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 Eye Of The Tiger. ☆ Lepple. ღ

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MessageSujet: Eye Of The Tiger. ☆ Lepple. ღ Ven 3 Nov - 11:56

.Lennon & Appy..
The eye of the tiger... Risin' up, back on the street. Took my time, took my chances. Went the distance, now I'm back on my feet. Just a man and his will to survive. So many times, it happens too fast. You trade your passion for glory. Don't lose your grip on the dreams of the past. You must fight just to keep them alive. It's the eye of the tiger, it's the thrill of the fight. Risin' up to the challenge of our rival. And the last known survivor stalks his prey in the night. And he's watchin' us all in the eye of the tiger...


A
s-tu déjà vu le soleil briller aussi fort, de cette incroyable couleur or ? Il miroite longuement sur tes yeux océan et coule progressivement jusque dans ton cœur, qui s’imprègne de sa magnifique couleur.
Transi par ce spectacle inouï qui a métamorphosé ton organe vital en une fleur aux pétales d’or, tu as subitement l’impression que la vie n’a jamais été aussi belle, puisque tout de la beauté et des merveilles du ciel t’ensorcelle.
Tu es heureux – ça se voit comme le nez au milieu de la figure ! Mais, en réalité, l’éclat de la magnificence de la nature n’est que la cerise sur le parfait gâteau de ta vie de conte de fées.
Bien entendu, tu ne dois évidemment pas tout ton bonheur au ciel ou à la couleur du soleil ! En vérité, si, à nouveau, tu souris, aujourd’hui, c’est principalement grâce à lui - à ton adorable fiancé, mais aussi grâce à tous tes amis et à ta fabuleuse famille, qui, à eux tous, métamorphosent - comme par magie - ta vie banale en une euphorie incroyable et infinie.
Oh oui... sans eux, tu serais très certainement dans un bien calamiteux état ! Peut-être ne serais-tu même plus là ?
Oh... Arrête ! N’y pense pas !

Tu fermes alors les yeux sur les profondes cicatrices qui lacèrent tes poignets, et préfères te concentrer sur le bel après-midi qui t’ouvre grand ses bras prometteurs et enjoués. Allez... Tout va bien se passer ! Et il est quasiment certain que tu vas bien t’amuser ! Alors souris ! Fonce ! Et va t’éclater !

.....

La radio de ta voiture affiche presque seize heures. Cela signifie qu’il te reste encore plus d’une demi-heure avant de te retrouver Sandro, ton petit frère de cœur, à la patinoire. Vous avez prévu de vous y retrouver après sa grosse journée d’école, comme vous le faites à chaque fois que tu es de retour en ville. Mais tu es particulièrement en avance, aujourd’hui... Oh... Qu’importe ! Ce n’est pas grave ! Tu profiteras de cette attente pour t’entraîner, car tu sais que tu es rouillé. D’ailleurs, à quand remonte la dernière fois que tu as patiné sans t’éclater la figure sur le sol gelé ? Plus tu y réfléchis... et plus tu te dis que ça ne t’est jamais arrivé ! Ah... finalement, ce petit laps de temps pour t’entraîner tombe à point nommé !
Gai et souriant, tu passes tout ton trajet à chanter au volant et à profiter du soleil qui lèche ton corps bien trop blanc. Tu espères maintenant que les rayons d’or qui t’illuminent vont te faire bronzer – tu aimerais avoir la peau légèrement hâlée, afin d’être assorti à ton fiancé - mais tu te dis que c’est légèrement désespéré, compte tenu du fait que tu vas aller t’isoler dans un endroit où le soleil ne peut rentrer... Bon... tant pis ! Dans le pire des cas, tu proposeras à ton petit frère de terminer votre après-midi en allant manger une glace sur la plage ! Oh mais oui, c’est une superbe idée ! Voilà comment passer du bon temps en famille... tout en continuant à bien bronzer !
Tu sors complètement de tes pensées et de tes futurs projets, lorsque tu arrives sur le parking bondé de la patinoire. Bon sang, mais où vas-tu pouvoir te garer ?! Tu avances à pas feutrés – le moteur de la voiture ronronne comme un minuscule chaton – puis tu fais plusieurs fois le tour des allées. La sentence reste malheureusement la même, comme irrévocable : il n’y a plus aucune place...
Ranh... mais quelle poisse ! Comment faire ?!
Tu commences sérieusement à désespérer, mais, après avoir effectué ton quatrième – ou cinquième ? tour de parking, tu aperçois enfin une place qui s’est libérée. Sans perdre davantage de temps, tu t’empresses d’accélérer, de manœuvrer et de t’y insérer. Ouf, tu as réussi ! Tu es sauvé garé ! Tu affiches alors un air victorieux, triomphant et carrément comblé, exactement comme si tu venais de remporter un championnat ou de gagner à la loterie. Youpi ! C’est tout juste si tu n’es pas en train de danser de joie.
Après avoir suffisamment jubilé, tu te décides enfin à sortir de ta voiture et à te diriger en direction de ta destination finale, à des années lumières de te douter de l’affront involontaire que tu viens d’orchestrer...

Au guichet, tu achètes deux places – tu prévois d’ores et déjà de prendre le ticket de ton petit frère, puis informes l’hôtesse d’accueil au sujet de ta pointure de chaussures, après qu’elle te l’ait demandée. « Entre trente-neuf et quarante, généralement ! » Tu souris d’un air amical, et réceptionne tout aussi gentiment les deux paires de patins à glace qu’elle te tend. Elle t’invite alors à chausser les deux, et à conserver la paire qui te sierra le mieux.
Après les avoir essayées, tu te décides à conserver la plus petite taille, puisqu’elle épouse bien mieux la forme et la longueur de tes pieds. « Je vous rends celle-ci ! » Tu déposes la paire en question sur le comptoir, et souris gentiment à la vendeuse lorsqu’elle te souhaite de bien t’amuser. « Merci beaucoup ! »
Sans perdre davantage de temps, tu marches – à l’instar d’un pingouin - jusqu’au bord de la patinoire. Tu constates, en te penchant légèrement par-dessus la rambarde de sécurité, que la glace que les lames des autres patineurs foulent n’est plus artificielle. Ouille ! Décidément..., tu n’as pas vraiment intérêt à te ramasser !
Légèrement hésitant, tu quittes la barrière de sécurité et avances lentement jusqu’à la porte qui te permets de poser un premier patin sur la glace. Ton pied ripe, et tu manques d’ores et déjà tomber. Oh la la... Mais quel boulet...
Bon..., ce n’est rien ! Allez, Apple, ne te laisse pas aussi facilement décourager !
Une fois reboosté, et après avoir pris une grande inspiration, tu te laisses finalement – et maladroitement - glisser au bord de l’arène glacée. Et c’est parti pour une petite demi-heure d’entraînement !

Plus confiant après quelques pas, tu t’élances maintenant au beau milieu de la piste gelée, sans te douter une seule seconde que tu vas bientôt être rejoint et martyrisé par une impitoyable diablesse surexcitée...


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MessageSujet: Re: Eye Of The Tiger. ☆ Lepple. ღ Ven 3 Nov - 20:29

Eye of the tiger
Apple & Lennon
Rising up, straight to the top ∞ Face to face, out in the heat hanging tough, staying hungry they stack the odds still we take to the street for the kill with the skill to survive it's the eye of the tiger, it's the thrill of the fight rising up to the challenge of our rival and the last known survivor stalks his prey in the night and he's watching us all with the eye of the tiger.(Survivor) © code by ÉLISSAN
Où est passé ce que tu as de froid, de tranchant dans le sang, Lennon ? Où est partie la bise qui courait dans tes veines sans arrêt, sans arrêt, qui t’empêchait de ressentir ce genre de chose ? Tu as les joues qui brûlent comme si on avait posé tout près deux briquets, fait joué leurs pierres et puis collé les flammes à elles. Tu as tous tes nerfs embrasés, et tu préfères ne pas trop y penser, refouler à l’arrière ces sensations que, lorsque tu admets leur existence, tu attribues aux températures d’hiver – contraste, opposition. Bêtises. Plutôt tout dire plutôt qu’avouer.
Il était vrai qu’elle avait chaud et qu’elle avait vérifié, à trois reprises, qu’elle n’avait pourtant pas de fièvre. Vrai aussi qu’elle ne se rappelait pas s’être sentie comme cela les jours qui avaient précédés son anniversaire… ça venait donc de là. De cette enfilade d’heures au milieu de tant d’autres. Le mal avait dû prendre racines au centre de ces vingt-trois bougies toutes neuves, et maintenant… maintenant c’était tout un brasier qu’elle avait dans le corps. Oh… ce n’était pas vraiment que c’était douloureux… simplement… perturbant.
Elle ne comprenait pas.
Alors mieux valait oublier ? Ne pas y réfléchir en tous cas, parce que ça serait une perte de temps, c’était idiot. Rien mis à part un microbe indécelable ne pouvait justifier qu’elle se sente différente de la Lennon qu’elle était juste avant de se lever par cette septième matinée de juillet. Que s’était-il passé… rien de spécial. Elle était allée s’acheter une robe, avait croisé Stella à la boutique – mais Stella, elle la rencontrait déjà partout auparavant… – l’avait invitée à venir à sa soirée d’anniversaire, soirée qui s’était d’ailleurs merveilleusement bien déroulée. Il y avait eu ce petit raté avec son frère bien sûr, mais mis à part la grossière erreur qu’elle avait commise en l’invitant, ç’avait été génial. Repenser à tout cela la faisait sourire doucement.
Rien à voir avec un certain baiser échangé à l’heure où la nuit se retire avec une certaine demoiselle rousse en compagnie de laquelle elle avait pratiquement passé toute la fête.
Rien à voir.
Ce que tu ne sais pas encore, Lennon, c’est qu’il existe des maladies qu’on ne diagnostique pas avec un thermomètre et contre lesquelles tous les médecins sont impuissants. Même qu’il y en a une, particulièrement, qui s’attrape au vol quand on s’approche d’un peu trop près de quelqu’un d’autre, dans l’éclat des iris, comme un éclair. Ça tombe, boum ! Et mieux aurait sûrement valu que tu ne sois pas en-dessous.
Tu t’es toujours vantée de savoir l’éviter.
Le grand problème, avec ce genre de bactéries, c’est que la guérison est vraiment incertaine. Mais tu connais déjà son nom. Ça s’écrit en cinq lettres, une de moins que
le sien.

Elle avait toujours été assez fière de sa conduite sans faute. On pouvait difficilement faire plus concentré qu’elle, au volant, son regard courait partout tandis que son attention ne dérogeait pas de la route et de ce qu’elle devait faire. Elle voyait tout, comme si elle avait huit yeux, et ça faisait partie de ces petites vanités que chacun cultive en son for intérieur. Je suis capable de garder le contrôle quoi qu’il se passe, de prendre la bonne décision à l’instant et je sais exactement tout ce qui se trouve en ce moment dans mon champs de vision… même, oui, même la couleur de cheveux de la conductrice devant moi.
Elle était rousse. Oups.
Hé, il n’y avait pas de quoi être surprise. Pas de quoi pour son cœur de rater un battement… il y en avait combien de jeunes femmes de son âge et de cette couleur de cheveux dans le monde, dans la ville, dans leur voiture actuellement ? Bien trop pour que ce puisse être elle… pourtant elle n’avait pas pu s’empêcher de penser par réflexe à la seule qui comptait pour elle, Stella. Et à la fois elle s’en voulut immédiatement de développer ce type de mécanisme, et à la fois elle était attirée comme un aimant par cette voiture. Il y avait peu de chances que ce soit elle… mais il y en avait une.
Si c’était elle ? Il y avait des jours qu’elles ne s’étaient pas parlé – non, elle ne les avait pas compté et non, ça ne lui faisait rien du tout… mais quand même. Elles devaient partir en Italie ensemble d’ici quelques semaines. Ce serait bien qu’elles en discutent, qu’elles s’y préparent. Et puis… une espèce de destin les avait toujours mises sur le chemin l’une de l’autre. Si c’était un signe de sa part ?
Quand la voiture devant tourna à droite, Lennon mit son clignotant en vitesse et braqua le volant dans la même direction. Quand elle vira à gauche, elle l’imita encore. Et quand elle pénétra sur le parking de la patinoire, eh bien, elle s’y engagea à son tour.
Elle s’était presque persuadée que c’était Stella qui conduisait. Parfait, elles se retrouveraient donc sur la glace, pratiquement comme par hasard… elle s’imaginait déjà la scène. Seulement avant de tomber dans les bras l’une de l’autre, il lui fallait trouver à se garer, et ça n’allait visiblement pas être chose facile. Tout Wellington semblait s’être donné rendez-vous là.

Lennon avait perdu de vue la voiture qu’elle suivait pourtant de près. Elle supposait qu’elle avait trouvé à stationner et s’agaçait de plus en plus de devoir pour sa part faire des tours de parking en vain. Le temps filait… Stella devait être rentrée… avoir mis ses patins… glisser déjà… Avec le monde qu’il devait y avoir, si elle tardait encore trop, elle risquait de ne jamais réussir à la retrouver dans la foule.
Soudain, miracle. Elle repéra la place vide tant désirée à quelques mètres de sa position et s’apprêta à la rejoindre lorsque… un autre véhicule, comme sorti de nulle part, s’y rangea avant même qu’elle ait pu engager sa manœuvre.
Elle la lui avait volée !
Pour le coup, elle brûlait bien, oui, elle bouillonnait de rage. C’était tout juste si elle se retenait de klaxonner furieusement. Mais bien malheureusement pour le conducteur plus rapide qu’elle, elle voyait presque tout… et elle enregistrait… des détails comme, une coupe de cheveux, des vêtements, une allure. Ce genre de choses qui aident à reconnaître ensuite quelqu’un.

Un peu plus tard, après quelques autres péripéties pour se garer, elle fit finalement son entrée sur la glace. Ce qui la frappa en premier, c’était cet aura froid qui paraissait s’en dégager… mais elle fit rapidement abstraction. Tel un radar, elle écumait la masse des patineurs à la recherche de… de son amie. De Stella. Le temps de s’habituer à évoluer en glissant, elle manqua basculer en avant deux fois, renverser trois personnes – mais aucune n’était rousse… Elle commençait à désespérer lorsqu’elle l’aperçut enfin. Sa chevelure. Parce qu’en voyant son visage, elle se rendit tout de suite compte qu’elle avait pris en chasse une femme qu’elle ne connaissait en fait ni d’Adam ni d’Ève.
Elle s’était montrée stupide !
La surprise la fit dériver sans qu’elle ne contrôle rien jusqu’au bord, et elle s’agrippa à la rambarde pour rester immobile. Voilà. Elle avait été bête et ne se reconnaissait pas dans ce qu’elle venait de faire. Elle releva la tête, se demandant vaguement si elle devait partit, maintenant, aller se mordre la lèvre ailleurs. Sauf qu’à ce moment exact, un homme passa devant elle, n’ayant pas l’air très assuré sur ses patins. Ce fut sa deuxième malchance parce qu’en un millième de seconde, Lennon eut le temps de le reconnaître, de lui charger toute la faute sur le dos – s’il ne lui avait pas pris cette place, elle aurait pu se rendre compte de son erreur avant d’entrer. Et puis, déçue dans le fond et toujours en colère, elle eut le temps de tendre l’une de ses jambes devant… pile sur sa trajectoire.

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MessageSujet: Re: Eye Of The Tiger. ☆ Lepple. ღ Sam 4 Nov - 11:57

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D
epuis ta plus tendre enfance, les personnes qui te sont proches et que tu aimes t’ont toujours comparé à un chaton. Tu étais alors absolument convaincu qu’ils disaient vrai, puisque, même une fois arrivé à l’âge adulte, ce surnom te collait toujours et irrémédiablement à la peau. Tes meilleurs amis, tes adorables sœurs, ton doux fiancé, l’homme de ta vie... tous, tous – sans la moindre exception - l’utilisaient. Ainsi, tu as toujours pensé que c’était l’image d’un bébé félin qui te représentait le mieux..., du moins..., jusqu’à aujourd’hui.
"Chaton" n’est plus, car tu ne peux, présentement, être comparé à cet adorable animal, à cause de la représentation disgracieuse et pathétique que tu exerces sur ce lit de glace. Là, à cet instant précis, il est clair que tu es indigne d’un chaton ! Tu es plutôt à l’image de Bambi, galérant sur la glace. Oh, mais oui ! Plus tu revois cette scène animée et plus tu te reconnais dans ce faon n’arrivant pas à se faire au givre recouvrant l’entièreté de la forêt. Tu es définitivement aussi maladroit et instable qu’il ne l’est sur ce lac gelé, et tu te dis que le surnom de "faon" ou de "Bambi" collerait beaucoup mieux à ta tragique – ou comique, ça dépend de quel point de vue on vit l’action – situation.
Malheureusement, toi, pauvre petit faon empoté, tu n’as pas ton fidèle petit lapin pour t’aider à patiner. Panpan... mais où es-tu ?! J’ai besoin de ton aide pour réussir à danser sur ce parterre glacé ! Mais tu as beau l’implorer, ce petit lapin animé ne répondra pas à ton appel désespéré ! Oh... Quelle tristesse ! Et dire que tu as toujours rêvé de le rencontrer...

Tu te fais à l’évidence : personne ne va venir t’aider !
Qu’à cela ne tienne : tu vas te débrouiller et apprendre à patiner tout seul !
Déterminé, tu t’élances maladroitement sur tes patins, qui te grandissent d’une dizaine de centimètres, puis essuies d’emblée ta première raclée. Ouille ! Tu es tombé sur les fesses, et le choc contre la glace, aussi dure que du béton, t’a donné l’impression de t’être cassé le coccyx. Tu souffres légèrement, pousses un soupir de douleur, mais te raisonnes et te remets derechef debout. Allez, petit faon empoté ! Ce n’est rien ! Bambi aussi, est tombé ! Mais il a finalement réussi à patiner ! Alors debout ! Du cerf nerf ! Allez ! Toi aussi, tu vas y arriver !
Regonflé à bloc, tu fais fi de la douleur qui te saisit le fessier, et retournes derechef t’exercer sur cette vaste bande d’eau gelée. Tu danses toujours aussi maladroitement, mais, peu à peu, tu observes quelques progrès. Certes, il te faudra encore énormément de temps avant d’être un patineur assuré, mais tu te dis que ton cas n’est plus aussi désespéré qu’il l’était. Qui sait, avec un peu plus d’entraînement, peut-être pourras-tu même redevenir le chaton que tout le monde pense que tu es ?
Le "Chaton sur glace" ! Oh... comme ça sonne bien !



.....

Tu es enfin parvenu à faire un tour de piste sans tomber. Tu n’y crois pas, mais c’est bel et bien en train d’arriver ! Youpiii ! Tu lèves tes bras vers le ciel, fin prêt à crier ta victoire et ta fierté. Mais, à cause de ce léger manque d’attention, tu n’aperçois qu’au dernier moment un obstacle – un patin ?! - se glisser entre toi et trajectoire...
Tu perds alors l’équilibre et tombes au ralenti, exactement comme c’est le cas dans tous les mauvais films d’action que tu as pu visionner. C’est ridicule au possible, voire même cliché, mais tu es si surpris et effrayé par cette chute que tu crois mourir... en voyant progressivement ta vie défiler...
Ta vie... Ta vie :
Un visage merveilleux et angélique se greffe alors à ton esprit, mais ce n’est pas celui qui devrait logiquement s’y trouver. Drake ?! Mais... Mais que fais-tu ici ?! N’en as-tu pas assez d’être déjà présent dans tous mes rêves et dans chacune de mes pensées ?! Et pourquoi devrais-je te voir, toi, alors que je crois mourir et que je suis sensé voir ma vie défiler ? Oh... mais tu le sais ! Et tu es bien en train de la voir défiler, ta vie...
...car ta vie... c’est lui...

Boum ! Un bruit sourd se fait entendre, et le visage de l’homme que tu n’as jamais cessé d’aimer disparaît aussitôt. Pouf ! Envolé ! Tu es alors légèrement sonné, mais cela ne t’empêche pas de te rappeler de ce qu’il vient de se passer : une personne t’a volontairement fait chuter.
Tu portes une main à ton front – il te fait incroyablement souffrir, et tu te retrouves avec les doigts couverts de sang. Visiblement, il n’a pas énormément apprécié le coup de boule qu’il a donné à la glace, lorsque tu es tombé lourdement...
D’un geste instinctif, tu te retournes, encore au sol, et jettes un regard furibond derrière toi, à la recherche de l’obstacle qui t’a fait tomber. Tu aperçois alors une jolie brune, seule, qui se tient accoudée à la rambarde de la patinoire. Rien de bien alarmant, jusqu’à ce que tu aperçoives un sourire mesquin et fier plaqué contre son visage de garce. Mh... C’est elle ! C’est elle... qui t’a fait volontairement tombé ! C’est elle ! C’est sûr !
« C’est quoi ton putain de problème ?! » Tu ne pensais pas pouvoir crier aussi fort, mais tu es si dépassé par l’incompréhension et la colère que tu te transformes en un volcan crachant lave et tonnerre. « Pourquoi ?! Pourquoi t’as fait ça ?! » Tu te relèves difficilement, t’agrippes à la rambarde, puis glisses maladroitement jusqu’à te rapprocher de celle qui a failli te tuer. Là, tu restes droit comme un piquet, furibond, à plaquer ta main ensanglantée contre la plaie qui fait s’échapper ton sang vermeille de ton corps ravagé par la douleur et l’hostilité. « Réponds-moi, pétasse ! » L’insulte était peut-être de trop, et tu la regrettes dès la seconde où elle quitte tes lèvres endiablées. Était-elle cependant imméritée ? Sûrement pas ! Mais qu’importe ! Tu as merdé !
Rongé par le remord, tu as même d’ores et déjà envie de t’excuser...


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MessageSujet: Re: Eye Of The Tiger. ☆ Lepple. ღ Dim 5 Nov - 14:42

Eye of the tiger
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Le moment est trop court et s’en va bien trop vite pour que tu examines ce que tu ressens, en vérité. Quelle tornade te remue, qu’est-ce qui t’agite en ce millième de seconde qui s’en va, qui part sans que nul ne le sente, mais qui s’avère être décisif ? Tu tends la jambe. Obstacle sur son parcours. À moins que, tout aussi rapide que toi, il n’ait le temps de le remarquer, de comprendre, de réagir en faisant un léger écart, c’est perdu pour lui.
Elle était confuse. C’était toujours le cas depuis plusieurs jours sauf qu’elle réussissait à faire avec, faire abstraction de la grande flamme qui dansait dedans son estomac. Mais voilà. Sur le coup, le choc, elle avait une saleté de sentiment désagréable qui la prenait, et elle était incapable de passer outre.
Il y avait, la déception. Elle était partie bien trop certaine de découvrir le visage de Stella au bout de la course. Et c’était bête… car combien est-ce qu’il y en avait, de jeunes femmes rousses dans les rues de la ville, comment est-ce qu’elle avait pu croire qu’elle la reconnaîtrait à coup sûr de dos, assise dans une voiture ? Il était évident qu’il ne pouvait pas s’agir d’elle.
Il y avait, mêlée à cette première chose très amère, l’incompréhension. Pourquoi avait-elle fait cela ? Dans la poche de sa veste, son téléphone dormait et dans ce téléphone, le numéro de Stella était enregistré. Pourquoi ne s’était-elle pas garée et ne l’avait-elle pas appelée tout simplement ?
Parce qu’il se trouve que c’est bien plus facile si c’est le destin seul qui se charge de vous réunir. Il n’y aurait pas besoin d’assumer que oui, tu meurs d’envie d’entendre sa voix, et de la voir – oh non, mince…

C’était rageant que de penser que si elle n’avait jamais baissé les yeux à cet endroit, que si elle avait plutôt regardé son rétroviseur gauche à ce moment que la voiture devant elle, cet espoir fou ne serait jamais né en elle.
Elle n’aurait pas commis la bêtise monumentale de la suivre.
C’était détestable de songer qu’il aurait suffit qu’elle trouve à sa garer plus tôt, pour rattraper cette fille avant qu’elle n’entre dans la patinoire, se rendre compte que sa chevelure l’avait induite en erreur.
Elle ne serait jamais entrée. Elle serait repartie, toute autant aux prises de ces émotions pénibles, mais elle aurait économisé quelques minutes d’espérance.
Et son ticket d’entrée.
Alors, ce devait être la faute de cette voiture qu’elle n’avait pas vue venir, et qui la lui avait volée, sa place, la lui avait prise sous le nez en un clin d’œil – et d’une façon parfaitement détestable. Ça tombait bien. Elle le détestait, cet homme qui s’avançait vers elle avec cet air innocent plaqué sur la figure et les jambes pas très sûres, le détestait de tout son cœur…
Alors tu tends ton pied… tu l’avances prestement, droit devant toi… un angle se forme par rapport à la glace. C’est un piège infaillible. Il n’a plus le temps… il n’est plus temps.
C’est fait.


Lorsqu’elle le vit tomber à la renverse, Lennon ne ressentit tout d’abord rien. En fait, cela lui paraissait vraiment curieux de le voir se relever péniblement, tâter son front, s’apercevoir avec surprise que ses doigts se teintaient d’un peu de rouge. Elle regarda la glace ; en effet, il y en avait un peu là aussi. Il ne s’était pas raté. C’était donc elle qui avait fait cela ? Il y avait eu suffisamment de haine pour grimper à l’assaut de son cerveau pour lui faire tendre le pied, droit devant elle ?
Il fallait croire. C’était bizarre de tout relier, sa chute, le sang, son pied qu’elle rabattit, étrange à mettre ensemble, et elle sourit. Il n’y avait rien à comprendre de tout cela. C’était juste arrivé. Elle se sentait plus calme, maintenant, comme si la tempête s’était tassée à l’intérieur d’elle, et par conséquent, elle n’éprouvait pas le moindre regret. Maintenant, elle allait patiner gentiment jusqu’à la sortie. Reprendre le volant. Et oublier tout cela.
C’était sans compter le fait que sa victime s’était retournée et avait surpris son vilain petit sourire. Il ne devait pas être bien difficile, à partir de là, d’additionner un et un et de comprendre qu’elle était la seule responsable de sa douleur, et du sang répandu.

Il explosa. En aucun cas, elle ne s’y était préparée. Il s’était approché pour se tenir à la rambarde, et il parlait si fort que l’air semblait vibrer entre eux. Lennon le jaugea, l’air de rester de marbre à tous les mots qu’il pourrait lui cracher à la figure.
Son. Putain de problème.
« Il faut faire attention quand on patine. Ne pas aller trop vite et regarder autour de soi. C’est comme quand on conduit. »
Son ton était on ne peut plus sèchement ironique mais il n’était pas sûr qu’il comprenne pourquoi elle ajoutait cela. Il ne devait même pas savoir à quel malheureux hasard il devait de s’être attiré ses foudres.
Jusqu’ici, les mots allaient. Mais quand l’insulte sonna, et parut résonner, elle le jaugea d’un peu plus haut. Ah oui ? Pétasse ? Elle chercha quelque chose de plus gros, de plus cru à répondre, avant de se rendre compte d’à quel point la langue était injuste. Il n’y avait presque que des termes féminins pour injurier.
Alors, comme un serpent, elle eut moins envie de mordre et s’abaissa un peu. Ça ne présageait rien de bon.
« À ta place, j’irais me faire soigner au lieu de me donner en spectacle en me montrant vulgaire. »
Ne pas répondre. Pas totalement. Rien ne pouvait vraiment l’atteindre, n’est-ce pas ? Sûrement pas les insultes parce qu’elle savait très bien que ces mots disaient vrai sur son compte.
Toujours immobile, Lennon suivit du regard les taches rouges. Une à son front, de petites sur ses doigts, une autre sur la glace. Elle ne sut pas ce qui la saisit, si ça s’approchait plus de la pitié, du remord ou de la compassion.
« Je ne voulais pas t’amocher. »

Non, c’était vrai. Elle n’avait pas vraiment voulu s’en prendre à lui, juste se vider de sa colère.
Dirigée contre toi-même.
Mais il n’y avait aucun problème à être la garce de service. Aucun souci à se faire détester, à ne croiser que des ennemis sur sa route.
Parce que, si tu n’as rien, tu ne risques rien de perdre.

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L
e rouge vermeil, qui s’est répandu, à l’instar d’une traînée du feu, sur cette vaste étendue de glace éternelle, attise ta haine et réveille le dragon qui sommeille au plus profond de toi.
Tu la détestes, cette maudite pimbêche qui vient de volontairement t’amocher. Bon sang, fallait-il vraiment qu’elle en remettre une couche ?! Qu’elle t’abîme davantage ?! Haha, comme si la vie ne s’en était déjà pas suffisamment chargée !
Furibond, tel un dangereux petit démon, tu glisses difficilement jusqu’à elle, et exploses en un feu d’artifice fait de colère et de haine. Ça te fait du bien, intérieurement, mais t’emporter de la sorte et insulter une parfaite inconnue ne t’aidera sûrement pas à faire cicatriser la plaie qui te barre le front. À quoi cela va-t-il te servir, au juste, de te conduire aussi stupidement ? À rien, car t’exciter auprès de cette jeune femme qui arbore un quotient intellectuel de candidat de télé-réalité ne t’apportera que du négatif. Tu ferais mieux de tracer ta route, de faire comme si de rien n’était. Après tout, vu ton piètre talent de patineur, tu allais sûrement t’auto-infliger cette énième cicatrice... Alors cesse d’en vouloir à cette garce pour ce que tu t’apprêtais à commettre toi-même !
Allez ! Stop ! Arrête de t’énerver ! Souffle un bon coup... et pars de là, car ça ne servira absolument à rien d’envenimer cette situation pathétique ! Calme-toi, immédiatement, et casse-toi de là !
Tu serres alors les poings, prêt à partir, mais la pétasse qui se trouve à quelques centimètres de toi ne tarde pas à répondre à ton discours haineux et virulent. Chut ! Allez... ne l’écoute pas... ne relève pas... et ne répond surtout pas ! Mais c’est plus fort que toi : tu es comme paralysé et dans l’obligation de rétorquer... Haha... et dire que tu voulais en rester là... « Pff... Mais j’ai regardé autour de moi ! Et c’est justement ce qui m’a permis de voir que tu as glissé ton pied exprès pour me faire tomber ! » Tu te contrôles et parles moins fort, afin d’éviter de te donner davantage en spectacle. Mais c’est difficile... extrêmement difficile... de se canaliser. « Comme quand on conduit ?! Haha ! Et j’imagine que si l’on se croise au volant, tu finiras par me mettre au ravin, c’est ça ?! » Tu laisses un petit rire nerveux s’échapper de tes lèvres tremblantes de rage et de douleur, tout en ne comprenant pas pourquoi elle en vient à aborder le sujet de la conduite. Mais quel est donc le rapport ?! Tu as beau réfléchir, tu ne vois vraiment pas. Bref... ce n’est pas très grave ! Elle doit juste être complètement cinglée...

Son petit air hautain et ses paroles de pimbêche te donnent l’envie de vomir. Tu n’as jamais eu de telles idées, mais tu aurais presque envie de lui fracasser les dents contre le bitume gelé. Allez, va-t-en... va-t-en avant que ça dégénère... va-t-en avant que davantage de venin s’extirpe de la bouche de cette sale vipère ! « Tu... Tu as sans doute raison ! » Même si tu la détestes pour ce qu’elle vient de te faire, tu dois reconnaître que son conseil - qui consiste à aller te faire soigner - est sage et avisé. Y’a-t-il donc encore une once d’humanité chez cette diablesse légèrement déséquilibrée ? C’est possible ; tu y crois ! Mais il faut dire que tu crois aussi aux contes de fées... alors ton avis n’est peut-être pas le plus fiable et éclairé...
Elle t’avoue ensuite qu’elle ne voulait pas réellement t’amocher. Oh ?! Vraiment ?! Pourtant tu as bien vu – même si c’était légèrement trop tard - son pied se dresser volontairement en travers de ta trajectoire... « Ha ? Dommage... c’est loupé ! » Tu hausses les épaules, le cœur beaucoup moins bougon et enflammé. Tu es cependant encore très loin de t’inscrire à un cours de yoga, mais disons que tu t’es considérablement calmé. Peut-être est-ce parce que tu doutes, au final, de sa culpabilité ? Et si elle disait vrai ? Et si elle n’avait vraiment pas voulu te blesser ? Ne mérite-t-elle pas le bénéfice du doute, avant d’être irrémédiablement condamnée ? Qu’importe, tu n’y réfléchis pas davantage, et choisis plutôt de suivre le conseil qu’elle t’a précédemment donné : tu vas aller te soigner. « On se reverra... à ta prochaine tentative de meurtre sur ma personne. » Est-ce... Est-ce un infime sourire... qui se dessine contre tes lèvres souillées de ton propre sang ?
Tu n’as pas le temps d’y réfléchir plus longuement, et tu files en un coup de vent.

.....

Tu aurais pu partir de cet endroit, mais tu te décides à rester et à te soigner par tes propres moyens. Comme à chaque fois que tu retrouves ton petit frère, tu sais que tu as tout un arsenal médical dans ton sac, et il fera parfaitement l’affaire pour t’occuper de ta blessure. En temps normal, tu n’as quasiment rien – à peine quelques mouchoirs, mais tu te transformes toujours en une pharmacie ambulante, dès que tu sais que tu vas retrouver Sandro. Oh... qui sait tous les malheurs que peuvent s'attirer les enfants... Il vaut mieux être paré et extrêmement prévoyant !
Haha... Belle ironie... c’est toi, l’enfant que tu vas devoir soigner, aujourd’hui !

Muni de ton sac, tu enlèves tes patins et files t’installer à la table du café adjacent à la patinoire. De là, tu as un panorama magnifique sur la piste de glace et sur la troupe de patineurs. D’un œil légèrement noir, tu cherches alors la vipère qui t’a amoché, mais c’est vain... elle semble s’être envolée. Oh... Tant mieux ! Que le ciel soit loué !
Tu es en train de déballer ta trousse de secours, lorsque le serveur, visiblement inquiet, vient à ta rencontre et te demande si tout va bien. « Oui, merci ! Juste une mauvaise chute... » Tu souris bêtement, puis dépose un peu de désinfectant sur un morceau de coton. Tu plaques ensuite ce dernier tout contre ton front, avant de grimacer de douleur sous le picotement que cela te procure. Tu as alors l’impression que des milliers de petites bestioles fourmillent dans ta blessure, et ça te retourne le cœur, te donne envie de gerber. Aaaaah ! Et tout ce sang... c’est écœurant ! Mais allez... calme-toi... cesse de penser à ça... et concentre-toi plutôt sur le serveur ! « Je vais prendre un chocolat chaud, s’il vous plaît ! » Et tandis que le jeune homme repart derechef derrière son comptoir, tu aperçois une ombre étrangement familière s’avancer en ta direction. Oh... non... pas encore elle... ! Quel calvaire...« Qu’est-ce que tu fais là ?! Tu viens finir ce que tu as commencé ?! » Dis..., vile vipère tout droit sortie de l’enfer, viens-tu pour m’achever ?


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MessageSujet: Re: Eye Of The Tiger. ☆ Lepple. ღ Sam 11 Nov - 18:29

Eye of the tiger
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Lennon regardait la glace, semblable aux bords d’un verre qu’on aurait congelé, regardait la petite tache de sang dessus, liquide, rouge, presque agressive, et ce sang la ramenait à regarder là où il se trouvait encore, sur le front de ce type pour lequel elle n’éprouvait plus la moindre colère à présent. Elle s’était vidée de sa rage, vidée de tout ; et l’enveloppe de sa peau avait l’air de se rétrécir autour du noyau dur qu’elle avait dans ses profondeurs, se contractait un peu douloureusement pour enrober cette petite bille de métal. Elle trouvait tout absurde. Sa façon d’agir, d’avoir été secouée par un brasier pareil durant des jours, et puis le fait de se penser en vie et d’avoir désiré ardemment faire payer à quelqu’un ses tourments. Est-ce que c’était réel ? Ses deux yeux dérivaient du sang au sang, de la glace à son front, et elle avait l’impression que ses cils seuls créaient toutes ces images. C’était parfaitement absurde. Absurde et sale, d’être ici, de ressentir des choses, autre chose que l’indifférence la plus totale dont elle était coutumière, d’avoir tendu son pied, fait glisser son patin, angle droit par rapport à la surface gelée, et maintenant, ce sang et tous ces mots comme des coups de poings. Cracher son venin sec et trouver quoi répondre, de plus ironique encore, de plus méchant que lui, mais à quoi bon ? Cet homme n’y comprenait rien du tout. Il était sous le choc d’avoir été la cible de la violence gratuite d’une parfaite inconnue, il devait avoir mal à sa blessure et il rageait, il avait l’air de vouloir lui faire mal à son tour, peut-être avec ses injures.
Lâche qu’il était de ne pas oser se servir de ses poings.
Parce qu’il était très mal tombé. Lennon n’en n’avait rien à faire des mots, de ce qu’ils pouvaient bien vouloir dire sur elle, elle en avait déjà tellement reçu, tellement rendu, qu’ils ne l’atteignaient pas. Elle était vide. Quoique. Peut-être y avait-il encore suffisamment d’émotivité en elle, qu’elle se sentait tout juste encore assez fébrile, pour s’irriter qu’il continue de jacasser et d’en faire des montagnes. S’ils se croisaient à la sortie du parking… ou même un autre jour, sur la route, au bord d’un fossé par exemple… eh bien peut-être que oui, elle ne saurait pas bien se maîtriser une fois de plus.
« Pas sûr que ce serait une grande perte pour le monde. »
Elle envoya sa pique, et puis elle décida de ne plus répondre, de garder closes ses lèvres qu’elle sentait se gercer sous l’effet du froid. Le sang, ses yeux partaient et ne cessaient de le voir. Non pas qu’elle en avait peur, mais il semblait si cru, sur la glace, et dire que c’était elle qui l’avait fait jaillir hors de ses canaux bleus. Du sang tout chaud sur la patinoire froide. Bon sang, est-ce qu’il allait décider à se taire, à aller nettoyer sa plaie ? Il avait mieux à faire que de lui parler, surtout que leur conversation n’avait rien d’intéressant ou d’agréable. À moins qu’il n’ait décidé de la trouver jolie fille.
Un visage de poupée pour faire barrage devant son âme toute noircie par les ans, et recouvrir un corps vidé de tout, de tout.

Lorsqu’il la laissa là, toujours appuyée contre ce même rebord et n’ayant plus rien dit, Lennon eut l’impression qu’elle allait brusquement basculer vers l’avant et tomber à genoux. C’était quoi, cette chose qu’elle avait à la place de cet ancien brasier ? Avait-elle… froid ?
Les gens patinaient tout autour, évoluaient devant elle et leurs rires lui parvenaient de loin. La fille qu’elle avait suivie jusque là passa même une ou deux fois tout près et elle ne la vit pas. C’était comme si tous s’étaient évaporés hors de son monde et qu’il n’y avait, plus rien une fois encore. Seulement elle.
Mais si tu ne possèdes rien, tu ne risques rien de perdre.
Se sentait-elle… seule ?

Elle avait froid. Et marre de ces patins, le bruit de leur crissement quand elle glissait lui paraissait insupportable. La traversée de l’étendue de glace lui sembla longue, infinie, et enfin elle put s’extirper de ce monde aux reflets bleus et remettre ses chaussures. Là. Elle était plus légère et plus stable. Elle avait juste les dents qui claquaient presque, mais ça, ça se règleraient, il y avait un café en face et elle allait y aller boire quelque chose de chaud, manger du sucre. Se noyer dans du doux pour oublier tout ce que la vie lui était apparue d’avoir de très tranchant – tous les patins avaient mordus et déchiré la glace juste sous ses yeux.
On entendait encore le bruit que faisaient tous les gens qui tournoyaient dessus à l’intérieur du café. Une demi-seconde, Lennon hésita, puis elle entra, ensuite elle vit que sa victime du jour était assise à une des tables et tamponnait son front avec ce qui ressemblait de loin à une compresse et bizarrement, elle n’hésita plus. Pas le moins du monde. Elle s’avança encore, ses pas s’allongèrent et avant que le serveur ne l’ait tout à fait quitté, elle arriva devant la table. Elle saisit au vol la commande du jeune homme et ne réfléchit pas. Toujours pas.
« Vous en mettrez un autre, s’il vous plaît ! »
Ça ne l’enchantait pas de la voir, et ça n’avait d’ailleurs rien de très étonnant. Il continuait encore sur sa dernière lancée dans le registre de la tentative de meurtre. Pauvre chéri. Il ignorait que si Lennon avait réellement voulu qu’il rejoigne l’au-delà, elle s’y serait prise d’une façon autrement plus radicale. Il n’aurait pas eu la moindre chance de s’en sortir.
« Tu devrais presque me remercier. Tout le monde trouve ça sexy, un homme avec des cicatrices. »
Elle paraissait à l’aise, mais elle n’osa tout de même pas s’asseoir sur l’autre siège non plus. Non. Il ne fallait quand même pas trop en faire. Elle sentait bien plus qu’à l’ordinaire que ses jambes tanguaient doucement, rien qu’un peu – c’était si dur de tenir debout. Oh… mais qu’est-ce qu’elle faisait là en face de lui ? Elle n’allait quand même pas…
« Écoute, je ne voulais pas… je ne voulais pas te faire de mal. »
… mais si. Elle s’était excusée, plus ou moins, y avait plus ou moins mélangé une part de vérité. Elle l’avait détesté et lui en avait voulu, soit. Mais c’était vrai qu’elle n’avait jamais désiré sa mort. Elle aperçut le serveur du coin de l’oeil qui revenait vers eux chargé des deux tasses. Elle dit alors à toute vitesse :
« Je te l’offre, si tu veux bien. »
Elle n’avait pas vraiment dans l’idée de rester ensuite avec lui. Elle pensait plutôt boire rapidement son chocolat et puis sortir tout aussi vite, s’en retourner dehors affronter l’hiver. Face au ciel blanc, affronter ses souvenirs.

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MessageSujet: Re: Eye Of The Tiger. ☆ Lepple. ღ Dim 12 Nov - 11:42

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D
’aussi loin que tu t’en souviennes, tu n’as jamais réellement détesté quelqu’un. Jamais. De toute ton existence. Personne. Pas même cette cruelle pimbêche qui, tout à l’heure, t’a volontairement fait mordre la glace à pleines dents. Mais que veux-tu, tu as été façonné ainsi, et tu n’y es pour rien si ton cœur n’a pas été configuré pour te donner cette faculté humaine qu’est le fait d’haïr autrui. Pourtant, là, à cet instant précis, alors que tu revois cette diablesse revenir entacher le paysage de l’instant présent qui constitue un fragment de ta vie, tu aimerais éprouver ce sentiment que tu imagines fort et radical. Et tu essaies... et tu essaies... sans relâche... mais c’est peine perdue : tu n’arrives toujours pas à éprouver autre chose que de la rancœur à son égard ; tu n’arrives pas - et n’arriveras jamais - à la détester....
Le petit démon s’avance étrangement en ta direction, grâce à de petites foulées rapides et décidées. Mais que fait-elle ?! Que cherche-t-elle ? Va-t-elle te tuer ?! Tu l’ignores, mais tu espères sincèrement qu’elle n’est pas aussi cinglée que tu as précédemment pu le penser. Est-ce néanmoins réellement le cas ? Tu ne sais pas, mais il est désormais trop tard pour te dérober.
Les dés sont irrémédiablement jetés : elle est là, tout – trop ? - près de toi...
Et advienne que pourra...


.....

Une fois arrivée à ta hauteur, la brune incendiaire interpelle le serveur et lui demande de rajouter une tasse à la commande. Il acquiesce d’un petit hochement de tête, puis repart derechef préparer votre dû. Mais à quoi joue-t-elle, bon sang ?! Le chat n’a-t-il déjà pas assez joué avec la souris ?! « Ah ? Vraiment ? Du chocolat chaud ? Je pensais que tu ne buvais que du sang frais... » Tu affiches un petit sourire taquin, même si tu restes irrémédiablement paumé par son attitude légèrement schizophrène. Bon sang, petite vipère, décide-toi ! C’est souffler le chaud... ou le froid ! Entre les deux, il faudra bien que tu fasses un choix !
Après avoir lancé une petite pique au sujet du meurtre qu’elle a tenté de réaliser sur ta personne, tu te retrouves confronté à une jeune femme à la répartie plus que piquante et mordante. Dis-donc... qu’est-ce qu’elle en a, du répondant ! Mais... étrangement, tu aimes ça. « Ah oui ? Tout le monde trouve les cicatrices sexy ? » Tu hausses un sourcil, avec un petit air espiègle plaqué contre ton visage mutin. « Dois-je comprendre que tu me trouveras bientôt séduisant ? » Tu la taquines, bon enfant, fin prêt à encaisser le petit râteau qu’elle va très certainement te donner avec un immense plaisir.
Oh... non... mais... mais qu’est-ce que tu fais ?!
Serais-tu en train de... plaisanter ?
Serais-tu en train de commencer à... à l’apprécier ?
Quelle folie !


Tu es en train de terminer de nettoyer ta plaie, lorsque la belle t’avoue que son but n’était pas de te blesser. Ah oui ? Vraiment ?! Bah... c’est légèrement loupé ! « Que cherchais-tu à faire, alors ? » Tu la regardes avec un air perplexe, franchement désireux de comprendre ce qui l’a poussé à te faire chuter. Qui sait, peut-être avait-elle, finalement, de bonnes raisons de se comporter de la sorte ? Dans tous les cas, tu as hâte d’entendre ce qu’elle à te répondre à ce sujet !
Quoi qu’il en soit, après avoir terminé de désinfecter ta plaie, tu fouilles dans ta trousse de secours et en sors une petite boîte de pansements. Bien entendu, tu n’as que ceux destinées aux enfants, avec des personnages de dessins animés imprimés dessus. Ma foi... tant pis ! Ils feront temporairement l’affaire !
Résolu, tu acceptes – bien malgré toi - ton triste sort, puis te colles, sur le front, un pansement imprimé de petites têtes de Bambi toutes mignonnes. « Alors ? Toujours aussi sexy ? » Tu préfères plaisanter innocemment de la situation, plutôt que d’imaginer combien tu dois être ridicule.
Oh là là... mais quelle honte...

Le serveur, qui te lance un regard amusé – oui, j’ai un pansement Bambi en plein sur le front, et alors ?! -, vient déposer les deux tasses de chocolat chaud sur la table ; l’une face à toi, puis l’autre devant cette chaise tristement vide. Tu le remercies gentiment, puis il s’empresse d’aller s’occuper des quelques autres clients qui ont temporairement élu refuge dans son café.
Et vous revoilà à nouveau seuls..., elle et toi.
Alors que tu n’attendais rien de plus et que tu t’apprêtais à savourer une première gorgée de ce liquide chaud et délicieux, ton amie-ennemie s’empresse de te proposer de t’offrir ta consommation. « Oh... euh... oui... c’est gentil... merci... » Tu affiches de grands yeux ronds, surpris que cette petite vipère ait un tel élan de générosité, envers toi. Est-ce-là sa repentance ? A-t-elle finalement choisi le bien ? Veut-elle se faire pardonner ? Il te semble, à première vue, que oui... et tu es prêt à lui laisser payer l’addition pour qu’elle puisse faire amende honorable.
Souriant, tu désignes maintenant la chaise vide qui se trouve juste en face de toi. « Si jamais tu veux t’asseoir... » C’est là une invitation que tu vas peut-être regretter d’avoir offerte, mais tu as envie de croire que votre première altercation n’était qu’un malheureux raté que vous allez très vite oublier.
Allez, hop, oust ! Le vilain souvenir est enterré !

Assise ou pas, tu lui tends la main, tout sourire, en signe de paix, et te décides enfin à te présenter. « Je m’appelle Jimmy ! Mais... Mais mes amis m’appellent Apple. » Tu laisses ta phrase en suspens, durant quelques secondes, puis t’empresses de rebondir sur ce que tu viens de dire. « Pour toi... ce sera donc Jimmy ! » Un petit sourire mesquin s’agrandit sur tes lèvres, alors que tu te retiens d’éclater de rire. Bien entendu, ce n’est là qu’une simple taquinerie ! Elle est même chaleureusement – bien qu’implicitement - invitée à employer ton surnom fruité, si l’envie lui prend.
Après avoir bu une première gorgée de ton chocolat, tu déposes ta tasse dans sa soucoupe, et ne manques pas de t’intéresser plus attentivement à cette jeune femme que tu trouves si complexe et mystérieuse. « Et dis-moi... qui es-tu, au juste ? Franchement, j’ai encore du mal à trancher entre la pétasse et la jolie fille plutôt sympa... » Alors... ange ou démon ? Bientôt, nous le saurons !


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MessageSujet: Re: Eye Of The Tiger. ☆ Lepple. ღ Dim 12 Nov - 18:37

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Il te compare à un vampire.
Peut-être que tu en es un : ce sont des créatures plutôt solitaires et qui ne doivent pas beaucoup aimer le monde, pour ce que tu en sais sur ce sujet. Ils dorment dans des cercueils et n’ont pas de reflet, lorsqu’ils font face à un miroir. C’est peut-être là la seule chose qui te différencie d’eux : Lennon, toi t’y vois. Tu vois tes yeux dans lesquels passent sans cesse des reflets sombres, tu vois ta bouche qui s’ouvre si souvent sur des mots programmés, écrits par les autres, et qui reste close avec une moue boudeuse le reste du temps. Tu vois tout ton visage, toujours le même depuis toutes ces années, tous les matins et tous les soirs. Ça ne te fais rien. Il ne t’arrive jamais te scruter tes iris ou tes lèvres en leur demandant pourquoi, s’ils font vraiment partie de toi, et si c’est toi qui a commis ces choses, qui a ouvert un front aujourd’hui par exemple. Tu es bien plus légère que le reste du monde et c’est sûrement pour ça que ta vie te paraît si facile.
Ça t’empêche de jamais avoir mal, d’avoir si peu de scrupules, de ne presque pas savoir ce que sont les remords, mais il arrive tout de même que tu ne te sentes pas bien.
Et tu détestes ça, ça t’atteint trop. Tu ne sais pas le gérer.

« J’ignorais que je faisais aussi pâle. »
Les vampires, ils saisissent par le cou quelqu’un, n’importe qui, ils le forcent à pencher la tête et quand la gorge fait le bon angle, est assez dégagée, qu’on voit une des grosses veines battre doucement sous la peau fine, ils y avancent leurs dents sans la moindre pitié. Jusqu’à ce qu’il ne reste dessous plus une seule goutte de sang.
C’est un peu toi.

Lennon était un peu embarrassée, debout devant cette table alors qu’elle n’avait rien à faire ici, qu’on ne voulait même pas l’y voir. Elle n’y perdait cependant rien de son sens de la répartie coutumier. Même dans la pire des situations, même quand elle était dans tout excepté son bon droit, elle gardait toujours l’air aussi assuré que possible. C’était encore ce qui marchait le mieux, pour ne jamais avoir le sentiment de perdre.
Cette remarque sur les cicatrices, elle l’avait balancée comme ça, du tac au tac. Elle s’attendait à ce que son interlocuteur trouve une réplique sanglante et plus ou moins polie pour lui dire d’aller voir ailleurs – elle n’en n’avait pas peur. Elle aurait répondu quelque chose d’encore pire et puis elle aurait tourné les talons en relevant haut la tête, très haut le menton, l’air bêtement fier. Mais avec lui elle risquait d’aller de surprise en surprise. Sa rage semblait s’être calmée depuis leur confrontation sur la glace. Voilà qu’il… qu’il plaisantait ?
Sur ce terrain aussi, Lennon pouvait le suivre.
Elle ne l’avait pas vraiment bien regardé, tout à l’heure, mais maintenant qu’ils se trouvaient dans un contexte un peu plus apaisé, elle devait avouer qu’il était loin d’être laid. Une petite cicatrice ne gâcherait rien. Elle eut un minuscule sourire en coin.
« Bien sûr. Invente une histoire bien à ton avantage pour expliquer son origine et ce sera la totale. Le début de la gloire. »
Enfin, il avait certainement déjà dû avoir eu du succès avant qu’elle ne lui entaille le front.
« Ça se pourrait si tu finis d’enlever tout ce sang. Il t’en reste encore… un peu là… »
Elle posa l’index sur sa propre tempe pour lui indiquer l’endroit.

Lennon n’avait jamais présenté beaucoup d’excuses dans sa vie, tout simplement parce qu’elle n’aimait pas ça. Stupide, mais véridique. Étant donné qu’elle se fichait pas mal de tout la plupart du temps, elle ne voyait pas pourquoi elle aurait dû se préoccuper l’esprit avec ce genre de choses et s’aplatir devant des gens dont le mépris lui était égal. Elle s’abstenait donc. Mieux valait, dans le plus extrême des cas, laisser juste sous-entendre qu’elle regrettait ce qu’elle avait fait. Que ce n’était pas ce qu’elle aurait voulu.
Là, c’était un peu complexe. Elle se perdait déjà dans son propre psyché, alors, l’expliquer…
« Je ne sais pas… mais je ne voulais pas ça en tous cas. »
Pendant qu’elle bredouillait, il avait terminé de désinfecter sa blessure et y avait collé un pansement après ce qui avait paru être un moment d’hésitation. Elle n’avait pas tout de suite remarqué les dessins, mais ensuite elle ne tarda pas à comprendre pourquoi.
Il en riait. Il valait mieux. Bah. On faisait avec ce qu’on avait sous la main, non ?
« Je préfère Dumbo, mais c’est pas mal. Belle trouvaille. »
Est-ce qu’il pouvait passer l’éponge ?
Parce qu’elle ne l’aurait pas espéré, qu’elle avait à peine osé faire ce premier pas en annonçant qu’elle lui offrait son chocolat, mais qu’il semblait enclin à le faire. Wow. Encore une fois, si elle s’y attendait. Il… il lui proposait de s’asseoir. Un peu rigide, presque maladroite, Lennon avança donc la chaise qui se trouvait devant elle, s’y posa à moitié. On aurait dit qu’elle se montrait timide, tout à coup.
« Merci. »
La première lettre avait été hésitante, avait eu un peu de mal à décoller mais ensuite le mot était parti, assez fort, assez sûr. Merci. De te donner une nouvelle chance ?

Tu n’estimes pas avoir de preuves à faire devant qui que ce soit, mis à part au cours d’une audition, alors très vite, ta gêne s’estompe, c’est l’avantage.

Elle prit la main qu’il lui tendait et la serra presque nonchalamment, comme s’il était d’ors et déjà entendu entre eux qu’il fallait enterrer la hache de guerre et voir au-delà. Le jeune homme se présenta. Il s’appelait Jimmy. Et comme il la charriait, elle ne résista pas à répliquer.
« Ok, Bambi… »
Bambi, Jimmy. Pratiquement la même chose, n’est-ce pas ? Elle ne réussit pas à se retenir de sourire.
« Pardon, ma langue a fourché. Lennon. Pétasse pour mes nouvelles rencontres. »
En fait, cette conversation était étrange, à mi chemin entre les sarcasmes et les démonstrations d’une sympathie naissante, mais ça lui allait bien. Elle… elle appréciait. Elle resserra ses mains autour de la tasse de chocolat que le serveur venait de déposer devant elle.
« Alors comme ça, je suis jolie et sympa ? »
Elle l’observa du coin de l’oeil tout en buvant une gorgée de sa boisson. Hum. Elle était chaude. Brûlante. Exquise.
« J’avoue que je ne trouve pas non plus beaucoup de rapport entre le colérique de la glace… et la version sexy de Bambi qui me fait face. »

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MessageSujet: Re: Eye Of The Tiger. ☆ Lepple. ღ Mer 15 Nov - 13:18

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C
ombien en as-tu, déjà ?
Hum... Compte-les..., vas-y !

Alors... Tu en as une première à la jambe, résultante d’une mauvaise chute à bicyclette.
Il y en a une autre qui te barre la hanche, que tu as attrapée lorsque l’ouragan t’a envoyé valdinguer à travers une baie vitrée.
Sont-ce néanmoins les seules ? Oh... si seulement c’était le cas ! Mais non..., bien sûr que non ! Et la liste de tes cicatrices ne fait que commencer...
Bon... Où en étais-tu ? Ah oui... Reprends-donc ici !

Deux vilaines jumelles – ou plutôt des triplées ? – se sont également greffées au niveau de ton thorax, te rappelant tes sombres et incertaines heures passées sous le bistouri – putain... foutu cancer !
Et ces quadruplées qui lacèrent tes poignets... Oh... Tu t'en rappelles comme si c'était hier, lorsque tu as enfoncé cette lame glacée à plusieurs reprises sur le bleu de tes veines battantes... Ce sang... tout ce sang...
Tu te rappelles également, en dépit du fait qu’elle soit très discrète, qu’une petite marque blanche se cache derrière ta nuque, même si tu ne sais plus du tout comment elle est née. Tu devais être tout bébé et, ne tenant pas sur tes jambes, tu as certainement dû te blesser après être tombé. Bref, ce n’est pas celle qui t’a le plus marquée.
Tu as fait le tour, là, non ? Oui ! Il ne te reste plus qu’à compter la dernière !
Celle-ci, la fraîche, la cadette, dont la marque est en train d’éclore sur ton front, fait s’élever le total de tes cicatrices à dix – voire onze, si les jumelles sont effectivement des triplées.
Mais... Mais est-ce cependant tout ?! Et les autres ? Celles qu’on ne voit pas ? Celles qui parsèment ton cœur ? Dois-tu les compter ? Oh... si tu dois énumérer toutes les douloureuses cicatrices invisibles par l’œil humain, tu peux aisément multiplier le nombre de tes marques physiques par cent.
Résultat des comptes ? Mille ou mille cent cicatrices..., et tu as sans doute été très gentil dans ton calcul.
« Haha ! Si je continue sur cette voie, je vais sûrement devenir l’homme le plus sexy du monde ! » Un petit rire amical, rien qu’un seul, sort de tes lèvres et semble annihiler toute l’animosité qu’il y avait entre vous. « Enfin... du moins, pour toi ! » Si cette petite brune mesure le taux de sensualité d’une personne à l’aide de son étrange baromètre de cicatrices, tu doutes que ce degré de mesure soit universel. Alors... oui, tu seras peut-être l’homme le plus sexy du monde, si tu arrives à supporter de nouvelles cicatrices, mais peut-être uniquement à ses yeux. Ce qui n’est pas déjà pas trop mal, en fin de compte... « Je vais songer à inventer une histoire de super-héros, alors ! » Tu n’as pas la moindre idée de ce que tu vas bien pouvoir inventer, mais il faudra faire vite, car ton petit frère, qui te rejoint dans une vingtaine de minutes, va certainement te poser énormément de questions sur la blessure qui te barre le front. Dois-tu cependant lui mentir ? Non, tu n’en as absolument pas l’envie, car c’est ça, au fond, pour toi, la véritable gloire et l’héroïsme le plus pur : l’honnêteté.

Une fois tout le sang de ton front nettoyé, notamment grâce aux indications de la jolie brunette incendiaire, tu désinfectes ta plaie et te retrouves à nouveau confronté à ce qui te semble être des excuses aussi sincères qu’insistantes. Dis-donc... elle doit vraiment s’en vouloir ! Et tu es si touché que tu ne peux rien faire d’autre que lui pardonner... « Ne t’en fais pas, va, ce n’est pas très grave ! Tu sais..., je suis vraiment très maladroit, alors une cicatrice de plus ou de moins..., ça ne fait plus aucune différence ! » Mais quel est-donc ce ton si léger et bon enfant ?! Tu as presque l’impression de plaisanter en compagnie d’une bonne amie, et, compte tenu de la situation, tu trouves ça étrange... mais aussi incroyablement normal à la fois. Oui, c’est décidément très bizarre, au point que tu en as même du mal à le comprendre et à l’expliquer. En réalité, c’est comme si ce lien que vous tissez était contre nature... mais que vous étiez quand même destinés à le développer. C’est clair ? Non, pas tellement..., y compris pour moi, mais il faudra bien s’en contenter !
Tu te colles maintenant un pansement d’enfant sur le front, et te voilà soigné. Tu es néanmoins très gêné de l’imprimé qui décore ton visage esquinté, même si tu décides d’en rigoler. « Ah... Il n’y a bien qu’une pétasse pour préférer Dumbo à Bambi ! » Tu plaisantes, bien entendu, même s’il y a là une part de vérité. Franchement, comment peut-on préférer l’éléphant au petit faon ?! Ça te dépasse, mais, comme le dit le proverbe : tous les goûts – y compris les mauvais -sont dans la nature...

.....

À ton plus grand étonnement, elle accepte de s’asseoir face à toi et se saisit de la deuxième tasse de chocolat. Tu ne sais absolument pas où tout ça te mènera, mais, une chose est sûre, tu as hâte d’y être.
Intrigante, mystérieuse, rebelle, elle est tout ce que tu n’es pas, mais, tu l’avoues, ça te plaît. Et puisque tu es irrémédiablement fasciné par cette jeune femme qui est ton parfait opposé, tu t’empresses alors de te présenter, dans l’optique de la découvrir et de déceler quelle personne se cache derrière ce si joli visage de poupée.
Elle prend mollement ta main, la relâche, puis balaie derechef ta plaisanterie au sujet de ton surnom... en t’appelant "Bambi". Eh oui... Pas de Jimmy... ou d’Apple... Ce sera "Bambi" ! Mais tu l’as très certainement méritée, cette petite taquinerie... « Ok ! Si je suis Bambi, tu es le chasseur ! » Tu laisses un petit sourire amical se greffer sur tes lèvres, tout en attendant qu’elle se présente à son tour. « Enchanté, dame Lennon, la pétasse ! » Tu ignores si elle saisira ta référence détournée du deuxième volet des Visiteurs, mais tu n’as pu t’empêcher de la faire, cette vieille vanne de beauf désespérante. #Boulet.
Lennon. En hommage à John, peut-être ? Tu te dis que les parents ont parfois de drôles d’idées, mais c’est là un prénom très original, que tu retiendras à coup sûr. Et toi, quel prénom pourrais-tu donner à tes enfants ? « Hum... Pourquoi pas... Dr... ? » Tu n’as pas le temps de conclure tes réflexions, car la chasseuse te sort de tes pensées, en relevant le fait que tu l’avais qualifiée de "jolie" et "sympa". Bah quoi ?! C’est entièrement vrai ! « Quand tu souris et que tu n’essaies pas de me tuer, oui, tu es jolie ! » À quoi bon le nier ?! Tu esquisses ensuite un large sourire, copié-collé de celui qu’elle ne tarde pas à afficher. « Voilà, avec un sourire comme celui-ci, c’est parfait ! » Tu laisses maintenant un petit rire amical s’échapper de tes lèvres heureuses, tout en espérant qu’elle ne te prenne pas pour un psychopathe qui a l’intention de la séquestrer dans sa cave.
Serait-ce cependant un sort immérité ?
Il y a à parier !


C’est désormais à ton tour d’être confronté à tes deux personnalités. Ainsi, elle te compare à une sorte de furie et à une version sexy de Bambi. Tu ne sais pas très bien comment tu dois le prendre, mais, vu ton humeur d’aujourd’hui, ce sera forcément avec joie et sourire. « D’accord..., j’ai donc le sex-appeal d’un petit faon ! Merci... » Tu ris de bon cœur, avant de reprendre et de rebondir sur la partie qui te désignait comme colérique. « D’ailleurs... excuse-moi de m’être autant emporté, tout à l’heure... Ça ne me ressemble vraiment pas, c’était exagéré, et j’en suis sincèrement désolé... » Le pire aura sûrement été lorsque tu as sincèrement pensé l’insulte que tu lui as lancée, à contrario avec toute les autres fois où tu l’auras employée par la suite. Tu espères maintenant qu’elle sera capable, elle aussi, de faire table rase du passé et de te pardonner.
« Est-ce... Est-ce que je peux te demander quelque chose ? » Tu noies ton visage dans ta tasse de chocolat chaud, en attendant que la principale concernée veuille bien se manifester. Oh... Et si elle répondait par la positive, aurais-tu néanmoins le courage d’aller jusqu’au bout de ton idée ?
Affaire à suivre...



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