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 It's only been a week, do you still like me ? (Lennon)

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MessageSujet: It's only been a week, do you still like me ? (Lennon) Ven 2 Mar - 21:19


It's only been a week, do you still like me ?
Lennon & Maeata


Bon, c’est pas aussi chouette que d’avoir vue sur la mer, mais c’est déjà ça, je vois un arbre et non des barreaux à travers ma fenêtre. Et puis, franchement, je n’aurais pas vraiment apprécié aller surfer sans passer par l’étape détachage de ma planche du toit. Si je pouvais y aller aussi facilement, je n’apprécierais plus autant. Yep, c’est parfait comme ça. Je retire ma cuillère de ma bouche et la plonge dans mon bol de céréales en me détournant de ma fenêtre. Je fais à peine un pas sur le côté que mon pied butte sur un carton et, sous le choc, du lait se renverse sur la moquette. « Et merde. Baptême fait dans la chambre ! Mais, promis, j’ai pas fait ça pour changer ce truc tout moche, c’était un accident… » Peut-être que je pourrais accepter l’expression ‘acte manqué’, mais inutile de le préciser aussi rapidement. Je passe au-dessus du carton, sors de ma chambre et vais poser mon bol dans la cuisine. Pas de réponse. En même temps, je sais qu’elle est réveillée juste parce qu’elle est passée vite fait devant ma chambre pour aller dans la salle de bain, mais elle doit encore avoir la tête dans les choux. Je vais lui laisser le temps d’émerger avant de l’embêter.

De retour dans ma chambre, un verre de jus d’orange que je pose vite fait sur la table qui me sert de bureau, je fais en sorte d’éponger un minimum la moquette. Je ne m’épuise pas à la tâche non plus, je ne compte pas garder ça comme sol très longtemps. Je sais qu’il ne faut pas abuser quand on vient de trouver un logement bien meilleur que le précédent, mais là, je ne peux pas supporter cette horreur verte qui me chatouille les pieds dès que je sors de mon lit. Et je ne suis vraiment pas du genre à rester poser sur ma couette. En attendant, je peux toujours améliorer la déco des murs. Et l’encombrement inutile de cartons à moitié vidés qui remplissent les trois quarts de la pièce. Allez hop, un peu de musique et au boulot la feignasse ! Première étape : mettre des fixations pour poser ma planche. Il est hors de question qu’elle traîne plus longtemps sur le sol. Une soirée et elle sera foutue pour cause de teinture à la bière et aux gâteaux apéros, c’est forcé vu ceux que je compte inviter. Surtout à la crémaillère.

Et poc, un dernier coup et voilà l’travail. Je me recule de quelques pas, pose mes mains sur les hanches et admire mon œuvre avec un sourire de fierté. « Whatever it takes, 'Cause I love the adrenaline in my veins, I do whatever it takes, 'Cause I love how it feels when I break the chains. » Mes oreilles ont remué à l’entente du refrain et il ne m’en faut pas plus pour l'accompagner de mon incroyable chant pas forcément très juste. Et comme je n’aime pas chanter sur place, j’y rajoute quelques pas de danses enthousiastes. Dans une pirouette presque maîtrisée, je vois ma nouvelle coloc’ passer dans le couloir, mais je n’ai pas le temps de reprendre mon équilibre qu’elle a déjà disparu. « Bonjour Lenny. Ah non, excuse, bonjour le koala ! On était pas si tard pourtant hier. J’ai presque cru que j’allais devoir passer la matinée seule, c’est pas cool. » Je jette mon marteau sur mon lit et fonce dans le couloir. Là, au fond, une silhouette brune qui s’enfuit vers la cuisine. J’y accours et me pose contre le plan de travail. « Désolée, j’ai pas fait l’café. J’aime pas ça et j’voulais pas m’y risquer. Sauf si tu veux du jus de chaussette, alors je peux tenter ma chance. » Je hausse les épaules en rigolant. « Alors, ce premier week-end dans ce nouvel appart’, il commence comme tu veux ? »
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Dernière édition par Maeata Tuahuru le Mer 7 Mar - 12:05, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: It's only been a week, do you still like me ? (Lennon) Dim 4 Mar - 8:20

It's only been a week
Maeata & Lennon
∞ do you still like me?
Un démon bricoleur s’était glissé à l’intérieur de sa tête pendant qu’elle dormait innocemment. C’était la seule explication possible ; bon sang, il était en train de tester toute sa boîte à outil dans son cerveau. Une scie la mordait en grinçant près de sa nuque tandis qu’un marteau tambourinait à ses tempes, et que les reste des instruments de ce diable nommé migraine s’était dispersés et s’amusaient gaiement dans l’intégralité de son crâne. Oh. Oh-oh, aïe.
Lennon n’eut pas besoin d’entrouvrir sa deuxième paupière pour comprendre qu’il lui serait difficile de faire un pas hors de son lit en ce samedi matin. Elle rêvait de recoller ses cils, ceux du bas, ceux du haut, de clore leur enveloppe humide et de replonger dans les moiteurs sombres du sommeil. Dormir, à supposer que le démon soulage un peu sa douleur.
Elle se retourna dans son lit, une, deux, trois fois, elle enfouit son visage entre les oreillers dans un effort désespéré, bien qu’elle sache parfaitement que ce n’était pas du tout la position la plus propice à un endormissement rapide. Son nez était écrasé, elle pouvait à peine respirer et il y avait ce foutu marteau-piqueur… et cette voix bien réelle dans la pièce d’à côté. Le moins qu’on pouvait dire, c’était que lorsque Maeata était réveillée, tout le quartier avait le plaisir d’en être informé.
Lennon se releva péniblement sur un coude, tentant de mettre la main sur son téléphone portable sur la table de chevet. Quelle heure pouvait-il bien être ? Elle échoua et retomba lourdement sur son coussin, telle une baleine, une larve, en bref, n’importe quel animal capable de s’aplatir de cette manière. Oh il fallait vraiment se lever ? Vraiment ?

Quand elle regardait autour d’elle, ça ne lui faisait pas vraiment bizarre de ne plus voir les murs de son ancien studio. Pourtant, elle y avait croupi un certain temps, un peu plus d’un an en fait – un an passé dans cette pièce unique et exigüe, tellement sinistre qu’elle s’était efforcée de la retapisser avec ses essais de peinture plus ou moins heureux selon les toiles. En comparaison, elle avait maintenant l’impression de vivre dans un espace surdimensionné, et elle se demandait combien de temps il lui faudrait pour que cela devienne son quotidien, sa norme, qu’elle ne s’étonne plus de pouvoir faire davantage de cinq pas en ligne droite dans sa chambre ? Sa chambre, bon sang, elle avait de nouveau une chambre, comme chez ses parents ; encore laide et dont le niveau d’aménagement avoisinait le zéro, mais ça viendrait dès qu’elle aurait cinq minutes à y consacrer.
Aussi exaspérante que pouvait être sa colocataire, qui criait elle ne comprit trop quoi derrière la cloison qui les séparait, Lennon gardait toujours en tête que c’était grâce à elle qu’elle pouvait de nouveau jouir de ce type de confort.
Plus de cinq pas en ligne droite. Une chambre rien qu’à elle.

Mae était gentille, pour de vrai. Et drôle. C’était une fille géniale pour ce qui était de passer une soirée digne de ce nom, en bref, elles étaient faites pour s’entendre sur ce point – et elle était très jolie, pour ne rien gâcher. Mais… mais même de bon matin elle ne savait pas la mettre en sourdine ?
Quand elle parvint à s’extirper de son lit, Lennon se transforma en véritable zombie et passa, tête baissée, un air renfrogné collé à la figure, rapidement dans le couloir pour aller s’enfermer à la salle de bain. Prendre une douche. Une longue, très longue douche, peut-être que ça noierait le petit démon qui s’excitait de plus belle là-haut, et que ça ferait disparaître ses cernes, ça détendrait ses traits… ou bien peut-être, elle y pensa pendant que l’eau chauffait, devrait-elle se prendre en photo juste comme cela et envoyer son portrait à des directeurs de casting. Elle assurerait même sans maquillage dans un film post-apocalyptique.

Comme la douche ne produisit aucun miracle, Lennon douta que le café aurait cet effet mais tenta tout de même sa chance à la cuisine, d’où aucune odeur ne s’échappait. Rien, pas même un relent de pain grillé. En revanche, Mae lui tomba presque illico dessus, toujours aussi guillerette que lorsqu’elle chantait Imagine Dragons à pleins poumons un peu plus tôt.
« Faudra que tu me dises à quoi tes parents t’ont élevée. Ils ont dû te bombarder de vitamines ou tester des produits sur toi, c’est impossible autrement. »
Elle avait encore du mal à garder les yeux ouverts. Presque à l’aveugle, elle tâtonnait à la recherche des filtres à café.
« Jolie musique, au fait. » Lennon mit la main sur une boîte, qu’elle dut éloigner de trente bons centimètres de son visage pour inspecter. Ça n’avait pas l’air d’être ça. « Tu te nourris, de temps en temps ? Ou tu m’as attendue pour un merveilleux petit-déjeuner en tête à tête ? »
C’était de la maïzena. Allez savoir pourquoi elles avaient ça dans leurs placards. Elle abandonna l’idée et avec un grognement, se laissa aller, la tête entre les mains, sur la table.
« Pas si tard, tu parles. Cette semaine de répét’ m’a achevée. T’as des projets pour aujourd’hui ? Je crois que je vais me faire porter pâle pour celle de cet après-midi. »
Un sursaut la secoua brusquement. « Tu me ferais une aspirine, s’il te plaît ? » Peut-être aurait-elle dû plutôt dire par pitié.
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MessageSujet: Re: It's only been a week, do you still like me ? (Lennon) Mer 7 Mar - 13:07


It's only been a week, do you still like me ?
Lennon & Maeata


Si je peux parfois paraître mal réveillée après un lendemain de fête, je perds largement le concours de tête dans le cul face à Lennon. Elle a l’air d’avoir des œillères mal placées vu comment elle loupe royalement son paquet de café en poudre, mais je ne vais rien dire, elle a quand même le droit à une petite chance avant que je me moque d’elle. On dirait aussi qu’elle a fumé toute la nuit avec sa voix rauque à peine compréhensible. Elle pourrait presque faire concurrence à mes potes bourrés lors du concours de l’accent le plus pourri. Mais raté pour elle, je suis The Queen de la traduction des conneries. Bon, c’est pas trop intentionnel pour elle, mais on va faire comme si, juste pour son amour propre. « Ah ! Tu vois, même toi t’aimes bien un peu de musique dès le réveil. J’en pouvais plus de mon autre coloc’ qui me faisait la gueule dès que j’allumais la radio. Non mais comment veux-tu être de bonne humeur si tu restes piégée dans ton air renfrogné ? Et puis, Imagine Dragon, ça donne une de ces pêches ! » Je la vois alors attraper une boîte de maïzena et me mords la lèvre inférieure pour ne pas exploser de rire. Et dire qu’elle n’a pas bu hier soir, enfin je ne crois pas, je me demande bien ce que ça va donner à notre prochaine soirée. « J’me nourris pas de ça dès le matin, paraîtrait que ça n’a pas très bon goût si on ne l’utilise pas dans une recette d’abord. Mais t’inquiète, j’ai déjà prévu le coup, les crêpes attendent dans le salon. Et oui, j’ai eu le temps de faire la pâte, de les cuire et d’aérer la pièce avant que tu n’émerges, pas la peine de faire cette tête. » Oups, ce n’est peut-être pas la surprise qui la fait grimacer, je me suis vexée un poil trop tôt. Mais quelle idée aussi de faire un boulot qui t’achève comme ça. Qu’elle fasse comme moi : quand ça me fait trop chier, je me barre et c’est tout, pas la peine d’en faire tout un foin. « Allez, bouge dans le salon, j’te prépare ça le zombie. »

Dans un sourire légèrement moqueur, je retourne vers ma chambre et attrape ma trousse à pharmacie ‘made in home by awesome mum’ ! Aspirine rien du tout, elle n’a pas lu les infos sur cette horreur ou quoi ? Enfin, je ne peux pas non plus lui faire peur avec mes huiles essentielles, ça fait à peine une semaine qu’on habite ensemble. Non, je vais me contenter du paracétamol pour aujourd’hui, on verra pour la convaincre sur le reste un autre jour. De retour dans la cuisine, j’attrape un de mes plateaux repas et y dépose un verre d’eau, un verre de jus d’orange, mes garnitures préférées et même un petit fruit pour le bonne conscience. En le portant vers le salon, je ralentis franchement mon rythme de marche. J’ai déjà fait une connerie tout à l’heure, je ne vais pas refaire la même dans le couloir. « Par contre, je suis désolée, mais je n’ai que des médocs à avaler. Ça va le faire ? » Je grimace en me tournant vers elle alors que je viens de poser mon fardeau sur la table basse. « Pour me rattraper, je peux tenter de lancer le café, mais va falloir que tu me guides ! Nop, bouge pas de là, faut vraiment que j’apprenne. A chaque fois, je me fais engueuler quand je prépare le p’tit-dèj au lit parce que le café sacré manque. Comme si c’était la solution miracle du matin, n’importe quoi… » Je retourne alors dans l’une de mes pièces préférées et me place devant la machine du diable. Bon, alors, de ce que m’a dit ma traîtresse de mère, on pose d’abord le filtre là. On n’oublie pas de remplir la réserve d’eau. Et, finalement, il reste… « J’ai mis le filtre et l’eau, y’a plus qu’à mettre la poudre, j’me trompe pas ? T’en veux combien de cuillère ? Et tu prends quoi comme cuillère, parce qu’il y a trop de choix là ! » Je pense que je peux quand même éliminer celle en bois, elle n’a pas l’air pratique. J’aurais bien supprimé celle à soupe, mais elle a peut-être une astuce que je connais pas.

Une fois la torture terminée, je sais qu’il est stupide de rester devant, alors je rejoins Lennon avec un grand sourire. « Même pas cinq jours ensemble et tu fais de moi une fée du logis. Ma prochaine chérie va devoir te dire merci. Sauf si… C’est ta façon de voir si je peux faire l’affaire pour toi, c’est ça ? Allez, avoue ! » Je la pointe du doigt en plissant les yeux avec suspicion. Sauf qu’en dessous de mon doigt, je vois mes crêpes et mes accusations sont vite oubliées. « Euh, juste pour te prévenir, si tu veux manger, commence maintenant. Même si j’ai pris un tout petit bol de céréales en t’attendant, je vais pas pouvoir résister longtemps. » Je lui fais alors un grand sourire digne d’une pub de dentifrice white teeth. Je fonce alors dans la cuisine, l’envie de dévorer une crêpe me donnant de l’élan. Rien. Il n’y a absolument rien dans la carafe. Pas de liquide noir dégueux. J’observe tout l’appareil sans y comprendre quoi que ce soit. Pourtant, j’ai bien appuyé sur le bouton, je viens de vérifier. Je suis alors le fil qui en dépasse. Mais quelle conne ! J’explose de rire. « Bon, ben je crois que t’as encore du boulot si tu veux faire de moi la chérie parfaite ! » Je branche la machine, toujours secouée de secousses dues à mes rires et retourne dans le salon pour m’affaler près de la brune.
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MessageSujet: Re: It's only been a week, do you still like me ? (Lennon) Sam 10 Mar - 9:18

It's only been a week
Maeata & Lennon
∞ do you still like me?
Maeata papillonnait, voguait dans la cuisine comme elle aurait voleté, légère, de fleur en fleur, pépiant tel un oiseau et pareille à tous ceux de cette espèce à la saison des amours : elle ne s’arrêtait pas un instant. Lennon avait du mal à suivre tout ce qu’elle disait. Se concentrer sur les inscriptions de toutes ces boîtes colorées dans les placards et sur ce fil guilleret, rapide, presque un fond sonore, en fait, était pour son cerveau embrumé une mission pratiquement impossible. Comment une seule semaine de répétitions avait-elle pu la mettre dans cet état… peut-être qu’elle était trop vieille pour exercer ce genre de métier sans horaire. La dégradation de sa résistance à la fatigue avait de quoi inquiéter ; la dernière fois qu’il lui avait été aussi difficile de se lever, c’était parce qu’elle avait pour le moins profité de la soirée de la veille et de la nuit, ensuite.
« J’aime bien The Sound of silence aussi. » glissa-t-elle alors qu’elle était incapable de se rappeler de l’air, uniquement pour le titre. Où donc avait été rangé ce maudit paquet de filtres à café ? Elle passa en revue une cinquième fois la ligne des boîtes, avant d’en tirer une au petit bonheur la chance. Dommage que le karma se trouve décidément contre elle par ce samedi matin. Ça n’était pas du tout ce qu’elle cherchait, et même, ça ne se mangeait pas au petit-déjeuner – de la maïzena. Qui utilisait cette substance et pour quoi faire au juste ? Elle fronça les sourcils, l’air perplexe devant la découverte des multiples mystères de leur nouvelle cuisine.
« Comment ça se fait que le placard soit aussi plein ? On n’a pas fait les courses pourtant ? »
Jamais elle n’aurait pu ramener autant de boîtes de son ancien studio. Voulant remettre la maïzena à sa place, Lennon commit une maladresse et la fourra de travers, en plus de la lâcher trop tôt. Le paquet se renversa en tombant sur le sol. « Merde. Au tour du carrelage, c’est la journée des baptêmes. Où est-ce qu’on a mis la balayette ? »
Elle sentait son mal de tête empirer rien qu’à l’idée de se baisser pour ramasser toute cette poudre dispersée. Heureusement que Mae était une personne pleine de ressources, et qu’elle savait parler à l’une des parties de son corps pour l’heure des plus mécontentes : son estomac.
« Des crêpes ? Tu t’es levée à l’aube ? » Elle avait eu le temps de faire tout cela pendant qu’elle-même, elle dormait juste, et même pas suffisamment ? Des crêpes, fines mais pas trop, dorées et encore chaudes. « On t’a déjà dit que tu étais parfaite ? »

Mae avait tendance à l’exaspérer rapidement par moment, parce qu’elle était tout le contraire d’elle-même parfois, toujours pleine d’énergie, souriante et à l’aise avec tout le reste de l’humanité, mais elle était forcée de reconnaître qu’elle prenait les choses en main de façon experte. Bien sûr, ça lui aurait fait presque mal de l’admettre de façon trop sérieuse à voix haute, alors elle préférait employer des moyens détournés pour lui signifier que si elle avait accepté l’idée de vivre sous le même toit que quelqu’un d’autre, c’était parce que c’était avec elle, Mae, et pas n’importe qui. Lennon aimait l’idée d’aller s’asseoir juste s’asseoir au salon devant ces fameuses crêpes et de se laisser dorloter. Sa colocataire avait couru à sa demande lui chercher de quoi faire passer son mal de tête, et s’inquiétait de savoir si elle allait pouvoir avaler un cachet.
« Si je peux le faire passer avec quelque chose, oui… »
Du café. Quelle excellente idée. Quel dommage que Mae ne sache pas se servir de la machine, mais elle avait l’air d’être motivée pour apprendre.
« Je vais te donner la marche à suivre. Tu ne peux pas décemment servir des petits-déjeuners sans café, même si j’ai toujours trouvé le concept du plateau au lit ringard… » Pourquoi mâcher ses mots, n’est-ce pas. Elle se massa les tempes du bout des doigts, ça ne servait à rien mais c’était un réflexe. « Qu’est-ce qui m’a pris de devenir artiste franchement… on croit que c’est sympa et qu’on est libre mais on fait pas pire niveau horaires, vraiment. »
La blonde l’appelait de la cuisine, une histoire de cuillères, de cuillères pour mesurer la quantité de café à mettre dans la machine. Lennon haussa la voix pour lui répondre.
« Il y a une cuillère en plastique dans la boîte, normalement. »
Ceci lui semblait être la dernière des évidences mais vu sa confusion avec la maïzena un peu plus tôt, elle était mal placée pour juger ou employer un ton légèrement trop narquois.

Les crêpes étaient là, sous son nez, et elle ne parvint pas à patienter plus longtemps. Lorsque Maeata revint en salon, l’air presque hilare, elle avala sa dernière bouchée, un peu trop brusquement que cela ne soit pas suspect, mais se rattrapa en affichant un demi-sourire.
« J’ai beaucoup de critères au-delà de la cuisine tu sais. C’est trop bête d’être heureux avec n’importe qui, tu ne trouves pas ? » Si elle lançait une discussion là-dessus, le ton risquait vite de devenir amer au vu de toutes les jolies choses qu’elle pensait de l’amour et de la vie de couple. La nourriture était un sujet tellement plus réjouissant. « En fait… je t’avoue que j’en ai déjà pris une… elles sont très bonnes. » Le sourire, l’aplomb, les compliments, en général, ça pardonnait.
Fort heureusement que les crêpes étaient à la hauteur, parce que l’opération café ne se passait pas comme prévu. Mae paraissait s’en moquer comme de sa première paire de chaussettes mais Lennon en avait toujours envie, et elle trouva l’énergie pour se lever à la recherche du parfum caractéristique censé s’échapper de la cuisine. La machine était bel et bien allumée, mais rien n’en sortait. Rien, pas même un simple bruit. Elle posa ses mains sur le capot. Elle le souleva, jeta un œil à l’intérieur. Le referma. Appuya sur à peu près tous les boutons. Secoua l’appareil… mauvaise idée. Très, mauvaise, idée.
« MERDE ! » Elle avait déplacé une pièce, laquelle exactement, allez savoir, mais voilà que le réservoir d’eau s’était littéralement jeté par terre, de même que le filtre rempli de poudre. Quant à sa tasse, elle les avait rejoint en plusieurs morceaux ; le comble, c’était que la machine braillait, maintenant. Il fallut plusieurs secondes à Lennon pour se rendre compte de l’ampleur des dégâts, se sortir la tête d’entre ses mains et se décider à aller consulter sa colocataire.
« Baptême du carrelage, le retour. Comme tu ne m’as pas répondu tout à l’heure, j’en déduis que tu as ta journée de libre et ça tombe bien parce que c’est peut-être l’occasion de faire un peu de ménage. Voire du rangement. À moins que tu n’aies une idée géniale pour nous épargner ces corvées. »
© ÉLISSAN.

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It's only been a week, do you still like me ? (Lennon)

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