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 Love is a disease. Maybe I can help you with healing. [Valentina.]

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MessageSujet: Re: Love is a disease. Maybe I can help you with healing. [Valentina.] Sam 13 Jan - 19:49

Il continue à l'observer. Il ne peut pas s'en empêcher parce qu'il essaie de comprendre et surtout, c'est une belle femme. Il se demande, en partie à cause de son manque de confiance en lui, pourquoi elle est venue ici? Comme il y pense depuis le départ, il a une grande idée de ce que ça pourrait être. Il est persuadé qu'elle-même est bien plus observatrice que personne ne le saura jamais et bien plus maligne. Elle n'a pu que remarquer que bien qu'il était là, à ce bar. Rien ni personne ne l'intéresse. Le monde autour de lui pourrait se briser, exploser. Tout pourrait tomber à la renverse qu'il resterait figé dans la quatrième dimension. Il est pourtant là ce soir, à discuter avec elle, à essayer de savoir ce dont elle a réellement besoin. Au delà de ce que son esprit dit. Comprendre son coeur peut-être. Entendre ce qu'elle ne dit pas à voix haute. L'aider, même un petit peu. Même s'il ne fera sûrement plus partie de sa vie le lendemain. Juste lui porter secours comme il le ferait avec quelqu'un qui aurait besoin d'un bouche à bouche. Même si la personne qui a le plus besoin de respirer à nouveau par ici, c'est lui. C'est d'ailleurs ce qu'il essaie de faire en la touchant, un minimum. En s'approchant, un maximum. Respirer son odeur est enivrant pourtant lui se sent comme l'âme sans vie du capitaine Barbossa.

Il pourrait essayer de s'oublier. Il en mourrait d'envie et qui sait? Peut-être que le temps d'une soirée, ce serait le cas. Peut-être que cela fonctionnerait même s'il n'y croit qu'à moitié voire un peu moins mais ce serait trahir le souvenir de Lucy. Pire encore, ce serait trahir sa voisine. Trahir le respect immense et profond qu'il porte aux femmes. Lorsqu'elle avoue crument, sûrement déçue qu'il se soit éloigné, qu'elle veut coucher avec lui, il perd un minimum de contenance. Juste assez pour sembler faillir. Oui, il peut prendre ses jambes à son cou mais non il ne va pas le faire. Il l'aurait fait si c'était réellement le but ultime de Valentina mais ça ne l'est pas. Il en est persuadé.

"Non Valentina, des amis, j'en ai suffisament, merci. Et toi? En as tu?" Parce que c'est ce qu'il cherche à savoir. Pourquoi noyer son chagrin auprès des inconnus quand les personnes qu'on aime pourraient nous venir en aide. "Tout le monde peut se tromper. Il n'est jamais trop tard pour réctifier le tir. C'est ce que je pense du moins. J'ai envie de parler parce que ce soir, je n'avais personne avec qui le faire, sinon mes vieux... Fantômes." Et il ne croit pas si bien dire. "Ce qui ne signifie pas qu'on va échanger nos numéros et êtres les meilleurs amis du monde. C'est juste toujours plus facile de parler à des inconnus de nos plus gros problèmes. On est quasiment certains de ne jamais les revoir alors... C'est pratique. Par exemple, le mien c'est que je dois prendre un traitement, donc je suis obligé d'éviter l'alcool. Seulement, j'aimerais bien essayer et là tu pourrais me conseiller de?" Il sourit en attendant une réponse toute bête parce que non, ce n'est pas son vrai problème bien qu'il ne mente pas mais essayer de la mettre en confiance est important. "Je ne peux pas te laisser abuser de mon corps aussi facilement qui plus est, j'ai besoin d'en savoir un minimum sur toi. Imaginons que tu sois une tueuse en série... ? J'ai faillit être un acteur célèbre dans une vie antérieure. Et toi, tu fais quelque chose dans la vie ou toi aussi, tu ne bossais que dans une vie antérieure?"
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MessageSujet: Re: Love is a disease. Maybe I can help you with healing. [Valentina.] Sam 20 Jan - 18:19



Love is a disease. Maybe I can help you with healing.

♦️ Duncan ♦️


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Elle ne comprend pas cet homme. C’est étrange parce que c’est ce qu’elle fait de mieux, normalement, comprendre les hommes. Elle est capable de deviner leurs désirs, leurs attentes, leurs secrets inavoués, en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Elle sait pénétrer leur âme, s’immiscer dans leur tête et envahir leur cœur, pour mieux obtenir ce qu’elle veut. Mais cet homme, Duncan, elle n’arrive pas à lire en lui. C’est comme si la situation s’inversait. C’est lui qui tente de la comprendre, en réalité, et c’est loin d’être une chose habituelle pour l’Italienne. Il la déconcerte plus qu’elle ne le voudrait. Elle ne peut pas concevoir qu’il veut simplement parler avec une inconnue, sans rien attendre en retour, alors même que ladite inconnue est prête à offrir bien davantage. Il a tout d’un ange gardien, une bonne conscience qui la rappelle à l’ordre, exactement comme dans les films. Mais c’est loin de suffire à Valentina. Cela lui paraît si naïf qu’elle a du mal à croire en sa sincérité. Méfiante, comme toujours, elle ne peut s’empêcher de se demander ce qu’il a d’autre en tête.

Sa question la crispe quelque peu. Elle se mord la langue sans répondre. Elle n’a pas d’amis, presque pas. Il n’y a que Stella. Stella, elle est tout le contraire d’elle, si lumineuse et si bienveillante à l’égard des autres. Elle aurait pu l’écouter s’épancher toute la nuit sur ses douleurs, Stella. Mais elle déteste se donner en spectacle. Surtout, elle sait combien c’est inutile. La souffrance, confiée ou non, sera toujours là. Alors, pourquoi ? Gardant le silence, Valentina écoute distraitement le jeune homme poursuivre ses paroles pleines de bon sens. Elle hausse les sourcils, presque hautaine, quand il affirme qu’ils ne vont pas devenir les meilleurs amis du monde. Pourtant, on dirait bien si elle l’écoute. Il a l’air tout droit sorti d’un monde merveilleux, bien loin de la réalité qu’elle, elle connaît. Elle ne comprend pas toujours pas ce qu’il attend d’elle. C’est lorsqu’il avoue prendre un traitement qu’il arrive à susciter un peu plus son intérêt. Tout s’explique. Elle est tombée sur un dingue. Lorsqu’il l’invite à terminer sa phrase sur le conseil qu’elle lui donnerait, elle réplique, mesquine. – Cesser de me parler comme si j’étais une enfant.

Pourtant, ces mots sont quelque part dans son esprit. Elle se demande pourquoi son attention s’est posée sur lui. Elle a remarqué l’air si lointain dans le regard de Duncan. Il n’était pas là pour trouver une conquête, elle le savait. Pourquoi est-elle venue le retrouver, lui, alors qu’il y avait cet homme qui la regardait depuis l’instant où elle est arrivée ? Son charisme, peut-être. L’assurance, aussi, qu’elle aurait le contrôle avec un jeune homme si déboussolé. Mais elle est en train de le perdre, ce contrôle. Et elle déteste ça, Valentina. Plongée dans ses pensées, elle a tout juste entendu son interlocuteur évoquer vaguement une vie antérieure. Elle le regarde, las de se battre. – Je suis agente immobilière. Elle laisse échapper un soupir, elle se demande pour la énième fois ce qui la pousse à rester avec cet illuminé. Peut-être qu’il l’effraye moins, en fin de compte, que le séducteur situé un peu plus loin. Ou peut-être qu’elle est simplement fatiguée, fatiguée de lutter constamment contre elle, contre les autres. Son regard s’abaisse tandis qu’elle reprend, la voix à peine moins assurée. – Je n’aime pas ça. Parler. Il l’a sans doute compris. Mais c’est la première fois qu’elle baisse un peu sa garde. Aussitôt, ses yeux se relèvent vers ceux de son interlocuteur. – Pourquoi suis-tu un traitement ? S’il veut l’entendre se confier à lui, il faudra qu’il lui montre l’exemple.



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MessageSujet: Re: Love is a disease. Maybe I can help you with healing. [Valentina.] Mar 30 Jan - 19:24

Valentina semble enfin comprendre qu'elle n'aura peut-être pas ce qu'elle pensait venir chercher ou tout du moins, pas directement. Même si lui, Duncan, il sait qu'elle n'aura pas du tout ce qu'elle pensait venir chercher. Peut-être qu'il a tort et ce serait dommage pour lui parce que cela le rendrait triste, lui qui croit si fort en l'humanité mais au fond, il ne le pense pas. Elle a besoin d'aide et il est tout prêt à lui en apporter. Il a juste besoin de savoir quelle aide et pour cela, il doit creuser et ce n'est pas facile quand il a l'impression d'être face à une forteresse, un sacré mur de pierre. Comment lui faire comprendre qu'il n'est pas son ennemi quand elle semble croire que tout le monde l'est? "Comme à une enfant?" Il explose de rire. "Tu imagines si je lui racontais ma dépendance au médicament, je ferais vraiment un piètre compagnon pour enfant..." Il tousse et se reprend. "Excuse moi si c'est l'impression que je t'ai donné, tu as quel âge d'ailleurs? Moi, j'en ai 35." Même si elle ne répond à quasiment aucune autre de ses questions, elle finit quand même par lui dire quel métier elle fait et il sourit en se disant qu'il fait peut-être d'une pierre deux coups ce soir.

"Vraiment? J'essaie de vendre ma maison, peut-être qu'on pourrait échanger nos coordonnées alors?" Et oui, ça passe sûrement pour un dragueur professionnelle, pourtant, il est sincère. Toutes les personnes qui sont venues voir sa maison l'ont adoré mais il est incapable de la laisser partir alors il refuse. Il pense sincèrement à la laisser à un professionnel. Il l'observe quand elle avoue avec difficulté qu'elle n'aime pas parler. Son regard s'attendrit, ce n'est pas de la pitié, juste de la compréhension, il était comme cela avant Lucy et il l'est encore parfois.
"J'étais comme ça aussi avant. Je manquais cruellement de confiance en moi en vérité. A ton avis, pour toi, ça vient d'où?"

Il ne fait pas le psy, il serait réellement nul à ce jeu-là, il se demande sincèrement si leur problème était identique. D'ailleurs, un psy s'amuserait à toujours esquiver ses questions pour lui prouver qu'il est le professionnel et jamais il ne parlerait de sa vie privée, alors que lui, il répond tout bonnement. "J'ai des hallucinations avec ma femme décédée. Des tonnes. Tu peux me prendre pour un dingue, c'est ce que ferait la plupart des gens... Les joies de se confier à une inconnue."Un sourire triste sur ses lèvres. Oui, il lui prouve tout simplement que c'est simple comme bonjour de parler à une inconnue qui ne pourra jamais révéler un secret à qui que ce soit, peut-être même n'en a-t-elle absolument rien à faire. Ce qui l'arrangerait. Va-t-elle lui rendre son exemple ou se refermer comme une huître à présent?"Pourquoi as-tu besoin de t'oublier dans les bras d'un homme, n'importe lequel Valentina?"
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MessageSujet: Re: Love is a disease. Maybe I can help you with healing. [Valentina.] Jeu 1 Fév - 12:41



Love is a disease. Maybe I can help you with healing.

♦️ Duncan ♦️


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Plus les secondes défilent, plus elle se demande ce qui la pousse à rester auprès de cet homme. Elle a compris, en fin de compte, qu’elle n’obtiendra pas ce qu’elle attend de lui. Pourtant, elle ne bouge pas de sa place, comme si quelque chose la pousse à poursuivre cette conversation avec lui. Reste à savoir ce que cela peut être. De la curiosité ? Non, en règle générale, les gens, même les plus bizarres, ne l’intéressent pas. Sa fierté, peut-être ? Partir reviendrait à fuir, fuir un garçon qui a tout l’air d’être inoffensif. Mais ce qui est certain, c’est que ce n’est clairement pas l’attitude du jeune homme qui la retient. Elle se sent étouffée, presque mal à l’aise face à tant d’intérêt. Autant qu’elle ne s’intéresse pas aux autres, ils ne prennent pas la peine de le faire avec elle, si ce n’est pour la séduire. Et c’est comme ça depuis toujours. Alors les questions de Duncan la sortent naturellement de sa zone de confort. Quand il se met à rire, elle arque un sourcil, perplexe. S’il se fiche d’elle, en plus. Elle l’écoute expliquer combien il ne pourrait pas avoir une telle discussion avec un enfant. Elle retient un soupir. Non, elle n’est pas facile à approcher, Valentina. Et ce n’est pas en lui demandant son âge qu’il va marquer des points : Elle déteste se souvenir de son âge, plus particulièrement, du temps qui passe. Puis, ne lui a-t-on jamais dit que c’est malpoli ? - Je ne vois pas en quoi mon âge peut t’intéresser. rétorque-t-elle avec froideur. En vérité, c’est son intérêt pour elle toute entière qu’elle ne comprend pas. Il aurait pu accepter ses avances, ou simplement les rejeter. A la place, il semble uniquement désireux de partager une conversation avec elle. Le pauvre ne sait pas à quel mur de glace il a affaire.

Il n’abandonne pas pourtant. Il a le mérite d’avoir une certaine détermination car beaucoup auraient fui à sa place. Beaucoup ont fui. Il se prend rejet sur rejet, mais il continue inlassablement. Plus fort encore, il trouve le moyen de lui demander un service. Cette fois, l’Italienne laisse échapper un rictus. Il n’est pas croyable, celui-là. - Tu n’as honte de rien, on dirait. Il a repoussé ses avances mais souhaite qu’elle s’occupe de sa maison. Vraiment. Elle pourrait admirer son audace mais elle a aussi l’impression qu’il n’a même pas conscience qu’il peut toucher l’égo surdimensionné de son interlocutrice. Néanmoins, parce qu’elle sait aussi saisir une bonne occasion, la belle attrape dans son sac à main une carte de visite. Elle la pose sur la table avant de la glisser jusqu’à lui. Il vient peut-être de gagner, juste un petit peu, son respect.

C’est avec un peu moins d’assurance qu’elle avoue combien il lui est difficile de se confier. Tout autant qu’elle a du mal à se dévoiler, elle a beaucoup de difficulté à accepter la compassion des autres. Pour la première fois depuis le début de leur échange, elle ne regarde pas Duncan dans les yeux. Elle n’a eu aucun mal à lui proposer de coucher avec elle mais, dès que ses sentiments sont mis sur le tapis, tout devient beaucoup moins évident. Elle les relève néanmoins quand il admet avoir été comme elle. Un manque de confiance en lui. Ce n’est clairement pas ce qui la bloque, Valentina. Elle pourrait le faire remarquer, lui sortir une réplique cinglante, pour lui montrer à quel point elle a confiance en elle. Mais elle réfléchit un instant à sa question. Aussi loin qu’elle se souvienne, elle n’a jamais été entourée. Même à l’école primaire, elle était isolée des autres. Elle a fui ses parents très vite aussi, elle a appris à se débrouiller toute seule. En réalité, elle l’a toujours été. Seule. - Je n’ai pas besoin des autres. Ce n’est pas envers elle qu’elle manque de confiance, mais bien en ceux qui l’entourent. Elle n’a toujours compté que sur elle-même.

C’est avec une certaine surprise qu’elle entend le jeune homme se confier. Lui, il ne semble avoir aucun mal à lui parler de ses problèmes. Des problèmes qu’elle comprend beaucoup plus qu’il ne doit l’imaginer. Elle a perdu son premier amour elle aussi. Elle s’est perdue dans la drogue, uniquement pour combler le manque laissé par Riley. Parce qu’elle avait l’impression que ça la rapprochait de lui, de ce qu’il était. Riley. Elle réprime ses pensées pour le rassurer, à sa manière. - Je te prenais déjà pour un dingue. Et c’est peut-être parce que son histoire a réussi à créer une toute petite fissure en elle. C’est peut-être simplement parce qu’elle lui trouve un certain courage à tout lui dévoiler alors qu’il ne la connaît pas, alors qu’elle est si exécrable avec lui. Mais elle fait tomber une nouvelle barrière, un peu plus grande cette fois. - Je ne cherche pas à m’oublier Duncan. En réalité, c’est tout le contraire. J’essaye de retrouver celle que j’étais. La croqueuse d’hommes au cœur froid, celle qu’elle était avant lui, avant Sebastien. Le seul qu’elle a besoin d’oublier, c’est lui.


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MessageSujet: Re: Love is a disease. Maybe I can help you with healing. [Valentina.] Mer 7 Fév - 17:42

Il rit un peu quand elle lui dit que son âge ne l'intéresse pas. Il se fait rembarrer en beauté mais cela ne le gêne pas. Il a bien compris qu'elle n'aimait pas les gens de manière général, Valentina. C'est une solitaire et c'est loin de le déranger. Il n'en est pas un, bien qu'un peu de solitude soit toujours bon à prendre. Il croit en l'humanité et il aime passer du temps à voir de quoi cette humanité est capable. Peu importe que Valentina s'en éloigne, il la considère comme faisant partie de cette humanité. Il la considère juste comme blessée. "Tu es donc ce genre de femme-là..." Il la taquine mais il est pourtant certain qu'elle ne le prendra pas comme ça. Il l'imagine même le prendre mal mais il compte s'expliquer une fois qu'elle l'aura fait.

Il est heureux d'apprendre qu'elle bosse dans l'immobilier. Il se dit que finalement, le hasard fait bien les choses et que s'il pensait aider Valentina en premier lieu en discutant et en l'empêchant de coucher avec le premier venu, c'est peut-être elle qui pourrait l'aider à se débarrasser d'un souvenir bien trop pesant, bien trop énorme. "Honte de te demander si tu veux bien faire ton travail malgré le caractère atypique de notre rencontre? Je ne vois pas pourquoi. Je suis sûr que tu es très professionnelle Valentina." Et il est sincère. Il le voit à son sang-froid. Elle a l'air d'être quelqu'un de très organisée et méticuleuse, peut-être même trop.

Outch, la phrase est poignante. Il s'attend à tout sauf à un aveu de cette taille là. Pas besoin des autres. Il se demande par quoi elle a bien pu passer dans sa vie pour en arriver à ce constat-là. Il arque un sourcil. "Ha oui? Pas d'enfants, de parents, d'amoureux ou... D'amis?" Il commande un nouveau verre en se demandant s'il pourra tenir pour aller aux toilettes ensuite. Il n'aime pas y aller dans les bars. Il grimace avant de demander à Valentina. "Tu veux boire autre chose?" Il prend son cocktail, tourne doucement sa paille à l'intérieur du verre avant de lâcher doucement sans la regarder. "Et ceux qui ont, eux, besoin de toi?"

Il sourit et souffle en même temps quand elle avoue qu'elle le prenait déjà pour un dingue. Il faut dire qu'il ne fait pas grand chose pour ressembler au commun des mortels mais cela date bien avant des médicaments, bien avant Lucy. Il a toujours été un peu étrange, un peu à part. Lucy l'a au contraire, ramené vers les gens et il ne pourra jamais lui être assez reconnaissant pour cela. "J'ai tout fait pour faut dire!" Il hausse les sourcils, comme si c'était une évidence et quand elle se confie, il s'en étonne. Un fissure dans la carapace de verre? "Pourquoi?" Demande-t-il alors tout simplement. Pourquoi vouloir changer, se retrouver? Pourquoi retrouver celle d'avant? N'est-elle pas déjà très bien aujourd'hui?
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MessageSujet: Re: Love is a disease. Maybe I can help you with healing. [Valentina.] Jeu 8 Fév - 18:16



Love is a disease. Maybe I can help you with healing.

♦️ Duncan ♦️


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Il se met à rire. Vraiment. Elle ne voit pas du tout ce qu’elle a pu dire de drôle, Valentina. Elle est sans doute bien trop sur la défensive pour y voir le signe qu’il prend plutôt bien sa remarque. De toute façon, il peut la prendre comme il le souhaite, elle ne changera pas d’attitude pour lui. Mais quand il fait le constat qu’elle est ce genre de femme-là, l’Italienne ne saisit pas tout de suite ce dont il parle. – Et qu’entends-tu par-là ? demande-t-elle, d’une voix relativement calme, bien qu’elle attende sa réponse au tournant. Elle n’apprécie pas beaucoup d’être cataloguée par un homme qu’elle ne connaît absolument pas. Sur la défensive, c’est confirmé.

Lui, par contre, paraît totalement à l’aise alors qu’il lui apprend qu’elle pourrait bien lui être utile en tant qu’agente immobilière. Son égo est légèrement froissé par le fait qu’il puisse, tout en repoussant ses avances, attendre d’elle qu’elle lui accorde un service. Il a une drôle de façon de présenter la situation, à son avantage. Elle y voit une certaine intelligence, un brin de manipulation en fait. Il lui donne tout à fait l’impression d’être capable de retomber sur ses pattes, peu importe les circonstances. Mais c’est peut-être sa méfiance habituelle avec l’humanité qui la rend si tranchée. Parce qu’il a raison, au fond, elle est une femme professionnelle. Elle sait surtout raisonner de manière réfléchie et pragmatique. Et c’est pourquoi elle n’insiste pas davantage, se cantonnant à la finalité de leur échange. – Je t’ai donné ma carte, n’est-ce pas ?

Son regard plongé dans le sien, elle lui assure très calmement qu’elle n’a pas besoin des autres. Il semble interloqué par ses paroles, comme si elles n’avaient rien de normal. Et elle sait en réalité combien c’est atypique, Valentina. Les gens ont besoin en permanence d’être entourés. Ils prétendent aimer, mais n’aiment à travers les autres que l’idée d’être aimés eux-mêmes. C’est pitoyable. C’est de cela qu’elle n’a pas besoin surtout. Le peu de personnes qu’elle a autour d’elle, l’Italienne les aime certainement plus qu’on ne peut l’imaginer. Sans détour, sans faux-semblant, sans attente même de sa part, parce qu’elle continue de compter sur elle et seulement sur elle. – Avoir quelqu’un ne signifie pas que je doive pleurer sur son épaule sous prétexte que je vais mal. Elle déteste ça. Elle s’est, très rarement, laissée aller à des confidences avec les rares personnes qui ont su percer sa carapace. Mais elle règle ses problèmes seule, Valentina. – La même chose. accepte-t-elle, décidant par la même occasion à cet instant qu’elle ne quittera pas cette table. Même si cela signifie qu’elle doive satisfaire la curiosité de Duncan sur le spécimen étrange qu’elle peut être. – Je suis là pour eux. déclare-t-elle sans hésitation, dans tout son paradoxe. Il ne va peut-être pas comprendre. Mais, au fond, l’Italienne sait que tout le monde n’est pas comme elle.

Il n’est pas vexé par le fait qu’elle puisse le prendre pour un dingue. Elle est presque surprise, elle, par contre. Il arrive à lui décrocher l’ombre d’un sourire quand il affirme qu’il a tout fait pour. Peut-être qu’il n’a rien d’une personne manipulatrice en fin de compte, il paraît lui-même capable de laisser tout lui passer dessus. Pour la première fois, elle est véritablement intriguée par le jeune homme. – Et ça ne te dérange pas ? demande-t-elle, désireuse de comprendre. Mais c’est peut-être justement son attitude qui l’incite, elle, à s’ouvrir un tout petit peu. Elle attrape le verre de martini qu’on lui a apporté, pensive, elle essaye de savoir si elle doit continuer ou non. – J’ai tenté de changer. Cela n’a servi à rien. Si ce n’est lui briser le cœur. Car les erreurs du passé rattrapent toujours. C’est trop tard pour elle tout simplement.



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MessageSujet: Re: Love is a disease. Maybe I can help you with healing. [Valentina.] Mar 13 Fév - 10:58

Il avait raison quand il pensait qu'elle n'apprécierait pas cette remarque. Elle lui demande d'ailleurs ce qu'il entend par là et il la regarde pour lui répondre. "Le genre qui n'assume pas son âge. Soit parce que tu as grandi trop vite, soit parce que tu ne veux pas vieillir, soit parce que tu sors avec un mec plus jeune que toi ou les trois en même temps." Il boit son cocktail et il rigole en voyant son air. "Et évidemment, Valentina, je plaisantais simplement. Ton âge ne me servirait à rien mais surtout, il ne te sert à rien non plus donc je me demande juste pourquoi tu le caches." Mais il y a surtout le fait que si Valentina était un livre, elle serait assurément un de ses livres avec un simple titre. Sans couverture, sans image, sans résumé. Rien du tout à part le titre. Valentina.

Le fait qu'elle lui ait donné sa carte est en effet une indication de taille. Malgré sa frustration, malgré l'incompréhension de leur rencontre, elle la lui a tendu en notant simplement son toupet. "Il y ça et le fait que tu donne l'impression de te donner à fond dans quasiment tout ce que tu fais. Je me trompe?" Il le pense vraiment mais il n'a également pas d'autres manières de creuser que celle de poser des questions auxquelles, il l'espère, elle répondra un jour.

C'est donc surprenant et positif pour lui quand elle commence à se dévoiler très légèrement. Ce n'est presque rien mais c'est une perche que Duncan attrape immédiatement sans se poser de questions. "Le besoin ne réside pas dans le fait de pleurer sur une épaule mais simplement dans une présence." Il observe son verre, à moitié plein ou vide et il rajoute. "Je crois que c'est agréable de se persuader qu'on a pas besoin des autres, ça n'en fait pas une réalité pour autant. Pourquoi es-tu là pour eux si tu n'as pas besoin d'eux? Laisse les tomber. Raille les de ton existence. C'est tellement simple..." Et il le dit en connaissance de cause. A la mort de Lucy, il l'a fait sans se retourner.

Il rigole quand elle a l'air surprise de voir qu'il ne se vexe pas qu'il la prenne pour un fou. Il pose délicatement sa main sur son propre genou en la frottant un peu avant de répondre. "Je ne peux pas t'en vouloir d'avoir un avis arrêté sur un sujet. Si tu me le demandes, je ne suis même pas certain de pouvoir te persuader du contraire et même si je le pouvais, ça ne t'empêcherait pas de continuer à le penser, alors non. Ça ne me dérange pas." Plus de moitié à présent puisqu'il reprend une gorgée en réfléchissant à ce que Valentina dit. Il n'y trouve aucun sens et finit par demander, un peu perdu. "Tu ne voudrais pas me raconter depuis le début? Ainsi, j'aurais un avis arrêté moi aussi."
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MessageSujet: Re: Love is a disease. Maybe I can help you with healing. [Valentina.] Jeu 15 Fév - 15:19



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♦️ Duncan ♦️


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Les mots de Duncan la laissent sans voix. Parce qu’il met le doigt sur trois choses, trois choses qui sont totalement vraies. Si elle ne sort plus aujourd’hui avec Sebastien, leur différence d’âge ne l’a pas toujours mise à l’aise. Mais, en réalité, c’est surtout l’idée qu’elle ait grandi trop vite qui retient son attention. Il l’a beaucoup mieux cernée qu’elle ne l’aurait cru. Et c’est ce qui la trouble le plus, Valentina. Elle n’est pas une femme qu’on peut comprendre facilement. Elle le remettrait à sa place, s’il n’était pas tant dans le vrai. Elle ne dit pas un mot, alors, elle le laisse simplement poursuivre. – Tu es intelligent. constate-t-elle d’une voix neutre, sans préciser laquelle de ses propositions est exacte puisque les trois en réalité sont justes. En vérité, si elle parvient à garder son air assuré et impassible, elle est déstabilisée. Vraiment.

A sa question, elle hésite un peu. De manière générale, elle est une femme prête à tout pour arriver à ses fins. Mais elle sait aussi qu’elle peut abandonner quand les choses deviennent trop douloureuses. Elle a trop souvent choisi la facilité. Elle serait même tentée de fuir, là tout de suite, parce qu’il la confronte à des sujets qu’elle préférerait sans aucun doute éviter. – Légèrement. Elle lui répond vaguement, parce qu’elle n’est pas bien à l’aise à l’idée d’avouer ses faiblesses à un homme qu’elle ne connaît pas. Mais elle lui répond tout de même parce qu’il y a quelque chose en lui qui arrive à l’apaiser suffisamment.

Elle l’écoute avec plus d’attention désormais. Elle n’est pas forcément d’accord avec lui cela dit. La vérité est plus nuancée qu’ils ne le laissent tous les deux entendre. – Il n’y a pas beaucoup de personnes que j’ai gardées. Celles-là, j’en ai besoin. Il y a sa fille et sa meilleure amie. C’est très peu, dans une vie, mais cela lui suffit. Cela lui suffirait en tout cas si elle n’avait pas ce creux béant laissé par Sebastien dans son cœur. Peut-être qu’elle n’est pas normale, peut-être qu’une personne normale passerait des heures à parler avec une amie pour apaiser ses douleurs. Mais, même pour ces personnes-là, est-ce que cela fonctionne vraiment en fin de compte ?

Les paroles de Duncan sonnent débordantes de sincérité et d’authenticité. Tout ce qu’elle n’est pas. Elles signifient que, peu importe la façon dont il est perçu, il n’en demeure pas moins transparent. Elle aurait beaucoup de mal à en faire autant. Elle acquiesce d’un léger signe de la tête avant de boire une gorgée de son martini. Et ils en arrivent là. Le sujet dont elle ne veut surtout pas parler, mais celui qui les a amenés ici, tous les deux, ce soir, à partager une discussion qui lui paraît totalement surréaliste, à elle qui ne se confie jamais, ou presque. – J’ai fait d’innombrables erreurs dans ma vie, en particulier avec les hommes. J’ai pu changer dernièrement avec l’un d’eux. J’ai essayé en tout cas. Elle soupire. – Mais il a appris ce que j’ai pu faire par le passé. Il s’en est allé. Fin de l’histoire. Sa voix est plate, comme pour masquer toute émotion. Mais son regard ne trompe pas quant à lui.


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MessageSujet: Re: Love is a disease. Maybe I can help you with healing. [Valentina.] Ven 23 Fév - 13:52

Il l'écoute lui faire un compliment et il manque de tomber de sa chaise. Il ne se doutait pas qu'elle allait lui dire une chose pareille. A la limite, le remettre à sa place et s'énerver contre lui à cause de son impertinence. Enfin, s'énerver légèrement puisqu'elle n'a pas l'air d'être très en colère contre lui Valentina. Il sait, en général, comment canaliser les autres. Comment se canaliser avant tout. Bien qu'il soit parfois trop impliqué pour pouvoir être calme. Il se rend bien compte qu'il semble avoir désamorcé la possible bombe Valentina qui comptait se servir de lui pour oublier. S'oublier peut-être même et faire de sa soirée, une soirée qu'elle aurait peut-être regretter. Il lui a suffit de la regarder longuement pour essayer de la comprendre. D'ailleurs, il ne faut pas regarder des masses pour voir qu'elle souffre. Et maintenant, il ne faut pas l'écouter des masses pour poser cette question qui lui vient naturellement. "Tu voulais dire perspicace?" Parce que pour lui, ce n'était pas la même chose. Etre intelligent et avoir des connaissance, c'est une chose. Savoir mettre le doigt sur la vérité, c'en est une autre. Surtout quand elle est bien cachée, comme avec elle.

Il se trompe juste légèrement? Elle ne donne rien Valentina. Des bribes par ci, par là. Un grain de sable sur l'océan. Ce qui peut ressembler au néant la plupart du temps. Il faut l'envie, l'envie de fouiller, d'en savoir plus mais surtout, celle de savoir ce qui la ronge pour l'aider. Est-ce que Duncan, si défaitiste en temps normal, en a la force pour elle? Oui, parce qu'il est optimiste avec son monde et essaie toujours de donner le meilleur de lui-même. A l'extérieur. A l'intérieur, c'est autre chose. "Tu m'éclaires?" Demande-t-il alors gentiment, essayant toujours d'oublier cette envie pressante.

Il entend clairement quand elle lui dit qu'elle a tout de même besoin de personnes dans sa vie mais il ne sait toujours pas qui et il ne sait toujours pas pourquoi elle semble avoir envie de se proclamer comme étant une solitaire. Qui voudrait être seule? A moins d'avoir souffert à l'infini. Quel infini exactement? Chacun a ses limites et c'est tellement dérangeant de ne pas avoir les siennes. Plus tôt, il lui a affirmé qu'il avait déjà trop d'amis mais cette propension à toujours vouloir aider les autres ne lui en donne jamais à lui, des limites. Il a besoin d'aider Valentina et pas seulement aujourd'hui. Il a envie de l'aider tout court. Peut-être pour évacuer son mal à lui, pour éviter de penser mais elle est tellement mystérieuse qu'il ne peut s'empêcher d'avoir envie de gratter encore plus.

Et l'histoire finit par pointer le bout de son nez dans un soupir. Agacé? Déprimé? Un peu des deux? Il la regarde et l'écoute jusqu'au bout. Il pose son cocktail et se dit tout de même que c'est donc à cause d'un homme. L'amour cause tant de maux. Il déglutit en entendant la fin de l'histoire qui, il est certain, n'en est pas une et il laisse un petit temps flotter cette brisure dans l'espace et dans l'air. "Il en vaut la peine? Ce garçon?" Demande-t-il doucement. "Sans prendre en compte la colère ou la rancoeur. Juste par rapport à tes sentiments. Il en vaut la peine?" Répète-t-il alors.
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MessageSujet: Re: Love is a disease. Maybe I can help you with healing. [Valentina.] Mar 27 Fév - 2:34



Love is a disease. Maybe I can help you with healing.

♦️ Duncan ♦️


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Il paraît clairement surpris. Comme s’il s’attendait à ce qu’elle ait une réaction beaucoup plus violente que le simple compliment qu’elle vient de lui faire. Mais elle est une femme réfléchie, Valentina. Elle ne parle jamais sans avoir mesuré ses paroles. Et, à défaut de savoir se livrer aux autres, elle est capable d’admettre la vérité quand elle lui est exposée si franchement. Quand il la reprend, elle acquiesce d’un signe de la tête. – L’un ne devrait pas aller sans l’autre. Il a été capable de voir ce qu’elle ne dit pas. Assurément, il est perspicace. Mais sans une once d’intelligence, il n’aurait sûrement pas pu en tirer ses propres conclusions. Des conclusions avérées.

Mais il paraît vouloir aller plus loin dans ses hypothèses. Elle a l’impression étrange qu’elle se trouve face à un psychanalyste qui décortiquerait la moindre phrase qu’elle pourrait lui donner pour mieux pouvoir la cerner. Elle a conscience d’être énigmatique. Elle ne le fait pas forcément volontairement, c’est simplement la vie qui lui a appris à être ainsi. C’est extrêmement difficile d’oublier ses instincts pour répondre aux interrogations du jeune homme. Mais il a gagné son respect, c’est loin d’être anodin. Exactement comme l’a fait Sidney lors de leur rencontre. C’est peut-être ce qui l’aide à parler, à peine. Un rien pour lui, un pas énorme pour elle. C’est tellement relatif, les relations. Mais elle n’arrive pas à répondre à sa demande. Elle n’y arrive pas parce qu’elle est encore tellement bloquée, trop pour pouvoir comprendre qu’il soit simplement soucieux de l’aider. – Je ne comprends pas Duncan. Pourquoi ? Je veux dire : Pourquoi t’en préoccupes-tu ? Ce n’est pas un rejet, ni un reproche. Simplement un besoin de comprendre, un besoin d’y croire peut-être. Tout lui paraît sans doute encore trop noir.

Personne ne s’intéresse à personne comme il le fait en ce moment avec elle. C’est un fait. Le monde regorge de personnes complètement seules. Ce bar lui-même est rempli de clients tristes, désœuvrés et totalement en détresse. Alors, pourquoi s’intéresser à ses états d’âme ? Pourquoi lui poser tant de questions ? Elle ne peut pas saisir qu’on puisse simplement décider de tendre la main à une inconnue après avoir rejeté ses avances. Personne ne l’a jamais fait pour elle et, par écho, elle ne l’a jamais fait pour personne. Mais il insiste davantage. Et, peu à peu, il obtient des bribes de vérité.

Parler de Sebastien est douloureux. Même sans dire son nom, même sans dire son amour. Elle le ressent à travers chaque syllabe qu’elle prononce de ce ton pourtant si détaché et impersonnel. Elle cache sa souffrance sous cette indifférence, cette lassitude dans le pire des cas. Elle se dit que, parfois, elle voudrait simplement fermer les yeux et ne les ouvrir qu’au moment où elle cesserait d’être amoureuse de lui. A la place, elle est là, avec ce jeune homme qui lui pose une question des plus surprenantes. Elle le contemple avec étonnement, sans savoir d’abord comment agir. Elle en veut à Sebastien, il semble le deviner. Mais ce qui l’intéresse, ce sont surtout les sentiments qu’elle éprouve pour lui. – La question ne se pose pas. Il ne souhaite plus être avec moi. Elle choisit la facilité, elle le sait. Mais la vérité est qu’elle n’a aucune envie de répondre à une telle question. – Personne ne devrait valoir la peine de souffrir. Elle a connu son lot de souffrances, déjà. Bien avant Sebastien. Elle a juste envie d’arrêter d’avoir aussi mal à chaque fois qu’elle aime un homme.





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