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 ROSE + time passes, but evils remain.

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MessageSujet: ROSE + time passes, but evils remain. Lun 9 Oct - 19:15

time passes, but evils remain.
Rose & Tate.
LUCKYRED

Privé de sortie. Comme les gosses ? Non. Apparemment frapper un homme durant sa garde à vue n’est pas encore très bien vu, même si ce denier c’est avisé à faire du mal à son propre enfant. Tu isoles toutes ces choses que tu sais sur cet homme et l’envie d’aller dire à ton supérieur que tu rends ta plaque. Tu as du mal avec tes propres parents, mais tu ne pourras jamais dire qu’ils t’ont fait souffrir, juste une fois. Une fois qui a tout changé de ta vie. Le avant et le après. Toute ta vie à basculer sur l’une de leur décision et pas n’importe laquelle. La mort de son frère, le débrancher, c’était un choix que tu ne parviens pas encore à accepter. Quinze ans après. Tu es devenu flic, lieutenant à présent pour de bonne raison, mais voir toutes ces pourritures qui parviennent à s’en sortir ça te donne envie de prendre ton flingue et de tirer. Mais le monde est déjà plongé dans un monde cruel et empli de violence pour que tu ne plonges dans cette envie. Tu es blasé et ton partenaire la bien comprit, lui il t’en veut de devoir se taper une petite bleu. Trop de responsabilité sans doute. Faut dire qu’il débarque avec toutes leurs rêves de bien faire, mais c’est illusoire de penser que tout finis par bien aller, qu’on gérer tout. Tu en es la preuve la police ne gérer pas toujours. Tu te souviens de ta première affaire en tant que lieutenant. Une affaire qui ta replongé avec une bonne claque dans ton passé, brisant au passage ton âme, ta vie. Tu avais pu voir une jeune femme, lui promettre de faire de ton mieux pour trouver les braqueurs, mais surtout la personne l’ayant tué.

Tu as quitté ton bureau, tu avais besoin de prendre l’air. Ou pas. Tu sais exactement où tu vas mettre les pieds. Croiser à nouveau le regard de Rose, le même regard que tu avais y a quinze ans quand ces hommes étaient venu te, vous dire, brutalement que ton frère était dans les tours. Il était dans le coma, tu avais senti une moiti de ton être s’envoler, ton cœur se brise en dix milliard de morceaux, beaucoup trop de morceau pour savoir respirer, pour savoir le réparer. Et depuis ce douze septembre au matin, plus rien n’est pareil pour toi. Tu ne vis plus, tu survies, tu respires comme un zombie survolant la terre de ta présence, mais ton âme elle s’est envolé. Tu ne ressens plus grand-chose. Même si la présence de Jude t’aide dernièrement et pourtant ce n’est pas chose simple à faire. Surtout avec une morte vivante dans ta vie : Izaline.

Tu es devant le clp Le bar où la jeune femme bosse désormais. Tu l’observes, mais tu as du mal à rester concentrée sur sa personne, tu déglutis, l’envie de pelotonner dans ton lit et de ne plus en sortir se fait sentir. Te voir, ça te rend malade, tu es comme en transe, tu devrais te reprendre, mais tu sens une larme, une simple larme venir capturer ta joue gauche, ton visage devient blême, comme si tu venais de voir un fantôme. Pourtant ce n’est que ton maudit reflet, ta face. Mais tu ne la supporte pas, ton cœur commence à battre plus fort, ta respiration s’emballe, alors que tu joues de tes doigts sur ton poignet « Calme toi, calme toi. » C’est pas la première fois, ça ne sera pas la dernière, mais ça sera toujours comme ça. Tu fermes les yeux. Tu glisses ta main dans ta nuque, prenant une grande inspiration, alors que tu laisses ta tête se baisser. Pour que ton regard quand tu l’ouvriras se dépose sur le sol.

Tu rentres dans le bar qu’une quinzaine de minutes après, tu cherches la jeune femme du regard, mais tu ne l’as vois pas. « Je cherche Rose ? » Que tu lances à la première personne que tu penses capable de te renseigner, elle est partie sortir les poubelles. Superbe. Tu fais le tour et tu l’as vois à genoux devant un petit garçon, il n’a pas l’air rassuré, tu t’approches. « Rose ? » Interrogeais-tu vérifiant que ce soit elle , mais il n’y a pas de raison que ce ne soit pas le cas.
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MessageSujet: Re: ROSE + time passes, but evils remain. Mar 10 Oct - 19:32

Time passes
Tate & Rose
∞ But evils remain
Il y a des jours ainsi, des jours où tout, et notamment le blanc de la lumière, paraissent insupportables – ce blanc qui me ramène au nu, à un faisceau impitoyable sur ce que le monde a de plus cru, au vide et à l’absence, tout simplement. Mes yeux se plissent et peut-être que je cherche, au coeur même des rayons, je ne sais pas quoi au juste. Ils sont éblouissants, qui sait s’ils ne contiennent pas un secret alors ?
Mais ces rayons m’aveuglent, mes paupières battent pour finir par faire le noir, m’en interdisant l’accès.
Aujourd’hui sera l’un de ces jours. Il est probable que je ne le vois pas passer, trop prise dans des pensées informulables au juste, comme à moitié endormie. Le monde autour m’effleure, mais m’effleure simplement. Le vent, le vacarme de la ville ou les tout petits bruits, je ne les perçois qu’à peine. Et peut-être que demain les sensations me reviendront. Peut-être que j’aurai de nouveau le droit de me sentir en vie.
Je sais très bien pourquoi ce n’est pas le cas, aujourd’hui.
Ma souffrance continue et lancinante s’est assoupie. Je ne la ressens plus, noire et tapie en-dessous de ma peau, prête à me submerger avec violence à tout moment. Aujourd’hui, la douleur c’est juste que c’est dur, de voir à quel point on peut s’y habituer.

Aujourd’hui la douleur ça ne peut être que cela. Mes doigts qui tapotent sur le comptoir, tip tap tap.
Trois coups, autant d’années plus quelques jours.
Papa.
J’ai parcouru cent fois une partie du chemin que nous avions pris, presque main dans la main, nous aussi, ce matin qui s’est avéré être le dernier. J’ai écumé du regard le moindre millimètre des rues, à la recherche de son fantôme, d’une trace de son passage, de quelque chose pour combler le manque – il me manque… Papa… J’ai trop retenu son nom, presque à la commissure de mes lèvres, pour lancer des appels auxquels il ne peut pas répondre.
Sans t’oublier, Papa, je refoule ta pensée avec systématisme – parce que ça fait trop mal… et c’est tellement étrange, d’ouvrir les yeux et de m’apercevoir que tant de temps a passé depuis, que j’ai été capable de vivre avec ce trou immense, quelque part à l’intérieur de moi. Bien plus grand que ta fosse, plus grand que tu ne l’étais. Je crois qu’il ne cesse de s’élargir.

Mais je peux immobiliser mes doigts en l’air et les raidir, afin qu’ils ne bougent plus, qu’ils cessent de marquer ce décompte. Mes doigts, mes doigts, mes doigts. Le jour paraît si blanc alors qu’eux, ils ont été tâché de rouge, pauvre garrot illusoire.
Sais-tu ? Tu le sais. C’est comme ça que je parviens à être debout. La grande lessive du temps a nettoyé mes mains et les trottoirs, et elle commence peu à peu à ôter ses couleurs à ma mémoire.
J’ai besoin de prendre l’air, ce qui tombe bien pour tout le monde : il faut sortir les poubelles.

Dans l’arrière-cour, uniquement concentrée sur ma tâche et les sourcils froncés pour quelque obscure raison, je me débarrasse rapidement des sacs et m’apprête à rentrer tout aussi vite. Je n’avais pas remarqué sa présence, et ce n’est qu’au moment de faire demi-tour que je stoppe net en l’apercevant. Il a peut-être sept ou huit ans et serre les poings le long de son corps frêle au point que ses phalanges sont d’un blanc d’os. Ses yeux, bleus, très pâles, sont inondés de larmes, mais elles ne débordent pas, ou à peine. Comme il fournit d’effort pour les retenir…
« Qu’est-ce qui t’arrive ? »
Il ne semble pas blessé, mais il est seul, seul dans cette arrière-cour où on ne voit jamais personne, ce qui n’est pas normal. Je me rapproche de lui.
« Je… j’ai p… perdu mon… papa ! »
Moi aussi. Les deux mots m’apparaissent mentalement et me frappent plus violemment qu’une gifle. Je m’accroupis pour être à la hauteur du petit garçon.
« Ne t’en fais pas, ça va aller d’accord ? Il ne doit pas être bien loin et il est sûrement en train de te chercher… Où est-ce que tu l’as vu pour la dernière fois ? »
J’essaie de prendre un ton posé et rassurant, mais s’il me paraît évident que je ne vais pas laisser ce petit garçon comme ça, je ne sais pas si j’agis comme il faut. Ma voix… elle m’en rappelle une autre, parce que c’est le jour décidément, une autre voix qui m’avait promis aussi de retrouver quelqu’un.
Est-ce que je rêve ? Elle m’appelle, dans mon dos.
Je tourne la tête dans sa direction, surprise.
« Tate ?! »
On dirait qu’il vient du bar.
« Tu n’aurais pas vu un homme à la recherche de son fils, par hasard ? »
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MessageSujet: Re: ROSE + time passes, but evils remain. Mer 6 Déc - 19:20

time passes, but evils remain.
Rose & Tate.
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Trois ans. Quinze ans. Le temps passe et les peines ne sont pas les mêmes, mais elles laissent des traces. D’énorme même. La vie elle marque, elle blesse, elle tue. Tu n’es pas mort. Mais tu auras toujours cette peine qui est accroché à ton âme, à ton cœur. Comment pourrais-tu oublier Djawny ? Ou encore cette tristesse présente en toi ? Impossible. On pourrait le croire que tu y mets de la mauvaise volonté. Mais pas du tout. Non, tu avances. Tu lutes. Tu combats. Heureusement que tu n’es pas seul, grâce à Jude, Maéven, November et bien d’autre. Ils sont bons pour toi. Même si ton cœur ne s’ouvre pas sous leur interrogation, la peine qu’ils ont pour toi. Tu es cassé, broyé. Un écriteau est placé dans ton être : impossible à réparer. Tu n’y arrives pas, alors qui pourrait arriver à le faire ? Personne. Pas un psychologue. Tu connais le mal être qui vient serrer de ses bras les personnes venant à perdre un être cher. Tu as vécu cela. Tu traines comme une âme en peine sur cette terre, sans vraiment trouver un réel plaisir parfois à y être. Si tu n’as jamais lâché, c’est sans doute pour lui. Pour ton frère.

Tes jambes. Ton esprit. T’avait amené à Rose. Enfin au bar Cpl. Autant dire que ton reflet figurant sur les vitrines de l’endroit laisse ton palpitant s’excité, te laissant complétement perdu. Complétement paniqué. Il est là ? Non. C’est juste toi. Encore, ton visage, ton sourire, ton regard … ta frimousse ! Tout amène à penser à ton frère. Comment tu dois vivre ? Comment survivre surtout dans cette situation, où même une glace peut te perturber ? Tu en as déjà croisé des situations telles qu’elle durant une mission. Tu ne te laisses pas autant déstabiliser, mais la nuit, en fermant les yeux, tu revis le moment, différemment, paniquant, t’enfermant dans un endroit noir. Un endroit plus chaleureux que nul autre endroit sur terre. Tu n’es pas devant toi, mais devant un fantôme, cet esprit qui te honte, car tu le veux bien. Ton visage blâme pourrait laisser croire à quiconque croiserait ton regard que tu as vu un monstre. Les larmes ne sont jamais loin, mais juste une parviens à perler sur ta joue. À voix haute, tu te le dis à quel point tu es ridicule. Puis, tu laisses tomber pour rejoindre l’intérieur du lieu de travail de Rose. Ton double féminin, mais sans doute plus courageuse que toi au niveau de la perte de son père.

Direction l’arrière du bar. Les poubelles, plus précisément. Tu sais qu’elle est censée être là. Tu ne sais pas trop comment tu vas la trouver, en espérant que tu ne la gêneras pas. Tu ne t’attendais pas à la voir si petit, si proche du sol. Elle était accroupie parlant à un petit gars. Tu ne pouvais pas identifier ce dernier, vu qu’il était de dos, tu n’avais le plaisir que de voir le visage de Rose. Son nom lancé dans les airs, comme une question, alors qu’il était sûr que c’était elle. Tu souris en l’entendant prononcer ton prénom. Tu approches d’elle et de ce petit. Quand le visage du petit t’apparaît, tu es meurtri. Il te rappelle ce pauvre gosse, tué par son propre père. La vie est injuste. Parfois des parents perdent des enfants, des frères perdent des frères, des enfants perdent leurs parents … et d’autres gosse le désordre tuant tout seul leur propre famille. Tu ne comprends pas. Tu serais prêt à donner ta vie à cette seconde précise pour laisser une chance à Djawny de dresser cette vie, de la vivre et de grandir à travers ce monde fou qui peut sans nul doute réserver de très belles choses malgré tout. Malgré tout. Oui, sans doute que c’est possible.

Tu secoues la tête à la question de Rose. « Non, je n’ai croisé personne ! » L’avais-tu loupé ? Tu te remémore de ce moment devant la vitrine, te voyant, larmoyant comme cet enfant qui a donc perdu son père, si tu as tout comprit. Toi tu as perdu l’estime que tu devrais avoir pour ton corps, ton visage, tes blessures. Car c’est celle de ton jumeau et ça te blesse, chaque jour, chaque instant. Tu évites parfois le regard de Jude, si troublant de peur de te voir dans le reflet de ses pupilles. « Alors petit gars, tu as perdu ton père ? » Tu demandes, pas bêtement, c’est un enfant et avoir des éléments pour l’aider est une bonne chose. Tu déposes ton doigt au coin de son œil faisant disparaître cette petite larme qui venait de faucher compagnie à ses yeux. Tu lui offres un petit clin d’œil. « Alors dites-moi vous avez cherché quelques part ou bien ? » Tu regardes Rose. « Il est là depuis longtemps. » Avant qu’elle ne puisse te répondre, tu viens toucher ses frêles doigts. Ils sont gelés complétement glacé. Quel est ton secret ? Pourquoi es-tu là ? Tu te poses un tas de question aux propos de ce petit gars. « Moi c’est Tate, et toi ? » Que tu finis par lui demander. Tout en redressant et laissant ton regard flirter avec la petite ruelle où vous vous trouviez tous les trois. Peut-être que tu verrais le père, avec un peu de chance. Mais rien. Pas un chat, ni une souris.

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MessageSujet: Re: ROSE + time passes, but evils remain. Dim 24 Déc - 14:20

Time passes
Tate & Rose
∞ But evils remain
C’est étrange tout ce qu’on peut perdre et qui ne se voit pas, à première vue. Nous gardons nos visages, les mêmes iris, jusqu’au tout dernier jour, seul le temps est capable de flétrir les peaux. Seules les années qui passent sont un remède à la jeunesse et aux espoirs, c’est tout ce qu’on peut guérir. La mémoire, elle, ne se soigne pas, jamais. Je garderai jusqu’à la fin toutes ces images qui m’apparaissent comme des flashs brefs d’appareil photo, des éclairs de souvenirs lumineux, dans mes rêves et quand je ferme les yeux, de temps à autre.
Battement de paupières. Voici du blanc éblouissant en rayons, et voici ma noirceur.
C’est étrange tout ce que l’on perd et qui ne se voit pas, à première vue. Après on remarquera les cernes, la pâleur, des tremblements, une certaine ombre dans le regard, mais au début, ça ne se voit pas. La chair est toujours pleine et couleur de la vie. On ne devine pas les trous à l’intérieur, tous les vides insondables que les pertes ont laissé.
Un père, un frère. La raison et l’amour. Le goût, le sens de cette enfilade infinie de jours et de nuits, jour, nuit, jour, nuit encore, toujours, alors que quelque chose manque, quelque part, dans le monde.

J’essaie de me rappeler une fois où ça me serait arrivé, de me perdre dans la rue ou un endroit public – tous les enfants s’égarent au moins une fois, même ceux qui donnent la main pour traverser la route. Je tente de capturer le souvenir de cette situation, de revoir le décor, les circonstances et qui a pu m’aider, comment. Mais je ne vois qu’un brouillard noir et gris, comme un vieux film d’archive donc la pellicule saute.
Et les images déraillent. Je ne vois plus rien, j’entends seulement : j’ai perdu mon papa !
J’essaie de me montrer réconfortante et d’employer un ton ferme, assuré en affirmant au petit garçon égaré que ça ira, ça va aller, son père ne peut pas être très loin. Partout dans ce monde, c’est plus proche que dans l’autre.
Il est très certainement en train de le chercher.
Il suffit peut-être de l’attendre là, où l’a-t-il vu pour la dernière fois ?
Tate, arrivé fort à propos sur ces entrefaites, tente lui aussi de prendre la situation en main. Je suis soulagée de ne pas être seule pour gérer ça, car Tate sait se montrer tellement doux avec ceci, tellement rassurant – d’un autre côté, je ne peux pas m’empêcher de penser que c’est étrange… qu’il arrive aujourd’hui et maintenant, justement, alors que je ne fais que penser aux circonstances de notre rencontre.
Il avait réussi à me calmer, autant qu’il était possible de le faire, moi aussi, ce jour-là.

« Non, je viens de le trouver ici… »
Le petit garçon essaie très visiblement de se contenir, mais il est affolé. Ses yeux se gorgent de larmes, globes translucides et tremblants. Tate lui prend la main et en déduit immédiatement que cela fait longtemps qu’il est dehors. Sans doute son sixième sens de flic.
« Hey… n’aies pas peur, on va le retrouver. Tout va bien se passer. » Je me tourne vers Tate. « Je ferais mieux d’aller prévenir mes collègues. Tu peux rester une minute avec lui, si jamais son père venait par ici ? »
Je me dépêche d’aller expliquer la situation au bar, et retourne dehors. Ils sont toujours là. Ils n’ont pratiquement pas bougé. Mince.
Mince, mince. Qu’est-ce qu’on doit faire ?
Quand on emmène un enfant dans un endroit qui risque d’être bondé, on lui dit : reste près de moi. Si jamais tu te perds, tu restes où tu es, d’accord ? Tu ne bouges pas. Je viendrai te chercher.
On ne bouge pas, on reste là où quelqu’un est le plus susceptible de nous trouver, sauf que ce garçon a l’air d’avoir déjà fait un bout de chemin à pied tout seul.
« Le mieux serait peut-être que tu nous donnes ton nom, pour qu’on puisse chercher le numéro de ton papa dans l’annuaire. Est-ce que tu sais s’il y a quelqu’un chez toi ? Tate, tu penses que… c’est une bonne idée ? »
Je suis en train de bénir intérieurement l’inventeur des annuaires, même si je ne suis pas très sûre de moi. Le garçon nous apprend qu’il s’appelle Michael. Jones.
Oh. Ça risque d’être plus compliqué que prévu.
© ÉLISSAN

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