas. Mélanger travail et plaisir, pourquoi pas. Mais là, ça demandait un trop gros travail de mémoire, et il n’avait pas trop le temps pour ça.

“Tu te rends compte que t’as littéralement des dizaines de ta propre petite tête contre ton cul en ce moment même ?”

Maddie lui asséna un coup de torchon sur ledit cul et explosa de rire avant d’aller servir une cliente, visiblement déçue de ne pas avoir droit au petit nouveau. Il profita de cet instant de répit pour jeter un oeil à sa réplique statique. Dans un coin, un mannequin habillé d’un chapeau de grenadier portait un t-shirt blanc, que les gens s’amusaient à griffonner en guise de souvenir. L’idée était excellente, mais par contre, le résultat n’était pas vraiment… portable. Et il le faudrait pourtant, esprit d’équipe oblige. Mais ce genre de t-shirt personnalisé n’était pas vraiment son style, lui qui avait ce soir opté pour un t-shirt blanc, un perfecto pour les pauses clopes et un jean glissé dans des combats boots. Cela avait forcément dû en décevoir quelques uns, qui devaient s’attendre un Union Flag ou la langue des Stones sur un t-shirt froissé. Mais on ne plaisantait pas avec la mode quand on s’appellait Faust Saddler. Cela ne l’empêchait de s’amuser des tenues des clients, et de leur peluche corgi ou kilts mal assortis.

“Allez mon pote, c’est aussi ta soirée. Prends un shot !”

Vraiment, le patron était une véritable crème. L’équipe en général d’ailleurs. Sans broncher, Faust avala le contenu du shooter qu’on lui tendait, et le retourna sur le comptoir sous les acclamations de la foule, qui commençait à quitter un peu le comptoir pour s’éparpiller dans le bar. Bien sûr, Faust sentait les regards braqués sur lui. Mais au moins, il eut enfin le temps de boire un verre d’eau, et d’appuyer ses fesses rebondies par les polaroids contre le meuble derrière lui. Ca faisait du bien. Oui, vraiment, cette soirée lui faisait du bien.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
alien un jour, alien toujours
avatar
alien un jour, alien toujours

en savoir plus sur moi
▵ posts : 92
▵ arrivé(e) le : 30/09/2017
▵ avatar : Margot Flawless Robbie

MessageSujet: Re: Always where I need to be Sam 7 Oct - 16:02

❝ Always where I need to be
FAUST & VICTORIA


Stylo plume à la main, la blonde a délaissé pour la journée son ordinateur portable. Ca lui fait le plus grand bien de ne pas poser ses yeux sur cet appareil. De toute façon, elle n'arrive à rien cette semaine. Elle a pourtant tenté de mettre des mots sur toutes les idées qui avaient traversé son esprit pour son prochain livre. Le seul problème était que ce qu'elle avait écrit ne l'avait pas assez transporter pour qu'elle le garde. De ses doigts fins, elle avait à chaque fois supprimé des blocs de mots qu'elle trouvé inutile et incorrect. Alors, au lieu de se forcer à écrire, elle avait fini par juste noter des idées à droite à gauche dans un notebook. Des trucs simples, comme le possible futur nom d'un chien. Ou, à contrario, des choses plus compliqués, comme le caractère qu'elle donnerait à ce grand méchant qui ruinerait la vie de plusieurs personnages. Concentrée, elle oublierait presque que Shane est dans la maison. Presque. Si ce dernier ne venait pas de mettre la musique à fond dans le salon. La blonde se lève et souffle de mécontentement. Elle joue avec le diable, elle en a bien conscience, mais elle devait travailler un minimum et dans ces conditions, c'était totalement impossible. « Je baisse le volume. On s'entends même plus parler ... » Ou alors, elle a une ouïe extrêmement fine. Son fiancé hausse les épaules et se laisse tomber dans le sofa, éparpillant de partout les feuilles de la blonde. Bien ! Elle allait contenir sa colère. « J'vais bosser dans le bureau. » A peine dit qu'elle s'exécute. Elle n'a pas envie de rester avec lui de toute façon. Elle l'aime, c'est certain, mais quand il agis comme un pauvre con, avec son verre de scotch hors de prix dans la main, elle ne le supporte pas. La vision lui donnerait mal à la tête. Alors qu'elle s'abaisse pour prendre sa dernière feuille volante, la main de Shane agrippe et sers son poignée. « Shane ... Tu me fais mal. » Cet abruti en rigole. Mais quelle pauvre tâche ! « Tu restes. » Sa voix est certes posée, elle traduit naturellement sa colère. « Non. » Elle ne va pas rester en sa compagnie et l'entendre gémir toutes les trois secondes parce qu'elle aura écrit une lettre sur son papier. Bien-sûr, elle s'y attends. Elle commence à être habituée. Shane la pousse du pied et la fait atterrir sur la table basse. Par chance, elle tombe à plat et ne se casse rien. Elle le voit se lever, finir son verre et le laisser tomber près de son visage. Elle a beau porter ses mains à celui-ci, le verre a réussi à entailler le coin de sa lèvre inférieure. « Espèce de pauvre type ! » Victoria n'arrive pas encore à comprendre comment elle a réussi à sortir de chez elle avec son manteau sans se faire suivre. Elle a couru un sprint jusqu'à l'angle de la rue avant d'éclater littéralement en sanglot. Qu'est-ce qu'elle fait ? Pourquoi est-ce qu'elle continu de vivre avec lui ? La réponse est évidente, elle l'aime ... Et il a agit sur le coup de la colère. Elle n'avait pas à lui refuser sa demande. C'était sa faute.

Victoria erre dans les rues de Wellington sans vraiment savoir où elle se dirige. Les températures ont beaux être chaudes, elle a l'impression d'être gelée. Ses mains tremblent encore de l'action qu'elle vient de vivre. Elle les fourre dans ses mains, retrouvant par tout hasard une invitation pour un événement ayant lieu à un pâté de maison. C'est vrai qu'il y avait ce bar qui faisait sa soirée british. Oh ... Un verre ou deux ne lui feraient pas de mal. Elle vérifie avant toute chose qu'elle a bien sa carte de crédit. Puis, elle s'arrête à côté d'une voiture et se redonne un petit coup de frais. Elle nettoie rapidement sa plaie à la lèvre. Elle pourrait inventer être tomber ou s'être mordu maladroitement. Elle essuie ensuite le mascara qui a coulé. Elle n'est pas totalement à son avantage, mais ça ferait l'affaire. Elle espère. Quand elle entre, le bar est remplie comme jamais. Elle se faufile parmi la foule pour accéder au comptoir et arrive même à trouver un tabouret vide. Diantre, elle va finir par croire qu'elle a de la chance à cette allure. « Excusez-moi ... » Elle tapote légèrement sur l'épaule d'un homme qui semble aussi jeune qu'elle. Il semble avoir déjà bien entamé sa soirée alors qu'il est censé servir les gens. Victoria trouve tout cela surprenant avant qu'elle ne comprenne que cette soirée était spécialement pour lui. « Je vais goûter ce nouveau cocktail. » qu'elle demande avant d’enchaîner. « Vous êtes nouveau dans le coin ? » Elle a pas pour habitude de taper discute de la sorte. Et le barman doit avoir d'autres chats à fouetter que de répondre à sa question, pourtant, elle continue. « Ma mère était anglaise ! Elle a migré comme vous. » Enfin, c'était toute une drôle d'histoire maintenant qu'elle était au courant. « C'est pas trop compliqué ? » Vivre loin de sa famille, loin de tout. Victoria aurait du mal, c'est certain. Néanmoins, elle donnerait n'importe quoi ce soir pour vivre loin de son fiancé.

©️ MADE BY LOYALS.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
alien un jour, alien toujours
avatar
alien un jour, alien toujours

en savoir plus sur moi
▵ posts : 52
▵ arrivé(e) le : 29/09/2017
▵ avatar : Ansel Elgort

MessageSujet: Re: Always where I need to be Lun 16 Oct - 18:29






Faust se perdait dans ses rêveries alors que l'équipe derrière le comptoir lui accordait un minuscule répit en s'occupant des autres clients. Cela n'était pas pour arranger quelques filles déjà bien éméchées, qui en étaient à leur quatrième commande dans le but d'attirer son attention. Le problème, c'était qu'elles ne commandaient pas du soda, et que l'alcool n'aidait pas vraiment à paraître sous son meilleur jour. Mais tant de succès ne pouvait que gonfler son ego, qui n'avait pourtant pas besoin de ça.

Buvant un second verre d'eau pour essayer d'atténuer la légère ivresse qui s'emparait de lui après sa prise de shot, il promenait son regard sur la foule sans trop s'attarder sur des visages, ou des courbes précises. Toute cette attention était certes flatteuse, mais le fatiguait un peu. Il repéra toutefois dans la foule un groupe d'étudiantes qui se prenaient en selfies, avec pour but de le cadrer dans la photo. Poussant un soupir, il s'efforça de décocher son plus beau sourire, ce qui fit pouffer le groupe et rougir l'initiatrice de cette merveilleuse idée.

C'est alors qu'un contact sur son épaule le ramena à la réalité, enfin plus précisément à son travail. Une jolie blonde avait pris place au comptoir, et lui réclamait son invention alcoolisée. Alors qu'il lui servait ce fameux cocktail, il prit le temps de la détailler un peu. Quelque chose chez elle était résolument différent. Déjà, elle était seule. Pas seule dans l'intention délibérée de rentrer avec quelqu'un, non. Juste seule. Il y a quelque chose dans son regard qui trahissait cette intense solitude, une certaine tristesse. Psychologie de comptoir, peut-être. Mais cette expression n'existait pas pour rien. Les serveurs avaient tout le temps de sonder la nature humaine.

Mais il y avait autre chose. Moins pouponnée que les autres, bien que très jolie, elle n'était pas venue avec l'envie de plaire. C'était donc un curieux choix que de venir ici ce soir, alors que déjà sur la piste de danse, des couples éphémères se rapprochaient sans aucune subtilité, ni distinction. Et surtout, elle était l'une des rares filles ici présentes qui ne le regardait pas avec envie. C'était à la fois appréciable et étrange. Ce fut sans doute ce qui le décida à répondre autrement que par une phrase laconique au moment de lui servir son cocktail.

“C'est compliqué de partir, mais parfois, c'est nécessaire.”

Il se doutait qu'elle voulait sans doute évoquer le mal du pays, le manque de repère, l'absence des amis et de la famille. Mais Faust n'était pas du genre à se confier sans connaître un minimum la personne. Et puis, il n'avait pas fui l'Angleterre pour le regretter ensuite. Fuir...Il n'y avait pas d'autre mot pour qualifier ce qu'il avait fait. Pas une soirée d'adieu, pas d'au revoir larmoyants. Il avait fui le fantôme de ses souvenirs douloureux, qui heureusement s'estompaient doucement ici.

Alors qu'il s'apprêtait à prendre une autre commande, Faust remarqua une marque rouge à la commissure des lèvres de la jeune femme. Un mince filet de sang s'échappait de la plaie, sans doute rouverte lorsqu'elle avait porté le verre à ses lèvres. Attrapant un torchon, il y glissa quelques cuillerées de glace pillée, noua le tissu et lui tendit avec un sourire attendri.

“Pour votre lèvre.”

Cette blessure l'intrigua beaucoup. Non pas que c'était ces affaires, mais... Est-ce que cette coupure était la raison de sa présence ici ? Ou les effets du shooter le rendait-il paranoïaque au point qu'il faisait d'une petite blessure due à une chute un grand quelque chose ? En tout cas, quelque chose chez cette fille criait mal-être, et son empathie naturelle s'en trouva toute affectée.

“N'hésitez pas à reprendre une bonne gorgée, aussi. L'alcool, ça désinfecte.”

Être empathique ne voulait pas dire pour autant être finaud. Et cette phrase était d'une subtilité absolument proche de zéro. Mais il ne voulait pas être indiscret. Alors... Il avait sorti la première absurdité venue. Et ça ne suffirait pas à faire glousser cette fille-là, il en était certain.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
alien un jour, alien toujours
avatar
alien un jour, alien toujours

en savoir plus sur moi
▵ posts : 92
▵ arrivé(e) le : 30/09/2017
▵ avatar : Margot Flawless Robbie

MessageSujet: Re: Always where I need to be Dim 22 Oct - 14:47

❝ Always where I need to be
FAUST & VICTORIA


Victoria ne sait pas d'où vient cette force intérieure qui lui donne l'envie de continuer cette relation avec Shane alors qu'elle est consciente de foncer droit dans un mur. Pourquoi s'entêtait-elle à le laisser faire, sans réprimander quoi que se soit ? Elle souffrait, silencieuse, tapis dans son ombre. Et bien que plusieurs personnes tentaient de lui venir en aide, elle les rejetait à chaque fois, prétextant un stupide accident bateau. Ce soir encore, il a recommencé. Elle en a marre. Ça devient trop. Ça devient pesant. Pour une fois, elle aimerait se vider la conscience et l'esprit sans que personne ne lui pose trop de questions, sans qu'elle se sente obligé de protéger l'homme qu'elle aime, malgré tout. Ce soir, Victoria a décidé de se sortir Shane de la tête et en voyant es lumières électriques d'un bar, elle s'engouffre à l'intérieur. Elle ne doit pas passer inaperçu, de par sa tenue mais aussi son visage qui doit viré au violet/rose. Pas grave ! Elle a dit qu'elle n'y penserait plus et elle compte s'y tenir. Alors qu'elle trouve une chaise libre au niveau du bar, elle interpelle gentiment ce jeune homme élégant qui doit être un serveur. Elle l'a v, en entrant, faire un cocktail à une jeune femme. Il semblerait que se soit sa propre création et elle ne dirait pas non à goûter ce breuvage qui semble ravir les clients. De ce qu'elle arrive à comprendre, c'est principalement des anglais. Bon, leur accent est assez reconnaissable aussi. Blueberry a le même, elle est habituée. Au fur et à mesure des découvertes des indices, elle comprends que le serveur qu'elle a interpellé vient d'Angleterre et que cette fête est en son honneur. Ca doit lui faire plaisir ! Elle suppose que c'est pour revenir quelques temps dans son pays que tout ceci est organisé. Un manque de ses origines. “C'est compliqué de partir, mais parfois, c'est nécessaire.” Plusieurs questions lui brûlent les lèvres. Mais la curiosité peut se montrer être un vilain défaut. Victoria se contente donc de sourire délicatement, s'ouvrant probablement à nouveau la commissure de ses lèvres par la même occasion. « Je suppose que si vous le dites, c'est que vous en savez un rayon sur ce sujet. » Victoria n'a jamais totalement pris la peine de faire ses valises et de bouger de pays en pays, ou même de partir s'installer ailleurs. Ces éditeurs lui ont pourtant proposé un jolie studio à New-York afin qu'elle puisse conquérir encore plus de monde avec ces écrits. Partir signifiait une belle promesse d'avenir. Partir signifiait aussi quitter sa famille et ne plus avoir la possibilité de la voir autant qu'on le souhaite. Elle remercie le jeune homme quand il lui tends son verre et en boit une gorgée. En effet, c'est vraiment pas mal. « Comment vous l'avez appelé, ce cocktail ? » Ça pourrait lui donner envie d'en parler dans un de ses livres et de faire un petit coup de pub par la même occasion au jeune homme et à sa gentillesse incarnée qu'il dégage. “Pour votre lèvre.” Elle baisse le regard vers ce torchon remplis de glace pilée. « Merci. C'est très gentil. » Il n'était pas obligé. Elle aurait pu survivre à cette soirée avec la lèvre ensanglantée et coupée de la sorte. Ce n'était pas la première fois. Ca ne serait pas la dernière fois non plus. A peine dans sa main, elle le pose sur cette blessure qu'elle juge superficielle. La froid lui fait un bien fou. “N'hésitez pas à reprendre une bonne gorgée, aussi. L'alcool, ça désinfecte.” Ouais. Ça pique aussi. « Je suis certaine que tu te demandes comment je me suis fait ça ... » Oui, elle le tutoie. Les gens dans la rue qui l'ont croisés ont aussi dû se poser la même question. « J'ai pas l'allure d'une femme qui sait se défendre. Ça t'interpelle. » Et c'est pas faux. Peut-être devrait-elle prendre des cours de self-defense. « Une mauvaise rencontre. » qu'elle finit par dire sans même que le jeune homme ne pose de question. Elle anticipe. C'est plus simple de la sorte. « Je peux poser une question ? » C'est un peu donnant-donnant. « Pourquoi tu te retrouves ici ? » Là, encore, elle anticipe. « Désolé si c'est trop personnel. J'suis écrivaine, j'aime bien les histoires. » C'est une excuse convenable, non ? « Tu étais mannequin ? » qu'elle ajoute encore, en montrant les photos sur le comptoir.

©️ MADE BY LOYALS.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Always where I need to be

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Always love ::  :: te aro. :: library bar.-