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 mon cœur est un palais flétri par la cohue (mary-jane)

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radioactive
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MessageSujet: mon cœur est un palais flétri par la cohue (mary-jane) Dim 11 Fév - 21:18

Mon cœur est un palais
Mary-Jane & Lennon
Flétri par la cohue ∞ Vous êtes un beau ciel d'automne, clair et rose ! Mais la tristesse en moi monte comme la mer, et laisse en refluant, sur ma lèvre morose, le souvenir cuisant de son limon amer. Ta main se glisse en vain sur mon sein qui se pâme ; ce qu'elle cherche, amie, est un lieu saccagé par la griffe et la dent féroce de la femme. Ne cherchez plus mon cœur ; les bêtes l'ont mangé.(Baudelaire) © code by ÉLISSAN
Il y avait beaucoup de vent et la fenêtre avait déjà claqué deux fois, mais Lennon s’obstinait à la garder ouverte : elle marchait de long en large dans son studio, s’échauffant pour rien, en ayant l’impression qu’il lui fallait de l’air, toujours plus d’air, qu’il n’en rentrerait jamais assez par cette fichue fenêtre. Oh, elle pouvait bien claquer encore une fois – jamais deux sans trois n’est-ce pas ? - elle pouvait même claquer si fort que le vitrage s’en briserait, dégoulinant en tout petits bouts comme une cascade, ça lui était était égal. Il fallait que quelque chose se casse, explose, pour évacuer toute la nervosité qui se terrait en elle : bon sang, elle était une véritable bombe à retardement, et ne savait que faire sinon arpenter ainsi le peu d’espace qu’il y avait telle une bête en cage.
Une bête en cage. Les poings serrés, les bras le long du corps, la tête baissée et les talons qui faisaient boum, boum, en touchant le sol, quelle façon délicate de marcher.
En allant de la fenêtre au coin cuisine et du coin cuisine à la salle de bain, elle finit par se retrouver devant le miroir et là, elle s’arrêta. Sans vanité aucune, même si cela pouvait paraître étrange, elle avait toujours aimé se regarder ; pas pour se dire, mais qu’est-ce que je suis belle, personne ne m’arrive à la cheville, miroir miroir clame-le moi haut et fort, mais parce que ça lui avait toujours permis de se poser, de réfléchir en quelque sorte, en laissant son esprit divaguer.
De l’arc de ses sourcils jusqu’au pli de sa bouche, au creux de toutes les ombres que la lumière creusait, elle navigua. La première réflexion qu’elle se fit fut qu’est-ce que je suis pâle, et tout de suite elle pensa qu’elle avait besoin d’un ou deux jours de repos, les répétitions s’enchaînaient à un rythme trop soutenu et elle avait à peine ses nuits pour elle. Elle se mit à rêver d’une journée vide, où elle n’aurait rien à faire, sinon ce qui lui passerait par la tête sur le moment. Elle irait à la plage, profiter de la fin de l’été, et elle récupérerait un peu de ces couleurs qui lui faisaient défaut.
Ç’aurait dû être un joli rêve, une vision paradisiaque, et pourtant elle eut l’impression que son cœur se serrait, et vit ses traits se contracter dans le miroir. Pourquoi, pourquoi est-ce que cela faisait mal de s’imaginer seule, absolument seule ?

Mais qu’est-ce que je suis sotte, et qu’est-ce qui me prend, au juste, je ne sais pas j’ai envie de flanquer un coup de poing à la glace, mais je ne veux pas saigner, je veux que quelque chose se casse, explose, que quelque chose se casse, explose.
Et j’ai besoin d’un verre mais je ne veux pas sortir toute seule, bizarrement ça me fait peur. Être perdue dans la foule ou rester enfermée ici, ça revient toujours au même, je suis seule, et le serais toujours, je le savais.
Et j’ai besoin d’un verre, et qu’on me retienne de le jeter par terre pour que quelque chose se casse, explose.


Se préparer minutieusement lui avait fait du bien. Il fallait être calme pour tracer des traits d’eye-liner parfaits, pour ne laisser de tache inconvenante nulle part, calme et avec un objectif bien précis en tête, un but vers lequel tendre. Et ce but avait nécessité qu’elle marche, et elle avait marché à petits pas rapides, nerveux, malgré ses talons hauts, ce qui lui avait permis de se défouler un peu, jusqu’au domicile de Mary-Jane. Ne surtout pas se poser de question avant de presser sur la sonnette. Ne pas se demander si c’est très dérangeant ce qu’elle s’apprête à faire, ou quelle tête elle fera si personne ne lui répond – c’est Mary-Jane, non ? Elle était à peu près prête à tout faire avec elle.
Et heureusement, la porte s’ouvrit.
Sourire, Lennon, trop large, trop fabriqué, trop plaqué sur son visage poudré.

« Surprise. Ceci est un kidnapping. Tu peux rendre une veste et changer de chaussures, j’ai décidé que c’était le soir idéal pour aller s’amuser un peu. »

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