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 library magic (adam)

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MessageSujet: library magic (adam) Jeu 14 Déc - 19:27

Library magic
Adam & Rose
I get older, and life fades, but you remain ∞ Drawn to the sorta library magic, whispering through the dusty aisles, watching all the thinkers read, trying to keep a grown man quiet's like pulling teeth on a winter eve cracks and poles and unfamiliar roads I'm on this one to found out. And I can see the sunshine's ray cleaming through the clear water telling me what happened before this chapter's arrived there will always be better days, there will always be better days.(The Head and The Heart & Imagine Dragons) © code by ÉLISSAN
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Je dépose sur une table la pile de livres, bien alignés, angles sur les angles, bien droite, parfaite, sauf que c’est une erreur. Cette tour est tellement bien constituée que je n’oserais pas enlever un des étages. Sous les couvertures fines et sobres, je sais ce qui dort, ce qui m’attend : des pages et des pages d’encre, de déliés et de courbes, des mots. Des mots, des vers que j’ai peur d’être incapable de lire.
Alors j’inspire un grand coup, prend le livre du dessus et l’ouvre en même temps que je m’assois. Les lignes sont sous mes yeux, paragraphes, strophes, chaque ligne, chaque lettre prenant exactement le même espace sur la page. Je le sais. Ça fait partie des normes éditoriales.
Je sais aussi que ce recueil a été écrit par Charles Baudelaire dont je savais l’année de naissance et celle de mort par cœur, deux parenthèses accolées au sein de toute l’éternité, mais dans mon autre vie. Je n’arrive pas à m’en souvenir.
Je n’arrive plus à lire, non plus.
Ça vient parfois, et ça repart après un temps. C’est fatiguant et cela me tétanise. À la place de mes histoires et mes poèmes chéris, je vois des bouillies noires trouées de blanc, espaces, vides. Ma tête oscille entre les interlignes. Je tangue. J’ai l’impression de ne plus faire que ça, depuis déjà plusieurs années – c’est incroyable, ce temps qu’on peut passer à marcher sur le fil, légère inclinaison plutôt à droite, ensuite à gauche, sans jamais s’effondrer, enfin.
J’ai cru que je marchais tout droit et j’ai aussi cru que les médicaments m’aideraient à garder le cap, que ce serait un genre de balai glissé dans mon dos, entre ma peau et mon chemisier, comme un tuteur. Mais cela ne suffit pas. Je déteste le penser, et je bloque ma respiration quand je le fait, par réflexe ; peut-être pour faire la morte. La preuve que des combinaisons chimiques ne sont pas toutes puissantes, aujourd’hui, dans cette bibliothèque gigantesque et studieuse, au cœur de ces milliers de livres, mes yeux ne parviennent pas à distinguer la moindre syllabe.
Je referme Baudelaire. Peut-être un peu trop fort, le livre émet un claquement étouffé et je sens un léger courant d’air sur mon visage. Je le repousse, la tranche contre le reste de la pile, et me demande combien de temps cette passe va durer cette fois, quand est-ce que ça passera, si je dois le signaler à mon psychiatre et qu’est-ce que je vais bien pouvoir faire de toutes mes heures creuses. Surtout, je me demande combien de temps la marche sur le fil est-elle encore censée durer.
Peut-être que je n’ai pas réalisé que je poussais trop fort à nouveau, ou que j’ai fais un faux mouvement sans m’en rendre compte, à moins que la pile n’ait été en équilibre précaire depuis le début. Elle s’effondre. Je vois tous les grands noms de la poésie française glisser à terre et je me baisse, précipitée, le feu aux joues, pour les ramasser, juste au moment où quelqu'un passe tout près tiens, bravo.
« Pardon, excusez-moi. »

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MessageSujet: Re: library magic (adam) Dim 17 Déc - 19:37

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Rose & Adam
Le monde est un livre dont chaque pas nous ouvre une page
Adam n’a jamais été un grand littéraire, du moins pas quand il était jeune. Il n’a que très peu de fois réussi à finir les livres qu’on lui demandait de lire pour l’école. Les pièces de théâtre telles que L’Avare du célèbre Molière en passant par Candide de Voltaire et sans oublier Les Fleurs du mal de Charles Baudelaire l’ennuyaient plus qu’autre chose. Ces œuvres indémodables sont pourtant de grands classiques mais il n’avait pas saisi la subtilité de ces écrits sûrement pas manque de maturité. À part le surf, pas grande chose ne comptait pour lui à cette époque là. C’était pourtant un garçon ouvert et curieux du monde qui l’entourait mais la littérature ne l’a jamais vraiment attiré. Les seuls écrits qu’il lisait étaient des récits sur les deux grandes guerres qui ont touché le monde entier. Pas vraiment gai et pourtant, il était complètement absorbé. Ce qu’il préférait par-dessus tout était les témoignages de soldats retraçant leur vie de militaire. Adam a énormément appris en terme d’histoire grâce à ses lectures et c’est sûrement pour ça d’ailleurs qu’il a pu décrocher un 18/20 au bac d’histoire. Puis les années sont passées et il s’est retrouvé à la place de tous ces soldats dont il avait pu lire les histoires. Il était devenu un acteur à part entière combattant contre le régime taliban d’Afghanistan. Il était fier d’œuvrer pour la paix et de se battre pour la liberté, c’était ses convictions dont il aspirait depuis tout petit. On ne peut pas dire que le jeune homme garde un bon souvenir de ces années, ce fut celles les plus dures de toute sa vie. Mais malgré la violence quotidienne à laquelle il faisait face chaque jour, la cohésion d’équipe et la fraternité avec les autres soldats étaient la seule source de bonheur. Entre eux, ils réussissaient à garder la tête haute pour ne pas tomber dans l’inhumanité de la guerre.

La lecture fut l’autre échappatoire d’Adam pour éviter de sombrer dans la folie. Chaque soir avant de dormir, il lisait quelques pages lui permettant d’oublier ce qu’il était en train de vivre. Il n’avait pas forcément le choix des livres, c’était des ouvrages soit que l’armée leur fournissait soit que d’autres soldats avaient apportés. Il y en avait pour tous les styles. Il redécouvrit de grands classiques qu’il n’avait jamais eu le courage de lire tels que Orgueil et préjugés de Jane Austen ou encore Roméo et Juliette de Shakespeare. Il essaya plusieurs genres littéraires comme la science fiction, les romans autobiographiques, les essais scientifique ou encore des recueils de poèmes. Il se trouva un certain engouement pour les écrits philosophiques qui lui permettaient de prendre du recul sur la situation et réfléchir sur le monde qui l’entourait. Il appréciait énormément aussi les récits de voyage comme L’Usage du monde de Nicolas Bouvier retraçant la traversée de deux amis entre la Yougoslavie et l’Afghanistan. Il ne voyait pas grand chose du pays à part des ruines et le découvrir à travers les yeux d’un aventurier lui fit prendre conscience que malgré les apparences, il y avait encore de belles choses. Une fois rentré en France, Adam continua la lecture car c’est ce qui lui permettait de rester vivant. Après tout ce qu’il avait pu voir ou même faire, il devait se raccrocher à quelque chose pour ne pas sombrer dans la folie. Il ne sortait plus de chez lui et passait ses journées et ses nuits à lire. Parfois, il prenait même un style et une feuille pour essayer de mettre par écrit ce qu’il ressentait mais en vain. Sa seule façon de s’en sortir était de partir loin et de tout recommencer en laissant derrière son passé. Et c’est ce qu’il fit.

Préférant éviter les endroits trop peuplés et s’isoler pour lire, il ne venait à la bibliothèque nationale de Wellington seulement pour y emprunter des ouvrages. Elle y regorgeait de livres en tout genre faisant le bonheur de chacun. Le jeune français se promena dans les allées cherchant un style littéraire et s’arrête devant le rayon qui rassemblait toute l’histoire du pays et de la région en passant par des guides touristiques mais aussi des nouvelles d’anciens explorateurs. Il vivait maintenant en Nouvelle-Zélande mais il ne connaissait absolument pas l’histoire et la culture de ce pays. Il fouilla sur les étagères avant d’en sortir trois ouvrages : L’âme des guerriers d’Alan Duff, Haka de Caryl Férey et un livre documentaire retraçant toute l’histoire du pays. Il les cala sous son bras et pris la direction de l’accueil pour les emprunter. Perdu dans ses pensées, il ne manqua de d’écraser une pile de livres qui venait de tomber juste à ses pieds. Il esquiva de justesse avant d’entendre les excuses d’une jeune femme rouge écarlate qui se pencha pour les ramasser précipitamment. « Ce n’est rien. ». Adam vu l’affolement et la gêne dans les yeux de la femme et se pencha pour l’aider à ramasser. Il reconnu rapidement une couverture d’un livre qui lui était familière : le célèbre recueil de Charles Baudelaire, Les Fleurs du mal. Cela faisait très longtemps qu’il n’avait pas entendu parler de ce livre, la dernière fois étant sa professeure de français qui lui faisait la morale car il ne l’avait pas lu. Depuis, il n’avait pas eu l’occasion de le lire mais il le marqua mentalement dans sa liste de chose à faire. « Une amatrice de la poésie française ? » Un petit sourire gêné se dessina sur la bouche de l’homme, il n’avait pas l’habitude de lancer la conversation mais c’était sorti tout seul en voyant le célèbre poète français.


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MessageSujet: Re: library magic (adam) Sam 23 Déc - 17:30

Library magic
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Tracer les lignes du bout des doigts, articuler les lettres à la pointe du stylo.
Suivre les courbes. Pointer les déliés de l’ongle.
S’installer dans les rondeurs et se courber sur les angles, se tendre dans ce qui est droit.
Se tendre avec mon corps, tout le long de l’échine, comme si les mots m’articulaient.
Ce sont les mots qui m’articulent, depuis que je sais ce que leurs symboles veulent dire. Je crois que j’ai plus vécu en leur sein qu’avec ma chair et mes yeux, je crois qu’il est sûr, en tous cas, que j’ai vécu de plus nombreuses vies avec eux qu’il ne m’en est offert de connaître.

C’est dans les mots que nous pensons – qui disait cela ? J’ai huit cent noms qui me reviennent en tête, vagues et tombant comme des pierres, Woolf, Asimov, Desbordes-Valmore, Dickens. Non. Ce n’est aucun d’entre eux. Je cherche parmi les flots de patronymes, je remonte le courant, la main tendue, pour finir par saisir le bon, c’est Hegel, Hegel. Je le pose, le regarde, jusqu’à ce qu’il se brouille, comme tous les autres.
Il avait bien raison.
C’est dans les mots que nous pensons et comme ils se refusent à moi, j’ai peur de perdre la raison. Il a été un temps où ils étaient pourtant mes prises pour demeurer ancrer dans le réel. Écrire, tracer des courbes, dessiner des syllabes et tisser une histoire, c’était ma thérapie, ma fenêtre dans cette chambre qui n’en n’avait pas, à l’hôpital – je suis sûre que c’est ce qui m’a permis d’en sortir. Plus que les comprimés, plus que l’analyse approfondie de tout ce que je pouvais dire.
Enfin j’espère. C’est plus joli de penser que c’est la littérature qui m’a permis de garder la tête hors de l’eau et de m’extirper du bassin ténébreux, plutôt que les médicaments. Sauf que ça impliquerait que si je ne peux plus lire ou écrire, je vais plonger de nouveau.
Dans la boue. Plouf. Jusqu’à ce que je m’asphyxie.

J’ai peur. Penchée sur cette page de Baudelaire, couleur de crème avec des sillons noirs, j’ai peur d’être aspirée, de tomber dans les trous. Noir et blanc sur le grain du papier. Je ne sais même pas quel verbe est en train de me mettre dans un état pareil.
Tu réclamais le soir, il descend… le voici ? J’écume la mer houleuse de ma mémoire, à la recherche de la bonne fin du vers. Le voici ? Quand descendra le soir, je suis si fatiguée et je voudrais que ce jour-ci s’achève ?
J’essaie de ne pas prendre ma confusion trop au sérieux. Je sais que ça passera, c’est déjà arrivé. Ça passera, il me suffit d’attendre et de ne pas avoir peur.

Mais j’ai peur. Alors j’agis sans réfléchir pour faire comme si ça n’était pas le cas, pour couper le flux. Baudelaire chute, tombe, fracas, bam. Oh non. Mais quelle gourde, quelle gourde.
Je m’excuse auprès de la personne qui passe à ce moment, rouge de confusion – plus je me répète que c’est gênant et que je suis une idiote et plus mes joues me brûlent, et plus je pense que c’est idiot. Nous nous accroupissons côte à côte pour reformer la pile de livres.
« Merci beaucoup. »
Il a Baudelaire en main et tarde un peu à me le tendre. Et puis, je ne m’y attendais pas mais il esquisse un petit sourire timide. La poésie française ? Si je l’aime ?
« J’adore ça. Vous… vous êtes français, non ? »
Bien que je n’ai pas pratiqué la langue depuis longtemps, et que je n’ai pas souvent l’occasion de l’entendre parler non plus, il me semble avoir perçu un léger accent dans sa voix. Si je me suis trompée, je n’aurais plus qu’à aller chercher une pelle pour m’enterrer moi-même.

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MessageSujet: Re: library magic (adam) Lun 1 Jan - 22:58

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Rose & Adam
Le monde est un livre dont chaque pas nous ouvre une page
Cette bibliothèque est grande, très grande. Adam n’ayant pas forcément l’habitude et l’envie, il ne s’y rendit juste pour emprunter quelques bouquins. Loin de lui l’idée de prendre place sur une chaise et de lire au milieu d’une pièce remplie de personnes silencieuses. Il n’aime pas le silence… ni le bruit. Embêtant dans la vie de tous les jours n’est-ce-pas ? Pour lire, il préfère s’isoler et s’éloigner de la population. Le meilleur endroit pour lui est au bord de l’océan. Le bruit des vagues, le vent frais, l’odeur du sel, tout cela est familier pour lui et il s’y sent bien. Il est à sa place et n’a pas besoin de se cacher ou de faire semblant. Mais pourtant, le voilà au milieu d’une bibliothèque nationale plutôt peuplée en cet après-midi. Adam se dépêcha de choisir ses livres et slaloma entre les tables pour se rendre à l’accueil au plus vite. Ce fut un échec car sa route fut interrompue par une pile de bouquins s’étalant au sol. Adam est peut-être froid et distant, il n’est pas pour autant incorrect et impoli. Il aida donc la jeune femme responsable de la chute des livres à les ramasser. Le livre du célèbre Charles Baudelaire se retrouva entre ses mains et les mots sortirent tout seul de sa bouche. Il regretta la seconde d’après se trouvant ridicule mais essaya de ne pas montrer son inconfort. La jeune femme fut elle-même surprise de sa question mais y répondit instantanément. D’un père américain et d’une mère française, Adam a toujours été habitué à parler les deux langues chez lui. Cependant, il a grandi et vécu en France l’obligeant à s’exprimer principalement en français. Il sait qu’il a un accent français dans sa façon de parler mais il ne pensait que c’était aussi flagrant. Une phrase seulement a suffi à la jeune femme en face de lui à deviner sa nationalité. Surpris par la question, il resta muet quelques secondes. « Oui… Enfin ma mère est française… j’ai donc vécu en France. » Il se sentit idiot à bégayer mais il ne s’attendait vraiment pas à cette question. Il sentait la chaleur monter et voulait couper court à la conversation. Il se redressa pour reposer la pile de livre sur la table de la jeune femme. « Bonne journée. » Il lui adressa un dernier sourire timide et fit demi-tour pour quitter cet endroit au plus vite.

Le jeune homme était enfin dehors, ses bouquins sous le bras. Il était resté seulement une demi-heure dans ce lieu mais cela lui suffisait amplement. Sa bref conversation avec la jeune femme dont les livres étaient tombés à ses pieds l’avait rendu mal à l’aise. Il s’est senti complètement idiot et regretta la façon dont il avait fui mais c’était la seule solution pour lui. Elle a du le prendre pour un fou mais tant pis, ce n’est pas la première et ça ne sera pas la dernière. Puis de toute façon il ne la recroisera plus, c’est donc une histoire à oublier. Il inspira un grand coup et marcha en direction de l’arrêt du bus juste en face de la bibliothèque. N’ayant pas encore trouvé de voiture, il est obligé de se déplacer en transports en commun pour son plus grand malheur. Il regarda les horaires sur le panneau, il en a pour quinze minutes à patienter l’arrivée du prochain bus. Il se permit de s’asseoir sur le banc étant seul à attendre. Il se concentra sur ses livres et commença la lecture d’un. Sous le coup de la panique, il avait oublié de reprendre l’un des livres qu’il voulait emprunter au moment où il avait aidé la jeune femme à ramasser les siens. Il s’en est rendu compte une fois à l’accueil et ne se voyait vraiment pas faire demi-tour pour le récupérer. Tant pis pour lui, il n’en aura que deux. Adam était plongé dans les premières pages de son roman et ne remarqua même pas qu’il n’était plus seul à l’arrêt. Et pourtant…


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MessageSujet: Re: library magic (adam) Mer 3 Jan - 20:38

Library magic
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Je suis dans ma bulle, presque tout le temps, et ses contours sont un peu flous, un peu irisés, avec quelques couleurs : je vois le monde de loin, et non pas tel qu’il est, pour de vrai. Des fois, souvent en fait, je pense que j’adorerais être invisible. Ça m’irait bien de m’asseoir dans un coin, de me poser et de ne faire que regarder les autres qui réussissent à vivre, à interagir entre eux sans paraître sans arrêt maladroits.
Ou je reste dans ma bulle ou je me frotte au monde, et dans ce dernier cas je finis systématiquement par me rendre ridicule. Prenez le cas présent. Il est là, face à moi, il me rend aimablement service alors que j’ai manqué l’assommer avec mes gestes incontrôlés – tout du moins, lui faire écraser le pied par deux millions de vers. Il me demande si j’aime la poésie française et ça a l’air d’être un réflexe, comme s’il était étonné de se trouver avec le nom de Baudelaire entre les mains. Peut-être que c’est étrange. Je ne sais pas.
Au lieu de lui répondre tout simplement oui et merci, je lui jette à la figure mes soupçons sur ses origines. Bon sang. Je me demande d’où me vient cet élan de vanité, qui me pousse à vouloir vérifier mon oreille, si j’ai totalement perdu le sens commun ? Il est surpris. Il me confirme qu’il a vécu en France en bredouillant. Il est très visiblement mal à l’aise et sa gêne ne peut avoir d’égale que la mienne.
Il s’enfuit pratiquement, sur un dernier sourire et un adieu convenus, après avoir déposé les livres sur le coin de la table, exactement à la place qu’ils occupaient auparavant. J’ai à peine le temps de réagir.
« A v… vous aussi. »
Je marche au ralenti de toute façon.
Il est parti, et je ne me sens pas de me rasseoir. Alors que sa silhouette s’est déjà effacée de mon champs d’horizon depuis plusieurs secondes et que je serai incapable, si on me posait la question, de dire de quelle couleur sont ses yeux et s’il portait ou non une chemise, je m’interroge. À quoi est-ce que cela rime, pourquoi tout ça au juste ? Maintenant je sais que sa mère est française, et jamais plus nous ne nous reverrons. La vie semble tellement, quelle est le mot ? La vie semble vide et vaine.

Même si, je l’avoue, c’est soulageant de savoir qu’on ne laisse pas de trace, aucun souvenir, quand on commet gaffe sur gaffe presque irrésistiblement.

Je marche en direction de l’arrêt de bus, en essayant de ne rien voir autour de moi, rien sinon la ligne droite de ma trajectoire. Je serre contre ma poitrine le livre que je me suis décidée à emprunter, fol espoir – c’est le sien. Je ne le connaissais pas. Il a dû se glisser dans la pile de mes recueils sans que nous y prêtions attention en la reformant. Je les ai tous rangés dans les rayonnages avec attention, suis tombée sur celui-là dont j’ignorais la place, je l’ai serré entre mes mains et me suis dirigée vers le guichet d’emprunt. Pourquoi, je ne sais pas. Parce que je savais encore moins dans quel rayon le remettre ?
J’essaierai de le lire, c’est promis. Je vais l’ouvrir et concentrer toute mon attention sur les capitales du titre, en première page, et quand ce sera fait, lorsqu’elles auront pris un sens, je passerai à la suite. Ligne après ligne, je vais tenter. Tenez, tout de suite, en attendant le bus.
Je m’assois, et mince, oh non mince vraiment, je ne me rends compte qu’après d’à côté de qui je me trouve. Je me raidis. Trop tard pour me lever et partir. Je pourrais dans l’absolu, ça ferait bizarre certes, mais il paraît plongé dans son roman… alors peut-être ne m’a-t-il pas vue. Il est encore temps. Sans doute ne me reconnaîtrait-il pas d’ailleurs…
Je suis figée sur place, estomaquée par ce coup du sort. Je garde les yeux baissés sur mes chaussures, le livre toujours serré contre moi – son livre… oh, je suis certaine de sentir son regard sur ma nuque, il me brûle encore plus fort que mes joues.
J’en suis sûre.
Il m’a certainement vue et reconnue – ça ne fait pas un quart d’heure après tout – et il a dû remarquer le livre aussi.
Il doit pense que j’ai fait exprès, que je le lui ai pris.
Oh, je suis sûre qu’il me regarde et qu’il me traite de voleuse en ce moment même. C’est affreux, je n’arrive pas à supporter ces sensations.
« Vous… vous l’aviez oublié et je… l’ai trouvé intéressant. »
Alors qu’il ne m’a en vérité même pas prêtée attention, je me sens dans l’obligation de me disculper comme cela, à voix haute, d’un coup, comme si c’était la suite de mon infernal monologue mental, intervention affreuse, déplacée, gênante, qui me plonge un peu plus dans la confusion.

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MessageSujet: Re: library magic (adam) Lun 15 Jan - 13:06

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Rose & Adam
Le monde est un livre dont chaque pas nous ouvre une page
Les mots s’enchaînèrent. Les phrases se suivirent. Les pages se tournèrent. Les pensées se bousculèrent. Assis sur ce banc d’arrêt de bus, Adam était plongé dans son roman. Il ne leva même pas la tête quand quelqu’un s’assit à ses côtés se décalant seulement sur le côté pour laisser de la place. Les phrases défilèrent dans sa tête le plongeant au cœur de l’histoire comme s’il était le héros de la fiction. C’était agréable. Le monde réel autour de lui paraissait… si loin. Plus de pensées négatives, plus de souvenirs désagréables, plus de peurs, plus rien. Adam ne pensait plus à rien d’autre que l’histoire qu’il était en train de lire. C’est dans ces moment-là qu’il comprit pourquoi il s’était réfugié dans la littérature lors de son service militaire. Peu importe ce qu’il était en train de vivre, la lecture permettait de le plonger dans un monde parallèle loin de la réalité. Quand il lisait sur sa couchette de soldat, il oubliait toutes notions et seules les phrases qu’il avait sous les yeux avaient de l’importance. Les explosions, les cris, la peur, la mort, tout cela était loin. Adam était en tête-à-tête avec l’imaginaire oubliant le réel.

Le jeune homme fit un léger sursaut quand la personne à ses côtés, dont il n’avait pas prêté attention, prit la parole. Cette voix… il la reconnue instantanément. Il leva la tête pour se retrouver en face-à-face avec la jeune femme rencontrée quelques minutes plus tôt à l’intérieur de la bibliothèque. Cette femme qu’il avait aidé à ramasser ses bouquins et qu’il avait fuit quelques secondes après. Sur le coup, il avait honte. Il s’était comporté comme un sauvage ne pensant jamais la revoir. Et voilà qu’elle était là sous ses yeux, en chair et en os. Mais à cet instant présent, elle semblait aussi embarrassée que lui voire plus. La raison ? Dans ses bras se trouvait le livre qu’il avait oublié de récupérer après leur rencontre. Elle le serrait fort contre elle comme si elle avait peur qu’il s’envole. Adam regarda le livre quelques secondes avant de plonger ses yeux dans les siens. Elle semblait affreusement mal comme si elle avait été prise la main dans le sac. « Vous pouvez le garder. » Le jeune homme lui adressa un léger sourire avant de baisser la tête tout en se grattant l’arrière de sa nuque. Il se fichait de ce livre, il aura d’autres occasions de le lire. Non, il était surtout gêné de se retrouver face à cette femme qu’il avait fui impoliment quelques minutes plus tôt. Il avait honte. Très honte. Il devait se rattraper et c’est pour cela qu’il reprit la parole en montrant que le fameux livre qu’elle tenait entre ses bras. « C’est un roman qui retrace l’histoire des maories jusqu’à aujourd’hui. Et qui parle de leurs difficultés à s’acclimater à la modernité. » Il ne savait pas pourquoi il parlait de ça mais pourtant, il continua. « Je voulais en apprendre un peu plus du pays… mais gardez-le, j’en ai déjà assez. ». Il montra les deux bouquins qu’il portait sur les genoux tout en dessinant un léger sourire sur ses lèvres. La jeune femme face à lui semblait tout autant gênée de la situation et Adam ne voulait pas laisser ce malaise entre eux. Elle paraissait douce, pure, gentille et fragile. Ce n’était pas dans l’attention du français de la mettre dans l’embarras. Il devait se rattraper et arrêter de se comporter comme un sauvage… du moins pour aujourd’hui.


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MessageSujet: Re: library magic (adam) Dim 28 Jan - 16:07

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Il y a, cet abominable soleil juste en face, qui m’éblouit de ses rayons blancs aux reflets d’arc-en-ciel, divin soleil au milieu de ce ciel d’un bleu parfait, ciel de ces journées d’été qui s’écoulent dans la quiétude, l’indifférence, s’écoulent comme du sang hors d’une plaie, lourdement, avec lenteur, comme un liquide de sommeil, une drogue, dans un compte-goutte d’hôpital.
Et je me demande comment toutes les composantes de la vie peuvent être aussi jolies et aussi laides, je crois que tout réside dans les contrastes – la chaleur du soleil et mes mains qui restent froides, ce qu’il y a de sublime dans un ciel découvert, et de terrible dans la blancheur d’un hôpital.
Mes joues qui brûlent et mes mains, toujours froides, et le sang dans lequel vient se terrer la morphine, comparé à cette pureté absolue du jour.
Il y a, mes mains, encore et pour toujours glaciales, resserrées autour de mes livres, et dont la pulpe des doigts ne parvient pas à s’agripper aux couvertures. Je les sens à l’écart. Je les sens séparées, hors de moi. Détachées. Différentes, insaisissables.
Il y a tout ces milliards de petites choses qui s’opposent frontalement, et moi qui les remarque, qui passe ma vie à me débattre parmi elles, moi coincée, enfermée, prise au piège entre le chaud, le froid, la beauté et l’horrible, ce qui respire et s’émerveille et ce qui crève, se racornit, et ne bouge plus.

Vous savez je voudrais que les choses soient plus simples, qu’il me suffise d’ouvrir la bouche et d’être naturelle : je dirais n’importe quoi, mais sans arrière-pensée. Je voudrais qu’il n’y ait pas besoin de réfléchir, ça jamais, je voudrais être capable de couper le son à l’intérieur de ma tête et de sentir lorsque j’inspire, sentir l’air que je brasse toucher ma peau, et de faire taire mon monologue mental continu – c’est infernal. Je voudrais que ce ne soit pas bizarre de se mettre sans raison apparente à parler livres avec un inconnu, en attendant le bus, quelques minutes après avoir manqué lui écraser les pieds avec Baudelaire.
J’aimerais ne pas être contrainte à m’emmêler les pinceaux, à trop chercher ce qu’il serait correct, et non pas intrusif de dire, de ne pas être forcée de remarquer qu’il fait chaud quand mes mains sont si froides. J’aimerais remonter le temps et être, tenez, chez les maories. Loin d’ici. Loin de moi, surtout, surtout ça.

C’est comme un muscle, pendant l’effort, qui se contracte, s’étire au maximum et crie qu’il ne peut pas davantage, jusqu’à ce que par miracle, la douleur qui s’y loge s’estompe d’un seul coup – comme est-ce que cela s’appelle… endomorphines. Eh bien c’est comme cela, c’est l’effet d’un sourire et d’un ton amical qui me propulse d’un contraste à un autre, de l’hôpital à l’astre lumineux, rond et chatoyant, qui fait briller des cercles d’arc-en-ciel devant mes yeux. Je lui rends son sourire tout en sentant disparaître la chose brûlante et douloureuse à l’intérieur de mes joues.
« Merci. Je le rapporterai vite. »
Et je voudrais glisser sur la vague de ce calme, de cette paix toute nouvelle, me laisser emporter par les ondes sans ridules de ce ciel en coupole, tout autour de nous.
Et je n’ai plus envie de réfléchir.
« Je ne suis jamais allée en France, mais j’aurais bien aimé. Ça doit être très beau. »
Je dis ça à cause d’une série de déductions à la chaîne : il est français, il voulait en apprendre sur l’histoire des maories, il vient donc juste d’arriver. Ça n’explique pas, en vérité, pourquoi cette sottise sort de ma bouche, mais bizarrement, ça m’apparaît logique.
Oh, Rosie.
Que des sottises, dont est fourrée ma tête, et je tourne mon visage vers lui avec une toute nouvelle prête à sortir.
« Je suis vraiment désolée… depuis tout à l’heure, j’ai l’impression de ne faire que maladresses sur maladresses, et c’est pénible pour nous deux il me semble. »

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MessageSujet: Re: library magic (adam) Ven 2 Fév - 15:58

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Rose & Adam
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Assis à cet arrêt attendant le fameux bus, Adam avait décidé de se plonger dans l’un de ses livres. Il était seul et profitais des rayons du soleil jusqu’à son arrivée. La femme dont il avait lamentablement fui quelques minutes auparavant dans la bibliothèque se retrouva assise à ses côtés. Lui qui voulait oublier la scène, c’était raté. Elle semblait si fragile, si douce, si gentille qu’Adam avait honte du comportement qu’il avait eu face à la jeune femme. Il n’avait pas réfléchi et avait choisi la facilité : celle de s’échapper. Elle devait probablement le trouver dérangé et pourtant, c’est elle qui pris la parole en première. Et dans la façon qu’elle avait de s’exprimer ou même de se tenir, elle paraissait aussi voire plus mal que le jeune homme. Il se sentit fautif car il était en partie responsable de ce malaise entre eux. Il aimerait tant pouvoir s’exprimer librement, profiter de l’instant présent et être lui-même mais c’était impossible. Il souffrait d’un blocage émotionnel qui était entrain de le tuer à petit feu. Son subconscient lui jouait un mauvais tour en se remémorant en permanence son passé. Il se trouvait envahi par cette sensation donnant l’impression qu’une barrière était là et qu’elle l’empêchait de vivre sa vie. Son esprit lui dictait les relations à avoir, son manque de confiance confortait sa peur du rejet, son pessimisme l’envahissait. Il était comme bloqué entre deux portes en étant incapable de faire le choix d’en ouvrir une. Mais parfois, il faut sortir de notre zone de confort et prendre des risques. Et même si on a peur et si des frissons parcourent notre corps, il faut ouvrir l’une de ces portes.

Adam se sentit rassuré quand la jeune femme le remercia et lui adressa même un sourire. Elle ne lui en voulait pas, c’était déjà un bon point. Il s’obligea à lui expliquer pourquoi il avait choisi ce livre. Il devait se forcer à parler et à arrêter de se comporter comme un sauvage avec elle, elle ne le méritait pas. Elle le laissa finir avant d’évoquer son envie de visiter la France. Lors de leur première altercation à la bibliothèque, quelques mots de la part du jeune homme suffirent pour remarquer qu’il n’était pas du pays. Elle l’avait d’ailleurs questionné sur sa nationalité et c’est en partie pour cette raison qu’il avait fui. Il s’était senti désemparé alors que c’était une simple question mais il ne s’y attendait. Il n’avait pas l’habitude de parler de lui et encore moins à une inconnue. Il lui avait bafouillé quelques mots avant de s’enfuir au galop mais cette fois-ci, il resta bien assis sur son banc et répondit à la remarque de la jeune femme. « Si vous avez l’occasion, n’hésitez pas. C’est un très beau pays en effet ». Il lui sourit, elle était forte en déduction en tout cas. Il lui a suffit quelques mots pour deviner que le jeune homme était français et qu’il venait d’arriver à Wellington. Lui par contre n’était pas très fort en déduction et préféra poser directement la question mettant sa timidité et tout le reste de côté. « Vous êtes originaire de Nouvelle-Zélande ? » S’ils devaient faire le trajet ensemble, autant en savoir plus sur elle puis il était légèrement curieux aussi. La jeune femme se tourna vers lui pour… s’excuser ? Elle lui avoua ce qu’elle avait en tête et semblait vraiment embarrassé. Bravo Adam, tout cela est de ta faute – pensa fortement le français. Elle n’avait en aucun cas à s’excuser, c’est lui qui était responsable de se malaise entre eux. S’il s’était montrer un peu plus agréable dans cette bibliothèque, ils n’en seraient pas là en ce moment. « Je… Vous n’avez pas à vous excuser, c’est plutôt à moi de le faire. » Il tourna sa tête vers son interlocutrice et se gratta l’arrière de la tête, signe qu’il était gêné. « Alors je m’excuse pour… mon comportement de tout à l’heure, pour être parti… comme ça. » Il lâcha un petit rictus nerveux, il se trouvait ridicule mais au moins c’était dit.


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MessageSujet: Re: library magic (adam) Sam 3 Fév - 18:04

Library magic
Adam & Rose
I get older, and life fades, but you remain ∞ Drawn to the sorta library magic, whispering through the dusty aisles, watching all the thinkers read, trying to keep a grown man quiet's like pulling teeth on a winter eve cracks and poles and unfamiliar roads I'm on this one to found out. And I can see the sunshine's ray cleaming through the clear water telling me what happened before this chapter's arrived there will always be better days, there will always be better days.(The Head and The Heart & Imagine Dragons) © code by ÉLISSAN
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Si je regarde la lumière et que je ne dévie pas des yeux, si je me force à la fixer jusqu’à en avoir presque mal et qu’elle devienne un cercle blanc brûlant ne cessant de grandir, il aura beau faire noir autour, j’aurais beau être entourée par les pires choses de l’univers, ça n’aura aucune importance. Mes iris ne verront plus que la lumière encore et toujours plus grosse. Je la laisserais m’aveugler ; et peu importera alors que je sois en enfer ou perdue dans la mer, au beau milieu de la tempête, je ne verrai que cela, la lumière, pour m’envelopper de quelque chose de beau et plein d’espoir.
Si je m’accroche à ce sourire sincère qu’il m’adresse, si je n’observe que sa figure, peut-être que cela aura le même effet. Peut-être que je me sentirai de mieux en mieux, remontant encore et encore la vague, que j’oublierai tout le reste.
Peut-être.
Je lui renvoie son sourire pour lui dire que je n’y manquerai pas, si l’occasion se présente. Que n’importe qui vienne vers moi avec un billet d’avion et je lui sauterai au cou ; petite, je n’aimais pas le français, je trouvais que c’était une langue beaucoup compliquée et je détestais mes parents de me forcer à l’apprendre. Il y a eu un déclic, un jour, je ne sais comment, comme un liquide qui se déverse dans le cerveau, un genre de philtre d’amour. Le soir, avant de m’endormir, je me suis promis de m’y rendre au moins une fois. C’était l’époque où toute ma vie pouvait encore être rêvée.
Je lui souris aussi pour lui dire que j’apprécie ce pas qu’il fait dans ma direction, cette recommandation qu’il m’adresse d’un ton bienveillant. Nous marchons peut-être sur la corde raide, nous marchons sur des œufs mais il semble que c’est dans la direction l’un de l’autre.

Nous marchons sur la corde raide, nous marchons sur des œufs, mais peut-être que nous nous rapprochons, à petits pas, sous ce qui est sûr, est un soleil.
« Oui. Je suis née ici. »
Et j’y suis demeurée toutes ces années, ne m’éloignant pas plus longtemps que quelques jours, que deux ou trois semaines lors des vacances. On pourrait me comparer à une ombre, immobile, plaquée sans résistance par l’astre de midi sur les murs.
Est-ce que c’est triste ?

Je craque, parce que j’en ai assez d’avoir les pieds empêtrés dans des spaghettis gluants, et que je crois que nous avons le droit de nous montrer honnête. Tout du moins d’essayer. Ensuite… eh bien, je n’en suis pas à un ridicule près, n’est-ce pas ? Tant pis s’il me prend pour une folle, il ne sera pas si éloigné que ça de la vérité.
En fait, j’ai peut-être eu raison de lâcher cela. C’est certes gênant et tombe bizarrement dans l’espace entre nous, mais au moins, ça n’est plus retenu, et maintenant, il est envisageable que l’on chasse cette gêne épouvantable comme deux poussières sur les manches de nos vestes, du bout des doigts, d’une pichenette.
Sa réponse me rassérène et du coup, je me mets à parler en agitant les mains.
« Non, vous n’avez pas à le faire… j’aurais sûrement fait la même chose à votre place. »
Le livre est sur mes genoux, mes mains vont le rejoindre, deux ailes de papillon un instant fatigué.
« C’est une formule complètement ridicule mais… est-ce qu’on peut juste effacer l’ardoise ? »
Recommencer.
Avoue que vu la façon stupide dont tu t’es comportée, ça t’arrangerait bien.

« Vous… vous êtes en ville depuis longtemps ? »
Je ne sais pas si ça n’est pas trop osé de lui demander ça. Sa curiosité à propos des Maories m'impressionne, en vérité. Si je changeais de pays moi-même, pas sûr que mon premier réflexe serait d’aller à la bibliothèque chercher à me renseigner à fond sur son histoire.
Changer de pays. Une bouffée d’un sentiment étrange, peut-être de la mélancolie, des regrets par rapport à mon enfance, quand j’allais à l’école faire des conjugaisons et écrire à nos correspondants, m’envahit à penser qu’il est français.

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MessageSujet: Re: library magic (adam) Dim 11 Fév - 22:29

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Rose & Adam
Le monde est un livre dont chaque pas nous ouvre une page
Le jeune homme faisait des efforts, il essayait de remonter cette pente raide sur laquelle ils avaient glissé. Et quand la jeune femme sourit sincèrement suite à sa remarque sur la France, il le prit comme une victoire, petite certes mais une victoire tout de même. Ils arrivaient enfin à avoir une conversation presque normale. Ils avaient encore du chemin à faire mais c’était sur la bonne voie. La preuve, grâce à une initiative de la part d’Adam, il apprit qu’il avait en face de lui une véritable néo-zélandaise. Il aimerait en savoir plus sur elle comme par exemple si elle s’y plaît ou si elle a déjà quitté le pays mais il se contenta d’hocher la tête en guise de réponse. Ce n’était pas dans sa nature de poser des questions sur la vie des autres. Il partait du principe qu’il n’avait pas à entrer dans leur intimité et c’était à eux de choisir s’ils voulaient se confier ou non. Ce principe était sûrement idiot mais c’était le sien. La glace entre eux était entrain de fondre doucement mais sûrement. Suite à la remarque de la jeune femme sur le malaise entre eux, Adam se sentit coupable. Il rétorqua rapidement qu’elle ne devait pas s’en vouloir et s’excusa à son tour, honteux. Il était vraiment mal mais la jeune femme le rassura quand elle lui annonça qu’elle aurait sûrement réagi pareillement. Il lui sourit sincèrement, c’était sa façon à lui de la remercier pour être aussi compréhensive. Elle avait cette façon de parler et de bouger ses mains en rythme avec ses paroles qui la rendait… attachante. Soudain, Adam ne voulait plus prendre la fuite. Il voulait rester assis, avec elle, et apprendre à la connaître. Elle avait ce petit quelque chose qui poussait le jeune homme à en apprendre plus sur elle. Quand elle déclara vouloir effacer l’ardoise, il fut on ne peut plus d’accord. « On oublie tout » déclara-t-il d’une petite voix. Recommencer est une aubaine dont il ne pouvait se priver, tout le monde a le droit à une seconde chance.

Adam se tourna vers la jeune femme afin de lui faire face et lui tendit la main comme pour se présenter. Il ne savait pas ce qu’il était entrain de faire mais il en avait marre de réfléchir à chacun de ses faits et gestes. Il laissa son instinct prendre le dessus et tant-pis pour le reste. « Bonjour, moi c’est Adam. Ravi de vous rencontrer ». Son regard plongé dans le sien, un timide sourire se dessina sur ses lèvres. Il était ridicule et il le savait. Il n’était pas dans un film ou un roman à l’eau de rose, elle le prendrait sûrement pour un imbécile. Une fois la poignée de main échangée entre eux signant le recommencement, il pivota son buste afin de refaire face à la route. La jeune femme lui demanda curieusement depuis combien de temps était-il en ville. Entre son accent et ses choix littéraires, il était plutôt facile de deviner qu’il était nouveau dans dans la région. Adam perdait la notion du temps et il fut obligé de réfléchir un court instant avant de lui répondre. « Non, c’est plutôt récent. Quelques semaines seulement. » Il se sentit ridicule encore une fois de donner une réponse si peu précise, il était vraiment perdu par rapport au temps qui passe. Après plusieurs minutes d’attente, la silhouette du bus se dessina enfin au bout de la route. La bibliothèque étant assez éloignée de la ville, il n’y avait qu’une ligne qui ramenait au centre de Wellington. Le jeune homme avait ensuite une correspondance à prendre pour le ramener jusqu’à chez lui. Une fois le fameux bus arrêté en face de l’arrêt, il se leva et laissa la jeune femme monter en première. Il la suivit entre les sièges jusqu’à ce qu’elle décide de choisir sur l’un d’entre eux. Il s’arrêta dans l’allée et sentit la panique l’envahir de nouveau. Devait-il prendre place à ses côtés ? Après tout, ils ne se connaissaient presque pas et elle avait sûrement envie d’être seule. Il allait s’asseoir sur une autre banquette quand il se souvient de sa promesse quelques minutes avant. Il s’était engagé à ne plus fuir. À ne plus s’échapper. À ne plus réfléchir. Il prit une grande inspiration et prit place sur le siège voisin de la jeune femme. Il était temps d’arrêter de se comporter en lâche. Un silence s’installa entre eux, cette situation était gênante. Adam se décida à prendre la parole avec de longues minutes de silence. « Vous habitez en centre-ville ? »


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